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Full text of "Chronique de Mathieu d'Escouchy"

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CHRONIQUE 


MATHIEU  D'ESCOUCHY 


D„.„ab,GoOgIc 


-  UFRIUCRIZ  DI  Ca.  lAHDRE 


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CHRONIQUE 

DE 

MATHIEU   D'ESCOUCHY 

nOUTELLE    ÉDITION 

SUR    LES   MASIISCRITS 

n    HMltl    Ane    NOTU    IT    AXinCIMBIBm 

POUR   LA   SOCifcTft   DE    l'hISTOIRE   DB    FRIDCB 

G.  DU  FRB8NE  DE  BEACCOVRT 

TOMK  SECOND 


A  PARIS 

CHEZ  JULES   RENOUARD  ET  0- 

UBRAIBES   DE    LA    SOCAlfi    DB    L'HISTOIRE    DB    FRAKCE 

lin  >■  TODHON,  H*  fi 

NDCCCLXIU 


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EnmAiT  av  aàsLEiiEMT. 

ÂKT.  14.  Le  CoAseit  désigne  les  ouvrages  à  publier,  et  choi&it 
les  persomies  l.^  plus  capables  d'eu  préparer  et  d'en  suivre  la 
publicadoo.  _,    ^  ' 

n  nomme,  pour  diaqile  ouTrage  i  publier,  un  Commissaire 
responsable,  tdiargÀ  d'en  surveiller  l'exécution. 

Le  nom  de  l'Éditenr  sera  placé  à  la  tête  de  chaque  volume. 

Ancon  volume  ne  pourra  parutre  sous  le  nom  de  la  Société  sans 
l'autorisation  du  Conseil ,  et  s'il  n'est  accompagné  d'une  déclara- 
doo  du  Commissaire  responsable,  portant  que  le  travail  lui  a  paru 
r  d'être  publié. 


Ze  CommUsaire  responsable  soussigné  déclare  que  l'Édi- 
tion de  la  Chroriqub  db  Matbibu  d'Escoucht,  préparée 
par  H.  DE  BEÂiiconaT ,  lui  a  paru  digne  tSêtre  publiée 
par  la  Socûtb  de  lUistoi&b  us  Fruice. 

Fait  à  Parit,  le  iO  décembre  i&6-i. 

Signé  :  L.  BELL&GtIET. 

Cerlifîé, 
ht  Sccrftaln  d«  U  SotUM  de  l'HIiloIra  de  France, 
J.  DESMOTEItS. 


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SOMMAIRE. 


1452  (suite). 

Le  doc  de  Boiirgo(^e  envahit  pour  la  seconde  fois  le  pays  de 
Waes,  1.  Le  comte  de  Saiut-Pol  défait  les  Ga&toia,  3.  Mort  de 
de  Cornille,  bâtard  de Boargogne,  4.  tes  bâtards  de  Snizeet  de 
Blano-Eitrùn  prennent  Grammont,  6.11a  brûlent  Acre  et  les 
.fâiiboiij;gs  de  Lessines,  7.  Jean  de  Croy  reprend  Grammont,  8. 
InterreniiDn  du  roi  dans  la  querelle  du  duo  avec  les  Gfenlob; 
oiTiH  d'nne  ambassade,  9.  Les  ambassadeurs  sont  reçus  par  le 
doc,  11.  Us  se  rendent  à  Gand,  IS.  Pourparlers  avec  les  Gan- 
tois, 13.  Trêve  accordée  par  le  duc,  14  ;  et  publiée,  19.  Gar- 
■ûons  placées  par  le  duc  dans  les  villes  de  Flandre,  IS.  Entre- 
prise des  Gantois  de  Herlebeke  contre  les  Bourguignons  logés 
»  Hnlst  et  leur  défaite,  17.  Le  duc  s'empare  de  Herlebeke,  18. 
Le  duc,  ayant  soumis  presque  tout  le  pays  de  Waes,  se  redre  à 
Lnie,  1 8 .  Ravages  exercés  par  un  parti  gantois  commandé  par 
le  bâtard  de  Blanc-Ëstrain,  SO.  Plaintes  adressées  à  ce  sujet 
par  le  doc  aux  ambassadeurs  de  France,  20,  Continuation  des 
négociations  avec  les  Gantob,  SI .  Prolongation  des  trêves  pen- 
dant s^l  jours,  22.  ConclasîoD  d'un  traité,  publié  le  4  sep- 
tembre, 23.  Sa  lenenr,  21.  Trahison  des  habitants  de  Bordeaux, 
S8.  Talbot  nuitre  du  Bordelais,  29.  Charles  m  délibère  à  ce 
5(ôet,30. 


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U53. 

Chu-les  VII  rassemblo  une  armée  et  s'avanceren  la  Guyenne,  31. 
Prise  de  Chalais,  31.  Prise  de  Gensac,  32.  On  délibéra  sur  le 
pland'atta9ie,32.SiégedeCastiUon,33.Ba[ailledeCa$tiIlon,34. 
Mort  deTalbat,  ^1.  Révolte  du  duché  de  Lnxembonrg,  b3.  Le 
seigneur  de  Croy,  à  la  tête  d'une  armée  bourguignonne,  recon- 
quiert ce  duché,  44.  Trêve  entre  Huniade  et  les  Tnrca,  51. 
Siège  de  CoDstantinople,  SI .  Prise  de  cette  ville,  SS.  Lettre  de 
Mahomet  n  an  pape,  S8.  Meurtre  de  Jean  de  Fieffés  par  Jean, 
seigneur  de  Flavy,  69,  Prise  de  Cadillac  par  Dunois,  6!t.  Le  roi 
fait  le  siège  de  Bordeaux,  69.  Reddition  d'nn  grand  nombre  de 
places,  67.  Xaintrailles  toumet  Blanquefort,  68.  Les  Bordelais 
envoient  une  députation  solliciter  le  pardon  du  roi,  69.  Fer- 
meté de  Oiorles  TII,  qui  veut  avoir  la  ville  à  sa  discrétioo,  70. 
Préparatib  pour  l'attaque,  71.  Nouvelles  démarches  des  Bor- 
delais, 72.  Le  seigneur  de  Camoys,  gouverneur  anglais  de  Bor- 
deaux, obtient  enfin  un  traité  de  capitulation,  75.  Bordeaux  est 
remis  aa  roi  le  19  octobre,  76.  Benaagei  et  Rions  refusent  de 
se  rendre  et  sont  pris  d'assaut,  77.  Un  navire  bordelais,  qui 
croisait  devant  Bordeaux,  tombe  au  ponvoir  des  Français,  79. 
Reprise  des  hostilités  en  Flandre,  80.  Le  duc  de  Bourgogne 
s'empare  de  Scbendelbeke,  82.  Prise  de  Poucques,  8k.  Mort 
de  Jacques  de  Lalain,  84.  Prise  de  Gavre  ;  exécution  barbare 
de  la  garnison,  86.  Bataille  de  Gavre,  90.  Teneur  des  lettres 
d'abolition  accordées  par  Philippe  le  Boa  aux  Gantois,  92,  Dé- 
faite des  Turcs  près  de  Negrepimt,  111 ,  Henri  TI  mis  en  tu- 
telle par  le  duc  dTorlc,  113. 

U54. 

Banquets  à  Lille,  113.  Le  duc  d'Alençon  à  la  cour  du  duc  de 
Boulogne,  114.  Fête  du  faisan  :  joutes  et  enirameis,  116.  Voeux 
des  princes  et  seigneurs  assistant  au  banquet  :  du  duc  de 


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SOUMAIRE.  ui 

Boui^goe,  ISO  ;  du  duc  de  dèves,  16S  ;  du  comte  de  SAÎnt- 
VtA,  16S;  da  seignenr  de  Pons,  166;  du  comte  de  Charo- 
Uû,  166;  do  comte  d'Étampes,  167; d'Adolphe  de  aèTes,i67; 
de  Jean  de  Coùnbres,  168;  du  seigneur  de  ïleiiiies,  168; 
d'Anioine,  bfttanl  de  Bom^gne,  169  ;  du  comte  de  Heurnes, 
169;  da  comte  de  Boucan,  170;  de  Hue  de  Laimoy,  170; 
d'Antoine  de  Croj,  171  ;  du  seigneur  de  Charny,  172;  d'A- 
dolphe de  laHark,173;de  JeandeCroy,  173;  duseigneurde 
Crequj,  ilk;  de  Simon  de  Lalain,  17S;  de  Jean  de  Luxem- 
bonrg,  17S;  du  leigneur  d'Auxy,177;  du  seigneur  de  Lannoy, 
17T;deIficoIa3  Rolin,  178;  du  seignenr  de  Lalain  et  de'Sanse 
de  Lalain,  179;  de  Charles  de  Ghalon,  179;  de  Charles  de 
Hochefort,180;  de  Jeande  Ghines,  181;  de  Philippe  de  Homes, 
182;  de  Louis  de  la  Vicfvîlle,  182;  du  seigneur  de  Commines, 
183;  d'Antoine  de  Crévecœur,  184;  de  Jean  du  Bois,  184  ;  de 
Pierre  de  Boussu  et  de  Philippe  de  Lalain,  186;  de  Thibaut  de 
RoogemoDt,  186  ;  de  Josse  de  Halwin  et  de  Gaules  du  Fossé,  1 87  ; 
de  Louis  de  Gnubuse,  187  ;de  Philippe  Pot,  188;  de  Claude  de 
TonloDgeon,  169  ;  d'Antoine  deRochefort,  190  ;  d'Antoine  Bolin, 
191  ;  de  Htie  de  Longueval,  192;  de  Robert  de  Hîraumont, 
198  ;  d'Antoiae  de  Ray,  193  ;  de  Guillaume  de  Vaudrey,  194; 
da  seigneur  de  Contay,  194;  de  Geoffroy  de  Thoîsy,  194; 
de  Jean  de  Rosimbos,  105;  de  Baudouin  d'Ongnies,  199;  de 
Jean  de  Beauvoir,  196;  de  Jean  de  Hingettes,  196;  d'Alardde 
Kabodengues,  197;  de  Simon  du  Chasteller,  197;  de  Guy  de 
Brimeu,  198;  de  Jacques  de  Driucbam,  198;  de  Chrétien  et 
Erard  de  Digoine,  199;  de  Claude  de  Rochebaron,  200;  de 
Louis  de  Conlay,  201  ;  d'Antoioe  et  Philippe,  bdtards  de  Bra- 
bant,  et  de  Frédéric  de  Witem,  201  ;  de  Josse  de  Creninghe, 
102;  de  Jean  du  Chasteler,  202  ;  de  Piètre  Vasque  de  Saaiedra, 
SOS;  de  PhUippe  de  la  Viefville,  203;  de  Jacques  de  Harchies, 
204;  de  Pierre  de  BUratunont,  204;  de  Jean,  Utard  de  Renii, 
t05;  de  Lyon  de  La  BoTU-derie,  206;  de  Louis  Horel,  206; 
de  Philippe  de  Noyelles,  207  ;  de  Guillaume  de  Cicon,  208  ; 
d'Antranede  Lomay,208;  d'Emarc  BouEon,  209;  de  Jean  Bou- 
daiilt,S09;  de  Jacques  de  Villiers,  210;  de  Gu;otd'Usie,210; 


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IV     '  SOMMAIRE, 

da  Jacqnes  de  Honlmartiii,  de  Guillouine  de  S«tx  et  de  Pierre 
de  Hagenb&c,  îll  ;  de  Beiré  de  Hériidec,  212;  de  Jean  de 
Chasu,  SI2-,  de  Louis  du  Cberalart,  213;  de  Jean  de  Sailly, 
214;  de  Guérard  deRoiissiUon,314;  d'Englebertd'Orlay,  215; 
d'EsteredeFaletans,  ZIS;  de  HoIanddeDÎMnnde,  216;  deRo- 
bert,b&tard  de  Savenses,  216;  de  Jean  de  Maxilles,  217;  de 
Goérin  de  Brimen,  217;  de  Guillaume  de  Martignj,  21  S;  de 
Philippe  de  Schoonboven,  2f9;  de  Jean  de  Grignmt,  219;  de 
Martin  Fraise,  220  ;  de  Jeannet  de  Rehremettes,  220  ;  de  GuiU 
bnioe  de  Catandre,  221  ;  d'Olivier  de  la  Marche,  221 ,  Dialogue 
entre  l'asteur  et  an  chambellan  du  duc  relativement  à  la  fête  du 
faiMn,  823.  Apparition  de  Gràce-Dieu,  226.  Vers  adressés  aa 
duc  par  les  liouze  vertas,  230,  lie  prix  du  mieux  joutant  est 
accordé  au  comte  de  Charolais,  236.  Fête  de  ta  Licorne  donnée 
à  Cambray  par  le  comte  de  Saint-Pol,  238.  Le  duc  de  Bour- 
gogne envoie  demander  la  main  d'Isabelle,  fille  dn  duo  de 
Bourbon,  pour  le  comte  de  Charolais,  2^1 .  Départ  du  duc  de 
Bourgogne  pour  l'Allemagne  ;  il  congédie  pendant  deux  ans  les 
gens  de  son  h6tel,  "iWi.  Il  traverse  la  Bourgogne,  24S,  Bril- 
lante réception  qui  lui  est  faite  en  Allemagne,  247.  Le  duc 
Albert  d'Autriche  vient  au  devant  de  lui,  252.  Il  xst  escorté 
par  le  duc  Louis  de  Bavière,  2S3.  Arrivée  à  Ratisbonne,  2SS. 
La  diète  est  remise,  2S6.  Retour  de  Philippe  qu'accompagne  ' 
le  duc  de  Bavière,  2Se.  Guerre  entre  le  Miard  de  Saint-Pol 
et  l'évéque  de  Liège,  2S9.  La  duchesse  de  Bourgogne  et  les 
comtes  de  Charolais  et  d'Étampes  sont  pris  pour  ari»ires  du 
différent,  261.  Dissensions  en  Angleterre,  261.  Brigandages 
qui  y  sont  exercés,  262.  Mariage  du  comte  d'Eu  et  d'Hélène, 
fille  du  seigneur  d'Autoing,  262.  Le  duc  de  Bourgogne  à  -Ne- 
vers,  263.  La  comtesse  de  Clermont  va  solliciter  le  roi  d'ac- 
corder son  consentement  au  mariage  du  comte  de  Charolais 
et  d'isabdie  de  Bourbon,  264.  Traité  entre  le  dauphin  et  le  doc 
de  Savoie,  conclu  par  l'eDlreinbe  du  roi  et  du  ducdeBourgc^e, 
26S.  Secours  donnes  par  le  roi  à  Nicole  de  Giresme,  grand- 
prieur  de  l'ordre  de  Rhodes  en  France,  contre  les  Turcs,  266. 
Giresme  est  arrêté  au  passage  par  les  Génois,  267.  Défaite  des 


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SOHHAIRB.  V 

Français  dans  nne  rencontre  avec  tes  Anglais  devant  Gnines, 
268,  Expédition  du  maréchal  de  ftlamont  en  Allemagne  contre 
rarcheréqae  de  Strasbourg,  26d.  Mariage  du  comte  de  Charo- 
Uis  et  d'Isabelle  de  Bourbon,  279.  Rapport  des  ambassadeurs 
envoyés  par  le  dnc  de  Bourgogne  i  l'assemblée  de  Francfort, 
27i.  Révolte  en  Prusse  contre  l'ordre  Teutonique,  273.  Con- 
qnéte  de  la  Rasde  par  lei  Turcs,  275. 


U55. 

PrédicaiMms  merveilleuses  de  frère  Didier,  cordelier,  en  Picardie, 
276.  Hortde Nicolas  V;CaIixtelIIIui3nccède,  178.  Aides  accor- 
dées au  duc  de  Bourgogne  pour  son  entreprise  contre  les  Turcs, 
S7B.  Fiançailles  du  duc  de  Clèves  et  d'Isabelle,  fille  dn  comte 
d'Étampes,  279.  Jacques  Ccenr,  son  commerce,  sa  fortune,  260. 
Accusalions  portées  contre  lui,  982.  Son  arrestation,  264.  Son 
|vocès,  iSk.  Sa  condanmatian,  SS8.  Mariage  du  duc  de  Clèves, 

289.  Sentence  d'excommimication  contre  le  comte  d'Armagnac, 

290.  Le  pape  l'en  relève  à  la  prière  du  roi,  291.  Il  épouse  sa 
scenr;  nouvelle  excommunication,  292.  I^  roi  lui  envoie  le 
comte  de  la  Blarche  et  la  danie  d'Albret,  292.  Insuccès  de  leur 
mission,  294,  Une  armée  est  envoyée  contre  lui  sous  les  ordres 
do  comte  de  Germont,  296.  Prise  de  Lectoore  et  de  tout  le 
comté  d'Armagnac,  296.  Le  comte  se  réfute  sur  la  frondère 
d'Aragon,  297.  Combat  à  outrance  à  Valenciennes  entre  deux 
rotnriers,  297.  Arrivée  à  Lille  de  six  Turcs  envoyés  par  le  doc 
d'Albanie  au  duc  de  Bourgt^e,  SOS.  Le  seigneur  de  Croy 
obtient  par  ses  intrigues  la  main  de  la  fille  du  comte  de  Saint-Pol 
pour  son  fiU,  306.  Concile  de  Scnssons,  31 0.  Ambassade  du  doc 
de  Boulogne  au  roi  ;  il  loi  demande  de  prendre  ses  États  en 
garde  pendant  son  voyage  en  Turquie,  311.  Répbnse  da  rtà, 
313.  L'évéqne  de  liège  résigne  son  érécbé  entre  tes  mains  de 
Loois,  fils  du  doc  de  Bourbon,  314.  Mort  de  l'évèque  dtltrecbt; 
dissensions  an  sujet  de  la  succession  à  son  évécbé,  31S.  Ambas- 
sades du  pape  et  du  roi  d'Aragon  au  duc  de  Bourgogne,  317. 


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14S6. 

Révolte  du  duc  d'AleoçoD  ;  son  alliance  avec  les  Anglais,  318.  Il 
est  arrêté  par  Dunoif,  3S1 .  Son  interrogatoire,  323.  Il  reste 
eoprisoD  pendant  deux  ans,  324.  Grande  défaite  des  Turcs 
devant  Belgrade,  3ZS.  Le  roi,  voyant  l'obstination  du  dauphin 
à  ne  pas  revenir  k  sa  cour,  fait  marcher  une  armée  contre 
loi,  329.  Le  dauphin  s'enfuit  en  Boui^ogne,  où,  en  l'absence  du 
duc,  il  reçoit  l'accueil  le  plus  empressé,  330.  Honneurs  que 
lui  rend  le  duc  à  Bruxelles  à  son  retour,  331 .  Reqnétes  du  dau- 
phin au  duc  contre  le  roi,  et  réponse  du  duc,  332.  Le  dauphin 
s'établit  à  Genappe,  333.  Le  roi  fait  armer  ses  frontières  du  cdté 
de  la  Picardie  et  interdit  l'usage  de  monnaies  qui  ne  soient 
pas  du  royaume,  334.  Le  duc  de  Bourgogne  envoie  une  am- 
bassade au  roi;  remontrances  présentées  au  sujet  du  dau- 
phin, 33S.  Réponse  du  roi  ;  sa  teneur,  337,  Opinion  personnelle 
du  roi  sur  cette  querelle,  343. 

U57. 

Tremblement  de  terre  dans  le  royaume  de  Naples,  344.  Le  dau- 
phin fait  venir  à  Namur  sa  femme,  restée  en  Dauphiné,  351. 
Mariage  projeté  des  deux  fils  du  duc  de  Somerset  avec  deux 
filles  du  roi  d'Ecosse,  3S2,  Expédition  de  SandTrich,  352.  Am- 
bassade envoyée  par  Ladislas,  roi  de  Hongrie,  pour  conclure 
son  mariage  avec  Bladeldne  de  France,  3S4.  Mort  subite  de 
Ladislas,  375.  Services  funèbres  célébrés  pourluiàTouirs  et  à 
Paris,  3S5.  Départ  des  ambassadeurs,  3S6. 

4458. 

Cour  des  pairs  teoue  k  VendAme,  3S7.  Le  duc  d'Alençon  y  est  con- 
damné à  mon,  358.  Le  roi  commue  sa  peine,  356.  Le  duc  est 
enfermé  dans  le  château  de  Loches,  360.  Lettres  de  l'empereur, 


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SOMMAIRE.  Tii 

envojées  au  dilc  de  Bourgogne  au  sujet  de  la  croisade,  362. 
Réponse  bile  à  Radsbonne  par  les  ambassadeurs  du  doc,  369. 

1459. 

Ambasskde  du  duc  de  Bourgogne,  envoyée  à  Hantoue,  377.  Ité- 
cqmcm  brillante  que  lui  fait  au  passage  le  duc  de  Milan,  377. 
Accueil  biemeillant  qu'elle  reçoit  du  pape,  3B7.  Honneurs  qui 
hn  saut  rendus,  389.  Ambassade  deCharles  VU  à  Mantoue,  393  ; 
Elle  est  reçue  froidement,  394.  Le  duc  de  Bourgogne  envoie 
des  ambassadeurs  à  Charles  TII,  39S.  Teneur  de  la. réponse  ' 
làîte  aox  remontrances  du  duc,  39S. Modération  du  roi  il' égard 
du  duc,  41S.  Affaire  des  Vaudois,  à  Arras,  416.  Lenr  procès 
iiistmit  au  Parlement^  420,  Ils  sont  déclarés  innocents,  421. 

1461. 

Hort  du  roi,  422.  Regrets  du  peuple,  422.  Service  célébré  k 
Avesnes  par  Louis  XI,  423.  Le  corps  du  rot  est  tranqwrté  à 
Paris  et  déposé  à  Notre-Dame -des-Champs,  424.  Cortège  qui 
vient  chercher  le  corps,  428.  On  se  rend  à  T4otre-Dame,  où  un 
service  est  célébré,  431.  Décoration  de  l'église,  43S,  Le  cor- 
t^  part  pour  Saint-Denis,  439.  Décoration  de  l'église,  441 
EnlerremeDt  du  roi,  443.  Deuil  du  peuple,  444. 


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V^s-.S 


CHRONIQUE 

MATHIEU    D'ESCOUCHY. 

CHAPITRE  LXXXII. 

Comment  le  duc  de  Bourgoingne  entra  en  son  pays 
de  Wast  la  seconde  fois. 

Le  duc  de  Boui^iogne,  veant  et  coosideraot  que 
ceulx  de  sa  ville  de  Gaod  estoient  obstinez  en  leur 
rebe11ioD,et  rendoient  grand paionede  seduiire  aveuc 
euU  les  amples  gens  du  plat  pays,  qui  chascun  jour 
s'efTorchoient  de  fortiffier  leurs  églises,  et  meisme  faire 
bolvers  et  autres  fortifHcacions  parmi  le  pays  et 
especialement  ou  pays  de  Wast,  ordonna  de  preodre 
certain  nombre  de  gens  d'armes  et  de  trait,  tant  en  ses 
boDDes  villes  commet  chastelleries  d'icelles ,  pour  ce 
qu'il  avoit  ioteacion  de  brief  soy  trouver  oudit  pays 
de  Wast  qui  tout  entierremeot  estoit  contraire  à  lui, 
et  lequel  estoit  fort  à  conquerre;  car  onques,  pour 
quelque  guerre  que  lesdis  de  Gand  aient  eu  par  cy 
devant ,  icellui  pays  de  Wast  ne  peut  estre  subjuguié 
u.  —  1 


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1  CHfiOHIQUE  [1452] 

ne  mis  en  ob«ssance.  Et  assambla  desdictes  bonnes 
villes  et  chastelleries  très  grant  nombre  de  gens  de 
trait  et  de  manouvriers*,  et  aussy  manda  au  comte 
d'Estampes,  soo  nepveu,  qu'il  se  tirast  devers  luy, 
,en  sa  ville  de  Thenremonde,  atioat  le  plus  de  gens  de 
guerre  qu'il  porroit  bonoemeot  fioer,  les  villes  d'Au- 
denarde  et  de  Courtray  garnies  de  gens.  Lequel 
comte,  apprez  ce  qu'il  eut  pourveu  à  la  garde  d'icelles, 
se  parti  de  ladicte  ville  d'Audenarde,  par  ud  jour  de 
lundy  xni*  jour  de  juing  oudit  au  cinquante  deux,  et 
ala  au  giste  cedit  jour  eu  la  ville  de  Granmont,  et  le 
lendemain  à  Thenremonde,  dever»  ledit  duc.  . 

Et  samblablement  y  arriverrent  le  coftite  de  Saiot- 
Pol,  qui  chascun  jour  faisoit  graot  diligence  de  servir 
en  ceste  rébellion  îcellui  duc;  Anthoinnè/baatardde 
Boargoingne,  et  pUiseurs  aultres  seigneun  et  cappi- 
tainnes  en  grant  nombre.  Et  eulx  illec  ainsi  arrivez, 
ledit  duc  tint  conseil  :  ouqueldit  aux  seigneurs  dessuS- 
dîs  comment  il  avoit  esté  adcertené  que  ceulx  de  son 
pays  de  Wast  se  rortifToient  Tort,  et  qu'il  estoit  dispose 
du  merquedy  ensievant  entrer  eu  iceliui  pays,  et 
ordonna  que  chascun  fut  prest  audit  jour  ;  et  aveuc 
ce  qu'il  avoit  eu  vrayes  nouvelles  que  ceulx  de  sa  viHe 
de  Cand  se  mettoient  sus  en  très  grant  nombre  pour 
yssir  de  la  ville  à  intencion  de  venir  au  devant  dudit 
duc  pour  lui  romppre  l'entrée  oudit  pays.  A  quoy 
cbascun  se  dispoza.  Et  bailla  l%cbai^e  de  son  avant 

1 ,  Or  snae  lettre  du  13  juin,  datée  de  Tennonde,  par  laquelle  le 
duc  demande  aux  magistrats  de  Halines  de  loi  envoyer  des  pteles 
(bacs),  pour  le  passage  de  ses  troupes  sur  la  rive  opposée  de  l'Es- 
caut, et  une  autre  lettre  du  même  jour  sor  l'envoi  de  denx  tentes 
et  six  pavillons.  Gacbard,  Documents  iitédio,  I.  II,  p.  114-116. 


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tlWÎ]  pÈ  «ATBIEViyrSCOVCSY.  3 

gfoAa  audU  comte  de  Saiot-Pol  [et  à  messire  Jehan 
de  Croy,  bailli  de  Haynoault',]  atout  certain  Dombre 
de  con^ttans  ;  dont  ledit  comte  d'Estamppes  ne  fîit 
PBS  bien  content.  Et  gy  ordonna  icellui  duc  deux 
batailles;  en  la  première  ordonna  estre  le  comte  de 
QiaroUois,  son  filz,  et  lui  en  la  seconde,  et  pour  rar" 
flière  garde  d'jcelles  ordonna  ledit  comte  d'Estampes. 
Et  p#r  ceste  manière,  cedit  jour  de  merquedy, 
entra  «Sudit  pays  de  Wastz  et  ala  gésir  en  sa  ville  de 
1ll|ijemonde  *,  laquelle  lesdis  Gantois,  ung  petit  para- 
vant,  atoient  arse  ;  neantmoins  ne  se  vpult  pas  logier 
au  cbastel  d'icelle  ville.  Et  ledit  comte  de  Saint-Pol, 
atout  son  avant  garde ,  tirra  plus  avant  en  pays , 
comme  de  demie  lieue  ou  environ ,  et  ung  petit  plus 
avant  avoit  ung  bolvercq  grant  et  Fort*,  où  estoient 
logiés  lesdis  Gantois,  en  nombre  de  viiàvm  cens  com- 
battans,  lesquelz  saiUirrent  sur  ledit  comte  de  Saint  Pol 
et  ses  gens,  qni  Bùsoit  l'avant  garde,  comme  dit  est, 
à  înlencion  de  le  nier  jus*,  mais  ce  veant  par  ledit 
«xnnle,  qui  est  bien  congnoissant  ou  fait  de  la  guerre, 
ordonna  incontinent  et  mîst  ses  gens  en  belle  et  bonne 
ordonnance,  ou  à  l'assambler  l'un  contre  l'autre  eut 
de  grans  vaillances ,  fais  d'armes  et  pluseura  horions 
donnez  tant  d'un  coaté  comme  d'autre.  Et,  à  la  veril^, 
iceulx  Gantois,  qui  avoient  aveuc  eulx  grant  nombre 


1.  Je  répète  ici  que  les  passages  eiUre  crocfaets  sont  empruntés 
an  miiniscrit  Sorbotine. 

S.  Ce  roéme  joor,  par  une  lettre  datée  de  Termonde,  le  duo  or- 
draina  aux  magistrats  de  Malînes  de  faire  porter  des  vivres  à  son 
camp  de  Rupelmonde.  Gachard,  /.  c.,  p.  117. 

3.  A  m  village  que  Chastellùc  nomme  Berselie,  et  Olivier  de 
U  Hvche  Fataeile.  —  C'est  Stuele. 


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4  CHRONIQUE  [11.52] 

de  gens  du  plat  pays,  ne  tinreDt  guères  et  se  retour- 
nerreot  iocontioent  ea  fuitte,  où,  selon  ce  que  me  fu 
certiffié  par  pluseurs  heraulx ,  gentilz  hommes  et  offi- 
ciers d'armes ,  moru  de  cinq  à  six  cens  Gantois.  De 
laquelle  besoingne  ledit  duc  fiit  moult  joyeux  ;  et  fit 
ledit  comte  tout  desemparer  ledit  bolvert  ars  et  mis 
au  néant.  Et  cesie  nuit  demourra  chascun  en  son 
logis  es  tentes  et  es  pavillons  ;  et  le  jœudi  ensievant , 
ledit  comte  d'Estampes  se  party  de.ladicle  ville  de 
Thenremonde,  lui  et  sa  compaingnie,  tinrant  apprez 
ledit  duc  de  Bourgoingne  ;  et  ceste  nuit  vint  gésir  en 
ung  l(^is  assez  prez  dudit  duc  Et  comme  il  tiroit 
son  chemin ,  lui  vinrent  nouvelles  que  le  bollvercq 
devant  dit  estoit  ainsy  gaingoié  et  destruict  par  la 
vaillance  et  conduite  dudit  comte  de  Saint-Pol,  et 
aussy  qu'il  y  avoit  encores  assez  prez  ung  aultre  boll- 
vercq sur  l'entrée  d'un  pont,  fort  il  merveilles  et  garai 
de  gens,  comme  de  deux  mil  combattans  ou  environ. 
£t  ce  Tenu  à  la  congnoissance  dudit  duc,  ordonna  les 
assaillir,  ce  que  on  fist  bastivement,  car  tjiascun  s'y 
monstroit  de  grant  volenté  et  corrage  ;  et  leur  fut  livi^ 
ung  dur  et  merveilleux  assault. 
j  Et,  à  la  defîence  d'icellui,  iceulx  Gantois  se  portè- 
rent assez  vaillamment  et  faisoient  de  grans  resistences; 
neantmains ,  ilz  furrent  prins  d' assault  par  puissance 
d'armes.  Et,  comme  il  me  fut  rapporté,  n'en  eschappa 
guères  que  tous  ne  fussent  prins  ou  mors  ;  et  leur  fut 
monstre  grant  rigueur,  parce  que  Cornille ,  fils  dudit 
duc  inlegitisme,  fut  mors'  ausdictes  escarmuches,  dont 


f.  Au  combat  de  Rupelinoude,  que  DOtre  chnniqsMir  passe 
wna  silence,  et  dont  oa  peut  voir  le  récit  détaillé  dans  Olivier  de  Ik 


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[1452]  DE  MATHIEU  I^ESCOOCETr.  S 

Je  duc  et  pluseurs  aultres  seigneur^  furreot  très  des- 
plaisan»,  car  il  éatoit  foxt  ai^ié  dç  touttes  gens  par  son 
sens,  prudence,  et  grant  v^ance  ;  et  auasy  ceulx 
dedina  iceQui  bolvert  ne  se  voloient  rendre ,  [et  avoît 
du  peuple,  qui  ainsi  se  fa)|pit  (}ccire.]  Et  fut  besoing 
audit  duGiJaisqier  fain^  laâjptç  execucioD ,  ou  demourer  t 
san^estre  obe^  audit  pays.  .  — i 


CHAPITRE  LIXÎIII. 

Cmunent  les  bastards  de  Suize  et  de  Blanc-Eslraîn  sallirent 
de  Gand ,  alléreot  prendre  la  ville  de  Granmont ,  et 
ardoir  la  ^îBe  d'Acre  et  les'fanlxlioui^  de  Lessines  en 
Hayonanlt.       '  * 

Quant  ceuH  de  la  ville  de  Gand  furent  advertis  que 
,'Je  jpc  de  Boui^oingne  et  toutte  sa  compaingoie,  sauf 
ceuli  qu'il  avoit  taissié  es  bonnes  villes  sur  les  fron- 
'  lières,  pour  la  garde, et  seurté  d'icelles,  estoient 
partis  de  la  ville  de  Thenremonde  et  entrez  ou  pays 
de  Wast,  se  miirent  sus  une  grosse  compaingnie, 
coitune  de  im  mil  combattans  ou  environ ,  atout  grant 
□ombre  de  carroy  et  artillerie.  Et,  fort  garnis  de 
vivres,  partirrent  horsd'icelle  ville  de  Gand  [le  jœudy 
XT*  jour  de  juing]  et  prinrent  leur  cbemin  vers  la  ville 


Harehe,  ch.  zxv  [Ëdit.  Btiduud,  p.  460-62),  et  doDS  1a  Chrmdqax 
de  Jaeqaei  de  Lalain,  ch.  xcii. 


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6  CHRONIQUE  [KS3] 

de  Granmont,  en- laquelle  le  duc  de  Boui^kigne, 
ung  petit  paravant ,  &'y  estoit  logiez  et  y  avoit  leou  son 
estât  comme  faire  pooit,  pour  ce  que  îcelle  est  de 
ladicte  comté  de  Flandres,  Ei  pour  ceste  cause  Icsdis 
Gantois  se  alleyrent  logier  jusques  au  plus  prez  des 
portes  d'icetle,  lesquelles  H-ouyerrent.  fermées.  Sy 
fîirent  manierre  lesdis  de  Granmont  de  faire  resistence 
contre  iceulx  Gantob,  combien  «que  peu  de  dommage 
leur  porten-ent.  Ce  noDobslant  ung  qui  se  nommoit 
basiard  de  Suize  et  upg  aultre  nommé  le  bastard  de 
filanc-Estrain, — qui  estoient  chiefsetcappitainoesde 
ladicte  armée,  et  qui  ne  desirroient  autre  cbose  que 
avoir  le  débat  à  ceulx  de  ladicte  ville  de  Granmont, 
.  affm  de  gûngnier  sur  eulx,  car  îlz  estoient  gens  de 
meschant  estât,  comme  vous  orez  fiy  apprez,  et  ne 
prenoient  aultre  couleur  fors  ce  ^u'ilz  avoient  soub- 
stenu  etlogié  ledit  ducdeBoui^onigne,.^ — incontinent 
assallirrent  ladicte  ville,  qm  estoit  ^e  petitte  deffence; 
et  aussy  n' avoit  dedens  icelle  nulles  gefis  ^e  guerre , 
et  n'enteodoient  pas  estre  de  la  guerre,  et  pourtant 
ne  cuidoient  point  que  lesdis  Gantois  leur  voulsissent 
porter  aucun  domm^.  Touttesfois  ilz  furrent  prins 
d'assault,  et  y  moru  aucuns  àfs  habittans  d'icalle.  Sy  ' 
pillèrent  ladicte  ville  et  puis  boutlèrent  le  fea  en 
aucuns  lieux';  et  ce  fait  se  partirrent  d'illec.  Mais, 
ainchois  leur  parlement,  y  délaissèrent  aucune  quaiftité 
de  leurs  gens,  à  intencïon  de  le  tenir  en  leur  obéis- 
sance. 

Et  atout  leurs  lùens ,  se  tinrèrent  en  ung  gros  vil- 

1 .  On  Toit  dans  le  Begitlre  de  la  CoUaee  que  l'expédition  qui 
britla  Gnunmont  rentre  à  Gand  le  17  juin  avec  qoatone  cluriots 
debotin.  Note  de  H.  Garhard,  édit.  deH.  deBarante.t.  II,  p.  9S. 


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"  [i452]  DE  UATHIEU  D'ESCOUCHY.  7 

lage  Doitti^  Acre  assez  près  de  ladicte  ville  de  Gran- 
mont,  tie laquelle  ville  d'Acre  prinrent  et  emportèrent 
tout  ce  qu'ilz  y  trouverrent  de  biens ,  combieD  que 
pou  en  y  avoît,  car  uog  petit  par  avant  les  habittaos 
.'  d'icelle  avoieiit  retrait  le  meilleur  du  leur  es  bonnes 
-  villes  À  l'environ;  et  ce  fût  y  boutlèreot  le  feu  et 
l'arderrent.  Et  d'ilec  prinrent  leur  cliemiD  en  alant 
.en  unéj?fc^  en^aynnault,  nommée  Lessines,  (ft 
■  M  logerait  es  fausbourgs  d'icelle,  à  intencion  4e  le 
*  iffBàllir }  mars  pour  ce  qu'ilz  avoient  oy  nouvelles  que 
Je  seigneur  de  Qiimay,  l^illy  de  Haynnault,  avoit  à 
ceste  heure  une  grosse  compaingnie  de  Heonuyers, 
qu'il  Bvoit  mis  sus  pour  aler  aveuc  le  duc  oudit  pays 
de  IVastz,  se  déportèrent  de  faire  ledit  assault,  car  ilz 
dpod^ient  l'arrivée  dudit  seigneur  de  Chiraay.  Sy 
pirinrent  tout  ce  qu'Oz  trouvèrent  èsdis  faulzboui^ , 
y  boutterrent  le  feu  et  les  ardirrent  ',  et  d'ilec  prinrent 
leur  chemin  pour  retourner  en  ladicte  ville  de  Gand. 
Les  nouvelles  desquelz  maleGces  furent  tantost  por- 
t^  abdit  bailli  de  Haynnault,  qui  de  tant  plus  fist 
ses  dilligeoces  de  assambler  et  haster  ses  gens,  et  pour- 
«evy  lesdis  Gantois  à  fresche  poursieutte  et  sur  leur 
(raing,  tellement  qui  les  trouva  sur  les  champs  en 
alatat  leur  chemin.  Et  combien  que  de  ceste  heure  il 
o'avûit  pas  ses  gens  tous  ensamble,  neantmoins  frappa 
sar  la  queue  desdis  Gantois,  desquelz  rua  jus  de 
nu*'  à  c.  Et  à  la  vérité  se  ses  gens  de  pîé  eussent  esti 
à  ceste  heure  en  sa  compaingnie ,  lesquelz  ne  pooient 
sievyr  ceulx  de  cheval,  il  les  eut  tous  rués  jus  ;  ce 
non  ohstant  il  gatogna  de  leurs  cfaariotz  et  bagaiges 
bien  largement.  Lezquelz  Gantois,  doubtans  qu'il  n'y 
eust  plus  grosse  compaingnie,  tirrèrent  tousjours  leur 


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»     .  CHRONIQUE  .  [Itsâ] 

chemin  en  approchant  ladicte  ville  de  Gand,  en  faisant 
grant  dommage  par  tout  le  pays  où  ilz  passoient,  car 
ilz  bouttoi^it  le  fus  par  tout. 

Et  quant  ledit  bailly  de  Haytmault  congnut  qui  ne 
leur  pooit  plus  faire  guerre  de  dommaige  et  qu'il  fut 
adverti  que  iceulx  G^toîs  avoient  delaissié  de  leurs 
gens  en  icelle  ville  de  Granmont,  tirra  son  chemin 
fffiouttes  ses  gens  de  piet  et  de  cheva^vers  ladicte  ville, 
à  inteQcion  de  le  regaiugnier  sur  les  Gantois  qui 
estoient  demorez  dedèns ,  Ce  qu'il  Sst  ;  car  incontinent 
qu'il  fut  arrive  jusques  aux  portes  d'icelles,  ordonna 
les  assaillir.  Et  lors  chascun  mist  piet  à  terre  ;  et  se 
bouttèrent  es  fossez  et  jusqoes  à  la  muraille ,  où  les 
Gantois  estans  dedens  faisoient  de  grans  resîsten- 
ces;  oeantmains,  par  force  d'armes,  ledit  bailli  de 
Hayonault  gaingna  ladicte  ville  de  Granmont  par 
assault  sur  lesdis  Gantois-  Et  y  morrurrent  tous  ceulx 
qui  y  estoieat  venus  de  Gand,  qui  estoient  en  nombre 
de  trois  cens  ou  environ.  Et  au  r^ard  de  ceulx  de  la 
ville,  n'en  y  eut  que  ung  petit  nombre  de  mors,  car 
ceuls  qui  savoient  dire  qui  fussent  des  habitans  d'i- 
celle,  on  ne  leur  roeFTai^oit  riens;  neautniains,  tous 
les  biens  furent  babandotuiez  aux  compaingnons  de 
guerre ,  dont  cbascun  eut  sa  part. 


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[IkSÎ]  DE  MATHIEU  D'ESCOUCHT. 


CHAPITRE  LXXXIV. 

Comment  le  Ro;  Charles  de  Fraoce  mist  sus  ses  ambaxa- 
Aeurs  et  les  envoya  devers  le  doc  de  Bourgoingne  et 
ceulx  de  Gand,  affin  de  les  mettre  d'aoord  et  appaisieï 
la  guerre. 

Pendant  le  temps  d'icelles  trîbulacions ,  le  Roy 
Charles  de  France  fut  adverti  de  cette  guerre  *,  qui 
lui  sambloit  estre  la  destruction  totale  de  toutte  la 

i .  Le  premier  doeoment  adressé  à  Qiarles  TII  où  loit  men- 
drainée  la  gnerre  avec  les  Gantois  est  une  lettre  du  dnc  de  Bour- 
gi^ne,  datée  deTermonde,  le  29  juillet.Le  duc  jindiqae  pourtant 
(les  ouvertores  antérieures,  dont  il  chargea  peut-être  une  ambas- 
sade, composée  de  Jean  de  Croy,  Jacques  de  Lalain  et  Toison  d'Or, 
qni  partit  de  Mans  le  ^  mai  ]  4SI  pour  ee  rendre  en  France,  et  de 
là  en  Italie  versie  pape,  et  en  Aragon.  (Barante,  Histoire  des  dues 
de  Bourgogne,  t.  VIII,  p.  k,  et  édit,  Gacfaard,  t.  I^  p.  117,  note, 
d'après  le  Compte  de  la  recette  générale  des  fina/iienie  14SÎ).  On 
trouvera  ta  lettre  du  dnc  dans  tes  Preuves  decetle  édition.  J'y  ôisère 
également  les  Remonstrances  et  requesces  que  présentèrent  an  JRoi, 
de  la  part  du  dnc,  le  20  janvier  1 452,  Guiot  Pot  et  Nicolas  le  Bour- 
guignon.D.  Plancher  (oa  plutôt  Salazar  son  continuateur)  a  publié 
(t.  IV,  Preavet,  p.  ccin],  la  réponse  du  Roi  à  ces  ambassadeurs. 

Dn  câté  des  Gantois,  la  première  démarche  paraît  avoir  été  la 
lettre  du  14  mai  14S3,  éditée  parD.  Plancher  (t.  IV,  p.  ccm).Bien 
qu'il  paraisM  reaiortir  de  cette  lettre  que  les  Gantois  n'avaient  eu 
JDsqif'alors  aucun] échange  de  communications  avec  le  Roi,  M.  Eeiv 
TjD  de  Lettenhove  trouve  pourtant  (t,  III,  p.  279)  l'indice  pres- 
que certain  de  négociations  secrètes  dès  la  fin  de  i  451 . 


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10  CHRONIQUE  [14S2] 

comté  de  Flandres ,  laquelle  estoit  et  est  tenue  de  sa 
couronne  en  souverainneté.  Espérant  soy  emploifir , 
tant  à  l'onneur  du  duc  de  fiourgoingne,  à  qui  ladicte 
comté  appartient  et  qui  est  le  premier  per  de  France , 
comme  au  bien  et  preserTacioo  des  subgez  de  ladicte 
comté ,  et  obvier  à  ta  destruction  d'icelle ,  se  délibéra 
qu'il  envoieroit  cerbline  ambaxadde  tant  devers  ledit 
duc  comme  ceuU  de  Gand,  af{(iu  de  y  trouver  aucun 
boD  appointements  se  faire  se  pooit.  Sy  y  furent  or- 
donnez, pour  ladicte  ambaxade,  le  comte  de  Saint-Pol, 
maistre  Jehan  Dauvet,  procureur  gênerai  du  Roy,  mes- 
sire  Loys  de  Beaumont,  maistre  Guy  Bernard ,  archie- 
diacrede  Tours  en  Tourrainne,  et  maistre  des  requestes 
de  l'ostel  du  Roy  ;  lesquelz  eurrent  charge  de ,  en  ceste 
matière,  de  par  le  Roy,  pooir  besoingnier  tellement, 
devers  cbascune  des  parties,  que  Aucun  bon  traîctié . 
y  peut  estre  trouvé  ,'  en  gardant  le  droit  à  cellui  qui 
avoir  ledebvoit*.  Et  pour  ce  que  ledit  comte  de  Saint- 
Pol  estoit  au  service  dudît  duc  en  ladicte  guerre ,  le 
Roy  lui  escripvit  par  ses  lettres  commentai  l'avoit  de- 
l^uié  fion  ambaxadeur  en  icelle  ambaxade,  et  de- 
nommé  en  la  commi^on  aveuc  les  deteusdîs;  par 
lesquelles  lettres  lui  mandoit  qu'il  se.titrast  aveuc  éiilx 
et  se  emploiast  au  bien  de  la  paix  d'icelle  guerre.  I^- 

i.' L'instruction  doiiDèe  le  Jt  juin  1  Utl  aux ambassadrars da fioi 
se  troi^T»  dans  le  Hs.  Balnxe  967S*,f.77,  et  ï  éié  donnée  par 
H.  Kervyn  dé  Lettenhove  dani  la  première  édition  de  son  BU-  ' 
aire  de  Flattdrt  (t.  IV,  p.  910)  ;  die  contient  deux  points  princi- 
paux :  recooTTenient  uns  rachat  des  villes  de  la  Somme;  pacifi- 
caticHi  du  différend  entre  le  dnc  et  >es  Gantois.  L'mtervention  du 
Koi  dans  les  affaires  de  Flandre  n*étBit  qu'un  prétexte  pour  arra- 
cher an  duc  son  cwisentement  à  ta  restitatioa  pure  et  simple  des 
villes  engagées  par  le  traité  d'Arins. 


byCdOglc 


[IWW]  DE  MATHIEU  D'ESœUCHT.  11 

quel  de  Saint-Pol ,  quant  il  eut  receu  lesdictes  lettres, 
respoodi  que  voulentiers  de  sa  puissance  s'y  emploie- 
roit  ;  et  bien  le  devoit  faire,  pour  ce  qii'il  avoit  pluseurs 
belle»  terres  scituëez  eu  ladicte  comté  de  Flandres, 
qui  touttes  estoieot  eu  adventures  de  estre  mises  à 
niyime  se  la  chose  preooit  long  trait.  Ainsy  se  joingny 
aveuc  les  aultres  ambaxadeurs ,  et  ensamble  se  trans- 
portèrent dev«*s  ledit  duc ,  auquel  présentèrent  les 
lettres  du  Roy  '  ;  x\m  ,  en  grant  révérence  et  à  grant 
joye,  les  receut.  Et  apprez,  par  la  bouche  dudtt  pro- 
cureur gênerai ,  lui  fut  dit  la  chatte  qu'ilz  avoient  de 
par  le  Roy.  Lequel  les  oy  benignement  '  ;  et ,  quant  la 
proposicion  eult  prins  fin,  icellui  duc,  moult  reveren- 
dant  le  Roy  et  ceulx  de  ladicte  ambaxade ,  leur  fîst 
dire  et  remonstrer  en  sa  présence  *,  bien  au  long ,  les 
grans  faultes,  abus,  extorcions  et  desrisioDs  que  ceulx 


1.  Les  ambassiulflars  se  rétmirent  lell  jmn,  à  Saint-Arnaud,  au 
comte  de  SainNPol.  Ils  s'adressèrent  au  duc  pour  savoir  où  ils 
devaient  l'aller  inAiver.  Le  14,  le  duc  leur  répondît  en  les  ren- 
Tojani  à  son  conseil  à  Bruxelles;  ils  arrivèrent  dans  cette  ville  le 
16  au  soir  et  j  séjournèrent  trois  jours.  Ce  ne  fut  q(ie  le  20,  con- 
formément à  un  «va  du  duc,  qu'ils  purent  se  rendre  près  de  lui, 
au  camp  de  Waesmunsler.  —  BelatioTt  des  tlmbassatîeurs  au  Soi,  en 
date  du  22  juin  1462.  B.  Plancher,  t.'lV,  Preuves,  p.  ccv-<cv^ 

3.  Quand  les  ambassad^rs  eurent  eiykisé  feur  créanc»  «  av 
mieulx  «t  1«  plus  j'onicement  qu'iU  purent,  ■  le  duc,  sans  avoir  * 
déïb^é^eQ  conseH,  leur  répondit  :  «  que<lesdb  de  Gand  esloient; 
les  chiefi  de  toute  rébellion  et  qu'ilz  lui  avoient  iait  les  pins  graâs 
oultra^es  da  monde,  et  qvU  estait  besoîng  d'en  faire  telle  puni- 
cioo  que  G«  feust  exemple  b  jamais,  et  tjae  il  avoit  enteucion,  I 
l'ayde  Dieu,  de  leur  remonstrer  tellement  leur  oultrage,  que  qe  se- 
rtàt  k  ronneuT  des  princes  crestiais.  > 

3,  C'est  le  lendemain,  SI  juin,  que  le  duc  fit  donner  cette  ré- 
ponse par  son  chancelier. 


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12  CHRONIQUE  [143Î] 

de  sa'vîlle  de  Gand  avoient  fait  de  long  lemps  contre 
luy ,  ses  subgez  et  seignourie  ;  et  que  pas  De  les  avoit 
prins  au  premier  melTait ,  mais  de  sy  long  temps  que 
de  VII  à  VIII  ans,  il  les  avoit  fait  advertir  de  touttes 
leurs  dictes  faultes  et  'abus ,  alfin  que  douchemeut  se 
voulsissent  corrlgier  et  reduirre  comme  bons  et  leaulx 
subgez  dévoient  faire  à  leur  prince  et  seigneur  ;  et 
DODobstant  icelles  remonstrances  sy  ne  s'avoieot-ilz 
volu  corrigier ,  ainchoïs  s'estoient  eslevez  et  eslevoieot 
cbascun  jour  contre  lui  et  sa  seigaourie  ,  qui  luy  es- 
toit  dure  chose  à  soulTrir,  tant  pour  soy  acquictier 
devers  Dieu  et  le  monde ,  en  tant  que  Dieu  lui  avoit 
commis  à  gouvrener  iceDe  comté  ,  comme  à  la  preser- 
vacion  de  ses  subgez  en  ladicte  comté.  Mais  pour  par- 
venir au  bien  de  traictié  de  paix ,  en  gardant  son  se- 
rement ,  ses  subgez  et  sou  honneur ,  il  en  feroit  tant 
que  Dieu  et  le  monde  seroient  contens  de  luy  '. 

De  laquelle  responce  ïceulx  ambaxadeurs  Turent 
moult  contens.  Et  assez  hriefapprez  se  transportèrent 
en  icelle  ville  de  Gand,  sauf  ledit  comte  de  Saiut-Pol, 
qui  pas  ne  fut  conseilliez  de  soy  y  trouver  en  personne, 
pour  tant  qod'cbascun  jour  leur  faisoit  guerre  et  avoit 
fait,  au  service  dudit  duc ,  ad  c^use  des  terres  et  sei- 

l,.Le  chincelier  «xopsa,  en  eETetf^aux  aiUbassadeiirs,  gue  dts 
négcxùrions  avaient  cte  entamées  par  reatremise  des  comtes  île 
Cbarolais  et  d'Ëtampes,  <ei  que  le  duc  consentait*  à  ix  qnâ  les.  en- 
voyés du  Roi  a'emploTassent  pour  la  paix,  en  s'jKlioignant  aux 
deux  princes  et  aux  députés  de  tiaod  ;  les  ambassadeurs  déclaré- 
rent  alors  l'intention  oà  ils  étaient  de  se  rendre  à  Gand  ;  ils  son- 
levèrent  nne  vive  opposition.  Une  nouvelle  conférence  eut  lien  le 
■  lendemain  ;  les  conseillers  du  duc  y  consentirent  k  ce  qne  les  am- 
bassadeurs se  portassent  comme  médiateurs  et  se  rendissent  à  Oand. 
—  Relation  dtée,  p.  ccvi-ccvii. 


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[liSÎ].  DE  MATHIEU  D'ESCOUCHT.  13 

gDouries  qu'il  teooit  de  luy.  Lesquels  avibaxadeurs 
farreat  receux  à  grant  joje  ',  et  plusieurs  preseos  leur 
furenr  eovoiez  de  par  la  ville.  Et  le  lendemain  ou  en 
hrief  apprez ,  ceulx  de  la  ville  se  mireot  ensatnble  en 
la  maison  de  la  ville,  où  assamblèreot  grant  nombre 
de  pœupple.  Et  eutx  îllec  ainsy  assamblez,  iceulx  am- 
baxadeurs  leur  présentèrent  les  lettres  du  Roy ,  les- 
quelles contenolent  comme  il  envoioit  devers  eulx 
lesdis  ambaxaddeurs,  ainsi  comme  il  avoit  fait  devers 
le  dnc,  afin  de  trouver  ung  traictié  de  paix  entre  eux; 
et  au  surplus  qa'ilz  voulsissent  adjouster  foy  ad  ce  que 
sesdis  ambaxaddeurs  leurdirroient  de  par  lui  touchant 
ceste  matère.  Desquelleslettresfurreot  moult  joyeux. 
Et  aprez  ta  lecture  d'icelles,  fii,  par  la  bouche  du- 
dit  procureur  gênerai ,  dit  et  remonstré  ausdis  de  Gand 
les  graus  plaintes  et  doléances  que  faisott  Je  duo ,  leur 
seigneur ,  d'eulx  et  de  leur  gouvernement ,  en  repre- 
nant tout  au  long  les  faultes,  abus  et  extorcions  qu'ilz 
avoient  commis  envers  luy  panpluseurs  fois,  et  jà 
par  longue  espace  de  temps  ,  qui  n'estoient  pas  choses 
raisonnables,  ne  pour  laissier  couller  soubz  dissimu- 
lacion;  et  pluseurs  aultres  choses  à  ce  propos,  qui 
trop  seroient  longues  à  Yeciter'.  Sur  lesquelles  re^ 
monstntnces  ainsi -faictes,  prinrent  delay  pour  y  res- 

i.  On  vint  au-devant  d'eux  à  une  lîeue  de  la  ville,  ■  en  grant 
appareil.  >  Post-tcriptum  du  24  juin  à  la  Jieiatiolt  des  ambasta- 

-  3.  Le  chroniqueur  fait  jouer  ici  aux  ambassadears  français  un 
rôle  qui  n*est  d'accord  ni  avec  leurs  insiractions,  ni  avec  l'attitude 
qa'iis  prirent  devant  te  duc.  H.  Kerv7n  de  Lettenhove,  dont  te  récit 
a  la  valeur  d'une  relation  contemporaine,  dit  an  contraire  que  les 
ambassadeort  déclarèrent  i  <  que  si  l'on  ne  pouvait  parvenir  à  la 
paix  par  voies  amiables,  le  Roi  de  France  était  prêt  à  mainienir  le 


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14  CBBOniQUE  [1452] 

pondre;  et  au  jour  qui  fut  prias  de  iiuire  ladicte  res- 
poDce,  sur  chascun  article  respMidirreDt. 

Lesquelles  responce$  n'estoieut  pas  de  grant  effect 
De  n'estoieut  raisounables;  car  le  plus  grant  coulleur 
qu'ilz  prenoient,  esloient  de  ce  qu'Uz  deisoient  que  ledit 
duc  avoit  Tolu  mettre  sus ,  en  ladi<^  comté ,  la  ga- 
belle du  seel ,  dont  s'estoit  depportez  au  par  avant  le 
commencement  de  ladîcle  gueire,  comaoe  oy  avez  par 
cy  devant. 

Et  quant  lesdis  ambaxaddeurs  eulrent  oy  icelle*  res- 
'les  leur  sambloient  mains  que  souffi- 
la  qu'ilz  trouveroient  bien  manière  de 
de  paix;  et  leur  dirrent  que ,  s'ilz  es- 
ils  envoieroient  devers  le  duc ,  aflin 
certainne  espace  de  temps,  pour  ce 
communicqtôer  les  ungE  aveuc  les  aul- 
Bce  de  trouver  ledit  traictié  de  paix; 
contens.  Et,  sur  ce^  iceulx  ambaxa- 
rreot -devers  ledit  duc,  auquel  dirent 
nt  besoingnié,  eu  lui  requérant  quy 
der  trêves  le  terme  de  six  sepmainnes;. 
erallement ,  car  il  ne  desirroit  [>as  la 
;tructionde  sessubgez,  sefairelepooit 

par  autorité  de  justice,  if  Histoire  de  Fïandre; 

1 .  iiuua  tiujuu:>  deroir  eaocer  dans  quelques  détaib  sur  les  né- 
gocUtisBS  qui  précédèrent  celte  trêve.  —  Dès  l'arrÎTée  des  ambas- 
sadeurs français,  des  députés  avaient  été  uammés  par  les  Gantois 
pourtraiter  de  la  paix,  avec  les  députés  du  duc,  par  l'entremise 
des  ambassadeurs.  Ces  députés  revinrent  de  Tennoode  i  Gand,  le 
S  juillet,  porteuia  des  coadîtii»is  auxquelles  les  ambassadeurs  du 


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[<U«]  DE  MATHIEU  D>ESOOUCHY. 


CHAPITRE  tXXXV. 

Comment  les  trêves  furent  publiées  en  la  TÎlle  de  Lille 
entre  le  duc  de  Bourgoingne  et  ceuU  de  Gaad. 

Ces  trêves  avant  dicles  ainsy  accordées  et  faictes 
d'uD  costé  et  d'autre,  furent  publiées  eo  la  ville  de 
Lille  et  en  pluseurs  aultres  boones  villes  appartenans 
audit  duc,  tant  en  tadicte  comté  de  Flanddres  comme 
es  marcIies  de  Picardie,  et  pareillement  en  icelle  ville 
de  Gand  et  es  aultres  bonnes  villes  y  marcbissans  ;  et 
ce  fait ,  ordonna  ses  garnisons  estre  mises  et  assizes  es 
villes  tenans  trontien^  contre  ceulx  de  Gand ,  c'est 
assavoir  Courtray ,  Thenremonde ,  Alos  et  Audenarde. 
Et  sj  eut  volenté  en  niettie  eo  la  ville  dé  Bruges;  mais 

Hoi  demandaient  que  les  Gantois  se  soumissent.  La  formule  de  sOb- 
misdon,  envoyée  le  même  jour  par  les  Gantois,  n'ayant  pas  été 
i^iréée  par  les  ambassadeurs,  fui  renvoyée  par  ceux-ci.  Mais  lo 
11  juillet,  les  trois  membres  de  la  ville  déclarèrent  vouloir  s'y 
tenir.  Les  ambassadeurs  vinrent  alors  à  Gand,  et,  après  de  nom- 
breux pourparlers,  obtinrent,  le  1 S  Juillet,  l'adoption  d'une  cédulè 
qu'ils  avaient  pfésoitée.  C'est  en  considération  de  cette  soumission 
(]uc  le  duc  accorda,  par  ses  lettres  du  1 9  juillet,  une  trêve  de  six* 
semaines.  Une  condition  trouvée  trop  dure  par  les  Gantois  en 
empêcha  l'acceptation.  Enfin,  le  21  juillet,  le  duc,  oédant  aux 
instances  des  ambassadeurs,  accorda  aux  Gantob  une  trêve  sans 
réserve,  qu'ils  promirent  le  même  jour  d'entretenir.  Note  de  M.  Ga- 
chard,  I.  U,  p.  103,  et  pièces  publiées  dans  sa  ColUetion  de  dacU' 
menu  inéditi,  I.  U,  p.  118-12ÎI. 


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16  CHRONIQUE  [1452] 

ceulx  de  ladicte  ville ,  euix  de  ce  advertîs ,  fîreot  re- 
queste  audit  duc,  qui  ne  leur  envoiast  nulle  garnison 
en  icelle ,  et  que  sans  quelque  faulte  il  les  trouveroit 
bons  et  leaux  subgez,  dont  il  fut  assez  content ,  car  le 
plus  qu'il  pooit  les  eotretenoit  en  amour,  pour  doubte 
que,  se  ilz  se  fiisseot  tournez  aveuc  lescfis  de  Gand,  il 
eut  eu  plus  à  faire  que  devant.  Ce  nonobstant,  se  leur 
Hst-il  dire  que,  puisqu'ilz  ne  voUoient  pas  la  garni- 
son ,  du  mains  qu'ilz  eussent  ung  cbief  et  cappitainne 
dedens  ta  ville,  de  là  par  lui ,  pour  demourer  aveuc 
eulx>  auquel  se  consilleroient  et  ralieroient  se  be- 
soing  leur  estoit;  de  quoy  furent  très  contens.  Et  y 
fut  commis  le  seigneur  de  Grutuze*,  pour  tant  qu'il 
estoit  de  la  nacion  de  la  ville ,  et  aussi  fort  amé  du 
commun  pœupple  d'icelte. 


CHAPITRE  LUXVI. 

Comment  messire  Antbpiae,  bastard  de  BourgoingUe,  et 
messire  Jaques  de  Lalain  nièrent  jus  les  Gantois  devant 
Hulst. 

G>mbien  que  lesdictes  trêves  eussent  ainsy  esté 
'accordées  et  publiées',  ce  nonobstant,  les  Gantois 

1  Louis  de  Bruges. 

2.  L'attaque  de  Hulst,  dont  le  récit  va  suivre,  eut  lien  le  39  juin. 
En  l'entreprenBDt,  les  Gantais  ne  rompîront  doue  ni  la  trêve  de  six 
semaines,  conclue  le  21  juillet  seulemoit,  ni  une  autre  trêve  de  trois 
joiu^,  qui  commença  le  26  juin. 


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■  [IkJM]  DE  MATHIEU  lyESCOUCHT.  17 

estans  l<^ez  dedens  Morbecque  et  autres  gens  tous 
assamblez  du  plat  pays ,  sachaos  que  le  baslard  de 
Bout^ingne ,  messire  Jaques  de  Lalain ,  et  aucuns 
alitres  seigneurs,  estoient  logiez  en  ung  gros  Tillage 
nommé  Huist,  assez  prez  dudit  Horbecque,  qui  est 
oudil  pays  de  Wast ,  ouquel  pays  estoient  encores  lo- 
giez ledit  duc  de  Bour^ingne ,  le  comte  de  Charol- 
lois,  son  Ciiz,  les  comtes  d'Estampes  et  de  Saint-Pol, 
et  touttes  les  autres  compaingnies  qui  estoient  logiés 
bien  arrière  dudit  HuIst ,  et  à  ceste  cause  lesdis  Gan- 
tois cuidèrent  trouver  et  soupprendre  iceulx  seigneurs 
soubz  umbre  desdictes  trêves,  cuidans  que  ilz  ne  fus- 
sent que  ung  petit  nombre  de  gens.  Mais  ilz  n'estoient 
aucunement  advertis  que  les  Hollaodois  et  Zellandois 
y  Tussent  logiez,  qui  estaient  en  grant  nombre,  et  sur 
cestecoondencelesdisdeGand  se  allèrent  logier  devant 
ladicte  'ville  de  Hulst,  en  nombre  de  tiii  mille  combat- 
tans  ou  environ,  à  iutencioo  de  les  ruer  jus.  Mais  in- 
continent que  lesdis  bastard  de  Bourgoingne  et  mes- 
sire Jaques  de  Lalaing  forent  de  ce  advertis,  se  mirrent 
en  armes,  et  sallirrent,  atout  ce  qu'ilz  avoient  de  gens, 
sur  iceuls  Gantois ,  où  il  y  eut  très  dure  et  merveil- 
leuse escarmuche,  tant  d'un  costé  comme  de  l'autre. 
Et  combien  que  iceuU  Gantob  fussent  en  plus  grant 
'  Douibre  que  les  seigneurs  dessusdis ,  neantmotns  sy 
lurent  incontinent  deffais,  mis  en  desroy  et  en 
fuitte',  car  ilz  n'avoient  point  de  chief  qui  les  con- 

1.  La  caoM  de  cette  déroute,  que  le  chroniqueur  passe 
aoQS  âlence,  fat  la  trahison  de  Licvin  de  Smet ,  hoofbnui  d'Asse- 
Béde,  qui  portût  la  bannière  de  Gand  et  passa  1  l'ennemi  au 
cri  de  fipe  Bourgaffut  Gâchant,  d'après  le  Registre  âté,  t.  II, 
p.  103. 


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18  CHROmQUB  [UtW} 

duiiùst*.  A.  laquelle  saillie  moni,  comme  il  me  fu  rap- 
porté, de  Tni  cens  à  mille  combattans  desdis  Gantois, 
et  sy  en  eult  grant  acmbre  de  prisonniers.  Lesquelles 
nouvelles  furent  tantost  seignifHées  audit  duc,  qui,  sans 
long  séjour  ,  atout  son  armée ,  tirra  son  chemin  au- 
dit Horbecque  ;  mais  ainchois  qu'il  y  peust  estre  ar- 
rivé ,  les  Gantois  estans  dedens ,  sacbans  la  venue  dii- 
dit  duc,  abandonnerrent  ladicte  place  et  s'cnfouyreni; 
et  lui  ilec  arrivez,  le  fist  desempsu^r  et  y  boutter  le  feu . 
De  laquelle  entreprinse  lesdis  ambasadeurs  furrent 
mal  conteus  et  congnurreot  bien  lors  que  ce  n'avoient 
pas  esté  gens  de  bien ,  ne  ajrans  grant  eotendemeat. 


CHAPITRE  LXXXVII. 

Comment  le  duc  de  Boui^oingne  se  parti  du  pays  de  Wtai 
et  tint  en  la  Tille  de  Lille,  apprez  les  tràves  publia 
entre  lui  et  ceulx  de  Gand. 


Ceste  besoingne  ainsy  achevée,  le  duc  de  Bour^oin- 
gne,  veans  qu'il  avoit  mis  en  son  obéissance  les  plus 
fortes  places  du  pays  de  Wastz  et  qu'il  n'y  avoit  mais 
chose  qui  luy  peut  porter  préjudice,  aussy  qu'il  avoit 
accordé  les  trêves  dont  dessus  est  faicte  raencion ,  se 
parti  d'icellui  pays  de  Wastz  aveuc  touttes  ses  com- 


1 .  Erreur.  Leur  chef  était  Jtan  de  Vm,  qui   vtoait  d'être 
nommé  capitaine  de  Gand.  Gachard,  /,  c. 


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[1491]  DE  MATHIEU  D'ESCODCHT.  19 

paingoies,  car  plus  ne  lui  estoit  besoïng  tenir  tes 
champs;  et  aussy  cbascun  jour  les  geos  estaus  eD 
iceDiri  pays  se  preDoteot  par  graos  compaingnies , 
tous  deschaus  et  à  nues  testes,  où  il  passoit,  devant 
lui,  criant  mercy  ;  lesquels  il  recepvoit  benignement. 
Et  ainsy  se  tîrra  hors  d'icellui  pays,  et  ordonna 
cbascun  *soy  tirer  en  sa  marche  et  en  leurs  hostels , 
sauf  ceuK  qu'il  avoit  ordonné  demourer  es  garnisons  . 
des  frontières  ;  et  lui ,  son  61z  le  comte  de  Charollois , 
et  aveuc  eulz  les  comtes  d'Estampes  et  de  Saint-Pol , 
et  pluseurs  autres  grans  seigneurs,  se  retraireut  eu  la 
Tille  de  Lille ,  et  en  leurs  compaingnies  les  ambaxa- 
deon  du  Roy,  desquels  cbascun  faisoit  grant  joye ,  car 
il  sambloit  à  pluseurs  que  par  leur  moyen  la  paix 
d'îcelle  guerre  seroit  trouvée. 


CHAPITRE  .LXUVIII. 

CtmmMDt  aucnnes  communes  teaaat  le  parti  de  ceulx  de 
Gand  tîm«Dt  les  champs  ou  pays  de  Flandres,  nonobstant 
le»  trêves  puLUées. 

Durant  le  teoq»  desdictes  trêves',  aucuns  qui,  à 
l'occasion  de  ladicle  guerre ,  avoient  perdu  le  leiu*,  et 

i.  Nouvelle  erreur  de  date.  L'expédition  dn  bâtard  de  Blanc- 
Estrain  est  du  17  septembre,  et  par  conséquent  postérieure, 
non-seul  ctnent  aux  trêves,  maïs  à  la  sentence  publiée  le  4  »ep- 


îBbvGoôglc 


ÎO  CHROHIQUE  [148Î] 

autres  de  raeschant  estât,  tant  de  ladîcte  ville  de 
Gand  comme  du  pays,  se  assemblèreot  et  mirent 
ensamble  en  grant  nombre ,  et  firent  ung  cappitainne 
de  l'un  d'eulx,  qui  nommoieot  le  cappitainne  de 
la  Verde-Tente,  lesquelz  tenoient  tes  bosquaiges  et 
les  champs,  sans  converser  ne  reparer  en  icelle  ville 
de  Gand;  qui,  cedit  temps  durant,  fîrren\  pluseurs 
dommages  en  ladicle  comté  de  Flandres,  car  nulz, 
d'un  costé  ne  d'autre,  n'osoient  aler  par  les  champs  ; 
pour  ce  que  ceulx  qui  estoient  trouvez  desdictes  gens, 
mais  que  ilz  fussent  plus  fors,  estoient  souvent  des- 
troussez ,  et  aucunes  fois  et  de  fait  mors  et  ocfais.  Et 
qui  plus  est,  icelles  trêves  durant,  ardirrent  deux  gros 
villages  en  ladicte  comte ,  c'est  assavoir  la  ville  de 
Hulst,  dont  cy  devant  avons  parlé,  et  la  ville  de  Harle- 
becque.  Lesquelles  choses  venues  à  la  congnoissance 
duditduc,  fut  moult  desplaisant,  etremonslra  ausdis 
ambaxadeurs  du  Roy  Charles  le  gouvernement  desdis 
de  Gand,  pensant  que  telz  besoingnes  se  faisoient  par 
l'ordonnance  et  commandement  de  ceulx  de  ladicte 
ville  de  Gand;  lesquelz  ambaxadeurs  n'y  savoient 
mettre  ne  donner  provision  de  remedde,  sy  non 
qu'ilz  envoièrent  devers  lesdïs  de  Gand ,  remonstrer 
ces  choses ,  et  comment  c'estoit  grandement  leur 
faulte  et  deshonneur.  Sur  quoy  firrent  responce,  que 
lelx  mallefîces  n'estoient  pas  fais  par  leur  ordonnance, 
et  que  c' estoient  gens  de  pays  assamblez  et  de  mes- 
chant  estât,  qui  ne  se  trouvoïent  pas  en  ladicte 
ville,  dontilzestoient  très  courrouchiezetdesplaisans. 
Neantmains  que  pendant  ledit  temps,  qui  avoit  la 
fortune  de  perdre,  il  perdoit,  et  demourroit  en  cest 
estât,  car  on  ne  savoit  sur  quy  adreschier  pour  en 


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[4452]  DE  BfÂTHIEU  D'ESCOUCHT.  21 

prmdre  piignicion  ;  et  pour  ceate  cauae  folsoit  dange- 
reux aler  de  lieu  en  autre. 


CHAPITRE  LXXXIX. 

Comment  la  paix  fut  publiée,  et  la  condempnaâoa  de  ceulx 
de  Gaad  envers  le  duc  de  Bourgoingoe ,  en  la  ville  de 
liUe. 

Or,  poez  assës  savoir  que,  durant  le  temps  desdictes 
abstinences,  plt^eurs  consauls,  voyages  et  assambléez 
furent  fais,  tant  au  moyen  desdis  ambaxadeurs  comme 
des  nacioDS,  dont  c;  devant  avons  parlé,  par  entre 
les  parties.  Lesquelz  consaulx  et  assamblées  se  fai- 
soient  en  ladicte  ville  de  Lille,  où  illec  lesdis  de  Gand, 
en  grant  nombre*  et  en  grant  pompe,  se  trouvoient 
souventes  fois,  et  aveuc  euli  admenoient  ung  advocat 
de  la  court  de  parlement  qui  se  nommait  maistre  Jeban 
de  Poupaincourt,  lequel  estoit  à  leur  pencion  et  à 
leurs  gaiges,  qui  faisoit  les  propositions  desdis  de 
Gand  par  devant  les  gens  du  conseil  dudît  duc*,  car 
<mques  à  nulles  d'icelles  assamblées,  pour  tant  que 

1.  Ss  étaient  doute,  d'après  le  Registre  de  la  CoUace,  cité  par 
QtàaiA,  I.  e.,  p.  lOS,  et  auquel  on  doit  ajouter  foi  plutôt  qu'Ji 
Jacque«thiQerG(|,<jui  dit:* envoyèrent  leurs  depputés  jusques  au 
nombre  de  cinquante  cheralliers.  > 

2.  >  Us  scavoient  bien  qu'îcelui  avocat  estoit  l'un  des  hommes 
du  monde  qui  plus  haioit  le  duc.  ■  Chronique  de  Jaequei  de  Lalatn, 
ch.  xcTui. 


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22  CHRONIQUE  [H52] 

iceuU  de  Gand  y  estoieat,  ne  se  volu  trouver'  :  et  y 
avoit  commis  ledit  comte  de  CharoUois,  son  (ilz,  et 
sondit  Depveu,  le  comte  d'Estampes,  qui  à  toutte 
dilligence  tenoit  la  main  et  rendoit  graot  painoe 
y  trouver  le  traictié  -,  car  aussy  lesdis  de  Gand  avoient 
en  lui  grant  conftdeDce , ,  pour  ce  qu'ilz  savoient 
véritablement  que  tousjours  icellui  comte  d'Estampes 
les  avoit  eu  pourrecommandez  envers  ledit  duc,  et  qu'il 
estoit  renommé  de  preudommie.  Ausquelz  consaulx 
et  a^amblées  y  eut  pluseurs  cboses  remonstrées  d'un 
costé  et,  d'autre;  car  chascun  se  plaignoit  fort.  Et 
ainsi  que  iceulx  consauU  se  faisoient,  qui  durrèrent 
par  longue  espace  de  temps,  lesdictes  trêves  prinrent 
fin,  environ  l'issue  d'aoustdecestan*,  et  ainchois  que 
nul  traictié  ne  appoinctement  y  peut  estre  trouvé.  Mais 
0u  moyen  de  iceulx  ambaxadeurs,  elles  furent  rallon- 
giés  de  sept  jours  seultement;  dedens  lequel  temps 
fu  tellement  labourré  par  lesdîs  ambaxadeurs*,  que  le 

t.  n  y  vint  pourtant,  car  c'est  là  qne,  le  tt  aoit,  les  ambas- 
sadeurs de  France  abordèrent  enfin  le  second  point  de  leur  mis- 
sion, la  restitntioa  sans  rachat  des  villes  de  la  Somme.  On  peut 
voir  dans  la  relation  des  ambassadeurs  (Ms.  Bainze  967S*,f.  209) 
la  fierté  dédaigneuse  avec  laquelle  le  dnc  Philippe  accueillît  cette 
récIamation.Les  délais  desambassadenrs,  qui  déjà  peut-être  avaient 
touché  l'or  bourguignon,  l'assurance  que  le  duc  possédait  &  ce  mo- 
ment que  le  Roi  allait  être  inquiété  par  les  Anglais  en  Guyenne, 
lui  permirent  de  rejeter  bien  loin  la  demande  faite  par  Charles  Vil 
et  de  lui  lancer  même  une  sorte  de  défi  en  disant  :  c  qu'on  savoit 
bien  les  causes  de  la  cession  des  villes  de  la  Somme,  mais  qu'il  ne 
les  vouloit  point  dire  pour  Tbonneur  du  ïtoi.  ' 

2.  La  trêve  n'expirait  que  le  S  septembre,  à  midi.  Gaduid, 
Documents  inédits,  t.  II,  p.  123. 

3.  SiUen,  en  effet,  que  le  duc  leur  accw^a  24  000  livres  «pour 
cause  de  leurs  vacations,  frais  et  despens,  faits  par  longtemps^iu'ils 


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[«481]  DE  MATHIEU  IVESCOUCHT.  13 

Iraictié  et  accord  fui  trouvé.  Lequel  traiotié ,  le  lundy 
im*  jour  4e  septembre  do  cest  ao  cinquante  deux ,  fut 
publié  ou  cloistre  de  l'église  SaiolrPierre  de  Lille ,  eo 
la  présence  tant  desdis  ambaxadeun  comme  les  ^ens 
du  conseil  dudit  duc ,  ceulx  qui  y  estoient  aivoiez  de 
par  ladiete  ville  deGaud',  et  pluseurs  chevalliers  et 
escuiers  et  aultres  gens  de  pluseurs  estas,  eu  très 
grant  nombre,  illecassamblez  pour  ceste  cause,  eo  la 
fourme  et  manière  qui  l'ensieult  : 

«  Premièrement,  lesdis  deGand  furent  condempnez, 
par  la  vmIu  dudit  Iraictié,  qu'ils  ysleroient  hors  de 
ladîde  ville  de  Gand ,  une  demie-lieue  loiog ,  c'est  as- 
savoir les  hosmans  et  leurs  coosnlliers ,  en  plus  leurs 
chemises  et  testes  nues,  et  les  aultres,  jusques  au 
nombre  ée  ii  mille  hommes ,  deschaulz  et  sans  cLap- 
peroD  ;  et  illec,  eo  la  présence  dudit  duc  ou  comte  de 
CharoUois  son  filz ,  à  tel  jour  qu'il  plairoit  à  declair- 
rier  ^  en  leur  seigniffiant  icellui ,  estoient  tenus  par  la 
boudie  de  l'un  d'eulz ,  et  advoué  de  tous  les  aultres, 
dire  en  haulte  vois  et  en  langue  franchoise  :  que 
faussement  et  mauvaisement ,  comme  mal  advisez , 
ils  avoient  esté  rebelles  et  desobeissans ,  et  fait  ce 
qu'ilz  avoient  fait  sans  cause  et  par  mauvais  consml  ; 

<»t  Kioumé  qiund  îli  ont  été  en  ombusade  par  dever»  lui 
de  par  le  Roi;  ■  nuis  ils  ne  reçurent  d'abord  qu'un  A-compte 
de  fiOOO  lirres.  Compte  de  la  recette  générale  'Je*  finance!  de 
iVSl.  Note  de  U.  Gacbard,  l.  e.,  p.  tO«.  Cf.  i.  du  Clercq,  I.  U, 
eh.  xxm. 

1.  £rreur.Lctdépiitésfl«nMnd(éuiait  rentr«sàGandle3tep- 
tenlve,  et  le  8  iq>tenibre  la  CcUaee  rqelait  d'une  voix  la  sentence 
des  ambasMdenn,  contre  laquelle  les  Gantois  proteilèrent  le  SI  sep- 
lenbt  par  nue  lettre  adressée  an  Roi  et  dans  laquelle  ils  lui  dé- 


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t4  CHRONIQUE  tHSS] 

et  de  Ce ,  tous  à  une  voix',  enlx  estans  tous  à  genoulx, 
crier  mercy  audit  due  ou  à-soodit  filz. 

■>  Item ,  les  deux  porte»  par  lesquelles  ilz  se  par- 
tinrent  de  ladicte  ville  de  Gaod  ,  le  jœudi  aprez  Par- 
ques, quant  ilz  allèrent  mettre  le  siège  devant  la 
ville  d'Audeaarde ,  seroient  à  touajours  fermées  et 
condempnéez,  sans  les  ouvrir,  les  jours  de  jœudy. 

V  Item ,  l'autre  porte  par  laquelle  ilz  partirrent 
pour  aler  en  bataille  contre  lui  à  Ripplemonde,  eatoit 
coodempnée  à  tousjours  à  estre  close  et  enmurée. 

a  Itxm ,  eMoient  louttes  leurs  banières  et  assam- 
bléez  qu'ik  avoient  acoustumé  de  faire,  abolies  et 
mises  au  neaut ,  lesquelles  banières  dévoient  estre 
enferméez  en  ung  coffre,  ou  beflroy  de  ladicte  ville , 
auquel  devoit  avoir  t  clefz ,  desquelles  le  bailli  de  la- 
dicte ville ,  commis  par  ledit  duc,  en  devoit  avoir 
l'une,  et  les  autres  lui  dévoient  estre  gardèez  par  cer- 
tans  doyens  des  mestiers  de  ladicte  ville  ;  et  sy  ne  se 
dévoient  plus  assarobler  en  icelle  ville ,  en  manière 
d'assamblée,  comme  ilz  avoient  acoustumé  faire, 
sans  la  licence  dudit  duc  ou  de  son  bailli. 

Item ,  pour  ce  qu'il  y  avoit  en  icelle  ville  six  mes- 
tiers ,  que  on  uommoit  de  la  place ,  lesquelz  se  as- 
sambloient  en  uug  lieu  ad  ce  ordonné ,  ladicte  place 
leur  estoit  interdicte  ;  et  se  assambleroient  doresena- 
vant  cbascun  à  par  soy ,  autre  part  et  en  divers  lieux 
loingtains  l'un  de  l'autre,  et  ce  par  l'advis  dudit  bailli 
et  de  la  loy  qui  seroit  renouvellée. 

«  Item,  aussy,  qu'ilz  avoient  mis  sus  et  donné  li- 
cence à  uog  très  grant  nombre  de  gens,  tant  en  la- 
dicte viHe  comme  à  l'environ,  qui  portoïent  blans 
chapperons,  lesquelz   soubz  umbre  du  port  qu'ilz 


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[IWÎ]  DE  MATHIEU  D'ESCOUCHY. .  Î3     - 

avoient  -ad  cause  desdîs  hlaos  chapperoos ,  0ûsoieot 
souveotes  fois  des  oppressions  x  sim- 

ples gens  du  plat  pays,  Tarent  onettre 

jus  telles  assambléez  ;  el  lesdis  is  def- 

feodus,  sur  painne  de  conlts  et  de  ^ 

biens. 

«  Item  au^y,  pour  ce  qu'ilz  avoient  accoustumé , 
quant  ilz  escripvotent  à  aucunes  des  bonnes  villes  ou 
villages  sur  lesquelz  îlz  avoient  [nrevilleiges ,  ou  à  au- 
cuns de  leurs  bou^ois  ou  subgeclz,  en  leurs  lettres 
ïnissibles,  en  marge  ou  desseure,  se  metloient  les  sei- 
gneurs de  Gond,  laquelle  chose  estoit  bien  préjudi- 
ciable audit  duc  ,  furent  aussy  condempnez  jamais 
eulx  ainsi  mettre  ne  escripre  en  choses  quelzconques. 

■  liem ,  ils  furent  encores  condempnez  de  jamais 
prendre  quelque  congnoissance  sur  les  officiers  fais  et 
créez  par  ledit  duc ,  en  ladicte  ville. 

«  liem ,  avoient  acouslumé  de  faire  souvent  plu- 
seurs  evocacîons  sur  les  gens  du  paya,  dont  aucuns 
estoient  souventes  fois  fort  travailliez  sans  cause  rai- 
sonable,  dont  ilz  abuzoient,  et  pour  ceste  cause  fu- 
rent condempnez  jamais  pooir  faire  lesdictes  evoea- 
cions ,  et  leur  fut  interdit  par  la  vertu  d'icelle  con- 
dempnaciun. 

a  Item ,  fut  appoinclié  que  ledit  duc  averoît  dores- 
oavant  la  moictié  du  renouvellement  de  la  loy  de  la- 
dicte ville,  sans  ce  que  les  grans  doyens,  en  ce,  ne  à 
faire  jugemens,  eussent  pooîr  et  auctorité  quelzcon- 
ques ;  et  deveroDt  eslre  esleux  gens  notables  et  preu- 
dommes  du  corps  de  la  ville,  pour  à  ce  commettre, 
sans  avoir  regard  de  quelque  membre  ou  doyenné  de 
ladicte  ville ,  pour  y  commettre. 


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S6  CHROmQUE  [UU] 

«  Item  aussy,  de  ce  jour  en  avant,  De  pourront  ce 
deveroieot  faire  ne  mettre  sus  quelques  estatus  ou  edis 
-  en  icelle  ville,  sans  l'exprès  consentement  du  bailli 
d'icelle  ville,  commia  de  par  ledit  duc. 

«  i/«/n,  ils  coDgDoisteroieDt  de  leurs  bourgois,  es- 
tans  en  leur  ville ,  saus  plus ,  et  en  useraient  saloo 
leurs  previUeiges,  et  non  autrement;  et  eu  ce  estoit 
ost^  la  congnoissance  des  bourgois  forains. 

K  Item ,  ils  ne  porront  jamais  attribuer  à  leur  coi^- 
noissance  des  excès  perpettrez  par  les  bourgois ,  sur 
autre  jurridicîon,  synonde  leursbourgoistant  seulle- 
ment.  Oucastouttes  voyesqu'ilzaeseroicDtcontensde 
sortir  en  tout  jurridicion  soubz  la  justice  du  lieu  ,  et 
ce  qu'il  y  avoit  audit  traictié  une  clause  qui  faisoit  ex- 
presse mencioD  des  bannissemens,  ceste  clause  fut 
ordoDoée  estre  renvoyée  et  estre  discutée  par  les  gens 
du  conseil  de  la  chambre  de  Flandres ,  et  jour  assigné 
au  second  jour  d^octobre  apprez  ensievant. 

■  Item,  furrent  declairiez  et  mis  au  néant  tous- 
estaïus,  edis  et  ordonnances  quelzconques,  qui  par 
ceulx  de  Gand  avoient  esté  fais  par  cy  devant,  sans 
y  avoir  appelé  le  bailli  et  la  loy  de  la  ville  ;  et  sy 
devoît  ladicte  loy  estre  renouvellée  par  ledit  duc  ou 
ses  commis,  audit  second  jour  d'octobre,  en  mettant 
au  néant  celle  qui  estoit  lors. 

a  Item ,  furent  condempnez  ceulx  de  ladicte  ville  de 
Gand  envers  ledit  duc,  pour  l'amende  proufRtable, 
en  la  somme  de  deux  cens  cinquante  mille  escus  d'or, 
dont  les  x.  mille  se  dévoient  paier  au  jour  du  Noél 
ensievant;  les  autres  l  mille,  au  jour  de  la  my 
aoust  apprez;  et  ainsy  de  my  aoust  eu  my  aoust,  à 
chascune  fois  l  mille  ^  josques  au  plain  paiement  de 


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[I4SS]  DE  UATHIEU  IVESCOnCHT.  i^ 

ladicte-somme.  Et  au  regard  de  ce  qu'ilz  demandoient 
tcusjours  avoir  le  ressort  à  eulx  des  villes  d'Audenarde, 
Courtray,  Thenremonde ,  du  pays  de  Wastz,  des 
Qualre-Mesliers  et  de  Brevillers,  lesdis  ambaxadeurs 
le  reliDrent  à  leur  congooissance ,  pour  par  eulx  eu 
ordonner  et  appoincte*  dedens  ung  aarcnsievaDt.  » 

Et  moyeDDant  les  choses  avant  dictes,  ledit  duc 
leur  devoit  pardonoer  tous  leurs  meflais ,  sans  toutles- 
voyes  porter  préjudice  en  rien  aux  reservacioos  des 
choses  avant  dictes.  Et  sy  dévoient  demeurer  en 
paix,  et  eulx  monstrer  doresenavaot  et  estre  vrays 
et  obeissans  au  duc,  comme  bons  et  leaulx  snbgez 
doivent  faire  à  leur  prince  et  naturel  seigneur. 

Apprez  laquelle  publicacion  et  ladicte  pais  ainsi 
pronuncée  et  manifestée  par  toutte  ladicte  comté  et 
les  autres  pays  dudît  duc,  chascuif  se  esjoyssoit  et 
^frboit  grant  chière.  car  H  sambloit  aux  marchans, 
."t{ue  doresenavant  communicquerâient  et  feriyent  leur 
marchandise,  les  ungz  aveuc  les  autres,  ainû  qu'ilz 
avoient  acoustumé  ;  mais  assez  tost  apprès,  leur  joye 
tourna  en  desplaisance,  parce  que  lesdis  de  Gand  ne 
tinrent  en  brief  temps  apprez*  le  traictié  et  appoincte- 
mait  devant  dit. 

I.  Il  faudrait  dire  qu'ils  ne  l'acceptèrent  jamais.  Ils  reprirent 
les  annes  aossitAt,  et,  dés  le  17  septembre,  les  compagnons  de  U 
Verte-Tente   allèrent  attaqner    Hulst,    comme    ou   l*a    vu  an 


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CHAPITRE  XC. 

Gomment  ceux  de  la  ville  et  cité  de  Bordeaux  faiiHerrent 
leurs  sermens  qu'ils  aTOÎent  fait  au  Boy  Charles.' 

Vous  avés  oy  comment  le  duc  de  Boui^oingae  avoit 
fait  publier  le  traicUé  qui  avoit  esté  fait  entre  lui  el 
ceulx  de  sa  ville  de  Gand,  en  l'année  précédente, 
aussy  les  grans  conquestes  que  le  Roy  Charles  avoil 
fait  icelle  année  es  duchiés  de  Guieane  et  de  Borde- 
lois,  ei  commeat  ceulx  de  ses  bonnes  viUes,  aveuc 
les  trois  estas  desdis  pays,  avoient  fait  les  seremens 
de  lui  obéir,  coiume  bons  et  leaux  subgez  ;  ce  qu'ilz 
ne  tinrent  pas;  car, *en  ta  Gn  de  ladicle  année,  iceulx 
de  Gand  changèrent  propos,  comme  font  gens  de 
comniunaulté  et  sans  chief  où  nulz  princes  ne  aultres 
gens  d'entendement  ne  se  doivent  fier  en  uag  mou- 
vement, ne  vorrent  tenir  ne  accepter  ce  traictié, 
ainsy  dont  cy  devant  est  faicte  mencion,  qui  Tut 
publié, 
r  Et  samblablement  ceulx  desdis  pays  de  Guieaae 
\et  de  Bordelois ,  en  icelle  metsme  année,  rompirrent 
et  faussèrent  les  seremens  et  lettres  qu'ilz  avoient 
fais  et  bailliés  pour  la  guerre  qui  avoit  esté  icelle  aunée 
précédente,  par  le  Roy  Charles  de  France,  sur  euix 
faicte.  Et  jassoit  ce  que  les  lettres  par  eux  passéez ,  au 
moins  par  les  deppultez  en  ceste  partie,  c'est  assavoir  : 
Pierre,  archevesque  de  Bourdeaux  ;  Bertram,  seigneur 


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[1452]  DE  MATHIEU  D'ESCOUCHT.  19 

de  Hontferant;  Gaillard  de  DureBbrt,  seigneur  de 
Duras;  Bertrand  de  Chartreuse',  maire  dudit  Bor- 
deaux ;  Jebatr  de  la  Luide ,  seigneur  de  Brèdre  ;  Ber- 
tram  d'Angein,  seigneur  de  Royon ,  et  Guillaume 
OdderoD,  seigneur  de  Lanssac,  fussent  seingoéez  de 
leurs  seingz  manuelz,  desquelles  cy  devant  est  faicle 
plainne  declaracion ,  ileantmaÎDs  faussèrent  leurs  dis 
seremenSf  comtne  dit  est,  et  allèrent  contre  tout  ce 
qu'îlz  avoient  promis  et  juré;  et  remirent  ladicte  , 
cite  de  Bordeaux,  eosamble  les  bonnes  villes  et 
fortresses,  en  l'o  i  seigneur  de  Talbol,  che- 

▼allier  anglois,  i  Roy  Henry  d'Angleterre  ,j 

et  ce  se  fist  pai  <a  du  seigneur  de  Duras, 

du  sourdic  de  l  bz-maire  de  ladicte  cité , 

aveuc  le  doyen  evrin ,  et  le  seigneur  de  • 

l^espare,  qui  ce  Brent  aveuc  ledit  seigneur  de  Talbct , 
soubz  tel  condicion ,  que  icellui  de  Talbot  leur  pro- 
niist  et  jurra,  que  s'il  advenoit,  apprez  cette  obéis- 
sance faicte,  que  le  Roy  Charles,  ou  armée  pour  luy, 
se  mist  sus  pour  entrer  èsdis  pays  et  iceulx  voulloir 
reconquerre,  qu'il  les  yroit  combattre  et  par  puissance 
d'armes  feroit  resistence.  Et  sur  icelles  confidences, 
les  seurtez  prinsés  d'un  costé  et  d'autre,  ne  demourra 
guerres  de  temps  que  icelle  cité  de  Bordeaux  ne  fut 
mise  en  l'obéissance  dudit  seigneur  de  Tallebot  ;  car 
ilz  le  mirrent  dedens':  où  il  print  prisonnier  le  senes- 
chal  de  Guienne ,  qui  lors  estoit  en  ladicte  cité ,  qui 
se  nommoit  messire  Olivier  de  CotUvy,  chevallier  ',  et 

1 .  n  s'appelait  Gadifer  ei  non  Bertrand. 
9.  Pierre  de  Montierrand. 

3.  Le  22  octobre  (Berry). 

4.  Olivier  de  Coëtivy  resta  prisonnier  joaqu'en  1487.  M.  Har- 


byGooglc 


30  CHRONIQUE  [l^i>t], 

ucg  autre  Doimné  messire  Jehao  Pié-de-FouI  ^  aveuc 
UDg  nommé  [Naudo],  lesquelz,  en  briefz  jours  ensie- 
vaut,  icellui  de  Talbot  eovoya  prisomiiera  en  Eugle- 
teire. 


CHAPITRE  XCI. 

Comment  le  Roy  C3>arles  tint  conseil  aveuc  Its  princes  de 
son  sang  pour  recxiuTrer  la  ville  de  Bordeaux  et  le  pays 
de  Guienne  et  de  Bordedoi». 


'  Apprez  que  le  Roy  Charles  fut  plainnement  ad- 
vertis  que  ceulx  de  ladicte  ville  de  Bordeaux  avoient 
aÏDsi  &ulsê  leurs  seremeus,  et  que  le  seigneur  de 
Talbot  estoit  dedens  ladicte  ville,  meismes  que  ses 
gens  estoient  desjà  envoyés  en  Engleterre,  incon- 
tinent fîst  assambler  les  seigneurs  de  son  sang,  ceuU 
de  son  grant  conseil,  et  ptuseurs  notables  cbevalliers 
et  escuiers  et  cappitaînnes,  aveuc  lesquelz  tint  con- 
seil et  aiisquelz  demanda  avoir  deliberacion  sur 
ceste  matère,  laquelle  fut  mise  en  tenue  bien  au  long, 
de  point  en  point.  Et  par  les  dessusdis  assamblez, 
apprez  pluseurs  choses  par  euU  dictes  et  remons- 
treez,  fu  dit  et  conclud  :  que  le  Roy  ne  devoit  jamais 

diegay  a  pablié  dans  la  Bibliothèque  de  (École  des  Chartes  (4*  série, 
I.  IT,  p.  86),  une  quittance  de  600  ncAles  d'or,  déUvrée  au  séné- 
chal par  Jean,  seigneur  de  Talbot,  fib  poiné  du  cél^re  TalboU 
Ce  n'étaitqu'na  à-compte  sur  la  rançon,  pour  laqodle  étaient  dus 
6000  nobles  d'or,  100  marcs  d'argent  en  yaitselle  et  nn  coursier. 


byGoogIc 


[1U(3]  DE  MATHIEU  DTSCOUCHT.  31 

cesser,  jusqu'à  ce  qu'il  avérait  reconquis  lesdis  pays 
de  Guienne  et  de  fk>rdelois,  attendu  la  concqueste 
qu'il  avoit  faicie  l'année  précédente,  comme  dit  est, 
et  qu'il  devoit  pugnir  ceulx  qui  de  ladicle  offence 
seroient  trouvez  coulpables,  tellement  que  ce  fîist 
example  aux  aultres  et  memore  perpétuelle. 

Ce  conseil  fiit  tenu,  et  ordouna  le  Roy  que  chas- 
Gun  se  mist  sua  en  armes,  fist  son  mandement  en 
chascunes  contrées  de  son  Royamme,  et  manda 
touttes  gens  qui  avoient  acoustumé  de  sievyr  les 
guerres.  Ëspecialement  fist  haster  les  frans  ardiiers 
de  son  Royalme,  et  ceulx  qui  estoient  par  les  bonnes  , 
villes  de  icellui,  en  faisant  tirer  son  armée  es  pays  de 
Guienne  et  de  Bordelois.  Et  en  brief  jours  se  trouva* 
devant  une  ville  nommée  Chalais*,  qui  autrefois  avoit 
esté  destmicte,  mais  de  ceste  heure  estoit  remparée  ; 
devant  laquelle  se  loga  messire  Jaques  de  Chabennes, 
grant  mûstre  d'ostel  de  France,  acompaingnié  de 
V  à  vi  cens  combattans,  où  ilz  furrent  quatre  jours, 
ou  environ.  Au  bout  duquel  terme,  icellui  maisire 
d'oslei  et  ses  gens  priorent  icelle  ville  d'assaut;  et  à 
ce  faire,  de  prime  face,  y  eut  de  m^  à  c  hommes 
mors.  Et  le  lendemain,  apprez  que  on  eult  inlerroguié 
tous  les  prisonniers,  dont  il  y  avoit  grant  nombre, 
ceulx  qui  furent  trouvez  de  la  langue  de  Gascoingne 
fiirent  decappitez,  et  eurent  les  testes  tranchiés;  et 
tes  aultres,  estans  de  la  nacion  d'Engleterre,  furent 
nùs  à  finance.  Pendant  lequel  temps,  messire  Loys  de 
Beaumont,  seneschal  de  Poictou,  le  seigneur  de  la 


i.  Le  3  juin  (Otartier). 

1.  Cbetlien  de  canton  de  l>  Charente. 


.,CoogIc 


31  CHROBnQVX  [I4S3] 

Baissière',  lieutenant  de  monseigneurCbarles d'Anjou, 
comte  du  Maine,  et  pour  leur  chief  l'admirai  de 
France',  qui  avoit  en  sa  conipaingnie  Hue  de  Sally,  ' 
fîlz  du  seigneur  de  Salli  en  Picardie ,  et  pluseurs 
aultres,  jusque»  au  nombre' de  v  à  vi  cens  combattons, 
se  tirrèrent  devers  une  ville  nommée  Gensac*,  ou 
îllec  mirrent  le  siège,  qui  dura  deux  jours,  laquelle 
se  rendi  par  composicion.  Et  d'ilec  se  tirrèrent  à  une 
aultre  fortresse  nommée  Mont  Remau,  sur  la  rivière 
de  I>ordoingoe,  dont  ceulx  qui  estoîent  dedens  se 
rendirent  incontinent  à  la  vollenté  du  Roy  Charles, 
sauf  leurs  vies,  sans  plus;  qui  à  ce  les  receut. 

Apprez  lesquelles  rendicîons  d'icelles  villes  «t  for- 
tresses,  fut  tenu  ung  autre  conseil,  pour  savoir  où  on 
yroit  et  devant  quelle  place  ;  pour  ce  que  les  aucuns 
disoieot  et  estoient  d'oppinion  que  de  prime  face  le 
Roy  Charles  devoit  aler  devant  icelle  cité  de  Bour- 
deaux;  autres  debattoient  tout  au  contraire;  car  ilz 
disoient  qu'il  estoit  plus  nécessaire  de  conquerre 
premiers  et  avant  toutte  œuvre  aucunes  villes  ou 
forlresses  prez  et  à  l' environ  d'icellecilé  de  Bordeaux, 
afSn  d'estre  secourus  de  vivres  et  de  pluseurs  autres 
ueccessitez,  se  aucune' chose  leur  survenoit  en  tenant 
le  siège  devant  icelle  cité,  et  que  en  ce  faisant,  serait 
plus  le  proutfit  et  l'onneur  du  Roy  que  aultremenl, 
attendu  que  toutles  les  villes  et  forlresses  d'environ 
icelle  cilé,  estoient  rendues  du  parti  contrairre.  Ce 
conseil  fut  tenu,  et  (ut  demandé  devant  quel  place 
on  devoit  premiers  aler.  A  quoy  fut  dit  par  la  bouche 

1.  Pieirede  BeauvâD. 

2.  Jean  de  Boeil. 

3.  Canton  de  Pi^jols  (Gironde),  i  27  kilomètres  de  Libonrae. 


byGoogIc 


[US3]  DE  MATHIEU  D-ESCOUCHY.  33 

de  maistre  Jehan  fiurreau,  chevalier,  seigneur  de 
Honglat,  qu'il  luy  sambloit  que  on  devoit  premiers 
aler  en  Pierguot',  et  mettrele  siège  devant  la  ville  de 
Chasteillon*,  qui-  est  à  huit  lieues  dudit  Bordeaux, 
sur  costc  de  la  rivîerre  de  Geronde ,  disant  par  luy 
que,  qui  porroit  avoir  ladicte  ville  de  ChasteilloD,  ce 
seroit  chose  prouRitable  pour  le  Roy,  pour  laut  que 
on  averoit  ladicte  rivière  pour  luy.  A  ce  (aire  se  con- 
clud  tout  le  conseil.  Et  furrent  envoiez  devant  ladicte 
ville  le  seigneur  de  Boussac,  Joachin  Roault,  icellui 
seigneur  de  Monglat,  et  pluseurs  autres,  en  nombre 
de  ini  mille  hommes  d'armes,  avec  les  arcbiers  en 
grant  nombre,  qui  se  logèrent*  en  uug  parc  assez 
près  d'icelle  ville;  lequel  parc  ilz  fortilFierrcnt  de 
fossez  et  de  barrières  très  fort  et  puissamment.  Et  sy 
mirrent  environ  viu  cens  des  frans  arcbiers  en  une 
abbeye  auprez  de  ladicte  ville  de  Chastellon,  desquelz 
Joacbin  Roault  estoit  chief  et  cappitainne.  Et  veans 
ceulx  de  ladicte  ville  de  Bordeaux*  que  les  Franchois 
estoient  devant  eulx,  et  les  approches  qu'ilz  faisoient 
aiitourd'eulz,  sans  long  delay  seigoifiierrent  ces  nou- 
velles à  ceulx  de  ladicte  ville  et  cité  de  Bordeaux, 
qui  iucontineut  se  tirrèrent  devers  le  seigneur  de 
Talbot,  en  leur  ville  estant. 

1.  Périgord. 

2.  CutilloD. 

3.  Le  13  juillet  (Chartier). 

4.  Erreur  du  Ma.  de  U  Hore.  Mb.   Sorbonne  :  ■  ceulx  de 
ladicte  ville.  > 


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CHRONIQUE 


CHAPITRE  XCII. 

Commeot  le  seigneur  de  Talbot ,  chcrallier  anglois ,  fii  tuez 
par  ks  Fraachoîs  devant  la  ville  de  Ghasteillon ,  en 
Piergot. 

Quant  ceulx  de  ladïcte  ville  de  Bordeaux  fureat 
assamblez  devant  la  personne  dudit  seigneur  de  Tal- 
bot ,  lui  dirent  et  remonstrerrent  comment  le  Roy 
Charles  et  son  armée  estoient  jà  bien  avant  entrez  et 
espars  en  Guienne  et  en  Bordelois,  à  grant  puissance 
de  gens  d'armes,  en  reprenant  comment  lui  avoient 
rendu  ladicte  ville  et  cité  de  Bordeaux,  par  telle  coot 
dicion  qu'il  devoit  combattre  iceltui  Roy  Charles  et  sa 
puissance,  se  ilz  venoient  èsdis  pays.  Et  Ini  remirrent 
au  devant  comment  il  avoit  pluseurs  fois  dit,  en 
faisant  le  traiclié  de  leur  rendidon,  qu'il  ne  voloit 
que  X  mille  combattans  pour  combattre  la  puissance 
des  Franchois;  et  que  s'il  vouloit  entretenir  ce  qu'il 
avoit  promis,  quant  ilz  lui  (irrent  l'obéissance  d'icelle 
cité,  il  estoit  heure  qu'il  entretenist  sa  promesse,  et 
qu'il  alast  lever  le  siégequî  estoit  par  les  Franchoix  jà 
mis  devant  la  ville  de  Chasteillon  en  Piergot. 

Ces  paroles  oyes  et  entendues  par  icellui  seigneur 
de  Talbot,  congnoissant  qu'tlz  disoient  vérité,  sans 
soy  plente*  esmouvoir,  leur  fist  respoace  froidement, 


byGoOgIC 


[1453]  DE  MATHIEU  D*ESCOUCHT.  3S 

car  il  estoit  gamy  de  sens  aaturel  et  vaillant  en 
armes  autant  que  chevallier  qui  dudit  temps  peut 
porter  armes,  et  dit  aiasi  :  «  On  les  pœut  bien  encores 
H  laissier  approcfaier  plus  près.  Et  soiez  seur  que,  au 
M  plaisir  de  Dieu ,  je  acompliray  ma  promesse ,  quant 
>  je  verray  que  temps  et  heure  sera.  »  Sur  laquelle 
respODce  ceulx  de  ladicte  ville  de  Bordeaux  monstrer- 
rent  samblant  qu'ilz  n'estoieot  pas  content,  et  doub- 
terrent  qu'icellui  seigneur  de  Talbot  n'eust  pas  grant 
voollenté  de  faire  ce  qu'il  disoit  ;  et  commencerrent 
sur  ceste  responce  fort  à  murmurer  ensamhie,  ce  qui  fut 
rapporté  audit  seigneur  de  Talbot,  dont  il  se  troubla 
en  soy  meismes.  Et  condud  incontinent  de  mander 
tous  ceulx  qui  estoient  es  garnisons ,  tant  es  villes  et 
foTtresses  de  l'obéissance  des  Anglois  estans  à  l'environ 
de  Bordeaux ,  comme  ceulx  qui  estoient  en  icelle.  Et 
fist  tant  que  en  brief  jours  il  eut  de  vin  à  x  mille 
combattans.  £t  droit  par  an  jour  de  la  Magdelaine', 
qui  fut  par  ung  lundy  de  cest  an  dnquante  trois ,  se 
parti  d'icelle  cité  de  Bordeaux,  ensamble  sa  compain- 
gnie,  et  ala  gésir  cedit  jour  à  une  place  nommée 
libome,  à  cinq  lieues  prez  dudit  Bordeaux,  et  à  trois 
lieues  de  ladicte  ville  de  Chasleillon ,  où  illec  fut  la 
nuit.  Mais  pour  savoir  du  gouvernenient  des  Franchois 
ses  adversaires,  qui  estoient  logiez  devant  ladicte 
ville  de  Chasteilloo ,  envoj'a  secrettement  ses  espies 
autour  dudit  logis  ;  et  meismes  fist  savoir  à  ceulx  de 
dedens  icelle  ville  qu'ilz  prinsseut  corrage,  et  qu'il 

i .  22  jaillel.  Chortier  dit  que  Talbot  arrira  devau  CastilloDie  1 7, 
«D  point  du  jour  (t.  lU,  p.  3)  ;  ce  que  coufinnc  une  lettre  sur  la 
bataille,  écrite  deux  jour»  après.  Voyes  Bibliothèque  de  tÉcok  des 
CharM,  ï*  série,  t.  III,  p.  246. 


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36  CHRONIQUE  [l{.t(3] 

Tenoil à  intencion  deles  secourir,  et  qu'ilz  se  prépa- 
rassent le  lendemain,  quant  le  verroient  approchier, 
affîn  que  chascun  d'euk  fut  eu  armes  et  prest  de 
saillir  dehors  sur  leurs  adversaires  ;  car  son  intencion 
esloit  de  jamais  non  retourner,  tant  qu'il  averoit  fait 
partir  ceuls  qui  estoient  devant  ladicte  ville,  ou  il  y 
morroit. 

Sur  lesquelles  nouvelles  ceulx  de  ladicte  ville  de 
Chasleillon  furent  moult  joyeux  et  reprirent  corrage 
en  euU  ;  car  il  leur  sambloit  que  ledit  seigneur  de 
Talbot  avoit  grant  voient^  de  les  sccourre,  pour  tant 
qu'il  venoit  sy  très  hastivement,  et  que  lesdïs  Franchois 
n'avoient  là  esté  encores  que  deux  jours.  Sur  quoy 
lui  mandèrent  qu'il  veaist  quand  lui  plairroit ,  mais 
il  leur  sambloit  qu'il  estoit  expédient  de  premier  ruer 
jus  ceulx  qui  estoient  logiez  en  Tabbeye  auprez  d'icelle 
ville ,  et  que  de  leur  puissance  se  metteroient  en  son 
âyde.  Et  ces  nouvelles  ainsy  lui  rapportiez,  sans  long 
delay  parti  de  sondit  logis  de  Lisborne ,  et  tira  toiite 
la  nuit  jusques  à  ung  bois  qui  est  assez  prez  d'icelle 
abbeye ,  en  laquelle  estoient  It^iez  les  frans  arcliiers 
des  ducé  d'Anjou  et  de  Berry,  aveuc  eulx  messire 
Pierre  de  Bpauval,  lieutenant  de  monseigneur  Chartes 
d'Anjou,  comte  du  Maine,  qui  à  ce  fut  commis,  aveuc 
le  devant  dit  Joachin  Roault. 

Et  ainsy  comme  icellui  seigneur  de  Talbot  avoit 
fait  la  conclusion  de  son  eroprinse,  et  que  les  Fran- 
chois estans  en  icelle  abbeye  n  'en  estoient  aucunement 
advertis.se  tb-ra  le  mardi  eosievautau  matin',  atoutte 
sa  compaingnie,  en  icelle  abbeye ,  en  gettant  ung  cry 

I ,  n  juillet.  Voir  là  note  d-dessu». 


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[1483]  DE  MATHIEU  D'ESCOUCHT.  37 

très  merveilleux,  auquel  lesdis  Franchois  estaos  dedens 
se  mirreot  en  desrojr,  et  se  mirrent  dehors ,  à  inteocioD 
de  venir  gaingniei*  le  parcq  dont  dessus  est  faicte 
meDCÎoD ,  ouquel  estoieot  logiez  ceux  de  leur  party  ; 
et  en  icellui  desroy  saillirrent  premiers  lesdis  fraus 
archîers  ;  et  icellui  messire  Pierre  de  Beauval  et  Joa- 
chio  Roault  demourrèrent  derrière,  qui  soubstiodreot 
le  fais  longue  espace  de  temps,  tousjours  combattaos 
aux  A.Dglois ,  et  approchans  ledit  parc. 

Et  combien  que  les  Franchois  estans  en  icellui  parc 
veissent  les  grans  alTaires  que  leurs  gens  qui  estoient 
de  ladicte  abbeye  partis  avoient ,  ne  leur  firrent  quel- 
que ayde  ne  secours ,  en  quoy  faisant  y  eult  de  prime 
&ce  et  à  l'aborder  mors  v  ou  vi  genlilzhommes  du 
parti  desdis  Franchois;  et  ledit  Joacbin  Roault,  par 
sa  vaillance ,  fut  pluseurs  fois  porté  par  terre,  mais  à 
l'ayde  d'iceulx  ff ans  archiers ,  qui  fort  l'amoîent ,  fut 
rellevé  et  remis  sur  son  cheval,  où  il  fist  de  grans 
vaillances  ;  car  aussy  avoit-il  promis  ausdis  frans  ar- 
chîers vivre  et  morir  aveuc  eulx.  Et  quelque  chose- 
que  lesdis  Angloîs  seussent  faire ,  neantmains  lesdis 
Franchoig  gaingnièrent  ledit  parc  ;  mais  ainchois  qu'ilz 
y  peussent  estre  venus,  y  eut  Fait  de  grans  vaillances 
et  fais  d'armes,  tant  d'un  costé  comme  d'autre  ;  et  des 
deux  parties  y  morut  sur  le  champ  de  nn"  à  c  hommes. 
Et  ce  lait,  veans  par  icellui  seigneur  de  Talbot  que 
lesdis  Franchois  avoient  prins  et  gaingnié  ledit  parc, 
retourna  en  icelle  abbeye ,  où  illec  se  loga  ^tur  soy 
et  ses  gens  ranVeschir,  en  laquelle  trouva  pluseurs 
vivres  que  lesdis  Franchois  y  avoient  fait  venir,  aveuc 
V  ou  VI  queues  de  vin,  qui  inconlioent  furent  mis  sur 
les  fous  et  habandoDDez  à  chascun ,  qui  ne  durrèrent  . 


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38  CHROMQUE  [14N3] 

guères*.  El  pour  ce  que  ladtcte  escarrauche  avoit  esté 
faicte  sy  malin  que  encores  icellui  seigneur  de  Tallebot 
o'avoit  pas  oy  la  messe,  son  chapellaia  se  prépara  de 
illec  chanter  la  messe;  et  fut  l'autel  et  les  aoraeraens 
tous  prez.  Mais  en  ce  faisant  fut  de  trop  legierre 
créance ,  car  il  crut  ung  qui  luy  rapporta  mensonges , 
qui  lui  dit  ces  mos:  «  Monseigneur,  les  Francbois 
K  habandonnent  leur  parc  et  s'enfuyent  ;  il  est  heure 
a  OU  jamais  se  vous  volez  acoroplir  vostre  promesse.  » 
Hellasl  cy  a  bel  example  pour  tous  princes,  seigneurs 
et  cappilainoes  qui  ont  pœuple  à  gouverner  soubz 
eulx,  de  non  croire  legierrement  telz  rapports  ou 
samblables;  car  en  telz  matères  on  ne  se  doit  pas 
fonder  sur  le  rapport  d'un  jengleur,  mab  par  vrais 
et  leaulx  ofGciers  d'armes  ou  chevalliers  et  gentil- 
homme seur  de  sa  bouche.  Mais  icellui  seigneur  de 
Tallebot,  pour  la  grant  voulentii  qu'il  avoit  de  servir 
le  Roy  Henry  son  souverain  seigneur ,  aussi  tenir  la 
promesse  qu'il  avoit  faicte  à  ceulx  de  ladicte  ville  et 
cité  de  Boi-deaux,  fîst  autrement  :  car  cuidant  que  on 
lui  eust  dit  vérité,  laissa  à  oyr  la  messe,  et  se  parti 
d'icelle  abbeye,  et  dit  ces  mos  :  a  Jamais  je^n'oray  la 

t .  Le  Tin,  poDf  les  soldats  anglais,  était  toujours  le  bien  Tenu  ; 
c'était  mâme  une  nécessité.  Dans  une  occasion  où  le  prince  Eugène 
pressait  Marlborough  d'attaquer,  celui-ci  répondit  :  *  Tailends  les 
brandeviniers,  ils  ne  tarderont  pas.  ■  Benri  V,  écrivant  de  son 
ost devant  Jiouen,  le  10  apût  II1I8,  aux  maire,  aldermen,  etc.,  de 
Londr^PBtiinandait  surtoul  drini  pour  ses  troupes.  Les  bons  ba- 
bitanls  de  la  cité  envoyèrent  *  tritty  botps  ofsweetwine,  tliat  is  to 
say  ten  oFTyre,  ten  of  Romeney,  ten  ofMalmesey,  and  a  thousand 
pipes  of  aie,  wiib  tno  tbousand  and  five  hundred  cups  for  your 
host  to  drinK  of.  .  Mem.  of  Henry  the  fifth ,  by  Tyler,  I.  H, 
p.  S2S. 


byGoogIc 


[14S3]  DE  MATHIEU  lyESCOUCHT.  39 

«  messe ,  ou  aujourduy  averaj  rué  jus  la  compaiognie 
u  des  Franchob  estans  en  ce  parc  icy  devant  moy.  » 
Et  combien  que  les  Frauchoïs  eslans  oudit  parc 
fussent  fors  esmeu\  de  la  poursieutte  que  icellui  sei- 
gneur de  Tallebot  avoit  faicte  sur  ceulx  qui  estoient 
départis  de  ladicte  abbeye  et  venus  jusques  audit 
parc,  afusterrent  leur  artillerie  au  lez  devers  dont 
véoient  venir  ledit  Talbot  et  sa  compaingnie,  qui 
marcfaoit  en  très  belle  et  bonne  ordonnance*,  et 
aveuc  lui  grant  nombre  de  trompettes  et  clarons 
sonnans,  et  les  Anglois  gettans  ung  cry  horrible  et 
merveilleux,  crians  à  haulie  voix  :  «  Talbot  I  Talbot  I 
«  Saint-George  1  »  £t  comme  il  s'approcboit  d'icellui 
parc,  ung  gentil  homme  ancien  de  la  nacion  d'Engle- 
terre,  qui  avoit  beaucoup  veu  des  fais  de  la  guerre, 
peroeut  que  les  Frauchois  estans  oudit  parc  ne  se 
mouvoioit;  consideraus  qu'ilz  estoient  en  forte  place, 
et  que  ce  que  on  lui  avoit  rapporté  n'estoit  point 
véritable,  dit  audit  seigneur  de  Talbot  ces  mos  :  — 
<  Monseigneur,  mon  advb  serait  que  vous  retour- 
>  nissiez ,  car  vous  poez  perchevoir  que  le  rapport 
€  qui  vous  a  esté  fait  n'est  pas  véritable;  vous  véez 
«  leur  place  et  leur  conduttle,  vous  n'y  gaingnerez 
«  riens  ceste  fois.  »  Desquelles  parolles  icellui  sei- 
gneur de  Talbot  fut  très  mal  content,  et  lui  fîst  aucune 
rude  responce,  en  parlant  à  lui  très  injurieusement; 
et  m'a  esté  dit  que  à  Scelles  parolles  icellui  seigneur 
de  Talbot  lui  donna  d'une  espée  au  travers  du  visage, 

1.  ■  En  cette  joanie,  ledit  Talbot  estoit  monte  sur  une  petite 
lucqDeDée  dont  il  ne  descendît  point,  et  ne  se  mist  à  pié,  pour  ce 
qu'il  eal<ni  fort  ancien  homme,  déjà  vieil  et  tué,  >  Chulier,  t.  ni, 

p.». 


bjGoogIc 


1*0  CHRONIQUE  [1453] 

duquel  coup  il  moru,  combien  que  ne  l'ay  point 
sceu  à  la  vérité.  Mais  neantmains  icellui  seigneur  de 
Talbot.  en  obéissant  à  son  corage,  marcha  tousjours 
en  approcbaut  icellui  parc,  à  l'entrée  fist  porter  son 
estenddart',  et  le  mettre  et  pozer  «  ung  des  esteaux 
dont  la  barrierre  d'icellui  parc  se  fermoit;  et  par 
cellui  qui  ledit  estendart  portoit,  dont  je  ne  sceus 
onques  le  nom,  fut  acoilé  de  ses  bras  icellui  estel  et 
la  lance  dudît  estendart;  et  en  ce  point  fut  tué,  et 
icellui  estandart  abhattu  à  terre  et  es  fossez  dudit 
parc*.  Et  par  le  moyen  du  grant  nombre  d'artillerie 
que  les  Franchoîs  dudil  parc  avoient,  qui  à  toutte 
puissance  tirroieot  sur  lesdis  Aoglois,  qui  par  ce 
moyen  se  commenchèrent  à  desroyer;  car,  d'entrée, 
et  à  asseoir  ledit  estendart,  y  eult  desdis  Anglois  tuez 
le  nombre  de  v  à  vi  cens,  ce  qui  leur  fîst  grant 
frayeur'  et  rompture.  Et  ce  veans  par  les  Franchois, 
ouvrirrent  la  barrière  de  leur  dit  parc,  et  saillirrent 
dehors  icellui,  tant  pour  illec  comme  par  dessus  les 
autres  barrières  et  fossez  d'icellui,  et  par  grant  vail- 
lance vinrent  combattre  main  à  main  ;  où  il  y  eult  de 
merveilleux  fais  d'armes  tant  d'un  costé  comme 
d'autre*. 

1.  *  AToient  huict  bannières  desployées,...  avecqnei  plusieurs 
estandars  sciemment  malicieusement  pourpensez  et  inventet , 
chargez  d'inscriptions  et  devises  injurieuses,  au  mespris  et  desdaiit 
des  bons  François  qui  soustenoient  le  fidèle  party  de  leur  Roy  lé- 
gitime. >  Chartier,  /.  r. 

2.  L'étendart  de  Talbot  Tut  pris  par  un  Breton,  Olivier  GiBart. 
Ms.  1 1 9S  de  la  Biblioihèque  Saiote-Geneviève,  cité  dans  la  Biblio- 
thèque de  FÊeole  dei  Charles,  l,  c. 

3.  Il  7  a  dans  le  Ms.  de  la  Mare  :  fureur. 

k,  «Il  7  avoit  lors  une  si  terrible  tempeste  et  une  telle  clique- 


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[1453]  DE  MATHIEU  D'ESCOt'CHT.  41. 

Et  à'icelle  saillie  fut  tué  ledit  seigneur  deTalbot, 
■qui  estoit  armé  d'une  bringandinnes  couvertes  de 
velours  vertnail,  d'un  cop  de  dague  en  la  gorge, 
jassoit  ce  que  il  eust  une  trenche  au  travers  du  visage, 
et  qu'il  fust  fort  btechiez  de  trait  par  les  cuisses  et  tes 
gambes.  Et  me  fut  certîFfîé  par  herauls.  et  orHbiers 
d'annes,  et  pluseurs  seigneurs  et  gentllzliommes, 
que  à  icelle  heure  et  pour  ce  'jour  morrureot  aveuc 
ledit  seigbeur  de  Talbol  un  mille  hommes^  ou  plus, 
entre  lesquelz  y  demourrèrent  le  BIz'  et  ung  des  nep- 
veux  dudit  seigneur  de  Talbot,  et  ung  que  on  nom- 
moit  le  bastard  d'Ëngleterre.  Et  les  antres,  veans  celle 
desconfiture,  se  retrairrent,  les  aucuns  dedeus  ladicle 
ville  de  Chasteillon,  et  les  autres  s'enfouyrreut  tant 
au  bois  comme  à  la  rivière,  en  laquelle  -il  en  y  eut 
graut  nombre  de  ooiez  ;  et  s'eo  y  eut  bien  ii  cens 
prisonniers.  Lequel  jour  les  mors  demourrèrent  sus 
la  terre.  Et  par  les  Franchois  y  eut  pluseurs  ques- 
tions pour  savoir  la  vérité  de  la  mort  dudit  seigneur 
de  Talbot;  car  aucuns  soubsleo6ient  qu'il  estoit 
mort,  autres  y  avoit  qui  disoient  le  contraire. 

lerie  de  coulevrines  et  ribaudequîns  que  c'esloil  nne  merreillense 
dioae  à  ouyr.  >  Chartier,  /.  e. 

1.  Toici  un  trait  qne  raporte  ,£neas  Sylvius  dans  son  ouvrage 
miDXa\é-.  Europ»  status  sub  Friderico  III imp.,  cfa.  xxxix(ap.Freheri 
Gwmanicarum  rerum  scriptores,  t.  II.  — Ce  passage  est  reproduit 
dans  les  Commentaires  de  Pie  II)  :  Quod  ubi  Talbotus  animadvertit 
fiGam,  qui  &e  scquebatur,  ut  abiret  et  ad  meliora  tempora  se  re- 
serraret  admonuit.  At  cum  filius  diceret  non  esse  sibi  ex  eo  praelio 
fngiendum  in  qnopaterpericlitatnrus  esset  :  Egn,  inquit,  fUi,  muftis 
rebas  clarUsimt  gestis,  née  mori  sine  gloria,  nec  fugere  sine  dede- 
core  possum.  Te  lumc  militare  inclpientem  née  fuga  înfamem,  nec 
mon  elarum  faciet.  •  Le  fils  ne  voulat  pas  Tuir,  et  mourut  près  de 
Mm  père. 


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ki  CHRONIQUE  [1453] 

Et  apprez  ce  que  tout  fut  refTroidie,  fureat  envoiez 
pluseurs  ofïiciers  d'armes  et  herauU  entre  les  mori 
pour  illec  cherquier  icellui  seigneur  de  Talbot,  lequel 
fut  trouvé  entre  les  autres  uug  homme  mort,  assez  de 
bon  aage,  qui  lear  sambloit  estre  icellui  seigneur  de 
Talbot,  lequel  ilz  mirreiit  sus  ung  pavais,  et  l'apor- 
tèr«Qt  oudit  parcq.  Ouquel  lieu  et  eu  ce  point,  de- 
mourra  la  nuit;  et  en  icelle,  en  la  cooipaingnie  des 
seigneurs  et  de  pluseurs  aultres  qui  disoièot  avoir 
congnu  ledit  seigneur  de  Talbot  en  son  vivant,  y  ot 
pluseurs  questions  et  dirficultez  de  sa  mort  ;  car  se  les 
uugz  disoient  que  ce  fust  il,  pluseurs  ea  avoient  qui 
disoient  au  contraire.  Touttesrois  le  lendemain  furent 
audit  champ  pluseurs  heraulx  et  oRiciers  d'armes  du 
parti  des  Anglois,  entre  lesquelz  estoit  le  herault.dudit 
seigneur  de  Talbot,  qui  avoit  vestu  sa  cotte  d'armes  ; 
lesquelz  iirrent  requeste  de  avoir  licence  et  grâce  de 
quérir  et  cherquier  leurs  maistres.  Auquel  herault  de 
Talbot  fut  demandé,  se  il  véoit  son  maistre,  se  il  le 
recongnoisteroit;  à  quoy  rcspondit  joyeusement, 
cuidant  qu'il  fut  vif  prisonnier,  que  voullentiers  le 
verroit.  Et  sur  ce  fut  mené  au  lieu  où  ledit  seigneur 
de  Talbot  estoit  mort  et  sur  le  pavais;  et  quant  il  le 
vit  ille«ï,  on  lui  dit  :  >  Regardez  se  c'est  vostre  mais- 
a  tre.  »  Lors  loi  changa  la  couileur,  sans  de  prime  (àce 
en  faire  le  jugement,  car  il  estoit  fort  deffaît  par  la 
trencbe  qu'il  avoit  ou  visage,  et  sy  avoit  esté  depuis 
sa  mort  loutte  la  nuit  et  le  landemain  jusques  à  ceste 
heure,  par  quoy  il  estoit  fort  deiTais.  Neantmains,  il 
se  mist  à  genoulx:  et  dit  que  incontinent  en  saveroit 
la  vérité  ;  et  lors  lui  boutta  l'un  des  dois  de  sa  main 
destre  en  la  bouche,  pour  quérir  au  costé  senestre 


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HkSZ]  DE  MATHIEU  D'ESCOUCHT.  43 

ung  dent  maceler  qu'il  savoit  de  certain  qu'il  avoit 
perdu,  lequel  il  trouva  aîosy  comme  il  eateDdoit  ;  et 
incoDtiueDt  qu'il  ot  trouvé,  lui -estant  à  genoulx 
comme  dit  est,  le  baisa  en  la  bouche,  disant  ces  mes  : 
K  Monseigneur  mon  maistre,  monseigneur  mon  mais- 
ff  Ire,  ce  estes-vousl  je  f>rie  à  Dieu  qui  tous  par- 
«  doinst  vos  mefTais.  J'ay  esté  vostre  ofGcier  d'armes 
ff  XL  ans  ou  plus,  il  est  temps  que  je  le  vous  rende,  » 
eo  faisant  piteux  cris  et  lameotacions  et  en  rendant 
l'eaue  par  les  yeux  très  piteusement.  £t  lors  devesti 
sa  cotte  d'armes,  et  le  mist  sus  sondit  maistre.  £t  par 
cesle  congnoissance  cessa  la  question  et  débat  qui 
estoit  pour  icelle  mort. 


CHAPITRE  XCm. 

Comment  le  Seigneur  de  Croy  reconquist  plosenn  villes  et 
foTtres§es   qui   s'estoïent  rendues  au  Boy  Lancelot  et 

Bvoient  faussé  leurs  seremens  au  duc  Phelippe  de  Bour- 
goingne. 

En  ceste  année  mil  cccc  cinquante  trois ,  apprez 
le  trespas  de  Comille ,  bastard  de  Bourgoîngue ,  qui 
termina  vie  par  mort  devant  la  place  de  Ripple- 
moude  ^  en  la  rébellion  de  ceulx  de  la  ville  de  Gand, 
comme  oy  avez  cy  devant,  et  qui,  à  son  vivant,  fut 
gouverneur  et  cappitaînne  de  la  ville  de  Luxembourg 
poorleducdeBouigoingne,  son  père,  au  moyen  et  par 


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44  CHROWIQLlE  [14S3] 

la  séduction  du  Roy  Lansselot  et  du  duc  des  K<A  ' ,  se 
rebellèrent  pluseurs  bonnes  villes  et  fortresses  en  la 
duchié  de  Luxembourg,  qui  avoient  esté  mises  en  l'o- 
béissance dudit  duc  de  Bourgoingne.  Et  pour  ce  que 
iceulx  seigneurs  y  prétendaient  avoir  aucun  droit,  s'es- 
meult  lors  grant  guerre  oudit  pays.  Lesquelles  choses 
[sut]  le  seigneur  de  Croy,  qui  pour  lors  estoit  en  la- 
dicte  ville  de  Luxembourg  commis  au  gouveruement 
d'icelle  par  icellui  duc  son  maistre ,  et  lui  manda  qu'il 
estoit  nécessité  de  brief  y  mettre  provision ,  ou  autre- 
ment le  pays  esloit  en  adventure  de  tout  se  mettre  en 
l'obéissance  dudit  Roy  Lanselot  ;  car  desjà  en  y  avoit 
pluseurs  qui  l'atoient  receu  etobej.  Sur  lesquelles 
nouvelles,  pour  ad  ce  donner  provision,  fîst  hastive- 
ment  mander  et  assambler  grant  nombre  de  gens  d'ar- 
mes; sy  envoya,  environ  le  mob  de  juing  de  cest  an  , 
raessire  Jeban  de  Croy,  seigneur  de  Chimay,  bailli  de 
Haynnault;  le  seigneur  de  Moreul,  bailli  d'Amiens; 
les  seigneurs  de  Reubempré ,  de  Hames  et  de  Beau- 
voir, aveuc  pluseurs  aultres  chevalliers  et  escuiers, 
en  graitf  nombre ,  et  grant  quantité  d'archiers  et  gens 
de  trait;  lesquelz  à  toutte  dilligeuce  tirrèrent  oudit 
pays  de  Luxemboui^  ,  où  ilz  trouvèrent  ledit  seigneur 
de  Croy  ,  qui  les  festoia  et  receut  à  grant  joye ,  et  à 
l'ayde  desdis  seigneurs  et  de  leur  compaingnie ,  icellui 
seigneur  de  Croy  reconquist  et  reduisi  pluseurs  places 
en  ceste  année,  tant  villes  comme  fortresses,  quis'es- 
toient  desjà  tournées  aveuc  l^is  duc  des  A.cs  et  Roy 
Lancelot. 

£t  la  premierre  où  se  tirrèrent  fut  une  place  nom- 


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[1W3]  DK  MATHIEU  D'ESœDGHT.  fcS 

mée  Guiercq  *,  où  îllec  mirrent  le  siège,  et  n*y  luirent 
que  nn  jours;  au  bout  duquel  terme  ceulx  de  dedens 
se  rendirreut  audit  seigneur  de  Croy  comme  lieute- 
Dant  dudit  duc  de  Bourgoingne ,  qui  incontinent  fît 
abbattre  et  démolir  ladicte  place.  Et  d'illec  partirrent  et 
allerrent  mettre  le  siège  devant  ung  autre  chastel 
noromé  Zelle*,  qui  appartenoït  à  une  dame  du  pals , 
qui  avoit  une  josne  HIIq  à  marier  ;  lequel  chastel,  au 
bout  de  trois  jours ,  se  rendit  à  la  voulenté  dudit  sei- 
gneur de  Croy;  mais  pour  ce  que  ledit  seigneur  fut 
requis  d'un  gentilhomme  de  son  hostel  d'avoir  ladicte 
fille  à  mariage ,  duquel  te  traictiè  fut  fait ,  ceulx  de 
ladicte  place  s'en  allèrent ,  sauf  leurs  corps  et  leurs 
biens. 

Apprez  laquelle  place  de  Zelles  atosy  rendue  et 
ledit  mariage  ainsi  traictié ,  icellui  seigneur  de  Croy , 
acompaingnié  du  sMgneur  de  Waremboo  *  et  des  sei- 
gneurs de  sadicte  compaignie,  tirèrent  devant  une 
autre  forteresse  nommée  Mares  * ,  où  il  y  a  gros  vil- 
lage et  ^rt  chastel,  ou  milieu  duquel  a  une  grosse 
tour;  et  devant  icellui  tinrent  le  siège  par  l'espace  de 
huit  jours.  Au  bout  duquel  terme,  comme  au  point 
du  jour,  assaiUirrent  ledit  chastel,  et,  par  force  et  vail- 
lance d'armes,  le  prinrent  et  gaingnièrent  d'assault , 
sauf  ladicte  tour,  en  laquelle  les  gens  de  guerre  et 
leurs  cappîlaïnnes  se  retrairrent,  mais  guaires  ne  le 
tinrent ,  car  assez  brief  apprez  se  rendirent  tous  à  la 

I.  Gincfa,  près  d'Arlon. 

2  Peut-être  Selingen,  canton  de  Rebauge. 

3  FrtDçois  de  la  Palu,  seigneur  de  Varembon. 

k.  Marte,  dans  le  Hs.  Sorbonne.  Peut-être  Martné,  {vès  de 
Oiiiij. 


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46  CHRONIQUE  [I4S»1 

Touleoté  dudit  seigneur  deCroy,  pour  et  ou  oom  du- 
dit  duc  de  Bourgoiogne;  laquelle  sa  voulentë  fut  telle, 
qui  Bst  pendre  ledit  cappitainne,  lui  ivi*,  et  les  aultres, 
de  qui  on  avoit  conguoissaoce  qui  pooieut  paier  raen  • 
dion  et  finance,  furent  prisonniers. 

Ainsi  tousjours  poursievant  et  dilligemmeot  enten- 
dant à  reconquester  et  reduirre  ce  qui  estoit  mal  gou- 
verne, ledit  seigneur  de  Croy,  [àgraot  dilligence],  se 
tira  devant  ung  autre  cliastel  nommé  Mesembourg  ', 
devant  lequel  icellui  seigneur  et  sa  compainguie  se  lo- 
gèrent. Etn'y  furreat  que  deux  jours;  car  quant  ceulx 
de  dedens  congnurrent  que  on  asseoit  les  bombardes 
et  canons  poiu*  les  festoyer ,  saclians  que  leur  place 
n'estoit  point  souflisant  pour  attendre  telle  artille- 
rie ,  aussi  qu'ilz  avoient  seu  l'eiecucion  de  ceulx  de 
ladicte  ville  de  Marez ,  prinrent  Iraictié  et  rendirrent 
icelie  place  ,  sauf  leurs  corps,  chevanlx  et  bamois.  Et 
en  faisant  ledit  traictié ,  icellui  seigneur  de  Croy  en- 
voya aucuns  gentilzhommes  allemans,  qui  esloient 
aveuc  lui  ou  service  dudit  duc ,  en  ladicte*  armée , 
sommer  cculx  qui  tenoient  ung  fort  cbastel  nommé 
la  Rochette  *,  qui  estoit  une  des  meilleures  de  ladicte 
ducé  de  Luxemboui^,  qui  se  rendissent  et  Hssent 
obéissance  audit  duc,  ou  autrement  on  yroit  devant 
eulx.  Et  au  moyen  de  pluseurs  bonnes  remonstrances 
que  lesdis  Allemans  firrent  à  ceulx  de  ladicte  place  , 
se  rendirrent ,  sauf  leurs  corps  et  leurs  biens.  Et  veans 
par  pluseurs  autres  villes  et  fortresses  dudit  pays  que 
chascun  se  remetoit  en  l'obéissance  dudit  duc,  v  ou 

1 .  MasboDi^,  prés  de  Nassogne. 

2.  La  Roche,  sur  la  rÏTe  droite  de  l'Oiutfie.  Lovis  XIV  -j  bdtit 
plus  tard  nue  citadelle  dont  on  voit  encore  les  restes. 


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[1453]  DE  MATHIEU  D'ESCODCHY.  !t7 

VI  autres  places  le  firrent  pareilleroent  ;  car  ilz  conà- 
deroieDt  que  ceulx  de  la  Bochette ,  qui  estoit  la  meil- 
leure et  la  plus  forte  de  touttes  les  aultres,  s'estoit 
rendue. 

'  Ainsi  et  par  cesle  manière  coaquist  ledit  seigneur  de 
Croy,  en  petit  de  temps,  pluseurs  villes  et  fortresses  en 
ladicteditthié-de  Luxembourg;  et  en  poursievant  sa- 
dicte  conqueste,  incontinent  les  chosesi  avant  dictes 
ainsi  faictea,  tirra  aveuc  toutte  sa  compaingnie,  et  ala 
logier  assez  prez d'un  fort  chastel  nommé  Putelenge*, 
Duquel  estoient  logiez  les  f^ens  dudit  Roy  Lanselot  et 
duc  des  Acz,  ausqtielz  envoya  sommer,  de  par  ledit 
duc  de  Bourgoingne ,  qui  lui  rendissent  ladicle  place  ; 
qui  prindreot  jour  et  ung  petit  de  delay  pour  respon- 
dre.  Au  bout  duquel  jour,  envoierrent,  devers  ledit 
seigneur  de  Croy,  le  frère  du  seigneur  à  qui  ladtcte 
place  estoit,  iffin  de  sentir  et  savoir  s'Uz  porroient 
trouver  et  avoir  aucun  bon  Iraictïé  qui  fut  à  leur 
advantaige,  ce  dont  nepeurent  finer;  ets'en  retourna 
jusques  audit  chastel ,  où  ledit  seigneur  de  Croy  le 
fist  oonduirre,  atout  une  grosse  compaingnie  de  ses 
gens  de  gtierre- 

Et  quant  il  fut  venu  audit  chastel ,  il  dit  à  ceulx  de 
dedens  ce  que  besoiugnié  avoit ,  et  qu'il  estoit  néces- 
sité qu'ïlz  rendeissent  la  place,  ou  incontinent  avé- 
raient le  «iége  devant  eulx  ;  duquel  rapport  à  cest 
heure  ne  firrent  conte.  Et  quant  icellui  ambaxadeur 
eut  congnu  qu'ils  ne  le  vouloient  croirre,  se  ne  vot 
pas  enfermer  dedens,  et  s'en  ala  en  une  autre  place 
nommé  Rodemacq,  estans  ou  parti  desdis  Roy  Lanselot 

1.  Palte)ange-1ez-HodemBcb,  canton  de  Cattenom  (Moselle). 


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4ê  •  CHBOniQUE  [14581 

et  duc  des  Acz,  et  fïst  savoir  audit  seigneur  de  Croy 
ce  que  trouvé  avoit  ;  lequel  incoiitiDeut  fist  faire  ses 
approches  pour  aler  I<^er  au  plus  prez  d'eulx  ,  et  y 
asseoir  son  artillerie.  Mais  quant  ilz  veirrmt  et  per- 
ceurent  qui  les  approclioit  aiosy, -firent  requeste  qu'ilz  . 
peusseot  astre  receux  à  rendre  ladjcte  place,  sauIF 
leurs  corps  et  leurs  biens ,  à  quoy  ledit  sogneur  de 
C^oy  les  receupt  ;  et  par  ce  moyen  lui  rendirrent  et 
mirrent  ladicte  place  de  Putelenge  en  ses  mains, 
comme  lieutenant  dudit  duc  de  Bourgoingne.  En 
laquelle  se  loga  de  sa  personne,  et  avec  lui  aucuns 
seigneurs  de  sa  compaingnie  ;  et  ses  gens  de  guerre 
fîst  logiei'  au  village  où  ilz  furent  bien  estroictement 
logiez ,  par  le  terme  de  quatre  jours  entiers ,  pour 
etilx  et  leurs  chevaulx  reflaire  et  rafireschir.  Pendant 
lequel  séjour,  envoya  sommer  aucunes  places  et  for- 
tresses  à  l'environ ,  comme  Roussy',  Remetb*,  sur  la 
rivière  deMezelle,  et  aultres.  Et  en  icelles  aloit  souvent 
une  gentil  femme  du  pays,  nommée  demoiselle  de 
Sullevre',  qui  fort  se  emploioit  à  faire  lesdîctes  places 
rendre  et  remettre  en  l'obéissance  dudit  duc  ;  et  tel- 
lement s'y  conduisy  et  gouverna,  que,  en  briefs  jours 
apprez,  lesdicles  places  firent  obéissance  audit  seigneur 
de  Croy  pour  icellui  duc,  et  les  rendirrent  et  mirrent 
en  ses  mains. 

Et  apprez  que  tout  fut  ain^  rendu  et  réduit,  et  que 
ledit  seigneur  de  Croy  eut  pourveu  à  la  garde  d'icelles 
places,  lui  accompaingnié  dudit  seigneur  de  Keu- 

1 .  Village  de  la  Moselle,  à  1 2  kilomètres  de  ThionTilte. 
3.  Bemisch  (et  Don  Eymeth,  comme  )e  ditH.  Buchon),chef-liea 
de  cantoQ  de  la  province  de  Liueinl.ourg. 
3.  SoUeuvre. 


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[K53]  BE  MATHIEU  D'ESCOCCHY.  49 

bempré  et  leurs  geos,  aveuc  les  Allemans  qui  estoient 
aveuc  eulx ,  se  retray  en  ladicle  ville  de  Luxembourg , 
pour  passer  oultre  ou  pays  d'Àrdeone  ;  et  lesdis  sei- 
gneurs de  Hames,  de  Moreul  et  de  Beauvoir  et  leurs 
gens ,  furent  ordoonez  de  eulx  aler  à  TbionvîUe,  qui 
est  à  une  lieue  prez  de  Thienonville';  ce  qu'ilz  fîrrent. 
Et  oà  ilz  séjournèrent  l'espace  de  un  jours,  ou  environ, 
en  faisant  souvent  pluseurs  courses  sur  le  pays,  et 
meismes  devant  lat^cte  ville  de  Tliionville ,  qui  estoit 
du  parti  contraire  audit  duc  de  Bourgoingne.  Et  assez 
brief  apprez,  furent  ordonnez  à  tenir  garnisons ,  c'est 
assavoir  :  ledit  seigneur  de  Hames  à  Floretenges  *, 
ledit  seigneur  de  Moreul  audit  Putelenge,  et  le  seigneur 
de  Beauvoir  à  Roussy  ;  èsquelles  places  furent  l'espace 
de  ung  mois  ou  environ.  Et  pendant  cedit  temps  tout 
le  rendu  dudit  pays  fut  réduit  et  remis  es  mains  dudit 
duc  ;  et  par  ainsy  cessa  lors  la  guerre  oudit  pays. 

t.  Hs.  Sorbonne:  ■  & qiiieità...,>etc. Godefroy:  (dirent 

ordonnez  d'aller  à  one  lietie  près  de  TliioiiTille.  » 
S.  Flonmges,  &  4  kilomètres  de  Thionville. 


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CHàPITKE  xciv. 

Comment  Morbazeune,  grant  Turcq,  print  d'asault  la  âté 
de  Coostanti noble. 

Vous  avez  oy  par  cy  devant  comment  le  Grant 
Turcq'  et  le  Blanc  de  HoDguerie.  nommé  Janous*, 
eulrent  deux  journ^z  de  bataiUes  eu  Gresse.  Mais 
depuis  ces  choses  advenues,  ledit  Turcq  moru  en  ses 
pays,  lequel  avoit  trois  filz,  dont  Tuu  estoit  nommé 
Morbaïeime  lloreslj,  le  second  Collabulabra,  et  le 
tiers  Collalelarus*.  Morbazenne  succéda  à  la  sei- 
gcourie,  qui  pooit  avoir  d'aage  vingt-quatre  ans  ou 
environ,  fort  de  corps  et  bien  membrus,  et  qui,  passé 
longtemps,  avoit  uzé  et  faisoit  encores  chascun  jour 

1.  Mabometn. 

2.  Huniode.  Les  Turcs  l'appelaient  Tanko. 

3.  Nous  reproduisons  i  ce  n^jet  le  passage  suivant  de  YBitioire 
ottomane  de  Cogia  Efendi,  traduite  par  Galland  (Ms.  Fr.  6074, 
p.lSS-lS6)  :■  On  enterra  en  même  temps  près  de  lui  (Amuratb  II) 
un  prince,  son  fils,  fort  jeune,  nommé  Ahmed,  qu'il  avoit  eu  de  la 
fille  d'Isfendiar  Bej.  Sultan  Hehemmed,  son  frère,  l'avoic  fait  mourir 
pour  le  bien  de  ITstat,  et  envoie  son  corps  par  la  mesme  occasion 
que  celui  de  son  père.  Sultan  Ala-ddin,  son  aisnô)  qui  estoit  mort 
à  Amasie,  dont  il  avait  le  gouvernement  en  apanage,  se  trouve  en- 
terré prés  du  mesme  tombeau  du  sultan  Murad.  U  eut  deux  autres 
frères  :  les  princes  sultan  Hassan  et  Orkhan-Tchel^i,  qui  moura- 
rent  k  Edrineh  fAndrinople)  et  furent  enterrés  sur  le  bord  de  la 
rivière  de  Tonngiah,  à  côté  du  collège  nommé  Dar-el>Eacbis.  > 


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[1459]  DE  MATHIEU  D'ESCOUCHT.  81 

lire  cronioques  et  histoires  deraat  lui,  meismefiieDt 
à  SOD  disoer;  èsquelz  cronicques  trouva  pluseurg 
grans  conquestes  que  son  père  et  ses  prédécesseurs 
avaient  laiotes,  par  cy  devant,  tant  sur  les  Hongres 
comme  sur  les  GrigoU.  Et,  pour  soy  voloir  vengier 
des  pertes  qu'il  avoit  eu  par  cy  devant,  adviza  que, 
s'il  pooit  avoir  mie  trêves  aveuc  ledit  Blanc,  que 
pendant  icetles  il  feroit  grant  assemblée  de  gens  et  de 
fînances^  et  loi  ainsi  garnis  porroit  faire  de  grans 
entreimnses  et  pluaeurs  anltres  concqueates,  que 
n'avoit  onques  &it  sondit  père  ne  ses  prédécesseurs. 
£t  ainsi  qu'il  advoit  mis  en  schi  advis  et  imaginacion, 
se  coDclud.  Et  mîst  sus  une  très  grosse  ambaxadde 
qu'il  envoya  devers  ledit  Blanc  de  Honguerie,  afiîn 
de  avoir  unes  trêves  entre  eulx,  qui  d'un  costé  et 
d'autre  furent  lors  accordées  et  concluttes,  à  tenir 
l'espace  de  xim  mois.  Pendant  lequel  temps  icellui 
Morbazenne  fist  faire  et  fonder  une  très  grosse  tour 
et  puissant,  sur  le  bord  du  halve  qui  s'embouche 
devant  ung  fort  chastd,  nommé  la  Garde',  et  laquelle 
fist  nommer  la  Tour  Roodde*.  Duquel  halvre  tes 
marchandises  qui  deschendent  à  CoD8tantîn(^le  sont 
contrainctes  de  passer  par  illec.  Lequel  cbastel 
estrât  de  longtemps  en  l'obéissance  dudit  Turcq. 
El  ea  faisant  icelle  tour,  où  il  y  avoit  grant  nombre 
d'ouvriers',  fist  son  assamtdée  grosse,  par  mer,  le 
I^us  sea«ttCTaeDt  qu'il  peut.  Pendant  le  facbon  de 

1.  Le  ehftteaa  de  Gnzelhissar,  consbuit  par  Bayezid-Tîldîrim, 
sur  la  câte  d'Asie.  JBamnier,  t,  II,  p.  374. 

2.  Le  anlUn  loi  donna  le  nom  de  Boghazkes  (coupe-gorge). 
,  t.  n,  p.  378. 

.  Six  mille,  selon  Hammer. 


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S2  CHRONIQUE  [14S3] 

laquelle  teooit  ses  galbes  sur  mer  ea  graot  nombre, 
aveuc  foizon  d'autres  uavires,  coiurae  craques, 
hurtes',  brigantilz  et  autres  vaissiaux,  à  l'environ 
d'icelle  et  du  pays,  affîn  que  riens  De  peut  aler  eo  la 
cité  de  Constantiaoble  sans  son  seu  :  et  tint  ses  ma- 
uières  six  sepmainoes  ou  plus,  que  ceulx  dudit  Con- 
stantinoble,  ue  autres  de  la  partie  des  crestiens,  ne 
savoient  sa  puissance  ne  )à  où  il  avoil  voulenté  de 
descendre.  Et  sur  eeste  couverture  fîst  goindre  ses- 
dis  vaisseaulx  assez  prez  de  iadicte  cité  de  Père,  qui 
est  au  get  d'un  gros  canon  de  Iadicte  cité  de  G>n8- 
tantinoble,  et  n'y  a  fors  l'eaue  de  la  mer  entre  deux. 
Et  ce  veans  par  lesdis  habitans  dudit  Père,  se  trairent 
devers  l'empereur  de  Coustanti noble,  lui  requérant 
ayde  et  conseil,  car  ilz  doubtoient  que  ledit  Turcq 
ne  fist  descendre  ses  vaisseaulx  et  son  armée  sur  eulz, 
et  que  s'il  avoit  ceste  volenté,  ilz  n'estoieot  point 
puissans  pour  y  donner  resistence.  Sur  lequel  adver- 
tissement  et  requeste,  icellui  empereur,  veans  et 
congnuissans  la  grant  puissance  dudit  Turcq,  contre 
laquelle  ne  pooit  aucunement  résister,  leur  fist  res- 
ponce  que,  attendu  ce  que  dit  est,  trop  mieulx  gar- 
deroient  une  cité  que  deux;  et  son  advis  estoït  qu'il 
valloit  mieulx  que  ilz  alassent  au  devant  lui  en  por- 
tant les  clefz  de  la  cité,  et  euh  mettre  eu  sa  mercy  et 
vouUenté,  que  eulx  lussier  prendre  pas  force  ne  par 
puissance  d'armes,  et  que  se  ainsi  te  faisoient,  il  ne 
doubtoit  pas  qu'il  n'eut  plus  grant  mercy  d'eulx.  Ce 
conseil  fut  creu  par  ceulx  de  Iadicte  cité  de  Perre,  et 
en  bon  nombre  des  plus  notables,  aveuc  la  plus  part 

i.  Hurques. 


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[14S3]  DE  MATHIEU  lyESCOUCHY.  S3 

de  la  commuDaulté,  se  tirrerrent  au  devant  dudit 
Turc,  lui  [H-esentèrent  les  clefz  de  la  cité  et  se  sub- 
mirent du  tout  eu  son  obéissance.  Et  ce  veant  par 
icellui  Turcq,  leur  fist  responce  qu'il  ne  voulloit  les 
clelz,  mais  esloit  content  de  les  recevoir  à  mercy,  et 
sans  leur  souffrir  riens  meflaire^  pourveu  que  Hz 
seroient  contens  que  une  partie  de  la  muraille  de 
icelle  ville  seroit  abattue ,  pour  par  dedens  asseoir 
ses  bombardes,  afBn  de  plus  à  son  aize  battre  la  cité 
de  Constantinoble.  Et  sy  leur  dit  que  ceste  grâce 
leur  feroit  pour  ce  qu'il  ne  -voloit  point  faire  guerre 
aui  Genevois,  attendu  qu'ilz  estoient  leurs  subgez,  et 
que  sur  touttes  les  villes  d'iceulx  Genevois  il  prenoit 
tribut.  Et  ainsi  accordèrent  ceulx  de  Père  audit 
Turcq  abbattre  leur  dicte  ville  et  muraille;  lequel  se 
loga  dedens  icelle  ville,  où  il  fist  asseoir  sesdictes 
bombardes.  Et  du  costé  où  elles  estoienl  assises,  fit 
menreilleusement  battre  ladicte  cité  de  Constantî- 
n<^Ie,  où  U  se  mist  k  ce  faire  xv  jours  entbiers,  sans 
aucunement  cesser  de  jour  ne  de  nuit.  Et  ce  veans 
par  l'empereur,  qui  estoit  moult  desplaisant,  espérant 
de  trouver  secours  et  ayde  des  princes  crestiens,  fist 
dire  et  publier  au  peuple  qu'il  estait  moult  malade. 
Lesquelles  nouvelles  furent  tantost  espandues  parmi 
la  cité,  dont  le  pœuple  fut  fort  espoveuté.  Et  combien 
qu'il  fust  assez  en  bon  point,  neantmoins  se  absenta 
de  son  palais,  et  tira  secrettement  en  ung  autre  lieu 
seur,  bors  de  la  cité,  et  y  laissa  ung  sien  frère,  et 
envoya  bastivement  ses  ambaxadeurs  et  messages  en 
divers  lieux,  affm  de  avoir  ayde  et  secours. 

Premièrement ,  envoia  devers  nostre  saint-Père  le 
Pape,  qui  ne  fist  autre  responce  que  de  dire  :  qu'il 


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54  CHRONIQUE  [US3] 

avoit  graat  charge  d'ouvriers  et  grans  ouvrages  à  Taire, 
tact  àSainl-Pierre  ,  à  Saint  Jehan  de  Lattram,  nostre- 
Dame  de  Lardonne ,  comme  es  chasteauh  de  Saint- 
Pierre  et  de  Saint-Angele  ;  meismement  de  reffaire  la 
muraille  où  estolt  oecessaire  entour  Romme  ;  mais,  ce 
nonobstant,  dit  ausdis  ambaxadeurs  qu'il  deissent  au- 
dit empereurqu'il  gardast  la  cité  te  plus  qu'il  porroit, 
et  que ,  en  brieP  ternie ,  y  metteroit  la  plus  grant  pro- 
vision qu'il  porroit. 

Serablablement  envoya  devers  le  Roy  d'Àrragoo  , 
qui  fîst  respoQce  :  qu'il  avoit  bien  à  faire  à  fumir  sa 
guerre  qu'il  avoit  aux  Florentins,  etaussy  que  ses  ga- 
lbes, de  quoy  il  .se  devoit  aidier  ,  estoient  en  mer  pour 
voiaigier;  mais  lesdictes  galées  retourniez,  et  sadicte 
guerre  achevée ,  voulentiers  y  metteroit  resistence  de 
sa  puissance. 

Envoya  pareillemoit  à  Venise  ces  choses  Mignidier 
aux  Venissiens,  aveuc  le  péril  et  dangier  en  quoy  la- 
dicte  cité  estoit,  eulx  requérant  secours  et  ayde;  les- 
quetz  respondirrent  qu'ilz  avoient  guerre  au  comte 
Franssicque ,  et  icelte  achevée  ilz  bailleroient  le  plus 
d'ayde  qu'ilz  poiroient ,  car  ilz  avoient  mouk  à  faire 
en  icelle  guerre  '. 

Hellas!  ce  estoient  petittes  responces,  et  peu  vaîl- 
lables  au  peuple  crestien  estant  en  icelle  cité  de  Cons- 

1.  On  Toit  par  le  GiornaU  de  Hîcolo  Barbaro,  que  les  Véni- 
tiens de  CoDsIantinople  firent  bravement  leur  devoir.  Barbara  rap- 
|>orte  que  le  3  mai  une  brigandne  traversa  la  flotte  turque  pour 
allercherdier  la  flotte  vénitienne,  commandée  par  JacnmoLoredan, 
et  implorer  son  secours  au  nom  de  l'Empereur.  Mais  la  brigantine 
revint  le  23  sans  avoir  trouvé  la  flotte,  Giarnale  delC  assedio  di 
CotUuttinopoli.  Corredato  di  note  e  documenti  par  Enrico  Cornet. 
Vienna,  18S6,  io-S»,  p.  94-88  et  47. 


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[1453]  D£  MATHIEU  D'ESCOUCHY.  S5 

tantinoblel  Mais ,  peodant  le  temps  d'icellui  voiage  , 
iceUuî  Turcq  Est  joiodre  ses  gallées  au  plus  près  de  la 
muraUle  d'icelle  dté ,  du  costé  oii  elle  avoit  esté  ainsi 
battue  par  xv  jours  et  zv  nuit»  >  comme  oy  avez,  au- 
quel lieu  trouva  graut  resisteoce  de  la  partie  des  ci- 
toyms.  Et  fut  au  mois  de  may  de  cest  an  un ,  qui  fai- 
soit  moult  diault,  auquel  lieu  combattirent  par  uog 
jour  de  mardi  main  à  main,  l'e^iace  de  lui  heures  ou 
plus.  El  y  eut  Mt  pluseura  beaux  fais  d'annes  par  ceuh 
de  lodictie  cité}  oar  ilz  se  deffendoieDl  vaiUamment. 
Hais  ce  nonobstant,  ledit  Turc  entra  dedens,  car  la 
oujraîUe  estoit  fort  battue,  et  y  avoit  grant  entrée'. 
Et  incontinent  qu'ilz  forent  dedens,  de  prime  face 
firrent  grau»  piurdre»  «t  occisious  des  creetiens,  taot 
hommea  «Hnme  femmes  et  enfTaas  '  ;  mais  quant  fii- 
reot  comme  maistrès  d'icelle,  et  ung  petit  bleu  ref- 
froidie,  priment  la  conduitte  de  ce  qui  estoit  demoré 
de  femnes ,  jornea  filles  et  eofïaDS.  Ilz  prenoient  les 
plus  belles ,  et  les  veodoiept  pour  en  &ire  esclaves , 
et ,  au  regard  des  enHans ,  iU  les  gardoient  à  intencioD 
de  les  séduire  et  faire  Barraàns,  pour  les  faire  croire 
es  leur  loy.  El  icelluî  jour  meismes  de  sou  entrée , 
ala  à  la  grant  église  de  Saincte-Sonffîe,  et  en  icelle  fist 
logier  ses  chevaulx^  et  sy  fist  prendre  tous  les  ytnages 
de  bois  qui  y  estoient,  et  sur  le  parvis  d'icelle  ,  fist 
ardoirlesdis  images,  sauf  une  ymage  de  Nostre-Dame, 
qui  estoit  uommée  raoult  miraculeuse,  qu'il  fist  garder; 
et  sur  icelle  comme  sur  uog  bloc,  fist  pluseurs  cres- 

t .  ContantÎDople  tomba  an  poavotr  des  Tores  le  S9  mai . 

3.  ■  El  langna  se  corera  p«r  la  tera  came  el  fosse  stà  piovesto, 
c  the  l'a^pu  «  ft»M  andada  per  rigaloU  (r^a^iDoli)  cusi  fera  el 
sai^e.  >  Hicolo  Barkaro,  p.  07. 


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96  CHRCWIQUE  [1483] 

tiens  décoller.  Et  ceste  nuit ,  coucha  aveuc  la  fille  de 
Teoipereur,  qui  estoit  toutte  la  plus  belle  josoe  fille 
de  toutle  l'empire;  laquelle  toutte  la  nuit,  admonesta 
fort  ad  ce  qu'elle  voulsist  renier  oestre  Créateur  et 
prenre  sa  loy  ;  à  quoy  ne  se  voult  onques  accorder  ; 
et  pour  ce,  le  lendemain  la  fîst  mener  en  ladicte  église, 
et  illec  despoullier  toutle  nue,  et  lui  monstra  la  déco- 
lacion  des  chrestiens  qui  y  estoient  en  grant  nombre; 
meismes  en  fist  décoller  devant  elle;  et  encores  de 
rechier  la  admonnesta  que  elle  priât  sa  loy,  lui  pro- 
mettant faire  tant  de  biens  et  aux  siens  que  ce  serait 
merveilles.  Mais  nonobstant  quelque  promesse  ne 
quelque  chose  que  lui  ne  aultres  de  ses  gens  lui  sceus- 
sent  dire,  onques  ne  changa  son  propos,  mais  respon- 
dit  qu'elle  amoit  mieulx  morir  que  laisaier  la  loy  de 
Jhesus  Crist.  Et  quant  il  vit  qu'il  n'en  pooit  autre 
chose  avoir,  sur  ladicte  ymage  de  Nostre-Dame  la  fist 
décoller,  où  elle  receut  la  mort  en  gré.  Et  envoya  la 
teste  de  ladicte  josne  fille  au  fi^re  de  l'empereur ,  qui 
estoit  son  oncle,  lui  estant  en  la  prison,  et  avoit  este 
prins  à  l'entrei-  en  icelle  cité  '. 

Et  quant  les  nouvelles  de  ladicte  ^rinse  de  Cotistan- 
tinoble  furent  venues  à  la  congnoissance  dudit  Blanc 

1.  H.  Utncini,  à  propos  d'un  passage  où  Jacques  dn  Clercq  re- 
late les  horreurs  commises  par  les  Turcs,  fait  observer  qu'il  y  a 
dans  ces  récits  beaucoup  J exagération,  (Le  Berrj  en  Orient,  Les 
dernières  années  de  Jacques  Coeur  (1860),  p.  Î2-23.)  On  vient  de 
voir  ce  que  dit  Barbaro;  ajoutons  qu'au  témoignage  même  de 
Cogia  Kfendi,  Cortstantinople  fut  livré  au  pillage  pendant  trois 
jours  entiers.  <  Les  trois  jours  passés,  ajoute-t-i).  Sultan  Heheni- 
med  fit  faire  deffense,  sous  des  peines  rigourenses ,  de  piller  da- 
vantage Et  de  continuer  le  carnage  qui  avoit  duré  Jusqu^alurt.  *L,e., 
p.  112-173. 


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[1453]  DR  HATHIEX]  D'ESCOUCBT.  S7 

de  HoDguerie,  qui  eotendoit  icelle  cité  esire  com- 
prinse  èsdictes  trêves ,  fut  moutt  courrouchiez  et  des- 
plaisant;  mist  sus  une  ambaitade,  laquelle  il  eovoya 
par  devers  ledit  Turc,  lui  sigDÎfliar  que ,  par  les  trêves 
prioses  entre  eulx,  ne  devoit  faire  guerre  à  ceulx  de  la 
cité  de  Constaotinoble  oe  aultres,  dod  plus  que  à  ceulx 
deses  pays  et  seigneuries  ;  et  que ,  pour  ce  qu'il  avoit 
printladicte  cité  pendant  lesdictes  trêves,  lui  reque- 
roit  lesdictes  trêves  estre  rompues.  Sur  lesquelles  nou- 
velles icellui  TufY»!  fist  prendre  tous  les  ambaxadeurs 
dudît  Blauc,  et  à  chascun  d'eulx  Gst  crever  les  yeux  et 
coppei'  les  orailles  tout  selon  la  teste  ,  et  en  ce  point 
les  renvoya  devers  ledit  Blanc,  en  signe  qui  voloit 
bien  que  lesdictes  trêves  fussent  rompues. 

Et  touttes  ces  choses  venues  à  la  congnoissance  de 
nostre  saint  Père  et  aultres  princes  crestiens  ,  furent 
moult  desplaisans,  et  non  point  sans  cause  ;  et  pour  y 
donner  provision  de  résistance ,  ou  mois  de  juillet  en- 
sievant,  nostre  dit  saint-Pêre  y  envoia  six  gallées  bien 
fumies  de  vivres  et  de  gens  de  guerre  en  grant  nombre, 
avec  XVI  mille  ducas  pour  leur  paiement,  et  assez 
brief  apprez  y  envoya  encores  iiii  gallées,  paiéezet 
fumies  de  vivres  et  de  gens  de  bonne  estoffe.  Les  Ve-  ' 
DÏssiens  y  envoiêrent  pareillement  uug  gentilhomme 
de  Venise,  nommé  Jaspard  Barbien,  atout  six  gallées 
de  gens  fumies  de  tous  vivres.  Mais  tout  ce  n'y  prouf- 
fita  guères  ;  et  s'en  retouraerreut  sans  guères  porter 
de  dommage  audit  Turq  pour  ce  voyage  '. 

i.  Après  1>  prise  de  Conibuiliiiople ,  les  chrétiens  Taîncus  cl 
proscrits  se  répandirent  dam  diverses  contrées  de  l'Europe,  et  en 
particnlier  eo  France.  Plosieurs  vinrent  i  Aouen.  Le  16  septembre 
iiSS,  oa  donne  trente  sds  bon  chevalier  de  Constantiitople,  ■  en 


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58  CHRONIQUE  [t4S3] 

QuaDt  ledit  Turc  estant  dedeos  ladicte  cité  de  Coos- 
tantiuoble  fut  bieo  adverti  que  Dostre  saint-Père  le 
P^pe  estoil  moult  desptaisant  de  ta  perte  d'îcelle  cité , 
et  qu'il  faisoit  grant  dilligence  de  escripre  et  envoier 
deyen  les  princes  crestieos  pour  le  recouvrement  d'i- 
celle  et  donner  resistence  contre  les  entreprinsea  d'i- 
cetlui  Turcq,  et  les  pardons  qu'il  faisoit  publier  aux 
crestiens ,  especiallement  à  ceuU  qui  Teroient  ^ueire 
audit  Turcq,  icellui  Turcq  envoya  unes  lettres  à  Dostre 
dit  aalnt-Père»  desquelles  la  teneur  s'eneieult. 


CHAPITRE  XCT. 

Comment  le  grant  Turcq  envoia  ses  lettres  missibles  à  noAre 
saint-Père  le'Pappe  *. 

Uorbazamie  Horesti,  ensamble  ses  frères  CoUabv- 
liibraet  Collaierrallus,  chevaliers  de  l'empire  d'OrgUa- 
n;  *,  seigneurs  de  l'ille  de  Âschaye*,  autremffiit  de  la 

ngtrà  à  sa  panvreté  et  le  cas  dndJt  Constantiiiople  ;  ■  le  2  ocUduv 
14S6,  on  dnnnt^  la  même  somme  à  Dimitrius  Bithardas  et  Thomas 
Partiï,  *  en  regard  à  la  pauvreté  d'eux  et  qu'ils  ont,  eux  et  leurs 
femmei  et  enfans,  esté  prU  prisonniers.  ■  Secherchet  historiifuet 
tar  Rouen,  par  Ch.  Bicliard.  Sente  da  Soueit,  184S,  p.  1S. 

1 .  On  trouvera  deux  lextes  de  ce  document  :  l'un  presque  iden- 
tique, l'autre  avec  quelques  Tariantu,  dans  Jacques  du  Cleroq, 
I.  UI,  oh.  xiT,  et  dans  Jean  Chartier,  t.  Oi,  p.  36. 

2.  Vrghantz,  ou  Ui^nn,  d'après  H.  BuchMU 

3.  Us.  Soffaonne  :  Axie. 


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[1U3]  DE  MATHIEU  D'ESCOUCHT.  S» 

Mourée,  où  est  la  cité  de  Palras:  au  grand  pred>tre 
de  RoBune,  «don  ce  qu'il  a  desservy,  nostre  bien 
amé.  « 

Il  est  venu  ànostre  congooissance  que ,  à  la  requeste 
du  peuple  des  Venissiens,  vous  faictes  publier  par  les 
egliseS'  d'italye  que  tous  ceulx  qui  nous  feront  guerre 
areront  |^in  pardon  en  ce  inonde  et  vie  étemelle  en 
l'autre,  de  quoy  avons  esté  adoerteaez  par  aucuns 
jetons  croisiez ,  qui  ni^;uairefl  ont  passé  la  mer  ou 
navire  des  Venissiens ,  Qt  de  ce  nous  donnons  gnu» 
merveilles.  Car  se  Dieu  vous  a  dcHmé  telle  puissance, 
vous  CD  devez  user  plus  raisonnablanent,  sans  pour 
ce  induirre  les  crestiena  à  nous  faire  guerre,  attendu 
que  nous  sommes  certains  que  noz  prédécesseurs  ont 
tou^urs  maintenu  que  ooques  ne  furrent  nul  jour 
consentam  de  la  mort  de  vostre  Jhesus-Grist  cruceryé," 
et  ne  possederrent  pas  la  Terre-Sainte  ;  ains  ont  tous- 
jour*  ba;  les  Juïb,  pour  ce  quç  nous  trouvons  en  noz 
histoires  et  cronicques ,  et  que  par  envie  et  traison 
minent  ledit  saint  propbette  vostre  Aesu-Oist  en  la 
main  de  Pilate ,  qui  presidoit  lors  en  Jheruaalem  pour 
les  Rommaùu»  qui  fist  icellui  monr  en  crois*  Et 
d'autre  part,  prenons  à  grant  desplaisance  que  les 
Ytaliens  nous  facent  guerre,  veu  que  nous  avons  à 
eulx  naturelle  amour,  pour  ce  qu'ilz  sont  partis  de 
nous,  ensamble  toulte  leur  gloire,  nom  et  puissance  ; 
c'est  assavoir  de  Àntbeooix'  el  Eneas,  du  linage  du 
grant  Priant,  jadis  seigneur  de Troies-le-igrant,  et  chief 
de  la  nacion  des  Turcqs.  Et  pour  ce,  comme  son  suc- 
cessenr,  entendons  et  proposons  brief  redilEer  ladicte 


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60  CHRONIQUE  [1453] 

cité  de  Troies  et  remettre  en  estât  et  seignourie,  et 
mettre  eo  l'obéissance  de  nostre  empinre  toutte  l'Eu- 
«oppe.  Et  singulièrement  en  vengance  du  sang  Hector, 
et  subvercion  de  la  noble  cité  de  Troies',  ensamble  les 
terres  que  tiennoit  les  Venisùens,  et  qu'Uz  ont  par 
force  submises  à  eulz ,  à  nous  promises  par  le  sort  de 
nez  prophesies.  Sy  prions  et  requérons  vostre  pru- 
dence que  doresenavant  vous  cessez  de  donner  telz 
bulles,  et  que  ue  sollicitez  les  crestiens  à  nous  faire 
guerre,  attendu  que  ne  sommas  aucunement  délibérez, 
à  cause  de  leur  créance  oufoy,  leur  faire  guerre,  mais 
seuUement  pour  le  droit  temporel  que  avions  èsdictes 
terres  de  nostre  présente  conqueste.  Car  se  nous  n*a- 
dourroDS  vostre  Jhesu-Grist,  touttesfois  nous  le  con- 
gnoissous  et  savons  esire  vray  prophète  ;  et  de  recbief 
nous  avons  souvent  entendu  que  en  vostre  loy  ne 
devez  aucun  contraindre  à  force.  Et  se  nous  faisons 
guerre  aux  Venissiens,  nous  le  iaisons  à  juste  tiltre , 
pour  ce  que,  sans  auctorîté  de  prince  ou  seigneur,  ilz 
ont  de  leur  voulenté  ou  force  euzurpé  les  terres  qu'ilz 
détiennent  en  Ëuroppe,  ce  que  ne  poons  ne  devons 
bonnement  souffrir.  Ains,  puis  que  le  temps  de  nos 
promesses  est  présentement  advenu ,  sommes  délibérez 
de  mettre  lesdictes  terres  hors  de  la  tirannie  et  subgec- 
tion  desdis  Venissiens;  et  meismemeot  que  le  peuple' 
ne  communicque  en  riens  aveuc  les  autres  nacious 

i.  On  lit  ici  dans  du  Qercq  :  ■  et  poltution  du  grand  temple 
de  Pallaa,  nibjngué  Avons  toute  la  Grèce  et  les  habitaos  d'icdle 
comme  succesMurs  et  béritien  de  ceux  quy  feirent  ladicte  des- 
tructioii  de  Troyes,  ensamble,  >  etc.  Ce  passage  paraît  avoir  été 
omis  par  notre  chroniqueur. 

2.  J.  dn  Clercq  :  des  Téoitiens. 


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[14!(3]  DE  MATHIEU  IVESœUCHT.  61 

d'Italye,  aios  se  repputtent  les  plus  graos  des  aultres. 
Pourquoy,  à  l'ayde  du  grant  dieu  Jupiter,  avoDS  in- 
tencioD  de  rabaissier  leur  oi^eil  et  les  mettre  du 
tout  au  bas.  Touttesfois ,  se  pour  les  choses  dessusdictes 
n'estes  délibéré  de  cesser  de  non  Taire  et  esmouvoir 
guerre,  soyez  certains  que  nous  metterons  sus  toutte 
Dostre  puissance,  et  requérons  L'ayde  de  l'empereur 
d'Oi^nye  et  des  autres  priaces  et  Rois  d'Orient  qui, 
jusques  à  ores,  faignans  qu'ilz  dorment,  ne  vous  font 
guerre  ;  et  assamblerons  ay  grant  puissance  que  nous 
porroos  bien  legièrement  résister,  non  mie  seullement 
à  voz  piettons  croisiés  que  avez  envoyez  ;  mais  se 
vous  esmouvez  contre  nous  les  GauUes ,  les  Germains 
et  les  pays  lattins,  nous  y  resistrons  à  toutte  puis- 
sance ;  et  par  l'ayde  de  Neptainno  et  dieu  de  la  mer, 
à  la  puissance  de  vostre  navirre ,  conquesterons  l'ille 
de  HelespoDte,  et  d'ilec  entrerons  en  Cartaige'  et 
Daramathies*,  régions  d'Aquilon. 

Donné  en  nostre  grant  palais  triumpfaal ,  l'an  de 
Mahomet  quarante*,  ou  mois  de  jullet*. 

1 .  Cbarder  et  au  Qeraq  :  Croatie. 

2.  Dalmatie. 

3.  Du  Clercq  ;  dix.  Cbarlier  :  huiet  cent  quarante.  M,  Vallet 
de  Viriville  fait  muarquer  qu'il  faudrait  8S7;  mais,  comme  le  dit 
M.  Bnchon,  ■  l'iguoraut  auteur  de  cette  lettre  apocryphe,  qui  fait 
de  Jupiter  et  de  Neptune  des  dieux  mahométans,  pouvait  sans  plni 
de  scnipole  transformer  l'année  8S7  de  l'hégire  en  l'année  dix.  ■ 
(Note  de  l'édition  de  du  Qercq.) 

k.  Da  Clercq  ;  Jaing. 


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CHAPITRE  XCVI. 

Comment  le  Beignenr  de  FlaTy  ocfaist  en  la  tille  de  Dourleos 
messire  Jehan  de  Freffes,  cherallier. 


£n  la  fio  du  mois  d'aoust  de  cest  an  cinquante 
trois,  Jehan,  seigneur  de  Flavy*,  qui  estoit  josne  sei- 
gueur,  yssu  de  haulte  et  noble  generacion ,  qui  avott 
en  sou  service  aucunes  gens  de  legier  conseil,  se 
transporta  en  la  ville  de  Dourlens,  accompaingnié  de 
zii  à  rvi  de  ses  gens,  et  ou  content  de  ce  que  Jehan 
de  Freffes,  chevallier,  Ëlz  du  seigneur  de  Fr^es, 
durant  la  guerre  de  Gand ,  dont  cy  devant  est  faicte 
mencion ,  avoit  esté  logier  sur  aucunes  de  ses  terres, 
atoutte  grosse  puissance  de  gens  d'armes ,  car  il  estoït 
le  meneur  des  gens  de  guerre  de  Anthoine,  bastard  de 
Boui^ingne,  chevallier,  trouva  ledit  chevallier  de 
FrefTes  à  l'ostel  à  l'Angele,  sur  le  marchiet,  où  il 
descendit  lui  et  ses  gens,  et  le  quirenl  lant  audit 
hostel,  qu'ilz  le  trouverrent  en  une  estable  à  cbevaulK 
oJi  il  s'estoit  retrait,  parce  qu'il  estoit  adverli  que 
ledit  de  Flavy  le  queroit;  lequel  fut  battu  et  mutîlié 
en  tel  manière,  que  au  bout  de  uu  jours  il  ala  de  vie 

1 .  n  était  fils  de  Jean,  setgnear  de  Flury  (rrère  aîné  de  Guil- 
laume de  Flavy),  et  de  Jeanne  d'Antoing  (appelée  à  tort  Marie 
par  La  Moilière,  dans  son  Recueil  âe  pUuieurs  nobtet  et  tmeiemtes 
maifoHi  de  Picardie), 


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[1453]  DE  MATHIEU  D'ESCOUCHY.  «3 

à  trespas*.  Et  ce  fait,  icellui  seigneur  de  Flary  s'en 
retounia  en  sa  place  de  Mazelles*,  assez  prez  dudît 
Dourlens,  où  il  se  tint  sur  sa  garde  aucun  espace  de 
temps.  Et  ce  venu  à  la  congnoissaoce  dudit  bastard  de 
Boui^oingoe,  en  lut  très  mal  content;  et  quant  ledit 
de  ïlavj  fut  d«  ce  bien  adverti ,  se  parti  de  sadicte 
place  de  Mazelles  et  se  retray  en  une  autre  fortresse 
nommée  Lyencourl,  à  lui  appartenant,  et  aveuc  lui 
de  cinquante  à  soixante  compaingnons  de  guerre,  oii 
il  se  tenoit  sur  sa  garde  assez  longuement.  Pour  lequel 
cas,  obtint  brief  apprez  remission  du  Roy*.  Hais,  ce 
noDobstent,  monseîgnear  Jehan  de  Frefies*,  père 
dudit  deftiDcit,  fist  si  grant  pour^eUtte  contre  ledit 
de  Flavy,  en  parlement  et  aiUeurs,  que  fut  long  temps 
prisotiniet,  en  la  co||wergerie  du  Palais-Royal  à  Paris. 
Et  à  très  grant  painoeet  difficulté  fut  làdicte  rémission 
interinée  par  la  court  de  parlement,  qui  condempna 
ledit  de  Flavy,  pourl'interest  civil,  eu  grosses  sommes 
de  deniers  et  reparacions  hounourables,  qui  lui 
cousta  plus  de  zxx  mille  fiWis*;  et  à  ce^te  cause,  lui 
oobvint  vendre  pkatiafB  de  ses  terres  et  seignouries. 

1 .  NODS  dotmolls  dans  nos  Preuves  un  récit  détaillé  du  meur- 
tre, extrûl  d«s  Registres  du  Ptrlemeiit. 

1.  Uaierolla,  dans  le  Vb,.  Sorbonnv.  Cest  aussi  le  nom  qu'on 
rencontre  dans  les  Registres  du  Parlement. 

3.  On  trouvera  également  dans  les  Preuwes  le  texte  de  ces 
■lettres  de  rémission. 

4.  Le  seigneitr  de  Fieffés  s'appelait  Waleran  et  non  Jean.  H  se 
perk daasle  procès oottinie  d««âandeiir  titec  AbMëilo Dompmirt, 
sa  fenmie,  Jacquotlne  de  R^neauvilLci  veuve  de  i«an  de  Fiefies, 
et  Ambonin  de  Fieffés,  son  fils  ninear. 

5.  L'arrêt,  en  date  du  8  mars  \  4Sti,  se  trouve  dans  les  r^istres 
do  Fariement  ÇK.,  S8S),  f.  3Sâ-367j. 


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CHAPITRE  XCVII. 

Comment  le  comte  de  Dunois,  bastard  d'Orléans,  conquist 
sur  les  Anglois  la  ville  et  chastel  de  Cadillac. 

Vous  avez  oy  par  cy  devant  comiDeot  le  Roy, 
apprez  sa  conqueste  de  Nonneodie,  tirra  es  ducës  de 
Bourdelois  et  de  Guienne,  qui  de  long  tempe  avoient 
esté  en  l'obéissance  des  Anglois,  lesquelles  par  son 
grant  sens,  conduitte  et  vaillance,  il  réduit  et  remis 
à  son  obeissaDce;  et  firrent  c^x  d'icelles  ducbiés, 
tant  les  bonnes  villes  comme  les  trois  estas,  serment 
solleropnel  de  demourer  bons  et  leaulx  subgez  à 
icellui  Roy  Cbarles  :  et  de  ce  firent  les  sermens  sol- 
'  lempnelz  et  sur  les  saintes  euvangilles,  es  mains  du 
conte  de  Dunois,  bastard  d'Orléans,  son  beutenant 
gênerai  en  icelle  conqueste.  Mais  assez  tost  apprez, 
comme  gens  mal  conseilliez,  et  alant  directement 
contre  leur  Toy  et  serement,  par  la  séduction  des 
seigneurs  de  Lespare  et  de  Hontferant,  grans  sei- 
gneurs en  icelle  ducbié.  à  la  poursieutte  du  seigneur 
de  Tallebot  qui  estoit  vaillant  chevallier  et  sage  en 
armes,  lui  rendirrent  ladicte  ville  de  Bordeaux, 
comme  oy  avez.  Mais  pour  icelle  recouvrer  avec  tout 
le  pays,  mist  sus  une  grosse  armée,  et  bailla  la 
charge  à  icellui  bastard  d'Orléans  qui  estoit  son  lieu- 
tenant  gênerai,  qui,  droit  le  xix*  jour  de  septembre 


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[lU»]  DE  BIATBIEn  lySSCOCCBY.  BS 

de  cest  an  cinquante  trois,  par  ung  jour  de  merquedi, 
piint  d'assault,  une  ville  ou  pays  de  Guieone,  nommée 
Cadillac;  mais  au  paravant  dudit  assaut,  elle  avoit 
fort  esté  batue  de  bombardes  et  de  cauons,  et  des 
plus  gros  que  le  Roy  Charles  avoit  eu  soo  siège,  que 
lors  tenoit  devant  ladicte  vîDe  de  Bordeaux.  Les-~] 
quelles  bombarbes  et  artillerie  avoient  esté,  ledit  jour 
de  merquedi,  mises  à  point  et  assizes  à  pouipos  déli- 
béré de  les  getter,  tous  ensamble  et  à  une  fois,  à  ren- 
contre d'un  bolvercq  que  les  Anglois  avoient  lait 
devant  la  porte  de  ladicte  ville;  mais  quant  Hz  veirent 
ledit  appareil,  babandonnèrent  leur  dit  bolverc  et  se 
retrairrent  dedens  la  ville,  en  bouttant  les  fus  dedens  i 
icellui  bolvercq.  Et  ce  veans  par  les  Francbois,  ap — * 
procberrent  icellui  bolvercq  et  par  graot  vaillance  et 
dUligence,  estaingnirrent  le  fu  et  se  boultèrent  dedeos 
icellui;  et  incontinent  furrent  gettées  touttes  les 
bombardes  et  canons  qui  là  estoieut  afustez,  à  ren- 
contre d'une  grosse  tour  estant  à  la  porte  de  la  ville, 
et  contre  la  muraille  d'icelle;  et  cbeirrent  les  pierres, 
tant  de  ladicte  tour  comme  de  la  muraille,  es  fossez 
de  la  ville,  en  si  grant  babondance,  qu'il  en  empUst 
grant  partie. 

Et  an  parafant  le  get  desdictea  bombardes,  chas- 
cun  des  gens  de  guerre  desdis  Francbois  estoient 
garnis  d'un  fagot  en  leurs  mains,  lequelz  ilz  gettèrent 
èsdis  fossez;  et  ce  fait  crièrent  à  l'assault.  Et  au 
moyen  tant  desdis  faguos  comme  d'icelles  pierres, 
qui  ain^  avoient  emply  partie  desdis  fossez,  les 
Francbois  aborderrent  auprez  de  ladicte  muraille, 
qui  ainsi  avoit  esté  battue  et  rompue,  où  ilz  com- 
battirreut  main  à  main  contre  ceulx  de  la  ville  par 


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M  CHRONIQUE  [1453] 

grant  espace  de  temps,  ou  il  y  eut  de  beaux  ùôb 
d'armes,  tant  d'un  cost^  aommo  d'aultre;  etae  mouk 
trerreot  chascune  des  parties  moult  vaillans.  Mais  eo 
la  fiD  les  Anglois,  veans  qu'ilz  ne  pooieot  résister, 
habandonnerreot  ladicte  vîUe,  se  retrairreut  au 
chasteau,  et  par  icelle  retraitte  fut  icelle  ville  gain- 
guié  ;  où  D'y  eut  guères  de  gens  mors  d'un  costé  ne 
d'autre.  Et  brief  apprez  les  Anglois,  qui  aiosi  s'es- 
toient  retrais  oudit  chastel,  considerans  qu'ilz  ^ne  le 
pooient  tenir  contre  la  puissance  du  Roy  Charles,  et 
qu'il  estoit  en  personne  tenant  le  siège  devant  la  ville 
et  cité  de  Bourdeaux,  comme  dit  est,  et  qu'il  estoit 
à  deux  lieues  près,  requirreut  avoir  seurtë  pour  pooir 
parler  aux  cappitainoes,  c'est  assavoir  au  gnuit> 
maistre  d'ostel  du  Roy  et  Potton  de  Sainte-Traille, 
qui  acordé  leur  fut;  et  apprez  pluseurs  ouvretures 
sur  ce  faictes  par  les  parties,  iceulx  Anglois  ofîrirent 
mettre  en  l'obéissance  du  Roy  Charles  ledit  chastel, 
qui  estoit  moult  fort  et  puissant,  sans  débat,  et  of- 
frirent paier  X  mil  escus,  pourveu  qu'ilz  s'en  yroieat, 
sauf  leurs  vies,  chascuu  un  blanc  baston  au  poing. 

Et  lesquelles  nouvelles  furent  incontinent  par  lea- 
dis  seigneurs  eovoiëes  devers  le  Roy,  qui  tenoit  sondit 
siège  devant  ladicte  ville  de  Bordeaux;  et  lui  fu 
declairié  tout  au  long  les  oflres  et  requestes  que  fai- 
soient  lesdis  Anglois  estans  oudit  chastel.  Mais  le 
Roy,  sachant  et  bien  adverti  que  dedens  icellui  chastd 
avott  gens  de  grant  nom,  tant  du  pays  d'Eoglelerre 
comme  des  pays  de  Bordelais  et  de  Guienne,  dit  de 
sa  bouche  :  «  qu'il  ne  les  recheveroit  pat  à  ces  oHres, 
H  et  que,  au  r^rd  desdis  x  mil  escus,  il  avoit  aident 
«  assez,  et  que  son  intencion  estoit  de  les  avoir  à  sa 


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[1U3]  DE  UÀTHIED  D'ÏSCOVCHT.  67 

«  volenté.  »  Et  incontinent  ceste  responce  ainsi 
baillié,  ordonna  faire  mener  encores  partie  de  son 
artillerie,  de  la  meilleur  et  plus  grosse  qu'il  avoit  en 
sondit  siège,  et  le  faire  asseoir  et  afuster  devant  ledit 
chasteL  Et  ce  veans  par  les  Anglois  estans  dedens, 
aussj  de  ladicte  responce,  considerans  que,  contre  la 
puissance  ne  les  preparacions  qu'ilz  véoient,  ne 
pooient  donner  resistence,  requirent  avoir  seurt^  de 
pooir  parier  aux  gens  du  Koy,  ce  qui  leur  fut  accordé; 
et  par  eulx  aveuc  lesdis  gens  du  Roy  fut  traictië  fait 
par  la  manière  qui  s'ensieult. 

C'est  assavoir  t  quMz  rendirent  au  Roy  Charles 
ledit  cbastel  de  Cadillac,  aveuc  les  villes  et  chasteaulx 
de  Benaiiges  et  de  Rions*,  que  occupoient  et  tenoient 
Icsdis  An^ois,  moyennant  que  ceulx  dudit  chastel  de 
Cadillac  et  tous  ceulx  estans  èsdictes  villes  et  cbas- 
teaux  de  Benauges  et  de  Ryons  qui  estoient  de  la 
nacioD  du  Royalme  d'Engleterre,  seroient  prins  et 
receux  à  raençon  et  finance  comme  prisonniers,  et 
paier  finance  seroient  receux,  et  ceulx  qui  seroîent 
desdîs  pays  de  Bordelois  et  de  Guienne  et  des  autres 
places  du  Royalme  de  France,  seroient  et  demour- 
roient  du  tout  à  son  bon  plaisir-,  lequel  traictié  fui 
seignifïi^  au  Roy,  qui  l'eut  pour  aggreable. 

i.  M.  Bucboa  met  en  note  :  Xa  Béole.  Cest  bien  Rions,  petite 
ville  dn  canioB  de  Cadillac.  Le  traité  de  capitulation  4e  Benanges, 
en  date  du  27  septembre  1 453,  eu  dans  le  t,  XIV  det  Ordaimancet, 
p.  SU. 


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[IU3J 


CHAPITRE  XCVIII. 

Comment  le  Roy  Charles  conqui&t  le  chastel  de  Blanquafoit, 
et  comment  ceulx  de  Bordeaux  envoièrent  )eun  ambaxa- 
deurs  deren  lui  qui  tmoit  le  siège  devant  eulx. 

Apprez  que  les  traictiez  fuirent  ainsi  fais  desdictes 
villes  et  chastel  de  Cadillac  et  autres,  comme  oy  avez, 
le  Roy  Charles  ordonna  à  son  grant  maistre  d'ostel  et 
à  Potton  de  Sainte-Traille,  bailli  de  Touraiune,  qui 
estoieot  les  chiefe  de  l'armée,  qui  avoient  esté  devant 
ledit  Cadillac,  soubz  le  bastard  d'Orléans  conte  de 
DuDois,  lieutenant  gênerai  du  Roy,  qu'ilz  tirassent 
hastivement  devant  une  forte  place,  nommée  Blan- 
qnafort*;  car  plus  n'eu  y  avoit  eu  Guieune  ne  en 
Bordelois,  qui  touttes  ne  fussent  reduittes  et  remises 
la  seconde  fois  en  l'obéissance  dudit  Roy  Charles,  tant 
par  sa  bonne  prudence  et  conduitte,  comme  dudit 
comte  de  Dimois  et  aultres  cappitainnes,  qui  songneu- 
sement  et  diUigamment  s'estoient  espars  et  mis  les 
sièges  devant  les  villes  et  fortresses  desdis  pays ,  et 
sans  en  riens  diminer  le  siège  qu'il  tenoit  devant 
ladicte  ville  de  Bordeaux,  et  que  jà  avoit  fait  par 
long  temps. 

Mais  incootioent  que  lesdis  de  Blanquafort  furent 

1.  Blanquefort. 


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(Ï453]  DE  MATHIEU  D'ESCOUCHT.  69 

de  ce  advertis,  meîsmes  congnurent  qu'ilz  estoient 
en  advepturede  n'en  avoir  secours  et  ayde,  ou  mois 
d'octobre  de  cest  an  un^  ceuli  estaos  dedeas  ladicte 
place  de  Blanquarort  requirent  avoir  traictié  aveuc  le 
Roy,  qui  accordé  leur  fu.  Sy  furent  envoiez  députez 
d'un  costé  et  d'autre ,  pour  conclurre  en  ceste  ma- 
lère,  laquetle  conclusion  fut  telle  :  que  ladicte  place  de 
Blanquafort  seroit  mise  et  rendue  es  mains  et  en 
l'obéissance  du  Roy  Charles ,  par  condicion  que  les 
gens  de  guerre  estans  dedens,  de  la  nacion  du  Roy  aime 
d'Engleterre ,  seroient  receux  à  paier  raenchon  ;  et  les 
autres,  de  la  nacion  desdis  pays  de  Bordelois  et  de 
Guienne  et  de  sou  Royaume,  seroient  et  demourroient 
à  sa  vouUenté. 

Et  incontinent  apprez  icelluy  traictié  ainsi  fait  et 
passé,  le  Roy  fist  retirer  toutes  ses  gens  d'armes, 
aveuc  l'artillerie  qui  avoit  esté  devant  lesdictes  places 
et  fbrtresses,  tant  de  Cadillac  comme  de  Blanquafort, 
à  son  siège  devaiit  ladicte  ville  de  Bordeaux.  Eticellui 
siège  ainsy  renforchié ,  veans  par  ceuix  de  ladicte 
ville,  sans  long  séjour,  envolèrent  devers  le  Roy 
supplier  de  avoir  ung  sauf  condoit ,  pour  paner  à  lui 
à  seurté,  qu'il  ottroya;  et  assez  brief  apprez,  furent 
devers  luy  ceulx  de  ladicte  ville  de  Bordeaux ,  jusques 
au  nombre  de  c  hommes  à  cheval ,  tant  nobles  comme 
gens  d'église  et  autres  de  la  communaulté  ;  et  eulx 
venus  devant  sa  personne ,  lui  requirent  très  humble- 
ment qui  lui  pleust  les  prendre  à  mercy,  et  qu'ilz 
estoient  contens  de  lui  rendre  ladicte  ville  de  Bor- 
deaux et  mettre  en  ses  mains  et  en  son  obéissance, 
pourveu  qu'ilz  eussent  leurs  biens  et  leur  vie  saulves. 

Et  apprez  que  le  Roy  eut  oy  leur  proposicion,  de 


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70  CHRONIQUE  [1453] 

sa  bouche  leur  respondit  :  «  Se  vous  B'avez  charge  de 
«  autrement  parler,  vous  avez  seurté  de  venir  devers 
n  nous  et  de  vous  en  retouruer;  vous.pooez  drecbîer 
K  vostre  chemin  du  retour  quant  bon  vous  samblera, 
(r  car  de  la  requeste  que  nous  faictes,  ne  ferrons  rien , 
d  attendu  les  grans  faultes  que  par  cy  devant  avons 
H  trouvé  en  vous.  Et  est  nostre  intencion ,  à  l'ayde  de 
■  nostre  créateur,  de  avoir  la  ville,  tous  ceus.  qui  sont 
K  dedens  et  leurs  biens ,  à  nostre  plaisir  et  voulenté , 
«  pour  de  leurs  corps  prendre  pugnicion  selon  ce 
«  qu'itz  ont  offensé ,  pour  avoir  aie  contre  leurs  ser- 
«  mens  et  feaultez  à  nous  fais  par  cy  devant,  en  telle 
w  manière  que  ce  sera  example  aux  autres  et  mémoire 
•c  au  temps  advenir,  a  Et  apprez  que  iceulx  de  Bor- 
deaux eurent  oy  icelle  responce ,  furent  moult  trou- 
blés; et  comme  ilz  s'en  retoumoient  en  leur  ville 
moult  dolaus»  survint  ilec  maistre  Jehau  fiurreau, 
chevallier,  seigneur  de  Monglat,  trésorier  de  France , 
et  mûstre  de  l'artillerie  du  Roy  Chaiies*,  qui  dist  ces 
mos  ou  en  substance  :  u  Sire,  je  viens  de  autour  de  la 
«  ville ,  et  ay  r^ardé  et  bien  visité  à  mon  pooir  les 

j .  Le  point  de  saToir  si  Jean  Sureau  fat,  comme  le  prétend  ici 
Mathieu  d'Escouchy,  maître  de  l'artillerie  en  titre,  est  fortcootro- 
versé.  Goderroy,  dans  les  notes  biographiques  qu'il  a  réunies  sur 
tes  frères  Bureau,  établit  bien  que  Jean  en  exerça  les  fonctions; 
mais  il  a  tort  de  conclure  qu'il  en  porta  le  titre.  Tous  les  docu- 
ments contemporains  attribuent  ce  litre  à  Gaspard;  seul,  notre 
chroniqueur  le  donne  à  Jean.  Un  document,  en  date  de  1461,  que 
nous  allons  reproduire,  tranche  dc&DÎtiveinent  cette  question;  il 
est  tiré  de  la  collection  Gaignières,  vol.  372,  f.  96  : 

s  S'ensuivent  les  ofEces  que  tiennent  maistre  Jehan  Bureau  et 
Jaspar  son  frère  s 

■  Premièrement,  ledit  maietrt  Jehan  fiorean  a  at  ticzit  la  mais- 


byGooglc 


[1453]  DE  MATHIEU  D'ESCOUCHT.  71 

ir  places  plus  convenables  à  asseoir  vostre  artillerie  ; 
«  mais  se  vostre  boa  plaisir  est,  je  vous  promez^  et 
K  SUT  ma  vie ,  que  en  brief  temps  je  vous  renderay  la 
K  ville  toutte  destruicte  et  essillée  par  voz  eugieus 
<t  volans ,  en  telle  maDière  que  ceuk  qui  sont  dedens 
«  ne  se  saveront  où  tenir,  et  les  avérez  du  tout  à 
«  vostre  bon  plaisir  et  vouUenté.  »  Sur  ce,  le  Roy  lui 
dit  qu'il  fist  bonne  dilligence,  et  que  son  intencion 
n'estoit  point  desoy  partir  d'ilec  sans  les  avoir  mis  en 
son  obéissance. 


CBÀPITBE  XCIÎ. 


ecnlz   de    la  ville   de  Bordeaux    fiirent  remis 
la  seconde  fois  en  l'obàssance  du  Roy  Charles. 

En  briefz  jours  apprez  que  ceulx  de  ladicte  ville  de 
Bourdeauz  furrent  retournez  en  leur  ville  et  qu'ils 
avoient  fait  leur  rapport  de  ce  que  besoingnié  avoieut, 
veans  tes  grans  preparacions  qui  se  faisoient  par  les 
Franchois  pour  assaillir  une  bastille,  qui  estoil  mer- 
veilleusement forte,  que  les  Anglois  de  dedens  îcetle 

trÏM  des  comptes  et  la  trésorerie  de  France,  la  marrerie  de  Bour- 
deaolx,  la  capitunerie  de  Meaulz  et  le  gouvernement  de  la  ville, 
terre  et  seignonrie  de  Pons. 

■  Ledit  Jaspar  a  et  tient  la  maistrise  de  l'artillerie,  la  capitai- 
nerts  du  Louvre,  qu'il  a  ene  pai  achat,  et  la  capitainerie  du  pont 
de  Foioêj,  saoa  gaige».  * 


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n  CHROmQUE  [l'ïSS] 

ville  avoient  fait  sur  l'eaue  de  la  mer,  devant  ledit 
siège  ;  doubtans  aussi  que  la  ville  ne  fut  assaille,  les- 
quelles preparacioDs  conduisoieot  les  adraîraux  de 
Fraoce  et  de  Bretaingne,  qui  avoieot  le  gouverne- 
ment des  navires  et  houques  qui  estoient  par  la  mer, 
car  desjà  en  y  avoit  arrivé  xv  grans  navires,  mer- 
veilleusement belles  et  puissans,  qui  estoient  venues 
des  pays  de  Hollande  et  de  Zellande,  appartenans  au 
duc  Phelippe  de  Boui^oingne',  et  que,  par  ce  moyen, 
se  sentoient  assegiez  en  deux  lieux,  c'est  assavoir  par 
mer  et  par  terre ,  et  ce  qui  se  faisoit  par  terre  con- 
duisoit  le  comte  de  Clermont,  qui  en  ^este  partie 
estoit  lieuteDant  du  Roy;  ce  considerans,  se  mirent 
ensamfole  de  rechief  en  ladîcte  ville  de  Bordeaux,  et 
eulx  assamblez  conclurrent  aveuc  ung  chevallier  de 
la  nacion  d'Engleterre,  qui  se  nommait  messire  le 
Camus',  et  estoit  chief  pour  lors,  de  par  le  Roy  Henry 
d'Angleterre,  de  faire  savoir  à  Joachin  Roault,  qui 
autresfois  par  l'ordonnance  du  Roy  Charies  avoit  esté 
en  leur  ville  par  sauf  conduit,  qu'il  voulsist  demander 
licence  au  Roy,  à  ce  qui  lui  pleust  qui  peust  sder 
devers  eulx,  pour  le  bien  de  la  paix,  et  qu'ilz  lui 
bûUeroient  sauf  couduit  pour  aler  et  retourner.  Et 
ce  venu  à  la  congnoissance  dudit  Joachin,  fist  savoir 

1.  J'empruQtelaDOtesuÎTanteàM.  Michelet,fi/.t(o/re(i<;f>xiiu», 
t.  T,  p.  298  :  r  Mathieu  de  Coocy  dit  à  tort  que  ces  vaisseaux  ap- 
partenaient au  duc  de  Bourgogne;  le  duc  avait  en  ce  moment  des 
intérêts  toot  opposés  à  ceux  du  Roi,  il  était  fort  mécontent  de  lui. 
Il  est  probable  que  les  Hollandais,  sujets  fort  indépendants  de 
Philippe,  envoyèrent  ces  vaisseaux  malgré  lui.  ■ 

2.  Il  est  appelé  par  Grallon  (t.  I,  p.  649)  lord  Cameus.  C'était 
saD3douteRoger,seigneur  et  baron  de  Camoys, qui  paraît  dès  1429 
dans  les  guerres  des  Anglais.  Cabinet  det  titrer,  dossier  Camots. 


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[1453]  DE  UATHIED  DTKSCOUCHY.  '       73 

ces  nouvelles  au  Roy  Charies  et  à  ceulx  de  son  -conseil; 
et  sur  ce  lui  fut  donné  cougié  y  aler,  affin  de  savoir 
leur  vonlenté. 

Et  apprez  qu'il  ot  sa  seurté,  se  transporta  en  ladicte 
ville  de  Bordeaux,  où  illec  fut  bien  receut  dudit 
messire  le  Camus  et  d'anltres  cbevalliers  et  esciûers; 
et,  apprez  sa  recepcion,  se  mirrent  ensambte  :  c'est 
assavoir  les  prîucipaulx  de  ladicte  ville  de  BfHHJeaux 
aveuc  ledit  Joachin,  où  il  fut  parlé  de  pluseurs  choses 
d'un  costé  et  d'autre,  et  sy  fut  leur  conclusion  que 
pour  venir  à  iraictié.  Et  cooclurrent  aveuc  ledit  Joa- 
diin  que,  le  venredi  ensievant ,  yroient  jusques  au 
nombre  de  xxv  à  xzx  personnes,  à  une  place  nommée 
Lormonl,  où  il  n'y  a  distance  de  ladicte  ville  que 
Il  lieues  ou  environ,  où  ilec  trouveroient  gens  or- 
donnez de  par  le  Roy  Charles  pour  besoingnier  du 
tout  aveuc  eulx,  se  voulenté  en  avoient.  Si  leur  fut 
eovoié^  sauf  conduit  et  seurté  pour  le  nombre  dessus- 
dit pooir  aler  et  venir  audit  lieu  de  Lormont.  Et  pour 
les  recevoir  et  oyr  ce  qu'ilz  vorroient  dire,  le  seigneur 
de  Torcy  y  fut  ordonné  de  par  le  Roy,  le  senescbal 
de  Poictou,  et  maistre*  Jeban  de  Jambes,  pour  be- 
soingnier aveuc  eulx;  lesquelz  arrivèrent  cedit  jour 
de  venredy  audit  lieu,  environ  entre  dix  et  onze 
heures  à  midi. 

Et  incontinent  qu'ilz  eulrent  disné  en  l'ostel  dudit 
admirai ,  se  mirrent  eosamble  lesdictes  deux  parties. 
El  illec  dit  ledit  seigneur  le  Camus  :  qu'il  estoit  en  la 
cité  de  Bordeaux  commis  et  ordonné  de  par  le  Roy 
d'EngJeterre ,  son  souverain  seigneur ,  mais  nonobs- 

i .  Sie,  pour  mettire. 


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74  ŒROmQUE  [14S3] 

tant  qu'il  véoit  et  savoit  que  le  Roy  Charles  estoit  à 
l'eutour  et  eo'viroD  de  ladicte  ville  à  grant  puissancet 
il  traicteroit  voulentiers  aveuc  lui  pour  lui  fiùre  bail- 
lier  ladicte  ville  et  cité  de  Bordeaux,  moyeDuant  qu'il 
voulsist  abolir  et  pardonner  à  tous  ceulx  qui  estotent 
dedeos ,  et  ou  pays  baillier  abolicioa  générée  pour 
leurs  corps  et  biens  quelzconquea.  A  quoy  fu  res- 
[K)Qdu  par  la  bouche  du  chancellier  de  France  ^  qui 
remoostra  pluseurs  raisons  pour  quoy  ne  seroieat 
pas  ad  ce  receui ,  veu  et  considéré  les  grans  faultes 
qu'ils  avoieot  commises  et  offensées  devers  le  Roy.  Et 
en  ce  débat ,  fureot  tout  le  jour  sans  aucune  chose 
coDclurre;  et  environ  solail  couchant  iceliui  jour,  s'en 
retournèrent  eu  la  ville;  et,  à  leur  parlement,  requi- 
rent avoir  UDg  sauf  conduit  nouvel ,  pour  retoivner 
le  sabmedi  ensievant ,  ce  qui  leur  fut  accordé. 

Et  cedit  jour  de  sabmedi,  retourna  audit  lieu  de 
Lormoii  ledit  seigneur  de  Camus  et  autres,  qui  se  re- 
mirent enaamble  aveuc  les  seigneurs  de  France,  de- 
vant nommés.  Et  apprez  pluseurs  ouvertures  ^ctes 
sur  cesie  matère ,  se  approchèrent  de  estre  d'accord  : 
car  lesdîs  de  Bordeaux  estoient  contens  de  avoir  abo- 
licioa pour  ccuIx  qui  estoient  dedens  la  ville,  et  icelle 
rendre  au  Boy,  renuDchier  à  tous  leurs  previleiges , 
et  donner  c  mille  escus.  Sur  lesquelles  offres  les  sei- 
gneurs de  France  demandèrent  c  mille  mars  d'argent 
et  vingt  personnes  à  prendre  dedens  ladicte  ville,  au 
plaisir  du  Boy.  Et  sur  ces  ouvertures  ne  peureot  en- 
cores  estre  d'accord,  et,  par  bon  sauf  conduit  et  en 
seurté ,  s'en  retournèrent  audit  lieu  de  Bordeaux.  Et 
le  mardi  IX*  jour  dudil  moisd'octobre,  jour  de  Saint- 
Denis,  ledit  seigneur  de  Camus ,  envirtm  vm  ou  x  des 


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[1483]  DE  HATHtEtl  D-ESCOUCHT.  75 

plus  notables ,  taat  Anglois  comme  de  ceux  de  la  ville, 
ledit  jour  se  retrairent  à  Hontferaiit ,  devers  le  Roy 
Charles,  qiri  y  estoit  logiez  et  bien  acompaingnié, 
tant  des  seigneurs  de  son  sang  comme  de  pluseurs  au- 
tre* nobles  et  gens  de  conseil ,  auquel  ledit  seigneur  de 
Camus  dist  :  v  Sire,  je  viens  devers  vous,  et  vous  ad- 
■  mainne  ces  chevalliers ,  escuiers  et  boui^ois  de  la 
«  ville  de  Bordeaux ,  vous  suppliant  qu'il  vous  plaise 
«  leur  quictier  et  pardonner  l'ofrense  qu'ils  ont  faille 
«  et  commise  envers  vous ,  et  leur  donner  abolîcion 
m  de  corps  et  de  biens  mœubles  et  immoeubles,  et  ilz 
«  reouncheront  à  tous  previUeiges  ;  et  sy  vous  baille- 
«  ray  et  metteray  en  vostre  obéissance  ladicte  ville  et 
H  cité  de  Bordeaux;  et  oultre  plus,  vous  dpmttot 
a  c  mille  escus  ;  et  sy  porrez  tousjours  prendre  d'eulx 
M  ce  qu'il  vous  plaira;  et  pour  Dieu,  Sire,  aiez  pitié. 
«  et  mercy  d'eulx.  » 

Sur  lesquelles  requcstes  le  Roy  le  fist  tirer  arrierre; 
et  sur  ce  tînt  conseil,  ouquel  fîit  touchië  de  pluseurs 
dioses,  et  entre  les  autres,  fut  dit  :  qu'il  seroit  bon 
que  le  Roy  print  appoinctement ,  attendu  le  danger 
de  l'epedimie  qui  avoit  jà  couru  long  temps,  et  en- 
core» faisoit  en  son  ost;  et  que  attendu  ce  que  dit  est , 
le  Roy  devoit  estre  plus  enclin  de  les  recevoir  à  mercy; 
et  qne  les  ofTres  avant  dictes  il  devoit  accepter,  en 
prenant  xx  de  ceulx  de  ladicte  ville,  des  plus  coul- 
paUes,  dont  le  sourdic  de  la  Trou  et  le  seigneur  de 
Duras  «eroient  les  premiers,  pour  en  faire  justice  se- 
lon qu'il  apparienroit. 

Et  sur  ce  furent  rappeliez  lesdis  de  Bordeaux ,  aus- 
quelz  on  dist  et  declaira  la  conclusion  telle  que  le  Roy 
et  son  conseil  avoient  prlns;  à  quoy  débattirent  beau- 


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T6  CHROmQtJE  [US3] 

coup,  et  nullement  ne  se  y  vouloient  condescendre. 
Mais,  en  la  fin,  l'accordèrent ,  moyennant  que  le  Roy 
leur  renderoit  les  vies  et  qu'ilz  seroient  quictes  pour 
estre  banîs  perpétuellement  à  tousjours  du  Royalme 
de  France ,  et  que  les  Anglois  de  la  nacion  d'Angle- 
terre s'en  croient  atout  leurs  biens;  et  renderoient  tous 
prisonniers ,  et  quicteroient  tous  sellez  et  promesses 
qu'ilz  avoient  eu  ou  pooient  avoir  des  Franchois  de 
gens  de  quelque  estât  qu'ilz  fussent  ;  et  aussy  leâdis 
de  Bordeaux  renuDchèrent  à  tous  leurs  previleiges  et 
franchises,  pour  en  faire  au  bon  plaisir  du  Roy.  Et 
ainsy  et  par  ceste  manière  le  Roy  leur  accorda  et  liit 
content*.  Et  pour  cedit  traictié  entretenir,  fumir  et 
acouplir,  le  xn*  jour  dudit  mois  ensievant,  furent 
baillia  zii  hostagiers  :  c'est  assavoir  six  Anglois  et 
VI  Gascons,  jusques  à  l'acompUssement  des  choses 
dessusdictes. 

Et  le  dimeoce  ensievant  fiit  baillié  et  délivrée  la 
bastille,  qui  estoit  de  leur  parti,  et  le  mardi  ensievant, 
ilz  dévoient  bailler  ladicte  ville  et  cité  de  Bordeaux. 
Mais  pour  aucun  débat  qui  survint  en  ladicte  ville  le 
lundi  au  soir ,  la  rendicion  d'icelle  fîit  différée  jusques 
au  venredi  xix*  jour  dudit  mois  apprez  ensievant,  au- 
quel jour  entrerrent  les  commis  et  députez  de  par  le 
Roy  Charles  en  icelte  ville  de  Bordeaux  et  mirreot  les 
banières  du  Roy  sur  les  portes ,  ainsi  qu'il  est  acous- 
tumé  de  faire  en  tel  cas*.  Et  apprez  que  icelte  rendi- 
cion fut  faicte ,  et  que  les  pays  et  dachié  de  Guienne 

i.  Lettres  de  Charies  TU  du  9  octobre  lbS3.  Ordomancet, 
t.  XIV,  p.  271,  note. 

2.  On  voit  dans  VJrthteologla  (lettre  de  M.  Smart  Ledûeullîer, 
t7  mars  1 749, 1. 1,  p.  78)  que  Charles  VII  changea  alors  les  armes 


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[4453]  DE  MATHIEU  D-ESCOUCHT.  77 

et  de  Bordelois  furent  ainsi  reconquises  et  remises  en 
l'obéissance  du  Roy,  les  Anglois  qui  avoient  est^  trouvé 
èsdis  pays,  et  qui  par  les  traictiez  s'en  dévoient  re- 
tourner franchement  en  Angleterre,  le  Roy  les  fist 
mettre  par  cfunpaignies,  et,  par  divers  lieux ,  les  fist 
passer  et  conduire  jusques  en  leur  parti  par  heraulx , 
ofiSciers  d'armes  et  gens  de  guerre ,  et  à  chascun  d'euU 
fist  donner  ung  escu.  Ainsi  furent  lesdis  pals  délivrés 
des  Anglois. 


CHAPITRE  C. 

Goounent  les  Anglois  estans  es  chasteaulx  de  Benauges  et 
Rions  ae  voireat  pas  entretenir  traîctié  que  on  aToit  lait 
aveuc  le  Boy  Charles. 

Vous  avez  oy  la  manière  de  la  rendicion  de  la  vOle 
et  chastel  de  Cadillac ,  et  comment  par  le  traîctié  qui 
de  ce  fut  fait ,  les  gens  du  Roy  Henry  dévoient  remettre 
es  mains  et  en  l'obéissance  du  Roy  Chartes  les  villes 
et  chasteaulx  de  Benauges  et  de  Rions,  mais  quant  les 
ambaxadeurs  de  par  lui  depputez  allèrent  ausdictes 
villes  et  chasteaux ,  pour  d'iceulx  avoir  ta  possession 
et  délivrance ,  les  Anglois  estans  dedens  leur  firrent 
respoQce  que  leur  intencion  n'estoit  pas  de  rendre  les- 

de  Bordeuu,  et  qu'il  remplaça  les  trois  léopards  d'or,  posés  un, 
un  et  nn,  par  un  léopard  senl,  avec  un  chef  d'axur,  semé  de  fleurs 
de  lis  d'or. 


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78  CHKOmQCE  [14S31 

dictes  places  sans  débat;  et  que,  se  aucune  promesse 
avait  esté  &icte  aveuc  les  gens  du  Roy  Charles,  sy 
n'avoient-ce  pas  esté  gens  qui  eussent  puissance  du 
Roy  Henry,  leur  souverain  seigneur.  Et  en  brier,  di- 
rent Busdis  ambazadeurs  qu'ilz  ne  renderoient  pas  les- 
dictes  places  f  sans  ordonnance  de  leur  dit  souverain 
seigneur,  ou  sans  débat.  Et  ce  venu  à  la  congnois- 
sance  du  Roy  Charle»,  fîst  hastivetneol  et  sans  delay 
.faire  les  emprinses  et  assaulx  des  places  et  fortresaes 
avant  dictes  ;  et  la  raison  le  mouvoit  ad  ce,  parce  qu'il 
véoit  le  reffus  et  le  contraire  de  ce  que  on  avoit  traic- 
tîe.  Et  pour  à  ce  pourveoîr,  fist  garnir  souffisani- 
nient,  de  gens  vaillans  et  de  bonne  cooduitte,  tous  les 
lieux  et  places  là  où  on  pooit  penser  que  ceulx  des- 
dictes villes  de  Benauges  et  de  Rions  pooient  passer; 
et  par  ce  les  tint  en  tel  dangier,  qu'il  ne  leur  venoit 
nulz  vivres.  Et  sy  y  avoit  dedens  lesdictes  places  gens 
de  trois  nacions  ;  c'est  assavoir  gens  de  la  nacion  d'En- 
gleterre,  aultres  estraogiers,  et  sy  en  avoit  des  pays  de 
Guienoe  et  de  Bordelois ,  lesquelz  pendant  ce  temps 
se  divisèrent  fort  contre  l'un  l'autre ,  et  tellement  qu'il 
y  eut  entre  eulx  grande  tinzon  *  par  aucune  espace  de 
temps. 

1 .  Tauon,  dispute,  guerre,  combat.  Godefroy  met  :  de  grans 


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[1Ut3]  DE  BIATHIEU  IPE6G0UCHT. 


CHAPITRE  CI'. 

Comment  la  navire  de  la  nUe  et  cité  de  Bourdeaui  Ait  mise 
k  subjecdon  et  prime  durant  le  siège  devant  la  ville. 

Ceulx  d'icelle  ville  de  Bourdeaux,  pendant  leur  dit 
sj^e  et  duraot  leur  dicte  division ,  jassoit  ce  qu'ib 
fussent  en  voye  de  traiclié ,  comme  oy  avez ,  se  te- 
Doient-ilz  une  grosse  navire  entre  leur  ville  et  l'ille 
d'Amadot  *,  à  ung  quart  de  lieue  près  d'icetle  viUe  de 
Bourdeaux,  ou  environ ,  laquelle  navire  ne  pooit  aler 
avant  ne  arrière,  mais  toutesfois  elle  eatoit  moult 
prejudiciacie  aux  Franchois  lenans  ledit  siège,  et  par 
la  puissance  qui  estoil  dedens ,  leur  faisoient  grant 
dummaige.  Et  pour  ce  remédier ,  le  Roy  Charles  fist 
partir  de  la  vDle  de  la  Rochelle,  le  viu*  jour  d'octobre 
audit  an  cinquante  trois,  seize  grosses  navires  bien 
garnies  et  furoies  de  gens  d'armes  et  de  trait,  qui  la- 
dicte  navire  mirent  à  sujection  et  en  l'obéissance  du 
Roy  Charles. 

I.  Ce  cbftpitn  M  se  troiiTe  pas  dans  le  Ms.  de  la  Mare. 
S.  De  Hédoc. 


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casoiuQUE 


CHAPITRE  CIL 

Comnwat  le  duc  de  Bourgoingne  conqimt  la  place 
de  SecaTebecqoe. 

En  ceste  ann^  uit,  environ  à  la  Saint-Jehui  Bap- 
tiste S  le  duc  de  Bourgoingne,  accompaingnié  [  du 

1.  D  j  a  ira  mie  grave  lacnne  qn'il  at  impouible  de  ne  pas 
essayer  brièrement  de  combler.  Od  a  yu  plus  haut  (ch.  lxxxix) 
qu'aussitôt  après  la  sentence  rendue  parles  ambassadeurs  français, 
et  que  le  duc  leur  paya,  selon  l'expression  de  M.  Michelet,  les 
hostilités  recommencèrent  de  la  part  des  Gantois.  La  fin  de  l'année 
1452,  les  premiers  mois  de  149^  se  passèrent  en  conrses,  en  sorties 
de  garnison,  en  rencontres  partielles,  surtout  en  ravages,  en  mas- 
sacres, en  incendies.  Les  ûantob  eurent  presque  toujours  l'avan- 
tage.Le  di:c  eutbeau  faire  venir  de  Bourgt^eson  maréchal,  lesire 
de  Blamont  ne  remporta  aucun  avantage  ^  il  ne  fit  que  rivaliser 
avec  ses  ennemis  en  fait  de  désordres  et  de  pillages,  tellement  que, 
selon  du  Clercq,  «  il  ne  laissa  rien  à  cinq  lieues  de  Gand  que  tout 
nefeust  arsetbrulé.'LebitarddeBoui^ogne,  Philippe  et  Jacques 
de  Lalain  furent  successivement  défaits.  Le  duc,  qui,  d'une  part,  ne 
pouvait  rassembler  d'armée  assez  forte  pour  assiéger  Gand,  ni  même 
pour  empêcher  les  Gantois  de  tenir  ta  campagne,  et,  de  l'auire, 
craignait  pour  le  Luxembourg  en  révolte,  accueillit  favorable- 
ment des  demandes  de  négociations  que  présentant  les  Gantois. 
Entamés  i  Termonde,  près  du  bAtard  Anbûne  (38  janvier),  con- 
tinués longuement  à  Bruges  (février-mars),  les  pourparlers  furent 
repris,  à  la  fin  de  mai,  à  Lille,  après  de  nouveaux  succès  des  Gan- 
tob.  Ils  n'aboutirent  à  rien.  Les  Ga&lob,  voyant  l' obstination  du 
duc  à  leur  refuser  le  maintien  de  leurs  privilèges,  s'écrièrent  tout 
d'une  voix  ;  ■  Ia  guerre  I  la  guerre  !  L'on  verra  qui  seront  les 


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[1485]  DE  MATHIEU  D'ESCOUCHT.  81 

comte-de  Charolois,  son  6lz,  du  comte  d'Estampes, 
du  comte  de  Saînt-Pol,  de  Aothoinnc,  bastard  de 
Boui^in^e ,  des  seigneurs  de  Ficanes ,  de  Crequy, 
de  Saveuses ,  de  Crevecueur ,  de  Roye ,  de  Halbour- 
din,  de  Morœl,  de  Croy,  de  Chimay,  de  Halvyn,  du 
vidasme  d'Amiens  ' ,  des  seigneurs  de  Grutuze,  de  Ro- 
chefort  ^  de  Vaux  ,  de  Noielle ,  de  Reubempré ,  de  Hî- 
raubnoDt,  de  Uames,  d'Avelus,  et  pluseurs  aultres 

loyanz  Gantois  qui  combatiront  pour  leur  franchise.  >  De  son  c6té, 
k  duc  convoqua  tes  gens  de  guerre  et  rassembla  les  mercenaires 
fpù  composaient  presque  exclusivement  son  armée.  la  guerre  re- 
prit avec  une  vigneur  nouvelle.  Le  succès  remporté  por  la  gar- 
nison d'Ath,  le  1 6  juin,  sur  les  compagnons  de  la  Terte  Tente,  et  la 
prist  de  Schendelbeke,  rapportée  dans  le  chapitre  qui  va  suivre, 
eu  marquèrent  les  débuts.  (J.  du  Clercq.  —  Olivier  de  la  Marche. 
—  Relation  de  Jean  de  Cerîsy,  seerétaire  du  comte  d'Étampes. 
M5.  O^bert  7445',  f.  313  et  suivants.  —  Kervyn  de  Lettenhove, 
HittoiTt  de  Flandrt). 

Je  ne  pois  passer  complètement  sons  silence  des  négociations 
entamées,  pendant  cette  période,  par  Charles  VII,  et  dont  les  chro- 
niqueurs ne  nous  ont  laissé  aucune  trace;  -mais  je  dois  ici  me 
borner  1  indiquer  les  [ûèces  relatives  à  ces  négociations,  restées 
d'ailleurs  inffuctueuses. 

1452, 1 1  décembre.  Instrucdons  de  Charies  YII  à  Guillaume  de 
Henjpeny,  à  Guillaume  de  Vie  et  à  Jean  de  Saint-Romain,  en- 
voyés an  duc  de  Bourgogne  et  aux  Gantois.  Ori^-inal,  Hs.  Baluae 
987»=,  f.  i.  Éd.  dans  D.  Plancher,  t.  IV,  Pr.  p.  ccx, 

1 4S3, 1 7  février.  Lettre  des  ambassadeurs  au  Roi.  Original,  Ba- 
luae 9e7S*,f.S3. 

14S3,  28  mars.  Noovelle  lettre  des  ambassadeurs.  Original,  du 
Puy762,  f.  116.  Ed.  Kerryn  de  Ijette^ovt,  Histoire  de  Flandre, 
première  édition,  t.  IV,  p,  K22. 

1bS3,  29  mai.  Relation  des  ambassadeurs  (contenant  denx  let- 
tres du  R<N  aox  ambassadeurs  et  de  nombreuses  lettres  échangées 
cotre  les  Gantois  et  les  ambassadeurs).  Balnie  9978^,  f.  43. 
Éd.  Kervyn  de  Lettenhove,  I.  IV,  p.  S23. 

1.  Raoul  d'Ailly. 


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M  CHROniQVE  [14S3] 

chevalliers  et  escuiers,  en  grant  oombre  *,  se  deslt^ 
d'Audenarde  ']  et  des  pays  d'environ  ',  où  il  estoit  lo- 
giez, pour  parachever  et  mener  à  fin  b  guerre  qu'il 
avoit  eue,  l'aonëe  précédente,  à  ceulx  de  sa  ville  de 
Gand;  et  atout  sadicte  compaingnie,  se  ala  logier  en 
UDg  gros  village  nommé  Renays,  à  six  lieues  prez 
d'une  place  nommée  Secavebecque*,  et  ou  pays  d'en- 
viron, où  ilec  séjournèrent  deux  nuys  et  ungjfHir.  Et 
le  lendemain  ,  ledit  bastard  de  Bourgoingne,  atout  les 
compaingnies  des  garnisons  dont  il  estoit  cappitainne, 
qui  estoit  aie  par  ung  autre  chemin ,  se  trouvèrent 
tous  ensamble  audit  lieu  de  Secavebecque ,  marchi- 
sant  d'une  petite  fortresse  nommée  Boulers ,  où  ilec 
se  logèrent  touttes  les  compaingnies ,  et  aveuc  eulx 
ledit  comte  d'Estampes  et  ses  gens,  qui  asseigèrent  ta- 
dicte  fortresse,  en  laquelle  avoit  grant  nombre  de 
ceulx  tenant  le  parti  de  Gand  et  devant  icelle  fu  afTutée 
la  plus  part  de  l'artillerie  dudît  duc ,  en  [  laquelle  avoit 
deux  grosses  bombardes,  qui  souveotes  fois  gettoient 
devant  ladicte  forteresse,  et  de  laquelle  abattirent  la 
plus  part  de  la  muraille,  et  la  porte  de  dessus  le  pont. 
Et  quant  ceulx  estans  dedens,  qui  estoient  environ 
soixante,  coQgnurent  et  veirent  qu'ilz  ne  pooient  re- 

1.  Jean  de  Cerisy  parle  de  12  à  U  000  hommes. 

2.  [  ]  LacuDe  du  Us.  de  la  Mare,  provenaDt  d'un  feniUet  dé- 
coupé. 

Z.  1a  duc  partit  de  litle  le  18  juin,  passa  par  Coortray,  d'où  il 
alla,  le  23,  coucher  à  Audenarde  ;  il  quitta  celle  vilU  le  2S.  — 
JtelaiioD  de  Jean  de  Cerisy,  T.  319,  Chastellain,  dans  le  Trëtorma- 
lionai,  p.  IbO.  Lettre  du  duc  aux  magistrats  de  Malines,  en  date 
du  30  juin,  dans  la  CoUeetUm  de  Dœument*  inédiu  de  U.  Gacbard^ 
t.  U,  p.  12fl. 

4,  Sidiendelbeke. 


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[1453]  DE  MATHIEU  D'ESCOUCHT.  83 

sïster  contre  la  puissance  qui  estoit  devant  eulx,  meis- 
mes  sachans  que  ledit  duc  de  Bourgoingne  y  esloit  en 
personne ,  se  rendirent  à  !a  volenté  dudil  duc ,  qui 
incontinent  les  fist  pendre  aux  arbres  estans  à  l'envi- 
ron  de  ladicte  place  ;  ]  '  et  le  lieutenant  du  cappitainne 
d'iceulx  fist  pendre  à  l'avant  porte  de  ladicte  for- 
tresse.  Et  quant  au  cappitainne  '  d'iceUe ,  y  demeura 
prisonnier  deux  ou  trois  jours,  pour  ce  qu'il  se  faisoit 
fort  de  faire  rendre  la  forlresse  de  Gavre ,  qui  estoit 
ung  fort  chasteau  que  les  Gantois  tenoient  en  leur 
obéissance ,  et  par  le  moyen  duquel  se  faisoient  plu- 
seurs  dommages  sur  les  subgez  dudit  duc;  laquelle 
chose  ne  peut  faire  ;  et  pour  cesie  cause ,  icellui  duc 
le  Gst  pendre  sur  son  <!hemin ,  ainsi  comme  il  s'en 
aloit  de  devant  ladicte  place,  avec  deux  aultres  qui 
estoient  du  parti  de  ceulx  de  Gand,  à  la  croisîé  d'un 
roœulin  à  vent  qui  u'estoit  point  parfait. 

1 .  >  Roz  «nnemis  la  tenoient  (la  place)  et  occapoient  ait  nombre 
de  eau  et  quatre,  lesqoelz  btous  fait  exécuter.  ■  Lettre  du  duc  aux 
magistrats  de  Ualineft.  Gacbard,  l.  c,  p.  130. 

2.  Jean  de  Waesberge.  Cétaii,  selon  Olivier  de  la  Marche, 
■  rnn  des  beaux  hommes  que  l'on  pouvoit  veoir.  >  H  fut  pendu 
«D  poni-lens.  Olivier  de  la  Harehe,  1.  I,  ch.  xxvn.  Lettre  du  duc, 
dqàdtée. 


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[1453] 


CHAPITRE  GUI. 

Comment  le  duc  de  Boui^oiagne  conquîst  la  forteresse 
de  Poucques. 

Apprez  la  priose  de  la  place  de  Secavebecque  et 
l'execucioD  comme  oy  avez,  le  duc  de  Bout^oiogne, 
atout  son  armée,  au  troizi^me  jour  apprez  qui  fu 
deslogiez  dudit  Secavebecque',  se  ala  logier  et  mettre 
le  si^ge  devant  une  autre  place  nommée  Poucques, 
qui  est  scituée  à  trois  lieues  prez  de  Gand  ou  envi- 
ron, et  itec  Bst  asseoir  son  artillerie,  et  des  bombardes 
qui  y  estoient,  fu  ladicte  place  fort  battue.  Pendant  1 
le  temps  duquel  logis  ung  chevallier  de  noble  gene- 
racion  et  fort  renommé  de  grant  vaillance,  que  on 
nommoit  messire  Jaques  de  Lalaing,  natif  du  pays  de 
Henault,  ala  veoir  le  get  de  l'une  desdictes  bombar- 
des, laquelle  estoit  affûtée  et  preste  à  tirer  contre  la- 
dicte Forteresse  de  Poucques  ;  et  ainsi  comme  ledit 
chevallier  estoit  deacouvert  à  demie  teste  du  manteau 
d'icelle  bombarde,  ung  canonnier  de  ladicte  place, 
qu'on  disoit  estre  prebstre,  tira  d'un  weuglaîre  apprez 
ledit  messire  Jaques  qui  l'attaingni  par  dessus  la  teste, 

1.  Le  duc  arriva  le  SOjuin,  i,  midi,  à  Audenardei  le  lendemain, 
il  se  rendit  k  Courtray  ;  il  était  devant  Poucques  le  ^juillet.  Lettre 
citée,  p.  I3t,et  une  autre  lettre,  du  13  juillet,  p.  132. 


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[1453]  DE  MATHIEU  D'ESCOUCHY.  83 

duquel  coup  lui  fut  osiée'.  £t  d'icellui  moru  et  son  _/ 
corps  fut  promptement  portez  en  l'église  de  ladicte 
ville.  Pour  laquelle  mort  ledit  duc  de  Bourgoingoe, 
les  princes ,  cappitaiunes  et  nobles  hommes  de  sa 
compaingnie  furent  raoult  desplaisans ,  et  non  sans 
cause*,  car  à  la  vérité,  il  estoit  chevallier  de  grant 
honoeur,  et  bien  renommé  en  vaillance  ;  ad  cause  de 
laquelle  mort  ledit  duc  fut  plus  esmeu  à  l'encontre 
de  ceulx  de  ladicte  place,  car  il  fîst  sy  grani  dilligence 
de  leur  porter  dommage,  que  ilz  se  rendirrent  à  sa 
voutenté*,  et  ne  demeura  giieres  de  temps  ;  et  quant 
ainsi  en  fut  fait,  sans  long  delay,  les  fîst  tous  pendre 
aux  arbres  estans  autour  de  ladicte  place*. 

I .  Voyez  la  Chronique  de  Jacques  de  Lalain,  cb.  c. 

S.  ■  Le  deui)  fut  si  grant  partout  l'ost  qu'il  ne  s^nbloit  pas  (jne 
uDg  cbacon  eust  perdu  l'un  de  ses  meilleurs  amis....;  il  fat  [>liis 
d'une  heure  que  tons  ceulx  de  l'ost  furent  si  accoisiés  que  de  uog 
tret  d'anj  arrière  on  n'eust  homme  ne  femme  oy  pour  le  deuil 
qne  ung  diacun  en  faîsoîl.  ■  Chastellain,  dans  le  Trisor  nattnnat, 
p.  141. 

3.  Chastetlain  prétend  que  la  place  se  rendit  le  S  juillet;  mais 
on  voit  par  la  lettre  du  duc  qu'elle  tint  pendant  neuf  jours.  Or, 
c'était  le  2,  comme  on  l'a  vn,  que  le  duc  avait  commencé  le  siège. 
n  est  certain  que  le  7,  Poucques  n'avait  pas  capitulé,  car  on  a  nne 
lettre  originale  écrite,  i  au  siège  devant  le  chastel  de  Poucques, 
le  m*  jour  de  juillet,  ■  par  le  comte  d'Étaropes  à  son  frère  le 
coœie  de  IVeren.  (Hs.  Fr.  2894,  f.  1 .) 

4.  ■  ....  A  la  volonté  du  duc,  dit  Chastellain,  qui  fut  telle  que 
toos  les  bommcH  furent  penduz  et  estranglez.  *  Voilà  cette  aménité 
qn'a  célébrée  Ibomas  Basin  I 


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[1153] 


CHAPITRE  CIV. 

Comment  le  duc  de  Bonrgoingne  conquïst  le  chasteau 
de  Gavre  et  de  la  bataille  qui  y  fut. 

Et  ce  meisme  temps^  et  incontinent  apprez  les  ren- 
dicions  desdictes  fortresses  de  Poucques  et  de  Seca- 
vebecque  et  que  le  duc  de  Bourgoingne  eut  laîssië 
rafirescfair  ses  gens,  tant  en  la  ville  de  Courtray' 
comme  es  (aubours  et  à  l'environ,  par  l'espace  de 
XV  jours,  pendant  lequel  temps  fut  adverti  qu'il  y 
avoit  des  Gantois  dedeos  le  chastel  de  Gavre,  jusques 
au  nombre  de  lx  à  un"  hommes  de  guerre.  Veans 
qu'il  n'y  avoit  plus  de  place  à  l'environ  de  la  ville  de 
Gand  qui  lui  fust  préjudiciable,  se  délibéra  y  aler 
mettre  le  siège,  ce  qu'il  fist;  et,  atoutte  son  armée, 
au  bouh  desdis  xv  jours,  se  loga  autour  et  à  l'envi- 
ron dudit  chastel  de  Gavre',  en  tenant  le  siège  devant 
icelltii,  où  il  fut  par  t'e^ace  de  xvi  à  xvni  jours.  Ou- 

1 .  Le  duc,  dans  sa  lettre  du  1 3  juillet,  e^tpliqne  le  motif  de  cette 
inaction  -.  <  Nous  sommes  retraiz  en  cesle  nostre  ville  de  Courtray 
où  nous  arrivasmes  samedi  derrain  passé,  et  n'avons  depuis  peu 
plus  avant  piv^ceder  au  fait  de  nostre  {guerre,  pour  ce  que  paiement 
ne  s'est  peu  faire  de  nouvel  à  noz  gens  d'armes,  et  nous  a  con- 
venu jusques  à  présent  séjourner  icy,  où  nous  sommes  eocoires  de 
présent  à  nostre  très  grant  dommaige  et  desplaisance,  >  Gachard, 
Cotlectian  de  Documents  inédits,  t.  II,  p.  131. 

2.  Le  18  juillet  (Jeao  de  Cerisy). 


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[I«01  DE  HATHIEn  D'ESCOUCHT.  87 

qud  temps,  fut  «dverti,  par  aucuns  qui  estoieat  en  sa 
compaiugoie,  que,  sec'estoit  son  plaisir  de  eulx  donner 
licence  de  pooir  parier  et  communicquer  aveuc  ledit 
cappttaiune  d'îcelle  [dace',  qui  leur  sambloit  que  ce 
serait  le  tûen  et  {»ï)uffît  dudit  duc,  aussi  l'abbreTia- 
don  de  la  prinse  d'icelle;  sur  lesquelz  advertissement 
icellui  duc  fu  contens  qpie  ainsi  le  feisseat. 

Et  sur  ceste  licen(«  îceuli  advertisseurs  trouverait 
maDÏère  de  parler  et  communiquer  aveuc  ledit  cappi- 
tainne.  Ouquel  parlement  tenant  eult  faictes  pluseurs 
ouvertures  d'un  costé  et  d'autre,  pour  tousjours  venir 
affin  de  icellui  chaste)  mettre  à  obéissance  en  la  main 
dudit  duc.  Entre  lesquelles  ouvertures  fu  parlé,  savoir  : 
comment  ledit  ohastel  seroit  mis  en  icelle  main,  et 
aveuc  ce  comment  on  porroit  faire  saillir  ceulx  de  la- 
dicte  ville  de  Gand,  afBn  de  sur  eulx  prendre  pugni- 
don  et  veoganoe  de  leurs  haultainnes  et  grandes  en- 
Ireprinses.  Et  fut  conclud  par  le  cappitainne  d'icelle 
fAa<x,  que  préalablement  icellui  cappitainne,  jusques 
au  nombre  de  quatre  ou  cinq  de  ses  genz,  tel  qu'il 
Torroit  prendre  et  eslirre,  s'en  iroieut  franchement 
hors  d'iceUe  place ,  et  d'illec  aler  en  ladicte  ville  de 
Gand,  pour  advertir  ceulx  d'icelle  et  faindre  que 
l'arma  dudit  duc  se  rompoit,  et  que  la  plus  part  de 
ses  gens  le  habandonnoient  et  s'en  aloient  par  def- 
faulte  de  paiement,  et  que  icellui  duc  n'estoit  demouré 
que  à  ung  petit  nombre  de  gens,  et  qu'il  y  avoit  grans 
finances,  là  où  on  porroit  bien  gaingnier. 

Et  comme  il  avoit  esté  conclud  par  entre  eulx,  en 
fut  fait.  Et  se  parti  icellui  cappitaine  dudit  chastel  de 

i .  Amovid  Vander  ^>eeien. 


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88  CBROMQUE  [14S3] 

Gavre,  lui  cinquiesme',  et  dit  à  ceulx  qu'il  y  laissa, 
que  le  landemain,  dedeos  dix  heures,  averoient  se- 
cours, et  qu'ilz  fissent  bonne  garde.  Et  ainsi  se  party 
d'icellui  chastel,  de  mût,  sans  autre  chose  declairier 
à  ceulz  qu'il  y  laissa.  Et  lia  arrivé  en  ladicte  ville  de 
Gand,  fîst  ceux,  de  ladicte  ville  assambler  en  granl 
nombre,  ausquelz  il  disl  les  choses  avant  dictes,  et 
que  s'ilz  se  voloient  teettre  sus  en  bon  nombre  et  le 
lendemain  y  aller,  on  rueroit  jus  ledit  duc  et  sa  com- 
paingnie. 

Sur  lequel  rapport  et-advertissement,  les  hosmans 
en  icelle  ville,  atoutte  très  grand  diligence,  firrent  sa- 
voir par  toutte  la  ville  que  chascun  fut  prest  en  armes 
pour  aler  sur  ledit  duc ,  à  intencion  de  le  ruer  jus. 
Mais,  en  ces  conclusions  prenans,  dirent  audit  cappi- 
tainne  qu'il  alast  aveuc  eutx,  dont  il  s'escuza  et  dit 
ainsy  :  qu'il  avoit  esté  longuement  en  grant  painne 
et  travel,  à  garder  ladicte  placer  et  mesme  que  ceste 
nuit  qu'il  estoit  sailly,  n'avoit  point  eu  de  repos;  en 
requérant  que  on  le  laissast  reposer.  De  quoy  iceulx 
de  Gand,  qui  desjà  se  estoient  assamblez  jusques  au 
nombre  de  xxviii  mille  combattans  ou  environ  ^  cui- 
dans  que  icellui  cappitainne  leur  eust  dit  vérité,  fu- 
rent coDtens;  et  ainsi  demourra  en  ladicte  ville.  Et 
sur  celle  conBdence,  icellui  jour  de  lendemain,  se 
partirent  de  leur  dicte  ville  lesdiz  Gantois,  ou  nombre 
que  dit  est,  tirant  le  chemin  audit  lieu  de  Gavre,  pour 

1 .  Le  22  juillet.  Il  aonùt,  selon  Jean  de  Cerisj,  été  accompagoé 
de  quinze  hommes  >  tant  Anglois  que  autres  ». 

S.  Il  j  avait  parmi  eux  trente  à  quarante  Anglais  (Chastellain, 
Ti-ésor  national,  p.  143}.  Un  de  leurs  chefs,  Jean  Fox,  avait  prêté 
son  appui  au  capitaine  de  Gavre  pour  entraioer  les  Gaoltû, 


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[1453]  DE  MATHIEU  D'ESCOTJCHT.  89 

cuidier  furnir  à  leur  iotencion.  Mais  ledit  duc,  qui  de  ' 
tout  estoit  bien  adverti  par  les  moieDs  dessusdis,  sa- 
cbans  ladicte  venue,  et  aussi  leur  puissance  et  con- 
duire', fist  de  tant  plus  haster  son  artillerie,  et  tirer 
très  souvent  à  l'encontre  dudit  chatiel  de  Gavr^,  pour 
lou^Qurs  donner  plus  grant  crainte  à  ceulx  dedeus. 
Et  quant  ilz  se  virrent  ainsi  fort  pressez  d'icelle  artil- 
lerie, veans  que  le  temps  et  l'eure  estoit  passée  du 
secours  que  leuravoit  promis  leur  cappitainne,  doub- 
tans  qu'Uz  ne  fussent  piins  par  assault  et  de  force, 
se  mirrent  en  la  grâce  et  niercy  d'icellui  duc,  et  lui 
firent  ouvrelure  dudit  chastel';  et  incontinent  qu'il 
en  fut  rendu  au  desseure  les  fist  tous  prendre,  et  à 
une  justice  qu'il  avoit  fait  faire  et  assir  à  ce  propos 
devant  ladicte  place  les  fist  tous  prendre*. 

Et  ainsy  comme  ladicte  execucion  se  faisoit,  et  que 
desjà  avoit  mis  en  Ordonnance  ses  gens  d'armes,  c'est 
assavoir  avant  garde,  bataille  et  arrière  garde,  au 
devant  par  où  lesdis  de  Gand  dévoient  ariver,  mais 
ce  nonobstant  iceuls.  Gantois,  qui  estoient  fumis  de 
grant  nombre  d'artillerie,  le  affuttèrent  au  devant  de 
ladicte  avant  garde,  de  laquelle  estoit  chief  le  seigneur 
de  Blaimnaont,  mareschal  de  Bourgoingne.  Et  ce 
veans  par  lui,  se  joingny  aveuc  la  bataille  dudit  duc, 

1.  n  «5t  cnrieDX'de  voir  conimeiit  le  duc  arrange  cet  évéïie- 
innit  dan»  une  letiA  qu'il  adressa  le  29  juillet  à  Charles  VII,  et 
qoe  nous  doniHWs  dans  nos  Preuves. 

S.  Le  23  juillet  au  matin.  Chastellain,  /.  c 

3.  Des  Anglais  se  trouvaient  aussi  dans  les  rangs  de  la  garnison 
de  Gavre;  ils  implorèrent  l'osûstance  de  quelques  seigneurs  de 
l'entourage  du  duc.  Philippe  répondit  :  ■  qn'il  vouloit  que  on 
leur  feisi  honneur  i  c'est  assavoir  qu'ils  fueuent  les  premiers  pendus 
et  mis  au  plus  hault.  >  Chastellain,  I.  c. 


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90  CHRONIQUE  [14S3] 

et  tous  ensamble  marchèrent  jusques  à  l'avant  garde 
desdis  Gantois,  à  intencion  de  la  gaingnier.  Et  en  ce 
faisant,  les  artilleries  tant  dudit  duc  comme  desdis 
Gantois,  tirrèrent  chascun  ung  coup,  ou  it  en  y  eut 
aucuns  tuez  tant  d'un  costé  comme  d'autre';  et  sou- 
dainnement,  sans  plus  tirer,  se  joingnirrent  les  parties 
l'un  contre  l'autre,  et  commenchèrent  à  combattre 
main  à  main  très  vaillamment,  par  l'espace  de  deux 
heures,  ou  environ;  mais  assez  brief  apprez  lesdis 
Gantois  Turent  mis  en  desroy,  par  lequel  y  demourra 
de  mors  à  ceste  heure  sur  le  champ,  de  v  à  vi  mil 
Gantois.  Et  les  autres,  qui  s'estoient  mis  en  fuite,  se 
rassamblerrent  et  mirrenl  ensamble,  en  uog  pré 
fermé  de  bayes  plantices,  qui  estoient  fors  garnis  de 
longues  piques,  à  la  fachon  du  pays,  et  aussi  de  ar- 
chiers  et  arbalestrîers,  qui  fort  entamèrent  et  ble- 
cherrent  tes  gens  dudit  duc,  à  entrer  dedens  ledit 
pré.  Mais  ce  nonobstant,  ledit  duc,  et  la  plus  part  de 
sa  compaingnie  entrèrent  dedens,  et  par  grant  vail- 
lance deflirent  lesdis  Gantois,  en  telle  manière  qu'il 
en  demoura  mors  oudit  pré  le  nombre  de  xjx  cens, 
ou  environ,  et  de  v  à  vi  mil  qui  se  Guidèrent  sauver  à 
sallir,  dedens  la  rivière  de  l'Escault,  où  ilz  se 
noierreut*;  et  le  surplus  desdis  Gantois,  cuidans  eulx 


i .  ChasteHun  dit  :  «Le  duc  SToit  fait  tirer  CDvers  ses  entieiDys 
plusieurs  ribaudeqiuns  que  peu  servirent.  ■  Z.  c,  p.  ikS. 

S.  On  trouve  dans  Olivier  de  !a  Marche  (I.  I,  ch.  xxvni)  et  dans 
Jacques  dn  Clercq  (1.  Il,  ch.  lui  et  uv],  un  récit  plus  circonstancié 
de  la  bataille  de  Gavre.  Cf.  la  relation  déjà  citée  de  Jean  de  Cerisy, 
p.  31 7  et  suivantes.  —  Halhîea  d'Escouchy,  qui  a  donné  plus  hant 
U  liste  des  chevaliers  fidts  à  Audenarde  et  à  Hevele  ,  se  tait  sur 
ceux  qui  gagnèrent  leurs  éperons  à  Gavre.  Voici  quelques  noms  que 


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[1Ut3]  DE  HATHIELItD-ESCOVCUY.  91 

retirer  dedeos  ladicte  ville  de  Gand,  se  mirrent  en 
chemiD;  mais  ijz  furent  poursiëvys  sy  asprement  par 
les  geos  dudit  duc,  que  à  icelle  chasse  en  y  moru, 
comme  il  me  fu  certiiBé,  de  m  à  lui  mil,  ou  plus';  et 
fut  par  ce  que  icellui  duc  ordonna  et  commanda  que 
tout  homme  qui  avoit  prisonniers,  les  tuast*. 

nous  foamit  M.  Qerc  dans  sod  Bùtoire  de  la  Franche-Comté  (t.  II, 
p.  ^86),  d'aprè)  les  Mss.  de  Jules  ChirQft  :  Le  seigneur  de  Tod- 
lonioD  et  Tristan  son  Trère  jumeau,  Go^at  de  Grandmont,  Pierre 
de  Gonx,  le  seigneur  de  Rougemont,  Ferry  de  Cusance,  Lienard 
HoDchet,  Adrien  de  Cléron,  Jacques  de  MonUnardn,  Anlnine  de 
Ray  et  son  frère.  On  trouvera  dans  nos  Preuves  une  liste  plus 
étendue  que  nous  publierons  d'après  un  rouleau  manuscrit  con- 
tenant un  fragment  de  chroni(|ne  du  quiniième  siècle. 

1.  Chartellaindépasse  l'évaluation  de  Mathieu  d'Escouchy.  Il  6xe 
la  perle  des  Gantob,  tant  en  morts  qu'en  noyés,  à  20  on  30  000 
hommes.  Du  côté  dn  duc,  il  ne  périt,  selon  lui,  dans  les  rangs  de 
la  noblesse,  que  cîntj  gentilshommes  (l.  c,  p.  140).' Quant  à  Jean 
de  Cerisy,  il  réduit  les  pertes  des  Gantois  à  1 7  ou  18  000  hommes, 
et  parie  de  dix  i  douze  gentilshommes  boui^uignons  tués. 

2.  Entre  la  bataille  de  Gavre  et  le  traité  qui  suit,  il  y  eut  des 
négociations  dont  le  chroniqueur  ne  parle  pas.  Le  lendemain  de  la 
bataille,  24  juillet,  le  duc  écrivit  aux  Gantois  que,  nonobstant  la 
victoire  qu'il  avait  remportée,  il  était  prêt  à  leur  pardonner,  selon 
la  lenenr  des  articles  proposés  à  Lille  deux  mois  auparavant.  Le  2S, 
le  doc  s'éianl  avancé  vers  Gand,  les  habitants,  par  l'entremise  des 
seignears  de  TFavrin  et  de  Boqueaux,  et  de  Toison  d'Or,  ses  am- 
bassadeurs, le  sotlicitèrent  de  retourner  en  son  logis  de  Gavre,  ce 
à  qnoi  il  consentit.  Le 26,  les  Gantois  fuent  demander  an  duc,  par 
le  roi  d'armes  de  Flandre  qui  leur  avait  porté  ses  lettres  du  24, 
DDsatif-conduit  pendant  huit  jours;  ils  réclamèrent  eu  même  temps 
une  trêve  d'une  semaine,  la  faculté  d'ensevelir  leurs  morts  et  la 
grdce  de  la  vie  pour  les  prisonniers.  Le  duc  accorda  le  sauf-conduit, 
sans  trére,  et  répondit,  pour  lesautres  requêtes,  que  les  morts  étaient 
enterrés  rt  qn'il  ferait  sa  volonté  des  prisonniers.  Le  27,  les  dé- 
potés de  Gand  apportèrent  an  duc  les  offres  de  la  ville,  qui  n'é- 
taient antres  que  les  cooditions  dictées  par  Philippe  lui-même.  Ils 


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CHAOTIQUE  [1493] 


CHAPITRE  CV, 

Comment  le  traïctié  de  paix  fut  fait  entre  le  duc  Pbelïppe 
de  fiourgoingae  et  ceulx  de  sa  ville  de  Gaud*. 

a  Pbelippe,  par  la  grâce  de  Dieu,  duc  de  Bour- 
goingne,  de  Lothier,  de  Brabant  et  de  Lembourg, 
conte  de  Flandres,  d'Artois,  de  Boui^oingne,  palatin 
de  Haynnaut,  de  Hollande,  de  Zeelaode  et  de  Namur, 
marquis  du  Saint-Empire,  seigneur  de  Frise,  de 
Salins  et  de  Malines,  à  tous  presens  et  à  venir.  Comme 
apprez  ce  que,  par  la  grâce  de  Dieu,  nous  ayons  esté 
victorieux  à  la  bataille  qui  fu  devant  Gavre  contre 
ceulx  de  nostre  ville  de  Gand  et  leurs  adhereus,  lundi 
derrenier  passé  et  xxm*  jour  de  ce  mois ,  lesdis  de 
nostre  ville  de  Gand,   le  vingt  sixiesme  dudit  mois, 

im|»Iurèr«nt  en  yain  un  U-aité  moins  rigoiU'enx.  On  leur  répondit  : 
<  que  seuremeiit  on  ne  leur  changerait  ung  a  pour  ung  b.  ■  Enfin, 
le  30  juillet,  le  duc  délivra  lés  lettres  qui  suivent.  —  Chastellain, 
Trésor  r»atirmal,\t,  149-lSS  {où  est  insérée  la  lettre  du  ducdu24;. 
— Jean  de  Cerisy,  f.  321  et  suivants  (lequel  donne  aussi  la  lettre  du 
duc,  mais  avec  la  date,  évidemment  fautive,  du  mardi  23  juillet, 
ei  le  sauf-conduit,  en  date  du  27,  délivré  par  le  comte  d'Étampes). 
—  Gachard,  notes  de  Barante,  t.  Il,  p.  113-1  Ib.  —  Kervyn  de 
Lettenhove,  t.  III,  p.  378. 

1 .  J'ai  snivi,  pour  le  texte  de  ce  traité,  la  CoUeetion  des  Docu- 
ments inédits  de  M.  Gachard  (l.  II,  p.  143  et  suivantes),  où  ilse 
trouve  reproduit  d'après  l'original,  conservé  aux  archives  de 
Gand. 


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[1453]  DE  MATHIEU  D'ESœUCHY.  93 

aient  envoyé  par  devers  oous,  en  nostre  ost  devant 
ledit  Gavre,  leurs  députez,  en  grant  nombre,  nous 
suplier  et  requérir  en  toute  humililé,  que  en  aiant 
pitié  et  compasûoD  d'euU  et  du  pOTre  peuple,  et  pour 
éviter  plus  grande  effusion  <lu  sang  humain  et  la  des- 
truction de  nostre  dite  ville  de  Gand,  il  nous  pleust 
de  leur  impartir  nostre  grâce  et  miséricorde,  et  leur 
pardonner  leurs  faultes,  leurs  delicts  et  leurs  grandes 
offenses  qu'ilz  ont  comises  contre  nous  et  nostre 
haulteuret  seignoiirie,  disans  qu'ilz  n'avoient  povoir 
ne  faculté  de  nous  faire  amendises  convenables,  souf- 
Hsans  ne  condignes  pour  la  reparacion  de  leurs  dites 
offenses,  se  nostre  dite  grâce  ne  leur  estoit  par  nous 
voluntairement  et  liberalment  octroyée,  en  nous  of- 
frant nous  faire  pluseurs  choses  pour  amendises 
proufRtables  et  honnorables,  selon  leurs  facultez  et 
aussi  l'acomplissement  de  certains  poins,  à  Toccasion 
desquelz  ceste  présente  guerre  avoit  esté  encom- 
inancée  :  sur  quoy,  nous,  meuz  de  pitté  et  compassion, 
et  sans  nous  vouloir  arrester  à  leurs  dites  faultes  et 
grandes  offenses  et  meismement  à  ce  que  audit  jour 
de  lundy  passé  tous  les  conseilliers,  escbevins  et 
aultres  de  nostre  dite  ville,  avec  tous  leurs  adherens, 
estoient  yssus  d'icelle  viite  en  armes,  et  venus  en 
bataille  à  l'encontre  de  nous,  avons  receu  leurs  dites 
offres  ainsi  et  par  la  manière  qu'il  est  contenu  en 
certaines  lettres  receues  en  forme  d'instrument  pu- 
blique, dont  la  teneur  s'ensuit  : 

"  In  nomine  Dominiy  Amen.  Per  hoc  prœsens publi" 
cum  instrumentum,  cunctis  patent  evidenter  et  sit  no- 
tuirty  quod  aimo  ejusdem  Domini  millesimo  qua- 
dringentesimo  quinquagesimo  tertio,  indictione  prima. 


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94  CHROHIQUE  [H53] 

mensis  vero  JuUi  die  vicesima  octava,  pontificatiîs 
sanclissimi  in  Ckristo  patris  et  àomini  nostri  domini 
Nicolaî,  divind  providentid  papœ  quinti,  anno  sep- 
iimo,  corani  illustrissimo  et  potentissimo  principe 
domino  Philippo,  Dei  gratiâ  ^  Bnrgundiœ,  Lotha— 
ringiœ,  Braèantiœ,  et  Limèurgias  duce,  comité  Flan- 
driaSf  ^rt/iesie,  etc.,  ac  in  mei  notarii  puhlici^  tes- 
tiumqite  infrascriptoruin,  ad  hoc  speciaîiter  vocatorum 
et  rogatortun  prsesentid,  personaliter  constituti,  reve- 
rendi  in  Christo patres,  dominas  ahbas  Troncfùnensis^, 
dominas  prior  Cartusiensis ,  dominas  Balduinus  de 
Fosseux,  religiosus  Sancti-Baiionis^juxta  vHlam  Gan- 
densem,  et  magistri  Joannes  Moraen,  Joannus  de 
Quercu,  Johannes  de  Raed,  Anthonius  Sersanders, 
Johannes  Van  den  Moere,  Johannes  Van  den  Poêle 
et  Guillermus  de  Pottier ,  nuneii  et  deputati  oppidi 
Gandensis,  ex  parte  ejusdem  suffîcienter  fundatt,  ad 
suppUcandum,  cum  omiu  humilitate,  illustrissimo 
principi  domino  duci  prtefaw ,  pro  obttnenda  pacificor 
tionem  guerrse  nuper  suÔortas  et  adhuc  existentis  inter 
eumdem  illustrissimum  dominum  ducem,  ex  unâ,  et 
suos  suhditos,  incolas,  seu  inhabitantes  prmdkti  oppidd 
Gandensis,  et  'eorum  adhérentes  partibus ,  ex  alterd, 
prout  de  hujusmodi  eorum  depatatorum  fundadone, 
/acultate  et  potestate  in  hâc  parte  eis  tradita  satis 
constitit  per  Utteras  patentes  prœdicti  oppidi  sigillo 
majori  sigillatas ,  quas  ipsi  deputati  ibidem  exhibue- 
runt  :  quidquid  deputati,  ru}mine  quo  supra,  per  orga- 
num  dicti  magistri  Johannis  de  Quercu,   recognos- 

1 .  Jean  Voop,  al.  Voet,  teu  Voel ,  prieur  de  TronchiennM  de 
14Wi  147ÎOU73.  Gallia  Chrhtiaaa,  (.  V,  p.  837. 


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[1483]  DE  MATHIEU  D'ESCOUCHT.  «S 

centet  et  confiantes  se  plura  crimina,  delicta  et 
offensas  contra  dictum  dominum  ducem  et  suain  ma- 
j'estatem,  perperam,  inique  et  indibitè  perpétrasse  et 
comtnisîsse,  fatentes  se  emendam  condignam  facere 
non  posse^  humilli/nè  supplicarunt  dicta  domino  duci, 
quod  super  hujus  modi  crîminibus,  offensis  et  delictis, 
de  suis  benignilate  et  clementid^  ipsis  gratiam  et 
remissionem  plenariam  misericorditer  impartiri  nec~ 
non,  ad  bona  eorum  immobiliaf  feoda  et  alia  Iimredir- 
.  taria,  ubicwnque  situata,  ipsos  restituere,  preeuile- 
giaque  eorum  illsesa  conservare,  ac  in  suam  gratiam 
eos  recipere  dignaretur  ;  offerentes  ad  hune  finem,  et 
ut  aaimunt  suum  ad  hoc  redderent  magis  inclina- 
tum,  virtute  potestatis  etfacultatis  in  hdc  parte  eis 
traditte,  utprse/ertur,  tenere,Jacere,  et  realiter  adim- 
plere  omnia  ea  et  singida  quœ  et  quemadmodum  in  or. 
ticuîis  subsequentibus  contenta  sunt  et  expressa,  quo- 
ram  articuiorum  ténor  tvrbis  gallicis  sequitur.  Et  est 
taUs. 

a  Ce  sont  les  ofTres  que  ceulx  de  la  ville  de  Gand 
foDt  à  leur  très  redoublé  seigneur  et  prince  naturel 
Monseigneur  le  duc  de  Boui^oingne  et  de  Bra- 
bant,  etc.,  à  fin  de  paix  et  peur  avoir  sa  bonne  grâce, 
n  I.  Premièrement.  Touchant  la  creacion  el  renou- 
vellemeot  de  la  loy  de  Gand,  lesdiz  de  Gand  offrent 
et  sont  coQtens  que  audit  renouvellement  de  la  loy, 
soit  procédé  doresenavaut  selon  la  forme  et  teneur 
du  previlege  du  Roy  Philippe,  de  l'an  mil  tu  cens  et 
UDg,  et  sans  ce  que  les  doyens  des  mestiers  et  les 
doyens  des  tisseraos  se  puissent  ne  doivent  entre- 
mettre de  ladite  récréation  et  renouvellement  de  loy, 
ne  de  l'élection  des  eslisseurs  dénommez  oudit  prevî- 


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08  CHRONIQUE  [1453] 

lege,  De  que  û?,  puissent  ou  doyent  DommËr,  ou  (aire 
nommer  ausdiz  esliseurs  aucuos  pour  les  eslîre  en 
nouveaulx  eschevîns  ou  conseîlliers,  et  aussi  ne  s'en- 
tremettemnt  aucunement  de  l'eiercite  et  jurisdiction 
d'icelle  loy,  tfe  des  jugemens  qui  se  doivent  faire  par 
lesdiz  eschevins  et  conseilUers,  ne  estre  presens  en  la 
chambre  desdiz  eschevins  quant  ilz  conseilleront  ou 
jugeront  les  procès  pendant  devant  eulx;  et  aussi 
ne  seront  point  presens  quant  lesdiz  de  la  loy  esli- 
ront  lesdis  quatre  esliseurs,  et  s'entremettront  seule- 
ment de  ce  qui  touche  et  peut  touchier  la  chaîne  de 
leurs  ofHces.  Et  se  tlz,  par  subornacions  ou  par 
prendre  promesses ,  s'efforçoienl  de  faire  procéder 
à  ladite  creacion  de  loy,  ou  que  ilz  s'entremellent  à 
jugier  ou  appoinlier  causes  avec  lesdis  eschevîns,  ou 
qu'ilz  vouidront  estre  presens  à  nommer  lesdis  quatre 
esliseurs  de  la  ville,  ou  empeschier  lesdis  de  la  toy  en 
leurs  offices  :  en  ce  cas,  iceulx  doiens  seront  privez 
desdiz  offices  de  doyens  et  reputez  inhabilles  pour 
estre  en  loy,  et  en  oultre  pugniz  selon  l'exigence 
des  cas.  Et  sera  doresenavant  procédé  oudit  renou- 
vellement de  la  loy,  selon  ledit  previlege,  en  prenant 
et  eslisant  xxvi  personnes  notables  et  souffîsans,  de 
ladite  ville,  sans  avoir  regard  aux  tisserans  ne  aux 
autres  mestiers;  et  sans  ce  que  lesdiz  quatre  esliseurs 
puissent  eslire  ledit  nombre  de  xxvi  hors  des  trois 
mambres  de  ladite  ville;  mais  sera  en  la  faculté 
d'iceulx  esliseurs  de  prendre  et  choisir,  à  leur  advis, 
ledit  nombre  de  xxvi  personnes,  des  plus  notables 
et  souffîsans  de  ladite  ville.  Et  aussi  demourra  en  la 
facullé  des  vielz  eschevins  d' eslîre  les  quatre  prou- 
dommes  de  la  part  de  la  ville,  telz  qu'ilz  verront 


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[UB3]  DE  HAimEU  lyESCOUCaY.  »7 

en  lears  consciences  pour  faire  TelectiOD  des  nou- 
veaux esclievins  et  cooseilliers ,  sans  ce  que  lesdîz 
'  doyens  ne  aultres  s'en  entremettent,  nonobstant 
toutes  coustumes  et  usaiges  au  contraire,  et  dès 
maintenant  sont  contens  lesdir,  de  Gand  que  sans 
attendre  la  mi  aoust, -ladite  loy  soit  créée  selon,  la 
forme  dudit  previlege,  et  ainsi  que  dit  est,  et  que 
ladite  loy  ainsi  créée,  demeure  jusques  à  ladite  mi 
aoust  prouchaine,et  qu'elle  dure  jusques  à  la  mi  aoust 
l'an  mil  cccc  cinquante  et  quatre. 

«  U.  Itëm.  Touchant  la  bourgeoisie  desdiz  de 
Gand,  ceulx  de  Gand,  tant  au  regard  de  l'acquisicion, 
que  de  la  continuacion  et  entretenement  de  leurs 
boui^eois  et  boui^eoises,  en  joyront  et  useront  dore- 
senavant  selon  le  cont«[iu  de  leurs  previleges  et  non 
autrement,  et  nonoI)stant  toutes  coustumes  et  usaiges 
au  contraire. 

«  III.  I^m.  Au  regard  des  bannissemens  qui  se 
feront  à  Gand,  escbevins  de  Gand  ne  pourront  et 
ne  devront  doresenavant  faire  lesdiz  baoDissemens, 
sans  Tottroy  et  consentement  de  mondit  seigneur  le 
duc  ou  de  son  baîlly  de  Gand.  Et  se  ledit  bailli 
De  Touloit  estre  présent  avec  lesdiz  escbievins  à  faire 
lesdiz  bannissemens,  quant  requis  en  seroit,  lesdiz 
escbevins  de  Gand  en  pourront  faire  plainte  et  do- 
leance  à  mondit  seigneur  estant  ou  pais;  et,  en  son 
absence,  aux  gens  de  son  conseil,  pour  y  pourveoir 
ainâ  qu'il  appartendra  par  raison.  Et  s'il  est  trouvé, 
parties  oyes,  que  ledit  bailly  ait  esté  en  delfaulte, 
il  sera  privé  de  son  office,  et  un  autre  mis  en  son 
lieu,  et  avec  ce,  pugni  selon  l'exigence  du  cas. 

«  IV.  hem.  Des  edicts  etstatuz  :  lesdiz  escbevins 


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•8  CHROmQUE  [US3] 

ne  pourront  ue  devront  doreseuavant  fiùre  aucuns 
edicts,  ordonnances  ou  statuts  sans  le  congié,  licence 
et  oitroy  de  mondit  seigneur  de  Bourgoingne  ou  de 
son  bailli  dudit  Gand,  en  dedairant  nulz  et  de  nulle 
valeur  les  statuz,  ordonnances  et  edicts  qui  avoient 
esté  faitz  par  lesdiz  eschevins  de  Gand,  sans  le  congié, 
licence,  octroy  ou  consentement  de  mondit  seigneur 
ou  de  sondit  bailli. 

a  V.  /tem.  Ou  regard  de  la  coDgnoissance  des  offi- 
ciers, laquelle  congnoissance  mondit  seigneur  le  duc 
dit  à  lui  appertenir,  lesdiz  de  Gand  ont  accordé  que 
ladite  congnoissance  en  tous  cas  criminetz  et  civilz, 
concemans  et  regardans  lesdiz  ofîîciers,  à  cause  de 
leurs  offices  et  de  tout  ce  qui  en  deppend  et  pourra 
deppendre,  sera  et  appartiendra  à  mondit  seigneur 
seul  et  pour  le  tout  ;  et  se  il  advient  que  lesdiz  officiers, 
soubz  couleur  de  leurs  offices,  prennent  ou  arrestent, 
ou  entreprengnent  congnoissance  sur  vrays  bourgois 
de  Gand,  autrement  et  en  autres  cas  que  es  cas  qu'ilz 
sont  declairez  ou  previlege  du  comte  Guy,  ledit  bailli 
de  Gand  sera  commis  et  aura  puissance,  de  par  mondit 
seigneur,  de,  sur  ce,  à  la  complainte  desdiz  de  Gand, 
appointier  et'  ordomier  et  de  contraindre  lesdiz  offi- 
ciers à  remettre  et  delaissier  ladite  congnoissance  à 
eschevins  de  Gand,  selon  leur  dit  previlege  ;  et  qu'il 
trouvera,  parties  oyes,  estre  à  faire  par  raison.  Et  se 
ledit  bailli  est  trouvé  eu  deffaulte,  lesdiz  eschevins  en 
pourront  faire  complainte  à  mondit  seigneur,  s'il  est 
ou  pals,  et,  en  son  absence,  ausdites  gens  de  sod 
conseil  ;  et  mondit  seigneur,  ou  les  gens  de  son 
conseil  y  pourverront,  ainsi  qu'il  appertendra  par 
raison.  El  s'il  est  trouvé  que  lesdiz  officiers  aient  esté 


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[J453]  DE  MATHIEU  D'ESCOUCHT,  99 

en  deflaulte,  ilz  seront  privez  de  leurs  ofHces  et  autres 
rois  en  leur  lîeu,  et  en  seront  auti-ement  piigniz  et 
corrigiez  selon  l'eiigence  du  cas. 

«  VI.  Item.  Au  regard  de  la  congnoissance  des  de- 
Ucls  et  niale6ces  commis  et  perpétrez  par  boui^ois 
de  Gand ,  lesdiz  de  Gand  accordent  que ,  se  aucun  qui 
soit  vray  bouigois  de  Gand  commect  ou  perpètre  au- 
cun delict  ou  maléfice  hors  mises  les  franches  villes  de 
loy ,  lesdiz  delinquans  qui  seront  yrays  boui^ois  ou 
vrayes  bourgoises  pourront  choisir  éstre  iraicliez ,  à 
cause  desdiz  delicts  ou  maléfices  par  eulx  commis,  par 
devant  lesdiz  eschevins  de  Gand ,  ou  en  juridiction  où 
le  cas  sera  avenu,  sans  ce  toutes  voyes  que  lesdiz  de 
Gand  puissent  attraire  à  eulx  la  congnoissance  des 
excès  ou  maléfices  commis  ne  des  malfaicteurs  avec- 
ques  lesquelz  les  aucuns  de  leurs  vrays  bourgois  au- 
ront esté ,  supposé  que  le  priocipal  malfaicteur  feust 
leur  bourgois,  et  n'auront  congnoissance ,  fort  seul- 
lement  desdiz  boui^ois  C|ui  auront  commis  et  perpé- 
trez lesdiz  excès  et  maléfices,  hors  mises  lesdites  fran- 
ches villes  de  loy ,  comme  dît  est. 

m  VII.  Item.  Touchant  les  placquars  et  lettres  closes 
desdiz  de  Gand,  qu^ilz  escripvent  aux  olHciers  de  mon- 
dit  seigneur  et  à  autres,  ilz  doresenavant  se  escripront 
et  soubz  escripront  dessoubz ,  sans  eulx  mectre  en 
marge  ne  au  dessus  en  teste  ;  et  se  y  conduiront  et  ré- 
gleront ainsi  que  font  les  autres  trois  membres  de 
Flandres,  et  non  autrement. 

«  VIII.  Jtem.  Offrent ,  pa  '  par  leurs  hoofmans ,  es- 
c^TÏDS  et  doyens,  avec  ceulx  qui  viendront  au  devant 

I ,  Sic  dans  l'origina)  pour  que. 


byGoogIc 


100  CHBONtQUB  [U53] 

de  mondit  seigneur,  ou  de  monseigneur  de  Char- 
rolois ,  son  6lz ,  pour  crier  mercy ,  ilz  feront  porter 
leurs  bannières  ,  les  présenteront  à  mondit  seigneur  , 
et  les  lui  rendront  pour  en  faire  sa  Touleuté ,  en  signe 
et  pour  partie  de  la  reparacion  de  l'ofTense  que  ceulz 
de  Gand  ont  commis  ,  en  eslevaut  et  portant  contre 
lui  icelles  bannières. 

«  IX.  Item.  Des  blans  chapperons  :  lesdiz  de  Gand 
ne  useront  plus  d'avoir  lesdiz  blans  chapperons ,  ne 
d'autres  gens  de  telle  condicion  soubz  quelque  nom 
qu'ilz  puissent  estre  nommez ,  et  dont  par  ci  devant , 
par  mauvaise  coustume,  mise  sus  contre  raison,  ilz 
ont  usé,  soubz  couleur  d'exécuter  leurs  sentences  et 
commandemens  ;  laquelle  coustume  est  et  sera  abolie 
et  mise  jus  ^  mais  pour  l'execucion  desdites  sentences 
et  autres  explois  de  justice  qui  seront  et  se  debvront 
faire  es  cas  et  par  la  manière  qu'il  appertieudra,  mon- 
dit seigneur  pour  ce  faire  y  commectra  et  ordonnera 
son  bailly  de  Gand. 

«  X.  Item.  Des  evocacions  des  causes  et  procès  in- 
troduiz  et  pendans  par  devant  les  loîx  ou  autres  o(H- 
ciers  des  villes  et  chastellenies  d'Audenarde,  de  Cour- 
tray ,  de  la  comlë  d' Alost ,  des  pays  de  Waize  '  et  des 
Quatre  Mestiers,  de  Biervliet,  de  Tenremonde  et  d'ail- 
leurs, ou  pais  de  Flandres,  lesdiz  de  Gand  n'en  use- 
ront plus 

«  XI.  Item.  Touchans lesdites  villes  et  chastellenies 
de  Courtray,  d'Audenarde,  de  Biervliet, Tenremonde, 
d'Atost  et  desdiz  pais  et  terroirs  de  Waize  et  des  Quatre 
Mestiers,  lesquelles  villes  et  chastellenies,  pals  et  ter- 

1.  traite,  Waei  (note  de  M.  Gac^ard). 


byGoogIc 


[1453]  DE  HÂIBIEU  D'ESCOUCHY.  101 

rouoirs,  moDdit  seigneur  veuU  estre  et  demourer  à 
tousjours  et  en  tous  cas  Francs  et  exemps  du  povoir, 
auctorité  et  chasteUenie  de  Gand ,  pour  les  raisons  al- 
léguées de  la  part  de  mondit  seigneur  et  lesdiz  de 
Gaad  sont  contensque  lesdiles  villes,  chastellenies , 
païs  et  terroirs  demeurent  en  tel  estât  qu'iiz  sont  de 
présent,  sans  y  estre  riens  fait  ne  innové  d'une  part  ne 
d'autre,  durant  le  temps  et  terme  de  demi  an ,  à  comp- 
ter du  jour  que  lesdiz  de  Gand  auront  fait  ce  qu'iiz 
seront  tenus  de  faire  à  mondit  seigneur  pour  l'amende 
honDourable.  Pendant  lequel  temps,  et  le  plus  lost  que 
foire  se  pourra,  sera,  en  ceste  matière,  appointié  et 
ordonné  par  TOjre  amiable  ou  de  jusdce ,  ainsi  que 
cy  apprez  sera  advîsé,  et  dont  mondit  seigneur  et  les- 
dis  de  Gand  seront  contens,  sans  ce  toutes  voyes  que 
en  ceste  partie  lesdiz  de  Gand  se  puissent  aidier  de  la- 
grâce ,  abolicion  et  pardon  que  mondit  seigneur  leur 
fera  de  leius  offenses  et  mesprentures,  ne  que  icelle 
grâce  leur  poisse  proufiler ,  ne  prejudicier  à  mondit 
seigneur,  touchant  le  fait  desdites  villes  et  chastelle- 
nies de  Courtray,  d'Audeuarde,  Tenremonde,  Alost, 
Biervlîet ,  et  les  pais  et  terroirs  de  Waize  et  des  Quatre 
Uestiers,  dont  dessus  est  faite  mencion.  Et  demour- 
ront  au  surplus  lesdiz  de  Gand ,  au  regard  de  ce ,  en 
tel  droit  qu'iiz  y  doivent  et  pevent  avoir  de  présent. 

«  Xil.  Jtem.  Touchant  l'amende  honnourable,  ilz 
oflErent  que  leurs  hoofmans  et  conseillers  d^iceulx  hof- 
mans,  ausà  les  eschevïns  de  la  loy  vieile  et  nouvelle, 
et  avec  tous  les  doyens  et  autres  des  bourgois  et  habî- 
tans  d'icelle  viUe  de  Gand  jusques  au  nombre  de 
[I  mille  hommes  au  moins,  viendront  au  devant  de 
tnoadit  seigneur ,  ou  de  mondit  seigneur  de  Chari'O- 


îdtyGooglc 


lot  CHRONIQUE  [14S3] 

lois  son  fik,  à  demie  lieue  hors  d'icelle  ville,  à  tel 
jour  qu'il  plaira  à  mondit  seigneur  ordonner  et  de- 
clairer,  c'est  assavoir  :  lesdiz  boofmans  et  conseilliera 
tous  nudz  eu  leurs  chemises  et  petis  draps ,  et  tous 
les  autres  tous  deschaux  et  nues  testes;  et  tous  se 
mettront  à  genoulx  devant  mondit  seigneur  ou  mondit 
seigneur  de  Charrolois;  et  eutx  eslans  en  Testât  dessus- 
dit, diront  et  feront  dire  haullement,  par  la  houche 
de  l'un  d'eulx ,  en  langaige  françois  :  «  Que  faulsse- 
i(  ment  et  mauvaisement ,  comme  rebelles  et  deso- 
K  beîssans ,  et  en  entreprenant  grandement  à  l'en- 
«r  contre  de  mondit  seigneur  et  de  son  auctoritë  et 
«  seignourie,  ilz  se  sont  mis  sus  en  armes,  ont  créé 
cf  hooFmans ,  et  couru  sus  mondit  seigneur  et  ses  gens, 
«  et  lui  ont  fait  et  commis  pluseurs  invasions  et  voyes 
a  de  fait;  qu'ilz  s'en  repentent,  et  en  requièrent  en 
K  toute  humilité  mercy  et  pardon  à  mondit  seigneur.  » 
Et  ce  &it  tous  ensamble  et  a  une  voix  crieront  mercy 
à  mondit  seigneur;  et  lui  requerront  pardon,  grâce 
et  miséricorde. 

n  XIII.  Item.  Touchant  les  trois  portes,  c'est  assa- 
voir :  les  deux  portes  de  ladite  ville  de  Gand ,  l'une 
nommée  PerseUeporle ,  et  l'autre  Euvreporte^^  par 
lesquelles  deux  portes  lesdiz  de  Gand  yssirent  et  par- 
tirent dudit  Gand  deçà  et  delà  la  nvière  del'Escault, 
pour  assigter  Audenarde  *,  et  l'autre  porte  nommée 
OspitaleporU ,  qui  est  du  costé  du  pais  de  Waize ,  par 
laquelle  lesdiz  de  Gand  yssirent  pour  aler  à  Reple- 

1.  Heuverport«. 

t.  Par  lettres  du  26  juillet  14S6,  dont  l'origiDtl  est  aux  archives 
de  Gand,  le  duc,  faisant  droit  à  une  réclamation  des  Gantois,  re- 
connut qne  c'était  par  erreur  qu'avait  été  indiquée  la  Heuver- 


byGooglc 


[14S3]  DE  MATHIEU  D'ESCOUCHT.  103 

monde ,  et  courir  sus  à  rnoodil  seigueur  et  sou  ar- 
mée, lesdiz  de  Gaud  ofirent  et  sont  contens  que  les- 
dites  deux  portes  par  lesquelles  lesdiz  de  Gaud  yssi- 
rent  pour  aler  assegier  ledit  Audeuarde ,  qui  fut  ung 
jour  de  jeud;  après  Pasques,  l'an  cinquante  deux,  se- 
ront et  demourront  closes  et  fermées  perpetuelemeut 
et  à  tousjours  chascun  jour  de  jeudi  de  chascune  sep- 
maïne  de  l'an ,  en  telle  manière  que  par  iceltes  deux 
portes,  lesquelles  seront  fermées  et  closes,  comme  dit 
est,  l'on  ne  porra  cedit  jour  de  jeudy  de  chascuoe 
sepmaine  de  l'an,  aucuns  entrer  ne  yssir  de  ladite 
ville.  £tsont  aussi  coDtens  que  ladite  autre  porte  nomH 
mée  YOspitaleporte,  en  perpétuelle  mémoire,  soit  fer- 
mée et  murée  et  à  tousjours  condempoée ,  sans  la  po- 
Toir  jamais  ouvrir ,  ne  par  icelle  faire  entrée  ne  yssire 
en  laïUte  ville ,  se  ce  n'est  du  bon  plaisir  de  mondit  . 
seigneur  ou  de  ses  successeurs ,  contes  et  contesses  de  i 
Flandres. 

tr  XJV.  Item.  Touchant  la  restitucion  des  dom- 
maiges  et  interestz  avenus  à  mondit  seigneur  par  la 
dtminucion  de  son  demaine,  en  ses  pais  de  Flandres 
et  de  Haynnau,  à  l'occasion  de  la  guerre,  lesdiz  de 
Gand,  avec  les  autres  membres,  se  assamblet-ont  pour 
ceste  cause  et  communiqueront  ensamble  pour  adviser 
aucune  voye,  et  consentir  et  accorder  chose  qui  soit 
souffisant,  et  dont  mondit  seigneur  se  doye  contenter. 

B  XV.  Item.  Pour  l'amende  prouffîtable,  offrent 
lesdiz  de  Gand  que  ou  cas  que  lesdiz  membres  ad- 

porte,  et  que  c'était  par  la  porte  de  Saint- Liévin  qtie  la  sortie  avait 
ea  liea;  il  déclara,  en  coméquence,  que  ce  serait  cette  dernière 
qui  terait  fermée  tous  les  jeudis  (M.  Gachard,  édition  de  Barante, 
t.  U,p.  llh). 


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10&  CHRONIQtJE  {14S3] 

viseront  et  accorderont  avec  lefidiz  jàe  Gand  aucune 
chose  raisonnable,  de  laquelle  mondit  seigneur  se  con- 
tente, pour  recorapensacion  desdiz  dommaiges  et  îq-  ' 
terestz  dont  en  l'article  précèdent  est  faicte  men- 
cion,  ladite  amende  prouffitable  sera  de  deux  cens 
mille  ridres;  et  se  lesdiz  membres  ne  accordmt  et 
appointent  sur  ladite  restilucion  desdiz  dommai- 
ges, par  la  manière  que  mondit  seigneur  soit  content, 
en  ce  cas  ladite  amende  sera  de  m  cens  mille  liddres 
d'or, 

«  XVI.  Item.  Pour  la  reparacion  plus  ample,  et  pour 
ta  reëdiflicacion  de  ptuseurs  églises  destruites  en  Flan- 
dres, mesmement  de  l'église  de  Replemoode,  pour 
faire  croix  eslevées  et  epîtaphées,  fondacionsde  messes 
audit  Replemonde,  et  ailleurs  où  il  plaira  à  mondit 
seigneur,  lesdiz  de  Gand  offrent  de  paier  à  mondit 
seigneur*  cinquante  mille  riddres  d'or. 

M  XVII.  Item.  Et  au  regard  des  poîns'et  articles  qui 
Turent  passez  à  Gand  par  les  députez  de  ladite  ville  de 
Gand  avec  monseigneur  l'evesque  de  Tournay*  et 
autres  conseilliers  de  mondit  seigneur,  touchant  plu- 
seurs  doléances  lors  faites  de  la  part  de  mondit  sei- 
gneur, lesquelz  articles  sont  signez  des  seings  manuelz 
de  maistre  Jean  Rym,  maistre  Gilles  Papal  et  maistre 
Pien«  Gœtghebuer,  lesdiz  de  Gand  sont  contens  que 
ceulx  desdiz  articles  qui  ne  sont  comprins  ne  appoin- 
tiez cy  dessus,  et  lesquelz  mondit  seigneur  vouldra 
accepter,  seront  par  lesdiz  de  Gand  aggréez  et  con- 

I,  Le  duc,  par  lettres  du  0  juillet  iktK,  fit  remise  aux  Gantois 
de  70  000  ridden  sur  le»  3S0  000  qu'ils  étaieot  teans  de  lui  payer. 
—  Gachard, /.  c.,p.  114. 

S.  Jean  Chev rot. 


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likSXi  DE  MÀJBIS.V  D'ESCOUCHT.  10S 

KDtîz,  aiosi  qu'ilz  ont  esté  passez  et  signez  par  les 
dessus  nommez  clercs  de  ladite  vitle.  »   - 

«  Qaibus  quidem  obUtdatùbus  et  promissionibus  die- 
toriim  ikputatorum  Gandensium,  per  ipsum  illustris- 
fimum  dominum  ducem  auditis  et  consideratisy  et  eis . 
medianttbus,  ipse  domzrms  dux  nolens,  ut  asseruit, 
attendere,  nec  habere  respecUtm  ad  gualitatem  enor- 
miumgue  pbtrium  criminum  et  offensorum  per  eos 
contra  ipsum  et  suam  majestatem  diverse  modo  per~ 
petratorum^  sed  more  pii  principis,  misericordiam 
riguori  justitiae  anteferre^  ob  honorem  et  reverentiam 
primo  Dei  omnipotentis^  ac  demum  ob  magnam  cordis 
sut  compassionem  qud  miserim  et  caîamitati  populi 
Gandensis  qui  tam  inique,  tamque  astute  seductus  a 
vid  recte  obedientite  aberravit,  maxime  compatitur. 
Et  ut  ad  cognitionem  ivre  obedientias  reducatur,  idem 
dominas  dux  prasfatis  deputatùs,  ore  proprio,  dixit  : 
quod  eos  in  suam  gratiam  admittebat  et  recipiebat, 
addiciendo,  et  in  promptu  Mcifaciendo  per  dominum 
Petrum,  dominum  de  Goux^  mililem,  consiliarum 
suum,  qtiodf  mediante  eo  quàd  omnia  ea  et  singula 
contenta  in  prœdictis  articidis  facere  et  effectualiter 
aèUmpl^re  tenerentur,  et  quod  illa  facerent  et  adimi- 
plerent,  ipse  dominas  dux  super  praedictis  quibus- 
cumque  eorum  crimintbus,  excessibus,  offensis  et  de- 
lictis,sid>  umbrâ  et  occasione  pressentis  guerrse,  eteà 
durante,  commistis  et perpetratis^  litteras  suas  abo- 
litioniSf  gratitB,  et  remissionîs  in  formé  condecenti,  et 
in  talicasu  opportunas,  ipsis  date  concedere  annuit  et 
consensit,  necnon  ad  omnia  singuUi  eorum  bona  immo- 
bilia^  uèicumque  situata,  in  statu  quo  pro  nunc  repe- 
rientifTy  apprehendenda,  singulum  eorum  restitaendum 


byGoogIc 


106  CHRONIQUE  [I4S3] 

fore  volait  et  àeclaravit;  sub  ed  tamen  conditione ,  et 
eo  mediante^  quod  iidem  deputati,  nomine  quo  suprà, 
ibidem  promiserunt,  imâ  cum  alii's  tribus  membrîs 
Fiandrias,  consentire,  et  ex  nunc  consenserunt ,  in 
quantum  in  eis  est,  ad  hoc,  ut  certum  trièutuRij  de 
nowo  erigi  et  levari  possit,  ad  opus  et  utiiibitem  dtcti 
domini  dueisy  super  cerds  rébus  et  marchandisiis  in 
patria  Flandriœ  quœ  ad  hoc  expedientius  eligende 
viderentur,  ad  eo  quod  denarii  ex  eodem  trAuto, 
spaiio  quindecim  annorum  duraturo,  provenientes , 
possint  vaiere  et  talis  valoris  existere  singulis  annis, 
sicut  redditus  et  dominia  ipsius  domini  ducis,  occa~ 
sione  hujusmodi  guerrae  diminuta  et  deperdila  valebant, 
et  antè  lempus  guerras,  singulis  annis  vaiere  poterant, 
modo  et  forma  alias  super  hoc  latiùs  prelocutis.  Nec 
non  pro  prasmissis  omnibus  et  singulis  adimplendîs 
procurare,  cum  effectu  qubd  dicti  de  tribus  membris 
se  obUgabunt  et promittent  se  facturas  et  curaturos  pro 
et  nomine  dictorum  Gandensium ,  quod  contenta  in 
dictis  articulis  per  ipsos  Condenses  adimplebuntur,  et 
quod  de  promissione  et  obligatione  prtedictis,  suas  da- 
bunt  litteras  autentiquas^  et  in  formé  débita  ad  opus 
et  utilitatem  praedicti  domini  ducis  expeditas.  Super 
quibus  prœmissis  omnibus  et  singulis,  prmfatus  do- 
minas Petrus  de  Goux ,  pro  et  nomine  ipsius  illus- 
trissimi  domini  ducis,  petiit  à  me  notario  publico 
infrà  scripto  sibi  fieri  atque  tradi  instrumentum 
publù:um  uman  vel  plura,  in  testîmonium  astantium 
innotanda. 

u4cta  fuerunt  hœc  in  campis,  in  exerciui  dicii  illus- 
trissimi principisy  propè  castrum  de  Gavre,  in  domun- 
culd  portabili  ipsius  domini  ducis,  prsesentibus  et  astan- 


byGooglc 


[1483]  DE  MATHDCU  D'ESCOUCHT.  107 

tibuSf  atm  dicto  iîiustrissimo  demino  duce,  illustrUms 
principîbus  dominis  Karolo  de  Burgundid,  comité  Kw 
dralesii;  Johanne  de  Burgundid,  comité  de  Stampis; 
illustri  domino  Âdolpho  de  CUves  et  de  Marka ,  do- 
mino de  Bavestain  ;  domino  Johanne  de  Portugaliâ  ',■ 
domino  TfwAaldo  de  Luxembourg;  domino  de  Fien- 
nes* ;  domino  Jacobo  de  Luxembourg;  domino  ^n- 
thonio,  bastardo  de  Burgundid;  domino  ThicAaldo  de 
Neufchastel,  domino  de  Bîanmont,  marescftallo  Bur- 
gundiœ;  domino  Peiro  de  Beffropnont ,  domino  de 
Charny;  domino  Johanne  de  Cro/;  domino  Claudio 
de  Montagu,  domino  de  Coulches;  domino  Johanne  de 
Ifeufchastelf  domino  de  Montagu;  domino  Johanne, 
domino  de  Lanno/;  domino  Johanne  de  Luxembourg, 
bastardo  de  Saint-Poly  domino  de  Habourdin;  do- 
mino Simone  de  Lalaing,  domino  de  Montign/;  do- 
mino Karolo,  domino  de  Roichefort;  dicto  domino 
PetrOf  domino  de  Goux,  militibus,  et  Bertrandu  de  la 
Broquière.  Et  ego  Johannes  de  Scoenhove,  clericus  Ca- 
meracensis  diocesis  publicus ,  apostolicâ  et  imperiali 
auctaritatibus  notarius,  quia  prœmissis  omnibus  et 
singulis  dum  sit,  utpreemittitur,  agerentur,  dicerentur 
et  fièrent,  unà  cum  prœnominatis  dominis  astantibus 
prœsens  inlerfui,  eaque  sic  fieri  vidi  et  audivi,  idcirco 
hoc  prœsens  publicum  initrumentum ,  manu  med  pro- 
prià  scriplum,  ex  inde  confeci,  signogue  meo  publico 
solito  et  consueto  signavl,  hic  me  etiam  manu  proprid 

I.  Fila  de  H«nre  de  Portugal,  Abc  de  Coimbres,  et  d'Isabelle 
d'AngiHi. 

S.  TA.  Gachard  ponctue  ainù  ;  mais  il  faut  lire  :  Thibaut  de 
lAzemboui^ ,  seigneur  de  Fiennes.  Je  rectifie  la  ponctuation  pour 
les  BoiBS  qui  soifent. 


byGoogIc 


108  GHROmQTJE  [14S3] 

subscrUxndo^  in  validius  tesUmonium  omnium  et  sin- 
gulorum  prœmissorum  requtsitus  et  rogatus. 

H  Sic  signatum  J.  de  Scoenhove.  m 

«  Et  depuis,  lesdiz  de  nostre  ville  de  Gand  dous  ont 
supplié  et  requis  que  nous  noua  voulsissions  trans- 
porter près  de  Gand,  à  demie  lieue,  en  telle  place  que 
bon  nous  sembleroit,  pour  recevoir  d'iceUe  nostre 
ville  la  reducion  et  obéissance;  et  avec  ce,  ladite 
amende  honnourabte,  ainsi  qu'il  est  contenu  en  l'un 
desdiz  articles  desdictes  ofTres.  Laquelle  chose  avons 
accordé  de  faire,  en  ordonnant  ausdiz  députez  que 
ceulx  de  nostre  dite  ville  pour  faire  ce  que  dit  est, 
feussent  au  devant  de  nous,  aujourdhuy  xxix'  jour  de 
ce  dit  mois,  date  de  cestes  présentes,  à  beure  de  midi 
d'icelui  jour,  ce  qu'ilz  ont  fait,  en  nous  criant  et 
demandant  mercy,  et  en  nous  rendant  leurs  ban- 
nières, ainsi  en  Testât,  en  la  forme  et  eo  la  manière 
qu'il  est  contenu  èsdiz  articles. 

oc  Et  ce  fiût,  nous,  estans  en  armes  devant  nostre. 
dite  ville  de  Gand,  leur  avons  dit  et  fait  dire  par 
nostre  très  chier  et  féal  chevalier  et  chancellier, 
messire  Nicolas  Rolin,  seigneur  d'Anthune,  que: 
moyennant  raccomplissement  desdiz  articles  et  du 
contenu  en  iceulx,  nous  leur  baillerons  noz  lettres 
de  grâce,  d'abolicion  et  de  pardon,  et  que  ferions 
publier  par  tous  nos  pais,  tant  de  Flandres  que 
autres,  bonne  et  ferme  paix  et  toute  sceurté,  pour 
les  iohabitans  en  nostre  dite  ville  de  Gand,  et  pour 
ceulx  qui  les  ont  servy  en  armes,  en  fait  de  guerre 
avecques  eulx,  tenans  à  présent  leur  party.  Et  duquel 
accomplissement  du  contenu  èsdiz  articles ,  tous 
ceulx  qui  se  portoient  esdievins  et  hoofinans,  les 


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[14S3]  DE  BIATHIEU  D'ESCOUCHT.  109 

doyens,  grans  et  petis,  et  autres  en  grant  Dombre, 
representans  le  corps  et  toute  la  commiuiaulté  de 
nostre  dite  ville  de  Gand,  eD  ratilliaDt, approuvant  et 
aggreant  tout  ce  que  leurs  députez  avoient  fait  et 
oITert,  ont  promis  d'accomplir  de  point  en  point,  et 
de  nous  en  baillier  lettres  patentes  en  forme  due, 
scellées  du  seel  de  nostre  dite  ville  de  Gànd. 

a  Savoir  faisons,  que  nous,  ces  cboses  considérées, 
et  pour  les  causes,  raisons  et  consideracioos  dessus- 
dites, et  principalment  pour  honneur  et  révérence  de 
Dieu  nostre  créateur,  aiant  pité  et  compacion  de 
nostre  dite  ville  de  Gand,  et  de  nostre  peuple  habi- 
tant en  icelle,  de  nostre  certaine  science,  auctorité  et 
plaine  puissance,  ausdiz  de  nostre  ville  de  Gand,  inha- 
bitans  en  icelle,  tant  hoofoians,  conseilliers,  que  au- 
tres, de  quelque  estât  ou  condicion  qu'ilz  soient,  qui 
les  ont  servy  en  armes  et  fait  guerre  avecques  eulx, 
tenans  à  présent  leur  party,  comme  dit  est,  (xintre 
nous  et  nos  subjez  obeissans,  avons  remis,  quictié, 
pardonne  et  aboly,  et  par  ces  présentes  remectons, 
quictons,  pardonnons  et  abolissons  perpetuelment  et 
à  tousjours  tous  les  delicls,  roeffais  et  offenses  que, 
ilz  ou  aucuns  d'aulx,  ont  et  pevent  avoir  commis, 
.  pour  et  à  l'occasion  de  la  guerre,  division  et  rébellion 
par  eulx  fiùcte  contre  nous,  nos  gens  et  subgez ,  en 
qudcooque  manière  que  ce  soit,  et  sans  ce  que,  à 
ladite  occaàon,  leur  en  soit  jamais  riens  demandé, 
ne  que  aucune  poursuite  criminelle  ou  civile  en  soit 
faicte  à  rencontre  d'eulx.  Et  afin  que  bonne  et  ferme 
paix  soit  et  demeure  en  nostre  dit  pals  de  Flandres, 
et  que  pour  .le  &it  de  ladite  guerre  ne  puist  cy  après 
sourdre  aucuns  debatz,  procès   ou  differens  entre 


byGoogIc 


ilO  GHRONIQUE  [14S3] 

ceulx  de  Dostre  dite  ville  de  Gand  el  aultres  nos 
subgez,  de  nostre  dite  scieDce,  aucloiité  et  plaine 
puissance,  avons  ordonné  et  ordonnons  que  ung 
cbascun,  d'une  part  et  d'autre,  retournera  de  plain 
droit  à  ses  maisons,  rentes,  censés,  Befs,  heritalges 
et  biens  immeubles,  et  que  ung  cbascun  en  joyra,  et 
les  aura  et  prendra  h  la  charge  et  en  tel  estât  qu'il  les 
trouvera  de  présent,  sans  les  povoir  autrement  calen- 
gîer,  requérir,  avoir,  ne  demander.  Et  se  aucuns 
meubles  sont  trouvez  èsdites  maisons  qui  auparavant 
de  la  guerre  y  estoient,  et  appertenoient  avant  ladite 
guerre  encommencée  à  ceulx  à  qui  ïcelles  noaisons  ap- 
pertenaient,  iceulx  meubles  leur  demourront.  Et  au 
r^ard  de  tous  autres  meubles,  debtes,  arreirages, 
louaiges  de  maisons  et  fruiz  recueilliz  et  prins  ou 
levez  avant  la  date  de  ces  présentes,  l'en  n'en  pourra 
jamais  faire  querelle,  demande  ne  pom-suile  aucune, 
d'une  part  ne  d'autre.  Et  samblabtement  voulons  et 
nous  plaist  esire  fait,  au  regard  des  fruis  et  proufHz 
des  bénéfices  des  gens  d'église,  levez  et  perceuz  durant 
ladite  guerre  et  rébellion;  desquels  fruis  et  proufliz 
receux  ne  sera  aussi  faicte  aucune  poursuite  d'un 
costé  ne  d'autre.  Et  en  oultre,  avons  ordonné  et  or- 
donnons, de  nostre  dite  science,  auctorité  et  plaine 
puissance,  que  tous  bannissemens,  declaracions,  edicts  ' 
et  status  fais  en  nostre  dite  ville  de  Gand,  durant  le 
temps  de  ladite  guerre  et  rébellion,  ne  sortiront  aucun 
effect;  etlesquelz,  comme  nulz,  nous  avons  rappeliez 
et  révoquez,  rappelions  et  revocquons,  et  mectons  au 
néant  du  tout  par  ces  mesmes  présentes.  Et  afin  que 
ce  soit  chose  ferme  et  estable  à  tousjoura,  nous  avons 
fait  mettre  nostre  seel  à  ces  dites  présentes  et  aux  sam- 


byGooglc 


[1U(3]  DE  MATHIEU  lyESCOUCHT.  111 

blables.  Donné  en  nostre  ost  devant  nosti-e  dite  ville 
de  Gand,  le  peoultiesme  jour  du  mois  de  juillet,  l'an 
de  grâce  mil  rccc  cinquante  et  trois.  Jinsi  signé: 
Par  monseigneur  le  duc. 

n  3.    DE    MATISEnCB.» 


CHAPITRE  CVI. 

Commeot  Jaspard  Barbien,  Venîssien,  bailla  reùsteitoe 
au  graot  Turcq  qui  voloit  assiégiez  la  cité  de  N^gre- 
pont. 

Vous  avez  oy  la  manière  de  la  rendicion  et  du 
traiclié  que  ceulx  de  la  ville  de  Gand  eurent  aveuc  le 
duc  Pfaelippe  de  Boui^oit^e,  comte  de  Flandres, 
leur  naturel  seigneur,  et  comment,  pour  les  faultes 
qu'ilz  avoient  faictes  l'année  précédente,  il  les  pugnUt 
criminellement,  civillement  et  honnourablement.  Sy 
lairons  de  ceste  matière  à  parler,  et  retournerons  aux 
entreprinses  que  le  grant  Turcq  dont  devant  avons 
parlé,  faisoit  en  ceste  année  cinquante  trois.  Vray  est 
que,  environ  la  Saint- Martin  d'iver,  icetlui  grant 
Turcq  mist  sus  grant  nombre  de  galées  et  vaisseaux, 
fors  garnis  de  gens  de  guerre  et  de  vivres,  à  intencion 
de  mettre  et  poser  le  siège  devant  une  cité,  nommée 
Ne^repont.  Hais  ce  venu  à  la  congnoissance  de  cenix 
de  ladicle  cité,  et  d'un  gentilhomme  nommé  Jaspart 
Bartïîen,  Venissien,  se  assamblèrent  grant  nombre 


byGoogIc 


m  CHRONIQUE  [liS3] 

de  crestiens  des  marches  d'environ,  et  se  mirrent  tous  ■ 
eDsambte  audevant  dudit  Turcq  et  sur  le  chemin  qu'il 
devoit  tenir  à  voloir  mettre  sondît  siège ,  où  ilz  ren- 
contrerrent  ly  l'ung  l'autre;  ouquel  rencontre  eult 
merveilleuse  et  dure  bataille,  car  icellui  Jaspart  et  les 
crestiens,  qui  estoient  en  grant  nombre  eo  sa  com- 
paingnie,  s'y  porièreot  sy  vaillant,  que  sur  le  champ 
y  demora  mort,  de  la  partie  des  Turcqz,  jusques  au 
nombre  de  dix  mil  ou  environ.  Et  furent  iceulx  Turcqz 
mis  en  fuite  et  en  desroy,  où  tes  crestiens  gaingnièrent 
graos  finances.  Et  ne  peutt  à  ceste  heure  ledit  Turc 
fumir  soD  entreprinse;  et,  par  ce  moyen,  demourra 
ladicle  cité  paille,  sans  avoir  quelque  siège.  Et  ne 
fanlt  doubler  se  ledit  Jaspart,  à  sou  retour  en  icelle 
cité,  fut  grandement  honnourez  et  festoyé  par  les  hab- 
bitans  en  icelle.  Aussi  y  avoit  bien  raison  ;  et  assez 
brief  appre/,  icellui  Jaspart  s'en  retourna  à  Venise, 
et  dit  aux  Venissiens  ces  nouvelles,  qui  sunblabte- 
ment  en  furent  moult  joyeux,  et  par  eulx  fu  grande- 
ment festoiez.  Mais,  en  brief  temps  apprez  icelle  des- 
confîture,  ledit  Turcq  manda  et  escripvit  au  Roy  de 
Honguerie  et  ung  seigneur  du  pays,  nommé  Janus, 
Blanc  de  Honguerie,  dont  cy  devant  avons  parlé,  que 
iHÎef  les  yroit  visiter,  ou  cas  que  à  lui  ne  vorroient 
faire  obéissance.  Et,  sur  ces  nouvelles,  icellui  Blanc, 
du  consentement  du  Roy,  lui  manda  qu'il  n'attende- 
roit  pas  sa  venue,  et  que,  à  l'ayde  de  Dieu,  la  saison 
d'esté  venue,  le  yroit  visiter,  et  le  chasseroît  aussy 
loing  qu'il  avoit  ooques  fait  son  père.  Lesquelles  be- 
soingnes  on  fist  savoir  à  Phelippe,  duc  de  Boui^oin- 
gne,  à  intencion  de  sur  ce  donner  ayde  el  secours. 


byGoogIc 


[I4B3]  DE  MATHIEU  IVESCOUCHT. 


CHAPITRE  CVIÏ. 


Ck>inment  le  Roy  Henry  d'Angleterre  (iit  mis  eu  tutelle, 
et  au  gouveraemeat  du  Royabne  fut  comini»  le  duc 
d'Iopc. 


En  ceste  meisme  ann^,  le  Roy  Henry  d'Engleterre 
fut  mis  en  tutelle  par  les  trois  estas  de  son  Boyalme  ; 
et  au  gouvememeot  d'icellui  fut  ordonné,  pour  ré- 
genter ledit  Royalme,  le  duc  d'Yorc,  dont  le  pœupple 
fut  fort  esmeu,  et  doubtoient  qu'il  ne  contendeist  de 
voloîr  avoir  la  couronne ,  et  en  brief  temps  soy  faire 
Roy;  et  sambloit  à  aucuns^  que  pour  ce  avoit  fait 
morir  le  duc  de  Gloucestre. 


CHAPITRE  CTIII. 

Comment  le  duc  Pbelîppe  de  Bourgoingne  et  autres  princes 
firent  pluseurs  banquetz  à  Lille,  et  comment  le  duc 
d'Allen^n  ala  devers  lui  en  icelle  ville  de  Lille. 

Droit  es  mois  de  février  et  de  mars  de  ceste  an~ 
D^  Lin,  le  duc  de  Bouigoingne,  lui  estant  en  sa  ville 
de  Ulle-lez-Flandres ,  se  Brent  pluseurs  banquez  et 


Dni.tizc-ct.CoOglC 


114  CHRONIQUE  [14S4ii.  s.] 

assambléez,  tant  de  nobles  princes,  chevalliers  et  es- 
cuiers,  comme  de  nobles  princesses,  dames  et  damoi. 
selles  ;  c'est  assavoir  le  duc  de  Dèves,  nepveu  dudit 
duc ,  i|ui  Bst  le  sien  en  l'ostet  du  sieur  des  Aubiaux  ', 
par  ung  mardi  xx*  jour  de  janvier.  Le  comte  d'Es- 
tampes en  fist  ung  en  son  hostel,  le  mardi  y*  jour  de 
février  ensievauL;  et  ledit  duc  de  Boui^oiiigne,  en 
son  hostel  lez-Saint- Pierre  dans  icelle  ville,  le  di- 
mence  xviii'  jour  dudit  mois  de  février';  auquel  ban- 
quet d'icellui  duc,  furrent  fais  pluseurs  veux  et  de 
par  pluseurs  princes  et  seigneurs,  chevalliers  et  e»- 
cuiers  estans  illec,  pour  aler  en  Turquie  contre  les 
Turcqs  et  iafidelles  de  nostre  foy,  comme  cy  apprez 
TOUS  feray  plainne  declaracion.  Et  en  ce  meisme 
temps,  environ  le  premier  bebourdïs*,  le  duc  d'Allen- 
chon  arriva  en  la  ville  de  Tournay,  qui  estoit  venus 
des  p>arties  de  France,  et  d'ilec  se  parti  par  ung  jour 
incougneu,  et  s'en  ala  en  ladicte  ville  de  Lille,  acom- 
paingnié  d'aucuns  de  ses  gens  qui  raenoient  les  sau- 
mîers;  et  lui,  de  sa  personne,  en  ce  point,  ala 
descendre,  sans  avoir  autre  compaingnîe,  droit  à 
l'ostel  dudit  duc;  et  sans  autrement  soy  faire  con- 
gnoistre,  ala  jusques  à  la  chambre  d'icellui  duc,  au- 
quel, sans  avoir  conduitte,  lui  ala  faire  la  révérence. 

1 .  Waleran,  seigneur  des  Aubeaux. 

2.  Le  banquet  avait  été  retardé  de  quelques  jours.  On  paya  en 
dédommagement  à  Jehan  Yver,  ■  marchant  fournissant  la  des- 
pense de  boucherie  et  poullailler,  >>  la  somme  de  i  00  livres.  H.  de 
IjSiyytAe,  les  Ducs  de  Bourgogne,  Preuves, t.ï,  p.  416. — lijadans 
cet  ouvrage  de  nombreuses  mentions  relatives  aux  dépenses  occa- 
sionnées par  la  fête  du  Faisan.  Nous  nous  bornerons  à  en  relerer 
quelques-unes,  renvoyant,  pour  les  autres,  au  livre  lui-même. 

3.  Taunioi. 


byGoogle 


[1454n.s.]  DE  MATHIEU  D'ESCOUCUY.  US 

Et  quant  icellui  duc  t'eut  congnu,  lui  6st  grande  re- 
cepcioD,  et  fu  mal  content  du  seigneur  d'Ârsy  '  et  de 
Hervé  de  Meliadès,  lesquelz  il  avoît  envoyé  en  tadicte 
ville  de  Toiirnay,  devers  icellui  duc  d'AUenchon,  afGn 
de  savoir  sa  venue  de  bonne  heure,  à  intencion  de 
voloir  aler  aux  champz  au  devant  de  luy,  lesquelz  de 
ce  ne  peurent  faire  leur  devoir,  parce  que  ledit  d'Aï- 
lençon  ne  se  voult  ouques  descouvrir  à  eulx  de  son 
département.  Neantmoins  il  fut  grandement  receu  et 
festoyé  par  ledit  duc  de  Bourgoingne  et  les  princes 
et  seigneurs  de  son  hostel.  Et  apprez  qu'il  eut  esté 
ainsi  receu,  à  son  parlement,  icellui  duc  fîst  paier  tous 
ses  despens  et  de  ceulx  de  sa  compaingnie,  quy  estoient 
en  nombre  de  deux  cens  chevaulx  ou  environ  ;  et  sy 
leur  fist  pluseurs  grans  dons  de  joyaulx  et  vaisselle 
d'argent,  montans  à  grosse  somme  de  deniers.  Et 
d'ilec  prînt  son  chemin  en  la  ville  d'Aras,  à  Dourlens 
et  à  Abbeville,  et  tira  son  chemin  à  Rouain  et  en  Nor- 
mendie.  £t  assez  brief  apprez,  eut  pluseurs  graos 
affaires  de  sa  personne,  comme  vous  orez,  dont  le- 
dit duc  de  Bourgoingne  fut  courouchié  et  desplaisant. 

1.  J'ai  longtemps  hésité  sur  l'attribution  du  nom  de  ce  per- 
sonnage. Un  Jean  ,  seigneur  et  baron  d'Arry  (il  signe  ainsi,  mais 
(»]  rencontre  aussi  Arty) ,  serrait  en  Normandie  dans  les  rangs 
des  Anglais  en  1437  et  aauées  itntantes  {Titres  scellés  de  Clairam- 
b«ull,  vol.  5  et  136).  Je  trouTe  dans  Dom  Villevieillej  en  1438, 
un  Jean  d'Arvillier,  écuyer,  seigneur  d'Arcf.  EnGn  je  rencontre, 
vers  1480,  Jean  le  Vaste,  chevalier,  seigneur  d'Arcy  (Archives, 
UM,  1095,  n>  11).  Il  y  a  tont  lieu  de  croire  à  l'identité  des  deux 
premiers;  c'est  sans  doute  de  ce  Jean,  seigneur  d'Arcy,  que  parle 
le  chrraiiqueur. 


byCdogle 


CHAPITRE  CIX. 

Gomment  les  eotremès,  jouste»  et  veux  furent  fais  aux 
banquets  les  ducs  de  Bourgoingne  et  de  Clèves*. 

Or,  vous  vœul  declairier  la  manière  et  la  conduitte 
qui  fut  tenue  es  banques  des  seigneurs,  dont  cy  de- 

1 .  J'ai  Rompâré  soigneusement  ce  chapitre,  contenant  la  relation 
de  la  fête  du  Faisan ,  avec  denx  autres  relations  qu'on  pos- 
sède :  l'une,  insérée  dons  les  mémoires  d'Olivier  de  )a  Marche  ; 
l'autre  qui  se  troave  dans  le  manuscrit  Baluie,  10319*  (Fran- 
çais 5739),  f.  17S  k  ZS7.  —  M.  Barrois,  dans  sa  Biblioihfgue 
pmypograpkiijue,  mentionne,  sous  le  n°  SS4i,  un  manuscrit 
ayant  fait  partie  de  la  biUiothéqtie  des  ducs  de  Boui^ogne  et  por- 
tant ce  titre  :  >  Ordonnances  du  banquet  cpie  fist,  en  la  ville  de 
Lille,  Philippe,  duc  de  Bourgogne,  en  l{i83,  le  17  février,  avec 
les  vaux  des  seigneurs  de  Flandre,  d'Artois  et  de  Haynaut.  > 
Pedt  in-rolio  snr  vélin,  d'environ  200  feuillets.  Enfin,  M.  Van 
Praet,  dans  ses  See/ierchet  sur  Louis  de  Bruges  (notes,  p.  32S, 
n'  13),  cite  •  VOrdùimance  du  Banqaet,  Ms.  in-4°,  original,  qui 
se  trouve  dans  la  bibliothèque  du  Roi.  »  Je  ne  connais  de  reladon 
du  banquet  &  la  bibliothèque  que  celle  du  Hs.  Baloze  10319*. 
Est-ce  celle-là  que  M.  Van  Praet  a  citée? 

Mathien  d'Escouchy  donne,  comme  on  va  le  voir,  de  la  famense 
fét€  du  Faisan,  un  récit  presque  identique  aux  récits  d'Olivier  de 
la  Marche  et  du  Ms.  Baluze  10319*.  Quelle  est,  entre  ces  trois 
versions,  la  relation  originale  ?  M.  Buchon,  qui  n'a  confronté  que 
les  deux  relations  de  la  Marche  et  de  Mathieu  d'Escouchy,  penche 
k  attribuer  à  ce  dernier  le  mérite  de  l'originalité.  Je  ne  saurais 
adopter  cette  opinion.  Mathieu  d'&couchy  a  pu  connaître  certaines 
particnlarités  qui  avaient  échappé  à  Olivier  de  la  Marche  et  même 


byGoogIc 


[145bn.s0         DE  HATHIED  D'ESCOUCHT.  117 

TBDt  est  fiùcte  mendoD  ;  aussy  des  tnetz  et  entremetz 
de  quoy  on  servyt  à  iceuU  baoquetz;  aveuc  la  decla- 
raôon  des  veulx  pour  aler  en  Turquie,  qui  y  furent 
fais,  tant  par  iedit  duc  de  Boui^oingoe,  le  corate  de 
Charoloîs,  sou  fîlz,  comme  aultres  princes,  barons  et 
grans  seigneurs,  aveuc  pluseurs  chevalliers  et  escuiers 
de  grant  auctorité,  selon  ce  que  je  en  peux  veoïr,  et 
avoir  reltenu  de  mon  petit  entendement'. 

à  raolear  anonyme  de  la  reUtion  du  Ms.  Balaie,  mais  il  n'est  pas 
pour  cela  original.  La  Uarche  assistait  i  la  fâte  (nons  avons  le  vœa 
qu'il  prononça).  L'auteur  anonyme  est  plus  complet  et  plus  cir- 
constancié qne  la  Marche,  et  doit  être  aussi  un  témoin  oculaire. 
Ponr  Maihîen  d'Esconchy,  je  doute  fort  qu'il  ait  assisté  à  la  fêle 
qu'il  décrit.  H  a  di)  composer  son  récit  pièces  en  nuûns ,  ayant 
sons  les  yeux  les  antres  relations,  copiées  plus  ou  mmns  serrile- 
ment  sur  une  relation  originale  qui  leur  avait  servi  de  typcj  mais, 
selon  son  habitude,  il  ne  se  contente  paa  d'une  simple  copie,  il 
utilise  les  données  qu'il  a  pu  recueillir  auprès  des  seigneurs  de  la 
coar  de  Boni^c^e,  et  surtout  de  certains  des  plus  puissants,  dans 
rÎDtimîté  desquels  il  paraît  avoir  été.  Ce  qni  le  prouve,  ce  sont 
les  variantes  qn'on  trouvera  minutieusement  relevées;  ce  sont  les 
quelques  passages  qni  appartiennent  en  propre  à  Mathien  d'Es- 
conchy;  c'est  enfin  qne  sa  relation  est  la  plus  complète  que  l'on 
possède,  et  que  seule  elle  donne  textuellement  et  intégralement 
Ions  les  voeux  qui  ont  été  prononcés. 

1 .  Voici  comment  débute  Olivier  de  la  Uardie,  qui  est  suivi  ici 
presque  textuellement  par  la  relation  du  Hb.  Baluxe  10319*  (je 
CErai  observer  qne  tontes  les  variantes  empruntées  i  Olivier  de  la 
Marche  scHit  relevées  d'après  une  version  manuscrite  pins  correcte 
que  les  éditions  imprimées.  Hs.  de  la  Hare  8419',  —  actuellement 
nwifais  2869)  : 

■  PanrceqnegrandesetbonDorablesnuvresdesirait  loingtainne  ■ 
renommée  et  perpétuelle  mémoire,  et  mesmement  quant  lesdictes 
(Bovres  sont  faictes  en  bonne  iotencion,  je  me  suis  entremis  de 
meHreparescriptetenregistrerparordre,  auplusprèsde  la  vérité 
cl  sdoa  mon  petit  sentement,  une  feste  faicte  à  Ijsie  le  xvn*  jour 


byGoogIc 


118  CHRONIQUE  [1484  n.  s.] 

Le  commencement  desdiz  banquez,  sy  fut  par  uoe 
jouste  qui  se  6st  ea  icelle  ville  de  lille,  le  xvii'  jour 
de  février,  oudit  an  Lia,  et  laquelle  avoît  esté  criée  à 
uDg  banquet  fait  par  le  duc  de  Clèves,  eavirou 
xvm  jours  paravant.  Auquel  banquet  fut  ledit  duc  de 
Bourgoingne,  ensemble  les  princes,  seigneurs,  dames 
-et  demoiselles  de  sa  maison  ;  et  fut  le  cry  tel  :  que  le 
chevallier  au  chine',  serviteur  aux  dames,  faisoit 
savoir  à  tous  princes  et  nobles  hotnmes,  que  le  jour 
que  le  duc  de  Bourlingue  feroit  son  banquet,  op  le 
trouveroit  en  ladicte  ville  de  Lille,  armé  de  hamois 
de  jouste,  en  selle  de  guerre,  pour  jouster  à  la  toisie', 
de  lance  de  mesure  et  de  courtois  roches',  à  l'ea- 
Cûntre  de  tous  ceulx  qui  venir  y  vorroieot  ;  et  cellui 
qui,  pour  ce  jour,  feroit  le  mieux,  au  jugement  des 
dames,  sans  ce  qu'il  s'en  exemptast  en  riens,  aroit  et 
gaigneroit  ung  chine  d'or,  enchaîné  d'une  chaine 
d'or;  et,  au  boult  d'icelle  chaine,  ung  riche  rubis, 
que  les  dames  presenteroient  à  cellui  qui  l'arroit 
desservi. 


de  février  l'an  mi)  qutire  cens  cinquante  Irois  par  très  excellant, 
très  bault  et  très  puissant  prince  Monseigneur  le  doc  de  Bom^in- 
gne,  de  Brabant,  etc.  (tous  tes  titres  sont  menlionnés  dans  le  Ms. 
10319'),  et  commença  icelle  fesle  par  une  jouste  cedit  jour,  la- 
quelle jouste  avoit  esté  crjée  a  ung  trè»  beau  bancquet  .qu« 
'  Monseigneur  de  Clèves  donna ,  >  etc. 
t.  Cygne. 

2.  Olivier  de  la  Marche  :  >  A  la  toîlle.  >  Ms.  Baluze  :  '  En  la 
trille.  B 

3.  Olivier  de  la  Marche,  version  des  imprimés  :  <  roquets.  *  — 
BAtons  ferrés  (Eoqueforl).  Godefroy  dit  ;  <  Ce  sont  des  lames  dont 
les  pointes  de  fer  sont  ahatuea  pour  ne  pas  blesser  en  des  tour- 


byGooglc 


[1454  n.  s.]        DE  MATHIEU  D'ESCOUCHY.  U9 

Tel  fb  le  cry  et  ordonnance  Tait  par  l'adveu  de 
messire  Aldof  de  Clèves,  frère  au  duc  de  Clèves',  et 
Depveu'  au  duc  Phelippe  de  Boui^oïngne,  qui  estait 
cellui  pour  quy  la  criée  se  faîsoit.  Et,  à  ce  que  je  vis, 
ladi<^  criée  et  jouste  se  faisoient  au  pourpos  d'un 
eotremetz  qui  fut  fait  à  cedit  banquet,  et  qui  conte- 
noit  eo  largeur*  la  pluspart  de  la  table  prîncipalle*. 
£t  iiit  une  nef  à  voille  levé,  moult  bien  faicte,  en 
laquelle  avoit  ung  chevallier  tout  droit,  tout  armé', 
et  estoit  son  corps  paré  et  vestu'd'une  coste  d'arme 
des  plaînnes  armes  de  Clèves.  Plus  avant^,  avoit  ung 
chine  d'argent,  moult  bien  fait,  lequel  chine  fut  aorné 
par  le  col  d'un  colier  d'or,  auquel  tenoit  une  longue 
chaîne  d'or,  dont  ledit  chine  nooit  par  engin  des- 
soubz  en  icelle  nef.  Et  à  l'un  des  boutz  de  la- 
dicte  table  estoit  assiz  ung  chastel  moult  riche  et 
bien  fait,  et  sambloit  proprement  ung  chastel  bien 
siluë  et  forliflié',  au  piet  duquel  chastel  flottoit  ung 

i .  <  Frère,  >  etc.  Ce  détail,  qui  se  trouve  paiement  dans  le 
Ms.  Baltuc,  esi  omis  par  la  Marche. 

8.  t  Nepveu,  >  etc.  Ce  délai!  appartient  en  propre  à  Mathieu 
d'Escouchy. 

3.  1a  Marche  :  s  Longueur.  > 

4.  La  phrase  est  ainsi  conçue  dans  le  Ms.  Baloze  :<.,..  qui  fut 
fait  aodit  banquet  à  la  plus  prindpale  tablé,  et  tenoit  de  longueur 
la  plus  grant  partie  d'icelle  table.  > 

5.  \a  Marche  et  Ms.  Balnze  :  i  Tout  droit  armé.  > 

6.  Le  Ms.  Baluzti  ajoute  :  >  Par  dessas  le  hamaiz.  • 

7.  Ms.  Baluze  :  «  Et  pnix  devant.  °  I.a  Marche  :>  Et  dtvant.i 
S.  La  Marche  :  ■  Dont  ledit  signe  faisoit  manière  de  tirer  la 

nef.  *  Hs.  Baluze  :  *  Par  laquelle  ledit  chine  tiroit  icelle  Def.  > 

9.  lEtsambloit Ceci  n'est  pas  dans  la  Marche.  Ms.  Baluze  ;  * 

>  Et  sambloit  estre  patronné  sur  ung  autre  et  estoit  sûrement  et 
bien  sdtné  et  fortifié.  « 


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120     '  GHftONIQUE  [145b  n.  s.] 

faucon'  suruneg^ase  rivière;  et  me  fu  ditqueceset- 
gaifioit  et  monstroil  comment  jadis,  miraculeiMemeot, 
uog  chine  meaa  en  une  nef  par  la  rivière  du  EUd,  ud^  ' 
chevalier  au  chastel  de  CLèves  ;  lequel  fut  moult  ver- 
tueux, et  vaillant;  et  l'espouza  la  princesse  du  pays, 
qui  pour  lors  estoit  vesve  ;  et  en  ot  lignié,  dont  les 
ducs  de  Clèves  venus  depuis  icellui  temps  et  ceutz  de 
présent  sont  veous,  yssus  et  descendus,  qui  est  sy 
noble  lignié  es  Allemaingnes,  comme  l'eosçet'iet 
pour  ce,  me  sambla  que  la  manière  de  la  criée  en- 
ùevoit  l'efect  de  l'entremez*. 

Et  caste  nuit,  fut  présenté  le  chappelet,  pour  faire 
le  second  banquet*,  au  comte  d'Estampes,  qui  le  fîst 
par  ung  jour  de  mardy  audit  lieu  de  Lille,  en  son 
hostel*,  environ  dix  jours  apprez.  Lequel  banquet  fut 
moult  plentureux*  et  riche,  et  garny  de  moût  nou- 
veaux entremès,  dont  je  me  passe  pour  abregier  :  car 
à  tout  declairier,  la  chose  seroit  moult  longue,  et 
veulx  venir  à  mon  inteacion'.  Et  à  icellui  banquet 


i .  Goderroy  met  en  note  :  ■  Ce«t'à-dire  nn  petit  Taisseao.  ■ 

2.  La  Marche  dit  simplement  :  ■  Dont  lesdis  ducs  de  Clèves 
jnsqnes  à  ce  jour  sont  ysauz.  >  —  Consulter,  sur  la  légende  du 
cheyatier  au  cygne,  l'introduction  placée  par  H.  de  Reiffeoberg, 
eo  tête  du  poëme  du  Chevalier  au  Cjrpte,  dans  le  tome  IV  dea 
Monument*  pour  servir  à  l'hiitoire  des  provinces  de  Samur,  de 
Hainaut  et  de  Luxembourg  (18b6). 

3.  Ceci  est  omis  dans  le  Hs.  Baluie. 

k,  ■  Pour  faire....  >  Dans  d'Esconchy  seuleinent. 

S.  Ce  document  n'appartient  qu'à  Madiieu  d'Escouchy.  Ponrtant 
le  Ms.  Baluze  dit  :  «  Par  ung  mardi.  > 

0.  Abondant. 

7.  La  Marche  et  Ms.  Baluie  :  t  Pour  abréger  et  pour  voiir  à 
moa  intendoD.  ■ 


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[IftSbn.  >.]        DE  HATBIEU  D*ESCOUCBT.  121 

Eiit  présenté  ledit  ehappelet  an  diic  de  Boui^ing;ne'; 
et  la  manière  fut  telle  que  apprez  que  leâ  mez  furent 
levez  des  tables,  saillirent  hors  d'une  chambre  grant 
nombre  de  gens,  chascun  tenant  en  sa  main  une  torse 
de  cbiire;  apprez  lesquelz  vint  ung  officier  d'armes, 
serviteur  dudit  comte' d'Estampes,  nommé  Dourdain, 
vestu  de  sa  cote  d'armes;  et  apprez  icellui  ofBcier, 
Tenoient  deux  chevalliers,  chambellans  dudit  comte*, 
dont  l'un  se  oommoit  messire  Robert  de  Miraumont, 
et  l'autre  messire  Gavain  Quieret,  seigneur  de 
Drueul*;  et  estoient  iceulx  chevalliers  vestus  de 
longues  ï'obes  de  velours  noir,  fourrées  de  martres, 
et  n'avoient  riens  sur  leurs  Cbiefz;  et  portoit  chascun 
en  une  main  ung  gentil  chappellet  de  flours.  Apprez 
eulx,  venoit  une  très-belle  dame*,  de  l'eage  de  douze 
ans,  vestue  d'une  robe  de  soye  violet,  richement 
brodée  et  estofTée  d'or.  Etluiperçoient*  unes  manches 
oullre  sa  robe,  d'une  moût  délié  toisle,  escripte  de 
lettre  d'or  grigoise^;  et  estoil  sou  chief  paré  de  ses 
cheveux  beaux  et  blons,  et  par  dessus  une  tocque, 
afMlée*  d'un  volet*  moult  enrichi  de  pierres*.  Celle 

t.  La  Marche  :  «  A  nxnteigiieur  le  duc.  >  Hs.  Boluze  :  *  À 

rnoodit  seignear  le  Ane  de  Bourgoingne.  * 
t-3.  La  Marche  et  Hs.  Baluze  :  *  De  rnoodit  aeignenr.  • 
k.  La  Marche  les  désigne  ainsi  :  >  Monseigneur  de  Miraumont 

et  nwnseignenr  de  Druenl.  ■' 

5.  Ms.  Bainze  :  *  Fille.  - 

6.  La  Marche  :  ■  Partoient.  >  Ms.  Baluie  :  ■  Passoîent.  > 

7.  Godefroy  :  M.  grecque.  —  Le  mol  d'or  ne  se  trouve  ni 
dans  la  Marche  ni  dana  le  Ma.  Baluze. 

8.  Couverte. 

».  Godefroy  :  AL  Bavotet. 

10.  La  Marche  et  Bis.  Baluse  i  >  Pierrerie.  > 


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121  CHRONIQUE  [1494  n.  s.]  . 

dame  estoit  montée  sur  une  moult  belle  haquenée, 
couverte  de  boùchie'  de  soye  bleue,  et  le  m^ioient 
trois  hommes  à  pié,  yestus  de  manteaux  de  soye  ver- 
meille, portans  chapprons  à  cornette  de  soye  verde; 
et  aloient  ces  trois  chantaDs  une  moult  estran^ 
chansoD  faicte  à  ce  pourpos.  En  telle  ordonnance, 
passèrent  par  devant  les  tables,  et  allèrent  jusques 
devant  le  lieu  où  estoit  assis  le  duc  de  Bourgoingne*; 
et  quant  l'ofHcier  d'armes  et  les  deux  chevalliers 
eurent  fait  la  révérence  comme  il  appartenoit,  ledit 
officia  dît  ce  qui  luy  estoit  enchargië  en  cest« 
manière'  : 

«  Très  excellent,  hault  prince  redoubté, 

■  A  vous  venons  en  toutte  révérence, 

■  Pour  chaîne  avons  qu'il*  voua  soit  présenté 
"  Ce  cbappellet,  lequel  est  apporté 

■  Par  ceste  dame,  de  très  noble  naissance*; 

*  Le  comte  d'Estampes,  en  son  absence, 

*  Le  TOUS  trasmet,  qui  chi  le  vous  envoyé*, 

■  Et  la  nonune  on  la  Princesse  de  Joye'.  ■ 


1 .  Ils.  Bcloze  :  ■  Couverte  et  houcbié.  > 

2.  La  Marche  :  >  Mon  très  redoublé  seigneur  nitHiseigneur  le 
duc.  >  Hs.  Baluze  :  *  Hondit  leigneur  le  duc  de  Bourfiioingne.  > 
Je  constate  ici  une  fois  pour  tontes  que  cette  même  forme  se  repro- 
duit fidèlement  dans  chacune  des  versions. 

3.  La  Marche  met  ici  le  titre  suivant  :  l'oppiciek  d'ibheb. 

4.  La  Marche  :  ■  Que.  * 

9.  I^  Marche  :  t  Par  la  dame  que  voyez  en  présence.  ■ 

6.  La  Marche  :  ■  En  ce  lieu  et  envoyé.  ■ 

7.  Les  trois  derniers  vers  sont  ainsi  conçus  dans  le  Hs.  Baluze: 

(  Le  noble  conte  d'Estampe*  en  oLicDCf 

1  Par  elle  le  tous  eutoye , 

■  Et  MD  nom  est  la  princcHC  de  Joie. 


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[:i4S4n.  B.]         DE  HATHIED  D'ESCOUCHT.  1Î8 

Quant  l'oflicier  d'armes  eut  dit  et  achevé  sa  charge*, 
les  deux  chevalliers  qui  le  cbappellet  teDoient  vinrent* 
à  la  dame,  et  lui  baillèrent  ledit  cbappellet  en  ses 
maios;  puis  les  autres  trois  qui  ilec  l'amenoîent  la 
deschendireut  jus  de  sa  haquenée;  et  ay  tost  coraine 
elle  fut  ainsi  deschendue',  l'adestrèrent*  lesdis  che- 
valiers; et  ilec  Est  ta  révérence  audit  duc;  et  par  ung 
petis  d^rez  fais  à  ce  pourpoa*,  monta  la  dame  sur  la 
table,  et  puis  se  mist  à  genoux*  devant  icelluy  duc,  et 
en  ce  point  demoura  jusques  à  ce  qu'elle  eut  baizié 
ledit  chappellet,  et  mis  sur  le  chief  duditduc;  et  à 
soy  relever,  le  duc  le^  baiza.  Et  ce  fait,  ladicte  dame, 
s'en  retourna'  au  lieu  dont  elle  estoît  partie.  Ainsy 
fut  présenté  ledit  cbappellet  audit  duc,  par  quoy'  la 

1.  La  Marche  :  >  Eut  ce  dit.  *  ' 

2.  Ia  Marche  :  *  Les  deux  chevalliers  viiÏBreni.  ■ 

3.  Hs.  Baluze  ;  >  Et  après.  ■ 

d,  Jdestrvr^  être  à  la  droite,  et  par  extension  :  accompagner, 

5.  La  Marche  et  Ms.  Balnze  :  «  { ceste  cause.  ■ 

6.  Le  Ms.  Balnze  et  la  Marche  ajoutent  ici  :  >  Une  fois  sur  le 
bon  de  ladicte  table,  et  puis  aprocha  et  se  agenoulla  devant 
mondit  seigneur,  •  etc. 

7.  Seul,  la  Marche  met  :  ■  la.  > 

8.  Le  Ms.  Balnze  ajoute  un  tu,  La  Marche  :  «  Et  s'en  retourna 
ladicte  dame,  son  emprinse  achevée.  ■  Pnb,  il  donne  cet  intitulé  : 

■  CoNHKirr  HoNSBiGimix  Adolf  s>  PBunm  sua  lus  axHS  ad  jom 
DU  BUQDxr  DB  MONSKiaNBDX  ^na  lonsTEB  coutbb  tous  venus.  > 

Et  il  reprend  :  <  Ainsi  fut  présenté....  • 

9.  La  Marche  :  «  Par  quoy  il  détermina  le  jour  de  son  banquet 
et  £t  de  moult  grarn  preparacions. 

■  Au  jour  de  son  banquet  (ici  reprend,  après  son  ete.  leMs.  Ba- 
laie, lequel  ajoute, — ce  qni  n'est  pas  dans  la  Marche —  :  qui  fut 
le  dû-septième  jour  de  fevKcr  dessuadit)  doncques  (Ms.  Batnie 
ioelo7)  Monseigneur  Adolf,  qui  s'estmt  fait  crier  le  chevaher  an 


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iVt  CHROmQtrE  [I45fc  n.  s.] 

feite  fiit  emptÎDse,  dont  cy  apprez  je  feray  men- 
cion. 

Comme  j'ay  dit  une  fois,  le  xvn*  jour  de  février, 
l'aD  mil  cocc  cinquante  et  trois,  fu  (ait  ledit  bancquet 
dont  je  devize,  par  Pfaelippe,  duc  de  Bourgoingne  et 
de  Brabant.  Et  commencheray  par  messire  Aldof  de 
Clèves,  qui  se  fist  crier  pour  cellui  jour  le  chevallier 
au  cyne,  lequel  se  rendi'  de  très  bonne  heure  sur  les 
rens,  et  lut  aoompaingnié,  depuis  là  où  il  parti  jusques 
audit  lieu,  par  le  duc  de  Boui^oingne,  son  oncle,  le 
comte  de  Charoloîs,  filz  dudit  duc,  et  de  messire 
Anthoine,  hastard  de  Boui^oingne*,  qui  estoient  tous 
trcHS  vestus  de  velour'  sur  velour  noir,  et  avoient 
chascun  ung  coller  d'or,  moult  riches  de  pierrerie, 
tant  de  diamans*,  balais,  comme  perles,  et  porta'  le 
duc  une  cornue  cedit  jour  en  son  cbapperoD,  sy 
riche  de*  pierrerie,  que  ce  me  sambla,  ne  autrement 
ne  le  scay  présentement  estimer,  fors  habillement  de 
prince  puissant. 

Le  comte  d'Estampes,  cedit  jour,  accompaingna 
pareillement  le  chevallier  au  chyne,  lequel  parti  de 
son  hostel  en  la  manière  qui  s'ensieuf  : 

1.  La  Marche  ajoute  :  ■  Après  dûner.  >  • 

t.  Ia  Marche  et  Hs.  Baliue  :  ■  Moadit  seigneurie  duc,  Mon- 
fdgneurde  Qiarolais,  Monseigneur  le  bastard,  *  etc. 
tt.  La  Marche  :  *  De  robes  de  velours.  ■ 

4.  Le  Hs.  Baluze  ajoute  :  >  Rubis.  ■ 

5.  La  Marche  :  ■  Et  portoit.  >  Hs.  Bainae  :  ■  Et,  entre  autres 
choses,  porta,  * 

6.  Le  Hs.  Baluae  ajoute  ;  ■  Grosses.  •■ 

7.  A  ta  place  de  ce  paragraphe,  qui  est  égalemenl  dans  le 
Hs.  Baluie,  on  lit  dans  la  Marche  :  ■  Honseigneur  Âdolf,  ao- 
cumpaignié  comme  dit  est  de  mondit  seigneur,  de  Monseifaoïr 


byGooglc 


[1454  n.  bO        de  MATHIEU  D*ESCOUCHT.  iSS 

Premièrement,  tous  ceulx  qui  estoîent  vestus  de 
ses  robes  aloieot  devant,  et  apprez  eulx  aloieot  ses 
tabourios;  àpprez  .aloit  ung  poursierant  d'armes, 
nommé  Leal*,  qui  portoitune  cotte  d'annes  plainne* 
de  chines.  Et  apprez  aloit  ung  grant  cbine  merveil- 
leusement et  soubtiment  fait,  qui  avoit  une  couronne 
d'or  ou  col,  à  laquelle  pendoit  ung  escu  des  plainneA 
armes  de  Cléves;  et  à  celte  couronne,  qui  foisoit  audit 
chine  colier*,  pendoit  une  chaine  d'or,  laquelle  tenoit 
à%  tresse  de  l'escu  du  chevallier  ;  ledit  chioe  estoit 
adexlrez  de  deux  sagîtaires*,  moult  bien  Tais,  qui 
tenoïent  ars  et  flesches  en  leurs  mains,  et  faisoient 
manière  de  tirer  à  l'eucontre  de  ceulx  qui  voloient 
aprocbier  ledit  chine";  qui  estoit  belle  chose  et  plai- 
sant à  veoir. 

Apprei  aloit  ledit  chevallier  tenant-  à  la  chaine, 
comme  j'ay  dit,  armé  de  touttes  armes  moult  ricbe- 
ment  et  gentement;  et  estoit  son  cheval  couvert  de 
drap  de  damas  blanc  et  bordé  de  fringes'  d'or,  et  son 
escu  de  mesmes  ;  et  avoit  à  dextre,  à  senefilre  et  au 
derrière,  trois  josnes  enHans,  paiges,  habilliez  de 
blanc^  en  manière  d'angèles,  montez  sur  beaux  cour- 
siers enbamechiez  de  drap  blanc  bien  decoppé.  Et 

de  durrolois  et  de  Honseigoeur  le  baMard,  en  oultre  de  Monsei- 
gneur d'Estampes,  partit  de  son  hostel,  à  grant  compaignie  de  gens, 
vestnz  de  tes  robes,  et  alloient  devant,  >  etc. 

i .  Le  nom  n'est  pas  dans  ta  Marche. 

S.  Hs.  Baluie  ;  «  Semée,  > 

3.  Renseignement  qni  n'est  pas  dans  la  Marche. 

U.  ArAen.  Godefroy  :  Al.  Satyres. 

5.  1^  Marche  s'arrête  ici,  et  le  Hs.  Baliue  met  un  etc. 

6.  Hs.  Baloze  ;  ■  De  grandeset  longuei  frengei.i 

7.  Hi.  Balnxe  ;  ■  De  blans  vestemens,  belles  et  dyadèœes.  > 


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1S6  CHRONIQUE  [1454  n.  t.] 

apprez  eulz  aloit  iing  paUefTrenier,  vestu  de  blanc, 
sur  UDg  petit  cheval,  qui  menoït  en  sa  maiD  ung  des- 
trier tout  couvert  de  drap  blaoc,  bordé  de  grandes 
lettres  d'or  et  franges  d'or,  à  la  devise  dudit  messire 
Aldof;  et  derrière  lui  aloit  le  duc  de  Clèves,  son 
frère*,  et  monseigneur  Jehan  de  Coïmbres,  nommé 
l'enfant  don  Pètre',  qui  futfilz*du  bon  Roy  dom  Jan 
de  Portingal,  aveuc  grant  nombre  de  chevaUiers  et 
nobles  hommes,  tous  vestus  de  blanc,  à  la  parure  du 
chevallier  au  chyne,  qui  portoieut  les  lances  en  be1Te 
ordonnance*. 

En  cest*  estât' et  compaingnie,  fut  mené^  le  che- 
vallier au  chyne  sur  les  rens  et  devant  les  dames',  et 
fut  présenté  par  Thoizon-d'Or*.  Roy  d'armes,  à  la  du- 
cesse  deBourgoingne",  femme  et  espeuze  audit  duc", 
aux  aultres  princesses,  dames  et  damoiselles;  lequel 

I.  La  Marche  :  >  Dudit  chevallier.  ■ 

i.  Godefroy,  Hs.  Baluze  et  de  la  Marche  (c]ui  omet  le  mol  entre 
crochets)  :  e  Frère  dudit  chevallier  [entrepreneur],  > 

3.  Ce  détail  n'appartient  qu'à  Mathieu  d'Esconchy. 

4.  Ms.  Baluze  :  -  Filz  d'un  des  filz,  y  etc.  La  rectification  est 
juste  ;  Jean  de  Portugal  était  fils  de  Pierre,  duc  de  Coimlires,  le- 
quel était  fils  du  roi  Jean  I". 

5.  Le  Ms.  Balute  ajoute  un  etc. 

6.  La  Marche  et  Ms.  Baluze  :  >  Tel.  . 

7.  Hs.  fialnze  :  >  Et  ainsi  acooipaignèrent.  » 

8.  La  Marche  et  le  Ms.  Baluze  mettent  simplement  :  a  Devant 
les  dames.  > 

9.  Jean  le  Febvre,  seigneur  de  Saint-Hemy,  roi  d'armes  de  la 
Toi&on-d'Or  depuis  1429. 

10.  La  Mardie  :  ■  A  très  excellante,  très  haulte  et  très  puis- 
sante princesse  madame  la,...  >  Ms.  Baluse  :  t  A.  madame 
la....  . 

II.  Seulement  dans  d'Escouchy. 


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[14S4I1.  s.]         DE  MATHIEU  D-ESCOUCHT.  Iî7 

fut  bien  vegnié'  comme  il  a[^partenoit'.  Et  tantost 
apprez  fut  admené  dedens  les  lices,  aveuc  le  chine 
[qui  l'avoit  amené,  ensemble']  les sagitaires,  qui  furent 
mis*  sur  ung  hours'  à  ce  propice,  [pour  attendre  le 
retour']. 

Guer^d  de  Roussillon  ^  fut  le  premier  qui  se  pré- 
senta à  rencontre  du  chevalier  au  chine,  auquel  Gue- 
rard  ledit  chevalier  bailla  sy  grant  coup  de  la  première 
course,  qui  le  percha  et  fendi  son  escut  tout  oultre, 
doDt  ledit  Guerard  ot'  grant  destourbier*. 

Après  se  trouva  sur  les  rens  *"  messire  Jehan  de  Mont- 
fort,  gentement"  housse  de  soye  et  de  bordure**. 

Assez  tost  apprez  vîntLoys  de  Luxembourg,  comte 
de  Saînt-Pol  **,  housse  d'un  riche  drap  d'or,  la  moictié 
gris  et  l'autre  moictié  de  cramoisy,  et  le  seigneur  de 


1 .  Bien  verni. 

2.  Seulenoem  dans  d'Esconcby. 

3.  [      ]  Ms.  Sorbonne. 

k.  I^  Marche  et  Ms.  Baluze  :  «  Et  le  chine  qui  l'avoit  amené 
arec  les  ii  sagittaires  furent  mis,  etc.  > 

6.  Le  Ms.  Baluze  ajonle  un  etc.  La  Marche    :  «   Ung  hourt 
qui  leur  estott  préparé.  ■  Rt  il  ajoute  cet  intitulé  : 

<  GommrT  MoHsnonBOa  Adolf  jodsta  et  coMMKfrr  il  rr  Lots 

DD  CaKVU.I.ABD  s'zntmBPOBTËKINT  PAa  raiBE.  I 

7.  Hs.  Baluze:  ■  Ung  escnier  iiomaié....  » 

8.  Ms.  Baluze  :  •■  Ot  pour  iceloy  jour  moult...    ■ 
^.  Trouble,  embarras. 

10.  Godefroy,  la  Marche,  Us.  Baluze  :  >  Après  Tint.  • 

11.  n>id.    :   ■   Hoult  gentemeat.  ■   {Grandement,  dans  Gode- 

r™,). 

12.  La  Marche  et  Vta.  Baluze  :  «  Brodeure.  > 

1 3.  La  Marche  et  te  Ms.  Baluse  portent  simplement  r  <  Monsei- 
gneur le  conte..,.  ■ 


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128  CHRONIQUE  [14Shn.  s.] 

FieDnes,soD  frère',  qui  estoit  couvert  de  velours  noir, 
à  larmes  Doires,  moustréez  d'un  pou  de  bleu*. 

Tantost  apprez  que  le  chevallier'  fiit  sur  les  rens, 
le  comte  de  Charolois  et  le  devant  nommé  Anthoioe, 
bastard  de  Bourgoiogne*,  qui  avoient  amené  ledit 
chevallier',  s'en  allèrent  armer;  et  revinrent  sur  les 
rens  babilliez  d'une  parure  et  houssiez  richement; 
c'est  assavoir  de  velour  noir',  bordé  de  fringes  d'or 
et  de  soye,  et  leurs  escus  de  meîsme.  Et  furent  lesdictes 
.houssures  chargiés  moût  espessement  de  cloches  ''  d'ar- 
gent, en  manière  de  canpengnes  à  brebis,  et  estoient 
acompaingniez  de  pluseurs  princes,  chevalliers  et  es- 
cuiers,  vestus  'de  robes  violettes.  Et  servoit  le  comie 
d'Estampes  le  comte  de  Charrolois  de  lances*. 

Ce  meisme  jour,  jousterrent*  pluseurs  chevalliers  et 

i.  La  Marche:  «  Après  vint  Monsdgneur  de  Fiennes,  cou- 
vert.... ■ 

1.  Godefroy,  la  Marche  et  Hs.  Baluze  :  <  Blanc.  > 

3.  Le  duCf  dans  le  Hs,  de  la  Mare,  par  erreur. 

k.  Ia  Blarche  et  Hs,  Baluze  :  <  Monseigneur  le  conte  de  dut- 
roloîs  et  Monseigneur  le  bastard.  » 

8.  Godefroj  et  Ms.  Baluze  :  ■  Lesquels  VaToienl  acompaigné 
et  amené.  ■  La  Marche  :  ■  Qui  s'en  allèrent  comme  quant  îlz  eu- 
rent envoyé  mondtt  seigneur  Adolf.  > 

6.  Hs.  Baluze  :  <  Violet.  ■  La  Harche  :  ■  Vindrent  sur  les 
rens  houssex  de  velours  violet,  »  etc. 

7.  Ms.  Baluze  :  *  Campennes.  ■  La  Marche  :  c  Chargés  les- 
dictes housses  de  campones  d'ai^ent,  et  estoient,  >  etc. 

8.  Ceci  est  également  la  version  du  Ms.  Balaie.  Godefroy  : 
c  Le  comte  d'Estampes  servoit  en  ceste  occasion  le  comte  de  Cha- 
ndoisponrlay  présenter  la  lanceaurencontre.  «Quant  à  la  Harche, 
il  abrège  ;  <  ....  Accompaignez  de  grans  seigneurs,  et  entre  les 
autres,  monsdgneur  d'Estampes  servait  de  lances  monseigneur 
de  Charrolois.  ■ 

9.  La  Harche  ■.  «  Les  dessus  nommez  joustèrent.  > 


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[14S4  n.  s.]         DE  aUTEtEU  D'ESCOUCHY.  1«» 

nobles  bommes  "bieD  en  point,  comme  le  fieigneur  de 
Grutuze,  qui  fii  courert,  à  mon  advis',  de  velours 
cramoisy*;  le  Kigoeur  de  Hourcourt*,  de  velours 
cramoisy  et  fourré  de  martres;  messire  Crestien  de 
Digonne,  enabamacbié  de  hamas  de  drap,  chaipé  de 
campant  dorëez  ;  messire  Erard  de  Digonne^  son  frère, 
couvert  d'orfaverie  ;  messire  Jehan  de  Guistelle,  cou- 
vert de  menu  vair;  messire  Pfaelippe  de  Lalaing  fu 
faousùé  de  velour  noir  à  larmes  d'or  brodées,  sur  le 
CFupe  de  son  cheval  avoit  une  crois  de  Saint-Andrieu 
de  velours  cramoisy;  etpluseurs  autres  chevaliers  et 
nobles  bommes  joustèrent*,  mais  il  ne  me  souvient  de 
leurs  babillemens*,  comme  messire  Claude  de  Roche- 
barroD,  messire  Piettre  Vaast'  et  Loys  du  Chevalet; 
lequel  Loys,  comme  il  me  fut  dit\  rencoolra  s;  dure- 
ment le  chevalier  au  chine,  qu'ilz  se  portèrent  tous 
deux  par  lerre,  les  chevaulx  sur  leur  corps,  en  tel  fa- 
chon  que,  pour  ce  coup',  force  fut  à  l'un  et  à  l'autre  de  ' 
babandonner  les  joustes  pour  cellui  jour'.  Aussi  jousta 

1 .  Ceci  n'est  pu  dans  la  Marche. 

S.  Le  Ms.  Balnze  ajoute  :  t  Fourré  de  martres  «ebelînes.  > 
3.  Louis  le  Jeime,  sôgoeur  de  Hourcourt. 
k.  La  Blarche  abrège  :  ■  ....  Lalain,  couvert  de  velours  noir 
à  larmes  d'or ,  avec  plusieurs   autres ,  joustërent  très  bien  en 

p(»T)t.  ■ 

5.  La  Marche  -.  c  Hais  de  leurs  coups  ne  scay-je  point  l'estime; 
toutefois  je  scay  de  vray  qne  le  chevallier  au  signe  et  Loys  du 
(3ieTalart  s'entrerencontrèrent  si  rudement  que  tous  deux  s'entre- 
ponérent  par  terre,  leurs  chevaulx  sur  leurs  corps,  tel  atomes  qall 
Alt  force,  ■  etc. 

6.  n  est  appelé  Pierre  Vasque  dans  dom  Tillevieille. 

7.  Seulement  dans  d'Escouchy. 

8.  Ha.  Balaie  :  >  Tant  que  force  fut.  « 

9.  Ce  qui  suit  n'est  pas  dans  la  Marche. 


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130  CHRONIQUE  [14SU  ■>.  s] 

ung  chevallier  ' ,  Dommé  messire  Jehan  de  Bre- 
vette'. Jehan  de  Chassau,  autrement  Beneton,  vint,  lui 
et  ses  gens,  enermînés,  et  crioit  :  Painpe  pour  jojre.  Et 
aussi  jousta  Jehan  de  Masilles.  Et  fit  cbasoin  du  mieulx 
qu'il  peut,  comme  il  aHiert  en  tel  cas*. 

Au  demeurant  de  la  jouste  comment  on  fist  * , 
je  n'en  saveroie  parler;  car  je  m'en  alay  au  Ueu 
où  le  banquet  se  devoit  faire*,  où  ilec  je  trouvay^cinq 
portes  à  passer,  ains  que  je  veuisse  à  la  salle  ;  et  à 
chascune  desdictes  portes  estoient  archiers  ordonnez 
pour  les  garder,  et  gentilz  hommes  avenc  eulx  pour 
coDgnoistre  les  gens;  et  estoient  les  archiers  vestus 
de  robbes  de  drap  gris  et  noir',  et  les  gentilz  hommes 
de  sattin  gris  et  noir\  et  pareillement  tous  ceulx 

1.  Ms.  Ba]uze  :  ■  Escuier.  > 

2.  Hs.  Baluze  et  Godefroy  ;  '  Bremettes.  >  Jean  de  Rebrou- 
mettM  (Dom  Villericille.)  Le  Ms.  Baluze  conlioue  ainsi  :  ■  Jehan 
de  MaUelles  et  Jehan  de  Chassau,  dit  Benetrn,  lequel  viai  luy  et 
ses  gens  en  guise  de  hermites,  et  crioit  :  Paine  pour  joie.  > 

3.  La  Marche,  qui,  comme  je  viens  de  le  dire,  omet  ce  para- 
graphe, place  ici  cet  intitulé  \ 

■  Des  Birruans.  qir  mxtn  tsoitvez  au  ■ahodet.  > 
k.  Hs.  Baluie  ;  ■  Du  demourant  comme  chascon  jousta.  r 
tt.  Olivier  de  la  Abrche  ne  se  met  pas  en  scène.  11  se  borne  à 
dira  :  c  Du  demourant,  je  me  taiz.  Chascun  fit  son  mieulx  de  la 
jouste  qu'il  faillit}  par  traict  de  temps,  quant  elle  fut  faillie, 
chascun  seretraict,  puis,  à  heure  convenable,  se  trouvèrent  en  ime 
salle,  ■  etc.  Tout  le  paragraphe  diffère  de  celui  de  Mathieu  d'E»- 
couchy  et  du  Ms.  Baluxe. 

6.  ■  A  Colatt  Blondel ,  pour  456  aulnes  et  demie  de  drap 
de  layne  noir  et  gris  par  moitié  pour  faire  112  robes  au  pris  de 
seize  sols  l'aulne,  valent  36S  1.  4  sols.  >  H.  de  Laborde,  t.  c, 
p.  4S3. 

7.  ■  Et  les  gentilz  hommes....  ■  Omis  dans  le  Ms,  Balnce.  — 
kPout  31 8  aulnes  et  demie  de  drap  blanc  employé  à  doubler  Ui 


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[14U  n.  s.]        DE  HATHIEU  lyESOOUCHT.  f  31 

qui  serrireDt  le  banquet;  les  chevalliers,  de  drap 
de  damas;  les  escuiers,  de  sattin;  les  variés',  de 
drap  de  layne,  de  chascun  estât,  en  grant  nombre, 
tous  gris  et  noirs,  pour  ce  que  c'estoient'  les  coutleurs 
dadit  duc. 

La  salle  fut  grande  et  sepacieuse  qui  fut  tendue  de 
tapisserie  moult  belle*,  en  laquelle  estoit  la  vie  et  mis- 
tère  d'Herculez*,  moult  richement  et  bien  parée.  Eu 
icelle  salle  avoit  trois  tables  levées  et  couvertes*,  dont 
l'une  estoit  à  potences,  et  l'autre  contenoit  la  pluspart 
de  la  grandeur  de  la  salle;  la  tierce  fut  le  meindre  des 
trois,  dont  cy  apprez  s'ensievent  les  entremez ,  c'est 
assavoir  qui  estoient  dessus.  Et  commeuceray  à  la 

qruBtité  de  47  robes  de  dnp  de  soje,  aussi  gris  et  noîr,  »  etc 
U.  de  laborde,  l.  e.,  p.  4S3. 

1 .  Hs.  Balnie  :  ■  Les  autres  officiers.  > 

S.  Ms.  Baliue  :  <  Qui  sunt.  ■ 

3.  Hs.  Baluze  :  «  La  salle  estoit....  tendue  et  parée  moult  bien 
et  lichentent  de  tris  belle  et  riche  ta[Hsserie,  ■ 

4.  La  Marche  :  <  La  vie  de....  «  Hs.  Baluze  :  ■  Le  mistere  de 
U  vie  de....  >  —  La  Marche  reprend  ici  en  abrégeant  le  détail  des 
cinq  portes,  etc.;  quant  au  Hs.  Baluze,  il  ajoute  ce  qui  suit  et  qui 
n'appartient  qa'k  cette  relation  :  •  Et  à  l'endroit  de  la  table  où  mondit 
■eigneur  le  duc  fut  assis  avoit  nng  mont  riche  dois  de  fin  drap 
d'or  tissu  noir  et  bordé  de  velours  sur  velours  très  richement,  aux 
annes  de  mondil  seigneur  et  à  sa  devise,  et  faîsoit  icehiy  dois  cbiel 
et  dossier;  et  aussi  estmt  paré  le  lieu  et  place  on  grant  et  haut 
banc  oà  monseigneur  Ai,  d'un  grant  coussin  tout  couvert  de  drap 
d'or,  pareil  de  soies  et  de  brodeore  comme  estent  iceluy  dois.  > 
Fol.  179. 

5.  Le  manuscrit  Baluze  ajoute  :  ■  De  fins  linges  nommés 
satins  «ovrés,  moul  belles  et  estrangez,  et  pendoient  icelles  napes 
jnsqaes  k  terre;  et  les  bans  estoient  tous  pares  et  couvers  de 
bancquiers  de  lapsserie  Eûz  et  ouvrez  aux  armes  de  mondit 


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131  CfOtONIQUE  [lh»Q.  s.] 

table  qui  fusoit  potence'',  pour  ce  que  ledit  duc  de 
fiour|;oiDgDe  ;  estoit  assiz'. 

Le  premier  entrenwtz  fut  au  boult  d'icelle  table ,  et 
estoit  une  église  croisié*,  verrée*,  et  faicte  de  moult 
gente  Fachoo  ^  en  laquelle  avoit  une  cloque  sonnant , 
et  *  quatre  chantres  qui  y  chantoient  et  jouoient  d'or- 
gues, quant  leur  tour  venoit ,  [comme  vous  oirez*.  ] 

Le  second  fut  ung  petit  enlànt  tout  nud  sur  une 
roche,  qui  pissoit  eaue  rose  continuellement'';  et  fu  sy 
bien  assiz,  que  la  nef  d'ai^ent*,  où  on  met'  l'au- 
mosne  dudit  duc  ,  se  trouva  là  en  droit,  en  petit  de 
temps,  toutte  emplie  de  ladicte  eaue  roze. 

Le  tiers  fut  une  karacque  ancrëe  plainne  de  telles 
marchandises  que  elles  ont  acousturaé  de  porter,  gar- 
nie de  personnages  tenans  touttes  manières  de  ma- 
ronniers  %  les  ungz  montans  en  la  hune,  et  les  autres 
juans  sur  les  cordes ,  les  autres  tenans  par  manière 
de  porter  "  bagues  de  lieu  en  autre.  £t  ne  me  sambla 

1.  Le  Hs.  Balnze  ftjoute  :  ■  Qui  estoit  au  dessus  et  faisait  front 
delà  saille.  > 

2.  A  partir  de  oe  qui  précède  :  ■  En  celle  salle  avoit  trois  U- 
bles....,*  Olivier  de  la  Marche  abrège  tellèmeot,  qu'il  m'est  im- 
possible de  le  suivre  dans  ma  confrontation. 

3.  Vis,  Balaie  :  ■  Bien  verrée.  > 

4.  Ms.  Baliize  :  ■  En  un  clochier.  > 

5.  Hs.  Balnze  !  c  Dedeus  îcelle  église.  ■ 

6.  Godefroy  et  Ms.  Baliue. 

7.  Ceci  rappelle  le  fameux  Maiinekenpisiy  le  plas  vieux  bour- 
geois de  Bruxelles. 

8.  Hs.  Baluze  :  ■  La  nef.  > 

9.  Ms.  Baluze  :  ■  Hist  > 

10.  Uarinîers.  —  Ms.  Baluze  ;  k  Faisans  toutes  telles  n 
<]ue  font  maronniers.  > 

11.  Ms,  Baluxe  ;  ■  Les  autres  portans.  > 


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[Ikik  n.  >.]         DE  MATHIEU  D'ESCOUCHT.  13} 

pas  que  en  la  plus  grant  karacque  du  moude  eut  plus 
d'ouTrages  de  mauières  de  cordes  et  ToiUes  qu'il  en  y 
avoit  eu  icelles,  à  prendre  grandeur  pour  grandeur  '. 

Le  quart  eatremès  estoit  uue  moult  belle  foulainne, 
dont  la  plus  grant  part  estoit  de  voirre*,  et  l'autre 
estoit  de  plooab ,  de  moût  bel  *  ouvrage  ;  car  il  y  avoit 
arbrisseaux  moult  petis,  de  voire,  feuUes  et  fleurs,  sy 
nouvellement  '  falotes  que  c'estoit  grant  merveilles  à 
le  veoir;  et  l'espace  de  l'artifice  estoit  moult  bel  comme 
ung  petit  praiel  clos  de  roches  [^io  de  s^histrins  '  et 
d'autres  estranges  pierres  ;  et,  ou  millleu  d'icellui,  ung 
petit  saint  Andrieu  tout  droit ,  ayant  sa  crois  devant 
lui,  et  par  l'un  des  boutz,  desus  la  crois,  sourdoit  la 
aourse  de  une  fontainne,  bien  ung  grant  piet  de  haul> 
teur ,  et  recéoit  dedens  le  praiel  par  sy  soubtiUe  ma- 
nière ,  que  l'en  ne  savoit  que  l'eaue  deveDoit*  ;  et 
n'estoit  autre  chose  toutesfois  que  clère  eaue  de  fon- 
taîone  ^ 

A  la  seconde  table,  qui  estoit  la  plus  longue,  estoit 
premièrement  ung  pasté  ',  dedens  lequel  avoit  xxviii 

1 .  Tout  en  abrégeant,  1>  Marche  fait  It  même  remarque. 

J.  Verre. 

3.  Hs.  Balnse  et  la  Marche  :  c  Nouvel.  ■ 

4.  Ms.  Balaie  seal  :  ■  Sûnbdllement.  > 

5.  Saphir  d'Allemagne. 

6 .  Tout  ceci  est  identique  dans  les  ik«s  versions.  La  [dirase  sui- 
vante n'est  pas  dans  la  Harcbe,  qui  doime  cet  intitulé  ; 

«  Dis  aimziiBcn  na  ia  dicxieske  tablb,  •  - 

7.  •  A  Jehan  Scalkin ,  varlet  de  chambre  de  mondit  seigneur, 
pour  uoxe  jonmées  par  lui  vacquées  pour  faire  et  composer  une 
fontaine  de  plomb  dont  tssoîi  claret  et  jpocras  au  jour  dudit  ban- 
quet, i  seize  sols  par  jour,  valent  ziji  sols.  *  H.  de  Laborde, /.  c, 
p.  U8. 

8.  Hs.  Baluze  :  •  Si  haut  et  si  grand  qu'il  y  avoit  dedens,  *  etc. 


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18i  CnaONIQCE  [US4  n.  s.] 

persoDuages  Ttfz^  juans  de  divers  iostrumens ,  cfaas- 
cun  quant  leur  tour  veDoit  *,  comme  je  diray. 

Le  second  entremès  d'icelle  table  sj  estoit  ung 
cbaBtel  à  la  fechon  de  Lusignien  ,  sur  lequel ,  au  bault 
de  la  mùstresse  tour ,  estoit  MelluzuiDe ,  en  fourme 
de  serpente.  Duquel  chastel ,  par  deux  des  meadres 
tours,  sailloit,  quant  on  voloit,  eaued'orenge*,  qui 
cbéoit  es  fossez  d'icellui  chastel  *. 

Le  tiers  fut  ung  molin  à  vent,  bault  sus  une  motte, 
et  sur  le  plus  long  volant  avoit  une  longue  percbe  au 
dessus  de  laquelle  estoit*  assize  une  pie,  et  gens  à 
l'environ,  de  tous  estas,  aians  ars  et  arbalestres  qui 
tiroient  à  la  pie.  Et  me  sambla,  à  veoir  celles  mer- 
veilles*, que  toutes  gens  tirans  à  la  pie  est  meslier 
commua  *. 

Le  quard  fu  ung  tonneau  posé  en  ung  ^  vignoble, 
ouquel  avoit  deui  manierez  de  buvrages'  doulx  et 
bons,  quant  à  l'un,  et  l'autre  estoit  amers  et  mau* 
vaix.  Ainsi  me  sembla  substance  bonne  et  mauvaise  *;  et 
sus  ledit  tonneau  avoit  assis  le  personnage  d'un  hours  *, 
moult  ricbement  vestu,  qui  tenoit  en  sa  main  ung 

1 .  La  Htrdie  s'arrête  là. 

2.  Vit.  Baluze,  seul  :  c  Rose.  > 

3.  Le  Hs.  Baluze  ajoute  an  etc. 

4.  Hs.  Baluze  :  ■  ÀToit.  ■ 

5.  Godefroy  et  Ms.  Baluze  :  ■  A  reoir  ceste  luanière  de  faire.  > 

6.  1a  Marche  :  ■  ....  A  la  pie,  à  demnnstrer  que  toutes  gens 
tirer  (aussi  Ms.  Baluie),  •  etc. 

T.  Bfs.  Baluze  :  >  Au  milieu  d'un.  > 

8.  Breuvages. 

9.  Cette  réflexion  ne  se  trouve  que  dans  d'Escouchy. 

10.  Ours.  — Cest  une  erreur  de  Mathieu  d'Escoucliy,  car  la 
Marche  et  le  Ms.  Baluze  mettent  -,  ■  Homme,  t 


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[14Sfc  n.s.1        VE  MAlBIEn  D-ESCOtTCHT.  1» 

InesTet*,  ouqnel  avcât  en  escript  :  Qui  en  voeutsy  en 
prengne. 

Le  qntnt  fut  ung  dersert,  ainsi  que  terre  inhabit- 
t^*,  oaqud  avoit  ung  tigre  qui  estoit  merreilleuse- 
ment  et  viTement  bien  fait,  lequel  se  combatoit 
contre  ung  serpent*. 

Le  siâesme  fut  uog  bomme  sauvaîge ,  sur  ang  che- 
val*, faisant  manière  de  aler  par  le  pays. 

Le  septiesme  fiit  ung  personnage  d'un  bomme  qui 
d'une  perche  battoit  ung  buisson  plata  de  petis 
oyseaux  ;  et  prez  d'eux ,  en  ung  vergier  clos  de 
traiUes  de  rosiers,  raoult  bien  fait,  avoit  ung  cheval- 
lier et  une  dame  assiz  à  table,  qui  mengoient  les 
oisillons;  dont  Vun  battoit  le  buisson,  et  monstroit 
ladicte  dame  au  doict  qui  se  traveilloit'  et  perdoit 
son  temps. 

Le  Tm*  fut  UDg  fol  monté  sur  ung  bourâ ,  et  estoit 
entre  pluseurs  montaiognes  et  diverses  roches  char- 
giez de  grésil  et  de  glachons  pendans. 

Le  iz*  fut  ung  lac  advironnë  de  pluseurs  villes  et 
chasteaux,  ouquel  avoit  une  navirre  à  voile  levé, 
tousjours  nagant  parmi  l'eaue  à  part  soy  '. 

I.  Ia  Hanhe  :  ■  Brier.  ■  Hs.  Baliue  :  *  Rolet.  ■ 

t.  Hs.  Balnze  :  >  Nod  habitable.  » 

3.  La  Muche  ;  k  tJng  grant  serpent.  ■  Ha.  Balnie  :  c  Ung  seiv 
pent  voilant  très  bien  Tait.  • 

%.  I.a  Marche  :  c  Chameau.  ■  Ms.  Baliue  :  c  Chamel,  >  Ce 
qnî  fait  deux  aatorités  contre  Mathieu  d'Escoucfay,  qui  ponriani 
a  pour  loi  la  vraisemblance ,  bien  plus  que  dans  Ykourt  de  tout 
Jk  lluDre. 

5.  Godefro;  et  la  Marche  :  ■  En  vain  et  follement.  * 

6.  La  Han^e  ajoute  :  ■  Etesbnt  ceste  nef  gentement  Eacoimée 
et  bien  gamye  de  choses  af^rtenant  i  navere.  > 


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-136  CHRONIQUE  [f^Sbn.  s.] 

L'autre  table  ' ,  qui  estoit  la  menre*,  avoit  *  manière 
de  la  forest  d'Iode,  et  en  laquelle  estoient  pluseurs 
bestes  de  estraage  fachon*,  qui  d'eus  meiames  se 
mouvoient*. 

Le  second  eutremès  d'icelle  table  fut  ung  lyou  mou- 
vant attacbié  à  ung  arbre,  au  milieu  d'ung  preau, 
et  y  avoit  le  personnage  d'un  homme  qui  batoit  le 
chien  devant  le  lyou  '. 

JjB  tiers  et  darrain  entremez  assiz  sur  les  tables^,  fut 
ung  marcbanl'  qui  passoit  par  uog  village,  portant 
à  son  col  une  hotte  plaine  de  touttes  manières  de 
merceries*. 

Et  pour  deviser  la  manière  du  service  et  des  vian- 
des, vous  seroit  la  chose  trop  annuyeuse  *;  et  aussi  j« 
avoye  tant  ailleurs  à  r^arder ,  que  à  grant  painnes  en 
saroye  escripre  à  la  vérité  ";  mais  de  tant  me  souvient 
que  chasciiD  plat  fut  furnis  de  quarante-quatre  "  ma- 

i .  Ms.  Baluze  et  la  Marche  :  *  [A]  U  tierce  tsble.  > 

2.  Moindre. 

3.  Hs,  Baliue  :  >  Pour  premier  entremez.  > 

4.  M>.  Balnze  :  <  De  si  étranges  Tachons  et  manières  G[De  fort 
sertnt  de  let  nommer  et  toutes  dessemblables,  ■  etc. 

5.  La  SUrche  ajoute  :  *  Ainsy  que  si  elle  feussent  vives.  > 

9.  Hs.  Baluie  :  ■  Ung  chien  devant  luy.  > 

7.  Hs.  Baluze  :  >  Geste  table.  ■ 

8.  De  même  dans  la  Marche  ;  Diais  le  Ha.  Balu»  dit  plus  exac- 
tement :  ■  Herchier,  ■ 

0,  Le  Ha.  Baluze  ajoute  i  ■  Hoult  Inen  et  gentement  mises  et 
deriséez.  » 

10.  Godefroy,  Hs.  Baluze  et  la  Marche  :  «  Ce  seroit  longue 
(la  Marche  :  merveilleuse)  chose  à  raconter.  ■ 

11.  Id  Marche  fait  uue  remarque  analogue;  la  phrase  D'«st  pas 
dans  le  Hs.  Baluze. 

IS.  Ia  Harche  :  ■  Quaranle>huil.  • 


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[lUt4  B.  s.]       M  HAtHtEU  D'ESCOUCHT.  137 

nières  de  inetz.  Les  plas  de  ros  estoient  charios  tous 
estoflëz  d'or  et  d'azur,  payes  à  la  devise  dudit  duc  '. 

En  icelle  salle  \  au  plus  prez  de  la  table  *,  avoit  UDg 
graut  drechoir  *  et  hault,  qui  estoit  tout  chargi^  de  Tais- 
selle  [d'or  et  d'argent,  et  d'autres],  comme  pos  de 
cristal  et  de  Toirre,  garnis  d'or  et  de  pierres  moût  ri- 
chement; et  n'approdioit  nul  à  ce  drechoir  plus  avant 
que  les  gardes  de  bois  qui  estoient  (aictes,  sy  non  ceulx 
qui  furent  ordonnez  à  servir  de  vin. 

Ainsy  que  [au]  milieu  de  la  salle'  avoit  une  table 
assez  prez  de  la  paroit ,  à  la  poincte  de  la  longue 
table*  a.ioit  ung  hault  piller  sur  lequel  avoit  ung 
ymage  de  femme  nue,  ez^të  que  ses  blons  cheveux 
lui  pairroient  et  couvroi^it'  par  derrière  jusques 

1 .  La  Uarcbe  dit  :  *  Et  estoient  les  ptatz  du  rost  estoffez  d'or  et 
d'axnr.  >  Le  Us.  Baloze  est  beaucoup  plus  ârcomtaiicié  ;'«  Et 
estnent  les  plas  charios  à  limons,  etc.,  et  avoit  en  cbecnn  cha- 
riot nn"  et  u  pièces  de  rost  entiers  et  joygnoient  ensemble  les 
plas  et  les  entremez;  chascon  desquels  plas  et  entremës  estoient 
garnis  de  nu  banieres  dn  mains  des  armes  de  mondït  seigneur 
d'nn  cosié  et  de  son  filz  de  l'antre  costé.  > 

3.  Ms.  Baluze  :  ■  Grant  salle.  - 

3.  Le  Us.  Baluze  ajoute  :  '  A  potence  où  deroit  seoir  mondit 
seigneur.  ■ 

k.  La  Marche  :  t  Ung  hault  buSet.  ■  Us.  Baluze  :  ■  Ung  grant 
bnfiet  à  Ti  marches  de  hant  lequel  estait  [ont  cbargié  de  très 
Doble  et  riche  vaesselle  d'or  et  d'argent  comme  pos,  flacons,  coup- 
pes,  couvertes,  aigières  de  cristal  et  de  voirrede  moût  d'estranges 
et  divnses  manières  et  coullenrs  gamiz  d'or  et  de  riche  pierre 
mont  gentement  ouvrez.  ■ 

8.  GodefrojT,  la  Marche  et  Ms.  Baluze  :  <  De  la  longueur 
de  la  salle.  ■ 

6.  La  Marche  et  Ms.  Baluse  :  ■  Assez  près  de  la  paroy,  à  l'op- 
pc>ste  de  la  ItHigue  table.  > 

7.  Ms,  BaluK  :  ■  La  couvroient  et  passaient,  > 


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138  CBBOHIQUE  [1494  n.  s.] 

au  *  rains  ;  et  sur  sod  chief  avoit  UDg  très  riche  chap- 
peau*;  et  estoit  eavoleppëe  ainsi,  comme  pour  muchiei* 
ce  qu'il  aj^rtenoit,  d'une  serviette  à  manière  de  volet 
bien  delyë,  et  escripte  en  pluseura  lieux  de  lettres  gri- 
goises  violeutes  par  moult  belle  fachon;et  gettoit  celle 
ymage,  parles  mamelles  droit*ypocrastousjours  autant 
que  le  soupper  dura.  Et  auprez  d'elle,  tirant  contre  le 
drescboir,  avoit  ung  autre  piller^  non  passy  hault*,  mais 
estoit  ung  petit  plus  large*,  en  muiière  d'uo  hourd,  sur 
lequel  avoit  atacliié,  à  une  chaînne  de  fer,  un^  moult 
beau  lyon  tout  vif^,  en  signe  d*estre  garde  et  deflTen- 
deur  d'icelle  ymage  ;  et  contre  son  piller  avoit  escrîpt, 
en  un  etat^e  *,  de  lettres  d'or  :  Ne  touchiés  à  ma  dame'. 
Aiosy  "  me  print  que  à  painne  fus-je  assouvy  de  re- 
garder touttes  ces  choses,  quant  ledit  duc  de  Bour- 

1  Ml.  Balose  :  ■  Outre  ms.  > 

S.  LeHs.  Baluze  ajoute  ;  ■  D'or,  garai  de  pierres  et  ung  ftatre 
de  fleura  par  dessus  bien  gaillart,  > 

3.  Cacher. 

4.  La  Marche  et  Mi.  Balaie  :  ■  Par  la  munelle  droite.  ■ 

5.  Le  Ms.  Baluae  et  Goderroy  (pour  te  sens)  ajoutent  :  <  Qoe 
celoy  de  l'ymage.  ■ 

6.  Ms.  Baluze  :  ■  Cng  pou  larget.  ■ 

7.  ■  A  Gilles  le  Cat,  serrurier,  demonrant  &  Lille,  pour  une 
cbaine,  une  cheville  de  fer,  deux  havetz  et  deux  toureti  pour  lyw 
le  lyon  en  la  sale  de  moiidit  seigneur,  etc,  xx  sols.  >  U.  de  La- 
borde,  /.  c,  p.  427, 

8.  Ms.  Baluae  :  >  D'azur.  ■ 

9.  La  Marche  ^oute  cet  iolîtalé  :  *  Conmcnt  t.as  suaincKS  kt 

LES    UÂMKS    rumiST    ASSIS    A    TIBLI.   > 

10.  Dans  ce  qui  suit,  les  trab  versions  diffèrent,  La  Marche  ne  se 
met  pas  en  scène  ;  il  dit  :  <  Mondit  seigneur  doncques,  madame  la 
duchesse  et  tonte  leur  noble  compaignie  mirent  assez  longuement 
à  visiter  les  entremets;  tonte  la  salle  estoit  plaine  d«  nobles  gens 
et  peu  en  y  avoit  d'autres.  >  Et  il  continne  :  ■  Là  estoient  cinq 


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[1454  S.  a.]         DE  HAIHIEC  D'ESCOCCHT.  139 

gtûngne,  la  duchesse  et  toutte  la  noble  compaingnie 
eurent  est^  parmi  la  salle,  et  aveuc  eulx  sy  grant 
nombre  de  seigneurs  et  de  dames  que  à  painoes  se 
pooit-on  retourner  rua  pour  l'autre;  et  touttesfois, 
De  me  samble  il  pas  que  fusse  ouques  en  compain- 
gnie  de  tant  de  gens,  où  il  j  eolt  mains  de  Tallèa. 
Et  est  bien  à  savoir  qu'ilz  mirrent  assez  Icmguement  à 
Tinter  les  entremez  avant  qu'ilz  se  assissent  à  table. 

Hz  n'eurent  là  guères  demouré*  que  quatre  ou  cinq 
hourds,  tapissiés  et  bien  mis  en  point,  qui  estoient 
ordonnez  pour  monter  sus  ceulx  *  qui  ne  voldroient 
pas  monter*  à  table,  furent  tantost  plains  de  hommes 
et  de  femmes,  dont  la  plus  grant  part  estoient  des- 
guisez  et  incongneux  ;  et  tant  en  sçay  *  qu'il  y  avoit  de 
chevalliers  et  de  dames  de  grant  maison  et  qui  estoient 
venus  de  loings,  les  ungs  par  mer,  les  autres  par  terre, 
pour  veoir  la  feste,  dont  il  estoit  la  grant  nouvelle*. 

Apjvès  *  que  chascun  ot  assez  regardé  les  entremès 
du  banquet,  et  l'ordonnance  de  la  salle,  les  seigneurs 
et  maistre  d'ostel,  qui  la  besoingne  conduisoient,  vi- 

boon,  >  etc.  Le  Hs.  Balai«  est  pin»  drconsUncié  :  ■  Ces  choses 
ainsi  prestes,  Hanseignenrleduc,  Bladame  la  duchesse  et  toateU 
noble  compaignie  vindrent  panny  la  salle  à  si  grant  multitude 
que  i  paine  povoiton  trouver  l'un  pour  l'antre.  Et  neantmains, 
il  j  aToit  mains  de  Taries  que  je  vy  0DC<]uec,  ■  etc. 

1 .  Le  Hs.  Baluze  dârate  par  :  «  11  avoit  en  ycelle  sall«  un  ou 

X.  Hs.  Baluze  et  Godefroy  :  <  Pour  ceulx.  > 

3.  Godefroy  et  les  deux  autres  versioDS  :  ■  Asseoir,  » 

4.  Aussi  dans  la  Marche.  Hs.  Baluze:  «Combien  qu'il....  > 

5.  Us.  Baloze  :  Grans  nouTelles  en  pluseurs  lieux.  >  La  Ha^ 
die  :  ■  Grand  renommée.  ■ 

6.  la  Blardie  :  *  Four  le  Taire  brief,  après..,.  > 


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140  CHROnQUE  [14M  n.  s.] 

reat  *  l'ordonnaDce  de  Tassiette  ',  qui  fu  en  partie  telle 
que  je  diray. 

Au  miUîeu  de  la  moyaine  table,  qui  ùiaoil  potence  ', 
s'asûst  le  duc  de  Boui^ingne,  et  d'emprès  lui,  à  la 
destre  niain,  la  damoiselle  de  Bourbou,  fille  au  duc 
de  BourboD  et  niepce  dudit  duc  de  BourgcMogae  *;  et 
pois  le  duc  de  Clèves,  aussy  son  u^veu  '  ;  la  demoi- 
selle* de  Ravestûu  ^,  niepce  de  la  ducesse  de  Bour- 
goingne,  femme  messire  Aldof  de  Clèves  i  la  duchesse 
de  Bourgoingne  %  et  la  dame  de  Chaniy  '.  Â  la .  main 
soiestre  dudit  duc  estoit  la  damoiselle  d'Estampes, 
fille  au  comte  d'Estampes  ;  le  comte  de  Saînt-Pol  ; 
la  dame  de  Heures  ",  femme  de  messire  Anthoine, 
bastard  de  Bourgoingne,  le  seigneur  de  Pons,  et  la 
cbansellerie"  de  Bourgoigne  **  :  telle  fut  l'assiette  de  la 
table  dudit  duc,  et  plus  n'en  y  ot.  • 


I .  Erreor  de  Hadiieu  d'Eicouchy.  La  Hardie  et  Ms.  Bahue  : 
«  ^ndrent  Eure.  > 

S.  Ce  qni  sait  est  loppiinié  dans  la  Uarche. 

3.  <  Qui....  ■  n'est  pas  dans  la  Marche.  Le  Ms.  Balaie  ajonte: 
■  Et  irmt  de  la  salle.  • 

4.  «Et  niepce....  •  Ceci  n'appartient  qu'àd'Eocoachj.  —  Isa- 
belle de  Bourbon. 

5.  Le  Hs.  Balo»  mentionne  aussi  cette  parenté. 

6.  La  Marche  et  Ms.  Baluse  :  ■  Madame  de....  ■ 

7.  Béatrix  de  Portugal,  scmr  de  Jean  de  Portugal,  nommé 
plus  haut. 

8.  La  Marche  :  t  Et  Madame  la  duchesse  fut  assise  à  sa  s»- 
nextre  avec  Madame  de  Chamj,  Mademoiselle  d'Eslempes,  »  etc. 

9.  Marine,  bâtarde  de  Botu^ogne,  fiUe  naturelle  de  Philippe  le 
Bon. 

10.  Marie  de  la  Vieville. 

II.  La  Marche  et  Hs.  Baluze  :  t  Chancellière.  • 
12,  Jeanne  de  Landas. 


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[IfcM  n.  s.]      DE  UATBIE0  D-ESCOUCHT.  l&l 

K  la  grande  et  seconde  table  fut  assiz  le  comte  de 
CbaroUois,  le  comte  d'Estampes,  messire  Aldofde 
ClèveSf  monseigneur  Jehan  deCoiobres',  nepveu  de 
ladicte  duchesse,  le  seigneur  de  Fiesnes,  frère  au  comte 
de  Saint-Pol  *,  Aathoine,  bastard  de  Boui^oingne,  le  . 
comte  de  Hemes  *,  le  comte  de  Boucam',  et  tant  d'au- 
tres dievalliers  et  nobles  hommes,  meslé  aveuc  le  grant 
Domltre  de  dames  et  de  demoiselles,  tellement  que 
les  laUes  estoient  plainnes  d'un  costé  et  d'autre.  Et 
pareillement,  à  la  tiercbe  table  s'assirent  escuiers  et 
d^noiselles  ensamble  ;  et  ainsi  furent  assis  et  les  tables 
fumies*.  Etlesche'valUersetgentilzhommesqui  avoîent 
la  charge  de  conduire  la  besoingne,  alloient  pardevant 
les  tables,  pour  veoir  et  regarder  que  la  chose  fut  bien 
conduite  ains;  comme  elle  avoit  esté  ordonnée. 

Ainsi  furent  assiz  les  princes  et  dames  qui  estoit 
noble  compaingnie.  Mais  il  est  temps  de  vous  faire 
decIaracioQ  des  entremès  vifz,  mouvans  et  allans  par 
terre,  qui  furent  conduis  et  demonstrez  comme  vous 
orez  cy  apprez  '. 

1 .  ITom  aaàs  par  la  Harcfae. 

S.  Son  omis  dans  le  Hs.  Balaie.  La  Marche  ne  met  pa«  : 
>  Frère,  >  etc. 

3.  Nom  omis  par  la  Marche. 

4.  'WoUart  de  Borsele,  comte  àe  Boucam. 

5.  c  Et  ainsi.,..  ■  omis  dans  le  Ms.  Balnze.  La  phrase  soivanie 
n'est  pas  dans  la  Marche,  qui  donne  id  cet  întitalé  : 

■  Da*  ERTamBCTZ  tivs,  xoutame  bt  luass  qui  raazm  cohduicts 

■X  <3  lAHQUET.   ■ 

6.  Ce  paragraphe  ne  se  troQTe  que  dans  Halldea  d'Escoucbj.  Le 
Hs.BalnxecoDtiQne  :> Quant  l'assiette  Tut  ainsi  faicteet  le  brnitet 
parier  de*  gens  apaisîé,  une  cloche  sonna  très-haut  en  l'église  cjni 
estoit  le  piemier  entremet  sur  la  principale  tiJïle,  >  etc.  La  Har- 
die est  identique  ponr  le  sens. 


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I4S  CHRONIQUE  [14Mi).  s.] 

PremièremeDt  sy  tost  qu'ils  farent  appaissiez  et  as- 
seurez  à  table,  en  l'église,  qui  fut  le  premier  entremez, 
sonna  une  cloche  très  hault  ;  et  apprez  icelle  cloche 
cessée,  commencèrent  trois  petîs  eofans  d 'église  et  ung 
teneur,  une  très  doulce  chansson  *  :  quelle  elle  fu,  ne 
le  saveroye  dire,  mus  quant  à  moy,  ce  me  satnbla  ' 
ung  plaisant  benedicite  pour  le  commencement  du 
soupper  '. 

Apprez  que  ceulx  de  l'église  eurent  fait  leur  devoir, 
ou  pasté*,  qui  estoit  le  premier  entremez  de  la  longue 
table,  ung  bei^îer  joua  d'une  musette  moult  nouvel- 
lement *. 

Pois  ne  demeura  guèrez  que,  par  le  porte  de  l'entrée 
de  la  salle,  entra  ung  cheval*  à  rebous  qui  aloit  en  re- 
culions, richement  couvert  de  soye  vermaille,  et  sur 
icellui  cheval  avoit  deux  trompettes  ^  assizes  dos  contre 
dos  et  sans  selle,  vestus  de  journardes  '  de  soye  grise 
et  noire,  qui  avoient  chappeaux*  en  leurs  testes,  et 
faulx  visages.  Et  les  mena  et  ramena  ledit  cheval,  tout 
du  long  de  la  salle,  à  reculons,  parmi  laquelle  ilz 

1 .  L«  Us.  Baluxe  «joute  :  «  Et  mélodieuse.  * 

2.  ■  Quelle  elle  fut,  >  etc.,  manque  dam  la  Harcfae.  Le  Bfs,  Ba- 
luse  dit  simpleinent  :  «Qui  me  sembla.  • 

3.  Hs.  Baluie:  «De  dedens.  > 

4.  Godefroy  dit  :  ■  Cestoit  une  manière  de  jubé  on  pul- 
{Mtre.  ■ 

5.  La  Marche   ajonte  l'indtnlé  : 


6,  Ms.  Baluce  :  ■  Ung  charnel.  ■  La  Marche  dit  comme  d'Es- 
coodij  1  ■  TJng  cheval.  • 

T.  Le  Ms,  Baloze  ajonte  :  *.  De  guerre.  ■ 

8.  Casaques. 

9.  Le  Hs.  Balaie  ajoute  :  ■  Estranges.  ■ 


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[14S4  n.  s.]         DE  BUTHIEU  D'ESCODCHT.  143 

ju^rent  de  leurs  trompettes  une  batture  ^  Et  fut  coo- 
duît  icellui  «itremelz  et  tous  les  autres,  par  quiaze  ou 
seize*  chevaUiers  vestus  de  robes  de  la  livrée*. 

Quant  l'entremelz  du  cheval  reculant  fut  passé, 
commença  l'en,  eu  l'église,  à  jouer  des  oi^ueues  moult 
doucemeut;  et  quant  l'église  ot  achevé,  dedens  le 
pastë  fut  joué  d'un  cornet  d' Allemaigne,  moult  estran- 
gement*. 

Ne  demoura  guaires  apprez,  que  le  grant  porte  fut 
ouverte,  par  laquelle  sailly  ung  monstre  en  luilon', 
moût  estrangement  defTiguré;  car  il  estoit  depuis  le 
fàulx  du  corps  en  bas',  comme  les  jambes  et  les  piez 
d'un  grifoin  velus  et  grandes  ongles,  et  depuis  le  faulx 
en  amont,  en  fourme  d'homme  \  Et  estoit  vestu  de 
soye  verde  et  royé  de  blanc,  d'une  jaquette  juste,  et 
le  chapperon  tenant  ensamble;  et  avoit  une  estrange 
barbe  et  visage;  et  portoit  en  ses  mains  deux  dars  et 
une  targe;  et  sus  sa  teste  avoit  ung  homme  les  piez 
dessus,  que  se  soustenoit  aux  *  deux  mains  sur  les 
espaules  dudit  monstre,  qui  me  sambla  moult  estrange 
personnage*.  Icellui  monstre  estoit  monlé  sur  ung 

1 .  Us.  Baliize  i  «  Jouèrent  tousjours  ime  moût  longue  balenre.  ■ 

2.  La  Marche  et  Ms.  Baluze  :  ■  Séte.  * 

3.  La  Marche  donne   l'intitulé  suivant  :  ■  VtxmxMm  do 

k.  Un  peu  abrégé  dans  la  Marche. 

5.  La  Marche  dit  simplement  :  ■  Et  lors  entra  eu  la  salle  ung 
Inyton,  ■  etc. 

6.  Godefroy  met  en  note  :  *  Depuis  l'endroit  du  ventre.  > 

7.  Le  Hs.  Baluze  ajonte  :  *  Bien  sauvaige.  > 

8.  La  Marche  :  ■  Par  «es....  sur.  ■  Hs.  Balaie  :  <  Sur  w».... 
Cisar.  > 

9.  Benurqne  qd  n'est  pas  dam  la  Marche. 


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ikk  CHRONIQUE  [14Sfc  n.  5.] 

sengler*  grant  et  merveilleux,  lequel  sengler  estoit 
■très  richement  couvert  de  soye  verde,  à  *  l'abilIeineDr 
dudit  monstre.  Et,  quaut  il  ot  fait  son  tour  parmi  la 
salle,  il  s^en  retourua  dont  il  estoit  veuus  '. 

En  l'église  *  fut  recommencié  et  dit  une  chandiOD 
très  bien  et  très  douchement;  et  apprez  le.cbant  de 
Teglise  cessé,  (ut  joué,  ou  pasté,  d'un  leu,  d'un  dou- 
chainne',  aveuc  ung  autre  instrument  concordant, 
laquelle  chose  il  faisoit  bon*  à  oyr. 

Au  boult  de  la  salle,  sur  la  porte,  avoit  [ung] 
grant  hourt,  sur  lequel  fut  joué^  l'istore  de  JazoD% 
comme  vous  orez.  Devant  lequel  hourt,  avoit  une 
courdine  *  de  soye  verde,  qui  gardoit  que  00  ne  veist 
ce  que  on  j  faisoit,  jusques  qu'il  estoit  temps. 

1.  Sanglier. 

2.  Hs.  Baliue  :  ■  Pareille  ï....  >  Ceci  n'est  pas  dans  la  Hu- 
che. Le  Hs.  Baluse  qjoute  id  (et  c'est  là  aussi  qae  l'a  placée  G»- 
defroy)  la  remarque  ci-dessus. 

3.  Cette  phrase,  qui  se  trouve  aussi  dans  la  Marche,  n'est  pas 
dans  le  Hs.  Baluze.  La  Marche  donne  id  cet  intitulé  :  >  L'urru- 
■mx  DB  l'hutotsi  db  iàson,  pak  lwictl  nrr  HOSBraÉ  coiaa  lidit 
lÀÈOs  sa  coHUTirr  aux  bbuis  db  colbbs.  ■ 

4.  La  Marche  :  ■  Quant  le  luTton  s'en  fut  retourné,  cealx  de 
l'église  chantèrent,  et  on  pasté  fut  jouhé  d'une  doochaine  avec  ung 
aultre  instrument  et,  tantost  après  sonnèrent  nonlt  hault  quatre 
clairons,  >  etc.  La  Marche  abrège,  comme  oq  voit. 

5.  Doaçaine,  doucine,  fl&te  douce  (Roquefort). 

6.  Ms.  Batuze  :  ■  Qui  furent  très  doux.  1 

T.  Us.  fialuie  ;  c  Fut  demonstré  en  partie.  ■ 

8.  On  trouve  dans  le  Us.  98**  du  Supplément  français  :  ■  L'is- 
trare  de  la  conqoeste  du  noble  et  riche  thoison  d'or  faicte  jadis 
par  nng  vaillant  prinoe  de  Grèce  et  fils  de  Roy  appelé  lason  de 
Hermidoine  i  l'ayde  d'une  hanlte  deame,  que  l'on  nommoit 
Uédée.  >  Le  manuscrit  est  dédié  au  ducde  Bourgogne. 

9,  Coiaiine,  cortbte,  rideau  (Roquefort). 


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I.US4I1.S.1         DE  BtATHIEU,  O'ESCOVCHY.    .  US 

Et  apprez  les  entremez  que  j'ai  dit  passez  et  veux, 
soDDèrent  derrière  lesdictes  courdioes ,  sur  ledit 
houAl,  quatre  '  dlarons  qui  6reDt  une  bature  moult 
haultemeot;  et  sy  tost  que  la  balure  fut  acherëe,  les 
courdines  furent  tiréez,  et  fu  là  veu  Jazon  ',  armé  de 
toultes  armes*  moult  richement,  l'espée  chaiote  et 
la  lance  en  sa  main,  et  à  sou  col  avoit  pendu  un  tai^on 
à  la  mode  d'Ëspaîogne ,  et  bien  resambloît  homme 
d'armes*.  Icellui  Jazon  se  pourmenoit  parmi  la  place, 
regardant  autour  de  lui,  comme  s'il  fut  venu  en 
terre  toutte  estrange;  et  puis  se  mbt  à  genoulx,  re- 
gardans  vers  te  ciel,  et  lut  un  brief,  que  Medée  lui 
avoit  baillié  quant  il  parti  d'elle  pour  la  toizon  con- 
querre  ;  et  à  soy  rellever,  il  vit  venir  vers  lui  '  grans 
boeufz  et  horribles,  qui  lui  vinrent  courir  sus;  et 
tantost  ledit  Jazon  mist  sa  lance  en  sa  main,  et  se 
appoincta  pour  les  espoveutafales  bestes  combattre  '; 
lesquelles  l'assallirent  de  merveilleuse  fachon,  et  sy 
firent  si  vive  manière  que  c'estoit  eflreuse  chose  à  les 
veoir;  car  ilz  gettoient  feu  et  flambe  par  leurs  nez  et 
par  les  gorges  ;  et  ledit  Jazon  se  defTendoit  et  les 
combattoit  par  si  bonne  manière ,  que  chascun  di- 
soit^  qu'il  avoit  bien  contenance  de   bon  homme 

1.  Hs.  Balnze,  seul  :  <  Trois.  ■ 

i,  La  Marche  :  «  Usg  personnaige  de  JasoD.  » 

3.  I^  Marche,  oicettant  ces  détails,  candaae  -.  ■  Qui  se  prome- 
aoit.....  » 

4.  Le  Ms,  Batnze  et  Godefroy  ajoutent  :  <  Au  dit  de  checun.  > 

5.  Hs.  Baluze  et  Godefroj  :  «  A  l'enconlre  de  lui.  >  La  Marche  : 
■  Contre  luy.  > 

6.  Hs.  Baluie  :  ■  Pour  icelles  bestes  conibatre.  >  La  Marche  : 
m  Pour  combatre  les  bestes.  > 

7.  Hs.  Balaie,  la  Marche  et  Godetroy  :  ■  Qne  tous  disoient,  n 
II  10. 


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tki  CHRONIQUE  [14Sbn.3.] 

de  bieD  et  de  bonne  facbon.  Ceste  bataille  dura  assez 
loDguement,  et  tant  que  ledit  Jazon  gelta  sa  lance  en- 
conlre  les  feux',  et  mist  la  main  à  l'espée;  et  en  soy 
corabatant,  lui  souvint  que  Medée  lui  avoit  donné 
une  phioUe  plainne  d'aucune  liqueur,  servant  que  par 
ce*  il  porroit  lesdis  bœuf  subjuguier,  mater  et  es- 
taindre  leur  ardant  feu  qui  moult  lui  nuisoit.  Sy 
leurjetta  icelle  liqueur*;  et  prestement  se  rendirent 
lesdis  bœufz,  comme  matz  et  convaincus*.  Ainsy  fu 
la  courdioe  retendue  retirée',  et  le  mistère  quant  ad 
ce  achevé*. 

Apprez  ce  mistère,  fut  joué  en  l'église  des  oi^ues, 
ainsy  comme  le  loing  d'un  motet^;  et  tantost  apprez 
fut  chanté,  ou  pasté,  par  trois  douches  voix,  une  chan- 
choD  tout  du  long,  que  se  nommoit '.  La  Smdifegarde 
de  ma  vie. 

Par  la  porte  où  les  autres  entremetz  estoient  venus, 
apprez  que  l'église  et  le  pasté  eurent  chascun  quatre 
fois  joué,  sy  entra  ung  cherf  merveilleusement  grant 
et  bel,  qui  estoit  tout  blanc,  et  portoit  grandes  cornes* 
touttea  d'or,  et  estoit  couvert  d'une  nche  couverture 


1.  Sic.  Us.  Baluze  :  •  Cootrf  eux.  ■  La  Marche  :  *  Contre  les 
beuTz.  ■ 

2.  Us.  Baluie  :  ■  Par  laquelle.  ■  Le  Hardie  i  ■  Ayaol  telle 
vertu  que  au  moyen  de  ladicte  liqueur.  ■ 

3.  La  Marche  ajoute  :  ■  Ctmtre  les  museaulx  desdis  beub.  > 

k.  La  Marche  ;  ■   Domptez,  vaincuz  et  matz.  iMs.  Balnse  : 
■  Matez  et  vaincui.  > 

5.  Les  deux  versions  et  Godefroy  :  ■  Retirée.  ■ 

6.  La  Marche  :  ■  L'nrrxEnrz  dd  serf.  > 

7.  Bis.  Bainze  :  <  L'espasse  d'un  motel.  ■  La  Uarcbe  ;  ■  Parle 
longct  espace....  • 

8.  Le  Ms.  Baluze  ajoute  :  *  Et  branchuez.  > 


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[UWn.  s.]         DE  MATHIEU  D'ESCOUCHT.  147 

de  soye  vermaille.  Et  par  dessus'  icellui  cberf  estoit 
moDté  UDg  josne  filz,  de  eage  de  xii  ans,  qui  estoit  vestus 
d'une  robe  courte  de  velours  cramoisy,  ung  petit  chap- 
peron  noir  qui  estoit  decopë,  sur  la  teste,  unes  chausses 
noires  et  gentement  chaussié  de  solers*.  Et  se  tenoit 
ledit  enfant  à  deux  mains  aux  cornes  dudit  cherf'. 
El  à  l'entrée  de  la  salle  coramencha  ledit  enfant  le 
dessus  d'une  chanssou,  moult  hault  et  cler,  et  ledit 
cherf  lui  tenoit  *  la  teneur  sans  avoir  autre  personne, 
sy  non  t'eufant  etTartiflice  du  cherf,  et  nomraoit-on 
la  cfaaDchou  qu'ilz  disoient'  i  Je  ne  vis  onques  la 
pareilh*.  En  disiwit  celle  chanchon,  Qreut  leurs  tours 
pardevant  la  table,  et  puis  se  retournèrent  ;  et  me  sam- 
hla  cellui  entremès  moult  bon  ',  et  voulentiers  veu  '. 

Apprez  l'entremès  du  blanc  cherf',  les  chantres 
dirent  ung  motet  en  l'église,  et  apprès  fut  joué  ou 
pasté  d'uD  leus  aveuc  deux  bonnes  voix;  ainsi  l'egtise 
et  le  pasté  faisoient  tousjours  quelque  chose  entre 
deux  entremès. 

Sur  le  hourd"'  où  leur  histoire  de  Jazon  jouoît, 
commencèrent  une  batture  les  quatre  clarons  qui  par 

1.  Godefroy  et  la  Marche  :  *  Selon  mon  advis,  dessus....! 
S,  Le  Hs.  Baloze  ajoute  :  «  A  longues  poulaioes.  » 
3.  GodeËroy  et  le  Hs,  Baluze  ajoutent  i  <  Moult  gentement.  i 
4    La  Marche,  seul  :  ■  Chanta.  > 

5.  Hs,  Balute  :  «  El  disoient  la  chanson  qui  commence....  > 

6.  La  Marche  ajoute  un  etc. 

7.  Hs.  Baluze  :  >  Et  fu  cest  entremetz  très  voulentiers  Teu.  > 

8.  La  Marche  ajoute  ;  c  L'bhtokmetz  de  Jason  fàb  lbqubl  iti 
nrr  kohstbê  couxent  il  tti  l.>  sebfekt  e^  Colcos.  ■ 

9.  La  Marche  :  *  Ce  bel  entremets  du  blanc  cerretderenfTani.i 

1 0.  La  Marche  :  •  Après  ce,  quant  ceulx  dudit  pasté  eorent  fait 
lenr  devwsurlehonrt,  ■  etc. 


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IbS  CdROnQUE  [US4n.  s.] 

avant  avoieot  joué,  et  apprez  leur  batture  achevée  od 
tira  la  courdine  '.  Et  là  fut  veu  Jazoo  soy  pourme- 
oant  et  embastoDné'  comme  à  l'autre  fois;  et  sou- 
dainuement'  lui  vint  courir  sus  uug  hideux  et  mer- 
veilleux serpent*,  sa  gorge' couverte,  les  yeux  et 
narrinnes ouvers  et  eFfraés*,  et  par  la  grantpart  de  ses 
conduis  gettoit  venin  puant  et  feu  espoentable  \  Ledit 
Jazon'  se  mist  à  deffence  moult  bien  et  en  bonne 
manière;  et  faisoient  le  serpent  et  l'omme  sy  bon 
devoir,  que  ce  sambloit  aigre  bataille,  sans  mistère'. 
Elle  parfait  de  la  bataille**,  Jazon  lui  getta  sa  lanche 
et  puis  le  combatti  de  son  espée,  et  tint  manière  de 
soy  ramembrer  d'un  annel  que  Medée  lui  donna  à  ce 
propos,  lequel  annel  il  monstra  prestement  au  ser- 
pent, dont  il  se  rendi  vaincu**;  et  ledit  Jazon  fery  tant 

1 .  L>  Marche  ajoute  :  ■  Dont  devant  est  faicte  mencion.  > 

2.  La  Marche  :  ■  Très  richement  embastonné.  > 

3.  La  Marche  :  c  Sy  lui  advînt  k  ceste  heure  que  tout  soub- 
dainemeni,  ■  etc. 

4.  La  Blarcbe  :  ■  Ung  très  hideux  et  espoventable.  »  Hs,  Ba- 
luze  :  *  Ung  moût  grant  et  hideux.  ■ 

5.  On  a  corrigé  par  a  geule  >  dans  le  Hs,  Baluze.  La  Marche  -. 
I  La  gorge  et  le  gueuUe.  ■ 

6.  Hs.  Baluze  :  ■  Les  yetâx  ouvers,  »  etc.  La  Marche  :  ■  Les 
yeulx  gros  et  rouges  et  les  narines  enflées,  et  estoit  composé  et 
edifhé  en  telle  façon  qne  par  sa  dicte  gueulle  et  par,  ■  etc. 

7.  La  Marche  :  *  Feu  et  fumée  merveillables.  ■ 

8.  Ns.  Baluze  :  •  Et  tantost  ledit....  ■  La  Marche  :  <  Quant 
Jasoa  [regarda]  ce  serpent  et  le  vdt  venir  et  tirer  vers  sa  personne 
il  se  mist,  ■  etc. 

9.  Même  sens  dans  la  Marche,  mais  les  termes  diffèrent. 

10.  Ms.  Baluze  :  •  Et  enfin.  >  La  Marche  :  c  Etpourl'asonvis- 
semenl  de  leur  personnaige.  » 

]f .  Ms.  Baluïe  :  <  Dont  lexuer  luy  failly  et  perdj  toute  sa 


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[lbS4n.  s.}        DE  MATBIED  D'ESCOUCHT.  149 

de  son  espëe,  que  lui  copa  k  teste  devant  tous,  puis 
lui  <Mta  et  esracba  tous  les  deus,  et  les  mist,  ce  me 
sambla*,  en  une  gibessière  qu'il  portoît;  et  ataot  se 
retira  k  courdine  ',  et  cessa  le  mistère  pour  ceste  fois. 

Eo  l'église  fût  joué  des  oi^es,  et  aprez,  ou  pasté, 
jouèrent  quatre  meoeslreux  de  fleutres*. 

A|^rès,  par  le  plus  hault  de  la  salle,  parti  d'un 
bout  un  dragon  tout  ardant,  lequel  vola  la  plus  part 
de  k  longueur  de  la  salle,  en  l'air,  et  passa  tout 
oultre  les  gens,  que  nul  ne  sceut  qu'il  devint. 

Âpprez  le  dragon,  fut  chanté  en  l'église  encore  une 
fois;  et  apprez,  ou  pastë,  juèrrent  les  aveugles*,  de 
vielles,  et  aveuc  eulx  ung  leu  bien  acordé;  et  chantoit 
aveuc  eulx  une  damoiselle  de  l'ostei  de  kdicte  du- 
chesse nommée  Pacquette  ',  dont  k  chose  ne  valoit 
pas  pis*. 

Et  ce  fait,  à  ung  des  bous  delà  salle, en  hault,  parti 
en  l'air  ung  bairon,  qui,  quant  il  fut  perceux,  lut 
rescryé  de  pluseurs  vois,  à  guise  de  fauconniers  et  de 
gens  de  duit,  en  criant  :  n  A  l'aguet,  à  l'aguef.  »  Et 


.  La  Blardic  ne  se  met  pcnnt  en  scène. 

!.  Le  Hs.  Balnze  qoDte  un  etc.  La  Marche  s'arrête  anssi  ici, 

is  donne  l'intitulé  ftiÙTant  : 


3.  Le  Hs.  Baluze  ajoute  ;  ■  Mont  melodieuseinent.  > 

4.  Hs,  Bain»  :  ■  u  inenestrelz  aveugles  sertileurs  de  mondit 
seigneur  le  duc.  •  Ce  qui  mît  n'est  pas  dans  la  Marche. 

5.  Le  nom  n'est  pas  dans  le  Hs.  Baluze. 

6.  Ms.  Baluze  :  ■  Et  estoit  grande  et  douce  mélodie  k  oir,  »  — 
La  Marche  ajoute  cet  intitulé  : 

■  L'BHTazMvn  nu  fadlcoh  n  du  bubon.  > 

7.  Le  tri  n'est  pas  dans  la  Marche.  Hs.  Baluze  :  •  A  la  volt,  h 


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ISO  CHRONIQUE  [14S4  B.  9.  ] 

tSDtost  parti  d'uD  autre  coiog  ung  fauooD,  qui  vint* 
prenre  sod  vent  pour  monter  le  haireo.  D'uo  autre 
coing  petit  parti  ung  autre  faucon  qui  venoit  de  sj 
graot  radeur',  qu'il  fery  le  hairon  sy  durement  qui 
l'abatli  ou  millieu  de  la  salle;  et,  apprez  la  criée  faicte, 
fui  apporté  audit  duc  le  hairon  et  présenté  à  sa  table. 

En  l'église  fut  chanté  encores  une  fois,  et  apprez, 
ou  pasté,  juèrent  trois  tabourins  ensamble  une  très 
joyeuse  chansson  '. 

Sur  le  hourd,  apprez  ces  choses,  survinrent^  les 
quatre  clarons,  dont  devant  avons  parlé  *,  pour  la  tier- 
che  et  derrenière  fois;  et  leur  batture  achevée,  fut 
tirée  ta  courtine.  Et  là  fut  veu  Jazon  armé  et  embas- 
tonné,  comme  j'ay  dit  devant*,  lequel  avoit  prîns  et 
lyé  les  deux  bœuf7/  qu'il  avoit  subjuguiés  et  matez 
à  une  carue,  laquelle  il  tenoit  et  gouvemoit  à  guise  de 
labourier;  et  fusant  aler  et  tirer  obeissamment  de- 
vant soy  les  deux  bœufz  dessusdis;  et  quant  il  eut  par 
ce  parti  are  et  labouré  la  terre,  il  habandonna  ses 
bœufz  et  sa  chanie,  et  prins  tes  dens  qu'il,  avoit  esra- 

1 .  Godefroj,  la  Marche  M  Kb.  Balme  :  ■  Qm  vint  toupfner 

2.  Ms.  Balnie  :  ■  Hauteur.  • 

3.  Hs.  BaluK  :  <  Orbade.  >  La  Marcjie  s'arrête  an  mot  aiseï»- 
bU,  ■  puis  il  donne  cet  intitulé  : 

■  CoiiMBBT  JuoH  snu  LU  DEsn  su  DKAOOK  DORT  suLunirr 
nomma  abmbz  qui  s'anraETuiamT .  > 

4.  Erreur  du  Hs.  de  la  Mare,  car  partout  il  ^  a  ;  ■  Sonnèrent.  - 

5.  >  Dont  devant...,  >  dans  Mathieu  d'Eicouchy  seul. 

-  6.  RemarquequiD'estpasdanslaHarcfae.M9.Balu£e:*CoiDme 
devant..,.  ■ 

7.  Ms.  Baluze  :  ■  Les  deux  baeah  devant  diz.  ■  La  Uarc^  : 
*  Qui  les  buefs  avoit  attaché  à  nne  charme.  » 


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[i4S4  n.  s.}        DE  BIATHIEU  D'ESœUCaT.  151 

cbié  au  serpeot,  et  les  sema  panny  la  ferre  qu'il  avoit 
labouré,  ainsy  comme  lui  avoit  dit  Medée,  qui  eu 
celle  matère  l'avoit  conseillié.  Et  selon  ce  que  ledit 
JazoD  passoU  avaut,  en  parfaisant  son  mistère',  lesdis 
dens  sourdoient',  et  naissoient  gens  armez  et  embas- 
tonnez  qui  fort  se  regardoieut  l'un  l'autre,  et  puis  se 
GouFoient  sas'  sy  felonoeusement  *  qui  se  faisoit  te 
aai^  couler,  et  ea  fia  se  tenoient  les  ungz  aux  autres 
et  cbéoient  tous  mors'.  Et  quant  Jazon  fut  au  boult 
du  champ,  H  se  retourna  où  il  vit  ceste  merveilles, 
car  encores  duroit  la  bataille,  il  tint  une  manière  très 
asseurée,  et  {Hvetement  qu'ilz  se  furent  tous  abattus 
et  occis  devant  lui,  fut  retirée  la  courdine;  et  atant 
Sndece  qui  touchoit  le  bit  de  Jazon'. 

L'egUse,  pour  parfumir  et  parfaire  son  ordonnance, 
jua  eucores  une  fois  des  orçues  et  la  fin  de  son  mis- 
tère; et  après,  ou  pasté,  fut  fait  une  cbasse^  qui  gla- 
tissoient  en  manière  de  petis  chiens',  et  eo  la  fin  en 
manière  de  lévriers;  et  buoient  vallès  de  chiens  et 
bracomaîers,  et  sonnoient  de  trompes  en  icelluy  pasté, 
I  s'ilz  feusseot  en  une'  forest  :  et  par  celle 


1.  Ib.  Balnw  :  ■  Sa  temoUon.  >  La  Marche  :  ■  En  etnploiant 
le>  MOMiiccs  de  ses  dens,  > 
8.  Seleroient. 

3.  Ms.  Balnze  :  <  Qui  combatoîent  l'un  l'autre  si....  > 

4,  La  Marche,  scnl  :  ■  Fièrement.  ■ 

8.  Ms.  Balnze  :  «  En  taant  les  ungs  et  les  autres  chenrent.,..  ■ 
La  Marche  :  ■  Et  en  la  fin  s'entretuèrent  en  la  présence  de  Jason, 
qui  les  regarda  quant  il  eust  semé  les  dens,  et  prestement.. ,.  ■ 

6.  Ia  Marche  s'arrête  ici. 

7.  Le  Ms,  Balnze  ajoute  :  «  De  gens.  >  La  Marche  :  ■  Une 
dusse  telle  qu'il  sembloit  qu'il  y  eost  petits  chiens  glatissans.  > 

8.  Le  Ms.  Baluze  ajoute  :  <  Courans.  ■ 

9.  Le  Ms.  Balnze  ^oute  ;  c  Grande.  • 


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152  •  CHRONIQUE  11454  n.  s.] 

chasse  fut  pftrfàitte  et  acomplie  tout  l'entremès  tant 
du  pasté  comme  de  l'église'. 

Ainsy*  furent  pasiez  et  moastrez  tous  les  entremez 
[tt  passe-temps  mondaias]  d'icelle  Teste.  Or  vœl-je 
venir  et  entrer  en  la  matère  principalle,  et  à  la  vraye 
cause,  à  mon  advis,  pour  quoy  ceste  bauUe  feste 
noble  et  grande  assamblée  se  raisoit. 

Vray  est  que,  apprez  toultes  ces  choses  passéez,  par 
la  porte  où  les  autres  entremelz  estoient  venus,  entra 
promptemenl  ung  grant  géant,  plus  grant  sans  nul 
artiifice  que  homme  que  vis  coques*  d'un  grant  pié. 
Cellui  géant  estott  vestu  d'une  longue  robe  de  soye 
verde,  royé  en  pluseurs  lieux,  et  sur  la  teste  avoit  une 
tresche*,  à  la  guïse  de  Sarraziji  de  Grenade,  et  en  sa 
main'  avoit  une  grande  et  grosse  guiserme*  à  la  vieille 


1 .  La  Marche  abrège  la  Bn  de  ce  paragraphe;  les  termes  diffè- 
rent dans  le  Hs.  Baluze,  qui  met  un  ete, 

2.  La  Marche  doone  ici  le  titre  suivant  : 

■  CoMMEHT  «AincTB  EousK  nrr  Ajonte  a  c*  xiHQnr  rAa  nro 
OUht.  » 

Pois  il  ajoute  :  c  Telc  furent  les  entremeti  mondains  de  celle 
feste.  Je  laisseraf  atant  à  en  parler,  pour  compter  d'nng  entre- 
met! pitoiable  qui  me  semble  le  plus  espedal  des  autres  et  fut  tel  : 
Par  la  porte,  ■  etc.— Le  Hs.  Baluze  dit  simplement  ;*  Or  est  temps 
de  entrer  en.  la  manière  principalle  et  à  la  cause  de  ceste  haute 
féste,  et  noble  assemblée.  Après  tontes  ces  choses  faictes  et  pas- 
sées, »  etc. 

3.  Ia  Marche  omet  le  mot  homme.  Ms.  Baluie  :  >  Ung 
gtsùX  gayant.  homme  vif  et  {dus  grant  tans  nul  artifBce  d'up  graat 
pié  que  Dtd  homme  qui  à  ce  jour  fust  vivant  en  toute  ceste  marche 
et  païs  dont  il  fust  nouvelles.^ 

4.  Tresse.  —  Hs.  Baluze  ;  <  Une  torque.  » 

5.  La  Marche  ajoute  :  ■  Senexire.  > 

6.  Hache  à  deux  tranchants. 


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[IkSk  D.  S.]         DE  HATHIEU  D'ESCOUCHT.  1^ 

làcbon*,  et  par  sa  maiD  destre  tenoit  et  tneQ(>it  ung' 
olifTaot  housse  et  couvert  de  soye,  sur  lequel  oliFTant 
avoit  uD  chastel,  Duquel  avoit  pue  dame,  en  guise  de 
religioD  ou  reduitte  à  devocioQ  '.  Celle  dame  *  e^ltoït 
vestne  d'one  robe  de  satin  blanc  '  moult  simplement 
faicte^  pour  monstrer  la  baulesse  de  sa  nussançe  et 
le  noble  lieu  dont  elle  estoit  venue;  et  par  dessus 
ic^e  robe  avoit  ung  manteau  de  drap  noir,  dont  elle 
estoit  simplement  affulée,  eu  seignifBaut  son  dœul  et 
son  adversité  ;  et  estoit  sa  teste  afHitée  et  atoumée 
moult  douchement  d'un  blanc  cœuvre  cbief,  à  la  guise 
de  Bourgomgne',  ou  de  recluse.  Et  sy  tost  que  çlle 
entra  en  la  saUe,  et  elle  vit  et  cboisy^  la  noble  com- 
paingDÎe,  qui  là  estoit  comme  nécessairement  embe- 
soingnié,  dit  augeaatqui  la  menoit,  ce  qui  s'ensieut*: 

Géant*,  je  vœul  cy  arresler; 
Car  je  Toy  noble  qompaingnie 

1.  Hs.  BaluM  :  <  De  moût  ancienne  et  estrange  fachon.  ■ 

2.  Ms.  Baluie  :  ■  Ung  mont  grant  et  merreillenx....  » 

3.  I^  Marche  :  ■  En  manière  de  religieuse.  ■ 

k.  Je  ne  sais  snr  quel  fondement  H.  Hichelet  affirme  qn'Oli- 
rier  de  la  Uarche  ■  fut  nn  des  principaux,  acteurs  de  la  fête,  fit 
les  vers,  etc.,  >  et  que  ■  notre  chroniqueur  Olivier,  alors  jeune 
et  joyeux  compère,  s'était  chargé  du  personnage  de  l'Eglise.  > 
Hitloire  de  Frafux,  t.  V,  p.  36S,  note  et  366.  On  retrouve  la  même 
assertion  dans  l'article  biographique  que  H.  Vallet  de  Viriville  a 
otKisacré  à  Olivier  de  la  Marche.  (Jiowelle  biographie  générale.) 

5.  LaHarcheometcequisuit,  et  continue:  ■  et  par  dessus > 

U  abrège  du  reste  toute  cette  En  du  paragraphe. 

6.  Aussi  dans  la  Harcbej  le  Hs.  Baluze  dit  ayec  plus  de  vrai- 
semblance :  ■  Begine.  > 

7.  Choisir,  coitirj  apercevoir  (Roquefort). 

8.  La  Hanbe  :  k  I^  dame.  ■ 

d.  Tonjours  gajrani  dans  le  Hs.  Baluze. 


24JUHW60 


[14S4  D.  •.] 
A  laquelle  me  fault  parler. 
Géant,  je  vœul  cy  airesler. 
Dire  leur  vœul  et  remonstrer 
Chose  qui  doit  bien  estre  oye. 
Géant,  je  vœul  cy  arrester, 
Car  je  vois  noble  compaingnie. 

Quant  le  géant  oy  la  dame  parler  à  lui,  il  la  re- 
garda*; et  toutesfois  il  o'aresta  jusques  ad  ce  qu'il 
vint  devant  la  table  oîi  etioit  assiz  ledit  duc.  Et  illec 
se  assamblèreot  pluseurs  gens,  eulx  esmerveillans  que 
îcelle  dame  pooit  estre'.  Et  que  chascuo  desiroit  à 
l'oyr,  [elle  y  naettoït  bien  paine  à  estre  oye*].  Et  sy 
tost  comme  son  olifant  fut  arresté,  elle  commença  sa 
complainte*  et  lameotacion  à  vois  piieuze  et  femme- 
nine  *.  .  Et  à  la  vérité  sa  manière  et  requeste  ne 
sambloit  pas  sans  grant  nécessité,  comme  vous  orez 
par  sa  proposicion'. 

Hellas  !  hellas  !  moy  dolereuse. 
Triste,  desplaisant,  annieiue. 
Désolée,  las!  peu'  eurense 
La  plus  qui  soit. 

1.  La  Harcha  et  Hs.  Balaie  :  «  Hoolt  effréemeat.  > 
S.  La  Marche  coDdnue  :   ■  Poor  qaoj  si  UM  que  wm  ele- 
I^iant,  >  etc. 
3.  Hs,  Sorbonne.  —  Cette  phrase  est  aussi  dans  le  Hs.  Balnse. 
k    Ia  Harcbe  :  <  Telle  que  cy  après  est  escripte  :  GoMPuivTa  i» 

5.  Hs.  Balaie  i  «  A.  Toia  piteuse,  en  telle  manière  que  sa  re- 
queste, ■  etc. 

6.  La  Marche,  comme  on  voit,  omet  cette  réflexion.  Le  Mi.  Ba- 
luie  donne  ici  ce  titre  : 

■  Li  coMHjurra  di  saints  lauia.  ■ 

7.  Ms.  Balaie  .  •  Et  poo.  > 


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[14S4i>.  s.]        DE  HATHffiU  lyESCOUCHT. 
ChascnD  me  regarde  et  me  voit, 

Mais  ame  ne  me  recongnoit, 
Et  me  laisse-on  en  cest  endroit 
En  tel  langueur, 

Qu'âme  vÎTant  n'eut  onque*  tel  doleor  ! 
J'ay  cœur  presse  d'amertmne  et  rigueur'. 
Mes  yeux  fondans  *,  flatrie  est  ma  coleur, 

Qui  bien  y  vise. 
Oez  mes  plaintes,  vous  tous,  ou  je  rarise, 
Secourez  moy  sans  y  faire'  faintise, 
PJourez  mes  maulx,  car  je  suis  Sainte  Eglise, 

La  vostre  mère, 

Mise  k  myne  et  à  dôleur  amère, 
Pilëe  an  pié  par  aspre  vitupère, 
Et  ces  «Mifirettes,  porte,  soeuffre  et  compère* 

Par  voz  désertes. 
Pelitiement  vous  souvient  de  mes  pertes, 
Lesquelles  sont  sy  clères  et  appertes, 
Mes  maisons  arses,  honnies  et  désertes*, 

Et  mes  enfans 

Mors  et  noiez'  et  pouris  par  les  champs; 
D'autres  en  prison  ' ,  foiblement  Dieu  creans. 
Mon  droit  demain  *  es  mains  des  mescreaos, 
Et  moy  cassée 

i.  Hs.  Baluse  :  ■  Plaio  d'amertume  et  douleur.  > 

S.  Hs.  SM'bomK,  la  Marche  et  Hs.  Baluze  :  ■  Fondus.  ' 

3.  Les  mêmes  ;  c  Sans  le  metVe  en.  > 

4.  Hs.  Sorbonne  et  la  Marche  : 

<  Et  ma  grieËE  maulx  porte  Moffre  et  compète.  • 

5.  la  Harche  : 

(  H«t  manoir*  an  et  me*  place*  de*eite*.  ■ 

6.  Hs.  Balaie  :  -  Occhis.  > 

T.  La  Harche  :  ■  Ou  sont  chartrien.  ■ 
8.  La  Harche  :  >  Mon  demainne  est.  > 


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!S6  {BBOmQUE  [14S4  n.  a] 

Honteusement  comme  posvre  entrée, 
Criant  secours*  par  dure  desduée, 
Sj  travaillié,  sy  estrainte  et  grevée 
Qu'à  paioe  saj 

Dbe  les  mauix  où  je  suis  et  que  j'ay. 
Plus  me  complains,  et  mains  de  secours  ay, 
.Et  touttefois  ma  po-vreté  maiutenray*, 
Pour  essayer 

Lesquelz  premiers  se  Torront'  emploier 
A  secourir  Sainte  Eglise  et  aidier, 
Qui  ne  requiers  le  traTeil  sans  mestier. 
Ainsy  je  cours 

De  lieu  en  lieu,  et  puis  de  cours  en  cours, 
Criant  premier  l'Empereur  au  secours, 
Et  puis  apprez,  je  jette  cris  et  plours 
A  toutte  oultrance, 

Pour  estre  oye  et  avoir  audience  * 
Devant  le  très  crestien  Hoy  de  France, 
Yictorieux,  où  j'ay  bien  ma  fiance 
Et  dob  avoir. 

Puis  m'en  cbemine,  sans  gères  remanoir, 

Aux  autres  Rois,  pour  leur  faire  savoir 

Le  grant  meschief  où  il  me  fault  manoir 

Et  puis  reviens 

Aux  ducs,  aux  comtes,  aux  puissans  terriens, 

i .  Ms.  Soriaonne,  la  Marche  et  Bis.  Baluze  :  c  Musant  fuianr.  > 

2.  La  Marche  :   ■  Ha  povreté  toutestois.  ■  Ms.    Balose  : 

t  Et  neanmmini  yen  tau*  cresdcDi  iray.  > 

3.  Hs.  Baloze  :  «  Veullent.  > 
k.  La  Marche  :  ■  Aligence.  > 


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[I4S4  n.s.]  DE  MATHIEU  D'ESCOUCHY. 

Princes,  marquis,  aux  graos  et  aux 
Generaument  k  trestous  *  bons  crestiens, 
Pour  rameubraiiche 

Du  Créateur  qui  est  nostre  espérance. 
Que  tout  diascun  s'apareille  et  avance; 
Pour  le  secours  qui  est  ma  deùiance, 
Ou*  sui»  joyeuse 

Que  puis  faire  ma  complainte  piteuse 
Deranttoy.  Dieu',  doot  je  suis  desîreusej 
Mes  en  mes  moz  entente  savoureuse, 
Et  je  t'en  prie. 

Anssy  fàiz-je  à  ceste  compaingnie. 
Pour  mon  ayde  * ,  l'un  à  l'autre  s'alye, 
Car  Dieu  le  veult,  qui  nul  bien  fait  n'oublie. 

Ainsi  me  Ta*,  par  le  divin  voloir, 
Qu'en  ceste  feste  je  me  suis  embatue, 
Venant  de  loing  pour  efforchier  pooir* 
Sercbant  les  lieux  où  cœurs  sont  i  mouvoir 
A  secourir  moy,  dotante,  espandue*. 
Loez  soit  Dieu  quant*  je  suis  cy  venue; 
Car  il  me  samble  que  j'ay  (ait  le  voyage 
Pour  racheter  mon  enuieux  domma^. 

1 .  La  Marche  et  Ms.  Bainze  :  ■  A  tous.  > 

2.  Ms.  Sorbonne,  la  Marche  et  Ms.  Batnze  :  ■  Or.  • 

3.  C'est  duc,  comme  dans  le  Ms.  Sorbonne,  la  Marche  et  Ha. 
Balnie. 

4.  Hs.  Sorbonne  et  la  Marche  :  ■  Moy  aidier.  ■ 

5.  Hs.  Balme  : 

I  Ainii  que  véei. . . 
<  Ed....  I 

6.  Hs.  Bainze  :  ■  Far  effordé.  >  I^  Marche  :  <  Par  effréé.  ■ 

7.  Hs.  Batuze  :  ■  Espardue.  > 

8.  Toutes  les  antres  verùwB  :  ■  Qae.  ■ 


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CHRONIQUE  [14S4  n.  s.] 

O  toy,  o  toy,  Doble  duc  de  Bonrgoingiie, 
Filz  de  l'Eglise  et  frère  à  ses  enfans, 
Entens  à  moy  ;  si  pense  k  ma  besoingae, 
Poîns  en  ton  cœur  la  honte  et  la  vei^oingne, 
Les  griefiE  remors  qu'en  moy  je  porte  et  sens. 
Les  infidelles  par  inilliers  et  par  cens, 
Sont  niumphans*  en  leurteire  dampsée. 
Là  où  jadî»  solois  estre  bonourée. 

Vous  autres  princes,  puissans  et  boDorez, 
Plourez  mes  maulT ,  larmoiez  mes  doleurs  ; 
Ma  joye  est  née,  s'emprenre  le  volez 
Amoyrengier,  que  bien  faire  devez*, 
En  servant  Dieu  et  en  querant  honneur  : 
Par  mes  enfans  je  suis  en  ce  malheur  : 
Par  eux  seray,  se  Dieu  plaist,  secourue, 
Sy  requiers  Dieu  de  cousel  et  d'alhue. 

Vous,  chevalliers,  qui  portez  la  thoizon, 
N'oubliez  pas  le  très  divin  service, 
Aussi  les  autres*  nés  de  bonne  maison, 
O  gentilz  hommes  !  vecy  belle  occoison, 
Pour  acquérir  de  los  le  bénéfice  : 
Mon  secours  est  pour  jones  gens  propices; 
Les  noms  croistront  et  l'ame  enrîchinL 
Du  service  que  chascun  me  fera. 

Donc  en  amour  de  Dieu  premièrement, 
En  en  faveur  de  nom*  et  de  noblesse. 


A ,  Conversant  dans  te  senl  Hs.  de  la  Hare. 

S.  La  Marche  : 

■  Ma  joye  n'eit,  s'emprcndre  De  Toulez, 
(  Eu  moy  Tcngianl,  ce  que  Sûre  derei, 

3.  la  Marche  :  <  Et  vous  anssi,  ■ 

k.  Ms.  Baluse  :  *  D'onneur.  > 


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[i45fc  n.  ».]  DE  MATHIEU  D-ESCODCHT.  139 

Je  te  requier  acettes  et  fbmement, 
Mon  amé  filz,  pour  mon  recouTremeat, 
Et  TOUS,  seigneurs,  pour  toute  gentillesse, 
Par  tout  m'en  voy,  car  mou  cevre  me  presse. 
Mon  fait  piteux,  hellas  !  qu'on  ne  m'oublie. 
Soubz  tel  espoir  Dieu  tous  doiut  bomie  Tte'. 

La  lamentacion  de  nostre  mère  SaiDde  Eglise  es* 
tant  Ëticle,  vinrent  grant  nombre  d'ofEàers  d'armes, 
desquels,  et  le  derrenier  d'eulx  estoit  Thoizon-d'Or*, 
qui  portoit  en  sa  main  ung*  faisant  en  vye,  aoumé 
d'un  riche  colier  d'or,  garny  de'  pierres  et  de  perles;, 
et  apprez  icellui  Roy  d'armes  sievoi  t  deux  '  damoiselles  : 
c'est  assavoir  demoiselle  Yolent,  fille  inlegitime*  du- 
dit  duc  de  Bouigoîngne'',  et  Ysabel  de  Nœufchastel, 
fille  du  seigneur  de  Montagu,  adestréez  de  deux  che- 
valliers de  ladicte  Thoizon-d'Or,  c'est  assavoir  le  sei- 
gneur de  Crequi  et  messire  Simon  de  Lalaing.  £n 
telles  ordonnances  vinrent  les  officiers  d'armes ,  ledit 
Roy  d'armes  et  le  faisant*,  jusques  devant  ledit  duc; 
et  apprez  qu'il  eut  fait  la  révérence,  [ledit  Thoizon- 
d'Or*]  parla  audit  duc  en  ceste  manière  : 

1.  La  Marche  ajoote  i  ■  Cdkmbnt  Thoisoh  d'ob  puskhti  a 
■ORDiT  snonana  ix  faiudt  poub  wuja  lutnm  tkd  sollemphel.  > 

t.  Godefroy,  la  Marche  et  le  Hs.  Balnie  ^joutent  :  ■  Roj 
d'armes.  > 

3.  Hs.  Bainae  :  «  Ung  ti^  bel.  ■ 

4.  Id.  c  De  ipoBi  riches.  > 

5.  Id.  c  Deuxjosnes.  » 

6.  Godefro7,  la  IKarche  et  Hs.  Baltize  :  ■  BasUrde.  » 

7.  Elle  époQsa  plus  tard  Jean  d'Alllj,  seigneur  de  Picquîgny. 

8.  Hs.  Baluze  tqoate  :  ■  Lesdictes  a  damoiselles  et  les  a  che- 
TsUiers  jnaqaei  à  la  grant  table  et  devant.  » 

0.  Hs.  Scwbcmne  et  les  autres  Tersiom. 


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160  CHRONIQIK  .      [1454  d.  t.] 

«  IVès  hault  et  très  puissant  prince  et  mon  très* 
«  redoubtè  seigaetir,  véez  cy  les  dames  qui  hum- 
«  blement  se  recommaadeDt  à  vous;  et  pour  ce 
«  que  c'est  la  coustume  et  a  esté  ancienuement,  que  à 
«  grana  festes  et  aobles  assamblées,  on  présente  aux 
H  princes,  aux  sngneurs  et  aux  nobles  hommes,  paon 
R  ou  aultFe  quelque  noble  oisel,  pour  faire  veux  utilles 
n  et  vallables;  et  pour  ce  m'ont  cy  euvoié  aveuc  ces 
K  deux  damoiselles,  pour  vous  présenter  ce  noble 
«  taisant ,  vous  {uiant  que  le  veuUiez  avoir  en  souve- 
u  nance*.  » 

Ces  parolles  dictes,  icelluy  duc*  priut  ung  brief 
escript,  lequel  il  bailla  à  Tboizon-d'Or,  et  dist  tout 
faault'  :  K  Je  voue  à  Dieu  mon  créateur,  à  la  glorieuse 
K  Vielle  Marie,  aux  dames  et  au  faisant,  que  je  fèray 
H  et  entretenray  ce  que  je  baille  par  escript.  »  Et  ce 
dit,  prestemeut  ledit  Tboizon-d'Or  priât  icellui  brief 
et  le  lut  tout  hault,  dont  la  teneur  s'ensieut  : 

Le  i>eu  du  duc  Phelippe  de  Bourgoingae  etde  Bra&ant*. 

<t  Je  veue  à  Dieu,  mou  créateur,  tout  premièrement, 
et  à  la  trèsi^orieuse  Vierge,  sa  mère,  et  en  apprez  aux 
dames  et  au  faisant,  que  se  le  plaisir  du  très-crestien 

1 .  Le  Hs.  Baluze  ajoute  :  <  Et  le  veu  pour  recommandé.  > 

2.  La  Harcfae  :  ■  Hondit  seigneur  le  duc,  qui  savoit  i  quelle  in- 
tencion  il  aToit  lait  ce  bouquet,  regarda  l'Eglise  ;  et  ainsi  comme 
aiant  pitié  d'elle,  il  tira  de  sou  teiog  un  brief,  ■  etc.  Hs.  Baluze  : 
•  mondit,  etc.,  se  leva  tout  droit  en  estant  et  print,  etc.  ■ 

3.  Le  Hs.  Baluze  ajoute  .  ■  En  metant  sa  main  dextie  contre 
sa  poitrine  en  disant...  :  ■ 

4.  Dans  la  Marche,  le  voen  du  dac  est  plus  loin,  en  tête  de 
ceux  des  autres  princes  et  seigneun. 


.,CoogIc 


iikSk  n.  sO        TOE  HATHIEn  D'ESCOUOTT.  J61 

et  très-TÎctorieux  piÎHce,  monseigneur  le  Roy,  est  de 
eotreprenre*  et  expozer  son  corps  pour  la  deflence  de 
la  Foy  crestienoe  et  rester  à  la  dampDable  emprinse 
du  Grant-Turcq  des  infidèles,  et  tors  se  je  n'ay  lealle 
easdane  *  de  mon  coi^,  je  te  serviray  en  ma  personne 
de  ma  puissance,  audit  saint  voyage,  le  mieulx  queDieu 
me  donra  sa  grâce.  Et  se  les  ataires  de  mondît  seigneur 
le  Roy  estaient  telles  qu'il  n'ypeutaleren  ga  personne, 
et  son  plaisir  est  y  commettre  aucun  prince  de  son  ' 
saac  ou  autre  chief  seigneur  de  son  année,  je,  à  son 
dit  commis,  obeiray  [et  serviray  oudit  saint  voiage,  le 
mieulx  qne  je  pourray*],  et  ainsy  que  se  lui  meisme  y 
esloit  en  personne.  Et  se,  pour  ses  grans  afTaires,  il 
n'estoit  disposé  de  y  aler  ne  dey  envoier,  «t  queprioces 
crestiens  n'enprengnent  ledit  saint  voyage,  je-  les  y 
acompaingneray  et  emptoiray  aveuc  eulx ,  à  la  def^ 
fence  de  la  Foy  crestienne,  et  le  plus  avant  que  je  por- 
ray,  poutveu  que  ce  soit  du  bon  plaisir  et  congié  de 
mondit  seigneur,  que  les  pays  que  Dieu  m'a  commis 
à  gouvrener  soient  en  paix  et  seurté  ;  à  quoy  je  tra- 
veilleray  et  me  metteray  en  tel  devoir  de  ma  part,  que 
Dieu  et  le  monde  coognoistra  que  à  moy  n'avéra  tenu 
ne  tenra.  Et  se  durant  ledit  saiot  voyage,  je  puis,  par 
quelque  voye  ou  manière  que  ce  soit,  savoir  ou  con- 
gnoistre  que  ledit  Grant-Turc  ait  voleuté  d'avoir  à 
moy  a&ire  corps  à  corps,  je,  pour  ladicte  Foy  cres- 
tienne soubstenir,  le  combatteray,  à  Tayde  de  Dieu 

i.  la  Uarche  et  Hs.  Balnse  :  ■  £st  de  prendre  ta  croisie  et 


2.  &Dpécbeiitent. 

3.  Hs.  SortxiDne  et  autres  TersHHt5. 


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lei  CHRONIQUE  [KiM  n.  s.] 

tout  puissaDt  et  de  sa  douche  mère',  lesquelz  je  ap- 
pelle touajoura  en  mon  aide*.  Fait  à  Lille,  le  xvn*jour 
de  ferrier,  l'an  de  grâce*  Nostre  Seigneur  mil  cccc  cin- 
quante et  trois*.  « 

Le  veu  dudit  duc  leu  et  oy,  l'Eglise,  qui  ne  s'estoit 
bougie  d'icelle  place,  tint  manière  de  resjoyssance 
pour  le  bon  vouloir,  veu,  et  la  très-haulte  entreprinse 
oye  dudit  duc.  Sy  le  mercya  en  ceste  manière  : 

Dieu  soit  aervy  et  loé  hautement, 

De  toy,  mon  filz,  doyen  des  pars*  de  France, 

Ton  très  hault  veu  m'est  tel  enricement, 

Qu'il  me  samble'que  je  suis  clèreme&t 

De  tous  mes  maulx  à  plaine  delivrauce; 

Par  tout  m'en  voy  requérir  alianoe; 

Et  prie  à  Dieu  qu'il  t'ottroie  la  griice 

Que  ton  désir  à  son  plaisir  se  face. 

O'  voiu,  princes,  cheralliers,  nobles  hommes, 
Voyez,  patron'  pour  hauU  fais  entreprendre; 
Froissiez  vos  aises,  atournisaiez  vos  souaiz*, 
Levez  vos  mains  tandis  que  nous  y  sommes, 
OBrez  à  Dieu  ce  que  lui  devez  rendre. 
Sy  preus  congé,  je  ne  me  puis  deffendre  *, 

1 .  La  Marche  et  le  Hs.  Baluie  :  •  Vierge  mère.  > 

2.  LeHs.  Baluze  ajoute  on  etc. 

3.  Godefroy,  la  Marche  et  Hs.  Baluze:  >  De  rincarnadan.  ■ 
k.  La  Hardie  qoute  :  c  Signé  de  ma  main. 

5.  Ms,  Baluse  -.  t  Des  xn  pen.  » 

6.  Ce  qui  suit  n'est  pas  dans  le  Us,  de  la  Mare. 

7.  Ms.  Baliize  :  ■  Toea  aussi.  ■ 

S.  Hs.  Sorhonne,  la  Marche  et  Hs.  Baluae  ;  >  Aoonrsiez  voz 
sommes.  ■ 

9.  La  Hardie  -.  ■  Car  cy  ne  puis  descendre.  ■  —  Ms  Balaie  : 
>  Je  ne  puix  plus  attendre.  ■ 


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[14S4  D.  9.]         DE  MATHIEU  IVESCOUCHY.  163 

tSjaJA  vois  tirant  la  terre  crestienne, 
Pour  Dien  servir  et  abr^r  ma  peine  * . 

Atant  forint  Je  géant  son  olifîant  et  le  ramena  par- 
devant  les  tables,  en  la  manière  qu'il  estoit  venu.  Et 
quant  je  vis  la  manière  de  l'entremès,  c'est  assavoir 
l'Eglise  et*  ung  chasteau,  sur  uoe  diverse  beste,  je 
arçuay  en  raoy-meismes  se  je  porroie  comprendre  et 
entendre  que  ce  voloit  dire,  et  ne  peux  autrement  en- 
tendre ne  trouver,  fors  que  celle  beste,  qui  nous  est 
eslrange  et  diverse  es  parties  de  par  de  ça,  elle  avoit 
esté  admenée  en  signe  que  elle  tca veille  et  labeure  sur 
grandes  et  diverses  adversitez  en  la  partie  de  Constao- 
tinoble,  lesquelles  nous  coogooissoDS^  et  le  chasteau 
en  qui  elle  estoit',  sy  petit  que  on  le  pooit  porter  de 
lieu  en  autre,  me  sambla  le  chasteau  de  Foy,  lequel 
chasteau  est  ou  cœur  des  povres  créatures,  soubz  la 
sul^eclJon  et  ou  service  des  inOdelles;  et  n'a  en  icelle 
partie  demourance  mes  une,  sy  non  en  icellui chasteau 
de  Foy,  lequel  fauU  qu'il  soit  muchié  en  l'ille  de  De- 
-vodon.  En  cel  estât,  estoit  ladicte  dame  conduilte  et 
menée  par  le  géant  dont  chy  devant  avons  parlé,  ayant 
la  main  armée.  Et  me  sambla  ce  seigniflîance  que  elle 
sent  et  voit  apprez  elle  une  grant  multitude  de  ses 
ennemis  embastonnez  et  armez,  prez  pour  la  chassier 
bors  du  monde,  s'îlz  peveiit,  et  se  briesve  resistence 
ou  pourveance  n'y  estoit  faicte  par  les  bons  et  vrays 
katholiques,  ses  enfans.  Et  pour  monstrer  le  merveil- 

1 .  Hs.  Baliu«  :  <  Contre  la  loj  paieone,  ■ 

S.  Hs.  Balaie  :  *  Ed.  • 

3.  Ici  la  Marche  abrège:  ■S!g:Dif]QoitFoyen  oultre  et  parce  qae 
eeste  dame  esloit  conduicte  et  oienée  par  ce  grant  géant...  •  Le 
sans  est  le  même,  mais  c'est  moins  développé. 


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iik  CHRONIQUE  [I4!(4n.  s.] 

leiuL  dangier  et  double  en  quoy  elle  est  contÎDuelle- 
ment,  s'estoît  montre,  logîë  et  accompaiguié  comme 
j'ay  dit. 

AÏDsi  s'en  ala  le  géant  et  l'Eglise,  qui  ainsj  avoit  &ît 
sa  complaiute';  et  les  veux  se  commencèreot  à  Taire 
rie  tous  costez,  [lesquelz  s'ensuivent  cy  aprez,  prins  et 
tirés  sur  ce  que  les  nobles  bommes  vouans  ont  sign^ 
de  leurs  mains,  et  bailUé  par  escript  au  Roy  d'armes 
delaThotzon-d'Or']. 

£t  pour  ce  que  tant  de  veux  se  faisoient  et  estoieut 
apparana  de  faire  ilec  sur  le  champ,  laquelle  chose 
eut  esté  merveilleusement  longue,  ledit  duc  de  Bour- 
goingne  fist  crier  par  Thoizon-d'Or,  que  la  chose  ces- 
sas! atant*,  et  que  tous  les  nobles  hommes  qui  vor- 
roient  vouer  baillassent  le  lendemain  leurs  veux  par 
escript  audit  Thoizon-d'Or,  et  il  les  tenroit  pour  vail- 
lables  et  aggreables,  comme  se  ilz  eussent  esté  fais  ea 
sa  présence*. 

Mais  ce  nonobstant  se  veul-je  baillier  ladeclaracion 
des  veulx  qui  furent  fais  à  ceste  heure,  à  cause  de  la 
lamentacion  et  pitié  de  l'Eglise,  et  me  soit  pardonné^ 
se  je  ne  les  mes  sy  bien  par  ordre  qu'il  appartenroit; 
et  se  faulte  y  a,  c'est  par  ignorance  et  peu  savoir*: 

1.  <  Qui  sinsy,...  >  dans  Mathieu  d'Escouchj  seul. 

3.  Addition  du  Ms.  Sorbonne.  Ms.  Baluxe  :  ■  Ainsi  qn'il  ap- 
parra  cy  après  par  l'extrait  des  escrips  bailliés  an  Eoj  d'armes  de 
la  Toison  d'or,  signés  de  la  main  des  nobles  hommes.  > 

3.  Pour  le  présent. 

4.  Ici  la  Marche,  rt^etant  à  la  fin  l'énumération  des  vœux,  con- 
tinue son  rédt  comme  plus  loin,  page  222. 

5.  Ce  préambule  n'est  pas  dans  la  Marche,  qni,  après  le  vœu  du 
duc,  débute  par  celui  du  uomie  de  Charolais  et  suit  un  ordre  tout 
différent  que  Mathieu  d'Escouchy.  Quant  à  la  relation  du  Hs.  Bk- 


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[l4S4n.9.1         DE  BIATHIEU  D'ESCOUCHT.  16!t 

Le  veu  du  duc  de  Clèves  '. 

a  Je  veue*  aux  daines  et  w  j^isaot  que  je  servira^ 
moDseigueur  mon  onde,  s'il  1^  plaist,  ou  cas  que 
les  aflàires  de  mon  pays  le  puissent  souffrir.  » 

Le  veu  du  comte  de  Satnt-Pot*. 

«  Je  veue*  aux  dames  et  au  feisant  que,  ainchois  qui 
soit  six  sepmainnes,  je  porteray  une  emprinse  à  iu- 
tendon  de  faire  annes  à  pié  et  à  cheval,  et  laquelle 
je  portera;  an  et  jour  en  la  plus  grant  partie  du 
temps;  et  ne  laisseray,  pour  chose  nui  qui  m'a- 
viengne,  se  le  Roy  ne  le  me  commande,  où  quelque 
armée  soufîsant  se  face  à  aler  sur  les  infîdelles,  par  le 
Roy  en  sa  personne,  ou  par  son  commandement,  ou 
autrement  pour  y  aler,  en  laquelle  arm^e,  se  c'est  le 
bon  plaisir  du  Roy,  afin  de  faire  service  à  crestient^, 
je  yray  de  très  bon  cœur  et  metteray  painoe,  ou  plai' 
âr  de  Dieu,  de  estre  des  premiers  qui  assambleront 
«veue  les  infidelles .  » 

lose,  die  omet  aussi  ce  préambule.  —  J*ajouierai  que  la  Marche 
[daoe  en  tàte  des  vœax  cet  intitulé  : 

■  ERstm  nu  hbtib  des  vsdlx  qui  feibsitt  lb  tbés  hoblb 

■T   TBfti    VMOOVKlt   VUHCK   rHBLIPPE,    PAB    LA    CBICE    DB    DIEU,  VTC  , 
■r   FLSSIEDKS   IDTBBS    OBAKB    BBICRBnBB  ,     CBXTALUEW    ET     GEBTILS 

mammn,  l'as  mil  qdatbb  cbht  crsxtuktnt.  tbois.  > 

1.  Dans  le  Us.  Balnze,  tous  les  litres  sont  coQfns  dans  cette 
fonue  :  ■  HcHtseigneur  le  duc  de  Clevez  voa  comme  it  s'ensuit,  ■ 
on  ■  ainsi.  > 

S.  Le  Hs.  Baluze  ajoute:  ■  A  Dira  et  à  la  vierge  Marie.,..  ■ 

3.  N'est  pas  de  la  Marche. 

k.  Ms.  Baluze,  comme  ci-dessus. 


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CHBOmQUE  [1494  D.! 

Le  uea  du  seieneur  de  Pons  en  Poictou. 


«  C'est  le  veu  que  i'ay  fait  au  banquet  de  très  haut 
prince  monseigneur  le  duc  de  Bouc^oiogoe.  Et  pre- 
mièremeul,  je  veue  a  Dieu,  aux  dames  et  au  faisaot, 
que'  s'il  plaist,  à  mou  très  redoubté  seigneur  et  puis- 
sant prince,  monseigneur  te  duc  de  Boui^oingne,  de 
aler  contre  le  Grant  Turcq  ou  autre  part  sur  les  Sar- 
razins,  et  moy  faire  icellui  houneur  que  je  voise*  en 
son  service,  je  le  serviray  de  mon  corps  tant  que  ma 
vie  durera,  et  qu'il  lui  plaira  moy  commettre.  Item, 
et  se  Sun  plaisir  est  que  je  ne  alasse  en  son  service,  je 
veue  à  Uieu,  comme  dessus,  que  dedens  demy  an 
prochain  venant,  ne«ejourneray  en  ville  quinze  jours 
passez,  jusques  à  tant  que  corps  à  corps  j'aye  com- 
battu ung  Sarrazin  d'icellui  Turcq,  ou  d'autres  lieux, 
où  je  porray  premier  trouver  tenant  sa  loy,  ou  en 
leur  terre,  se  autre  part  ilz  ne  veullent  choisir  nul 
juge,  en  l'onneur  de  Nostre-Dame;  de  quoy,  pour 
l'onneur  d'icelle,  ne  coucheray  en  lit  jamais  le  sab- 
medi,  jusques  j'aye  fett  et  acomply'.  Fait  le  xvn' jour 
de  février  mil  cocc  uu.  » 

C'est  le  veu  du  comte  de  Charolois. 

«  Je  veue  à  Dieu,  mon  créateur  et  à  sa  glorieuse 
mère,  aux  dames  et  au  faisant,  que  se  mon  très  re- 

i .  Ms.  Baluze  :  *  Monseigneur  de  Pons  voa  qne  s'il  ploisoît  à  owd- 
dit  seigneur  le  duo  qu'il  allait  audit  voi^e  en  son  service ,  >  etc. 
Tout  le  vœu  est  dans  cette  forme  et  en  abrégé. 

S.  Que  j'aille. 

3.  Ms.  Baluze  :  ■  Il  ne  coucberoil  en  lit  jamais  jusquei  à  ce 
qu'il  eust  fait  et  acomply  son  veu.  ■ 


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[14S4  D.  s.]         DE  HATHIED  ITESCOUCHY.  1Q7 

doubtë  seigneur  et  père  va  en  saint  Toyage,  ainsy 
qu'il  l'emprend  et  le  désire  d'acomplir,  et  se  c'est  son 
pkùùr  que  je  y  voise  aveuc  lui,  que  je  yray,  et  le 
serviiay  au  mieulz  que  je  porray  ue  saray  faire.  » 

Cest  ie  v€u  du  comte  d  Estampes. 

«  Je  vene  à  Dieu^  mon  créateur,  à  sa  glorieuse 
mère  premièrement,  en  apprez,  aux  dames  et  au 
faisant,  que,  se  le  plaisir  de  mon  très  redoubté  sei- 
gneur et  oncle  est  que  je  voise  en  sa  compaingnie  ou 
saint  voyage  de  la  deffence  de  la  Foy  crestienne,  et 
résister  à  la  dampnable  emprinse  du  Grant  Turcq  et 
des  infidetles,  je  l'acompliray  et  acompaigueray,  et 
serviray  de  ma  puissance;  et,  durant  ledit  siùnt 
voyage,  se  je  pnis  conguoistre  ou  savoir  qu'il  y  ait 
aucuns  grans  princes  ou  seigneurs  de  la  compaingnie 
dudît  Grant  Turcq  et  tenant  sa  loy,  qui  ait  volent^  de 
avoir  afaîre  a  moy  corps  à  corps,  deux  à  deux,  trois  à 
trois,  mi  k  nn,  cinq  à  cinq,  je,  pour  la  saincte  Foy 
crestienne,  le  combatteray,  à  l'ayde  de  Dieu  tout 
puissant  et  de  sa  très  douce  mère,  tesquetz  je  appelle 
toujours  en  mon  ayde,  par  la  manière  que  dessus.  » 

C'est  le  veu  de  monseigneur  Âlofde  C&ves'. 

a  Mon  veu  est  tel  :  Je  veue  à  Dieu  mou  créateur,  à 
sa  glorieuse  mère,  aux  dames  et  au  faisant,  se  mon 
très  hault,  très  redoubté  seigneur  et  oncle,  monsei- 
gneur de  Bourgoingne,  va  en  ce  saint  voyage,  et  se 
son  plaiûr  est,  je  suis  prest  de  aler  avec  eulx  tout 

1 .  Ce  T«u  n'est  pu  reproduit  textuellement  dans  le  Hs.  Baiuze. 


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168  "     '  CHftOinQUE  []bS4  n.  s.] 

partout  où  son.  plaisir  sera;  et,  se  tant  est  que  mondît 
seigueur  ne  puist  aler  oudit  saint  voyage,  et  qui  lui 
plaise  de  moy  faire  cel  honneur  de  moy  envoier  oudit 
saint  vidage,  je  m'offre  de  le  servir  de  mon  corps 
et  de  ma  chevance,  tant  et  sy  avant  qui  me  sera  pos- 
nUe.  s 

Cest  le  veu  de  messire  Jehan  de  CoinAres^. 

a  Je  veue  à  Dieu,  à  Nostre-Dame  et  au  faisant  que 
se  mon  très  redoublé  seigneur  va  en  ce  siûnt  voyage 
présent,  que  je  yray  aveuc  luy  et  leservirayau  mieulx 
et  plus  leaumeot  que  je  porray  et  ou  cas  que  les  af- 
faires de  mondit  très  redoubté  seigneur  seroient  telles 
qu'il  n'y  peut  aler  et  lui  plait  ordonner  sur  ce  fait 
aucune  chose  pour  le  service  de  Dieu  et  le  sien,  je 
m'y  emploieray  du  tout  à  mon  pooir  et  se  Dieu  me 
.  donne  autre  puissance  que  je  n'ay  à  présent,  je  em- 
ploieray mon  corps  et  ma  chevance  pour  le  service 
de  Dieu  et  pour  la  soubstenance  de  la  Foy  cres* 
tienne.  » 

Cest  le  veu  du  seigneur  de  Fiesnes,  frère  au  comte 
de  Satnt-Pol\ 

«  Je  veue  à  IKeu  mon  créateur,  à  Nostre-Dame, 
aux  dames  et  au  faisant,  que  de  la  commission  et 
chai^  de  guerre  que  monseigneur  le  duc  de  Bour- 

goiogne  me  baillera  en-ce  très  saint  voyagé,  je  me 
acquicteray  sy  bien  et  leaument  à  mon  pooir,  que  nul 

i.  Manque  dans  la  Harch«,  Indiqué  senlement  dans  le  Us. 
Baluw. 

i.  Manque  dans  la  Haix^e. 


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IiU;4a.  9.]        DS  KUTHIEC  lyESCOUCOT.     ■  189 

ne  porra  dice  à  la  vérité»  que  j'aye  espai^ié  mon 
corps  et  ma  chevance.  » 

Cett  le  vat  de  messire  Anthoine,  èastard  de  Bouf- 
goingne*. 

«  Je,  Anthoine,  bastard  de^Bourgoingne,  veue  à 
Dieu  mon  créateur,  aux  dames  et  au  taisant,  que  se 
mon  très  redoublé  seigneur  va  ea  ce  saint  voyage, 
que  je  yray  aveuc  lui,  et  le  serviray  de  mon  corps  et 
de  ma  cbevance;  et  ou  cas  qu'il  n'y  voise,  et  lui 
plaist  de  moy  y  envoier,  et  à  moy  riens  commander 
sur  ce,  en  quelque  manière  que  ce  soit,  sur  ce  je  me  y 
emploieray  de  tout  mon  pooir,  comme  tenus  y  suis, 
et  que,  dès  le  jour  que  je  partiray,  de  prendre  une  ' 
emprinse,  laquelle  je  porteray  tout  le  voiage  durant, 
pour  combattre  ung  Turcq,  en  quelque  manière  qui 
me  Torra  requérir,  et  ce  faire  savoir  en  l'ostel  dudit 
Turcq.  » 

Cest  le  veu  du  comte  de  Heurnes,  extrait  d'ailemant 
en  frtuwhois*. 

«  Je  veue  à  tMeu,  aux  dameset  au  faisant,  que, 
jassoit  ce  que  je  tiengne  la  comté  de  Hermès  de  trois 
seigneurs,  assavoir  de  l'empereur,  monseigneur  de 
Jelre*,  et  de  monseigneur  de  Liège,  et  aveuc  ce  plu- 
seurs  autres  seigneuries  du  Royalme  de  France,  touttes 
Toyes  se  mon  très  redoublé  se^neur,  monseigneur  le 
duc  de  Boui^ingne,  va  mesmes  sur  les  Turquois  et 

i.  Ne  se  tronTe  pas  lextuellemeiu  dans  le  Hi.  Balme. 
t.  Manque  dans  fat  Uarcbe. 
3.  Gneldres. 


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170  CHaONlQUE  |;i4S4  n.  s.] 

inBdellea  de  la  Foy,  je  yray  avec  lui  en  personne;  et 
l'ayme  mieux  à  servir  que  ceulx  de  qui  je  tiengz  mes 
terres  dont  je  porte  le  nom.  « 

Cest  le  veu  du  comte  de  Boucamp'. 

M  Je  (aïs  veu  à  Dieif,  aux  dames  et  au  faisant,  que 
ou  cas  que  mon  très  redoubté  seigneur,  monseigneur 
le  duc  de  Bourgoingne,  entreprenra  le  saint  voiage,  je 
le  servirai  de  mon  corps,  et  emploieray  telle  cbe- 
vance  qu'il  plaira  à  monseigneur  mon  père  me 
donner;  et,  s'il  advenoit  que  les  affairez  de  mon  très 
redoubtè  seigneur  fussent  que  ondit  saint  voiage  ne 
peussent  aler,  et  mon  très  redoublé  seigneur  mon- 
seigneur le  comte  de  Charolois,  ou  mon  très  re- 
doubté  seigneur  monseigneur  le  comte  d'Estampes  y 
alassent,  pareillement  les  serviray  oudit  siùnt  voyage 
de  mon  corps  et  de  ma  chevance,  comme  dessus  est 
dit,  et  aussi  que  tout  ce  que  dessus  est  dit  soit  le  bon 
plaisir  de  mon  très  redoubté  seigneur  monseigneur 
le  duc.  a 

Cest  le  vceu  de  messire  Hue  de  Lannoy*. 

«  Je  veue  à  Dieu  et  à  la  glorieuse  vierge  Marie  sa 
mère,  en  la  présence  de  très  haulte  et  puissante  prin- 
cesse, des  nobles  dames  et  demoisdles  qui  y  sont,  et 
à  ce  disant,  que,  se  le  Roy  ou  mon  très  redoubté 

1.  Manque  duu  la  Marche.  Ne  se  uxmve  pas  textuetlemeot 
dans  le  Ms.  Baluze. 

X.  La  Harche  et  le  Hs.  Baluze  ajoutent  :  ■  Sognenr  de  Santés, 
chevalier  de  la  ToisoQ  d'or.  >  Ce  voeu  n'est  pas  r^roduit  textiwl- 
lemeni  dans  le  Hs.  Baluze. 


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[1454D.  s.]         DE  HATHIED  D'ESCOUCHT.  171 

seigneur  monseigneur  le  duc  de  Bourgoingne  entre- 
prennent  la  croisie  pour  résister  à  puissance  à  ren- 
contre de  l'empereur  des  Turcqs,  ennemy  de  la  saincte 
Foy  crestienne,  que  je  les  y  acompaigneray  et  ser^ray 
en  ma  [tersonne  l'espace  de  ung  an  ;  et  se,  à  l'ocasion 
de  ma  viellesse  et  foiblesse  de  mon  corps  je  n'y  pooie 
aler,  sy  envoiera-je  pour  acquérir  les  pardons  et  sa- 
tistTaire  aux  péchiez  et  aux  faultes  que  j'ay  par  cy  de- 
vant coounis,  et  moy  acquicttier  de  l'obligacion  de  la 
Foy  de  Jbesua-Crist,  à  cause  du  saint  baptesme,  deux 
hommes  d'armes  et  deux  archierssouûsammeDt  mon- 
tez et  armez,  lesquelz  je  paieray  et  sauldoiray  par 
l'espace  de  ung  an  à  mes  despens.  » 

Cest  le  veu  de  messire  jénthoine  de  Croj^,  comte  de 
Porcien,  premier  chambellan  du  duc  Phelippe  de 
Bourgoing^^  chevallier  de  tordre  de  ta  Thoizon- 
d'Or'.     W 

H  Je,  Antboine  de  Croy,  comte  de  Porcien,  {««mier 
chambellan  de  monseigneur  le  duc  de  Bourgoingne, 
considérant  le  veu  que  a  Tait  ipon  très  redoubté  sei- 
gneur monseigneur  le  duc  de  Bourgoingne  et  de  Bra- 
bant,  et  en  ensievant  icellui,  veue  à  Dieu  mon  créateur, 
aux  dames  et  au  faisant,  que,  ou  cas  que  moudit  sei- 
gneur le  duc  de  Bourgoingne  enlretiengne  son  voyage 
et  armée,  que,  soubz  les  condicious  contenues  en  son- 

1,  Une  partie  des  dénominatioDS  qui  précèdent  les  vieux  ne 
9e  trouvent  que  dans  le  Hs  Sori>onne.  Je  mets  entM  crochets  ces 
additions  qm,  le  plus  souveitt,  se  trouvent  aussi  dans  les  autres 
voyons.  Ce  vœu  n'est  pas.  reproduit  textudlement  dans  le  Hs. 
Balnze. 


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172  CHROmQUE  [lI.S4n.s.] 

dit  Teu,  il  advoue  faire  sur  les  SarraÛDsetmestreans, 
par  ainsy  que  soit  son  plaisir,  que  je  yray  avec  lui  et 
eo  sa  compaingDÎe,  et  le  serviray  pour  l'onueur  de 
Dieu,  oudit  saint  voyage,  de  moD  corps  et  à  mes  des- 
pens  ung  an  entier,  sans  pour  ce  prenre  de  lui  ou 
d'autre  prince  crestien  quelques  gaiges  ou  bien  5ds; 
et  obeiray  à  lui  ou  à  cellui  qui  lui  plaira  ordonner  ou 
constituer  son  lieutenant  en  ceste  partie,  et  en  tout 
ce  qui  lui  plaira  moy  enjoindre  et  commander,  en  re- 
nonchant  à  touttes  vaines  gloires,  orgueil  et  autres 
choses  mondainnes  qui,  en  aucune'manière,  porroient 
empeschier  ou  retarder  ce  que  dessus  est  dit,  et  ge- 
nentUement  à  touttes  aultres  choses  qui  me  porroient 
empeschier,  excepté  mort,  prison  ou  maltadie ,  ou 
aultre  empeschement  raisonnable,  et  tdz  que  à  mon- 
dit  seigneur  le  duc  et  autres  princes  sambleroit  estre 
dignes  de  excuzadon,  et  tellement  oue  ce  sera  au 
plaisir  de  Nostre-Seîgueur,  à  la  salvacivde  son  ame, 
et  à  mon  honoeur.  Tesmoing  ceste  cedulie  signée  de 
ma  main,  le  xtO*  jour  de  février  mil  cccc  cînq[uante 
trois.  M 

Cest  le  veu  de  messire  Pierre  de  Boisfrefnont^  sei^ieur 
de  Chamy,  \de  Motient,  de  Monlfortf  chevallier  de  . 
tordre  de  la  Tkoizon-dOr  '.] 

«  Je  veue  aux  dames  et  au  Ëûsant,  que,  se  mon  très 
redoublé  et  souverain  seigneur  monseigneur  le  duc 
entretioit  le  saint  volage  sur  les  inBdelles,  je  le  servi- 


I.  HaiH|iM  dans  la  Hardie.  N'est  pas  textuellement  dans  le 
Mb.  Balaie. 


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[14S4n.  9.]        DE  UATHIEU  D'ESÛOUCHT.  173 

ray  de  mon  corps  et  de  biens,  ou  cas  touttesTois  que 
je  n'aray  maladie  ou  leale  ensoigne  de  mou  corps; 
Duquel  cas  je  y  envoieray  Tiii  ou  x  gentilzhommes'  à 
mes  despeus,  paiez  pour  uug  an.  » 

Cest  le  vea  de  messire  Alofde  la  Marque,  extrait 
en  franchois*. 

«  Je  veue  aux  dames  et  au  faisant,  et  desjà  je  me 
submès  en  l'ordonnance  et  voulenté  de  mon  très  re- 
doublé seigneur  monseigneur  te  duc  de  Bourgoingae, 
pour  faire  en  ce  que  dessus  est  dit,  selon  ma  faculté, 
tout  ce  qu'il  plûra  à  mondit  seigneur  le  duc  moy  com- 
.  mander.  » 

Cest  le  veu  de  messire  Jehan  de  Croy,  cfœvallier,  sei- 
gneur de  Cfùmajr,  bailli  de  Henault,  \chevaUier  de 
tordre  de  la  Thoizon-d Or*]. 

«  Et  je,  Jehan  de  Croy,  seigneur  de  Chimay  etgrant 
bailli  de  Henault,  chevallier  de  l'ordre  de  laThoizon-_ 
d'Or,  fais  au  tel  et  samblable  veu  à  Dieu  mon  créateur, 
à  sa  glorieuse  mère,  aux  dames  et  au  faisant,  que  a 
fait  monseigneur  mon  frère  et  que  tel  que  cy  dessus 
est  contenu;  et  ou  cas  que  par  maladie  ou  autre  enh- 
peschement  que  fut  si  apparant  que  chascun  le  con- 
gnut  n'y  peusse  aler,  que  je  y  envoieray  vm  gentilz- 
hommes de  nom  et  d'armes  à  mes  despens,  et  paiez 
pour  ung  an  entier  pour  servir  à  l'onneur  de  Dieu, 
mondit  seigneur  et  prince,  soubz  et  par  la  manière 

1 .  N'est  pas  textuellement  dans  le  Hs.  Baltue. 
3.  Héme  observation. 


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17b  CHRONIQUE  [14Et4  d.  s.] 

dessus  dicte.  Tesmoiog  mon  seing  cy  mis  le  jour  et  an 
dessusdis.  » 

C'est  le  veu  de  monseigneur  (fe  Crequi,  chevallier 
de  tordre  de  la  Tfioizon-d'Or'. 

«  ]'ay  oy  et  enlendu  la  pitoiable  complainte  de 
nostre  mère  Sainte-Eglise,  dont  mon  cœur  a  receu 
amère  et  dolereuse  desplaisance;  mais  quant  j'ay  yea 
le  liault  et  saint  veu  de  mon  très-redoubté  seigneur, 
ceste  doleur  s'est  ainsy  comme  passée  et  adoucie,  pour 
le  grant  espoir  que  j'ay  que  aucun  bon  et  saiot  fruit 
s'en  enstevra.  Et  combien  que  chose  que  faire  puisse 
porroit  peu  pourfiter  et  valoir  à  la  response'  de  la 
grant  dezolacion  d'icelle,  pour  ce  que,  aveuc  les  grans 
princes  de  crestientë,  raison  est  que  elle  soit  servie  et 
secourue  à  sa  neccessité  des  moyens  et  des  petis,  je 
Teue  aux  dames  et  au  faisant  que,  raoiennant  la  grâce 
de  nostre  benoit  créateur,  de  sa  benoitte  mère,  ou  cas 
que  les  besoingnes  et  afaires  de  mon  très-redoubté 
seigneur  porront  soufïnr  qu'il  emprengne  ledit  saint 
voyage  dont  en  son  veu  est  faicte  mencion,  et  il  lui 
plaisl  de  moy  recevoir  en  sa  compaingnîe,  je  me  me- 
teray  en  son  service  et  à  mes  despens,  en  tel  estât  et 
compaiguie  de  gentilz  hommes  ou  autres  que  bonne- 
ment faire  porray,  selon  les  biens  que  Dieu  m'a  donné; 
et  me  y  emploieray  en  tel  fachon  de  mon  pooir  que 
j'espoir  que  Dieu  et  le  monde  seront  de  moy  contens, 
pourveu  touttesfois  que  lors  ne  seroie  empeschié  de 


i .  Trés-abrégé  dans  le  Ms.  Baliu 
2.  La  Marche  :  ■  Ressource.  ■ 


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[14M  n.  s.]         DE  MATHIEU  D-ESCOUCHT.  J18 

moD  corps.  Et  s'il  advenoit,  que  Dieu  ne  veulte  I  je  y 
envoieiay,  tant  de  gentils  hommes  comme  autres,  en 
sy  grant  ncHubre  que  la  faculté  de  ma  chevance  porra 
porter.  » 

C'est  le  veu  de  messire  Simon  de  Laimn,  [seigneur 
de  Montignjrt'\  chevalier  de  tordre  de  la  Thoison- 
dOrK 

«  Mesure  Simon  de  Lalain  veue  aux  dames  et  au 
faisant,  que,  se  mon  très  redoublé  seigneur  monsei- 
gneur le  duc  de  Bourgoiogue  va  ou  envoie  ou  saint 
voyage  contre  le  Turcq,  il  le  servira,  s'il  lui  plaist,  et 
y  emploiera  son  corps  et  sa  chevance,  fumira  et  acom- 
plira,  à  son  pooir,  touttes  les  chaînes  et  ordonnances,' 
que  oudit  voyage,  par  son  dit  très  redoLd>té  seigneur 
ou  son  commis,  lui  seront  ordonnéez.  » 

Cest  le  veu  de  Jehan  de  Luxembourg,  bastard  de 
Saint-Pol,  seigneur  de  Halèourding ,  [chevallier  de 
tordre  de  la  Thoison-dOr*.  ] 

«  Je  veue  à  Dieu  mon  créateur ,  à  sa  glorieuse  mère, 
aux  dames  et  au  faisant ,  que  se  mon  très  redoublé 
seigneur  prent  la  croisie  et  va  en  ce  saint  voyage,  je 
lui  serviray,  de  mon  corps  et  de  ma  puissance,  tout  le 
mieulx  que  porray;  et  se  monseigneur  avoit  eusoigne 
par  quoy  il  n'y  peut  aler  en  sa  personne,  et  il  y  en- 

1 .  Hanqae  dans  la  Marche.  N'est  pas  textuellement  dans  le  Ma. 
Bdaie. 

1.  Presque  en  entier  dans  le  Hs.  Balaie,  mais  à  la  trobième 
pentHme.  L'omûûon  que  je  relève  d-dessons  se  trouve  également 
dans  le  Ms.  Balnae. 


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170  CHROHIQDE  [KMn.  ».] 

voie  aucun  de  son  sai^  en  son  nom ,  je  le  serviray  et 
obéira;  comme  je  feroie  à  mondit  s«fgneiir,  et  ne  lai- 
ray  que  je  ne  voise  oudit  saint  voyage,  en  la  manière 
que  dit  est ,  se  'mehaing  *  ou  piison  ne  me  destour- 
nent ;  et  ne  m'en  retourneray  que  je  ne  m'y  soie  em- 
ploie ,  ung  an  du  mains ,  se  ce  n'est  pour  aucun  grant 
bien  ou  prouBt  pour  la  crestienté,  et  par  exprez  com- 
mandement et  ordonnance  des  princes  '.  Si  je  puis,  à 
la  bataille  ou  eschelle  à  l'endroit  ou  le  Turcq  soît ,  je 
aborderay  le  jour  à  sa  personne  ;  et  se  Dieu,  par  sa 
grâce ,  me  donne  victoire  et  aux  crestiens ,  et  que  je 
puisse  veoir  que  le  Turcq  parte  de  la  bataille  pour  soy 
sauver,  quelque  chose  qui  me  puist  advenir,  je  ne  le 
lairay  ne  partiray  de  lui,  se  ne  suis  mort,  ou  sy  fort 
navré  que  je  ne  puisse  parfurnir ,  ou  que  mon  che- 
val ne  faille  en  chemin ,  jusques  que  je  l'aye  mort  ou 
prisonnier,  se  avant  que  je  le  tiengne  soit  retrais  en 
(brtresse ,  ou  par  sy  fort  passage  que  on  ne  le  puist 


1.  Bleunre. 

2.  Je  rétablis,  d'après  la  Blarcbe,  ce  qui  suit,  omis  par  Hathiea 
d'Escouchy  :  •  ....  avecques  qni  jeseray;  et  s'il  advient  que  pend- 
daU  le  temps  que  je  seraj  audit  sainct  voyage  il  j  ait  journée  de 

■  bataille,  je  feray  tant ,  au  plaisir  de  Dieu,  que  crestieiu  et  Turcsao- 
n»t  congnoissaoce  de  mon  nom  :  et  me  mettray  en  mon  leal  de- 
voir, uns  penser  toutetfras  ne  aller  hors  l'ordonnanoe  faîcte  et 
commandée  par  les  princes,  se  je  tais,  ■  etc. 


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[1454  n.  s.]         DE  MATHIEU  ffESCOUCHY.  177 

Cest  le  veu  de  Jehan,  seigneur  (fAuxi,  [  conseitUer 
et  chambellan  au  duc  de  Bourgoingne,  eï]  premier  ' 
Chambellan  (bi  comte  de  Charolois,  [chevalier  de 
r ordre  de  la  Thoizon-d'Or*.  ] 

0  Je  veue  aux  dames  et  au  faisant,  que,  se  mon  très 
redoubté  seigoeur  monseigoeur  le  duc  de  Bour- 
goingne  va  en  sa  personne  en  ce  saint  voyage  contre 
les  Turcqs,  que  se  son  plaisir  est  que  je  y  voise  en  sa 
compaingnie ,  je  le  serviray  de  mon  corps  et  de  ma 
chevance,  ou  cas  que  je  n'aye  ensoinne  de  corps  ou 
de  malladie  ;  et  ou  cas  que  mallade  seroie  en  tel  estât 
que  je  n'y  puisse  aller ,  je  y  envoîeray  six  gentilz  hom- 
mes, paiez  à  mes  despens,  pourungan.B 

(y est  le  veu  du  seigneur  de  Lannoy,  [conseiller  et 
charnbellan  du  duc  de  Bourgoingne,]  gouverneur  de 
Hollande,  de  Zellande  et  Frise,  et  chastelain  de 
Thotmehon ,  [  chevallier  de  tordre  de  la  Thoizon- 
dOr'\  ] 

a  Je  veue  à  Dieu  mon  créateur  et  à  la  benoîte 
vierge  Marie ,  sa  chière  mère ,  aux  dames  et  au  faisant, 
que  touttes  fois  que  mon  très  redoublé  seigneur  sera 
disposé  de  soy  mettre  à  l'encontre  du  Turcq  et  des 
infidelles,  pour  la  delTence  de  la  Foy  creslienne,  je  le 
serviray  en  ce  saint  voyage  de  mon  corps  et  de  ma 
puissance ,  s'il  lui  plaist ,  au  mieux  que  faire  le  porray, 
ht  l'ayde  de  Nostre-Seigneur,  et  à  mes  despens  pour 

1.  Manque  ilans  la  Marche.  —A  la  troisième  personne  dans  le 
Hs.  Baliue. 

î.  Hémeat^MervatioDs. 


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178  CHRONIQUE  [14S4ii.s.] 

l'année',  se  l'armée  se  entretient  autant.  Et  se  les  af- 
faires de  mondit  seigneur  sont  telz  qu'il  n'y  putst  aler 
en  sa  personne  sy  hastivement  comme  la  chose  le  por- 
roit  désirer ,  et  son  plaisir  estoit  y  envoier  aucune  ar- 
mée f  premier  je  yray ,  se  c'est  son  bon  plaisir  ;  et  dès 
maintenant  lui  suplie  tant  humblement  comme  je 
puis,  que ,  par  sa  grâce,  lui  plaise  le  moy  accorder. 
Et  se  ainsi  estoit  que  lesdis  affaires  ne  peussent  bonne- 
ment souffrir  y  envoier,  et  il  plaist  au  Roy  y  envoier 
ladicte  armée  pour  conforter  ladicte  crestienté,  je  iray 
en  leur  compaingnie ,  pourveu  que  ce  soit  le  bon  plai- 
sir du  Koy,  et  aussi  de  mon  très  redoubté  seigneur; 
et  sans  avoir  sy  grant  empeschement  de  mon  corps 
ou  de  mes  membres  ,  que  chascun  le  congnoisse  estre 
tel  qu'il  ne  me  soit  possible  de  y  aler.  Escript  à  Lille 
le  xYiii"  jour*  de  février,  l'an  mil  cccc  uu.  [Signé  de 
mon  seing  manuel.  ]  » 

C'esi  le  veu  de  Nicolas  Raullin,  seigneur  J'Aalhune, 
chancellier  du  duc  de  Bourgoingne  ',  * 

a  Pour  ce  que  je,  Nicolas  Raullin,  obstant  mon  an- 
cienneté et  foiblesse,  ne  porroie  bonnement  aler  en 
personne  ou  voyage  que  mon  très  redoubté  seigneur 
monseigneur  le  duc  de  Boui^oingne  entend  faire  pour 
la  defience  de  la  Foy  crestienne,  aïiisy  et  par  la  manière 
que  declairé  est  en  son  veu  sur  ce  fait,  je  veue  à  Dieu 
premièrement,  apprez  aux  dames  et  au  faisant,  que 
en  ce  lieu,  je  envoieray  aveuc  mondit  sdgneur  çt  en 

1.  Ma.  Baluze  :<  Pour  deux  SDS.  > 
t.  Ms.  Sorbonne  :  «  Di\-septiesine.  ° 
3.  Texttiel  dans  le  Ms.  Baluzi^. 


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[UW  n.  s.]        De  MATHIEU  D'ESCOUCHT.  -  - 179 

son  service  oudît  saint  voyage  ung  de  mes  enflans, 
acompaingnié  de  vingt-quatre  gentilz  hommes  armez 
et  moDlezfioufisamment,  et  lui  eutreteorsy  à  mes  des- 
peos  tant  et  sy  longuement  comme  il  y  sera.  » 

Cest  le  veu  du  seigneur  de  Ungne  en  HajTinauit'. 

«  Je  veue  aux  dames  et  au  faisajjt,  en  brief  lan- 
gaige,  que  je  seray  obéissant  à  mon  très  redoublé 
seigneur  et  souverain  prince,  et  comme  son  vray  et 
_  lealsubgect.  » 

C*£St  le  veu  du  seigneur  de  Lalain  et  de  messire  Sanse 
de  Laîmn  frères,  vouant  ensemèle'. 

Le  seigneur  de  Lalain  et  messire  Sanse  de  Lalaing 
n'ont  point  esté  appelez  pour  vouer;  mais  pour  le 
commandement  de  mon  1res  redoublé  seigneur  ac- 
complir, ilz  mettent  leurs  veux  par  escripl,  qui  est  tel  : 
que,  se  leurdit  très  redoublé  et  souverain  seigneur  est 
dispozé  de  aler  ou  saint  voiage ,  et  son  plaisir  est 
qa'ilz  voisent  en  son  service,  moiennant  qu'ilz  aient 
santé  pour  y  aler,  ilz  le  serviront  de  corps  et  de  che- 
vance  à  leur  pooir. 

Le  veu  de  messire  Charles  de  Chalons,  nepveu 
au  prince  dOrenge  '. 

H  Je  veue  à  Dieu  et  à  Nostre-Dame,  aux  dames 
et  au  faisant,  que  s'il  est  ainsy  que  mon  très  redoublé 

1 ,  Manque  dans  la  Marche.  Le  Ms.  Baluze  reprend  la  forme  Aè\k 
lîgaalée.  —  Jean,  seigneur  de  Ligne. 
S.  Hanqae  dam  la  Marche. 
3.  Ibiii. 


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180  CHRONIQUE  [1484  n.  «.] 

seigneur  monseigneur  le  duc  de  Bourgoingne  em- 
prengne  le  saint  voyage,  et  que  son  plaisir  soit  que 
je  y  voise  en  sa  compaîngnie,  que  je  le  serviray 
de  mon  corps,  sans  le  habandonner,  jusques  à  la 
mort  ;  et  ou  cas  qu'il  ara  journée  de  bataille  assignée, 
que  je  metteray  painne  d'eslre  les  premiers  sallans  à 
l'encontre  des  infidelles,  et  de  mon  pooir  tant  feray 
qu'il  en  sera  mémoire.  Et  ou  cas  que  monseigneur 
n'y  alast,  et  son  plaisir  ftit  de  y  envoier  aucuns  de 
messeigneurs  de  non  sanc  et  que  je  y  voise,- je  yray 
et  metteray  painne  de  acompUr  mon  veu.  s 

Le  veu  de  messire  Charles  de  Rocheffhrt,  chamifelan 
du  comte  d" Estampes  '. 

«  Je,  Charles,  seigneur  de  RocheFTort,  fay  veu  à 
Dieu  mon  créateur,  et  à  la  glorieuse  vierge  Marie, 
aux  dames  et  au  faisant,  que  se  mon  très  redoubté 
seigneur  le  duc  va  ou  saint  voyage  sur  tes  infidelles  et 
ennemis  de  nosire  Foy,  se  son  plaisir  est,  que  je  yray 
aveuc  lui,  et  le  acompaingneray,  oudit  saint  voyage,  de 
mon  corps  et  de  ma  puissance.  Et  ou  cas  que  moodit 
seigneur  n'allast  oudit  saint  voyage,  et  mon  très  re- 
doublé seigneur  et  malstre  monseigneur  le  comte 
d'Estampes  y  aloit,  je  yroie  aveuc  lui  samblablement, . 
se  c'est  son  plaisir,  el  le  serviray  de  mon  corps  et  de 
ma  chevance,  pourveu  que  aucun  accident  de  malladie 
ou  enssonne  oe  me  surviengne,  par  quoy  je  ne  peusse 
aler  oudit  saint  voyage  ;  ouquel  cas  je  y  envoieray  si» 
gentilz  liommes  armez  et  habilliez,  et  les  pairay  et 

1.  Très-abrégé  dans  le  Hs.  Btluze. 


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[lbS4n.  ■.]        DE  MATHIEU  D'ESCqUCHY.  181 

souldoïray  pour  ung  an  entier.  Et  se  ainsy  est  que 
monseigneur  le  comte  d'Estampes,  mon  maistre, 
trœuve  des  infidelles  qui  lui  furnïssent  son  veu,  c'est 
assavoir  trois  contre  trois,  qitatre  contre  quatre,  cinq 
contre  cinq,  et  le  plaisir  de  mondit  seigneur  et  maistre 
soit'moy  faire  cest  honneur  que  je  l'acompaingne  en 
ce  cas,  je  seray  volentiers  l'un  de  ceuli  qui  com- 
batteront  aveuc  lui  lesdîs  infidelles,  par  la  manière 
dicte,  et  ainsy  que  mondit  seigneur  et  maistre  l'entend, 
et  de  ce  lui  en  supplie  très  humblement.  » 

Le  veu  âe  messire  Jehan  de  GÂines,  seigneur  de 
Sergues-sur-le-Z0n' ,  premier  chambelan  du  duc 
■  de  Clèves. 

a  ]e  veue  aux  dames  et  au  Taisant,  que  ou  cas  que 
mon  très  redoubté  seigneur  monseigneur  le  duc  de 
Boui^ingne  Toise  en  ce  saint  voyage ,  et  qui  lui 
plaise  qutf  je  le  serve,  je  le  serviray  de  ma  personne 
en  tel  fachon  que  mondit  soigneur  le  me  ordonnera; 
et  se,  par  maladie  ou  '  autrement,  estoie  empeschië 
que.  n'y  peusse  aler,  je  y  envoieray  et  entretendray 
douze  gentilz  compaingnons  creunequîniers,  ung  an 
à  mes  despens.  Escript  et  seigné  de  ma  main  en  la 
ville  de  Lille,  le  xvui*  jour'  de  février  mil  nu"  lui.  » 

1 .  Ms.  Balaze  :  ■  Ji;h«n  de  Ghelines,  seijj-neur  de  Verges.  • 
S.  H».  Sorbonne  :  r  Dis-septiesme.  ■ 


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182  CHRONIQUE  [IbSIin.  s.] 

Le  veu  de  messire  Phelippe  de  Bornes  •,  seigneur  de 
Baussegnies,  de  Houdescoute ,  de  Hère  et  vicomte 
de  Bergues'. 

a  ici  Philippe  de  Homes,  seigneur  de  Baussegnies 
et  de  Houdescote,  de  Hère,  et  vicomte  de  Bergues, 
veue  à  Dieu  mon  créateur  età  la  benoîte  vierge  Marie, 
sa  mère,  aux  dames  et  au  faisant,  que,  par  ainsy  que 
mon  très  redoubtë  seigneur  et  prince  entretiengne 
son  voyage,  qu'il  advoué  de  faire  sur  les  Turcqs  et 
mescreans,  que  je  yray  en  sa  compaîngnie,  par  ainsy 
que  ce  soit  son  plaisir,  et  le  serviray,  pour  l'onneur 
de  Dieu,  de  mon  corps,  à  mes  despens,  ung  an  entier. 
Et  ou  cas  que  j'eusse  empeschement  de  malladie  ou 
autre,  qui  fust  apparant  et  évident  à  mon  très  redoublé 
seigneur  et  prince  ou  autres  princes  crestiens ,  estre 
dignes  ou  soulTisans  pour  excusacîon,  que  je  envoie- 
ray,  comme  dessus,  ung chevaliernoble homme,  mon 
parent,  acompainguié  de  trois  gentilz  hommes  à  mes 
despens,  paiez  pour  ung  an.  Tesmoing  mon  saing 
manuel  cy  mis,  le  xvu'  jour  de  février  l'an  mil  cccc 
cinquante  trois.  » 

Le  veu  de  messire  Lojrs  de  la  FiesviUe^  seigneur  de 
SainSy  cappitainne  de  Gravelines  et  de  Bourbourg*. 

K  Je  Veue  à  Dieu,  à  la  benoîte  vierge  Marie  sa 
douche  mère,  aux  dames  et  au  Taisant,  que  se  le 
plaisir  de  mon  très  redoubté  seigneur  monseigneur 

1 .  Hanqoe  daos  la  Marche.  Abrégé  dans  te  Hs.  Baluse. 

2.  Manque  dans  la  Marche. 


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[14S4n.  3.]         DE  MATHIEU  D'ESCQUCHY.  183 

le  duc  de  Boui^oingne  est  de  moy  faire  si  haulte 
honneur  que  de  moj  prenre  en  sa  compaiagnie,  pour 
le  servir  en  ce  noble  saint  voyage,  lequel,  au  plaisir 
de  Nostre-Seigneur,  il  a  emprins  à  faire  sur  les  Turcii 
et  infîdelles  de  la  Foy  orestienne,  que  le  serviray  de 
mon  corps  et  de  ma  chevance,  acompaiognié  d'un 
noble  chevalier,  d'un  gentil  homme  et  de  trois  ar- 
chiers,  tant  qu'il  sera  oudit  saint  voyage,  et  jusques  à 
son  retour  en  ses  pais,  oioiennant  son  bon  plaisir,  et 
en  tout  tel  estât  et  manière  que,,  de  sa  grâce,  il  lui 
plaira  moy  ordonner  et  commander.  » 

l£  veu  du  seigneur  de  Commmes'. 

«  Je,  Jehan  de  Commines,  veue  à  Dieu,  à  la  benoite 
vierge  Marie,  aux  dames  et  au  faisant,  que  se  mon 
très  redouhté  seigneur  monseigneur  le  duc  va  en 
ce  saint  voiage  qu'il  a  inteocion  de  faire  pour  résister 
aux  entreprinses  du  Grant  Turc  et  des  mescreans,  je  le 
serviray  par  tout  où  bon  lui  samblera,  soit  par  mer 
ou  par  terre,  de  mon  corps  et  à  mes  despens;  et  ou 
cas  que  pour  cause  de  malladie  ou  autre  empesche- 
meot  sy  apparant  que  cfaascun  le  congout ,  je  n'y 
peusse  aler,  je  y  envoieray  trois*  gentilz  hommes 
de  nom  et  d'armes,  à  mes  despens  et  frais,  lesquetz 
''je  patray  tant  et  sy  longuement  que  l'armée  de  mondit 
seigneur  se  entretendra  par  delà,  pourveu  que  ce  soit 
le  bon  plaisir  de  mondit  très  redoublé  seigneur.  » 

I.  Abrégé  dans  le  Hs.  Baluze. 

t.  La  Marche  m  Ms.  Baluze  :  •  Quaire.  ■ 


DigiNzecbvGoOt^le 


184  COROmQtJE  [IbUn.  3.] 

-  Le  feu  de  mess  ire  Anthoine  de  Criewecœur*. 

M  Je,  Awhoinfe,  seigneur  de  Crievécœur,  veue  à 
Dieu  mon  créateur,  aux  dames  et  ai)  faisant,  que  se 
c'est  le  bon  plaisir  de  mon  très  redoublé  seigneur 
monseigneur  le  duc  de  Bourgoingné,  je  le  serviray  en 
son  voya^  et  armée  de  Turquie,  ou  cas  qu'il  y  voit, 
ou  monseigneur  son  filz,  de  mon  corps  et  clievance, 
uDg  an  entier,  et  plus  se  mestier  est,  à  mes  despens  ; 
et  obeiray  à  tous  ses  commandemens  et  ordonnances, 
en  quelque  manière  que  ce  soit  ;  et,  au  plaisir  de 
"Dieu,  je  me  y  emptoieray  Jtellement  que  mon  hon- 
neur et  grâce  y  seront  gardez.  Et  se,  par  fortune  de 
maladie  ou  autre  grant  empeschement  raisonnable, 
je  n'y  pooye  aler,  je  envoïeray  ung  chevalier  el  ung 
gentil  homme  à  mes  despens,  paiez  pour  ung  an.  n 

Le  feu  de   messire  Jehan  de  Bos*,  seigneur 
de  Honnelzin*. 

u  Je  veue  à  Dieu,  à  Nostre-Dame,  aux  dames  et 
au  faisant,  que  s'il  est  ainsy  que  mon  très  redoubté 
seigneur  monseigneur  le  duc  de  Boui^ingne  enlre- 
prengne  et  aille  ou  saint  voyage,  qui  est  eropris  et 
ordonné  pour  la  deffense  de  la  Foy  crestienne,  et  que, 
son  bon  plaisir  est  que  je  y  voise  en  sa  compaingnie, 
je  le  serviray  de  mon  corps  et  de  ma  chevance,  et  me 

1.  Manqae  dans  la  Marche.  Abrégé  dans  le  Ms.  Balaie. 

S.  La  Marche  :  *  Jehan  du  Bois.  ■ 

3.  Ms.  Sorbanne  :  i  HennequiQ.  i  Ms.  Baluse  :  ■  Jehap,  sei- 
gneur du  Boc  et  d'Avequia.  ■  —  Jean  du  Bos,  Seigneur  de  Hon- 
ndtin. 


D.(.-:sdtvG00gIC 


[IbMn.  s.]         DE  MATHIEU  D'ESCOUCHt.  18S 

y  habandonneray  tant  qu'il  y  sera  et  que  la  vie  me 
dura;  et  dès  le  jour  que  me  partiray,  ne  men- 
geray  poiut  de  chose  qui  ait  receu  mort  le  \eu- 
dredi  ',  jusques  à  ce  que  me  seray  trouvé  combatant 
main  à  maiu  à  nug  ou  à  pluseurs  ennemis  de  la 
saincte  Foy.  yte/n^et  semondit  ifès  redoublé  seigneur 
a  bataille  au  Grant  Turcq  et  la  banièrt  de  mondïf 
très  redoubté  seigneur  et  celles  de  ses  adversaire^  y 
soient  desploiées,  et  qQe  je  soie  en  ma  France  liberté 
sans  estre  mehaingniez*,  je  m'aborderay  à  la  banière 
d'icellui  Grant  Turcq,  si  je  la  puis  ouUedient  cong- 
Doistre  et  la  trebucheray  par  terre  ou  je  qsorray;  et 
ou  cas  que  les  affaires  de  mondit  très  redoubté  sei- 
gneur ne  peusseut  porter  d»  y  aier  en  personne,  et 
y  commettre  monseigneur  son  Olz  ou  monseigneur 
d'Eslampes,je  les  serviray  en  toutte  obéissance,  comme 
à  la  personne  de  mondit  très  redoubté  seigneur.  Et 
s'il  advient  que  monseigneurd'Estampes  entreprengne  , 
bataille  à  aucun  prince acompaingoié  de  certain  nombre 
de  nobles  hommes,  et  il  lui  plait  de  sa  grâce  moy  faire 
cesl  honneurque  je  en  soye  l'un,  je  m'yemploieray  tel-  , 
lement  que,  au  plaisir  de  Dieu,  de  Nostre-Dame  et  de  . 
monseigneur  Saint-Geoi^e,  je  lui  feray  honneur,  aux  • 
quelz  je  prie  qu'ilz  me  donnent  la  grâce,  u 

l.-Sodefroy,  la  Marche  et  Ms.  Baluze  :  <  Ne  meogeray  pas 
vendredi  chose  qui  ait  receu  mort*. . .  ■ 
2.  Blessé. 


byGoOgl 


• 


186  CHRORIQUE  [14S4  d.  s.] 

Les  veux  de   messire  Pierre  de  Boussu  et  messire 
Phelippe  de  Lalain,  voans  ensamble. 

a  Monseigneur  de  Boussu'  et  tnessire  Phelippe  de 
LalaÏDg  veuent  à  Dieu,  à  Nostre-Danie,  aux  daines  et 
au  faisant,  que  se  mon  très  redoubté  seigneur  mon- 
seigneur le  duc  de  Bourgoingne  va  en  Turquie  sur 
les  infidelles,  les  dessusdis  le  serviront  bien  et  loyau  • 
ment,  se  le  plaisir  de  mondît  seigneur  est  qu'ilz  y 
'voisent  ;  etdu  jour  qu'ilz  partiront,  porteront  emprinse 
pour  combattre  deux  inBdelles;  et  se  le  tiers  yvenoit, 
ilz  emprendront  telle  adveoture  que  Dieu  et  ^ost^e- 
Dame  leur  voiront  envoler.  » 

Le  veu  de  messire  Tbiebaut.  de  Rougemont  *. 

V  Je  veue  aux  dames  et  au  faisant ,  se  mon  très 
'  redoubt^  seigneur  monseigneur  le  duc  de  Bourgoin- 
gne va  en  ce  saint  voiage  à  l'encontre  des  mescreans 
et  iniidelles,  je  yray  aveuc  lui,  se  c'est  son  plaisir; 
et  au  surplus,  feray  tout  ce  qui  lui  plaira  moy  com- 
mander, de  tout  mon  pooir  et  de  bon  cœur,  au  plaisir 
de  Dieu  et  dç  sa  glorieuse  mère,  à  qui  je  recomoiande 
mon  corps,  mon  ame  et  tous  mes  affaires.  » 

1 .  Kerre  de  Hennin,  seigneur  de  Bonssa. 

2,  Manque  dans  U  Marche.  Abrégé  dans  le  Hs.  Baluze,  ainsi 
que  tons  ceux  pour  lesquels  je  ne  meUrai  pas  d'indication  con- 
traire. 


byGoogIc 


[i4Sbn.  s.]        DE  BUTHIE2J  D'ESCOUCHT.  187 

Jjes  veux  de  messire  Josse  de  Haltoin  et  de  messire 
Gaules  du  Fossé,  voans  ensamble* . 

K  Le  ivii'  jour  de  février  anno  uu,  mesàre  Josse 
de  HalwÎD,  seigneur  de  Preoues,  eo  le  ville  de  liUe, 
en  la  court  et  salle  de  monseigneur  le  duc,  euiprez 
r^ise  SaÏDt-Pierre,  en  la  présence  de  monseigneur 
le  duc,  voaos  à  Dieu,  à  la  glorieuse  Viei^e,  aux  dames 
et  au  faisant,  que  se  mondit  seigneur  personnellement 
entreprent  le  voyage  à  rencontre  des  Tnrcqs  et  mes- 
creans  et  y  alast,  ledit  monseigneur  Josse  le  serviroit 
de  son  corps  et  de  sa  chevance;  et  ou  cas  que  mondit 
seigneur  n'y  voit  en  personne,  mais  y  envoie  mon* 
seigneur  de  Charrolois  ou  monseignem*  d'Estampes, 
encores  serviront-il  icellui  d'eux  de  corps  et  de  che- 
vance.  Et  pour  ce  que  mondit  seigneur  d'Esiampes 
en  son  veu  veue  que  se,  personne  à  personne,  deux 
contre  deux,  trois  contre  trois,  quatre  contre  quatre, 
cinq  contre  cinq,  lesdis  Turcqs  volsbsent  combatre, 
mondit  seigneur  d'Elstampes  les  furnira,  icellui  messire 
Josse  supplie  mondit  seigneur  d'Estampes,  que  son 
plaisir  soit  lui  faire  l'onneur  qu'il  puist  estre  l'un  des 
cinqs  qui  feront  ladicte  emprinse;  et  ou  cas  que  de  ce 
faire  fiit  contens,  vea  leaument  de  l'acomplir-  à  son 
pooir.  » 

C'est  le  veu  de  messire  Loys  de  Gruthuse*. 

a  Gnithuse  veue  à  Dieu,  à  Nostre-Dame,  aux  dames 
et  au  faisant,  que  ou  cas  que  mon  très  redoubla  sei- 

1 .  Manque  dans  la  Marche. 

2.  Ibid. 


byGoogIc 


188  CHftoniQUE  [14t4n.  s.] 

gneur  monseigneur  le  duc  de  Bourgoingiie  einpren- 
goe  de  aler  ou  saint  voyage,  je  le  serviray  de  mon  corps 
et  de  ma  chevance;  et  s'il  lui  plaisl,  de  sa  grâce,  de 
moy  ordonner  et  faire  cest  honneur  de  estre  aveuc 
lui,  je  me  habandonneray  jusques  à  la  mort;  et  pa- 
reillement feray  en  tous  autres  voyages  où  monsei- 
gneur sera.  Et  s'il  advenoit  que  les  affaires  de  piondit 
seigneur  fussent  telz  que  oudit  saint  voyage  ne  peust 
aler,  et  que  mon  très  redoubté  seigneur,  monseigneur 
de  Charolois  ou  monseigneur  d'Estampes  y  allassent, 
pareillement  que  dessus,  le  serviray  oudit  saint  voyage 
au  plaisir  de  Dieu  et  de  Nostre-Dame,  je  feray  ce  que 
dit  est,  ou  cas  que  je  n'aye  maladie  ou  ensonne,  par 
quoy  je  ne  puisse  faire  ledit  veu,  et  que  ce  soit  le  boa 
plaisir  et  congié  de  mondit  très  redoubté  seigneur 
monseigneur  le  duc  de  Bourgoingne.  » 

C'est  le  veu  de  messire  Phelippe  Pot'. 

u  Je  veue  à  Dieu,  à  Nostre-Dame,  aux  dames  et  au 
faisant,  que  s'il  est  ainsy  que  mon  très  redoubté  sei- 
gneur monseigneur  le  duc  de  Bourgoingne  aille  au 
saint  voiage  qui  est  empris  et  ordonné  pour  mainte- 
nir la  foy  et  pour  la  defleoce  de  crestienté ,  que  me 
trouveray  en  sa  compaingnie,  s'il  lui  plaist  de  sa 
graçe,  pour  le  servir  de  toutte  ma  puissance  ottaut 
qu'il  y  demora  et  que  la  vie  me  dura.  Et  dès  le 
premier  jour  que  me  partiray,  je  oe  raetteray  armure 
quelle  que  elle  soit. en  mon  bras  droit j  et  apprez  ce, 
jeneine  serray.à  table  le  jour  de  mardy,  jusques  à  ce 

i .  JHanqucjlaBs  U  Marche, 


:tï'GoogIc 


[145in.  s.]        DE  MàTHIEtJ  D'ESCOUCHY.  189 

que  je  me  seray  trouvé  embesoiiignié  contre  les  enne- 
mis de  la  Foy,  ou  il  y  ait  desconfîture  de  mil  comba- 
tans.  El  se  les  affaires  de  mondit  très  redoublé  sei- 
gneur estoient  sy  grans  qu'il  ny  peust  aler  en  personne, 
et  son  plaisir  soit  de  y  envoier  aucun,  en  moy  faisant 
ccsl  honneur  que  j'en  soye  l'un,  je  me  offre  de  y  aler 
pour  acomplir  tout  ce  qui  lui  plaira  à  moy  comman- 
der, et  aussy  de  faire  ce  que  dessus  est  dit,  se  je  n'ay 
empeschement  sy  grant  que  chascun  doive  bien  cong- 
noistre  que  je  ne  seray  pas  en  estât  de  y  aler.  Et  ce  je  pro. 
mez  à  tenir,  au  plaisir  de  Dieu  et  de  sa  glorieuse  mèrp, 
lesquels  je  appelle  en  mon  ayde  en  touttes  choses,  ii 

Quant'  icellui  duc  ot  oy  ce  veu  du  chevalier  dessus- 
dit, il  commanda  au  Roy  d'armes  de  la  Thoizon-d'Or 
de  escripre  dessoubz  cedit  veu  et  signer  de  sa  maiu, 
ce  qu'il  s'ensieut,  ce  qu'il  fîsl. 

«  Ce  n'est  pas  le  plabir  de  mon  très  redoubté  sei- 
gneur, que  mcssire  Pbelippe  Pot  voise  en  sa  com- 
paingnie  ou  saiot  voiage  qu'il  a  voué,  le  bras  desarmé  ; 
mais  il  est  content  qu'il  voist  aveuc  lui  armé  bien  et 
soufisammeul,'  ainsy  qu'il  appartient.  Tesmoing  mon 
seing  cy  mis  par  le  commandement  de  mondit  très 
redoubté  ceigneur.  » 

C'est  le  veu  de  messire  Claude  de  Thouloii^riy 
seigneur  de  la  Bare  '. 

«  Je  veue  à  Dieu,  à  Nostre-Dame*,  aux  dames  et  au 
faisant  que  je  serviray  mon  très-redoubté  seiga^r 

1.  Ce  qni  suit  est  textaellemeot  dam  le  Ms.  Baluz«. 

2.  Presque  complet  dans  le  Ms.  Bsluie. 

3.  La  Marche  :  ■  Et  à  madame  sainte  Anne.  > 


byGoogIc 


190  CHROmQUE  [US4n.  s.] 

monseigneur  le  duc  de  Bourgoingne  ou  saint  voyage 
qu'il  a  intencion  de  faire  à  Tencontre  du  Turaq  en- 
nemy  de  nostre  Foy,  et  le  serviray  de  corps  tout  le 
temp»  qu'il  y  sera,  et  des  biens  que  Dieu  m'a  preste, 
je  y  emploieray  tout  ce  qui  me  sera  posùble  ;  et  ou 
cas  que  mondit  seigneur  ait  quelque  empeschemeDl, 
par  quoy  il  ne  puist  aler  par  delà,  et  il  y  envoie  aucun 
de  son  sang,  je  le  serviray  et  obeiray  durant  ledit  saint 
voyage  comoie  je  feroie  à  la  personne  de  raoodit  sei- 
gneur; et  oultre  que  je  seray  hors  des  marches  de 
par  deçà,  je  porterai  une  emprinse  pour  foire  armes  à 
pié  ou  à  cheval  contre  d'ung  des  gens  dudit  Ttircq, 
laquelle  je  feray  seignifGer,  se  je  puis,  en  son  ost  ;  et 
tout  par  le  bon  gré  et  licence  de  mondit  seigneur' 
ou  commis  de  par  lui,  je  l'iray  combattre  devant 
ledit  Turcq  moiennant  que  je  y  puisse  avoir  bonne 
seurté.  n 

C'est  le  peu  de  messire  Anthoine  de  Rocheffort*. 

n  Je,  Anthoine  de  Rnchefibrt,  veue  à  Dieu  mou 
créateur,  à  la  benoitte  Vierge  Marie,  aux  dames  et  au 
faisant,  que  se  mon  très-redoubté  et  souverain  sei- 
gneur monseigneur  le  duc  de  Bourgoingne,  monsei- 
gneur le  comte  de  Charolois,  monseigneur  le  comte 
d'Estampes,  voisent  et  entreprengnent  de  aler  ou  saint 
volage  sur  les  inBdelles^  eox.  tous  ensamble,  ou  les 
deux,  ou  l'un  seuUement,  je  yray  aveuc  eulx  à  leur 

1,  Omission  que  je  rétablis  d'après  la  Marche  :  •  ....  lequel  j'en 
sappliray  et  requerray.  Et  si  cclnj  qui  voudra  lever  madicte  em- 
prise ite  nie  vouloit  venir  combattre  devant  mondit  seigneur....  > 

i.  Manque  dans  la  Marche, 


by'GoogIc 


[I4»i  n.  s.]         DE  MATHIEU  D'ESCOUCHY.  191 

bon  plaiùr,  et  les  acompaio^eraj  et  serviray  de  corps 
et  de  biens,  se  toutes  voyes  évident  ensoone  de  ma- 
ladie je  o'avoie,  et  durant  ce  qu'ilz  seront  oudit 
voyf^.  Et  ou  cas  que  nul  des  trois  n'y  alast,  et  leur 
plaiàr  fut  de  y  envoier  gens,  je  yray  à  leur  dit  plaisir, 
et  obeiray  aux  commis  d'eux  comme  se  eulx-meîsnaes 
en  personnes  y  estoient.  Et  si  mondit  seigneur  d'Es- 
tampes, mon  maistre,  me  voloit  de  sa  grâce  faire  cest 
honneur  d'estre  du  nombre  des  cinq  ou  des  quatre 
qu'il  a  intencion  de  fumir,  se  le  cas  y  eschiet,  je  seray 
volenliers  l'un  de  ceulx  dudit  nombre,  et  lui  en  sup- 
plie très-humblement.  Et  se  le  plaisir  de  mondit  sei- 
gneur d'Estampes  n'estque  je  soye  en  sa  compaingnie 
comprins  oudit  nombre,  il  ne  tenra  pas  à  moy  que  je 
ne  ctynbatte  ung  desdis  infidelles,  moy  seul,  soit  par 
lui  en  requérir  ou  autrement,  au  mieux  que  je  porray, 
au  plaisir  de  Dieu  et  de  Nostre-Dame.  Et  pour  ce  que 
mondit  seigneur  ordonna  le  jour  de  hier,  xvn*  jour 
de  février  mil  cccc  un,  que  ung  chascun  qui  averoit 
volonté  de  faire  veu,  j'ai  mis  par  escript  en  ce  bries- 
vet  tonte  m%volenlé  ;  tesraoing  mon  seing  manuel  cy 
mis  le  xvuj*  jour  de  février  oudit  an.  »' 

Cest  le  veu  de  messire  Anthoine  Rautin,  seigneur 
d  Aymeries  '. 

n  Je,  Antboinne  RauUin,  seigneur  d'Âimertes,  veue 
à  Dieu  premièrement,  après  aux  dames  et  au  faisant, 
que  je  yray  requérir  à  monseigneur  mon  père,  que 
aveuc  mon  très-redoubté  seigneur  monseigneur  le  duc 

I .  Tous  l«s  vcBUX  suivants,  jusqu'à  celui  de  CltrestieD  et  Erard 
d«  Digoiiie,  manquent  dans  la  Marche. 


byGoogIc 


1  fiî  CHaONIQXJE  [i  kSk  n.  -s.] 

de  Bourgoingne  et  en  son  service  ou  saint  voyage, 
ênvoier  me  veulle,  atout  (el  nombre  de  gens  qui  lui 
jilaira  à  icelluî  monseigneur  mon  père,  et  queicëulx 
gens  à  moy  il  fumisse  de  paiement;  et  ce  qu'il  plaira  à 
mondit  seigneur  et  père,  je  le  feray  el  acompliray  à 
mon  pooir.  » 

C'est  le  veu  de  messire  Hue  de  Longueval,  seigneur    . 
de  Vaulx. 

«  Je,  Hue  de  Longueval,  seigneur  de  Vaulx,  veue 
aux  dames  et  au  faisant,  que  se  mon  très-redoublé 
seigneur  monseigneur  )e  duc  de  Boui^ingne,  mon- 
seigneur de  Charolois  ou  monseigneur  le  -comte  d'Es- 
tampes, ou  l'un  d'eulx,  entreprengne  de  aler  ou^ saint 
voiage  sur  les  in6delles,  je  yray  aveuc  eulx  ou  l'un 
d'eulx,  se  c'est  le  plaisir  de  mondit  seigneur  le  duc  et 
monseigneur  d'Estampes  mon  maistre,  et  les  y  serviray 
de  toutte  ma  puissance  sy  avant  que  possible  me  sera  ; 
et  dès  que  je  partiray  pour  aler  audit  voyage,  ne  bu— 
veray  de  vin  jusques  à  ce  que  j'aye  tiré  ^  sang  d'uQ 
infidelle  et  ennemy  de  nostre  Foy.  Et  sy  ne  retoumeray 
dudît  voyage  jusques  à  ce  que  je  y  aie  esté  par  l'es- 
pace de  deux  ans  enthiers  posé,  ores  que  la  compain- 
gnie  aveuc  laquelle  je  yray  se  en  retoumast  et  y  eut 
romptures  d'armes,  se  ce  n'estait  toulte^fois  que  du- 
rant iceulx  deux  ans,  et  devant  ce  qu'ilz  fussent  ex- 
pirez, la  vU)e  de  Constantinoble  fut  reconquestée  par 
les  crestiens.  » 


byGoogIc 


[14!Ktl.i.l  DE  MATHIEU  D-ESCOUCHT.  193 

Cest  le  veu  de  messire  Robert,  seigneur 
,  de  Miraumont. 

'  M  Monseigneur  de  Hiraumont  a  voué  et  promis  à 
'Dira,  i  sa  beocite  mère,  au\  dames  et  au  faisant,  que 
sermon  très-redoubté  seigneur  monseigneur  le  duc  de 
Boui^ingne,  va  ou  saint  voyage  contre  les  Turcqs  et 
ÏDfideltes,  et,  ou  cas  que  mondit  seigneur  n'y  voise 
point  et  monseigneur  le  comte  d'Estampes  y  va,  il 
promet  de  y  aler  et  de  soy  y  emploier  le  mieux  qu'il 
porra  selon  sa  puissance,  tellement  que,  au  plaisir  de 
Noslre-Seigneur,  son  honneur  y  sera  gardée,  ou  cas 
que  lealte  eosonne  n'ara.  » 

Cest  le  veu  de  messire  Anthoine  de  Ray,  seigneur 
de  Feneu. 

m  Je  veue  à  Dieu  premièrement,  mon  créateur,  et  à 
la  très-glorieuse  Vierge,  sa  mère,  et  apprez  aux  dames 
et  au  faisant,  que  se  mon  trèa-redoubté  seigneur  mon- 
seigneur le  duc  de  Bourgoingne,  va  en  ce  saint  voyage 
qu'il  a  empris,  que,  se  c'est  de  son  plaisir,  je  yray 
aveuc  lui  et  le  serviray  de  ma  personne  et  de  tout  mon 
leai  pooir,  pourveu  que  je  n'ay  ensoane  de  ma  per- 
sonne, et  que  ce  soit  du  bon  plaisir  et  congié  de  mon- 
seigneur {non  père;  et  se  ainsy  est  que  je  me  treuve 
CD  bataille  contre  ledit  Turcq  et  les  iuHdelles,  je  seray 
à  mon  pooir  des  premiers  effondrant  sur  lesdis  iuG- 
delles;  et,  dès  le  jour  que  je  seray  parti  aveuc  mondit 
très-redoublé  seigneur  pour  aler  oudît  saint  voyage, 
je  ne  serray  à  table  le  samedi,  oe  ne  mengeray  que 
pain  et  eaue  en  l'onneur  de  la  Vierge  Marie,  laquelle 
Il  ■  13 


byGoogIc 


194  CBBOniQUE  [1454  n.  s.} 

je  appelle  en  ayde,  jusques  j'aye  veu  lesdis  mfid^es 
en  bat^Ue  ou  autrement.  » 

6'W/  /e  veu  tie  messire  GiUUamtne  de  l^audres',  seigneur 
de  CoUeron. 

a  Je  veue  aux  dames  et  au  fatsaot  que ,  ou  cas  que 
mon  très  redoubtë  et  souverain  seigneur  yra  ou  saiut 
voyage ,  je  yray  aveuc  oudtt  saint  voyage  et  je  le  ser- 
viray  ung  au  durant  à  mes  despens ,  s'il  lui  plaist  de 
sa  grâce,  le  mieulx  que  je  porray  ne  saray ,  s'il  plaist 
à  Dieu ,  mon  créateur ,  et  sa  douche  mère ,  et  ne  m'en 
partiray  jusques  à  ce  que  lui  en  aye  présenté  ungprins 
de  ma  main.  » 

Cest  le  veu  de  monseigneurde  Contajr*,  maistre-doslel 
de  la  ducesse  de  Bourgoingne. 

H  Je  veue  à  Dieu,  aux  dames  et  au  faisant,  se  mon 
très  redoubté  seigneur  monseigneur  le  duc  de  Bour- 
goingne, entreprentle  saiut  voiage  à  aler  contre  les 
Turcs  et  infîdelles ,  que  je  yray  en  son  service ,  s'il  lui 
plaist ,  et  le  serviray  leaument  à  mon  pooir  et  à  mes 
despens  ottant  que  sondît  voyage  dura,  n 

Cest  le  veu  de  messire  Geffror  de  Thoisy,  sei^ieur 
de  Memeure  '. 

«  Je  veue  que ,  à  mon  pooir ,  je  aeray  des  premiers 
prez  pour  aler  ou  saint  voiage  aveuc  monseigneur, 

1.  Taudrey.  —  S.  Guillaume  le  Jenne. 

3.  Reproduit  iulégralement  dans  le  Hs.  Baluze. 


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[1454  n.  s.]         DE  MAITUEU  D'ESCOUCHY.  19» 

et  des  derreniers  qui  le  habandonoeray ,  sy  non  que  par 
sou  commaDdement  il  me  emploiast  autre  part ,  au- 
quel commaDdeoient  seray  tousjours  obéissant.  » 

Cest  le  veu  de  messire  Jehan  de  Roisinbos ,  seigneur 
de  FourmelleSf  chambelan  du  comte  de  Charohis. 

a  Je  veue  à  Dieu,  mon  créateur,  aux  dames  et  au 
feîsant ,  que  se  mou  très  redoublé  seigneur  et  prince 
mooseigDeur  le  duc  de  Boui^ingne ,  va  en  ce  présent 
voyage ,  et  il  soit  son  bon  plaisir  que  je  y  voise  eu  sa 
compaingnie,  je  yray  de  bon  cœur,  et  le  servii-ay  de 
mou  corps  et  de  ma  chevauce,  en  tout  et  par  tout  là 
où  il  lui  plaira  moy  commander,  soit  par  terre  ou  par 
mer;  et,  au  plaisir  de  Dieu,  mon  benoit  créateur,  et 
de  la  Vierge  très  eicellente ,  je  ne  retuurneray  es  par- 
ties dont  je  suis  nez  tant  comme  je  aray  esté  en  ba- 
taille contre  les  ennemis  de  la  saincte  Eglise  et  de  nostre 
Foy,  et  aussy  pareillement  tant  que  j'aray  esté  contre 
eulx  en  ui^  encontre  ou  bataille  par  mer;  et  serviray 
mondit  très  redoublé  seigneur  et  prince  uog  an  en- 
tbier  à  mesde^DS,  et  plus  avant,  se  je  puis.  » 

Cest  le  veu  de  messire  Bauduin  [  (TOingnies ,  ]  gou- 
vreneur  de  Lille  et  seigneur  dEstrées. 

a  Je  veue  aux  dames  et  au  &isant  que ,  s'il  plaist  à 
Dieu  mon  créateur,  que  se  mon  très  redoultté  sei- 
gneur enlreprent  à  faire  le  voiage  que  de  présent  a 
voué  ,  et  son  plaisir  soit ,  je  le  serviray  de  bon  et  leal 
vouloir  ung  an  à  mes  despens ,  ou  cas  que  je  u'aye 
leale  ensonne  de  mon  corps.  »  ,_ 


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IW  CBBOniQUE  [IkSk  a.  s] 

Cesl  le  veu  de  messtre  Jehan,  seigneur  de  Beauvoir. 

d  Je ,  Jehan ,  seigneur  de  Beauvoir ,  conseiltler  et 
chambellan  de  monseigneur  le  duc  d?  fiourgoingae , 
fais  veti  à  Dieu,  mon  créateur,  aux  dames  et  au  fai- 
sant, que  se  mondit  seigneur  entreprent  d'aler  et 
voise  au  saint  voyage  sur  les  inridélies,  ou  qu'il  y  en- 
voie monseigneur  le  comte  d'Estampes ,  je  iray  aveuc 
eulx,  ou  l'un  d'eulx  oudît  saint  voyage ,  se  leur  plai- 
sir est-,  et  les  acompagneray  et  serviray  de  corps  et 
de  biens  par  l'espace  de  ung  an  à  mes  despens,  en 
tel  estât  qu'il  plaira  à  mondit  seigneur  le  duc  moy  re- 
tenir en  son  hostel.  » 

Cest  le  veu  de  messire  Jehan  de  Hingettes ,  seigneur 
de  Fretin. 

K  Je,  Jehan  de  Hingettes,  seigneur  de  Fretin,  veue  à 
Dieu ,  mon  créateur,  aux  dames  et  au  faisant,  que,  se  c'est 
le  plaisir  de  mon  très  redoublé  seigneur  monseigneur 
le  duc  de  Bourgoingne ,  je  le  serviray  ou  voyage  et  ar- 
mée qu'il  a  volenté  de  faire  sur  les  Turcs  et  mescreans, 
ou  cas  qu'il  y  voisl  en  personne,  ou  monseigneur  son 
lilz ,  de  mon  corps  et  chevance,  ung  an  entier  ou  phu, 
se  je  en  ay  la  puissance  et  que  mestier  soit,  et  obeiray 
à  tous  ses  commandemens  et  ordonnances  en  touttes 
manières  à  moy  possibles  ;  et  au  plaisir  de  Dieu ,  je 
m'y  emploieray  tant  et  tellement  que  mon  honneur 
y  sera  gardé ,  el.se ,  par  fortune  de  maladie  ou  autre 
empescbement  raisonnable ,  je'n'y  pooie  aler,  je  y 
envoieray  ung  gentil  homme  à  mes  despeus ,  paiez 


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[iVik  D.  S.]         DE  BUTHIEU  lyEriCOUCHr.  197 

pour  ungan.   £d  tesmoing  de  vérité,  j'ay  seingnié 
ceste  cedoUe  et  veu  de  moD  seing  manuel.  » 

Cest  le  veu  âe  messire  Alard  de  Bahodengues . 

«  ie,  Alard,  seigneur  de  Rabodengues,  veue  à  Dieu, 
mon  créateur,  à  la  beDoitle  vierge  Marie,  aux  dames 
et  au  faisant ,'  que ,  se  c'est  te  bon  plaiùr  de  mon  très 
redoublé  seigneur  monseigneur  le  ducdeBourgoingne, 
je  le  serviray  en  son  voyage  et  armée  de  Turquie,  ou 
cas  qu'il  y  voist,  de  mou  corps  et  de  ma  chevance,  ung 
an  entier  à  mes  despens,  et  obeiray  à  ses  commande- 
mens  et  ordonnances,  en  quelque  manière  que  ce 
soit  ;  et  au  plaisir  de  Dieu ,  je  m'y  emptoîeray  telle- 
ment que  mon  honneur  y  sera  gardé.  Et ,  ou  cas  que 
mon  très  redoubté  seigneur  monseigneur  le  duc  n'y 
aloit,  et  il  fut  du  tout  dîspozé  de  y  envoier  monsei- 
gneur de  Croy,  je  le  ser^'iray  de  corps  et  de  chevance 
à  me»  despens ,  comme  dit  est ,  se  par  fortune  de 
malladie ,  ou  autre  grant  enipescbement  raisonnable , 
je  n'y  pooie  aler.  En  tesmoing  de  vérité ,  j'ay  ceste  , 
cedutle  seingné  de  ma  main,  le  xx' jour  de  février, 
l'an  un.  u 

Cest  le  vea  de  messire  Simon,  seigneur  du  Chas- 
teller,  conseitlier  et  maislre-dostel  du,  duc  de 
Bourgoingne. 

u  Je  veue ,  etc.,  que  tant  que  mon  service  plaira  à 
mon  très  redoubté  et  souverain  seigneur  monseigneur 
le  duc  de  Bourgoingne  ,  soit  au  saint  voyage  qu'il  a 
intencion'  de  faire ,  comme  il  appert  par  son  veu ,  ou 


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198  CBBOmQUE  [HSb  n.  s.] 

autre  part,  je  metteraj  peine  d'acomplir  ce  qui  lui 
plaira  moy  commander  et  ordonner  comme  son  leal 
subgect  et  serviteur ,  ou  cas  que  griesve  maladie  ou 
empeschemeot  ne  me  seroit.  Et ,  se  tant  est  que  eo 
faisant  sondit  voyage  il  ait  bataille  ,  je  le  serviray  de 
mon  corps  et  de  ma  chevance;  et,  pour  quelque 
cbose  qui  me  puist  advenir ,  ne  le  laisseray ,  le  n'est 
par  exprez  commandement.  » 

Ctst  le  veu  de  messite  Guy  de  Brimeu ,  seignew 
de  Humbercourl. 

«  Je,  Guyot,  seigneur  de  Humbercourt,  veueà  Dieu, 
à  Nostre-Dame ,  aux  dames  et  au  faisant ,  que  se  mon 
très  redoubté  seigneur  monseigneur  de  Charolois,  va 
sur  les  Turcqs  en  la  compaingnie  de  mon  très  redoubté 
seigneur  monseigneur  le  duc ,  je  yray  en  son  service,' 
s'il  lui  plaist ,  et  je  le  serviray  ung  an  à  mes  despens 
oudit  voiage ,  se  je  n'ai  leal  ensonne  de  prison  ou  de 
inatadie.  Et  s'il  advenoit  qu'il  n'y  alast  point ,  et  mon 
très  redoubté  seigneur  y  aloit  en  personne^  je  envoie- 
ray  oudit  service  de  monseigneur  le  duc  quatre  hom- 
mes d'armes  paiez  pour  ung  an  à  mes  despens,  et  je 
yroieen  personne  et  le  serviroie  semblablement  ung 
an  à  mes  propres  despens  ,  lequel  que  bon  me  sam- 
bleroit.  » 

(Test  le  veu  de  messire  Jaques  de  Drinquaia^. 

M  Je,  Jaques  de  Drinquain,  ay  voué  à  Dieu,  à  sa 
benoite  viei^  mère,  aui  dames  et  au  faisant,  que 

1 .  Ml.  Sorbonne  :  Dringhain. 


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[KS4  a.  s.]        DE  MATHIEU  D'ESGOVCHT.  199 

quant  mon  très-redoubté  seigneur  partira  pour  aler  au 
saint  voyage  contre  le  Turcq  ou  autres  infîdeUes,  pour 
garder  la  saincte  Foy,  de  le  servir  oudit  voyage,  de 
mon  corps,  sdon  mon  pooir,  uug  an  durant  à  mes 
despens,  ou  cas  qu'il  plaira  à  mondit  seigneur  ;  et  feray 
à  mon  pooir  tout  ce  qui  lui  plaira  moy  &îre  com- 
mander, soit  de  emprendre  ou  faire  armes,  ou  autre- 
ment, ainà  et  parla  manière  qui  plaira  à  mondit  trèa- 
redoubté  seigneur.  Et  se  à  monseigneur  d'Elstampes 
plaist,  je  seray  ung  de  cinq  combattans  aveuc  lui.  Tes- 
moing  mon  seing  manuel  cy  mis,  le  xxii"  jour  de 
février  nul  cccc  cinquante  trois.  » 

C'est  le  veu  de  messire  Crestien  de  Digonnes,  seigneur 
de  TargeSy  et  de  messire  Erard  de  Digonnes,  [sei~ 
gneur  de  SairuSonay^,  frères^  vouons ensamble* . 

a  Nous,  Crestien  et  Herart  de  Digonnes,  frères, 
chevalliers,  vouons  à  Dieu,  à  la  benoitte  vierge  Marie, 
aux  dames  et  au  faisant,  que,  se  nostre  très-redoubté 
seigneur  monseigneur  le  duc  de  Bourgoingne,  va  ou 
saint  voyage  contre  les  infidelles,  que  nous  yrons  et 
le  servirons  de  nos  corps  et  de  nos  avoirs.  Et,  s'il 
advient  que  nous  nous  trouvions  en  bataille  contre 
lesdis  infidelles,  nous  ferons  nostre  pooir  de  porter 
jus  leur  première  ensaingne  qu'il  appera  estre  des  en- 
œinis,  et  de  ce  faire  sy  graat  devoir,  qui  ne  sera  pas 
dit  que  en  ayons  fait  le  possible.  Et,  s'il  plaisoit  à  nostre 
irès-redoubté  seigneur  monseigneur  le  comte  d'Es- 
tampes, nous  &ire  cest  honneur  et  grâce  que  nous 

1 .  Presque  rnroplH  ilàns  le  Ms,  Baluxe. 


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200  CHRONIQUE  [14S4  n.  s.] 

fussions  deux  de  ceuls  dont  il  se  acompaingnera  pour 
furnir  aux  armes  de  son  veu,  nous  le  y  servirons  telle- 
ment, que,  au  plaisir  de  Dieu,  ]ui  et  tousautres  deve- 
ront  estre  contens;  et  de  ce,  lui  supplions  très-hum- 
blement. Et  oultre,  je,  Crestien  de  Digonnes,  veue, 
comme  dessus,  que,  s'il  plaist  à  nostre  créateur  et  à 
sa  glorieuse  mère  moy  faire  tant  de  grâce  que  je  re- 
tourne dudit  voyage,  à  mon  retour  je  rapasseray  par 
trois  Royalmes  crestiens,  dedens  lesquelz  porteray 
empiinse  pour  faire  armes  à  pié  et  à  cheval.  Tesmoing 
nos  seingz  manuelz  cy  mis ,  le  xx'  jour  de  février  mil 
quatre  cent  cinquante  trois.  » 

C'est  le  veu  de  messire  Claude  de  Rochebaron,  seigneur 
de  Sanures*. 

a  Je,  Claude  de  Rochebaron,  veue  à  Dieu,  à  sa  glo- 
rieuse mère,  aux  dames  et  au  faisant,  que,  se  mon 
très-redoubté  seigneur  monseigneur  le  duc,  va  au 
saint  voiage  contre  les  inftdelles,  et  il  plaist  monsei- 
gneur mon  père,  je  iray  et  serviray  mondit  très-re- 
doubté  seigneur  en  ce  qu'il  me  voudra  commander, 
de  mon  corps,  et,  au  surplus,  s'il  plaist  à  mondit  sei- 
gneur mon  père  que  je  y  voise,  par  son  gré  et  plaisir. 
Toutesfois,  se  monseigneur  le  bastard  fait  armes, 
comme  son  veu  le  porte,  et  le  Turcq  qui  sera  anoé 
contre  luy  veulle  prendre  compaingnie,  en  tel  manière 
que  mondit  seigneur  le  bastard  combattra,  je  lui  ay- 
deray,  ou  cas  qu'il  veulle  funiir  l'autre;  et  en  ce,  je 


1 .  Ce  T«eu  manque  dans  )«  Ms.  de  la  Mare,  La  Hartdie  termine 
on  chapitfVpar  le  voeu  qui  pr^^de. 


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[14S&  D.  s.]         DE  MATHIEU  D'ESCOUCETY.  291 

prens  eo  ayde  mon  bentùt  Sauveur,  sa  glorieuse  mère, 
et  tous  les  benoîts  saiota  et  saintes  de  paradiS'  » 

Cest  le  veu  de  messire  Lojs  de  Contajr,  seigneur 
de  Mourecourt. 

■  Je,  Loys  de  Contay,  veue  à  Dieu,  aux  dames  et 
au  faisant,  que  se  mon  très-redoubté  seigoeur  mon- 
seigneur le  duc  de  Boui^ingne,  et  mon  très-redoubté 
seigneur  monseigneur  de  Cbarolois ,  entreprennent 
de  aler  on  saint  voiage  pour  aler  à  l'enconlre  des  Turcs 
et  iofidetles,  que  je  yray  aveuc  eulx,  s'il  leur  plaist;  et 
les  serviray  leaument  à  mon  pooir  de  mon  corps  et 
chevance  et  à  mes  despens,  otant  et  sy  lo^uement 
que  îtz,  ou  l'un  d'eux,  seront  oudit  saint-voyage,  ou 
cas  touttesfdis  que  ce  soit  le  bon  plaisir  de  monsei- 
gneur mon  père,  à  quoy  je  renderay  païnne  affin  que 
de  ce  il  veuUe  estre  content.  i> 

Ûest  le  veu  de  messire  Anthoine  et  messire  Philippe, 
bastars  de  Brabant,  aveuc  messire  \Frederic\  de 
fVitem,  vouans  ensamèle. 

■  Messire  Anthoine  et  messire  Pfaelippe,  bastards  de 
Brabant,  et  messire  Fedric  de  Witem  ',  vouons  à  Dieu, 
à  la  benoîte  viei^e  Marie,  aux  dames  et  au  faisant,  de 
aler  et  acompaingnier  nostre  très-redoubté  seigneur 
monseigneur  le  duc  de  Boiii^oiugne,  ou  monseigneur 
de  Qiarolois,  oudit  saint  voyage,  ou  cas  qui  lui  plaise, 

i.  «  JeHDc  escayer,  sujet  de  monseîgnenr  de  Bourgogne  et 
des  |MÏ>  d'onlre-MeiiK.  ■  01.  de  U  Marche,  I .  I,  chaj).  xxut. 


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lOS  CHRONIQUE  [HS^  n.  s.] 

comme  tenus  y  somnws,  et  de  faire  ce  qu'il  lui  plaira 
à  nous  commander  à  nostre  pooîr;  et  prions  nostre 
dit  très-redoubté  seigneur,  ou  cappitainne  dessoubz 
qui  nous  commettra,  qui  lui  [daise  nous  donner  congié 
de  estre  des  avant-coureurs  ;  et  ou  cas  que  nous  avé- 
rons congié,  nous  porterons  l'ensaingne  de  Nostre- 
Dameenbanerollessur  nossalladesou  sur  l'abillement 
de  teste  que  avérons;  et  ferons  tant,  au  plaiûrdeDîeu 
nostre  créateur,  que  nostre  dicte  ensaingne  de  Nostre- 
Dame  et  nos  noms  seront  conguus  entre  Crestiens  et 
Sarrazins,  et  à  nostre  honneur,  à  l'ayde  de  Noslre- 
Seigneur  Jbesiis-Crist.  » 

Ce^le  veu  de  messire  Josse  de  Crenin^. 

«  ie,  Josse  de  Creninghe,  chevalier,  fais  veu  à 
Dieu,  aux  dames  et  au  faisant,  que  ou  cas  que  mon 
très  redoiditë  seigneur,  ou  autre  de  son  sanc,  entre- 
prengne  le  saint  voyage,  de  les  servir  de  corps  et  de 
chevaqce,  au  plaisir  de  raondit  seigneur.  » 

C'est  le  veu  de  messire  Jehan  du  ChasteUer. 

t  Jehan  du  ChasteUer,  chevallier,  veue  à  Dieu,  aux 
dames  et  au  faisant,  de  servir  mon  prince  et  souverain 
seigneur  ou  saint  voyage  sur  les  infidelles,  ou  aucuns 
commis  à  ce  par  mondit  seigneur;  de  y  obéir  et  servir 
tant  que  la  vie  me  dura  ou  corps,  m 


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[14S4  n.  s.]        DE  HATHIEIJ  D>ESCOUCHY.  203 

Cest  le  veu  de  messire  Piettre  F'aast  de  Saièreda^. 

«  Je  veue  aux  daines  et  au  faisant,  que,  s'il  y  a 
bataille  dedeas  ung  an  à  l'encontre  du  Grant  Turcq, 
que  pour  Tamour  et  révérence  de  Dieu  oostre  Sau- 
veur Jhesus-Crist,  se  il  me  garde  d'encombrement,  je 
y  seray;  et  pour  le  jour  je  sîevray  le  bon  chevalli»  le 
seigneur  de  Halbourdiilg  de  tout  mon  pooir,  pour  lui 
aidier  à  acompl'ir  son  veu;  ou  de  moy  abordera  la 
banière  ou  ensaiugne  dudit  Grand  Turcq,  en  tel  ma- 
nière que  je  l'abaisseray  ou  y  Jaisseray  les  ensaingnes, 
se  en  la  voie  pour  l'acomplir  ne  suis  raort,  ou  en  tel 
manière  navré  que  je  ne  peusse  (timir,  ou  que  mon 
cheval  me  fausist'  en  chemin .  » 

Cesl  le  veu  de  imssire  Phelippe  de  la  Viesvtlle,  seigneur 
de  Mamuelz  *. 

«  Je,  Phelippe  de  la  Viesville,  seigneur  de  Mamuelz, 
veue  à  Dieu,  à  la  vierge  Marie,  aux  dames  et  au  faisant, 
que  se  c'est  chose  que  mon  très  redoubté  seigneur 
monseigneur  le  duc  de  Bourgoingne,  voise  encontre  le 
Grant  Turcq  et  les  infidelles  de  la  Foy  crestieuae,  je  le 
serviray  de  mon  corps  et  de  ma  chevaoce  que  Dieu 
m'a  donné  ;  et  se  ainsi  estoit  que  monseigneur,  pour 
ses  affaires,  ne  fust  point  délibéré  pour  y  aler,  et  qu'il 
y  envoiast  monseigneur  de  Charolois  ou  monseigneur 
le  bastard  de  Boui^oingne,  et  il  leur  plaise  moy  avoir 

1 ,  Complet  dam  le  Ms.  Baluze. 

3.  Ms.  Sorbonne  :  >  Mamines.  >  Hs.  Balime  :  >  Mkuniei.  ■ 


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S04  CHRONIQUE  [I  bSh  n.  s.] 

eu  leur  compaiognie,  je  les  serviray  à  mon  pooir,  et 
porteray  ensaïugae  à  combattre  à  cheval  et  à  pié 
Turc  ou  Sarrazin,  tout  ce  voyage  durant,  en  soubste- 
nant  la  Foy  de  Jhesus  Crist;  et  la  guerre  acomplie, 
se  Dieu  me  fait  ceste  grâce  que  je  vive,  je  requerray  à 
mondit  très  redoublé  seigneur  le  duc,  ou  à  son  cap- 
pitaiune  soubz  lequel  je  seray,  de  moy  donner  congié 
de  aler  ou  saint  voyage  de  Jherusalem,  et  de  là  oultre, 
s'il  est  possible,  de  y  passer,  et  leaument  je  serviray 
ceulx  à  qui  j'ay  fait  le  veu.  » 

.  Cest  le  veu  de  messire  Jaques  de  Harchies*. 

<  Le  seigneur  de  Harchies  veue  aux  dames  et  au 
faisant.  Dieu  et  la  viei^  Marie  en  son  ayde,  que  de  cy 
à  deux  ans  il  se  trouvera  contre  les  ennemis  de  son 
très  redoublé  semeur  monseigneur  le  duc  de  Bour- 
goîngne,  quelz  qu'ilz  soient,  il  s'emploiera  de  son 
pooir  de  assallir  aveuc  les  premiers  sur  lesdis  en- 
nemis, s'il  n'a  chaîne  de  sondit  seigneur  ou  d'aucun 
grant  chief  de  par  lui,  avec  qui  il  seroit,  pour  soy 
emptoier  ledit  jour  en  autre  lieu,  avcuc  ceulx  de 
devant  où  il  seroit  tenus  de  obéir,  et  pourtant  ledit 
jour  ensaingne  par  où  d'un  costé  ou  d'autre  on  porra 
çoDgnoistre  son  bon  voloir.  ■ 

C'est  te  veu  de  messire  Pierre  de  Miraumont,  seigneur 
,  de  Bouteillier. 

«  Messire  Pierre  de  Miraumont  a  voué  à  Dieu,  à  la 
benoite  vierge  Marie,  aux  dames  etau'faisant,  que  se 

i .  Cemplet  dans  le  Ms.  BaluM. 


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[tkik  n.  s.]       DE  MATHIEU  D'ESGOUCHY.  SOS 

mon  très  redoublé  seigneur  moDseigneur  le  duc  de 
Bourgoingne,  va  ou  saint  voyage  contre  les  infidelles, 
que  il  y  sera,  se  prison  ou  malladie  ne  l'empeschent, 
et  servira  mon  très  redoubté  seigneur  ung  an  de  sa 
personne  à  s^  despens;  et  ou  cas  que  mondit  seigneur 
ne  j  porra  aler,  et  y  envoiera  aucuns  de  son  sanc , 
il  yra  s'il  plaist  à  mondit  très  redoublé  seigneur.  » 

Cest  te   veu  de  messire  Jehan  ^   bastart  de  Henti, 
seigneur  de  Clarjr. 

«  Je,  Jehan,  bavard  de  Rentî,  chevalier,  seigneur 
de  Clary,  conseiUier,  chambellain  et  maîslre-d'oslel 
de  monseigneur  le  duc  de  Bourgoingne  et  de  Bra- 
bant.  etc. ,  considérant  les  veux  que  ont  fais  mon  très 
redoublé  seigneur  monseigneur  le  duc  de  Bourgoin- 
gne et  mon  très  redouhté  seigneur  monseigneur  de 
Croj,  et  en  ensievant  iceux,  je  veue  à  Dieu  mon  créa- 
teur, à  sa  glorieuse  mère,  aux  dames  et  au  faisant, 
que  ou  cas  que  mondit  seigneur  le  duc  entreprengne 
le  voiage  qu'il  a  voué  faire  sur  les  Sarraûns  et  mes- 
creans,  se  c'est  son  bon  plaisir,  que  je  yray  aveuc  lui 
et  le  serviray  de  mon  corps  à  mes  despens  uog  an 
entier,  en  tout  ce  qui  lui  plaira  moy  commander 
et  engoindre  à  mon  pooîr.  Et  s'il  advcnoit  que  mondit 
seigneura'yallast  point  et  y  envoiast  mondit  seigneur 
de  Croy,  je  yray  ,en  sa  compaingoie  et  le  serviray  en 
la  manière  dessusdicte,  touttesrois  se  je  n'ay  malladie 
ou  aultre  empescbemeut  sy  raisonnable  que  pour 
estre  digne  de  excusacion.  Tesmoing  ceste  cedule 
seigoée  de  ma  main,  le  xxvni*  jour  de  février  l'an 
mil  cccc  LUI.  » 


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[lbS4  a.  s.] 

C'est  le  veu  de  messire  Lyon.^   de    la   Hovàrderie, 

chevalier. 

«  Messire  Lyon  de  la  Huvarderie  veue  que,  se  mon 
très  redoublé  seigiieiir  monseigneur  te  duc  de  Bour- 
goingne,  va  ou  saint  voyage  contre  le  Turcq,  ou  qu'il 
y  envoyé  messire  Simon  de  Lalaing,  il  y  yra  en  per- 
sonne aveuc  ledit  messire  SimoD,  et  se  emploiera  à 
son  pooir  de  acomplir  tout  ce  que  par  sondit  cappî- 
tainne  lui  sera  ordonné,  comme  ung  josoe  chevalier 
est  tenus  de  faire.  » 

C'est  le  (VU  de  messire  Loys  de  Moreul*. 

H  Je  veue  aux  dames  et  au  faisant,  que  se  mon 
très  redoubtë  et  souverain  seigneur  monseigneur  le 
duc  de  Boui^oingoe,  va  ou  saint  voiage  dont  il  a  fait 
Teu,  quejeyray  aveuc  lui,  s'il  lui  plaist,  pour  le  servir 
et  obéir  en  tout  ce  qui  lui  plaira  moy  ordonner  ou 
commander,  comme  faire  le  doy;  et  de  cœur  le  feray, 
de  corps  et  de  cbevance,  tant  et  sy  avant  que  pos- 
sible me  sera,  se  je  n'ay  ensonne,  par  quoy  faire  ne  le 
puisse,  sy  évident  que  mondît  seigneur  m'en  doive 
tenir  pour  escuzë;  duquel  ensonne  Dieu  me  veulle 
garder!  et  eu  icellui  voyage,  au  plaisir  de  Nostre- 
SeigDeur,  de  sa  benoite  mère,  monseigneur  saint 
George  et  saint  Gaude,  me  emploieray  sy  avant  que 
mondit  seigneur  devra  estre  content.  Et  ou  cas  que 
pour  ensonne  n'y  porroye  aler,  j'ay  ferme  propos 

1.  M>.  Baluze:.<  Loys.  > 

2.  Hs,  Sorbonne:  •  Mofel.  •  — Louis  Morel. 


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[14SbD.s.l        DE  MATHIEU  D'ESCOUCBT.  207 

de  y  envcner  UDg  geatil  homme,  moD  prochain  parent, 
tel  qu'il  appartient,  à  mes  deapens,  pour  ung  an.  » 

Cest  le  veu  de  messire  Phelippe  de  Ifoyelle,  chastellain 
de  Langle^. 

«  Je,  Phelippe  de  Nojelle,  chastellain  de  Langle, 
veue  aux  dames  et  au  faisant,  que,  s'il  plaist  à  mon 
très  redoubté  seigneur  monseigneur  le  duc  de  Bour- 
goingne,  moy  envoier  en  son  armée  de  Turquie,  que 
je  te  serviray  de  mon  corps  à  mon  leal  pooir  et  de 
chevallerie,  à  la  volenté  de  monseigneur  mon  père  ; 
et  s'il  advient  que  je  me  treuve  en  bataille  où  le 
Turcq  soit,  et  je  le  puisse  congnoistre,  je  feray  mon 
pooir  d'aborder  à  sa  personne,  pour  vengier  Dieu  et 
saincte  Eglise  des  grans  outrages  qu'il  a  fais;  et  se  je 
ne  le  puis  congnoistre,  sy  metteray-je  painne  d'abor* 
der  à  cellui  qui  portera  sa  banière,  et  de  faire  pareQ- 
lement.  £t  pour  ce  que  tous  ne  pevent  estre  à  l'en- 
droit de  sa  banière ,  s'il  y  a,  à  l'endroit  où  je  me 
iTouveray,  Roy  ou  prince  infîdelle,  ou  banière  de  Roy, 
prince  infîdet,  je  feray  comme  dessus,  se  d'aventure 
je  ne  voy  mon  très  redoubté  seigneur  en  dangier  de 
son  corps,  ou  autre  que  je  fusse  tenus  de  garder  son 
corps  comme  le  mien,  comme  seroit  monseigneuç 
son  fllz,  ou  monseigneur  mon  père,  pour  lesquelz 
secourir  je  me  ocupasse.  Et  se  pour  les  grans  affaires 
de  mondît  très  redoubté  seigneur,  il  n'y  pooit  aler 
en  personne,  et  il  y  envoioit  monseigneur  son  filz,  et  il 
lui  plaisoit  moy  envoier,  je  feray  comme  dessus;  et 

1,  Coiii[det  du»  le  Hs,  Baliue. 


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W9  CHRONIQUE  [t4Sha.  S.] 

se  d'adventure  je  m'y  Irouyoye  sans  l'un  d'eulx,  sy 
acompllroie-je  mon  veu,  s'il  plaist  à  Dieu  de  moj 
garder  d'encombrement  ou  leal  ensonne.  » 

C'est  te  veu  de  Guillaume  de  Cicon,  premier  escuier 
ttescuierie  du  conte  de  Charolois^. 

a  Guiltamme  de  Cicon  fait  veu  aux  dames  et  au 
faisant,  que  en  touttes  manières  qu'il  plaira  à  mon 
très-redoubté  seigneur  lui  emploier  à  l'encontre  des 
mescreans,  ce  qu'il  désire  de  tout  son  cœur,  et  en 
touttes  aultres  choses  aussy  le  serviray  leaument  de 
tout  mon  pooir,  comme  mou  seigneur  et  prince  sou- 
verain, et  que  en  tous  Heui  d'armes  où  il  se  trouvera, 
il  fera  de  tout  son  pouvoir  que  par  honneur  à  gentil 
homme  appartieut  à  faire;  et  que  se  aucuns  desdis 
mescreans  te  requiert  d'armes,  ou  que  le  plaisir  et 
commandement  de  mondit  très-redoublé  seigneur  soit 
qu'il  en  requière  aucun,  de  quelque  estât  qu'il  soit, 
pour  vivre  et  morir,  le  acompliray,  au  plabir  de  Nos- 
tre-Seigneur  et  de  sa  benoite  mère,  ausquelz  je  requiers 
très-humblement  ayde.  » 

C'est  le  veu  de  Anthoine  de  Lourna/,  escuier  trenchant 
dudit  duc  de  Bourgoingne*. 

«  Je  veue  à  Dieu,  mon  créateur,  à  sa  glorieuse  mère, 
aux  dames  et  au  faisant,  que  se  mon  très-redoubté 
seigneur  monseigneur  le  duc  de  Bourgoiogne,  va  ou 
saint  voyage,  que  je  le  serviray,  s'il  lui  plaist,  et  m'a- 

1.  Presque  textuel  dans  le  Hs.  Btduse. 
1.  Complet  dans  le  Hs.  Baluze. 


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[1454  t.  s.]  DE  UATHIEU  D'ESCOUCHY.  209 

bandoDnera;  tellemetitque  mon  service  lui  plaira;  dit 
ouLtre  que,  eh  la  'première  escarnHiche  où  je  nietrou- 
veray,  je  mett^ay  punné  d'assambler  a,u  plus  parant 
et-jnoDStraurle'pIus  graut  assisteoce  iniîdel  que  je 
porray  «hoisir,  et  se  je  me  truis'  en  bataille  où  mon- 
seigneur soit  en  personne,  et  je  puis  veoir  Roy  infldelle 
portant  couronné  sur  sa  teste,  je  lui  donray  ung  coup 
sur  ladicte  couronne,'  à.l'ayde  de  Dieu,  ou  cas  que  je 
n'aye  cfiafgé  de  mondit  seigneu^,  laquelle  parjionneur 
je  nefleas^abantioDoer.  » 

Cest  le  veude  Emarc  Bdhton,  escuier,  esckanson 
du  duc  de  Bourgoingne  '. 

-a  J«,  Cmarc  Bouton,  voue  à  Dieu,-  à  Nostrç-Dame 
etài  madame  saincte  Anne,  apprez  aux  dames  et  au 
faisant,  que  ]e  yray  ou  service.de  mon  très-redoubté 
seîgn^r  monseigneur  le  duc  de  Çour^oingaVet  cnipte 
de  Bourgoingne,  au  saint  voyage  uù  il  a  intencîon  de 
aler;  et  se  ainsy  est  que  mondit  seigneur  ait  bataille, 
je  m^  metteray  en  paine,  et  feray  Tnon  devoir  d'estre 
aveuc  la  première  ensaingncde  lanacion  doqtje  suis,  - 
qVie  abordera^  à  l'enconlre  des  infîdelles.  Signé  de  ma 
main.  » 

Cest  le  i>eu  de  Jehan  Boudault. 

•  Je  veue  aux  dames  et  au  faisant,,  que,  se  mon 
très-redoubtë  s^gneur  monseigneur  le  duc  de  Bour*- 
goingne,  va  ou  voyage  à  l'enconlre  du.  Grant-Turcq, 
injurieur  et  greveur  de  la  saincte  Foy  crestienne,  et  il 

I .  Ms.  Sarbonoe  :  «  Trouve.  » 
S.  Cmaplet  dans  le  Ms.  Baluze. 


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flO  CHRONIQUE  [UM  n.  s.] 

soit  ainai  que  monseigDeur.le  comte  d'Elstampes  Toise 
aveiic  mondit  seigneur  le  duc,  quelancompaingnenry, 
se  c'est  son  bon  plainr^  et  seray  avec  lui  en  totittes  les 
emprinses  qu'H  fera  durant  ledit  voiage,'  ne  le  aban- 
donneray  jusques  à  la  mort  ;  ou  cas  que  au  jour  de  son 
parlement  je  n'aye  grant  ensonne  par  prison,  par  ma- 
ladie ou  autrement,  pour  laquelle  je  n'y  porroie  aler, 
je  promès  de  y  envoier  ung  gentil  homme,  mon  pa- 
rent, lequel  je  monteray  et  armeray  comme  il  appar- 
tient, et  je  paieray  pour  ung  an  de  ses  gaige»,  à  l'aide 
de  Nostre-Seigneur  et  de  sa  très-doucbe  mère,  qui  me 
doint  grâce  de  acomplir  mon  veu.  » 

Cest  le  feu  de  Jaques  de  tuiliers*,  escuier,  seigneur 
(ktdît  lieu,  eschansson  du  duc  de  Bourgoingne* . 

t  Je  veue  à  Dieu,  à  la  Vierge  Marlç,  aux  dames  et 
au  faisant,  que,  ae  mon  très-redoubtë  seigneur  mon- 
seigneur de  Bourgoingne,  va  ou  saint  vt^age,  que  je 
le  servîray  au  mieux  que  je  porray;  et  ou  cas  que  je 
ne  yray,  je  y  envoieray  ung  homme  de  bien  aveuc 
mondit  seigneur,  à  mes  despens  pour  ung  an.  •• 

C'est  le  veu  de  GujrotdEusjv,  eschanson  dudit  duc 
de  Bourgoingne*. 

E(  Je  veue  aux  dames  et  au  faisant,  que,  se  c'est  le 
plaisir  de  mon  très-redoubté  seigneur,  qui  ne  fera 
armée  deçà  quatre  ans  contre  quelques  gens  que  ce 

1.  JacquesdeViliiers,  seigneur  del'Isle-Adam. 

2.  Compkl  dans  le  Ms.  Baluie. 

3.  Ibid. 


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[HS4q.  m         de  UATHIEU  D'ESCOUCHT.  211 

soit,  que  je  ne  serve  de  mon  corps  et  de  ma  puissance  ; 
et  en  toutles  les  places 'que  je  me  Irouveray  à  ren- 
contre de  ses  ennemis,  je  porteray  une  emprinse  poor 
combattre  ceUuî  qui  la  vorra  lever  des  ennemis  de 
mon  très-souverain  seigneur,  m 

Ce  sont  les  veuz  de  Jaques  de  Montmartin,  panettier 
du  duc  de  Bourgoingne^  de  Guillamme  3e  Saux, 
eschansson  dudit  duc f  et  de  Pierre  de  ffaquemèarc', 
chambelan  du  duc  de  Ctèi/es,  ifouans  ensamble  '. 

«  Nous,  Jaques  de  Montmartin,  Guillamme  de  Saulx 
et  Pierre  de  Haquembarc,  vouons  à  Dieu,  D08lrecrea7 
tenr,  à  Nostre-Bame,  aux  dames  et  au  faisant,  que,  s'il 
est-BÎQsy  que  nostre  très-redoubté  seigneur  monseî- 
gpeor  le  duG  de  Bour^oingne  entreprengne  et  aille  ou 
s^nt  voyage  qui  est  entreprins  et  ordonné  pour  la  def- 
fence  de  la  Foy,  crestienne,  nous  nous  trouverons  en 
sa  conipainghie,  ou  .cas  que  ce  soit  son  plaisir,  et  ne 
l'abandonrons  tant  qui  lui  plaira  ;  et  le  servirons  le 
plus  et  leaument  que  nous  portons  ;  et  dès  le  jour  que 
nous  partirons,  nous  ne  serons  le  lundi  de  tout  le 
jour  à  table,  ung  an  durant;  et  porterons  emprinses 
pour  faire  armes  à  piet  et  à  cheval  contre  trob  des  gens 
de  la  compaingnie  du  Turcq,  et  ce  nous  se^nifBrons 
en  ladicfe  compaingnie  du  Turcq,  au  plaisir  de  Dieu 
et  de  Nostre-Dame,  qui  nous  doînt  aussi  bon  pooir 
que  nous  avons  bon  voloir.  » 

i .  Godefroy  et  Hs.  Baluie  :  c  Hugambac.  > 
2.  Presque  complet  dans  le  Hs.  Baloze. 


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C'est  le  veu  de  Hervé  de  MeliadèSy-escàier  de^iéerie 
du  duc  de  Bourgoingne  '. 

«  Je,  Bemé  de  Meliadès,  escuîer  d'escuiene  de 
monseigoeur  le  duc  de  Bourgoingne,  veue  à  Dieu,  à 
ta  Vierge  Marie,  aux.  dames,  .et  au  faisant,  que,  se 
mondit  sçignéur  va  en  ce  saint  voyage  qu'il  a  inten- 
cion  de  faire  pour  résister  nux  entreprinses  du  Turcq 
et  des  mescreans,  je  yray  tfveuc  lui  par  tout  où  il  yra 
en  personne,,  par  mer  ou  par  terre;  et  se  iray  de  son 
commandement  et  ordonnance  par  toot  où  il  me  vorra 
envoier  ou  ordonner  d'aler  par  terre;  et  le  serviray 
tant  et  sy  longuemeot  que  corps  avéra  puissvice  çt 
avoir  le  porra  porter  et  soabstçnirf  et  se  nous  arrivons 
par  delà  et  trouvons  aucuns  infîdeHes  qu»  vœtlmt 
combattre  pour  la  Foy  de  Jhesus-Crist,  je  me  tnetteray 
en  tout  devoir  de  les  furnir  de  pie,  en  c^amp  ou  au- 
trement, tant  et  sy  avant,  que-l'un  de  nous  deux  soit 
oultre,  pourveu  que  ce  soit  le  bon  plaisir  de  mondit 
très-redoubt^se^neur.  » 

Cest  le  veU  de  Jehan  de  Chassa,  autrement  dit  Êenetru, 
escuier  trenchant  du  duc  de  Bourgoingne*. 

a  Je,  Jehan  de  Chassa,  autrement  dit  Benelra,  veue 
aux  dames  et  au  Fais^t,  que,  au  plaisir  dc^eii,  se 
mon  Irès-redoubté  et  souvfl^in  seigneur  va  en  cesaînt 
voyage  contre  les  mescreans,  que  je  yray  et  servîray, 
quant  à  mon  corps,  le  mïeulx  que  je  porray  ;  «t  s'y  fais 

1 ,  Presque  complet  dans  le  Hs.  Baluce. 
S.  Complet  ilans  le  Ms.  Baluie. 


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[iUSlà.  D.  s.]        DE  MATHIEU  D'ESCOUCBT.  U3 

yea  que,  àla  première  bltfait]e qu'il  aveça contre  eulz, 
qufi,  au  plaisir  de  Dieu,  je  y  seray;  et  quant  ce  venra 
à  marcbier  les  ungz  contre  les  autres,  je  me  avau- 
cheray  le  plus  que  je  porray,  et  jamais  la  teste  de  mon 
chffçal  ne  retournera  que  je  n'aye  veu  labanîère  ou 
ensaingne  du  Turq  abatue  ou  gaiugnié.  » 

C'est  le  veu  de  Loys  du  Chevalet',  eschanson  du  duc 
de  Bourgoingne. 

H  Loys<lu  Chevalet  a  voué  à  Dieu,  à  Nostre-Dame, 
a  madame  saincte  Barbe,  aux  dames  et  au  faisant,  que 
s'il  advient,  aiusy  que  j'espoire  et  désire  de  tout  mon 
cceur,  que  mon  très-redoubté  seigneur  monseigneur 
le  duc  de  Bourgoingne  ,■  voize  ou  saint  voyage  à  ren- 
contre des  infîdelles ,  il  yra  et  servira  de  son  corps , 
se  c'est  son  bon  plaisir  ;  et  dès  lors  que  mondit  sei- 
gneur approchera  à  prez  des  frontières  quatre  jour- 
néez  des  ennemis  de  la  Foy  ,  il  ne  portera  -chappel  ou 
chapperon  sur  son  chief,  jusques  atant  qu'il  avéra 
trouvé  ung  des  infîdelles  pour  le  combattre  a  pié  ou 
à  oullrance;  et  le  destre  bras  nu  excepté  le  gantellet; 
et  se  metlera  en  sy  grant  devoir  pour  le  trouver , 
que  cbaacun  congnoistra  qu'il  n'a  pas  tenu  à  lui  et 
que  c'est  l'un  des  plus  graos  désirs  qu'il  ait  en  ce 
inonde.  » 

I.  Hs.  Sorbonneet  Ms.  Baliue  :  •  Chevallart.  > 


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itk  CHRONIQUE  [14S4  n.  s.] 

C'est  le  veu  de  Jehan  de  Sailly,  etciùer  trenchant 
de  mademoiselle  d Estampes*. 

«  Je  veue  à  Dieu  ,  à  la  Vierge  Marie ,  aux  dames  et 
au  faisant,  que  se  mon  très  redoublé  seigneur  mon- 
seigneur leduc'de  Bourgoîgne  ,  ou  raoïueigneur  d'Es- 
tampes ,  aillent  en  personne  au  saint  voyage  à  ren- 
contre des  infidelles  et  mescreans,  que ,  s'il  leur  plait, 
je  yray  et  emploiray  mon  corps  et  ce  que  Diau  me 
avéra  preste ,  en  leur  service ,  ou  cas  que  leal  en- 
sonne  de  malladie  ne  me  destourne  ;  et  depuis  qu'H 
sera  là  arrivé ,  s'il  plaist  à  mondît  très  redoubté  sei- 
gneur, je  en  combatteray  ung  corps  à  corps  ;  ou  s'il 
ne  lui  plaist,  je  feray  tant  que  la  première  bataille  06 
je  me  trouveray  entre  eubi ,  que  je  en  conqtiesteray 
ung  à  faire  ma  volenté ,  ou  sy  non  je  demourray'deus 
ans  en  la  plus  prochaine  frontière  que  (aire  se  porra 
à  rencontre  des  infidelles.  » 


C'est  le  veu  de  Guerart  de  Roussillon,  escuier,  panetier 
de  monseigneur  le  comte  de  Charolois  '. 

«  Je  veue  à  Dieu',  à  Nostre-Dame ,  aux  dames  et  au 
faisant,  que,  se  mon  très  redoubté  seigneur  mon- 
seigneur le  duc  de  Bourgoingne,  va  en  ce  saint  voyage, 
que  je  yray  aveuc  lui  et  le  serviray  de  tout  mon  pooir, 
et  s'il  advient  que  lui  estant  par  delà  et  nul  infidetle 
viengne  en  son  host ,  requérant  de  combattre ,  ou  le 


i.  Complet  dans  le  Ms.  Baluie. 
«.  Ibid. 


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[IbS^-n.  •.]       DE  MATHIEU  D'ESCOUCHY.  SIS 

faoe  savoir  oudit  oat,  je  supplie  à  mondit  très  redoubté 
seigneur  que  je  soye  cellui  qui  iui  acomplira  tout  ce 
qu'il  Tfnra  demander;  et  s'il  advient  aiosy  que ,  à  aler 
Au  retourner  dudît  voyage ,  aucun  estraogîcr  portoit 
emprinse  en  sondît  ost  pour  fûre  armes,  ou  de  pré- 
sent à  sa  court ,  je  supplie  à  mondit  seigneur  comme 
dessus,  moyfwMmt  sur  tout  le  vouloir  de  mon  père.» 

Cest  le  vieu  de  Englebert  dtOrlay^  essanson, 
âe  rftonseigneut-  le  duc  de  Bourgoingne' . 

«  £i^tebert  d'Orlay  veue  aux  dames  et  au  faisant , 
que  se  CA  voia^  s'entretient  sur  ]es  Sarrazins ,  et  que 
mon  très  redoublé  seigneur  y  voist  ou  aucun  de  sou 
sang,  je  l'acompaingneray  de  mon  corps ,  ou  cas  que 
ce  soit  son  bon  plaisir  ,  ne  ne  porleray  le  bras  droit 
armé  -  par  le  voiage  jusques  à  ce  que  j'aye  combatu 
ung  SarrazÎD  corps  contre  corps.  » 

Cest  le  veu  de  Estene  de  Falentin*,  escuier  trenchant 
■  du  duc  de  Bourgoingne. 

«  Je  'veue  à  Dieu ,  à  Nostre-Dame ,  aui  dames  et  au 
faisant,  c|ue,  se  mon  très  redoubté  seigneur  mon- 
seigneur le  duc  de  Bourgoingne  ,  va  en  ce  saint  voyage 
à  rencontre  des  infidelles ,  je  le  serviray  de  mon  corps 
au  mîeuls  et  le  plus  leaument  que  je  porray ,  et  y  de- 
mourray  tant  et  si  longuement  comme  il  y  demoura , 
se  mon  très  redoubté  seigneur  ne  m'ordonne  ou  com- 


i .  Complet  dans  le  U>.  Baluie. 
t.  Ms.  BaluM  :  ■  FalleUin.  > 


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SIS  QRBONIQUE  tl4!>fc  °-.!'l 

mande  faire  auUre  chose  .telle  coarae  il  lui  plaira }  et 
quant  je  seray  eo  lieu  ou  en  place  que  je  porray  veoir 
lesdis  infide)les ,  je  metteray  painne  de  estre  aveuc  la 
premier»  eosaingne  de  ma  na«ioD  qui  sera  à  ofïoir- 
drer  dedens.  u  .    ■■       ' 

•    Cest  le  veu  de  Rollanl  de  DistJUfofne  '. 

aje,  RollaDd  de  Disqumme,  veu^aux  dames  et 
au  faisant,  que^  se  monseigneur  le  duc  «itipnent  te 
saint  voyage  sur  les  Turcs  et  mescreans  qu  il  a  in' 
len<^on  de  faire ,  je  le  servîray  à  mon  pôoir  ting  an 
à  mes  despens;  et  s'il  advient  que  mondit  Seigneur, 
pour  certainnes  cause»,  ne  feist  ledit  saint  voyage,  etqwe 
monseigneur  de  Croy  y  alast,  je  te  serviray,  ccfmme 
dessus;  et  là  où  il  plaira  il  mondit  seigneur  moy.eo- 
voier,  je  suis  prest  de  y  aler,  soit  par  terre  ou  par 
mer.  Tesmoing  mon  seing  manuel  cy  mis.  » 

Cest  le  veu  de  Robert,  bastard  de  Sat'euzes ,  escuier 
trenchant  du  duc  de  Bourgoingne. 

«  Robert,  bastard  deSavéuzes,  a  voué  à  Dieu ,  à  sa 
glorieuse  mère,  aux  dames  et  au  faisant ,  que  s'il  est 
ainsy  que  mon  très  redoublé  seigneur  monseigneur 
le  duc  de  Boui^oingne,  soit  dispozé  de'aler  ou  saint 
voiage  contre  les  Turcs,  il  offre  son  corps  à  le  servir 
et  obéir  de  tout  son  pooir ,  pour  vivre  ou  pour  mo- 
rir;  et  au  surplus,  s'il  est  nul  de  quelque  estât  qu'il 
soit  de  la  compaingnie  du  dit  Turcq  qui  veulle  expo- 

i.  Complet  dans  le  Hs.  Balaie. 


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[Itôk  il.  •.]>       DE  HATHIEtF  D'ËSÛOUCHT.  -  ni 

ser  son  corps  contre  \e  sien ,  il  offre  à  le  furalf  et  com- 
battre, soit  de  pié  ou  de  (^eval,  tant  que  l'un  ou 
l'autre  «oit  vaincu ,  et  de  ce  noncbier  *  et  faire  savoir 
en  ta  co'Bspaingnje  du  GraIttTurcq  ,  pour  tant  que-ce 
soit  le  bon  plaisir  et  voulenté  de  sondit  très  redoultfé 
seigneur  et.  prince.  » 

(fest  le  l'eu  de  Jehan  de  Marstlles^,  èsctiier-partetier 
.  "  du  duc  de  BodrgQiHgnf.  ^ 

t.  Je  veue  à  Dieu ,  à  sa  glorieuse  mère ,  auï  dames 
,el^au  faisant, 'que*,,  se  mon  trè»  redoublé  seigneur 
monseigneur  le  duc  ^de  ^urgoingiie,  v^  ou  saint 
Tovage  contre  Te  GrantTurcq  pour  deffendre  la  Fpy 
erèUtenne,  et  se  ne  suis^y  malade  que  l'en  n'y  espoire 
aucunement  viç ,  de  servir  mondiL  très  redoublé  'sei- 
^neur.de  corps  eb  de  cbevance ,  tant  e{  sy  avant  que 
je  Je  porray  fumir ,  et  de  nbn.babandonner  mondit 
très  redoublé  seigneur  pom*  q.uelqué  nécessité,  fortune 
ne  adversité  qu'il'  m'aviengne ,-  jusqùes  à  la  mort. 
[  Tespioing  lAoji  seing  manuel  cy  mis.  ]  »     ■ 

Cest  le-  veu  de  Guarin  de  ^pirnçu  j  panettUr  du  duc 
de  Bourgoingne  et  maistré  veneur  de  son  hostel*. 

«  Je  veue  à  Dieu ,  à  la  benoitte  vierge  Marie,  aux 
dames  et  au  faisant,  que,  se  mon  très  redoubté  sei- 
gneur va  ou  saint  voyage  qu'il  a  emprins  de  faire ,  je 
le  serviray  à  mon  pûoîr  ;  et  ou  cas  que  je  n'y  porray 


2.  Complet  dans  le  Ms.  Baliu 


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IM  CimOÀBQUE  [11iB4  n.  >.] 

aler  »  j^  7  env^ieray  homoie  de  l»eD  à  mes  deap^ns  ^ 
paie  pour  uQg^.  0  .     '  . 

Ctst  le  VBU  de  Guillaume  de  Martig^,  escuyer  tran- 
chant du  comte  d'Estampes'.  ■ 

n  Je,  GuiUammç  de  Martigoy,  veae  à  Dieu;  à  Nostre- 
Dame,  aux  danes  et  au  faisaDt,  que ,  ou  cas  que  mva 
très  redouble  seigneur  monseigneur  le  duc  de  Bbur- 
goiogne,  ou  mon  très  redoubté  seigneur  mon^F- 
gneiir  le  comte  d'Estaoïpeft,  yront  sur  tes  infidelles, 
que  je  yray ,  sa  c'est  leur  volenté ,'  aesDirnains  tout- 
tesfbisque  prison  ou  maladie  ne  s'ensievc,  et  que  ja- 
mais ne  sera  joiir  dès  l'eure  que  mon  très  redoubté 
seigneur  monseigneur  d'Estampes  se  partira  pour 
aler  oudît  saint  voyage,  que  je  ne  porte  jour  et  nuit 
une  pièce  de  harnois  jusques  à  Ce  i]ue  j'aye  eu  à  be- 
Boingnier  à  ung  ou  pLu&éurs  des  infidelles  en  l'ouneur 
de  Dieu  et  de  la  vierge  Marie;  et  ea'singne  de  peni- 
tance ,  jamais  je  ne  buveray  de  vin  le  sabmedi ,  ne 
coucheray  en  lit  >  ne  seray  a  table  cedit  jou^  de  sab- 
medi; mais  je  vestiray  et  portway  l'^stainne'  ou  la 
haire  veslue  audit  jour  de  sabmedi ,  depuis  Iç  parte- 
ment  jusques  à  ce  que  j'aye  acomply  te  veu  dessus 
dit  ;  laquelle  chose  je  fera;  au  plaisir  de  Dieu  et  de  la 
vierge  Marie.  » 

1.  Complet  dans  le  Ms.  Baluze. 

2.  Godefroy  :  cEstamine.  *  Etoffe  de  laine,  espèce  de  chemise, 
vilement  de  dessous.  (Roquefort). 


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[1494  D.  s.]        DE  MATHtBB  IfESCIOVCtlT.  SIO 

Gest  le,veude  Phelipoe  de  Scoeimehives  ^  essunson 
du  duc  de  Bourgoifigne. 

«  ie ,  Philippe  de  Scoennehoves ,  voue  à  Dieir, 
DOstre  doulx  sauveur  Jhesus ,  et  à  sa  trè^  glorïeuse 
mère,  la-viei^e  Uàrie ,  aux  daines  et  au  faisant,  se 
mon  très  redoublé  seigneur  va  en  son  saint  voyage  sur 
les  Sarrazins ,  je  le  veul  servir  de  mon  corps  et  pooir; 
et  sy  veue  que,  moy  venu  à  quatre  journées  prez ,  je 
ne  mengeray  point  de  char  le  dimence  ,  jusques  à  ce 
que  j'en  aray  combatu  uug  et  l'array  matez  et  des- 
confît, au  plaisir  de  oestre  doux  sauveur  Jhesus;  et  se 
mondit  seigneur  n'y  aloit  point  j  et  aucun  de  son  hos- 
tel  y  voulsist  aler ,  c'est  assavqir  monseigneur  d'Es- 
tampes ou  monseigneur  Alof  de  Ctèves,  sy  suis-je 
prest  mon  corps,  à  mon  pooir,  d'iceulx  servir,  s'il 
plaisl  à  mon  très  redaubté  seigneur,  [de  faire  ce  qui 
luy  plaira.]  » 

Cest  le  ivu  de  Jehan  de  Grignaut' ,  escuier  panetier 
du  due,  de  Bourgpingne. 

it  Je ,  Jehan  de  Grignault ,  veue  à  Dieu ,  à  IVoslre^ 
Dame ,  aux  dames  et  au  faisant ,  que ,  s'il  est  ainsi  qu6 
mon  très  redoublé  seigneur  monseigneur  le  duc  de 
Bourgoingne  entreprengne  et  aille  ou  saint  voyage  qui 
est  entreprius  et  ordonné  pour  la  defTence  de  la  Foy 
crestienne,  je  me  trouveray  en  sa  compaingnie ,  ou 
cas  que  ce  soit  son  plaisir ,  et  ne  l'abandonneray  tant 
qui  lui  plaira  ;  mais  le  serviray  de  tout  mon  pooir  le 


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220  CHROmQUE  t<^!t^  b.  s.] 

plus  dilUgamment  que  je  porray  ;  et  dès  le  jour  que 
je  pârtiray  pour  aler  oudit  voyage,  ne  birveray  le 
sabmedî  polot  de  vin  de  tout  le  jour,  ung  an  durant, 
iusques  j'en  aye  abattu  ung  les  piez  contremont  des- 
ais  ipfîdelles.  Et  Dieu  me  doiot  la  puissance  comme 
i'ay  le  voloir.  * 

C'est  le  veu  de  Martin  Fr^se  '. 

H  Je  vteue  que  je  yray  aveuc  monseigneur  ou  «aint 
voyage,  et  le  serviray  par  mer  ou  par  terre  en  tel 
manière  qu'il  me  commandera;  et  jamais  je  n'en  re- 

tourneray  jusques  à  tant  que  je  trouveray  partie  pour 
moy  emploier  pour  servir  Dieu  et  monseigneur.  » 

Cest  le  veu  de  Jennet  de-Rebremettes,  escuier  trenchaM 
da  bastard  de  Bourgoingne  '. 

a  Je ,  Jennet  de  Rebremètles ,  fay  veu  au»  damés 
et  su  faisant ,  que  le  premier  voiage  que  monseigneur 
le  duc  yra  et  monseignenr  le  bastard ,  soit  en  Turquie, 
ou  en  Saraizinie ,  ou  en  crestienté ,  que  le  premier 
qui  me  vorra  furnir ,  qui  soit  ennemy  de  monseigneur 
le  duc  ,  de  rompi'e  trois  tances  de  fers  esmokis ,  s'il 
plaist  à  nfOnseigneur  le  duc  et  à  monseigneur  le  bas- 
tard  ,  mon  maistre ,,  et  au  relour  du  voyage ,  se  je  ne 
joys  point  de  ma  dame  entre  cy  et  le  voyage ,  que  la 
première  dame  ou  damoiselle  qui  avéra  vingt  mille 
escus ,  je  la  prenray  en  mariage  se  elle  veult.  u 

1 .  Hs.  Sorbonse  :  ■  Fmse.  >  Ms.  Baluie  (qui  donne  le  vœu  en 
entier)  :  <  Fousw.  ■ 

S.  Hs.  Sorbonne  :  <  Bremeltes.  •  Hs.  B«liue  {ibid.)  :  ■  Bron- 


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[lfcS4  n,  s.]         DE  HATHIEU  VESCOCCHT.  S21 

Cest  le  veu  de  Guiltamme  de  Calandre* ^  escuier, 
essansson  du  duc  de  BourgoingnA, 

u  Je  veue  à  Dieu ,  mon  créateur ,  à  la  bcDoite 
vielle  Marie,  aux  daines  et  au  faisant,  que,  se' mon 
très  redoublé  seigneur  va  ou  saint  voyage ,  que  je 
yray  avec  lui  et  le  serviray  de  mon  coqjs  et  de  ma 
cbevance ,  telle  que  T)ieu  me  l'a  donnée ,  jusques  à  là 
mort,  soit  par  mer  ou  par  terre  ,  où  il  lui  plaira  moy 
commander;  et  s'il  advenoit  que  mon  très  redoublé 
seigneur  envoyas!  devant  par  mer  ou  par  terre  au- 
cune armée ,  especiallement  par  mer  ,  je  lui  supplie  et 
oflre  de  tout  mon  cœur  de  moy  y  envoler  aveuc  les 
previers,  pour  moy  tousjours  mieulx  emploier  à 
sonëit<  service.  » 

C'est  le  veu  de  Olivier  de  la  Marche*. 

a  Je  veue  à  Dieu ,  mon  créateur  et  rédempteur  Jhe-' 
sus-Crist,  et  à  la  très  glorieuse  vierge  Marie  sa  mère, 
aOx  dames  et  au  faisant,  que  quant  mon  très  tedoubté 
et  souverain  seigneur  monseigneur  le  duc  et  comte 
d«  kou{goîngne*,  yra  au  saint  voyage  4  l'encontre  des 
înfklelletf ,  que  s'il  lui  plaist ,  et  à  monseigneur  .le 
comie  <le  Clharoloi^  à  qui  je»  suis  serviteur ,  je  yray  el 
l&servin^  leaumént  de  ra^  pi^psaoce ,  né  n'en  retour- 
qeray ,  pouf  quelque  chose  <)ui  ne  puUt  advenir,  se 
ce  q'e^  par  i'exprès  commandement  de  mondit  sei- 
gneur,"jusques  à  ce 'que  je  me  soye  trouvé  ea  lieu  où 

1.  Hs.  Baluze  :  '  Cathendie.  > 

2,  Ce  T<cn  n'est  pas  dam  lo  Ms.  Baluzv. 


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SH  CHRONIQUE  [14S4  n.  s.] 

par  hoDoeur  je  puisse  vesUr  de  ma  cotte  d'armes,  s'il 
me  plaist ,  à  l'encoDlre  des  infidelles ,  ou  en  sy  hoo- 
nourable  rencontre  ou  besoingne  qu'il  y  ait  v  cens 
hommA  desconfia  au  mains.  Seigné  de  ma  main,  » 

Telz  furent*  les  veux  des  princes,  chevaliers  et 
nobles  hommes  pour  celle  fois,  vouez,  fais  et  bailliez 
au.  Roy  d'armes  de  la  Thoizon-d'Or  ,  lesquelz  veux  je 
ay  «nreglstrez  au  plus  près  que  j'ay  peu  ,  sievant  son 
ordisnnaDce  ,  laquelle  il  avoit  faicte  comme  il  disoit , 
selon  et  par  l'ordre  qui  lui  avoient  esté  bailliez  par 
«script. 

Apprès  les  veux  fais,  comme  j'ay  dit,  le  banquet 
qui  longuement  avoit  duré ,  fut  assouvy ,  et  les  nappes 
levéez  ;  et  fîi  chascun  en  piez  et  en  salle.  Et  quant  à 
moy ,  ce  me  sambloit  faiotise  ou  chose  songie  '  ;  car 
il  n'avoit  demouré  en  toutte  la  salle ,  de  tous  les  en- 
tremez  des  tables ,  ung  seul ,  sy  non  la  fontainne  de 
votre.  Et  quant  je  ne  vis  plus  riens  de  nouveau  à  quoy 
passer  temps ,  lors  commença  mon  entendement  à 
semondre  *  et  mettre  ed  avant  pluseurs  penséez  lou- 
chant ceste  matère.  Premièrement ,  je  pensay  en  moy 
meismes  le  très  oultrageux  excez -et.grant  despenca 
qui,  pour  l'occasion  et  cause  de  «es  banques,  ont  esté 

1.  Ms.  Baliuei  ■  Ainsi  Tareitt  les  veux  fiùs  qrà  soDt  itj  dessus 
escript  selon  l'ordre  qa'ils  ^renC  premiers  baiHîw  par  escript>  à 
Thoiton  dlor,  eï  après  iceulA  et  le  banquet  assouvyqtù  longuement 
avoit  duré  et  que  cbascun  fu  sur  jliés,'  ■  etc.  —  La  Marche:  ■  Poor 
abréger  mon  escripture,  tantost  après  le  <yj  dndit  Thois«n  d'or  le 
banquet  fut  assouvy,  ■  etc. 

2.  Ms.  BbIuw  :  ■  Faniasie.  >  La  Marche  :  ■  Ce  më  sembla  lors 
nng  songe.  > 

3.  Ml,  fialoze  :  >  A  soy  mouToir.  » 


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[14S4  D.  s.]        DE  HATBIHD  DtSCQUCHX.  ni 

fais  puis  peu  de  temps;  car  celle  manive  de  chap- 
pelles''  avoient  jà  très  longuement  daré;  dootchascun 
b'efîbrchoit  à  son  ordre*}  et  metoil  paiuè  de  rece- 
voir la  compaingniei  plus  haultement ,  et  priocipalle- 
medt  ledit  duc*  avoit  bit  sy  grant  appareij,  cousts  et 
Bssambl^e,  sans  faire  nopces  ou  aliaiices  d'âuCuns 
prÎBces,  ou  le  festoyement  d'estrangiers *,  que*  je  di- 
soie  ek  Dommoie  ceste  chose  fort  oullrageuse  et  des- 
raisennable  despence',  sans  y  avoir  ne  trouver  en- 
tmdenietit  de  vertu ,  fors  volenté  de  prince ,  sy  non 
roo^remez  de  l'Eglise  et  des  leux^;  et  encores  me  satii- 
bioit  si  haulle  eotreprinse  tfiop  soudavinement  coin- 
meiiGliié. 

^D  celle  pensée  et  jmaginaciou ,  demourray  moult 
lor^uemeiit,  et  U^it  que  d'aventure  je  me  trouvay 
emprès  nng  seigneur  chambelan  et  bien  priv^  .dudit 
ffuc  f  auquel  je  avoie  assez  acointance ,  et  lui  deman- 
da;* de  ceste  besoiogne ,  en  lui  recitant*  la  fantasie 
où  je  estoie ,  et  lui  doclairay  tout'  ce  que  je  pensoie. 
Lofs,  moi^tpriVéement,  me  respoudi  et  dit  ces  mos**  : 

1 .  Ib.  %rboDne  et  la  Man^  :  ■  Chappelletz.  > 

S.  Hs.  Baluze  :  >  Xoar.  s 

3.  La  Harclie  et  Hs.  Bainze,  comme  je  1'^  ditpliu  haut  ; 
'  HoB^il  seigneur.  " 

k.  Cette  remarque  s'est  P4S  dans  la  Hardie:  *....  ei  usetnblée, 
que  je  novimoje.'  > 

5.  Hs.  Baluzt:  :  ■  Et  au  vray  dire.  ■ 

6.  Hs.  Baluze  :  ■  Uisiion.  > 

7.  Le  Us.  Baluseet  laHarche  ajoutenl  ■*  A  (de)ceensieva]is.  ■ 

8.  Hs,  BahiBe  :  ■  Pour  lui  demander.  ■ 
9^  Hs.  Baluze  :  ■  Ë  Itqr  contay,  *  etc. 

10.  Us.  Balnzer  ■  Me  dist  aÎDsi.  ■  — La  Harche  lennme  ainsi 
ce  paragraphe  :  ■  ....  auez  d'aocointanc^  Lors  je  me  prios  à  de- 


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itk'  CBËiOmftVt.  [1494  0.*.] 

n  MoD'amy,  saches  ',  et  je  le  t'alTeriBe,  en  foy  de 
«  chevalier,  ifuo  ces  chappeltes,  banques  et  féstoie- 
K  «nens  qui  m  sont  menez  et  raainteatis  de  longue 
«  lùam  et  de  plus  en  plus  montes  et  acrîez ,  n'a  est^, 
«  synon  pBr  ta  ferme  entreprise  et  secrette  desinnce 
i(  qiue'monseigneur  le  duc'  avoït  de  parvenir  à  faire  le 
n  sien  en  tel  manière  que  l'avez  veu  *,  et  que,  «ms 
n  grant  samblant ,  il  puisse  conduire  l'eflect  ée  sou 
«  anehien  pourpos ,  qui  a  esté  et  peut  estre  cou^neu 
o  par  le  veu  dont  maintenant  U  a  fait  pabticacion  : 
«  p'est  assavoir  pour'1ebién~de  la  Crestienté  et  reiis- 
«  tence  des  enoemis  «le  nostre  Foy  ;  et  de  long  temps  * 
a  a  bien  monstre  le  grapt  désir  qu'il, y  avoit,  entant 
a  qu'il  y  a  envoyé  et  tenu  longuement, souldoiers  *, 
a  navires  et  gens  d'armes  «  ses  de$|»ens.  Et  sy  est  vray 
a  que  en  sa  ville  de  Hons  en  Haynnaulu',  trois  ans  a 
«c  Qu  environ^  mondit  seigneur  tint  la  feste  dfi  l'ordre 
«  de  lA  Thoizon-d'Or,'  où  furent  assambleiF  grant 
M  noihhre'de  chevalliers  portais  Icelle  ordre;  et  à  la 
«  meSse,  iccjlui  jour,  monaeignem'  l'evesque  de  Cha- 
o  Ion,  [c'hancelier  d'icelle  ^,'propoza  en  sermon  gene- 
n  rai  la  grant  dezolacion  et  ruynne  en  quoy  l'Eglise 
«  militant  estoit,  en  requérant  les  chevaliers  de  1a- 

viser  STec  luy  et  Iny  racomptay  la  Talltasie  en  ^uo;  î'eÊfojCf  et 
qtunt  je  lu>  enz  tout  die,  il  me  fil  cefte  respoDse.  ■ 

1 .  A  la  dtttxlèioe  personne  du  pluriel  lUus  le  Hs.  Balme. 

2.  Hs.  Baluze  :  ■  De  mond^  seigneur.  > 

3.  Ml.  Baluze  :  <  Comme  il  apert.  > 

k.  Hs.  Baluse  et  la  Marche  :  >  Et  dés  pieca.  > 

5.  Us.  Baluze  et  la  Uarche  :  ■  Comme  d«  y  envoier  soadoîers.> 

6.  Godefray,  Ms.Baluie  et  la  Marche:  Itfesmement  ilyattians 
ou  environ  que  en  la  Tille  de  Mous  en  Henau.-iT  etc. 

7.  H«,  Sorbonne  et  1^  autres  versions/  ^ 


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[1434  a.  s.]        DE  MATHIEU  D'ESCOUCHY.  228 

«  dicte  ordre  et  autres,  pour  le  coufort  d'icelle  nostre 
n  mère^osy  désolée  ;  sur  lequel  sermon  (ut  par  îceulx 
«  chevalliers  '  prins  de  belles  conclusions,  à  intencioii 
a  de  augmenter  la  saincte  Foy  et  le  service  de  Dieu  , 
«  dont  ce  faire  '  mondit  seigneur  fut  tousjours  princi- 
•  pal  esmouveur,  et  le  premier  délibéré  de  y  em- 
a  ploier  corps  et  cbevance.  [  Depuis  lors  ,  comme  il 
a  est  certain*,  lui  est  venue  sa  rébellion  de  Gand;  à 
a  laquelle  subjuguier,  il  a  despeudu  du  temps  et  de 
u  l'avoir;  et  par  la  grâce  de  Dieu*,  il  est  venu  à  si 
a  bonne  et  lioonourable  conclusion  que  chascun  scet.  ] 
<r  Or  est  ùnsy ,  que ,  [pendant  ce  temps],  le  Turcq  a 
■  fait  de  grans  eraprinses  *  sur  la  crestienté ,  comme 
u  d'avoir  gaîugnié  Constantinoble  ' ,  qui  jamais  n'a- 
K  voit  eu  sy  grant  vilonnie  par  les  mescreans  %  [  l'em- 
«  pereur  mort  et  l'empire  destruitte.  ]  Ces  choses  ont 
«  tousjours  entamé  le  cœur*  dé  mondit  seigneur,  étale 
«  désir  ou  service  du  benoit  JhesuS'Crist  ;  [  car  au  be- 
«  seing  est  dea  le  secours.  ]  Donc ,  pour  respondre 
«  à  ta  demande*,  saches  que  lui-meismes  a  ceste  be- 

1 ,  Les  mêmes  :  ■  Et  sur  ceste  matière  par  iceulx  chevalliers 
forent....  > 

2,  Les  mêmes  :  <  Pour  le  service  de  Dieu  augmenter  et  la  Foy 
mitinteidr,  desquelles  choses,  >  etc. 

3.  ■  Comme >  n'est  pas  daos  le  Ms.  Baloze. 

4.  Hs.  Baluze  et  la  Marche  :  «  Et  ta  grâce  Dieu.  > 
3.  Ms,  Sorbonne  et  les  autres  versions  :  ■  Choses  « 

e.  Ms.  Baliue  :   •  D'avoir  prias  la  noble  cité  de  Constanti- 
DC^Ie,  > 

7.   Hs  Baliue  :  ■  Qui  oncques  n'avoit  esté  ainsy  violée  de 


8.  Hs.  Sorbonne  et  tes  autres  versions  :  <  Le  cceur  et  le  detir 
de  mondit  seigneur  ou  service....  > 

9.  La  Marche  :  ■  Pour  conclusion.  > 


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226  CHRONIQUE  [14S4d.  s.] 

«  soingoe  conduite  et  démenée  de  longue  main,  pour 
■  avoir  le  temps  de  pooir  monstrer  le  bon  désir  et 
n  Touloir  qu'il  a  au  bien  publicque  et  puerai  pourfit 
H  de  la  crestientë.  » 

Aiusy  comme  ce  chevalier  et  moy  parlions  et  devi- 
sions de  la  cause  et  principal  occoisoo  '  pour  quoy  ,  à 
son  entendement ,  ceste  feste  et  grant  assamblée  se 
faisoit,  entrèrent  en  la  salle  dont  cy  devant  vous  ay 
devise  *,  et  par  la  grant  porte,  grant  nombre  de 
torses  '  ;  apprez  lesquelles  venoient  pluseurs  person- 
nages *  juans  de  divers  instrumens,  comme  tabourlns, 
leus,  harpes;  et  apprez  euls  venoit  une  dame  vestue 
de  satin  blanc,  moût  simplement  faite,  en  fachon  de 
religieuse*,  et  par  dessus  estoit  habillée  et  afTulée  d'uD 
long  et  large  manteau  de  damas  blanc ,  et  estoltatoumé 
son  chief  moult  simplement  d'un  blanc  cceuvre-chief, 
mis  tout  aiosy  comme  à  une  chose  sainte  et  dévote 
appartenoil.  Et  sus  son  espaule  senestre  portoît  ung 
rolet  où  estoit  escript  en  lettres  d'or  :  Grace-Dihu, 
seigniflîant  et  monstrant  à  tous  le  nom  d'icelle  dame. 
Apprez  venoient  xn  chevalliers ,  chascuD  tenant  en  sa 
main  une  dame.  Les  chevalliers  estoient  habilliez  de 
pourpoias  cramoisi  et  chausses  noires ,  et  vestus  de 
palletos  *  à  mauches ,  la  moictié  gris  et  l'autre  moiclié 
noire ,  tout  de  sattin ,  et  estoient  lesdis  palletos  brodez 
de  feutlages  d'or  et  chargiez  d'orfaverie  très  riche- 

1.  Hs.  Batau  et  ta  Marche  :  ■  Occasion.  ■ 

S.  ■  Dont....  ■  n'est  qne  dans  Mathieu  d'Esconchy. 

3.  Ms.  Balnie  :  <  Foison  d'offiders  portans  torches.  • 

k.  La  Marche  :  ■  Ptasienrs.  >  Ms,  Balnie  :  <  Ptoseure  hommes.  > 

5.  Godefroj  :  ■  En  gaise  de....  ■ 

6.  Tuniques. 


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[ik&k  n.  s.]         DE  MATHIEU  D'ESCOUCHY.  227 

ment,  et  leurs  bablUemeDS  de  testes  furent  chappeaux 
de  velours  noirs,  bordez  et  orpbaverisiés  comme  les- 
dis  palletos';  et  sy  avoient  faulx  visages  d'or,  et 
diascunune  torse eo  son  poing*.  Lesxn  dames  furent 
habjlléez  et  vestues  de  cottes  simples  de  sattin  cra- 
moisi, fourréez  et  bordéez  de  letices  '  ou  menu  vair,  et 
pardessus  ceste  cotte  avoient  en  manière  d'un  rocbet 
à  la  fachon  de  Brabant,  qui  estoit  '  gent  habillement  de 
sj  fine  toille  que  on  vëoit  la  cotte  cramoisi  parmy;  et 
lequel  rocbet  estoit  bordé  d'une  fringes  assez  longues 
de  fil  d'or;  et  furent  atouméez  d'un  atour  tout  ront, 
à  la  &dion  de  Portingal ,  et  tout  blanc ,  dont  les  bour- 
l«s  estoient  en  manière  de  rausses  ',  et  passoient  par 
derrière  aïnsy  que  pâtes  de  cbappronsà*  hommes,  de 

i ,  •  Panr  la  façon  de  xn  paltos  de  satin  noir  et  gris  cbargié 
«Torfaveries  que  il  a  semblablement  fait  donner  à  donze  gentils 
bommes  de  son  hostel  le  jour  de  sondit  banquet,  an  prix  de 
douze  sols  pièce,  valent  \a  I.  tijt  s.  —  Pour  la  brodnre,  tant  de 
donze  robes  de  salin  noir  et  gris  brodées  tont  entour  par  embas, 
comme  orfroix*  et  entour  la  poitrine,  pareillemeat  derrière  et 
devant,  et  les  manches  autour  de  l'espaulle,  au  bout  de  la  manche 
et  antonr  de  la  main,  comme  pour  treize  chapeaulx  servans  sur 
l«»dicies  robes,  y  comprins  celui  de  Coquinet  [fol  du  duc),  au 
pris  chascune  robe  et  chappel,  comprins  l'argent  qui  est  sus, qua- 
torze livres  huit  solz,  valent  viii"xii  1.  xvi  s.  —  Pour  la  façon 
de  trente  neuf  marcs  d'argent  ouvrez  en  paillettes,  lesquelles  ont 
esté  mises  et  assises  sur  lesdictes  robes  et  chappeaulx,  au  pris  de 
quarante  huit  solz  le  marc,  valent  iiii"xiii  I.  xii  s.  >  M.  de  La- 
borde,  /.  c.  p.  ^S4-S5. 

2.  Ceci  n'est  pas  dans  la  Marche. 

3.  Fonrmres. 

4.  Godefroy  et  Hs.  Baluze  :  ■  En  manière  d'un  rochet  de 
Brabant,  nng,..,  ■ 

5.  Roses. 

6.  Godefroy  et  les  autres  versions  :  ■  Pour.  > 


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tSS  CHRONIQUE  [USti  n.  s.] 

déliés  voiles  ',  chaînez  et  brodez,  et  pareiOement  à 
bourlès  desdis  atours  d'orfoverie  d'or  branllant,  et 
esmaillé  moult  gentement.  Et  avoieot  au  oot  colers  d'or 
aoumez  de  pîerries  touttes  pareilles*;  et  sy  avoieot 
leur  visage  couvert  d'un  volet  sy  délié  que  elles  pooieDt 
bieo  veoir  parmi,  [etoo  les  véoit  dessus*.] 

Et  pour  mieux  declairier  ce  que  je  vis  desdictes. 
dames ,  celle  qui  les  autres  cooduisoit  se  nommoit  par 
soD  escript,  Grâce  de  Dieu,  et  cbascune  des  autres 
portoit  par  escript  son  nom  *  sur  son  espaulle  senestre*, 
en  ung  briesvet ,  qui  estoient  noms  de  vertus.  Par  quoy 
je  puis  dire  que  Grace-Dieu*  conduisoit  xn  vertus; 
laquelle  dame ,  ensamble  sa  compaiognie ,  passa  parmi 
la  salle  jusques  au  lieu  où  ledit  duc  estoit;  et  sy  tost 
comme  elle  fut  ^  devant  lui ,  se  arresta  et  dit  son  in- 
tenâon ,  qui  fu  telle  comme  vous  orez  cy  apprez  : 

Grace-Dieu  suis,  la  divine  ausmonière, 
Qui  des  bienfais  de  paradis  pourvoie 
Ferme  seurté  et  espérance  entière; 
Miséricorde  se  dent  soubz  ma  banière^ 
Dieu  ne  pmnet  nul  don  que  je  n'y  soye. 
Par  son  plaisir  à  toy  droit  cy  m'envoye, 
Pour  toy  baillier  ce  brief,  et  au  surplus 
Toy  présenter  ces  dames  de  Vertus. 


1 .  I^  Marche  abrège  la  fin  de  ce  paragraphe  et  le  suivant. 

S.  Ms.  Baliue  :  •  Et  avoieni  colliers  d'or  au  col  tous  pareils.  ■ 

3.  Goderroy  et  Hs.  Baluze  :  ■  Et  on  les  véoit  de  dessonbz.  - 

4.  Hs.  Baloie  :  *  Et  comme  la  dame  qne  les  antres  conduisoit, 
checnne  d'elles  portoit  nng  rollet,  >  etc. 

5.  Hs.  Batase  :  c  Où  son  nom  estoii  qui  estoient,...  * 

6.  Us.  Baluse  :  «  El  ainsi  Grace>Diea...  > 

7.  Hs.Balnae  :  ■  Etqnant  elle  vint....  > 


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[14S4  n.  s.]        DE  MATHIEU  D-ESCOCCHT.'  229 

Quant  ladicte  dame,  DOmm^e  Grâce- Dieu,  ot  dit  sa 
raison  *  et  monstre  les-xn  dames  de  Vertus,  que  elle 
amenoit,  incontinent  printle  brierdont  elle  avoit  parlé, 
et  le  présenta  audit  duc,  qui  prestement  le  bailla  au 
seigneui;  de  Crequi  et  lui  ordonna  le  lire  tout  haut ,  ce 
qu'il  6st  ;  qui  contenoit  ce  qui  s'ensieut  '  : 

«  Pour  ce'  que  mon  benoit  Créateur  a  oy  le  veu  que 
«  toy,  Pbelippe,  duc  de  Bourgùingne  et  de  Brabant, 
«  a  naguaires  fais  en  la  présence  de  ceste  noble  com- 
<r  paingnie ,  et  meismes  pluseurs  autres'  nobles  bom- 
<e  mes  et  vertueux ,  estans  cy  presens  et  toy  ensievans; 

•  lequel  ton  veu,  ensamble  yceulx,  procedans  de 
«  bonne  volenté ,  sont  agréables  à  Dieu  et  à  la  benoîgte 
a  viei^e  Marie  sa  mère ,  qui  me  envoient  par  toutte 
(t  crestienté  devers  les  empereurs,  rois,  ducs,  prin- 
u  ces ,  comtes ,  barons ,  chevalliers ,  escuiers,  ou  autres 
V  boQS  crestiens ,  leur  présenter ,  de  par  euU  ,  douze 
«  dames  que  j'ay  en  ma  compaingnie ,  chascune  por- 

■  tant  nom  de  vertus.  Lesquelles,  se  eulx  et  toy  voulez 

■  croire  et  continuellement  user  de  leur  conseil,  vous 
«  venrez  à  bonne  et  vertueuse  *  conclusion  de  votre 

•  emprinse ,  qui  moût  porra  proufliter  ;  et  je  ce  temps 

■  pendant  demourray  aveuc  eulx.  En  en  ce  faisant  ac- 
a  querrez  bonne  et  grant  renommée  partout  le  monde, 

■  et  le  Rojramme  de  paradis  en  la  fin.  » 


1.  Le  Hs.  Baliue  igonte  :  >  Et  Achevée  et  qu'elle  ot,...  > 
S.  Ce  paragraphe  manque  dans  k  Marche.  —  Ms.  Baliue  : 
«  Et  le  présenta  et  bailla  prestement  en  la  main  de  mondit  seigneur, 
lequel  le  bailla  incontinent  à  monseigneur  de  Crequi  qui  le  lut  en 
haut  et  contenoit..,.  > 

3.  Le  Hs.  Baluze  ajoute  :  ■  Princes.  ■ 

4.  Godefroy  et  les  autres  versions  :  «  Victorieuse.  » 


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230  CHROniQUR  [IbSt  a.  s.] 

Apprez  icellui  brief  ainsy  leu  et  oy:,  ladicte  dame  re- 

priot  sa  raisoD ,  partant  audit  duc  et  dit  ce  qui  s'en- 

sieut*  : 

Ces  haultes  dames*  baîUeront  par  escript, 
Leurs  parfais  noms,  lesquels  je  tous  liray. 
Qui  bien  les  garde  moult  plaist  à  '  Jhesos-Grist, 
Auquel  je  prie,  auss;  au  Saint-Esprit, 
Dont  procèdent*,  sy  m'en  resjoiray. 
Vechy  la  Foy  que  je*  presenteray 
Premièrement  ;  je  vous  prie,  or,  oez  * 
De  tous  leurs  briefz  ce  que  lire  m'orez. 

Ed  son  langage  proposant,  comme  vous  avez  oy, 
ladicte  dame  présenta  la  vertu  de  Foy,  la  première, 
qui^  portoit  soc  brievet  en  sa  main,  lequel  elle  bailla 
àGrace-Dieuleurconduiseresse.  Et  pareillement  toutles 
les  autres  se  présentèrent  et  baillèrent  leurs  briefz,  et 
ladicte  dame  les  tisoit  ;  car  ilz  seignifToient  et  mons- 
troient  leurs  noms;  lesquels  s'ensievent  par  ordre , 
ainsy  que  elles  se  presentoient  *. 


Je  suis  la  Foy,  très*'  divine  espérance, 
Que  cbascuD  doit  congnoistre  sans  erreur, 

1.  La  Marche  :  <  Guge-Dikd.  ■ 

i.  La  Marche:  «Les  dames cj.,..  ■ 

3.  Hs.  Baluze  :  <•  Hout  ayme.  > 

4.  La  Marche  :  «  Qu'en  vous  soyent.  >  Ms.  Balaie  :  •  Que  vous 
remaigncDl,  ■ 

5.  La  Marche  :  ■  Tous.  > 

6.  La  Marche  et  Vii.  Baluze  :  ■  Or  je  vous  prie,  oes.  ■ 

7.  Ms.  Baluze  :  >  Laquelle  dame  de  vertu.  > 

8.  Ce  paragraphe  est  plus  développé  dans  ta  Mardie. 
'  9.  La  Marche  ajoute  :  <  La  puhiébk  dihb.  > 

10.  La  Harehe  :  ■  Et.  ' 


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[ittJUk  a.  s.]        DE  MATHIEU  D'ESCOUCHT. 

Qui  viens  à  vous,  duc  de  noble  Daissance, 
Et  à  tous  ceuli  qui  sont  cy  en  présence, 
Pour  mercier  l'emprinse  de  valeur 
Touchant  aux  veux  de  mérite  et  d'onnenr 
Et  au  secours  que  vous  me  présentez, 
Qui  moult  vaura,  se  vous  ne  m'oublies. 

Qanté,  mère  de  bien  ^lire', 
Suis  au  palais  des  cieux  nommée, 
'  Qui  pour  vos  baulxvoloîrs  parfaire', 

Kgne  d'amour  non  contrefais, 
J'espoire  la  Foy  conforta  : 
Sy  suis  en  ce  lieu  arrivée 
Affin  que  la  guide  je  soye 
Qui  vos  œuvres  vers  Dieu  envoyé'. 


Justice  ay  nom,  la  droictuiière. 
Le  refuge  des  mains  puîssans. 
Osi  qu'on'  me  nomme  aspre  et  fière. 
Si  renge'  par  bonne  manière 
Les  humains  corps  obeissans. 
Or  vienge  à  vous  d'eure  en  ce  tenu, 
Pour  advenir  que  servirez 
Foiblement  Dieu  quant  ne  m'arez. 


Je  suis  Raison,  fille  de  Sapience, 
Amée  de  Dieu,  son  afBne  et  prochaine. 

1 .  •  Hs.  Baluze  et  la  Marche  :  <  Des  biens  faix.  » 

2.  La  Marche  :  <■  Parraiz.  >  Ms.  Baluze  : 

c  Qu  poiir  haall  vodIdif  et  parfux.  > 

3.  Ms.  Sorbonne,  Hs.  Balnie  et  la  Marche:  ■  Convoyé.- 

4.  Les  mêmes  :  ■  Quoiqu'on,  > 

5.  La  Marche  :  ■  Si  rens-je.  ■ 


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i»  CH&OMQUE  [UH  n.  >.] 

Guerre  amortù  ;  pais  est  ma  norrissaoce; 
Amour  soabstiens;  droit  maintiens  en  puissance; 
En  tous  debaa,  je  rens  raison  '  prochaine. 
A  TOUS  servir  metteray  toutte  paine, 
Car  Dieu  le  veult,  pom'  ce  qu'en  son  serTice 
Sur  touttes  riens  suis  vaillable  et  propice*. 

pBODKIfCB. 

Pour  TOUS  parer,  prince  de  haut  affaire, 
Prudence  suis,  que  Dieu  à  vous  m'envoje, 
En  espérant  que  ferez,  pour  lui  plaire, 
Et  entendrez,  pour  le  plus  neccessaire, 
A  secourir  l'Eglise  qui  larmoyé. 
Tant  que  m'arez  et  serez  où  je  soye. 
Adversité  n'ara  nulle  puissance 
De  TOUS  oter  Foy  ne  bonne  Espérance. 

Attshprikcb. 

Attemprance,  qui  les  haulz  fais  mesure, 
Me  nomment  ceulx  qui  congnoîssent  mon  estre; 
D  n'est  nul  heur  qui  sans  moy  guères  dure  ; 
Mon  fait  est  seur,  non  pas  à  l'aventure  ; 
Soudain  voloir  ne  voet'  estre  mon  maistre. 
De  vous  servir  je  me  tcuI  entremettre. 
Se  TOUS  m'avez,  je  vous  dis  seurement  : 
Biens  ne  ferez  qu'à  bon  entendement. 

1.  Hs.  Baluie  :  i  La  fin.  ■ 

2.  Ces  derniers  vers  sont  ainsi  dans  la  Marche  : 

A  TOUS  uriir  je  mettray  loute  paine 
Je  TicDi  doncqaes  en  la  verta  demainne 
Et  IKen  le  veolt,  etc. 

3.  Hs.  Sorbonne  et  antres 


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[ikak  n.  s.]        DE  MATHIEU  D'ESCOUCffT.     - 

FOBCI. 

Force  desja  longtemps  passée 
M'appelle-OD,  pour  ce  que  je  pense, 
Par  effort  de  bonne  équtté. 
Pour  tous  en  généralité, 
A  lÎTrer  vive  re&istence. 
Je  suis  contre  vices  deffence^ 
En  armes  je  puis  moult  servir  ; 
Pensez  donc  de  moy  retenir. 

Vebité. 

A  TOUS  je  viens  en  telle  intencîon 
Que  ferez  riens  contre  mon  voloir. 
Vérité  suis,  de  tel  condicion, 
Que  je  ne  fais  nulle  part  mansion, 
S'onneur  de  bouce  ne  m'y  fait  remanoir. 
Tenez  vos  mos,  se  me  volez  avoir. 
Par  vos  vertus  faîclea  crier  Mon-Joye, 
Et  je  seray  la  vostre  où  que  je  soye. 

Largime. 

Sans  moy  ne  peut  nulz  grant  fait  achever, 
Ost  acquérir*,  n'acquérir  bon  ren<Hn. 
Qui  me  reboutte,  il  m'ait'  moult  à  blâmer, 
Par  moy  peut-on  moult  de  geos*  assambl^. 
Et  avoir  bruit,  qui  que  le  veuUe  ou  non. 
A  vous  je  riens;  Largesse  m'appelle-on. 
Je  serriray  pour  les  povres  aidier, 
Qui  serviront  quant  verront  •  le  mestier. 

1 .  Bfs.  Sortmnne  et  autres  verùons  :  ■  Ou  magnanimité.  : 

3.  Hs.  Balaie  :  ■  Maintenir.  ■ 

9.  Hs.  SorboDoe  et  autres  versions  :  ■  Il  fait.  • 

4.  Ms.  Baluze  :  ■  Mainte  gens.  > 

5.  Ms.  Sorbonne  et  antres  versions  :  >  Viendra,  > 


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E14B4  n.  s,} 


Diltigence,  la  noble  poorsierande, 
M'appelle-ou  ',  pour  ce  que  tant  traveille, 
Que  maintea  fois  mes  fortunes  amande. 
Dieu  me  tramet'  à  vos  yeux,  et  voua  mande 
Que  son  seirice'  sans  sommeillier  on  veille, 
Et  que  m'aiez,  affin  que  je  resveille 
Les  laces  cœurs  qu'on  ne  peut  esmouvoîr, 
A  traveiller  pour  tous  les  biens  aToir.  • 

ËSPEKUfCE. 

Je,  Espérance,  guide  de  bon  voloir, 

D'ardant  désir,  à  vous  je  me  présente. 

Le  grant  honneur,  la  ricesse  et  l'avoir  ■ 

De  tout  le  monde  conquesteriez  pour  voir. 

Nul  n'oseroit*  devant  vous  faire  attente. 

Requérez  Dieu,  et  metez  ferme  entente 

D'estre  en  brief  temps  prest  pour  le  Turc  '  combattre, 

Et  vous  verrez  son  grant  orgoel  abbature. 

Vaujukcb. 

Prince  enflamblé  de  desîr  pitoiable, 
Vous,  nobles  hommes',  où  toute'  honneur  s'avance, 
C<surs  tous  enflez  de  voloir  bonnourable, 
Aimans  renom,  querans  oevre  louable, 

1 .  Ms.  Soibonne  et  la  Marche  :  ■  Suis  nommée.  ■  Ms.  Balute  : 

■  Ue  nomme  l'en.  ■ 
S.  Transmet. 

3.  Ms.  Sorbraine  et  la  Marche  :  ■  Qu'à  le  servir.  ■  Ms.  Batuw  : 

■  Qu'en  le  snrant.  ■ 

4.  Ms.  Sorfoonne  et  les  antres  vernons  :  c  Ifosera.  ■ 

5.  M».  Baluie  :  c  D'estre  en  brief  temps  pour  le  grant....  > 

6.  La  Marche  :  *  Et  voai,  nobles,  où,  ■  etc. 

7.  Ms.  Baluze  :  •  Toti(,  > 


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[1454  U.S.]         DE  MATHIEU  D'ESOOUCHY,  t3S 

A  TOUS  acours  en  grant  esjoyasknce  : 
FîUe  boaneur  sais,  et  m'appelle-on  YaiUanoe. 
Je  vous  requiers,  qu'oa  ne  me  laisse  pas. 
Car  sans  m'avoîr  grant  &it  ne  se  fait  pas'. 

A|^>rès  la  presentacion  faicte  des  douze  Vertus,  par 
Grâce  -Dieu ,  audit  duc  de  Bour^oingne ,  elle ,  comme 
ayant  sa  diarge  pariumie  et  son  enivre  acheva, 
print  congié ,  coosolaDt  et  saluant  ledit  duc  eu  ceste 
fourme*  : 

Puis  que  ainsy  est  que  je  vous  ay  bailliez 
Mes  zii  filles,  mon  pareil  parement*. 
Je  vous  requiers,  que  soient  recueilliez 
Par  tel  moien  que  mieulz  appareilliez 
Soient  d'entendre  à  vostre  saulvement. 
A  vous  les  laisse;  à  Dieu  je  vous  commande, 
Auquel  je  prie  que  brief  vous  voye  fiiire 
Chooe  de  quoy*  et  qui  lui  puisse  plaire*. 

Aiosy  s'en  retourna  Grace-EHeu ,  et  laissa  les  dames 
jqu'eWe  avoit  ameoëes.  Et  pour  ce  que  le  mïstère  fut 
oAevé ,  leur  furent  ostez  les  brevetz  que  elles  por- 
toîent  sur  leurs  espaulles ,  et  commencèreut  à  dancer 
en  guise  de  mommerles ,  et  à  faire  bonne  chière  pour 
la  feste  plus  joyeusement  parfumir. 

S'enaieuvent  les  noms  des  chevalliers  d'icelle  mom- 

1 .  Duu  le  Ms.  Sorbonne  et  let  autres  vemtHia,  ces  deux  vers 
se  terminent  par  poinl.  > 

S.  Ce  paragra}^  est  plus  déreloppé  dans  le  Ms.  BaloM  et  la 
Marche. 

3.  Ici  finit  le  Ifs.  de  la  Mare.  —  1a  Marche  i  «  Ces  filles  c; 
pour  Tostre  parement.  ■  Le  Ms.  fialnie  omet  ceci  et  ne  suit  pa* 
l'ordre  métrique.  ■ 

4.  La  Marche  et  Ms.  Baluie  :  >  De  nom.  > 

5.  Ces  vers  ne  se  trouvaient  pas  dans  l'éditioa  de  M.  Buchon. 


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»6  CHRONIQUE  [14S4n.  s.] 

merye  :  dionseigoeur  le  comte'  de  Charolois,  mon- 
seigneur  le  duc  de  Qèves,  mouseigneur  le  comte  d'Es- 
tampes ,  monseigneur  Alof  de  Clèves ,  monseigneur 
Jehan  de  Coinbres ,  monseigneur  le  bastard  de  Bour- 
goingne^  monseigneur  le  comte  de  Boucan,  messire 
Anthoine,  bastard  de  Brabant»  messire  Pbelippe  Pot, 
messire  Phelippe  de  Lannoy  *,  messire  Crestien  de  Di- 
gonnes ,  messire  Phelippe ,  bastard  de  Brabant*. 

S'ensieuVent  les  noms  des  dames  d'icelle  momme- 
rye  :  madamoiselle  de  Bourbon,  mademoiselle  d'Es- 
tampes, madame  de  Ravestain,  madame  de  Beuvres*, 
madame  d'Arsy*,  madame  de  Commines*,  madame 
de....\  madame  des  Aubeaux*,  madame  du  Chas- 
telter',  Hai^eritte,  bastarde  de  Bourgoingne  **,  An- 
tbotnette",  femmede  Jehan  Boudault,  YsaheauCous- 
taine". 

Tandis  que  on  dansoit  en  tel  manière ,'  les  Rois 

I .  L>  Marche  ne  donne  pas  les  dtret. 

S .  La  Marche  :  ■  I^lain,  ■  ■ 

3.  Ce  nom  n'est  pas  dans  le  Ht.  Baloze, 

4.  Ce  nom  est  omis  dans  la  Marche. 

5.  Probablement  Marguerite  de  Picquigny,  femme  de  Jean 
d'Arviller,  Sgr  d'Arcy.  (Voir  ci-dessos  la  note  de  la  page  US.) 

6.  Jeanne  d'Estouteyille. 

7.  La  Marche  :  ■  Santers.  ■  Hs,  Baluze  :  «  Sauvres.  ■  Cest 
pent-étre  la  femme  de  Hue  de  Lannoy,  seigneur  de  Santei,  Mar- 
guerite de  Boncourt  ;  mais  elle  était  bien  vieille  alors  pour  figurer 
dans  cette  *  mommerye.  > 

8.  Antoinette  d'Inchy,  seconde  femme  de  Waleran  des  Aubeaux. 

9.  Je  n'ai  pu  découvrir  son  nom. 

10.  Elle  était  fille  d'Tsabeau  de  la  Vigne  et  mourut  à  Bruges  le 
27  décembre  1454.  M.  de  Laboixle,  /.  c,  p.  398  et  438. 

II.  Hs.  Balaie  :  *  Anthoinette  de  Horalle.  ■ 

1 2.  Femme  de  Jean  Gonstain,  valet  de  chambre  du  dnc.  Toyec 
H.  de  Laborde,  p.  4S4. 


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[1454  D.  s.]        DE  MATHIEU  D'ESCOUCHT.  237 

d'armes  et  heraulx,  aveuc  nobles  hommes  qni  fureot 
ordonnez  pour  l'enquesle ,  allèrent  aux  daines  et  aux 
damoiselles,  pour  savoir  à  qui  on  devoit  donner  et 
présenter  le  pris  pour  avoir  le  mieulx  jousté  et  rompu 
bois  pour  cellui  jour.  Et  (iit  trouvé  que  le  comte  de 
Cbarolois  l'avoit  gaîugnié  et  deservy.  Si  prindrent  tes 
officiers  d'armes  deux  damoiselles  prîiicesses,  c'est 
assavoir  madamoiselle  de  Bourbon  et  madamoiselle 
d'Estampes,  pour  te  pris  présenter;  et  fut  bailtté  par 
elles  audit  comte  de  Cbarolois,  lequel  les  baisa',  comme 
il  est  acnustumé ,  et  fut  crié  Monjoye  '  moult  haul- 
tement  *. 

Entre  deux  et  trois  heures  après  minuit,  partit  icel- 
Itii  duc  et  sa  compaingnie  du  lieu  où  le  banquet  avoit 
esté*,  et  s'en  revint  en  son  hostel  ;  et  se  départit 


1.  Le  Hs.  Baluze  ajouté  :  ■  En  les  remerchiant.  ■ 

t.  Le  Hs.  Baloze  ajonte  :  •  Et  nobte  conte  de  Oiarolois.  > 

3.  Le  Ms.  Baloze  et  la  Marche  ajoutent  ici  qu'on  apporta  le  vin 
et  les  épices,  pub  qu'on  cria  une  joute  pour  le  lendemain,  au  nom 
dn  comte  de  Charolois,  qu'accompagnèrent  le  bitard  de  Bourgogne 
et  Benetro  de  Chassa,  joute  dont  Adolphe  de  Clèves  et  le  bfttard 
remportèrent  le  prix,  et  que  le  duc  donna  le  même  jour  un  ban- 
quet i  toutes  les  dames  de  son  hôtel, 

4.  La  Marche  :  ■  Et  se  retrahirent  cfaascun  en  sa  cbascune.  > 
Le  Bis.  Baloze  termine  ainsi  :  «  Et  s'en  revint  en  ioa  hostel  et  les 
iDtreB  où  bon  leur  sembla.  —  Expucrr.  ■ 

5.  C'est  ici  que  se  place  la  déclaration  d'Olivier  de  la  Marche, 
qo'il  a  fait  vérifier  sa  relation  par  le  seigneur  de  Lannoy  et  Jean 
Bouftaut,  principaux  ordonnateurs  de  la  fêle,  et  par  les  maîtres 
d*hâtel  dn  duc,  et  qne  Lannoy  j  opposa  son  scel .  —  Cette  décla- 
mtioD,  dans  la  version  Balaie,  suit  immédiatement  la  liste  des  sei- 
gneurs et  des  dames;  je  la  donne  ici,  afin  qu'on  la  puisse  comparer 
avec  celle  de  la  Marche,  qui  est  à  la  portée  de  tout  le  monde  :  ■  On 
escripi  (il  y  a  sans  doute  ici  une  lacune;  la  Marche  commence 


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CHRONIQUE  [1454  n.  ».] 


CHAPITRE  ex. 

Comment  le  cotttte  de  Saint-Pot  tînt  la  feste  de  la  licorne, 

,  en  la  cité  de  Cambray. 

Vous  avez  oy  la  declaracion  de  la  fbste  du  banquet, 
dont  cy  devant  est  faicle  mencion ,  en  la  fia  duquel 
Loys  de  Luxembourg ,  comte  de  Saint-Pol ,  qui  avoit 
à  îcelle  fait  crier  et  faire  assavoir  à  tous  nobles  ,  tant 
de  l'ostel  dudit  duc  de  fiourgoingne  comme  aultre 
part ,  que  le  ivrii*  jour  de  mars  ensievant ,  feroit  une 
Teste  en  la  ville  et  cité  de  Cambray ,  qui  est  ville  d'em  - 
pire,  laquelle  se  nommeroit  la  Teste  de  la  Ucome, 
ouquel  jour  seroit,  lui  xl*  de  nobles  hommes,  montez 
et  armez,  chascun  la  laoche  et  l'espée  ou  poing ,  et 

ainsi  :  ■  Et  ponr  ce  qne  je  scay  bien  que  plosienrs  ont  escript....) 
de  cesie  haute  et  noble  Teste,  et  que  cbecun  ne  peut  avoir  tout  reo 
et  pourroit  on  dire  que  j'en  parle  bien  largement,  afin  que  on  sach« 
que  la  manière  de  mon  enregistrement  est  vray,  j'ay  requis  à  mon- 
seigneur de  Lannoy,  cheTallier  de  l'ordre  de  la  Toison  d'or,  qui 
de  toute  ceste  feste  fu  principal  conducteur  aveo  pluseurs  antres 
nobles  bommes  qui,  après  luy,  conduisoient,  ensemble  deux  dex 
maistres  d'ostel  de  mondit  seigneur  le  duc,  que  il  leur  pleust  visiter 
et  corregierniDndit  registre,  afSn  que  je  n'y  aie  mis  que  ainsi  qu'il 
fu.  Et  ce  fait,  ay  requis  à  mondîi  seigneur  de  Lanooy  qoe,  signe  de 
vérité,  il  vousisi  cedît  registre  signer  de  sa  main,  leqtid  le  me  a 
acordé  et  ainsi  ce  a  fait. 

•  (  Sy  supplie  (comme  dans  la  Marcbe)..'.,  pardonner  et  mon  bon 
vouloir  avoir  pour  agre«ble,  ■  etc. 


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[1454  n.  s.  ]         DE  MATHIEU  D'ESœUCSY.  23» 

icelks  esp^es  seroient  rabattues  et  les  poinetes  coup- 
pées ,  pour  courre  la  lauche  contre  autres  n.  qui  y 
veDroieDt ,  et  puis  tourooier  desdictes  espées.  Auquel 
jour  comme  il  avoit  fait  crier,  se  trouva  sur  le  mar- 
chié  de  ladicte  cilé ,  où  il  avoit  fait  faire  ud  parc  grant 
et  spacieux,  bien  fourny  de  bonnes  lices  de  bos, 
lui  XL**  tous  de  ses  gens ,  sans  y  avoir  venu  aucuns 
autres  de  l'bostel  dudil  duc,  ne  d'autres,  sy  non  gen- 
tilz  bommes,  dont  Tud  estoit  chevallier ,  et  se  nom- 
moit  messlre  W^utre ,  lequel  estoit  du  pais  de  Bra- 
bant,  assez  prez  doLouvain,  et  portoit  sur  son  heaulme 
uDg  morianne*;  et  l'autre  lut  Phelippe  de  Lalain. 

Et  quant  ledit  comte  veit  qu'il  avoit  fait  une  grant 
despence  pour  fumir  ladicte  feste ,  en  pluseurs  ma- 
nières, el  graas  preparacions  pour  les  banquez,  et  que 
nulz  autres  u'y  avoit  sinon  les  dessusdis ,  et  congneut 
assez  que  aucuns  avoient  rendu  painne  devers  ledit 
duc  afEn  que  n'y  laissast  aler  nulz  de  ceulx  de  son 
hoslel  * ,  ce  nonobstant,  n'en  monstra  nul  sanabtant  de 
courroux;  mais  joyeusement,  quand  se  trouverrent 
audit  parc ,  6rent  départir  lesdis  xl  ,  aveuc  les  deux 
dont  dessus  est  faicte  mencion,  et  se  parlirrent  l'ung 
contre  l'autre,  c'est  assavoir  xxi  d'un  costé  et  xxi 

i.  Godefroy  ;  W. 

2.  Marerme,  gland,  sorte  d'ornement. 

3.  «Déjà  le  duc  commençait  à  être  fort  mécontent  du  comte  de 
Saint-Pol  ;  il  le  trouvait  ti-op  attaché  aux  intérêts  du  Roi  dont  il 
avait  été  ambassadeur.  Dans  son  voeu  du  Faisan,  il  avait  fait  ré- 
serve expresse  de  la  volonté  du  Roi,  comme  s'il  n'eût  pas  été  sujet 
du  duc  de  Bourg;o{,'ne.  En  outre,  il  était  au  nombre  des  seigneurs 
de  cette  cour  qui  se  montraient  de  plus  en  plus  mécontents  de  U 
luDle  EiTeur  d'Antoine  de  Croyetdetoutecettemaison.»  RaniDt«, 
Bût.  det  ducs  4e  Bourgogiu,  t.  Vm,  p.  22. 


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S40  CHRONIQUE  [1454  n.  s.] 

d'autre;  et  en  ce  point,  ^elon  le  contenu  de  ladw;te 
cri^e,  coumirent  les  tances,  où  il  y  ot  de  beaux  ho- 
rions donnez,  et  puis  ce  fait,  tournoièrent  desdictes 
espées  ;  en  quoy  faisant ,  ledit  comte  fu  désarmé  en 
deux  lieux  ;  et  fist  grandement  son  devoir ,  car  pour 
cellui  dedens ,  il  ot  ce  jour  le  pris  ;  et  pour  cellui  de 
dehors,  fut  donné  au  chevallier  estrangier.  Et  me 
fut  dît  que  la  cause  pour  quoy  il  y  eut  si  pou  de 
gens  de  l'ostel  dudit  duc ,  fut  au  raoieo  du  comte  d'Es- 
tampes, pour  ce  que  durant  la  guerre  de  Gand,  dont 
cy  devant  est  faicte  niencion,  avoit  eu  aucun  remours  * 
egtre  iceulx  comte  d'Estampes  et  de  Saint-Hot ,  lou- 
cliant  l'avant  garde  de  l'armée  ;  et  combien  que  leur 
dicte  remours  vint  pou  à  la  congnoisasnce  du  pœup- 
ple  ,  neantmoins  n'aimoient  pas  l'un  l'autre.  Et  sy  n'y 
ot  point  de  voye  de  fait,  par  ce  quechascun  d'eulx 
craignoit  de  courroucbier  ledit  duc. 

Ce  nonobstant ,  îoellui  comte  de  Saint-Pol  fit  de 
soy  meisme  tousjours  graiit  chière  ;  et  y  ot  le  jour  de 
ladicte  feste  ,  au  banquet  qui  se  tint  à  l'hostel  episco- 
pal  de  l'evesque  de  ladicte  cité ,  pluseurs  nobles  che- 
valliers et  escuiers ,  dames  et  damoiseltes ,  aveuc  les 
plus  notables  bourgois  et  boui^oises  d'icelle  cité ,  qui 
furent  servis  de  pluseurs  et  divers  metz ,  tant  de  pois- 
sons de  mer,  comme  de  douche  eaue,  exquis,  grans 
et  gros  merveilleusement,  pour  ce  que  ladicte  feste 
eschey  en  temps  de  caresme.  Et  lesquelz  icellui  comte 
avoit  fait  chercher  et  quérir  long  temps  devant ,  espé- 
rant que  à  icelle  deut  estre  ledit  duc  de  Boui^oÎQgne 
en  personne ,  acompaingnié  de  son  filz  le  comte  de 

1.  Débats. 


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[14S4I1.  t.]         DE  HATHIBl]  D'ESCQUCHT.  ikt 

Charolois ,  et  de  leur  noble  «hevallerie  ;  et  estoit  icel- 
InideSaiat-Pol  en  grant  désir  et  vouleoté  de  à  icelle 
Teste  recevoir  et  revereoder  lesdis  duc,  son  Blz  et  ses 
gens.  SambUblemeot  y  fureDt- servis  de  vins^ns  et 
exquis  de  pluseurs  maDières,  en  grant  habondance.  Et 
quant  à  l'ipocras)  il  fut  habandonné,  comme  s'il 
u'eust  riens  cousté.  Et,  pour  entremetz,  y  fut  faicte 
au  plus  prez  rhistoîre  de  Merlusine  et  ses  enfans ,  en 
graas  personnaiges.  Finablement  ladicte  feste  fut  de 
grant  despeuce  et  excessive ,  à  ce  que  je  peus  cong- 
□oistre  de  la  chose.  Et  fut  grant  dommaige  qu'il  n'y 
avoit  de  hauU  princes  grant  nombre,  car  les  prepa- 
racions  et  ladicte  despence  ,  et  aussy  la  bonne  chière 
et  grande  voulenté  que  monstra  ledit  comte  de  Saint- 
Pol ,  te  valoit  bien. 


CHAPITRE  CXI. 

Comment  le  duc  de  Boui^oiagoe  envoya  devers  le  duc  de 
Bourbon  et  la  ducesse  sa  femme  seigoifBer  les  fiançailles 
qui  estaient  faictes  entre  le  comte  de  Charolois,  son  fîlz, 
et  Tsabel,  fille  desdis  de  Bourbon. 


Ainsy  comme  ledit  duc,  les  princes,  et  nobles  che- 
valliers de  ses  pays ,  faisoient  lelz  fesles  et  assamblëes, 
et  aussy  qu'il  avoit  intencion  de  faire  et  acomplir  le 
veu  qu'il  avoit  fait  à  son  banquet  à  Lille ,  dont  cy  de- 
vaJ3t  est  faicte  menciou ,  et  pour  le  bien  de  ses  pays 


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îkt  «CHRONIQUE  [UMn.  &.] 

et  seigDOuries,  il  traicta  le  mariage  dadit  comte  de 
Cbarolois,  son  Sir.  légitime,  etd'Ysabel,  fiUedu  duc 
de  Bourbon  ,  qui  estoit  sa  niepce,  pour  tant  que  elle 
estoit  issue  de  sa  sœur,  femme  audit  duc  de  Bourbon, 
et  par  ce  moien  estoit  cousine  germaine  dudit  comte 
de  Cbarolois  '.  Et  furent  les  convenances  primes  faicles 
en  la  ville  de  Lille,  par  ung  venredi  xxm*  jour  dudit 
mois  de  mars,  oudit  an  un.  Et  ce  fait,  inconlinenl 
envoya  un  gentilbomme,  nommé  Jehan  Boudault , 
devers  lesdis  duc  et  ducesse  de  Bourbon ,  qui  lors  es- 
toient  en  Bourbonnois ,  savoir  sy  ce  seroit  leur  plai- 
sir. Lesquelz,  quant  oyrent  ces  nouvelles ,  furent  moult 
joyeux ,  et  firrent  audit  Jehan  de  Boudault  de  grans 
honneursetrecoelloite',  tant  pour  l'honneur  dudîî  duc 
comme  pour  les  bonnes  et  joyeuses  nouvelles  qui  leur 
avoit  apportées,  disant  qu'ilz  estoient  très  bien  coa- 
tens  de  ladicte  alliance ,  mais  que  ce  fust  le  plaisir  du 
Roy  Charles ,  duquel ,  en  brief  temps,  saveroient  la 
Toulenté. 


1.  Cette  union  se  rattachait  d'une  part  mix  intrigues  du  duc  à 
l'intérieur,  et  de  l'autreà  ses  rIUbdcm  au  dehors.  D'un  côté,  leduc 
avait  à  Lille  nne  entrevue  avec  le  duc  d'AIençon,  entretenait  des 
relations  avec  le  dauphin  et  cherchait  à  attirer  à  son  parti  tous 
les  grands  feudataires,  tandis  que,  de  l'autre,  sous  un  prétexte 
religieux,  il  formait  une  vaste  confédératioD  des  princes  alle- 
mands, et  resserrait  ses  alliances  avec  tes  An^ais,  déjà  en 
relations  avec  le  duc  d'Alençon. 

S.  Accueil. 


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[14S4  D.  s.j         DE  MATHIEU  D'ESCOUCHY. 


CHAPITRE  CXII. 

Comment  le  dac  de  Bourgoiogae  se  parti  de  la  ville  de 
lille  et  ala  es  AUemaîngnes  à  petitte  compaingnie,  poitr 
le  feit  du  veu  qu'il  avoit  fait  d'aler  en  Turquie. 

Apprez  lesdictes  fiançailles  ainsy  Taictes  ,  le  duc  de 
Boui^nJDgtie,  qui  avoit  esté  adverty  que  l'empereur 
d'Allemaingne  et  pluseurs  autres  roys  ,  graus  princes 
et  seigneurs,  tant  des  marches  de  Allemaîngnes  comme 
sur  les  frontières  des  inlidelles ,  faisoient  grandes  ar- 
mées et  assamblées  de  gens  de  guerre ,  chascun  selon 
sa  possibilité,  et  pour  de  ce  estre  mieulx  adcerteoé, 
se  conclud  [  de  y  aler  en  personne  j  ',  combien  que 
auparavant  de  son  partemeot  avoit  délibéré  aler  ès- 
dis  pays  à  petitte  compaingnie.  Et  inoongneu  se  parti 
de  ladicte  ville  de  Lille,  le  xxiv*  jour  dudit  mois  de 
mars  ,  par  ung  jour  de  samedy ,  à  cinq  heures  du  ma- 
lin ,  lui  ixx' ,  dont  il  avoit  pour  gens  de  nom ,  mes- 
sire  Simon  de  Lalain ,  messire  Phelippe  Pot ,  et  mes- 
sire  Jehan,  bastard  de  Henty ,  chevalliers.  Et  tirra 
cedit  jour  au  giste  en  sa  ville  du  Quesnoy  le  Comte  ^ 
en  tlaynnault,  et  avoit  paravant  sondil  partemeot  or- 
donné que,  le  mardy  ensievant,  qui  fut  le  xxvm*  jour 
dudit  mois ,  fut  publié  en  son  hostel  et  par  ses  pays , 

f.[]  AddidoDxle  Goderroj. 


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ikk  CHRONIQUE  [l4S4n.s.] 

que  tous  ceulx  de  soudit  hostel  qui  avoieat  acous- 
tumé  de  estre  à  gaiges,  tclz  qu'ilz  fussent,  fussent 
raiez  l'espace  de  deux  ans  entiers.  Et  ce  Bst  pour  ce 
qu'il  lui  samblolt  que  dedens  ledit  temps  averoit  bien 
fumy  et  acomply  le  Veu  dont  cy  devant  est  faicte 
mencion  ;  et  par  ceste  ordonnance ,  pooit  bien  espar- 
gnier  par  cliascun  mois,  [ptuseurs  milliers]  de  frans, 
qui  estait  grosse  fmance ,  et  laquelle  avoit  intencion 
emploier  à  acomplir  et  furnir  son  émprinse*.  Des- 
quelles ordonnances ,  quant  elles  furent  publiées,  et 
son  parlement  fut  sceu  ,  qui  avoit  esté  sy  souldain  et 
tenu  secret,  plusenrs  en  furent  moult  esmerveîllez, 
especiallement  ceulx  qui  estoient  ausdis  gaiges. 

Et  quant  à  ses  arcbiers  de  corps  et  aiiltres  servi- 
teurs, qui  l'avoient  servj  longtemps,  et  aiisquelz  ou 
devoit  de  grans  arreraîges  de  leurs  db  gaiges,  di- 
soîent  que ,  puisqu'aînsy  on  leur  vouloit  faire ,  on 
les  deust  avoir  paiez  de  ce  qui  leur  estoit  deu ,  car 
il  leur  sambloit  que  c'estoït  ung  estrauge  congié 
donné.  Et  disoieut  les  aucuns  d'eulx,  comme  itar 
desespoir ,  qu'ilz  yroient  servir ,  les  ungz  en  Ën- 
glelerre,  tes  autres  en  autres  marches.  Neantmoios  la 
chose  se  entretint  longtemps  ;  et  ne  volt  souffrir  les 
ordonnances  estre  publiées,  jusques  apprez  soudil 


i.  Une  grande  partie  de  l'argent  qu'on  devait  aiosi  é 
avaîl  été  employée  i  i'aYaiHW  pour  les  dépenses  du  voyage;  on 
peut  voir  dans  les  comptes  publiés  par  H.  de  Laborde  les  men- 
tions suivantes  :  1189  livres  payées  an  peintre  Jean  de  Boulogne 
et  &  d'autres  pour  peinture  d'étendards,  de  bannières,  de  cottes 
d'armes,  et  pour  franges,  bordures,  etc.  ;  —  373  livres  pour  un 
f  pavillon  de  satin  figuré  noir,  >  et  pour  fournitures  d'étoffes,  de 
franges  et  de  boucrans,  etc,  etc. 


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[US4  n.  s.]         DE  MATHIEU  D'ESCOUCHT.  ikS 

parlement ,  pour  ce  qu'il  doutoit  les  requestes  d'un 
chascun.  Et  d'icelle  ville  du  Quesnoy,  tira  à  toute  dil- 
ligence  en  son  pays  de  Bourgoingne ,  où  il  avoit  au- 
cunement affaire;  et  lui  sambloil  que  îlec  averoit  plus 
souvent  nouvelles  desarmées  qu'il  enîendoit  que  les- 
dis  princes  faisoient  pour  aler  sur  lesdb  infidelies;  car 
son  inteodon  estoit  d'esire  à  la  première  besoingne, 
atout  sy  grant  nombre  de  gens  de  guerre ,  qu'il  por- 
roit  bien  furnir  et  acomplir  sondit  veu.  Et  ordonna 
que  son  Hlz ,  le  comte  deCharoloîs ,  demburoit  en  ses 
pays  pour  iceulx  régenter  et  gouverner ,  et  le  com- 
mist  son  lieutenant  gênerai.  Or,  pour  aucunes  affaires 
qui  estoient  survenues  es  pays  de  Hollande ,  icelluî 
comte  de  Charolois  y  ala  assez  brief  apprez  le  parle- 
ment de  sondit  père. 

Eu  ces  propres  jours ,  le  duc  de  Clèves ,  nepveu 
dudit  duc,  se  parti  dudît  lieu  de  Lille,  et  tira  en  sa 
duchié  de  Clèves;  et  fut  conduit  hors  de  ladicte  ville 
par  le  comte  d'Kstampes,  acompaingtiiè  de  grant 
nombre  de  chevalliers  et  escuyers.  Et  aïnsy  chascun 
tira  en  sa  marche,  sauf  iceulx  qui  furent  et  estoient 
ordonnez  estre  aveuc  ledit  comte  de  Charolois. 


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[nsiii 


CHAPITRE  GXIII. 

Comment  le  duc  de  Bourgoingne  alla  es  AUemaingnes; 
des  recepcions  qui  lui  furent  faictes,  et  de  ce  qu'il  y 
besoingna  *. 

Vous  ayez  oy  la  maolère  comment  ledit  duc  de 
Bourgoingne  se  parti  de  la  ville  de  Lille  ,  et  des  or- 
donnances qu'il  lîst ,  à  ÎDtencion  d'aler  es  Allemain- 
gnes,  où  il  esperoit  trouver  principalletnent  l'empe- 
reur et  pluseum  liaulx  et  puissans  princes ,  alBn  de 
résister  contre  les  entreprînses  que  faisott  le  Grant- 
Turcq  sur  la  sainte  Foy  crestienne.  Sy  vous  vœul  ung 
petit  declairier  de  sondit  voiage,  et  aucunement  de 
ce  qu'il  y  besoingna.  Vray  est  qu'il  ne  séjourna  guères 
en  sondit  pays  de  Bourgoingne*;  mais,  comme  desi- 

1 .  Mathieu  d'Escouchy  m  sans  doate  eu  connaissance,  pour  la 
rédaction  de  ce  chapitre,  d'une  leUre,  en  date  du  6  juin  14S4, 
adressée  par  Meurin,  clerc  de  Jean  Scohenhove,  secrétaire  duduc, 
à  d'autres  secrétaires  qui  n'avaient  point  accompagné  leur  maître. 
Cette  lettre  se  trouve  dans  le  Ms.  744S*  (Fr.  1278)  .  (.  3S9  et 
suivants.  Le  texte  du  chroniqueur  est  en  général  plus  développé  ; 
pourtant,  en  ce  qui  concerne  la  Gn  du  voyage ,  le  clerc  Heurin 
raconte  des  détails  que  ne  donnt  pas  le  chroniqueur.  On  trouvera 
an  fragment  de  cette  lettre  dans  nos  Pnueei. 

S.  Asseï  longtemps  pourtant  pour  obtenir  des  États  du  duché, 
de  la  comté  et  de  plusieurs  autres  terres  et  villes,  des  aides  pour 
sa  croisade,  s'étevant  h  102  200  fr.  Compte  rendu  par  Jean  de 
Visen,  arch.  de  Dijon. —  Cité  par  M.  Gachard,  t.  II,  p.  126. 


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[14S4n.  s.]        DE  MATHIEU  D'ESCOUCHT.  247 

rant  fumîr  son  entreprinse ,  tira  tousjours  avant  par 
les  villes  de  Verne',  Vaulde*,  Constance,  Olme*,  et 
pluseurs  autres  boaaes  villes ,  jusques  en  la  ville  de 
Rasembourg  *.  Or,  eo  passant  parmy  cesdictes  bonnes 
villes,  fîit  partout  sy  grandement  et  honnourable- 
ment  receu  et  festoie,  que  on  ne  porroit  mieulx.  Et 
joyssoit  par  tout  où  il  passoit  de  touttes  prérogatives, 
conuoe  se  eust  este  l'empereur  en  personne  ;  car  ceulx 
desdictes  bonnes  villes  aloient  au  devant  de  lui  en 
grant  honneur  et  révérence,  rendoient  les  villes*  aux 
bannis,  et  desfréoient  lui  et  tous  ses  gens.  Ceulx  de  la- 
dite ville  de  Verne,  en  laquelle  il  fist  la  Teste  de  Pas- 
ques  flories  de  cest  an  mil  cccc  un ,  à  son  entrée , 
Grent  aler  au  devant  de  lui  aveuc  eulx  de  ly  à  v  cens 
enfans ,  en  dessoubz  de  x  à  xit  ans ,  chascun  portant 
une  banière  armoyé  des  armes  dudit  duc,  criant  à 
baulte  voix  :  a  Vive  Boui^ingne  !»  et  ce  fîrent-il? 
affîn  de  le  plus  reverender ,  et  que  en  temps  advenir 
en  fust  luunoîre.  Et,  en -continuant,  à  son  parlement, 
ceulx  de  ladicte  ville  le  convoyèrent  :  c'est  assavoir 
dudit  lieu  de  Verne ,  jusques  à  une  ville  noiomée  Bour> 
tef*}  d'ilec  à  une  autre  Donunée  Arau  ,  où  ilz  jurent' 
la  nuit ,  et  y  arrivèrent  le  xvi"  jour  d'avril  ensievant. 
Et  dudit  lieu  d'Arrau  ,  le  lendemain  alèrent  disner  à 


1.  Berne. 
i.  Baden. 

3.  On  peat  et  ou  doit  même  lire,  je  crois,  duu  le  Ms.  :  Ciife. 
Godefray  écrit  ainsi.  H.  Biichon  corrige  par  Olui.  —  C'est  Ulm. 

4.  Regeiuburg,  Ratisbonne. 

5.  Godefro;  :  Al.  les  vies,  la  liberté.' 

6.  Burgdorf. 

7.  Us  couchêient,  /acuerairt;  de  jésir,  i^^oser  (Roquefort). 


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U8  CHRONIQUE  [lUM] 

une  place  Dommée  Vaulde',  et  cedit  jour  au  giste  à 
une  autre  ville  nommée  Sirich*,  qui  est  de  l'aliance 
desdis  de  Verne;  par  lesquelles  villes  dessusdictes 
furent  Tais  audit  duc  de  grans  presens,  recepcions  et 
honneurs ,  tant  de  vins  comme  de  poissons  et 
d'avenes. 

Et  se  parti  d'icellui  lieu  de  Sirîch ,  et  ala  au  giste  à 
une  autre  ville  nommëe  Constance ,  en  laquelle  icellni 
duc  fisi  la  feste  de  la  grant  Pasques ,  et  y  séjourna 
cinq  jours  entiers,  ou  ceutx  de  ladicte  ville  6rent  pa- 
reillement de  grans  honneurs  et  recepcions,  aveuc  plu- 
seurs  dons  et  presens  de  vins ,  d'avenes  et  de  poissons. 
Et  apprez  qu'il  et  en  icelle  ville  fait  sadicte  feste  de 
Pasques ,  et  qu'il  ol  remercié  chascun  des  presens  et 
honneurs  qu'on  lui  faisoit,  se  parti  de  ladicte  ville  par 
unglundy  XXII*  jourd'avril, apprez  Pasques,  l'an  Lmi, 
et  ala  au  giste  en  une  aultre  ville  nommée  Etassem- 
bourg*,  où  samblablement  fu  grandement  festoie  des 
seigneurs  et  fooui^is  de  ladicte  ville ,  et  qui  lui  fir- 
rent  de  grans  presens.  El  le  lendemain,  partit  dudit 
Rassemboui^ ,  et  ala  au  giste  en  une  autre  ville  nom- 
mée Wateize%  appartenant  à  ung chevallier  du  pays, 
nommé  messire  Jaques  d'Ourses,  qui  ilec  defTraya 
ledit  duc  et  sa  compaingnie ,  et  qui  continuellement 
depuis  ladicte  ville  de  Waleize,  le  acorapaingna 
tousjours  jusques  qu'il  l'eut  conduit  jusques  en  la  ville 

1 .  Baden  in  Aargâu,  k  20  kilom.  d'Aran. 

2.  Godefroy  :  M.  Sirck.  C'est  Zurich. 

3.  fUveiubui^,  dam  le  Wurtemberg.  —  Le  chroniqueur  dési- 
,gne  par  le  même  nom  les  villes  de  Ravensbuf^  et  de  Regauburg 

(aatiibanne). 

k.  Waldsee  et  non  WolFegg,  comme  le  dit  H.  Bochon. 


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[14S4]  DE  MATHIEir  D'ESCOUCHY.  240 

de  Rassembourg ',  sauf  que  ledit  duc  le  envoya  en 
ambaxade  devers  le  duc  Loys  de  Bavière  *,  afRn  d'a- 
voir de  lui  ung  sauf  conduit-pour  passer  seurement 
par  ses  pays,  où  il  séjourna,  en  faisant  ladicte  am- 
baxade,  certaine  espace  de  temps.  Et  ala  icellui  duc 
en  une  ville  nommée  Olme*,  où  il  se  tint  ledit  temps, 
en  attendant  le  retour  dudlt  ambaxadeur.  El  eo  la- 
quelle ville  d'Ollme  ,  icellui  duc  fiit  grandement  receu 
et  festoie  par  les  seigneurs  et  bourgois,  dames  et  da- 
moiselles  d'icelle,  tant  de  joustes  comme  de  danses  et 
autres  joieuxesbattemeos ,  en  lui  faisant  pluseurs  grans 
presens ,  tant  de  vins ,  avenes ,  comme  de  poissons  et 
aultres  vivres ,  et  en  laquelle  rendit  à  pluseurs  banis 
la  ville  *.  Et  pour  lui  faire  plus  d'honneur ,  et  aussy 
qu'ilz  le  congnoissoient ,  par  renommée ,  saige  et  pru- 
dent, [d'autant  qu'  ]  il  y  avoit  en  icelle  de  grans  divi- 
sions ,  questions  et .  rancunes  entre  des  plus  grans  li- 
gnages d'icelle  ville  ,  et  que  paravant  on  n'avoit  sceu 
trouver  manière  de  les  mettre  d'accord ,  fut  requis 
mander  les  parties ,  et  de  soy  meisme ,  avant  son  par- 
lement ,  les  remist  en  paix  et  union ,  et  leur  fit  par- 
donner les  offences  qu'ilz  pooient  avoir  faicles  les  ungz 
aux  autres,  dont  chascuoe  des  parties  furent  contentes. 
Pendant  le  temps  que  ledit  duc  fut  en  icelle 
ville  d'Olme ,  attendant  le  retour  du  dessusdit  messire 
Jaques  d'Ourses ,  ambaxadeur ,  et  que  ceulx  de  ladicte 
ville  le  festoioicnt  et  honnouroient,  comme  vous  avez 
oy ,  le  comte  de  Vertembourg  et  le  josne  comte  de 

1.  RatisbonDe. 

i.  Louis  le  Ridie,  duc  de  Bavière  à  Landshut,  né  en  1417, 

3.  Ulm. 

k.  Godefroy  :  Al.  la  liberté. 


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SSO  CHRONIQUE  [I4S4] 

Moalliart' ,  aveuc  le  comte  d'iolericb,  leur  oncle,  en- 
Tojèrent  par  ptii»eurs  fois  audit  duc,  en  la  ville 
d'Olme,  pluseurs  grans  presens,  tant  de  vins,  d'ave- 
ues ,  comme  de  venoisoos  fresches  et  salées  ;  et  sy 
fui  devers  lui  le  comte  Eulrich  de  Witemberg  en  sa 
personne,  auquel  présenta  son  service  pluseurs  fois , 
requérant  audit  duc  qu'il  lui  pleust  à  son  retour  pas- 
ser parmi  son  pays  et  visiter  sn  femme,  qui  estoitsœur 
du  duc  de  Savoye  et  issue  de  germain  oudit  duc  de 
Bourgoingne*,  et  à  son  parlement  lui  donna  ung  très 
beau  cheval,  tousjours  soy  offrant  à  sondit  service, 
aussy  humblement  comme  s'il  eust  esté  uog  de  ses 
nepveux  ou  serviteurs.  £n  icelle  ville  d'OUme,  envoya 
le  duc  d'Authrisse  une  ambaxade  devers  ledit  duc  de 
Bourgoingne,  lui  requérir  que,  à  son  parlement  d'icelle 
ville ,  lui  pleust  aler  par  une  sienne  place  à  deux  lieues 
l)rez,  en  laquelle  le  fesloieroit  et  feroit  très  grant  cbière. 
Le  duc  Loys  de  Bavière ,  quant  il  oy  ces  nouvelles  par 
le  dessus  nommé  messire  Jaques  d'Ourses ,  que  ledit 
duc  de  Boui^oigne  estoit  en  icelle  marche ,  et  qu'il 
demandoit  passaige  et  sauf  conduit ,  lui  envoya  son 
ambaxade  lui  présenter  conduit  et  passaige ,  à  son  bon 

i.  Il  y  ■  là  quelque  erreur  :  ou  bien  le  chroniqueur  désigoe  le 
même  personnage  sous  ces  deux  noms,  à  savoir  Louis  II,  comte 
de  Wurtemberg  et  de  Hontbelilard.Dé  en  1439;ou  bien  — ce 
qui  est  peu  probable  —  il  veut  parler  d'un  frère  de  Louis,  Éber- 
hard,  né  le  2  Uécenibre  14(a9,  qui  lui  succéda  en  14B7,  et  qu'il 
qualiBerait  de  conitp  de  Mnntbelliard.  Toujours  est-il  qu'Uiric  V, 
comte  de  Warteraberg,  n'avait  que  ces  deux  neveux,  et  que  le  pre- 
mier seul  régnait  lors  du  voyage  du  duc. 

2.  Marguerite  de  Savoie,  fille  d'Amédée  Vni  et  de  Marie  de 
Bourgogne,  s«ur  du  duc  Jean  sans-peur.  Margtierite  était  donc 
cousine  germaine  du  duc  Philippe. 


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[J4S4]  DE  MATHIEU  D'ESCOUCHY.  2!t1 

plaisir ,  et  ordonna  à  ses  ambaxadeurs  de  demourer 
et  eiUz  tenir  tousjours  aveuc  ledit  duc,  tantcommelui 
plairoit;  de  laquelle  chose  fut  très  joieux  et  content. 

En  icellui  séjour  faisant  audit  lieu  d'Olme  ,  ung  sei- 
gneur, nommé  messire  Eulerich  de  Repar,  envoya 
samblabtemeDt  ses  ambaxadeurs  devers  ledit  duc ,  lui 
oiTrir  son  service .  à  n  ou  m  cens  chevaulx,  pour  le 
servir  et  accompaingniér  où  il  lui  plairoit  aler ,  disant 
que  ledit  seigneur  leur  maistre  leur  avoit  chaîné  lui 
dire,  et  aussy  le  faire,  à  qui  que  fust,  bel  ou  laid;  dont 
ledit  duc  de  Bour^oingne  fut  grandement  content ,  te 
merciant  de  bon  txeur.  Et  ne  demoura  guères  que  le- 
dit messire  Eulerich  de  Repar  ne  se  tirast  en  personne 
devers  ledit  duc,  aveuc  le  dessusdit  comte  de  Ver- 
tembourg,  et  le  acompaingnèrent  tousjours  jusques 
au  plus  prez  de  la  ville  de  Rasembourg.  Or  ,  pour  ce 
que  Jehan  de  Repar,  frère  dudit  seigneur  ,  avoit  lors 
.une  guerre  contre  aucunes  bonnes  villes  de  l'Empire, 
qui  estoient  au  nombre  de  xxvi  ',  touttes  d'une  alliance, 
laquelle  avoit  longuem^it  duré ,  et  qu'il  avoit  fait  de 
grans  dommages  les  ungz  aux  autres;  et  sy  n'y  avoit 
point  d'aultre  guerre  es  marches  d' Allemaingne,  les  par- 
ties se  submirent  de  tout  leur  discord  en  l'ordonnance 
et  appoinctement  dudit  duc,  offrant  prendre  droit  par 
appoinclement  amiable  ou  par  justice.  Ausquelles  par- 
ties ledit  duc  fist  telz  appoinctemens  el  si  raisonnables, 
que  chascime  d'elles  fut  contente  ;  et  par  son  moien 
fut  leur  guerre  appaisée,  qui  longuement  avoit  duré. 

Apprez  toultes  ce»  choses  amsy  faictes ,  icellui  duc 
de  Bourgoingne  se  parti  de  ladicle  ville  d'Olme,  le  nu* 

1 .  Le$  villes  hanséatiqaes. 


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Sn  CHRONIQUE  [I4!(«i] 

jour  de  may  ensievant  ;  et  le  convolèrent  ceuh  d'icelle 
ville  jusques  au  nombre  de  n  cens  chevaulx  ou  plus, 
tous  en  armes  et  bien  en  point.  Et  comme  il  estoit  sur 
son  chemin,  vint  au-devant  de  lui  le  duc  Aubert  d'Au- 
triche' qui,  par  grant  amour  et  révérence,  le  mena  en 
sa  ville  de  Guiseboui^*,  par  un  venredi,  au  gisle. 
[  Et  y  demoura  ]  le  lendemain  et  le  dimence  ensievant 
jusques  au  disner ,  où  il  fut  grandement  festoie  et  def- 
froië,  lui  et  tous  ceulx.  de  sa  compaiognie,  requérant  au- 
dit duc  qu'il  lui  pleust  illec  estre  eocores  ung  espace  de 
temps ,  ce  qu'il  ne  volt  accepter ,  pour  ce  qu'il  desiroit 
fort  estre  audit  Basembourg,  à  la  journée  qu'il  entendoit 
que  l'empereur  et  les  princes  du  pays  y  dévoient  te- 
nir; mais  au  partir,  ledit  duc  Aubert  lui  donna  ung 
beau  coursier  et  ung  bon  cheval  de  Honguerie ,  aveuc 
un  jazerain  et  [ung]  gorgerin  ,  lui  requérant  pluseurs 
fois  qu'il  le  volsist  tenir  pour  son  filz,  et  lui  escripre 
comme  père  à  filz  ,  car  en  tout  se  offroit  à  sou  service; 
et  le  convoia  bien  deux  lieues  et  jusques  ad  ce  que  le- 
dit duc  de  Boui|;oiDgne  fut  assamblé  avec  le  dessusdit 
duc  de  Bavière,  qui  avoit  bien  en  sa  companignie 
mi  cens  chevaulx,  èsquelz  avoit  grant  nombre  de  che- 
valliers, et  sy  estoit  le  cardinal  de  Ausboui^',  qui  en- 
samble  allèrent  au-devant  de  lui.  Et  ordonna  icellui 
d'Autriche  une  ambaxade ,  de  par  lui  aler  aveuc  icellui 
duc  à  la  journée.  Ausquelz  ambaïadeurs  bailla  chatte 
de,  à  icelle  journée,  faire  et  conclurre  tout  ce  que  ledit 
duc  de  Bourgoingne  leur  ordonneroit ,  comme  sy  il  y 
estoit  en  personne  ;  et  lors  print  congié  de  lui ,  dudit 

1.  Frère  de  l'empereiir  Frédéric  m. 

2.  Gomborg. 

3.  Pi«Te  de  Scfoomberg. 


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114S4]  DE  MATHIEU  [VESCOUCHT.  2S3 

duc  Loys  et  d'icellut  cardinal,  et  s'en  retourna  en  sa- 
dicte  ville  de  Guisebout^. 

Et  ledit  duc  Loys  mena  ledit  duc  de  Bourgoingue 
ceditjour  au  giste,  à  une  sienne  ville  nommée  Lam- 
biogen  S  où  ie  convoyèrent  icellui  duc  Loys  de  Bavière 
et  le  cardinal ,  jusques  en  l'hostel  où  il  coucha.  Lequel 
cardinal ,  pour  ceste  nuit ,  s'en  ala  gésir  en  une  de  ses 
places,  à  demie  lieue  dudit  Lambingen  ;  en  laquelle 
ville  icellui  duc  festoia  grandement  ledit  duc  de  Bour- 
goingue, cedit  jour  de  dimence,  au  gisle,  le  lende- 
main el  le  mardy  à  disner,  en  le  deffraiant  de  tous 
poins,  lui  et  ses  gens  '.  Et  icellui  jour  de  mardy  ,  le 
mena,  accompaingnié  demi censchevaulx,  oùilyavoit, 
comme  dit  est  dessus ,  grant  uombre  de  chevalliers , 
armez  et  bien  en  point ,  en  une  sienne  ville  nommée 
Raingre*,  où  pareillement  le  deffraya.  D'îllec  partir- 
rent,  tousjours  ensambte  ,  le  merquedi  vni'jour  dudit 
mois  de  may,  et  le  mena  ledit  duc  Loys,  atoutte  sa- 
dicte  compaingnie,  en  une  sienne  ville  nommée  Ingles- 
tat  *,  el  le  loga  en  son  propre  bostel ,  qui  estoit  bel  et 
plaisant ,  et  bien  hostel  de  prince ,  où  pareillement  le 


1.  Ijiviiigeii. 

i.  ■  Quant  nous  voulliom  avoir  aucune  chose  ainsi  que  doe 
neccessilez  le  desiroîent, dit  le secrétairedu comte  d'Etarapes,  feust 
linge,  drap,  sollers,honseauts  ou  autres  choses,  les  bonnes  gens 
et  manhans  les  nous  bailloient  à  pris  bien  raisonnable  et  qnant  les 
Toullions  payer,  ils  prenuient  point  d'argent  et  disoient  que  leur 
b<Hi  prince  ledit  duc  leur  avoit  tout  payé.  *  Ms.  74^9',  f.  3S7, 

3.  Donauwerth  (T)  ou  plut&t  la  petite  ville  de  Hartiogen,  située 
tout  auprès. 

b.  Ingolstadt.  —  La  branche  aSaée  des  ducs  de  Bavière  à  In- 
golstadl  s'était  éteinte  en  1447  avec  Louis  le  Barbu.  Henri,  père 
du  duc  Louis  le  Riche,  avait  succédé  à  son  cousin. 


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2S4  CHRONIQUE  1,1454] 

defTraya  de  tous  poins  lui  et  tes  ga^;  et  oeulx  de  la- 
dicte  ville  lui  présentèrent  grant  foison  de  poisson , 
aveuc  quatre  ponchous  '  de  vin  doux  et  de  malvoisie  ; 
lesquelz  poDchons  ledit  duc  Loys  ne  volt  point  souffrir 
estre  illec  despensez ,  mais  les  fist  mener  audit  lieu  de 
Rasembourg,  en  l'ostel  dudit  duc  de  Boui^oingne, 
pour  sa  bouche ,  durant  le  temps  de  son  séjour  illec. 
Et  pour  ce  que  ledit  duc  de  Etoui^ingne  avoit  envoyé 
devers  l'empereur  et  autres  princes,  pour  savoir  quant 
ilz  seroient  audit  lieu  de  EÎasemboui^ ,  à  la  journée 
qui  y  estoit  prinse,  et  que  encores  n'avoit  oy  nulle 
nouvelle  de  ceulx  qu'il  y  avoit  envoyé,  icellui  duc 
Loys  de  Bavière  requist  pluseurs  fois  ledit  duc  de  Bour - 
goingne,  qu'il  volsist  séjourner  en  icelle  sa  ville,  at> 
tendant  la  responce;  à  quoy  ledit  duc  de  Bourgoingue 
ne  voulut  obtempérer,  pour  ce  qu'il  desiroit  tous^oun 
estre  à  ladicte  journée ,  et  venir  à  son  intencion  » 
comme  dessus  est  dit. 

Et  quant  icellui  duc  Loys  congnut  que  ledit  duc 
de  Bourgoingne  ne  sejoumeroit  point,  il  fist  appoinc- 
tier  quatre  grans  vaisseaux ,  deux  pour  lui  et  deux  pour 
icellui  duc  de  Bourgoingue  et  leurs  gens ,  lesquelz  il 
fi&l  garnir  largement  de  tous  vivres  et  autres  choses 
nécessaires,  et  si  acompaingna  tousjours  en  personne 
ledit  duc  jusques  en  ladîcle  ville  de  Rasembourg,  en 
laquelle  arrivèrent  tous  ensamble  par  eaue  par  ung 
jœudy ,  ne*  jour  dudit  mois  de  may ,  environ  soldl 
couchant.  Et  les  chevauix  desdis  deux  princes  ,  aveuc 
la  plus  part  de  leurs  gens .  icellui  de  Bavière  fist  mener 
par  terre ,  en  les  deifraiant  de  tous  poins  de  leurs  de»- 


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[1^54]  DE  MATHIEU  lyESCOUCHT.  2SS 

pens;  ouquel  lieu  ne  arrivèrent  jusques  au  venredi 
ensierant ,  qui  fut  le  x*  jour  dudit  mois. 

Et  quant  lesdis  deux  princes  descendirent  de  leurs 
vaisseaux  en  ladicte  ville  de  Rasemboui^,  le  cardinal 
de  Saint-Pierre  d'Amerclaut',  l'evesque  de  Pavie',  légat 
de  nostre  saint  Père  le  Pape,  les  ambaxadeurs  de  l'em- 
pereur, qui  ilec  representoient  sa  personne,  et  pluscurs 
autres  ambaxadeurs,  alèrent  tous  en  grant  l'everencc 
au-devant  desdis  deux  princes  ;  et  tous  ensamble  me- 
nèrent ledit  duc  de  Bourgoingne  en  son  hostel.  Et 
combien  que  icellui  duc  se  mist  fort  en  ses  devoirs  de 
reconduirre  et  remeoer  ledit  duc  Loys  en  son  hostel, 
neantmains  ne  le  volt  onques  souffrir  ;  mais  chascun 
jour  qu'il  hit  audit  lieu,  acompaJngna  tousjours  icellui 
duc  ;  et  le  aloit  visiter  aussy  familiairement  comme 
si  ce  eust  esté  son  frère  ou  son  filz. 

Et  cedit  jour  de  venredi,  apprez  que  ledit  duc  de 
fiouT^ingne  eut  disné,  lesdis  cardinal,  légat  et  am- 
baxadeurs de  l'empereur,  allèrent  devers  lui  en  son 
liostel,  excuser  la  personne  dudit  empereur,  pour  ce 
qu'il  n'estoit  pas  ilec  venu,  ainsy  comme  il  t'avoit 
mandé,  et  declairans  et  baillaus  solucions  des  causes  ' 
pour  quoy,  offrant  audit  duc  venir  devers  lui,  entamer 
et  commencer  en  la  matière  pour  quoy  ilec  se  estoient 
assamblez  ;  desquelles  offres  les  remercia  grandement, 
n'en  voulant  accepter  qu'ilz  alassent  devers  lui  ;  mais 
leur  6st  responce  qu'il  estoit  prest  de  aler  devers  eulx 
et  les  princes,  en  tel  lieu  qu'il  leur  plairoit,  toultes  les 
fois  qu'ilz  se  vorroieat  mettre  ensamble. 

1.  Nicolas  de  Cusa,  cardinal  du  titre  de  Saint-Pierre-^Liens, 
t.  Jean  de  Castiglkine. 


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SS6  CHROmQUE  [14S4] 

Pendant  le  temps  que  ledit  duc  de  Bourgoiogne'  et 
iceulz  ambaxadeurs  estoieut  en  ladicte  ville  de  Rasem- 
bourg,  arriva  en  ïcelie  ville  ung  chevallier  Dommé 
raessire  Fedrîc,  venant  de  devers  l'empereur,  qui  ra- 
porta,  pour  vérité,  que  ledit  empereur,  pour  certaines 
causes  qu'il  manda,  ne  venroit  pas  audit  lieu  de  Ra- 
sembourg  ;  et  pour  ce  fut  conclud  par  les  dessusdis, 
de  remettre  la  jouroée  à  la  Saint-Michel  ensievant,  et 
icelle  tenir  eu  la  ville  de  Franquefort  *.  Duquel  lieu 
ledit  empereur,  et  tous  les  autres  princes,  promirent 
y  com|>aroir  en  personne  ;  car  combien  que  chascun 
d'eulx  avoit  promis  paravant  estre  audit  Rasembourg, 
neantmoins  n'y  comparut  personne  que  lesdis  ducs 
de  Bourgoingne  et  de  Bavière,  aveuc  le  marquis  de 
Brandebourg*.  Et  pour  ce  que  icellui  duc  de  Bour- 
goingne, considérant  la  journée  estre  encores  de  lon- 
gue attente,  et  qu'il  s'estoil  mis  eo  ses  devoirs  de  y 
avoir  esté  en  personne,  aussj  qu'il  desiroit  retourner 
en  ses  affaires,  et  comment  on  lui  avoit  rapporté  que 
les  Auglois,  sur  trêves,  estoieut  descendus  en  ses  pays 
et  seigneuries,  où  ilz  avoient  pillié,  robbé,  ars,  tué 
gens,  prins  prisonniers,  et  fait  touttes  les  œuvres  qui 
sont  commises  en  guerre,  et  quant  il  oy  ces  nouvelles, 
declaira  franoement  que  à  celle  journée,  oe  porroit 
estre  en  personne  ;  mais  dès  lors  délibéra  de  sa  vou- 
lenté,  qui  fut  telle  :  que  s'il  plaisoit  audit  empereur 
eraprendre  le  saint  voiage,  de  faire  resistence  contre 
les  emprin^  des  infidelles,  il  le  serviroit  en  sa  per- 
sonne, et  n'y  espargneroit  coips,  chevance,  ne  tous 

1.  FrancUfort. 

i.  Albert,  marqub  de  Brutdebourg, 


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[1484]  DE  MATHIEU  D'ESœUCHT.    '  257 

les  biens  que  Nostre-Seigneur  Dieu  lui  avoit  prestez, 
et  s'il  estoit  aiusy  que  iceliui  empereur  et  le  Koy  de 
HoDguerie  et  de  Behaigne  n'y  peusaent  estre  en  per- 
sonne, et  qu'il  y  ot  autres  princes  katholiques  qui 
prendre  ledit  voyage  voulsissent,  en  nombre  conve- 
nable, comme  en  tel  cas  appartient,  il  ofTroit  les 
acompaingnier  en  personne,  comme  il  offroit  audit 
empereur,  pourveu  toutesfoisque,  alors  que  ledit  saint 
voiage  se  ferait,  il  n'averoit  si  grans  affaires  que 
Dieu  et  tout  le  monde  peust  congnoistre  que  le  retar- 
dement d'icellui  ne  seroit  pas  sa  faulte,  qui  lui  seroit 
la  chose  au  monde  qui  plus  lui  desplairoit;  et  se 
ainsy  lui  en  advenoit,  sy  offroit  il  d'y  envoyer  prince 
ou  aultre  seigneur  de  son  sang,  accompainguië  de 
gens  telz,  et  si  grant  nombre,  que  alors  possible  lui 
seroit. 

Et  apprez  qu'il  ot  aiosy  dit  et  declairié  sa  volentë, 
iceulx  princes  et  ambaxadeurs  furent  très  couteos  de 
lui,  et  le  tindrent  pour  excusé  de  n'y  estre  ne  aler 
en  personne  à  ladicte  journée  de  Franquefort  ;  maïs 
ce  nonobstant,  ordonna  et  depputa  certains  ambaxa- 
deurs, de  par  lui,  aler  eu  icelle  journée  ;  ausquelz  il 
donna  plainne  puissance  et  auctorité  de  conclurre 
aveuc  ledit  empereur  et  les  autres  princes,  en  la  ma- 
nière que  declairié  avoit,  ou  plus  amplement  se  faire 
le  falloit.  Et  au  partir  d'icelle  journée,  fut  ledit  duc 
fort  pressé  et  requis  desdis  ambaxadeurs  de  l'empe- 
reur, aler  devers  lui  en  la  ville  de  Nœufville  ',  où  il 

1.  Keuburg,  d'iprës  M.  Bnchon.  Mais  le  Ifeuburg  flonl  il  s'a- 
girait est  sur  U  roule  qu'avait  déjà  parcourue  le  duc,  entre  Donaa- 
werth  et  IngoUtadt.  Quel  est  donc  ce  Ifoefville?  Ne  serait-ce  pas 
Neuliaus,  à  41  kil.  S.  E.  deThabor  (Bohême)? 


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3S8  CHROniQDE  [14SbJ 

estoit  lors,  et  ce  lui  requeroient  afBa  de  le  festoier, 
et  faire  ^aat  ofaière;  h  quoy  ne  voulsist  obtem- 
pérer. 

Et  aussy  le  marquis  de  Brandebourg  et  pliueurs  des 
bonaes  villes  d'Ollandes^  où  il  n'avoit  pas  esté,  le 
pressoient  fort  passer  par  leurs  lieux  pour  lui  sembla- 
blement  festoier;  ausquelles  requestes  iist  tousjours 
ses  excuses  telles,  que  chascuu  fut  content  de  lui.  Et 
se  parti  dudit  lieu  de  Rasembourg,  et  tirra  son  chemin 
aveuc  ledit  duc  Loys  de  Bavière ,  en  sa  place  de 
Lanshoi^*,  où  il  avoit  fait  venir  la  ducesse  sa  femme*, 
pour  festoier  ledit  duc;  ce  qu'il  fist  si  grandement, 
que  on  ne  porroit  mieulx  ;  et  d'ilec  le  mena  panny 
ses  pays,  jusques  es  terres  du  comte  de  Wertemberg, 
qui  pareillement  le  fesloia  en  sa  ville  d'E^tocarl*,  en 
laquelle  la  comtesse,  femme  dudit  comte,  qui  estoit 
fille  de  Savoye,  estoit,  qui  grandement  et  honnoura- 
blement  receut  ledit  duc  de  Bourgoingne  ;  et  à  son 
partement  d'icelle  ville  d'E^toquart,  se  lira  jusques  es 
paya  du  duc  d'Aubert  d'Autriche,  où  il  trouva  ledit 
duc  et  la  duchesssesa  femme*,  quiàgrantdilligenceet 
honnourablement  le  receurent  et  festoièrent.  Et  apprez 
tous,  ces  festoiemens,  fut  conduit  jusques  à  Basle,  et 
d'ilec  jusques  à  ce  qu'il  entra  en  ses  pays  de  Bour- 
goingne, et  qu'il  fut  en  seurlé,  èsquelz  pays  le  festoiè- 


I.  Godefroy  :  Alemagne. 

i.  Landshat  Le  duc  y  passa  dix  jours.  —  Lettre  citée. 

3.  Amélia  de  Saxe,  fille  de  Frédéric  n,   élecleur  et  duc  de 
Saxe. 

4.  Stuttgart. 

5.  Uathilde  de  Barière,  fille  de  Louis  m  le  Barbu,  cumte  pa- 
latin du  Rbin,  et  veuve  de  Louis  I",  comte  de  Wurtemberg. 


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[14S4]  DE  MATHIEU  D'ESCOUCHT.  ÎS9 

rent  le  prioce  d'Orenge*,  le  comte  de  Fribourg*,  et 
pluseurs  autres  graos  seigneurs,  aussy  les  bourgois  et 
communaultez  de  ses  bonnes  villes  où  il  passoit. 


CHAPITRE  CXIV. 

Comment  le  s^aeur  de  Halbourding ,  bastard  de  Saint- 
E*ol,  se  prépara  de  volloir  faire  guerre  à  Tevesque  de 
Liège. 

Pendant  le  temps  que  ledit  duc  de  Bourgoingne 
estoit  ou  voiage  dont  cy  devant  est  Taicte  mencion, 
Jehan  de  Luxembourg,  bastard  de  SaJnt-Pol,  seigneur 
de  Halbourding ,  et  aucuns  autres  chevalliers  de  la 
Thoizon-d'Or,  qui  paravant  avoienl  esté  requis  de 
l'evesque  de  Liège ,  appaiser  aucunes  questions  qui 
avoient  esté  apparentes  d'esmouvoir  entre  ledit  duc, 
ledit  evesque  et  ceuli  du  pays,  à  cause  de  la  comté  de 
Namur ,  et  pour  ce  faire  leur  avoît  esté  promis  cer- 
tainnes  et  grans  sommes  de  deniers  ;  et  combien  qu'ilz 
s'en  fussent  acquictiez,  et  que  par  leur  bon  moien 
avoient  esté  les  questions  qui  s'en  pooient  ensievyr 
apposées,  et  tout  mis  en  doucheur,  tant  entre  icellui 
duc,  ledit  evesque,  comme  ceux  dudit  pays,  neant- 
moins  lesdictes  promesses,  icellui  evesque,  qui  avoil 


t .  Louis  de  Chalons,  prince  d'Orange, 

2.  Jean,  comte  de  Fribourg,  seigneur  de  Heafchastel. 


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260  CRRONIQUE  [14.t^] 

fait  icelles,  n'en  voloit  aucune  chose  teair  ;  et  pour 
ceste  cause,  ledit  bastard  de  Saint-Pol ,  considérant  que 
ledit  evesque  ne  voloit  tmir  sa  promesse,  envoya  def- 
Ber  icellui  evesqne,  disant  que  s'ilz  u'estoient  paiez  de 
ce  que  promis  leur  avoit  esté,  il  se  recompenseroît  sur 
les  pays  et  les  subgez  dudit  evesque.  Et  pour  à  ce 
parvenir  et  rendre  painne  de  porter  dommaige,  tant 
audit  evesque  que  à  ceulx  dudit  pays,  fist  graot  as* 
samblée  de  gens  de  guerre,  et  jusques  au  nombre  de 
dix  huit  cens  hommes  ou  environ,  entre  lesquelz  y 
estoient  Penot  David,  Àrtus  de  Longueval  et  autres 
cappitainnes,  qui  avoient  charge,  de  par  le  Roy  Char- 
les, tenir  frontières  es  marches  de  Normendie,  contre 
les  Anglois  ;  Ies(|uelz  se  partîrrent  de  leurs  dictes  fron- 
tières, et  furent  jusques  en  Haynnault,  assez  prez  d'une 
ville  nommée  Quesnoy  le  Comte,  en  passant  par  phi- 
seurs  terres  et  seignouries  de  Picardie  et  ailleurs,  de 
pluseurs  grans  seigneurs,  comme  le  comte  de  Saint- 
Pol  et  aultres,dont  n'estoîent  pas  contens. 

Et,  quant  lesdis  de  Liège  furent  advertis  que  ledit 
de  Saint-Pol  faisoit  si  grant  assamblée  de  gens  de 
guerre,  meisme  que  desjà  il  avoit  et  tenoit  en  sa  place 
de  Halbourding  nucuns  bons  prisonniers  dudîl  pays 
de  Liège  que  paravant  ladïcte  assamblée  avoit  prius 
ou  pays  de  Brabant,  et  tout  du  consentement  d'icellui 
duc  de  Bourgoingne  ;  aussy  qu'il  avoit  pluseurs  fois 
contendu  et  rendu  painne  de  voloir  prendre  et  avoir 
par  emblée  le  chastel  de  Rochefort,  et  autres  places 
dudit  pays  ;  car  bien  lui  sambloit  que  s'il  y  pooit  avoir 
aucune  bonne  place,  que  ce  seroieut  grans  dommaiges 
et  inconveniens,  tant  audit  evesque,  que  à  son  pays  ; 
pour  ces  causes,  et  eschiever  lesdis  inconveniens  et 


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[1454]  DE  ftlATHIEU  D'ESCOUCHY.  261 

dommaiges,  trouvèrent  maaière  de  appaiser  ledit  bas- 
tard  de  SaÎDt-Pol,  qui  estoit  chief  et  l'entrepreneur 
pour  les  autres  :  et  tellement  que  de  tout  leur  diffé- 
rend lesdictes  parties  se  submirrent  et  rapportèrent  eu 
l'ordonnance  et  appoinctement  de  la  ducesse,  femme 
dudit  duc,  du  comte  de  Cbarolois  leur  fllz,  et  dudit 
comte  d'Estampes,  que  icelles  parties  appoinctièrent 
sans  aultre  débat.  Et  quant  la  submission  fut  ainsy 
faicle,  icelluï  basiard  de  Saiul-Pol,  par  l'ordonnance 
et  commandement  desdis  de  Charolois  et  d'Estampes, 
rompit  son  armée,  et  renvoia  lesdis  Pavot  David, 
Artus  de  Loogueval,  et  autres  cappitainnes,  aveuc 
leurs  gens,  chascuii  en  sa  marche,  en  les  remerciant 
grandement  de  ce  qu'ilz  avoient  ainsy  esté  prestz  à  le 
servir  :  et  fîst  à  chs^cun  d'euls.  de  beaux  dons. 


CHAPITRE  CXV. 

Comment  ou  Rojalme  d'Engleterre  ot  pliueurs  divisioas 
sans  y  avoir  cours  de  justice. 

En  ceste  année,  y  ot  pluseurs  grans  divisions  ou 
Royalme  d'Engleterre,  pour  ce  que  le  Roy  Henry, 
comme  vous  avez  oy  par  cy  devant,  n'y  estoit  pas 
obëy,  et  que  au  gouvernement  d'icellui  Royalme 
avoit  esté  commis  le  duc  d'Iorcq*,  qui  à  toutte  puis- 

i.  Le  duc  de  SomenePaTaîl  été  mis  à  là  Tour  en  janTÏer  14S4, 
el  le  doc  d'York  nommé  protecteur  le  27  mars  suivant. 


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262  CHRONIQUE  [1434] 

saDcemeUoitfS'ettludioitelacqueroUamisauRoyalme, 
pour  parvenir  à  la  couroDoe  ;  car  à  la  vérité  sod  ioten* 
cioQ  estoit  de  en  temps  estre  Roy.  Ouquel  Royamme 
s'estoient  retrais  pluseurs  gens  de  guerre,  qui  par  le 
Roy  Charles  de  France  avoîenl  esté  mis  hors  des  pays 
de  Guyenne  et  de  Bordetois ,  quant  il  fist  la  conqueste 
dont  cy  devant  est  faicte  mencion.  Et  en  tant  qu'il 
touche  les  petites  compaiogaies  qui  o'avoieot  point 
d'entreteaement,  se  mettoient  sus  oudit  Royalme  d'En- 
gleterre ,  et  à  l'emblëe  souventes  fois  ruoient  jus ,  des- 
roboient  et  destroussoient  les  marchans  et  autres 
gensqu'ilz  pooient  trouver  à  leur  advantaige;  telle- 
ment que  nulz ,  sy  non  à  grant  dangier  et  péril ,  ne 
osoient  aler  en  icellui  Royalme,  de  ville  à  autre;  car 
à  ceste  heure  justice  n'y  avoit  point  de  cours. 


CHAPITRE  CXVI. 

Comment  Chartes,  comte  d'Eu ,  espousa  la  fille 
au  seigneur  d'Anthoing. 

En  la  fin  du  mois  de  septembre  de  cest  an  cinquante 
quatre ,  Charles ,  comte  d'Eu ,  qui  paravant  avoit  es- 
pousé  la  fille  du  sagneur  de  Saveuses  ',  et  laquelle, 
depuis  pou  de  temps ,  estoit  alée  de  vie  à  trespas ,  es- 
poosa  Helaioe,  Bile  du  seigneur  d'Anthoing  lez  Tour- 

] .  Jeanne,  mariée  en  1448,  morte  le  2  janvier  1449. 


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[14HJ  DE  MATHIEU  D'ESCOUCHT.  263 

nay  '.  Et  en  icellui  hostel  furent  faictes  les  nopces  ,  où 
D'y  ot  guères  grant  seignourie  ;  car  ledit  comte  ne  vou- 
lut pas  souffrir  y  faire  grant  assamblée  ne  excessive 
despeoce ,  pour  ce  qu'il  ne  voloit  pas  que  icellui  sei- 
gneur d'Anthoing,  son  beau  père,  fut  guères  travait- 
Ué.  Â.veuc  laquelle  femme ,  oudit  hostel ,  coucha  deux 
Duitz,  et  apprez  partit  d'ilec  et  tira  son  chemin  en  sa 
ville  d'Eu ,  où  ilec  fist  faire  de  grans  preparacîODS , 
pour  en  brierz  jours  recevoir  la  comtesse  sa  femme. 
Ouquel  lieu  icelte  comtesse  fut  amenée  par  ledit  sei- 
gneur d'Anthoing ,  son  père ,  qui  fut  acompaingnié 
de  grant  seignourie ,  tant  de  grans  seigneurs ,  comme 
daines  et  damoiselles ,  qui  par  ledit  comte  furent  re- 
ceus  grandement  et  hunnourabtement  festoiez. 


CHAPITRE  CXVII. 

Comment  on  envoya  devers  le  Roy  Charles  pour  savoir  se 
c'estoil  son  plaisir  que  le  comte  de  Charolois  enst  à  ma- 
liage  la  Bile  au  duc  de  Bourbon. 

En  ceste  meisme  année,  apprez  et  incontinent  que 
le  duc  de  Bourgoingne  fut  retourné  de  son  voiage 
d' AUemaingne,  dont  avez  oy  parlé  cy  devant,  se  trouva 
en  la  ville  de  Nevers;  et,  lui  estant  ilec,  fist  savoir  au 
duc  de  Bourbon  et  à  la  ducesse  sa  femme,  comment 

1 .  Jean  de  Melun.  Héline  de  Helun  épouu  le  comte  d'En  le 
iSsepteiubre  1454. 


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Î9k  CHRONIQUE  [14S4] 

il  estoit  retourné  de  son  voiage ,  et  qu'ilz  vinsseot  ou 
envoyassent  devers  lui,  pour  parconclure  et  parfaire 
ce  qui  avoit  esté  encommencé ,  touchant  le  mariage 
de  son  filz,  le  comte  de  Charolois,  et  de  leur  fille. 
Desquelles  nouvelles  icellui  duc  de  Bourbon  et  ladicte 
ducesse  furent  moult  joieux  en  une  partie ,  et  en  l'autre 
desplaisans;  car,  à  ceste  heure,  icellui  duc  estoit  sy 
fort  oppressé  de  la  maladie  de  goutles ,  qu'il  n'eust  peu 
aler  par  quelque  manière  devers  icellui  (lue  de  Bour- 
goingne.  Pour  ceste  cause ,  estoient  très  desplaisans  ; 
mais  ordonna  y  aler  la  ducesse  sa  femme ,  la  comtesse 
de  Clermont ,  fille  du  Roy  Charles ,  qui  avoit  espousé 
le  comie  de  Clermont ,  filz  dudit  duc  de  Bourbon  et 
de  ladicte  ducesse  sa  femme  ;  sy  y  furent  aussy  le  duc 
d'Orléans  et  le  comte  de  Neveis.  T^squelz  seigneurs 
et  dames  furent  receus  à  grant  joye  de  par  ledit  duc 
de  Boui^oingne.  Et  apprez  qu'ilz  eurent  parlé  de  ceste 
matière  bien  au  long,  et  que  les  parties  furent  chas- 
cune  contente  desdictes  alliances,  conclurrent  de  en- 
voyer devers  le  Roy  Charles,  pour  savoir  si  en  icellui 
traictié  metteroît  son  consentement,  et  se  ce  seroit 
bien  son  plaisir.  Sy  fut  regardé  y  envoyer  ladicte  com- 
tesse de  Clermont,  pour  tant  que  elle  estoit  fille  d'i- 
cellui  Roy,  comme  dit  est  dessus;  laquelle,  par  l'or- 
donnance des  dessusdis ,  ala  devers  lui ,  chaînée  de 
bons  memores  du  contenu  d'icellui  traictié ,  laquelle 
fist  grandement  son  devoir  de  remonstrer  au  Roy  le 
bien  qui  en  porroit  venir  entre  les  parties  et  les  subgez 
des  pays.  Et  apprez  que  eut  dit  etremonstré  sa  charge, 
le  Roy  eut  tout  ce  qui  avoit  esté  fait  en  ceste  matière 
bien  pour  aggreable,  etymist  son  consentement;  dont 
chascun  fut  moult  joieux. 


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DE  HATBIEU  lyESCOUCHT. 


CHAPITRE  CXVIII. 

Comment  le  traicUé  de  paix  fut  fait  entre  le  Daulphin 
de  France  et  le  duc  de  Savoye,  son  beau  père. 

En  cesle  année  dnquante  quatre ,  fut  le  traictié  de 
paix  fait  entre  le  Daulphin  de  France  et  le  duc  de  Sa- 
Toye ,  sOD  beau  père,  par  les  moiens  du  Roy  Charles 
et  dudit  duc  de  Bourgoingae ,  qui  ad  ce  faire  rendirent 
grant  painne;  et  lesquetz  paravant  avoient  eu  de  gran- 
des questions  et  rigueurs  l'un  contre  l'autre  :  car  icellui 
Daulphin ,  qui  estoit  alié  aveuc  le  duc  de  Millao ,  que 
paravant  l'on  nommoit  le  comte  de  Franchisse' ,  avoit 
desjà  destruit  et  ars  bien  le  nombre  de  xxx,  tant  bon- 
nes villes  comme  villaiges  ,  au  pays  dudit  duc  de  Sa- 
voye.  Lequel  traictié  fut  fait  ou  pays  de  Vienne  ,  par 
telle  condicion  que  icellui  Daulphin  doit  doresenavant 
joyr  paisiblement  des  villes  [d'Excluse  et  de  Sallence*, 
qui  sont  deux  bonnes  villes ,  ]  grosses  et  marchandes, 
scituées  et  assises  sur  le  lac  de  Losenne*,  en  une  marche 
qui  se  nomme  Fruss^a*;  et,  par  vertu  d'icellui  traic- 
tié, doivent  demeurer  paisibles  envers  ledit  Daulphin, 
les  Suisses,  dont  cy  devant  est  faicte  menàon,  qui  en 

i .  François  Sfbrza. 

2.  Cluses  et  Sallandies. 

3.  Ces  villes  ne  sont  pas  sur  le  lac  de  Lausanne  on  de  Genève. 
k.  Evidemment  Faucignj. 


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U6  GHHONIQUE  [1454] 

ceste  guerre  avoient  tousjours  tenu  le  party  dudit  duc 
de  Savoye.  Et  pour  ce  que  icellui  duc  de  Uillan  s'ef- 
forcha  grant  pièce  faire  dommaige  et  desplaisir  audit 
de  Savoye,  depuis  ceste  paix  ainsy  faicte,  le  duc  de 
fiourgoiugne  lui  maDda  que  s'il  ne  cessoit  de  lui  et  ses 
pays  plus  dommaiger ,  il  lui  feroit  guerre  ;  mais  en 
tant  qu'il  touchoit  les  pays  qu'il  disoit  avoir  couquis 
en  la  duchié  de  Millan ,  il  s'en  rapportoit  à  lui.  Et , 
par  ceste  cause,  ce  cessa,  et  demourèrent  les  pays  du- 
dit duc  en  paix*. 


CHAPITRE  GXIX. 

Comment  le  duc  de  Genaes  volut  donner  empeschement 
ou  grant  prieur  de  France  qu'il  n'allast  en  Rodes. 

Apprez  que  frère  NicoUe  de  Geresme ,  grant  prieur 
de  France ,  fut  adverty  par  le  grant  prieur  de  Rodes*, 
comment  le  Turc  avoit  prins  Constantinoble ,  comme 
oy  avez  cy  devant,  et  que  par  icellui  prieur  de  Rodes 
Tu  mandé  y  aler ,  pour  (aire  résistance  contre  icellui 
Turcq  ,  qui  cbascun  jour  faisoit  de  grans  entreprinses 
sur  l'ille  dudit  Rodes ,  se  tira  devers  le  Roy  Charles  , 
lui  suppliant  avoir  ayde.  Et  pour  furnir  soudit  voiage, 
icellui  Roy  lui  fist  de  beaux  dons  d'or  et  d'argent ,  et 

1 .  Voir  sur  cette  guerre  YBistoire  manuscrite  de  I/iait  XI,  par 
l'abbé  Legnuid,  I.  U,  p.  6T-71. 

2.  Le  $raR<f  muAre  de  Rhodes  était  alors  Jean  deLasdc. 


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Ct4S4]  DE  MATHIEU  D'ESOOUCHT.  167 

meisme  de  boDues  artilleries ,  et  assambla,  pour  me- 
ner aveuc  lui,  la  quantité  de  xk  cea»'  ou  environ, 
entre  lesquelz  y  avoit  bien  nulle  de  bonne  estoFTe  et 
gens  de  guerre,  aveuc  lesquelz  se  parti  des  marches  de 
France,  à  intencion  de  aler  oudit  voiage;  mais  quant 
lui  et  ses  gens  vindrent  sur  les  marches  du  duc  de 
Geuues*,  ilz  eurent  moult  à  souffrir,,  et  leur  furent 
faictesde  grandes  rudesses  par  les' Genevois';  et  sem- 
bloit  qu'îlz  fussent  courrouciez  de  ce  que  on  aloit  pour 
résister  contre  ledit  Turcq,  car  vray  est  que,  quant 
icetlui  prieur  de  France  et  sesdicles  gens  furent  mon- 
tez sur  une  carraque  en  met,  ledit  duc  de  Gennes  le 
envuya  quérir  et  6st  retourner  en  son  emprinse  à  ceste 
heure ,  pour  aler  parler  à  lui ,  à  intencion  de  lui  vo- 
loir  faire  rompre  sondit  voiage ,  ce  qu'il  ne  volt  pas 
faire.  Et  lui  fu  neccessité  lors  reprendre  une  autre  car- 
raque t  qui  lui  coustoit  pour  chascuu  mois  la  somme 
de  TD°  escus  d'or. 


CHAPITRE  CXX. 

GommeDt  les  Franchob  firrent  uoe  course  devant  Ghioes, 

Pendant  te  temps  que  Charles ,  comte  d'Eu ,  se  te- 
noit  en  la  ville  d'Eu ,  et  que  illec  avoit  grosse  garnison 

i .  Godcfroy  :  Deux  cens  hommes. 

2.  Le  dc^e  de  Gènes  élut  alors  Pierre  de  Compo-Fregoso. 

3.  Génois. 


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168  CHRONIQUE  [1454] 

des  gens  du  Roy  Charles ,  pour  tenir  frontière  contre 
les  Ànglois  estant  à  Calais  et  à  Ghioes',  se  mirrent  sus 
les  grosses  compaingnies  desdis  Francbois ,  tant  de 
ladicte  ville  d'Eu  ,  comme  des  places  à  renviron  ;  et 
par  ung  jour  de  mardy ,  en  îcellui  an  cinquante  quatre,. 
se  partirrent  tous  ensamble,  et  s'en  allèrent  courre 
devant  ladicte  ville  de  Ghines ,  en  laquelle  avoit  grosse 
garnison  desdis  Anglois.  Et  quant  le  guet  dudit  Ghines 
percheut  la  venue  desdis  Francbois ,  le  Bst  savoir  à 
ceulx  du  chastel,  qui  se  préparèrent  et  mirrent  sus  par 
bon  arroy  et  saillirent  sur  lesdis  Franchoia.  A  laquelle 
saillie  eut  de  belles  escarmuches  et  vaillances  d'armes, 
tant  d'un  costé  comme  d'autre  ;  à  la  vérité  lesdis  An- 
glois saillans  de  ladicte  place  de  Ghines ,  ruèrent  jus 
lesdis  Francbois,  desquelz,  sans  les  mors,  prindrent 
nu"  prisonniers  * ,  ou  environ ,  et  d'iceulx  pendirent 
,  incontinent  le  nombre  de  soixante;  entre  lesquelz  es- 
toient  deux  hommes  d'armes,  dont  l'ungestoit  nommé 
le  Lièvre,  et  l'autre  le  Grant  Mickiel,  qui  onques  ne 
peurrent  estre  receus  d'estre  mis  à  finance.  Lequel 
comte  d'Eu ,  quant  il  sceut  ces  nouvelles ,  fut  moult 
courroucbié  et  desplaisant. 

1.  Guines. 

S.  Godefroy  :  M.  40. 


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[US4]  DE  MATHIEU  D'ESCOUCHT. 


CHAPITRE  CXXI. 

Comment  le  seigneur  de  Blajmont ,  mareschal  de 
Boui^oingoe,  fUt  une  course  eu  Allemaingne. 

Pour  ce  que  l'archevesque  de  Tresebourg'  avoit 
esté  du  party  de  l'archevesque  de  CouHoagne ,  qui,  au 
mois  d'aoust  derrain  pass^ .  avoJt  gaingnié  une  journée 
contre  le  duo  de  Brezviq ,  qui  estoit  Depveii  du  duc  de 
Clèves';  à  laquelle  icellui  de  Brezviq  perdit  vni  cens 
hommes  mors ,  et  s'en  y  ot  grant  foison  de  prison- 
niers, et  aussy  pour  ce  que  aucuns  des  gens  dudit  de 
Tresebourg  avoient  esté  à  ce  faire ,  ce  venu  à  la  cong- 
noissance  du  duc  de  Bourgoingne ,  à  l'instance  dudit 
de  Brezviq  comme  dudit  de  Clèves,  ordonna  au  sei- 
gneur de  Blaymont,  sou  mareschal  de  Boui^ingne , 
lever  une  armée  pour  contre  vengier  te  duc  de  Brez- 
viq ,  et  aler  ou  pays  d* Allemaingne  sur  les  terres  du- 
dit archevesque  :  ce  que  ledit  mareschal  fist;  car  en 
briefz  jours  apprez,  tira  du  pays  de  Bourgoingne  le 
nombre  de  deux  mille  hommes  de  guerre ,  bien  en 
point;  et  ala  sur  les  terres  dudit  archevesque,  où  il 
brusla  grant  nombre  de  villes  sur  les  pays ,  et  sy  mist 

1.  Robert  de  Bavière,  archevéqne  de  Strasboiu^. 

2.  Henri,  dit  le  Pacifique,  fils  de  Henri,  dac  de  Brunswick,  né 
en  1411,  avait  épousé  Hélène  de  Clèves,  s«eur  du  duc  Jean  I*, 
«t  était  par  conséquent  beau-frère  de  ce  prince. 


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S70  CHRONIQUE  [1484] 

à  l'espëe  *  grant  nombre  de  gens ,  sans  y  tiouTer  guères 
de  résistance. 


CHAPITRE  CXXII. 

Comment  la  comte  de  Gharolois  espousa  la  fille  t 
de  Bourbon. 


Ap[Hrez  que  le  duc  de  Bourgoingne  (ut  retourné  de 
son  Toîage  d'Allemaingne,  et  qui  se  trouva  en  la  ville 
de  Nevers,  aveuc  les  seigneurs  et  daines  dont  cy  de- 
vant vous  ay  touchi^,  aussy  qu'il  fut  bien  adcertené 
que  le  Roy  Charles  estoit  très  content  de  l'aliance  du 
comte  de  Charolois,  fîlz  audit  duc,  et  de  Ysabel,  Bile 
au  duc  de  Bourbon,  escripvit  hastivement  lettres  de- 
vers la  ducesse  de  Boui^ingne  sa  femme,  qui  lors 
estoit  en  sa  ville  de  Lille,  par  lesquelles  lui  mandoit  : 
que  incontinent  apprez  la  recepcion  d'icelles,  fist  ledit 
comte  de  Charolois  et  ladicte  Ysabel  espouser  l'un 
l'autre.  Et  en  obéissant  à  icelles,  ladicte  ducesse,  droit 
la  nuit  de  Toussaints  de  cest  an  cinquante  quatre,  les 
fist  espouser*.  El  pour  l'absence  d'icellui  duc,  aus- 
dictes  espousailles  a'y  eut  guères  de  bruit  ne  de  gens. 
Et  quant  ces  nouvelles  lurent  espandues  par  tout  le 

1.  Goderroy:  An  fil  de  l'espée. 

S.  <  Et  Geat  ledict  murîage  si  forcement  faîct  que,  la  nmct  de 
devant,  ledict  diarles  n'en  UToit  rien.  *  J.  du  Clercq,  I.  m, 

dl.  XTU, 


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[*484]  DE  MATHIEU  D'ESCOBCHT.  «1 

pays,  le  pœupple  estoit  moult  esmerv^lié  pour  quoy 
U  avoit  eu  si  petitte  feste  et  solempuité.  Et  meisme 
ceuh  de  Paris,  et  pluseurs  du  Royalme  de  France, 
eussent  mieulx  aimé  que  ledit  comte  de  Cbarolois* 
eust  espousé  une  des  filles  du  Roy  Charies,  combien 
que  paravant  avait  eu  madame  Catherine  de  France, 
qui  trespassa  à  Bruxelles,  comme  oy  avez  cy  devant. 
Toutesfois  le  dimence ,  nuit  Saint-Martin  ensievant , 
qui  fut  le  x'  jour  d'octobre,  fut  fait  en  ladicte  ville  de 
Lille  une  grant  feste,  pour  la  solempnité  desdictes 
Dopces  ',  où  il  y  ot  pluseurs  joustes  qui  se  firent  par 
grans  seigneurs,  chevalliers  et  escuiers  des  pays  dudit 
duc,  aveuc  aultres  esbatemens  par  les  boui^ois  et 
antres  gens  de  ladicte  ville;  et  à  icelles  joustèrent 
ledit  comte  de  Cbarolois^  monseigneur  Alof  de  Clèves, 
cousin  germain  dudit  comte,  et  Anthoinne,  bastard 
de  Bom^oingne,  qui  se  trouvèrent  sur  les  rens  très 
richement  bouchiez  et  parez;  et,  pour  ce  jour,  gain- 
gna  le  pris  au  mieuk  joustaot,  ung  josne  escuier, 
noromé  Guyot  d'Eusie. 

1.  Ms.  :  Qu'a. 

t.  ■  Huit  jours  après  lesnopces,  madvna  Iiabeau  la  duchesse  fit 
un  beau  banquet  où  toutes  les  dames  de  ville  furent;  maison  s'as- 
sit loutes  ensemble,  comme  par  coustume  l'on  fait  en  banquet  sans 
que  mesdames  tinssent  ettat  comme  à  tel  cas  appartenoit.  >  Zes 
honiKors  de  la  cour,  par  Aliénor  de  Poitiers,  dans  le  t.  II  des  Mé- 
moires tur  tarwienae  chevalerie,  de  la  Cume  de  Sainte-Palare 
(Ëd.  de  Ch.  Nodier),  p.  146. 


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[14»] 


CHAPITRE  CXXIU. 

Comment  les  ambaxadeurs  que  le  duc  de  Bourgoingne 
avoit  envoyez  à  Franquefort  pour  le  feit  da  Turcq  re- 
toumèreat  devers  le  duc,  et  ce  qu'ilz  y  firent. 


Pendant  la  Teste  desdictes  espousaitles,  arrivèrent 
en  ladicte  TÎlle  de  Lille  ung  chevallier,  nommé  mes- 
sire  Piètre  Vast,  et  ung  docteur  en  théologie,  nommé 
maislre  Jaques  d'Ostende,  qui  par  ledit  duc  de  Bour- 
goingne  avoient  esté  envoyez  par  ambaxade  en  la 
ville  de  Franquefort,  en  Allemaingne,  à  la  journée 
qui  s'y  avoit  esté  tenue  à  la  Saint-Michel  derrain 
passé,  et  dont  cy  devant  vous  ay  louchié.  Et  firent 
leur  rapport  :  que  en  icelle  ville  avoient  esté  pluseurs 
grans  seigneurs  ambaxadeurs,  tant  de  l'empereur,  du 
Roy  l^ncelot',  qui  est  Roy  de  Honguerie  et  de 
Boesme,  comme  du  Roy  d'Arragon,  du  duc  Loys  de 
Bavière,  et  de  pluseurs  autres  des  marches  d'Alle- 
maingne  ;  et  lesquelz  avoient  toutte  plainne  puissance, 
de  par  leurs  maistres,  pour  besoiugnier  à  icelle  jour- 
née, sur  le  fait  et  l'entreprinse  que  on  avoit  encom- 
mencé  pour  faire  resistence  contre  les  infidelles.  Et  à 
icelle  journée  fut  conclud  de  mettre  garnisons  es  fron- 
tières contre  le  Turcq  de  xl  mille  combattans,  qui  se 

1.  Ladislas. 


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[14S4]  DE  MATHIEU  D'ESCOUCHT.  Ï73 

prendroient  sur  les  marches  de  l'Ënopire  ;  et  leur  (iit 
ordonna  que  ledit  duc  de  Botirgoingne,  leur  maistre, 
livreroit  pour  sa  part  un  mille  combattaus  de  pié  et 
II  mille  de  cheval.  Et  en  tant  qu'il  toucboit  rambaxadè 
qu'ilz  avoient  fait  devers  ledit  Roy  Lanceltot,  de  par 
icellui  duc,  pour  avoir  trêves,  pour  le  débat  qui  estoit 
entre  eulx  pour  la  duchié  de  Luxembourg  que  icellui 
Roy  Lancellot  maintenoit  à  lui  appartenir,  ils  rappor- 
tèrent :  que  ledit  Roy  lancellot  avait  ottroyé  lesdictes 
trêves  audit  duc  de  Boui^oingne,  à  ses  pays  et  subgez, 
le  terme  et  espace  de  trois  ans,  en  soy  demonstraot 
de  bonne  voulenté  faire  resistence  contre  ledit  Turcq. 


CHAPITRE  CXXIV. 

Gommeat  le  pœupple  et  communaultez  du  pays  de  Prusse 
furent  rebelles  et  desobeissans  à  leurs  seigneurs. 

Environ  le  temps  de  la  conveocion  qui  se  tenoit 
audit  lieu  de  Franquefort,  y  ot  ou  pays  de  Prusse  plu- 
seurs  grans  tnbulacions  ;  car  aucuns  se  mirrent  sus, 
pour  TOuUoir  oster  aux  Prussois  leurs  terres  et  sei- 
gnouries  ou  temporel,  qui  sont  gens  de  relligion,  et 
ordonnez  pour  faire  resistence  contre  les  inBdelles'; 
et  lesquelz  de  relligion  furent  tellement  traictiez  par 

1.  ■  L'ordre  teu tonique.  Les  Prussiens  se  réroltèrenl  en  J4S4 
contre  cet  ordre,  et  étaient  soutenus  par  l'archevêque  de  livonie; 
mais  cette  révolte  fut  comprimée.  >  I4ote  de  H.  Bucbon. 

D  ii. 


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S74  CHRONIQUE  [14M] 

leadictes  gens  assamblez,  que  besoin^  leur  fut  aulx 
retraire  et  tenir  en  aucunes  de  leurs  bonnes  villes  et 
fortresses  ou  pays.  Et  ne  furent  pas  contens  qu'ilz  ne 
se  tirrèrent  devers  le  Roy  de  Poullenne',  lui  requérant 
qu'il  vokist  estre  leur  seigneur,  en  deboutlant  du  tout 
lesdis  Prussois,  qui  sont,  comme  dit  est,  gens  de  relli- 
giou,  fondez  pour  les  causes  avant  dictes.  Ausquelles 
requestes  icellui  Roy  de  Poullennc  optempera,  et  se 
tira  oudit  pays,  auquel,  de  la  communaulté,  fut  obéy, 
et  d'aucune  des  places  eu  icellui.  Mais  ce  veans  par 
lesdis  Prussois,  trouvèrent  manière  d'avoir  ayde,  et 
firent  venir,  en  brief  temps  apprez,  dans  les  villes  et 
places  où  ilz  s'estoient  retrais,  grant  nombre  de  gens 
d'armes  ;  et  un  certain  jour,  sallirent  d'icelles  places 
tous  ensamble  sur  ledit  Roy  de  Poullennes  et  ses  com- 
munes, contre  lesquelz  ilz  gaingnièrent  une  journée 
grande  ;  car  à  icelle  moru  desdictes  communes  et 
autres  grans  seigneurs,  du  costé  dudit  Roy,  grant 
nombre  de  pœupple,  et  fut  icellui  Roy  de  PouUenne 
contrainct  de  s'en  fuir,  et  jetta  sa  cotte  d'armes  et  la 
houchure  qu'il  avoit,  par  terre;  et  lu  long  temps  que 
on  cuidoit  ou  pays  qu'il  y  lîist  mort,  mais  depuis 
lut  sceu  qu'il  s'estoit  saulvé.  Ainsy  comme  Nostre 
Seigneur  ayde  tousjours  le  droit,  lesdis  Prussois  furent 
remis  eu  leurs  possessions,  et  les  autres  pugnis. 

2.  Casimir  IV,  Roi  de  Polngne  de  1447  à  1492.  M.  Buchoo 
fait  ici  la  remarque  snivante,  qui  ne  nous  paraît  pas  être  à  sa 
place,  car  les  négociations  du  roi  de  Pologne,  —  d'après  le  teKte 
da  chroniqueur,  —  eurent  lieu  avec  les  révoltés,  et  non  avec 
l'ordre  teutonique  ;  c  Ce  ne  fut  pas  avec  le  Roi  de  Pologne  que 
négocia  le  grand  mutre  de  l'ordre  [eutoniqoe,  nommé  Jean  de 
Mengden,  mais  avec  le  Roi  de  Suède,  qui  lui  accorda  on  secours  de 
4  000  hommes.  > 


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[I4SI]  DE  tUTHIEC  D'ESCOUCHT. 


CHAPITRE  CXXV. 

Comment  le  Grant  Turcq  conquesta  les  pays  de  Radùe. 

Les  trêves  d'entre  le  Blanc  de  Honguerie  et  le 
Grant  Turcq  faillirait  à  la  Saincte-Catherine'  de  cest 
an  cinquante  quatre;  et  apprez  que  elles  furent  fail' 
lies,  îcellui  Turcq,  et  touttes  ses  compatngnies,  qui 
estoient  en  grant  nombre,  se  tira  ou  pays  de  Rachie, 
et  duquel  par  sa  puissance  boutta  dehors  le  Dispot, 
qui  en  estoit  seigneur,  et  aveuc,  sa  femme  et  enfans; 
et  en  demoura  ledit  Turcq  comme  seigneur.  Et  ce 
venu  à  la  congnoissance  d'icellui  Blanc  de  Hongue- 
rie, mist  sus  une  grosse  armée,  et  se  tira  oudit  pays  ; 
auquel,  entre  deux  bois,  trouva  ledit  Turcq,  qui  illec, 
et  ses  gens,  se  ralTrescbissoit,  lesquetz  furent  prins  en 
'desroy  ;  et,  à  ceste  beure,  ledit  Blanc  laboura  telle- 
ment par  sa  vaillance ,  que  sur  le  champ  demoura 
mors  des  gens  dudit  Turcq  vi  mil  combattans  ou 
plus;  et  si  print  trois  prisonniers  de  ses  cappitainnes 
les  plus  grans,  lesquelz  il  emmena  aveuc  lui  en  son 
pays. 

1 .  25  norembre. 


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[14SS  n.  s.] 


CHAPITRE  CXXVl. 

Comment  un  frère  menu,  nommé  frère  Didier,  lîit  presdier 
en  Kcardîe. 

A  rentrée  de  caresme  de  cest  an  uiii\  vint  es  par- 
ties de  par  deçà  ung  cordellier,  nommé  frère  Didier, 
qui  se  disoit  estre  de  l'ordre  de  l'Obserrance,  et  qui 
avoit  esté  des  disciples  deSaint-Bemardin,  lequel  com- 
mença à  prescher  à  Saint-Quentin  par  aucuns  jours. 
Et  à  ses  predicacions  avoit  chascun  jour  grant  multi- 
tude de  pœuple  ;  car  toutes  gens  qui  estoient  débilitez, 
allaos  à  potences,  et  raailades,  se  tiroient  devers  lui. 
Et  d'ilec  se  tira  en  la  ville  de  Peromie,  oh  il  prescha 
par  l'espace  de  vm  à  ix  jours  continuellement*.  Et  à 
sesdictes  predicacions,  y  avoit  tant  de  {xeuple  par 
chascun  jour,  tant  de  ladicte  ville  comme  du  pays 

1.  En  mars.  Pâques  le  11  avril. 

2.  <  Sur  ce  qa'îl  fu  mis  en  terme*  que  frère  Didier....  devoit 
venir  en  ceste  ville  de  Peronne  pour  prestchier  et  faire  aucunes 
bonnes  predicacions,  assavoir  de  quoy  on  lui  fera  presoit  tant 
qu'il  sera  en  ceste  ville  et  que  prestchera  : 

■  On  a  esté  d'accord  que  on  lui  fera,  chascun  jour  qu'il  pf^si- 
chera,  et  à  sa  venue,  présent  de  ii  qnartauts  de  vin  de  Biaune 
contenant  m  lots,  et  avec  ce  img  pUt  de  poisson  d'une  carpe,  uog 
beqnet  et  une  anguille;  et  oultre,  pour  le  conduire  à  cour  à  son 
prestchement,  pour  )e  garder  de  la  presse,  on  paiera  ni  hommes  qui 
vestiront  les  robes  de  la  ville  avec  les  sergens  de  la  ville.  ■  Se- 


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[145S  D.  s.]         DE  HATHIED  DTSCOUCHT.  177 

d'enviroD,  que  on  l'estimoit  de  xviu  à  xx  mille  person- 
nes. Et  finablement,  à  l'issue  de  son  sermon,  bailloit 
des  lavemens  aux  gens  qui  alloient  à  potences  devers 
lui,  qui  s'en  retoumoient  garis.  Et  disoit  on  que  ce 
procedoit  de  aucuns  joiaux  ou  relliques  qu'il  avoit 
dudit  Saint-Bemardin.  D'ilec  se  tira  en  la  cité  d'A- 
miens, où  il  prescha  l'espace  de  xv  jours,  et  ausquel- 
les  predicaâons  alloitsamblablementpluseursetgrant 
nombre  de  pœuple  ;  et  faisoit,  par  le  moien  desdictes 
relliques,  pluseurs  gens  garir  de  leurs  maladies.  Et 
aussy  par  touttes  les  bonnes  villes  où  il  alloit,  et  savoit 
qu'il  y  avoit  gens  qui  estoient  en  haine  ou  rancune 
les  ungz  contre  les  autres,  il  les  appaisoit  et  mettoit 
d'accord.  Et  faisoit  ces  choses  régnant  es  marches  de 
Picardie,  longue  espace  de  temps  ;  et  avoit  par  tout 
grant  sieutte  de  gens,  comme  si  eust  esté  ung  corps 
saint-,  car  il  estoit  de  belle  vie  et  saint  ou  gré  du 
pœuple. 

g/ttredeChâtel  de  ville  de  Përonite,  t.  144".  Document  puMié  par 
H.  de  la  Pons  de  Melicocq,  dans  le  Bulletin  de  la  Société  de  f  his- 
toire de  France,  année  1843,  p.  109.  —  Le  Frère  Didier  était  à 
LilleleSSinars.  Voirie  même  £it/tefm,aDné«18S7'S8,  p.  IS- 


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CHRONIQUE  [lus  n.  >.] 


CHAPITRE  CXXVIl. 

Comment  le  pape  Nicolas  tre^)a8sa  à  Romme. 

En  cest  an  cinquante  quatre ,  le  zxvi*  jour  de  mars , 
trespassa  à  Romme*  nostre  saint  Père  le  Pape  Nico- 
las V*,  qui  fut  de  grant  recommandacion;  et  en  son 
lieu  et  en  briefz  jours  apprez,  fut  esleu  ung  aultre  Pape 
nommé  Caliste  ',  qui  estoit  Grec ,  et  moult  ancien 
homme. 


CHAPITRE  CXXVIII. 

Gomment  le  duc  de  Bourgoingne  fist  demande  d'avoir  ayde 
sur  ses  pays  pour  aler  en  Turquie. 

En  ce  meisme  temps,  retourna  le  duc  de  Bour- 
goingne en  ses  paya  de  Picardie ,  qui  avoit  esté  es 
Allemaingnes ,  comme  oy  avez  ;  et  lui  venu  ilec ,  fist 
assambler  les  trois  estatz  de  ses  pays ,  et  Bst  grosses 

i .  n  mourut  le  ik  mars  1 4SS. 

Z.  AlpboDse  Borgia,  Espagnol  et  aon  pas  Grec;  il  avait  à  son 
avéneineDt  soizante-dix-huit  ans. 


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L14SSD.  s.]         DE  MATHIEU  D'ESCOUCHT.  179 

demandes,  pour  furair  au  voiage  dont  il  avoit  inten- 
cioude  faire  contre  le  Tiircq,carpareillement  en  avoit 
fait  en  ses  pays  de  Bourgoingne  ,  qui  grandement  s'y 
esloientemploiez'.Etquant  aux  trois  estatz  de  sa  comté 
d'Artois ,  on  lui  accorda  ,  ou  cas  qu'il  yroit  ou  voiage 
contre  ledit  Turcq ,  cinquante  six  mille  frans ,  à  pater 
dedens  iv*  mois  apprez  ensievant.  Et  d'ilec  se  tira 
samblablement  en  ses  autres  pays,  comme  de  Flan- 
dres, Brabant,  Hayniiault,  par  touttes  ses  seignourîes, 
desquelles  tira  de  grandes  sommes  de  deniers. 


CHAPITRE  CXXIX. 

Gomment  le  duc  de  Clèves  fiança  k  fille  au  comte 
d'Estampes. 

Le  jœudy  m'  jour  d'aviîl  de  cest  an  cinquante 
quatre,  jour  de  jœudy  absolut,  en  la  ville  de  Bruges, 
fîancba  Jehan,  duc  de  Clèves  ,  Ysabel*,  fille  de  Jehan 
de  Bourgoingne',  comte  d'Estampes ,  en  la  présence 
du  duc  de  Boui^oingne ,  le  comte  de  Charolois  son 
filz ,  ledit  comte  d'Estampes ,  et  pluseurs  autres  grans 
seigneurs  ;  dont  le  pœuple  fut  moult  esmerveillié , 
pour  ce  que  icellui  duc  de  Clèves  avoit  tenu  sur  fons 
ladicte  Ysabel ,  par  quoy  estoit  son  parrain  ;  mais  ne 

i .  Voytx  la  note  ci-dessus,  p.  24S,  note  i. 

2.  Godefroy  :  Seize. 

3.  Elisabeth. 


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280  CHRONIQUE  [U9S  n.  s.] 

savoieat  pas  que  ioelle  alliance  se  feisoit  par  la  licence 
de  Dostre  saint  Père ,  qui  en  avoit  baillé  ses  bulles. 


CHAPITRE  CXXX. 

Comment  Jacques  Cner  fut  constitué  prisontùer  par  l'or- 
donnance du  Roy  Charles ,  et  de  sou  procès  qui  fut 
fait. 

Le  Roy  Charles  avoit  en  son  Royalme  ung  homnie 
de  petite  generacioD ,  qui  se  nommoît  Jaques  Cuer , 
lequel,  par  son  seas,  vaillauce  et  bonne  coodultte ,  se 
façonna  tellement,  qu'il  entreprint  pluseurs  grosses 
marchandises  et  sy  fut  ordonné  argentier  du  Roy  Char- 
les; ouquel  ofBce  se  entretint  longue  espace  de  temps 
en  grant  règne  et  prospérité.  Avoit  pluseurs  clercz  et 
facteurs  soubz  lui ,  qui  se  mesloient  desdictes  mar- 
chandises par  tous  pays  et  Royatmes  crestiens ,  et 
jusques  en  Sarazinonie.  Sur  la  mer  avoit  à  ses  despens 
pluseurs  grans  vaisseaux,  qui  alloient,  en  Barbarie 
et  jusques  en  Babilonne,  quérir  touttes  marchan- 
dises, par  la  licence  du  souldan  et  des  Turcqs  infi- 
delles;  aussy,  en  leur  paiant  treoaiges ',  ^ùsoit  venir 
desdis  pays  draps  d'or  et  de  soye ,  de  touttes  fâchons 
et  de  touttes  coulleurs;  fourrures,  tant  à  hommes 
comme  à  femmes,  de  diverses  manières ,  tant  martres, 


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[Ub»  et  snhr.}    DE  MATHIEU  DTSCOIICHY.  281 

jeunettes  et  autres  choses  estraoges,  de  quoy  on  n'eust 
sçeu  finer  pour  or  ne  pour  ai^eut  èS  marches  de  par 
deçà.  Faisoit  vendre ,  par  ses  facteurs ,  tant  à  l'hostel 
du  Roy  comme  en  pluseurs  lieux  audh  Royalme  de 
France  et  hors ,  touttes  sortes  de  marchandises  de 
quoy  corps  d'homme  pooit  penser.  Dont  pluseurs  gens, 
tant  nobles  comme  marchans  et  aultres ,  estoient  fort 
esmerveiUiez.  11  gagaoit  chascun  an  plus  que  ne  fai- 
soient  les  autres  marchans  du  Royalme.  H  avoit  bien 
m  cens  facteurs  soubz  lui ,  qui  s'estendoient  en  plu- 
seurs et  divers  lieux ,  tant  par  mer,  comme  par  terre. 
Et  lui  estant  en  ce  règne ,  quant  le  Roy  Charles 
commença  sa  conqueste  de  Normendie,  dont  cy  de- 
vant avez  oy  parler ,  qui  fut  en  l'an  quarante  neuf, 
icellui  Jaques  Cuer  (iit  princ.ipallement  cause  de  la- 
dicte  conqueste ,  car  il  enhardit  ledit  Roy  Charles 
de  commencer  à  mettre  sus  son  armée ,  en  lui  of- 
frant prester  grandes  sonAmes  de  deniers;  ce  qu'il 
fist  *;  dont  il  ot  lors  fort  la  louange  et  l'amour  d'icetluy 
Roy  son  maisire.  11  flst  ung  de  ses  enfans  archevesque 
de  Bourges  ',  ung  aultre  escuier  trenchant  du  Roy , 
l'autre,  essanson  d'icellui  seigneur*,  les  fîst  anoblir*, 

1.  VoyeE  la  note  ci-dessous,  p.  286. 

2.  Jeui  Cceur,  archevêque  de  Bonites  en  I^b3,  à  l'dge  de 
vingt-cinq  ans.  Jacques  Cœur  avait  de  plus  un  frère,  NiccJas 
-Cœur,  évAqaede  Luçoa  depuis  1441,  mortlsl"  octobre  14S1. 

3.  Le  chroniqueur  veut  sans  doute  parler  deGeoffroy  Ccsiir, 
écbanson,  non  de  Chartes  TU,  mais  de  Louis  XI. 

4.  Od  n'a  pas  le  texte  de  ces  lettres.  Elles  sont  indiquées  dans 
du  Puy,  785,  f.  108",  et  da.iiii'ffisloire  du  BerrxdeM.  Raynal, 
t.  m,  p.  60,  et  furent  données  en  avril  1441,  n.  s,  (et  non  1440, 
comme  le  dit  H.  Clément,  Jacques  Cceur  et  Charles  VU,  t.  1, 
p.  138). 


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882  CHRONIQUE  [14!tl] 

et  ânablemeiit  en  sondit  règne  acquist  tant  de  biens 
et  de  chevance,  que  nal  ne  le  saveroit  estimer. 
Mais  dame  fortune  assez  brief  apprez  lui  tourna  le 
doz;  car  il  fut  eavyé  de  pluseurs  grans  seigneurs 
autour  du  Roy,  et  samblablcment  de  pluseurs  autres 
gens,  entre  lesquelz  avoit  des  marchans  du  Royalme 
qui  souvent  disoient  que  ledit  Jaques  Cuer,  soubz 
le  port  et  faveur  que  le  Roy  lui  donnoit,  tant  es 
pays  estrangiers  hors  de  son  Royalme  comme  en 
icellui,  ilz  ne  pooient  riens  gaingnier,  pour  icellui 
Jaques. 

Ainsy  envye  le  commença  à  assaltir.  Et  fut  ditau  Roy 
qu'il  estoit  impossible  que  ung  homme  venu  de  petit 
lieu,  comme  il  estoit,  peust  avoir  assamblé  tant  de  che- 
vance ,  pour  mener  les  marchandises  qu'il  faisoit ,  ne 
faire  les  ouvrages  ne  les  acltaptz  de  terres  et  seignou- 
ries*,  ne  les  grans  estatz  qu'il  teDoit  (car  en  icellui 
temps,  en  tout  son  hostel,  on  ne  servait ,  en  quelque 
lieu  que  ce  fust,  que  tout  en  vaisselle  d'argent)  ;  et  ' 
que  ces  choses  se  prenoient  sur  les  deniers  du  Roy;  et 
lui  disoit-on  qu'il  y  avoit  assez  d'autres  causes  et  ma- 
tières ,  pour  raisonnablement  l'emprisonner  :  la  pre- 
mière qu'il  convenoit  qu'il  eust  desrobë  le  Roy  'j  la 

i.  Danst'uD  des  nombreux  i^iteanx  qu'il  avait  acqiiîs,  celui 
de  Boisy,  il  fit,  selon  H.  Bernard  (Histoire  du  Foret,  t.  U,  p.  63), 
placer  cette  inscription  arrogante  : 

Jaoqaes  Ccenr  fait  ce  qu'il  Teut 
Et  le  Boi  ce  qu'il  peut, 

î.  Godefroy  met  ici  :  ■  A  quoy  ses  envieux  et  malTeillan»  ad- 
joustoient  qu'il  falloit  que,  ■  etc. 

3.  Voy.  l'exposé  de  M.  Clément  (t.  n,  p.  lS4et  suiv.),  et  l'ar* 
rét  de  condamnation  {Ibid.,  p.  300  et  suir.). 


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Hkii)  DE  BIATHIEU  D'ESCOUCHY.  283 

seconde,  qu'il  estoit  vray  que  ung  crestien*,  qui  pa- 
rafant avoit  esté  prins  des  gens  du  souldan  de  Babi- 
loDue,  estoit  eschappé  des  infidelles ,  soubz  ledit  soul- 
dan ,  et  lequel  s'estoit  all^  rendre  en  une  des  galères  * 
dudit  Jaques,  qui  lors  estoït  es  marches  des  Sarra- 
zins ,  soubz  icellui  souldan  ;  et  quant  icellui  souldan 
en  fut  adverty ,  il  manda  audit  Jaques  Cuer ,  ou  ses 
facteurs ,  que  si  on  ne  lui  rendoit  icellui  crestien ,  qui 
s'estoit  ainsi  eschappé ,  que  touttes  ses  autres  gallëes 
et  marchandises,  dont  on  avoil  grand  nombre  eu  Sar- 
razinasine ,  quelque  sauf  conduit  qu'ilz  eussent  de  lui , 
il  les  feroit  tretous  noyer  et  périr ,  et  n'en  aroit  jamais 
riens;  et  pour  le  doubte  de  perdre  sesdictes  marchan- 
dises, icellui  Jaques  Bst  rendre  icellui  crestien  audit 
souldan*;  de  laquelle  chose  le  Roy  fut  très  mal  con- 
tent. Encores  lui  fut  dit  une  autre  raison,  pour  le  plus 
enflamber  contre  ledit  Jaques  Cuer;  car  en  ce  temps 
le  Roy  estoit  fort  en  amourez  d'une  gente  et  belle  da- 
moiselie ,  que  on  nommoit  lors  communément  par  le 
Royalme  la  Belle  Agnès*,  et  depuis  le  Roy  lui  fist 
donner  le  nom  de  damoiselle  de  Beauté  *.  Et  il  lui  fut 


1 .  Il  se  nommait  AbolerU  et  était  natif  des  Indes,  en  la  sei- 
gnrarie  du  prêtre  Jean.  —  Déposittan  de  Miehelet  Tainelarier. 
Procès  ras.,  deHe9me8431\  f.  Ml. 

2.  GodeTroy  :  Galées. 

3.  Tainclurier  raconte  dans  sa  déposition  que,  répondant  à  Jac- 
ques Cœur  relativement  au  danger  que  couraient  ses  galères,  il  lui 
dît  ■  que  dudict  danger  ne  faisoit  pas  grand  compte,  pour  ce  qne 
le  maisire  dudict  more  aymeroit  mieux  cinquante  escns  que  luy.  > 
Procès  ms.,  l.  c. 

k.  Agnès  Sorel.  C'est  la  seule  mention  que  fasse  notre  cbroni- 
qneur  de  la  célèbre  maîtresse  de  Charles  VII. 

8.  Agnès  reçut  au  contraire  le  titre  de  dame  de  Beauté,  dès 


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S84  CHROmQUE  [IhSl] 

dit  que  Jaques  Cuer  avoit  empoisoDD^  ou  &it  empoi- 
soDuer  ladicte  damoiselle;  et  duquel  empoisoune- 
mmt  '  elle  alla  de  vie  à  trespas  *.  Quant  le  Roy  eut 
oy  telz  rapportz ,  qui  estoient  graDd^nent  à  sa  des- 
plaisance ,  ordonna  prendre  ledit  Jaques  Cuer  prison- 
nier*, et  tous  ses  biens  generallenient  estre  mis  en  sa 
maiu  ,  ce  qui  fut  fait  assez  tost.  En  briefz  jours  apprez, 
ordonna  le  Roy  que  on  lui  fisi  son  procès,  et  fut  mené 
en  ung  chastel  en  Poictou ,  qui  se  nomme  le  cfaastd, 
de  Luzignen ,  où  il  fut  par  longue  espace  de  temps.  Sy 
furent  ordonnez  deux  seigneurs  de  parlement  pour 
lui  faire  son  procès,  et  midstre  Jehan  Orivet*,  lors  pro- 
cureur gênera)  du  Royalme  de  France  '. 

Et  apprez  que  on  lui  eut  exposé  lesdis  cas ,  etencores 
un  autre,  qui  fiit  tel  :  qu'il  devoit  avoir  envoyé  audit 
souldan  de  Babilonne ,  au  desceu  du  Roy  *,  un  harnois 


l'origiDe  de  sa  faveur  prfe  de  Charles  VII,  c'est-à-dire  en  1444. 
H.  Valleide  Y iriviWe  {Becherc/ies  kUtoriques  sw  Jgnèt  Sorel,  dans 
la  Biblinthèque  de  f  École  des  Chartei,  3*  série,  t.   I,  p.  313)  fixe 
la  donation  de  la  seigneurie  de  Beauté  à  celte  année. 
1 .  Godefroy  «joute  :  >  S'il  estoit  vrsy.  » 

5.  C'était  la  première  et  la  principale  accusation.  Elle  disparut 
dès  le  début,  et  plus  tard  Jeanne  de  Mortagne  ei  Jacques  Colonne, 
qui  l'avaient  formulée,  furent  condamnés  à  faire  amende  bono- 

3.  Jacques  Coeur  fut  arrêté  le  31  juillet  14S1,  à  Tailleboui^. 
'  4.  Dauvet. 

.%.  n  y  eut  dans  tout  le  conrs  de  la  procédure  ringt-trois  com- 
missaires. M.  Clément  a  relevé  leurs  noms  d'après  les  diverses 
pièces  du  procès  (t.  H,  p.  147.) 

6.  Il  paraît  constant,  d'après  les  dépositions  des  témoins,  que 
les  armes  offertes  au  Soudan,  au  nom  du  Roi,  l'étaient  d'après  son 
autorisatioD.  On  pourrait  pourtant  invoquer  à  l'appui  de  la  néga- 
tion formulée  dans  l'arrêt,  le  détail  suivant  :  Une  caque  pleine 


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[US1-S3]  DE  HATHIEU  D'ESCOUCHT.  28S 

complet,  à  la  fachon  des  parties  de  par  deçà;  duquel 
faamois  ledit  souldan  avoit  eu  grant  desîr,  affin  de  en 
faire  des  paraux  en  son  pays  et  en  sa-marcbe,  car  en 
leurs  marches  ilz  ne  s'armoient  pas  aicsy  comme  on 
fait  de  par  deçà.  Et  quant  ledit  Jaques  eut  oy  les  ar- 
ticles dont  on  le  chai^oit  *,  fist  ses  responces  et  excuses 
le  plus  douchement  et  selon  son  entendement  qu'il 
pooit  ;  disant  au  premier  poÎDt  :  qu'il  avoit  toutte  sa 
vie  servy  le  Roy  Charles ,  de  tout  sou  pooir ,  prudem- 
ment et  leaumeat ,  sans  lui  avoir  fait  nulle  faulte  d'a- 
voir prins  larchineusemeat  nulz  de  ses  deniers  ;  mais 
trop  *  bien  par  les  graus  biens  que  le  Roy  lui  avoit  fais, 
s'estoil  advaocé  et  boutté  en  marchandise ,  en  laquelle 
avoit  gaingoié  sou  vaUlaot.  Quant  au  second  point , 
touchant  le  crestien  qui  avoit  esté  rendu  :  ne  savoit 
ne  d' avoit  rien  sceu  de  son  eschapatoLre  ne  de  sa  ren- 
dicion ,  et  aussy  on  le  pooit  assez  congnoistre  par  ce 
que  ses  gens  et  galères,  qui  estoient  èsdis  pays,  ne  re- 
tournoient par  devers  lui  en  deux  ans  uue  fois;  pour 
quoy  ceuli.  qui  les  gouvreooient  pooient ,  en  son  ab- 
sence, faire  pluseurs  choses  qui  pas  ne  venoient  à  sa 
congnoissance,  et  que  à  la  vérité  il  n'en  avait  onques 
esté  adverty*.  Et  en  tant  qu'il  touchoit  contre  l'em- 

d'épées  ayant  déroncé,  Jean  de  Tilla^  emprisonna  celui  sur  le 
navire  duquel  elle  avait  été  chargée,  et  l'eût  fait  mourir  s'il  n'eût 
craint  ■  que  les  Venidens  en  eussent  prins  querelle  contre  luy.i> 
Déposition  d[ André  Jt^rt,  peUetierduJloi.Procèiaa.ft.  1". 

1.  n  ]r  avait  encore  d'autres  charges,  telles  qne  l'exportation 
des  monnaies,  l'embarquement  forcé  d'individus  sur  ses  navi* 
res,  etc. 

ï.  Godefroy  :  «  Trts.  • 

3.  Jacques  Coiur  ne  nia  point  avoir  eu  connaissance  du  fait;  il 
nia  seulement  avoir  su  que  l'esdave  fdt  chrétien. 


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286  GHRONIQITE  [1451-S31 

poisonnement  de  Udicte  Belle  Agnès,  aussy  pareille- 
ment n'en  avoit  onques  esté  coulpable  ne  consen- 
tant, et  de  ce  se  submettoit  en  touttes  les  infour- 
macions.  Et  au  regard  du  hamois  avoir  envoyé  au 
souldan ,  dit  :  qu'il  se  trouva  une  fois  en  uog  lieu  se- 
cret ,  oîi  n'avoit  que  le  Koy  et  lui ,  où  ilz  besoingnoient 
de  cboses  plaisantes  au  Roy,  ouquel  lieu  ledit  Jaques 
dit  au  Roy  :  a  Sire,  soubz  umbre  de  vous,  je  congnois 
«  que  j'ay  de  grans  proufHs  et  honneurs  ',  et  meisme 
0  en  pays  des  inridelles  ;  car ,  pour  fostre  honneur,  le 
K  souldan  a  donné  sauf  conduit  à  mes  gallées  et  (àc- 
«  teurs  estant  sur  la  marine  *,  de  pooir  aler  seure- 
«  ment  et  retourner  en  ses  pays  quérir  et  lever  mar- 
«  chandises,  en  paiant  treuaiges,  assez  competemment, 
n  par  quoy  je  y  trouve  de  grans  proufïis;  »  disant  ces 
mots  :  a  Sire,  ce  que  j'ay  est  vostre.  n  Et  à  ceste  heure 
le  Roy  lui  fist  requeste  de  lui  prester  argent  pour  en- 
trer en  Normendie  ;  à  laquelle  requeste  accorda  pres- 
ter au  Roy  deux  cens  mil  escus,  ce  qu'il  fist*;  et 

1.  Godefroy  :  «BieDS,  profits  et  honneurs.  ■ 

2.  La  mer. 

3.  Le  fait  allégué  par  Mathieu  d'Esconchy  n'est  pas  douteux  ; 
mais  on  hésite  sur  l'époque  et  sur  la  valeur  du  prêt.  Je  crob  que 
Mathieu  d'Escotichy  se  trompe  relatiTement  au  premier  point. 
Jacques  du  Clercq  dit  i  la  vérité  que,  sans  Jacques  Cœur,  Char- 
les Vn  n'aurait  pas  reconquis  la  Normandie,  et  que  l'armée  se 
serait  rompue;  mais  Th.  Basin,  ici  beaucoup  plus  digne  de  foi, 
rapporte  expressément  que  le  prêt  de  Jacques  Cœur  ne  servit 
qu'aux  frais  des  sièges  de  Falaise,  de  Domfroitt  et  de  Cherbourg. 
Quant  k  la  valeur,  elle  est  estimée  parle  même  auteur  à  100000 
écus  d'or.  Il  existe  au  Ceihinei  dr.s  titret  (dossier  Jàcqdbs  Ccscb) 
une  quittance  originale  du  célèbre  argentier  pour  ime  somme  de 
60000  I.  t.  prêtée  au  Roi  pour  la  reddîdon  de  Cherbourg,  et 
dout  le  Roi  avait  doimé  un  reçu  le  10  août.  Elle  est  du  12  dé- 


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[lbSl-53]  DE  MATHIEU  D'ESOOUCHY.  287 

veant  que  le  Roy  lui  moostroit  grant  signe  d'amour , 
lors  se  enhardit,  et  lur  demanda  congié  de  pooir  en- 
voier  audit  souldan  ung  harnois  à  la  facbon  des  mar- 
ches de  France  ,  ce  que  le  Roy  lui  otlroia  ;  et  sur  ce^ 
ottroy,  envoya  ledit  bamois ,  au  nom  du  Roy ,  audit 
souldao ,  par  ung  de  ses  gens  nommé  Jehan  Villaige. 
Et  quant  ledit  souldan  eut  receu  ledit  harnois,  en  fut 
moult  joieux ,  et  receut  ledit  Villaige  grandement ,  et 
lui  fist  de  grans  dons,  comme  de  robbes  de  drap 
d'or  et  autres  joïaux ,  et  en  rescripTÎt  lettres  de  re- 
merciement au  Roy,    aveuc,   lui  envoya   pluseurs 


cembre  1430.  J'iodiqnerai  ici  deux  autres  pièces  reUdves  aux 
frais  de  la  campagne  de  Normandie.  La  première  est  un  ordre 
donné  par  Charles  VU,  le  17  mai  IkHQ,  pour  emprunter  sur  les 
gens  aisés  du  Poitou  la  moitié  du  montant  des  impositions  levées 
dans  les  villes  pour  l'entretien  des  fortifications  (FDimnnn;,  porte- 
feuille 121-122).  On  y  voit  que  le  Roi,  voulant  éviter  d'imposer  de 
nouvelles  tailles  pour  le  recouvrement  du  reste  de  la  Normandie, 
décida  en  janvier  H50  de  prendre  pendant  un  an  la  moitié  des 
aides,  faarages  et  autres  subsides  et  deniers  communs  que  levaient 
les  villes  pour  l'entretien  des  fortifications;  l'ordonnance  ayant 
été  éludée  ou  son  exécution  dilTérce,  Charles  TII  ordonna  l'em* 
pmnt  indiqué  ci-dessus.  —  La  seconde  pièce  (même  source)  est  un 
ordre  de  payement  du  S8  novembre  14^50  relativement  aux  aides 
imposées  en  l'élection  de  lisieux.  Elle  apprend  qu'on  imposa  en 
avril  une  aide  de  66  000  I.  sur  la  Normandie  pour  la  recouvrance 
de  Cherbourg  et  autres  affaires.  —  Constatons  enfin  que  Jacques 
Coeur  sut  habilement  combler  les  vides  que  la  campagne  de  Nor- 
mandie avait  pu  faire  dans  son  trésor  personnel  ;  la  mention  sui- 
vante, que  nous  rencontrons  dans  l'assiette  d'une  portion  de  l'aide 
de  170000  I.  t.  octroyée  par  les  états  du  Languedoc  en  mars 
14S0  (Gaignières,  83G*]  n'est  point  ï  coup  sûr  isolée:  *Item,  pour 
uu  mille  I.  t.  données  à  monseigneur  l'argentier  pour  supporter 
U  despense  qu'il  a  faite  continuellement  à  estre  k  la  couqueste  de 
n<»nun£e  en  la  compainhie  du  Roy,  v*  xxviii  1,  t.  * 


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S88  CHROmQUE  [1451-S3] 

preseos  ;  ainsy  en  ceste  partie^  ne  tenoit  riens  avoir 
mespris. 

Lesquelles  ses  responces  furent  rapportées  au  Roj , 
qui ,  de  prime  face  ,  aucunement  ne  les  print  bien  en 
gré ,  disant  qu'il  n'estoit  pas  memoratif  avoir  donné 
ledit  congië,  etaussy,àlaverité,  ce  luieust  esté  charge; 
et  ordonna  lui  faire  son  procès  sur  tout.  Sur  quoy  les- 
dis  commissaires  se  lirrèreat  en  la  ville  de  Bourges  en 
Berry ,  où  icellui  Jaques  Cuer  avoit  sa  principalle  ré- 
sidence; car  en  icelle  ville  avoit  fait  faire  ung  hostel, 
tel  et  sy  spacieux ,  que  on  le  pooit  bien  nommer  ou- 
vrage de  Roy,  et  garoy  de  mœubles,  selon  la  fachon 
dudit  hostel;  lesquelz  biens  mœubles,  aveuc  tous  les 
heritaiges  qu'il  avoit ,  furent  mis  en  la  main  du  Roy. 
Et  en  ceste  année  '  fut  le  procès  dudit  Jaques  Cuer 
Eut ,  et  lui  remené  ou  cfaastel  de  Poictiers ,  où  ilec  oy 
sa  condempDadon,  qui  fut  telle  '  :  que  en  tant  qu'il 
touchoit  le  cresden ,  dont  devant  est  faicte  mencion, 
il  estoit  condempné  à  le  rachepler  hors  des  mains 
desdis  infldelles,  quelque  ebevance  qu'il  lui  deust 
couster;  et  se  d'advenlure  il  estoit  mort ,  sy  en  de- 
voit-il  rachepler  ung  autre  de  telle  condicion ,  à  ses 
despens.  Au  surplus,  fut  condempné  envers  te  Roy 
en  la  somme  de  nu  cens  mil  escus  ',  et  le  surplus  de 
ses  biens,  aveuc  son  corps,  confisquez;  sur  laquelle 

1 .  I^  prcNsédure  dura  près  de  deux  ans,  ayant  commencé  le 
id  septembre  tkSl. 

2.  Arrêt  du  29  mai  IkSZ.  Voy.  le  lexte  dans  le  livre  de  H.  P. 
Clément,  t.  II,  p.  293-309. 

3.  100000  écus  pour  resdlution  de  sommes  extorquées  ou  re- 
tenues injustement  et  300000  écus  d'amende.  Arrêt  de  condam- 
nation, l.  c,  p.  308. 


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rUS3]  DE  MATHIEU  D'ESCOUCHT.  S89 

ConfiscacioD  du  corps ,  le  Roy  lui  restitua  la  vie.  Et 
pour  ce  que  dudit  empuisoQnement  o'avoit  pas  esté 
[  trouvé  ]  coulpable ,  et  que  ce  que  on  en  avoit  adverty 
le  Roy  avoit  esté  par  le  rapport  d'uae  damoiselle  de 
l'bostel',  laquelle  pour  sa  meosoDge,  fut  baaie  de 
l'ostel  du  Roy,  et  lui  fut  ordouné^  sur  paiDoe  de  mort, 
de  uoD  approcher  le  Roy  ne  la  Royoe  à  x  lieues 
prez. 


CHAPITRE  CXXXl. 

Des  espousailles  du  dac  de  Clèves. 

.  Vous  avez  oy  par  cy  devant  Comment  le  duc  de 
Clèves  fiança  Ysabel ,  fille  du  comte  d'Estampes  ,  en 
la  ville  de  Bruges,  leiii*  jour  d'avril,  l'an  cinquante 
quatre  ;  et  le  mardy  xxu'  jour  dudit  mois  ensievant 
apprez  Pasques  ,  qui  fut  l'année  cinquante  cinq,  icel- 
tui  duc  de  Clèves  espousa  ladicte  Ysabel  en  ladicte 
ville  de  Bruges,  en  laquelle  y  ot  pluseurs  grans  sei- 
gneurs. Et  syfut  faiclegrant  solempnitë,  tantdejous- 
tes  comme  de  pluseurs  autres  esbastemens. 

1.  Jetime  de  Veodôme,  dame  de  Hortagae. 


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cmOSBJOE 


CHAPITRE  CXXXII. 

Incident  du  comte  d'Ermiaacq. 

Au  commeDcement  de  cest  an  mil  cccc  lv,  fut  par 
toul  publié  une  sentence  d'exconiinaniemeDt,  donnée 
de  nostre  Saint  Pèrele  Pape  Nicolas  V*,  contre  le  comte 
d'Ermioaoq  *,  pour  raison  de  ce  que,  m  ou  nii  ans 
paravent,  icellui  comte  d'Erminacq  avoit  eu  habita- 
cion  charnelle  aveuc  une  sienne  sœur  germaine*,  qui 
estoit ,  pour  ce  temps ,  tenue  une  des  belles  femmes 
du  Royalme  de  France ,  de  l'aage  de  xzii  ans ,  et  de 
laquelle  avoit  eu  deux  enfans;  et  icellui  d'Erminacq 
estoit  lors  aagé  de  xxxv*  ans.  Laquelle  chose  venue  h 
la  congnoissance  du  Roy  Charles ,  en  fut  moult  des- 
plaisant ,  pour  deux  raisons  :  l'une  pour  ce  que  c' estoit 
contre  la  sainte  Foy ,  et  l'autre ,  pour  ce  que  icellui 
comte  estoit  descendu  de  la  couronne ,  et  que  bien 
lui  sambloit  que  nulz  crestiens  de  bonne  foy  ne  dé- 
voient faire  telle  faulte.  Neantmoins ,  pour  cuider  re- 

1.  Jean  V,  fils  de  Jean  IT,  comte  d'Armagnac,  mort  le  S  sep- 
tembre 1480.  Élevé  &  la  cour  de  Charles  VU,  selon  le  témoi- 
gnage de  Thomas  Basin ,  il  avait  pourtant  seconde  son  père  dans 
sa  révolte  et  avait  reçu  aveo  lui  des  lettres  de  rémission  ;  il  était 
beau-frère  du  duc  d'Alençon,  époux  de  l'aînée  de  ses  soeurs,  Ma- 
rie d'Armagnac,  depuis  lli37. 

S.  Isabelle  d'Annagnac. 

3,  Godefroj  :  ■  Trente-six.  > 


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[1455]  DE  MATHIEU  D'ESCOUCHT.  291 

traire  ledit  comte  d'ErmiDacq  d'icelle  folie,  et  escbiever 
ladicte  esclandre  ,  envoya  pluseurs  fois  devers  lui  gens 
de  graot  fachoo  et  de  bon  entendement ,  lui  moostrer 
le  grant  mal  et  déshonneur  qu'il  se  faisoit ,  et  que  de 
ce  se  vouUist  déporter  ;  et ,  en  ce  faisant ,  il  rendroit 
painne,  devers  nostre  dit  Saint  Père,  de  lui  faire  avoir 
son  absolucion  ,  et  lui  pardonner  son  peaché.  Apprez 
lesquelles  remonstrances  aiosy  faictes  à  lui  par  plu- 
seurs fois ,  dit  et  declaira  que  de  ce  il  se  deporteroit. 
Et  sur  ces  responces ,  icellui  Roy  Charles,  cuidant 
qne  ainsy  le  deust  faire,  envoya  devers  oestre  dit 
Saint  Père  le  Pape  ;  et  par  son  moien  et  à  sa  requeste, 
lui  pardonna  ledit  cas ,  et  lui  envoya  son  absolucion , 
soubz  condicion  qu'il  promettroit  de  non  jamais  re- 
tourner audit  pesclié  ;  et  ce  promist-il  audit  Roy  Char- 
les, tant  pour  lui  que  pour  nostre  dit  Saint  Père  le 
Pape.  Mais  ce  nonobstant,  en  brief  temps  apprez, 
retourna  comme  devant  à  sondit  pesché ,  t^Iement 
que  depuis  eu  eut  encores  ung  enfant.  Et  pour  cou- 
vrir son  cas  ,  fist  courre  une  voix  en  ses  pays ,  qu'il 
avoit  bulles  de  nostre  dit  Saint  Père',  par  lesquel- 
les pooit  espouser  sadicte  sœur ,  et ,  sur  ceste  voix, 
commanda  à  ung  cliappellain  de  son  hostel  qu'il  les 

1.  Il  les  avait,  en  effet,  fabriquées  de  la  main  d'un  docteur  en 
droit  canon  parisien,  Ambroise  de  Cambray.  Toy.  Thomas  Basin, 
Bistoin  de  Louis  XI,  I.  ni,ch.  xv  (t.  II,  p.  S82J .  — Cet  Ambroise 
de  Cambray  devint  évêque  d'AIeC  le  2V  septembre  \kW  et  fiit 
obligé  CD  1^60  de  se  démettre  de  son  évéché.  Dans  une  lettre  de 
Pie  n  au  Hoi  du  12  septembre  1460,  où  il  est  désigné  avec  Jean 
de  Tolterre,  notaire  apostolique,  comme  falsificateur  de  la  bulle, 
il  est  ainsi  qualifié  :  quondam  Eleeteniis  episcopai.  Voir  cette  cu- 
rieuse lettre,  où  le  pape  finit  par  implorer  en  faveur  du  coupable, 
dans Baynaldus,  Jnnal.  eecles.,t.  X,  p.  2C1-2G2. 


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992  CHRONIQUE  [USS] 

espousast;  lequel  chappellaîu  demanda  à  veoir  les 
lettres  et  bulles  .devant  dictes,  disant  que  autremeut 
ne  les  espouseroil.  De  laquelle  response  icellui  d'Er- 
mlnac  fut  mal  content ,  et  lui  dit  qu'il  estoit  assez 
croîable,  et  que  jà  ne  lui  monslreroît;  et  que  s'il  fai- 
soit  difficulté  de  les  espouser ,  il  le  ferait  jetter  en  la 
rivière.  Et  pour  doubte  qu'il  avoit  de  sa  vie,  et  que 
autrement  ne  pooit  escbapper ,  espousa  lesdis  comte 
et  sa  sœur,  combien  que  sadicte  sœur  ne  s'y  voloit 
consentir;  et  me  fut  dit  qu'il  la  maintenoit  comme 
par  force  et  violence ,  et  que  elle  estoit  très  desplai- 
sante de  leur  pesché. 

Lesquelles  choses  revenues  à  la  congnoissance  tant 
de  nostre  dit  Saint  Père  le  Pape  comme  du  Roy, 
icellui  nostre  Saint  Père  jelta  de  rechief  la  sentence 
d'ex  commun  iemeut  sur  ledit  comte  et  sur  sa  sœur , 
et  meisme  sur  tous  ceuk  qui  de  ce  avoient  esté  et 
seroient  consentans.  Et ,  pour  tousjours  le  cuider  re- 
duirre,  le  Roy  manda  aler  devers  lui  le  comte  dé  la 
Marche  *,  qui  estoit  oncle  dudit  d'Ënninac ,  et  la  dame 
d'Allebret'  sa  tante,  qui  estoient  ses  plus  prochains 
parens  et  seigneur  et  dame  de  grant  honneur  et  de 
bon  enlendemenl.  Et  eulx  venus  devers  lui ,  leur  dit 
le  gouvernement  dudit  d'Erminac  ,  et  comment  il  lui 
avoit  fait  ravoir  son  absolucion  de  la  première  sien- 
tence  ;  et  aussy  comment  il  avoit  promis  soy  abstenir 
dudit  pesché  ;  et  lui  requist  qu'ïlz  volsissent  aler  de- 
vers lui ,  en  une  ville  nommé  la  Tour  ',  dans  la  comté 

1 .  BerDard  d'Armagnac. 

2.  Aune  d'Armagnac,  fille  de  Bernard  VII,  comte  d'Armagnac, 
connétable  de  France,  mariée  en  1417  à  Charles  U  d'Albret. 

3.  Lectoure. 


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[1458]  DE  MATHIEU  D-ESCOUCHT.  Î93 

d'Erminac ,  en  laquelle  se  tenoit,  pour  lui  remonslrer 
sa  graot  faulte ,  et  comment  il  estoit  hors  de  Foy,  et 
deshoDnoré  plus  que  prince  crestien  que  onques  eust 
esté  saill;  de  la  maison  de  France ,  et  leur  chai^  lui 
dire  de  par  lui  que  s'il  ne  se  gouverooit  auUrement, 
que  en  baillant  ayde  et  conforta  uostre  dit  Saint  Pèi-e 
le  Pape,  il  le  chasseroît  sy  loiug,  qu'il  ne  se  saroit  te- 
nir en  nulx  Royalmes  crestiens.  Lesquelz  oncle  et  tante 
se  chaînèrent  de  aler  devers  lui,  et  en  faire  toutteleur 
puissance.  Et  tirrèrent  leur  chemin  es  pays  dudît  comte, 
à  intencion  de  le  trouver  en  ladicte  ville  de  la  Tour , 
qui  est  scituée  en  une  marche  où  il  y  a  pou  de  pœupple, 
et  petittemeat  hite'  de  herbeges.  De  laquelle  venue 
icellui  comte  d'Erminac  futadverty  ,  aussy  delà  charge 
qu'ilz  avoient  ;  et ,  quant  peut  penser  qu'ilz  approu- 
choient  de  ladicte  ville  ,  se  mist  sus  en  certain  nombre 
de  gens  et  alla  audevant  d'euU  aux  champs,  et,  eu 
parlant  audit  seigneur  de  la  Marche  son  oncle,  lui  dit 
ces  moz  :  a  Beaux  oncles ,  je  sçay  bien  pour  quoy 
«  vous  venez  en  ceste  marche ,  vous  poez  bien  re- 
«  tourner  ;  car  pour  vous  ne  pour  tous  ceulx  qui  en 
«  vorront  parler,  ne  plus  ne  moins  je  n'en  feray  aultre 
1  chose  ;  vceul  bien  que  vous  sachiez  que  vous  n'en- 
«  trerez  pas  en  ma  ville,  s 

Desquelles  parolles  ledit  comte  de  la  Marche  et  la 
dame  d'Mlebret  furent  bien  esmerveiUez  ;  car  il  leur 
sambloit  à  veoir  que  s'ilz  ne  esloieot  ceste  nuit  lo- 
giez en  ladicte  ville ,  qu'ilz  seroieot  en  grant  dangier  , 
pour  laul  qu'il  n'y  avoit  logis  à  dix  lieues  prez,  et  sy 
estoit  sur  le  soir.  Toutesfois  le  requirent  par  sy  bonne 

i .  Godefroy  .  •  Habitée.  ■ 


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in  CHRONIQUE  [14SS] 

manière,  qu'il  Tut  content  que  pour  œste  nuit  logas- 
seut  en  tadicte  ville  de  la  Tour  ;  ce  qu'ilz  firent.  Et, 
assez  tost  apprez  qu'ilz  furent  logiez,  le  seigneur  de 
Castres',  filz  du  comte  de  la  Marche  ,  qui  estoit cousin 
germain  dudit  d'Erminac ,  ala  devers  lui;  et,  par 
belles  parolles  et  douches,  le  admonesta  tellement , 
qu'il  se  conclud  d'aller  devers  lesdîs  oncle  et  tante,  en 
leur  hostet ,  et  y  mena  sadicte  sœur.  Ouquel  lieu  y 
et  pluseurs  parolles  et  belles  remonstrances  faictes,  par 
ledit  comte  de  la  Marche  comme  par  ladicte  dame 
d^Allebret,  àleurniepce  ,  ladicte  sœur  d'Erminac ,  en 
lui  admonestant  que  elle  se  voulsist  oster  du  pesché 
en  quoy  elle  estoit ,  et  que  elle  faisoit  grant  mal  à  elle 
priDcipallement ,  et  à  tous  ceulx  de  leur  sang.  Aux- 
quelles remoDsirances  ledit  d'Erminac  survint,  et,  en 
soy  desmonstrant  de  ce  mal  content ,  tira  sa  dague;  et 
se  n'eust  esté  ledit  seigneur  de  Castres ,  il  en  ot  féru 
ledit  seigneur  de  la  MarcIie ,  à  quoy  donna  resistence. 
Et  ce  fait,  icellui  d'Erminac  aveuc  sâdicte  sœur, 
arrière  de  sesdis  oncle  et  tante ,  se  tira  en  son  chas- 
teau.  Et  veans  par  iceulx  seigneur  et  dame  que  il  es- 
toit  ainsy  obstiné  en  son  mauvais  pesché ,  et  qu'il  leur 
sambloit  qu'ilz  avoient  assez  trouvé  leur  niepce  en 
bonne  disposicion  de  soy  abstenir,  et  pour  ce  que  plus 
ne  pooient  parler  à  elle,  ledit  comte  de  ta  Marche  lui 
escripTtt  une  lettre  bien  gracieuse,  en  reprenant  aucune 
partie  des  choses  que  entre  eulx  avoient  esté  dictes  ; 
et  en  ensievant  leur  bon  propos ,  par  lesdictes  lettres 
lui  requeroit  et  admonestoit  fort  que  elle  trouvast  ma- 
nière de  elle  embler  et  soy  tirer  arrière  dudit  d'Ermi- 

1.  Jacques  d'Armagnac. 


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[fftSS]  DE  MATHIEU  D'ESGOUCHT.  298 

□ac,  son  frère,  et  ilz  la  recepvroient  et  feroîent  comme 
on  doit  faire  à  ses  parens  et  amis  sy  procliains  comme 
ondes  et  nepveux.  Lesquelles  lettres  furent  trouvées 
par  ledit  comte  d'flrminac ,  dont  il  fut  encore»  plus 
desplaisant  •,  et  se  pensa  ceste  nuit  que  le  lendemain 
à  leur  parlement  yroit  aux  champs,  el  les  rueroit  jus. 
Et,  ainsy  qu'il  l'eut  pensé ,  rendit  painne  à  le  faire; 
car,  iucoutinent  que  lesdis  seigneur  de  la  Marche  et 
dame  d'AUebret  furent  partis  de  ladïcte  ville  de  la  Tour, 
icellui  d'Erminac  les  poursievit  atout  uog  certain  nom- 
bre de  gens.  Et  quant  ledit  seigneur  de  Castres  '  eut 
coDgoeu  que  c'estoit  sondit  cousin  d'Erminac ,  tourna 
et  alla  audevaot  de  lui ,  lequel  il  trouva  moult  es- 
chauffé ,  et  en  grant  voulenté  de  achever  son  emprinse; 
mais  icellui  de  Castres  ',  par  douches  parolles  et  re- 
monstrances  qu'il  lui  fist ,  le  appaisa.  Et  n'y  falloit 
pas  à  ceste  heure  aler  par  rigueur,  car  il  n'estoit  pas 
fort  pour  contre  lui  faire  re^stence.  Sy  se  retourna  le- 
dit comte  d'Elrminac ,  et  sans  aultre  chose  faire ,  en 
sadicte  ville  de  la  Tour  ;  et  iceulx  seigneur  et  dame, 
qui  moult  estoient  troublez  des  manières  que  avoït 
tenu  leur  nepveu ,  tirrèrent  leur  chemin  le  plus  dilli- 
gemmeut  qu'ilz  peurent  devers  ledit  Roy  Charles,  au- 
quel firent  leur  rapport  de  tout  ce  qu'tlz  avoient  ti-ouvé 
en  la  personne  dudit  d'Erminac ,  qui  de  ce  ne  fut 
guères  joieux.  Et  sur  ce  rapport ,  aussy  pour  pugnir 
icellui  d'Erminac*,  le  Roy  fist  assambler  gens  de  guerre, 

1.  Godefroy  :  <  d'AUebret.  > 

2.  Ibid. 

3.  Charles  TU  avait  ea  outre  ii  veiiger  l'expulâon  violmte  de 
Philippe  de  LéTÎs  da  siège  d'Auch  par  le  comte  d'Armagnac,  qui 
l'avait  remplacé  par  Jean  de  Lescun,  bdd  frère  bftlard. 


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596  CHRONIQUE  [14»5] 

jusques  au  nombre  de  xxiiii  mille  combattans  :  et  les 
fist  entretenir  longtemps  sur  la  rivière  de  Loire,  et 
d'ilec  les  fist  tirer  ou  pays  de  Lyonnois  et  de  Bergue  ', 
qui  est  du  pays  de  Languedoc  ;  car  sur  lesdictes  mar- 
ches avoit  fait  tirer  touttes  les  garnisons  des  pays  de 
Guîenneet  de  Bourdelois;  et,  environ  l'issue  de  may, 
se  bouttèrent  en  ladicte  comté  d'Erminac.  Sy  y  fiit 
envoyé,  pour  chief  de  ceste  besoingne,  le  comte  de 
Clermont,  qui  estoit  lieutenant  du  EVoy  Charles ,  et  en 
sa  compaingnie  les  comtes  de  la  Marche ,  de  Venta* 
dour  '  et  de  Dampmartin ,  aveuc  les  seigneurs  de 
MoDgascon,  de  Blanchefort,  de  Loheac,  de  Torsy, 
d'Orval ,  de  Sainte-Treîlle,  mareschal  de  France;  mes- 
sire  Tbiaude  de  Valpergue,  bailli  de  Lyon;  Joachin 
Rouault,  et  pluseurs  autres  seigneurs  et  cappitaines , 
qui  incontinent  alèrent  poser  et  asseoir  le  siège  devant 
ladicte  ville  de  la  Tour,  qui  est,  comme  j'ay  dit  cy 
devant ,  ville  et  cliastel  merveilleusement  forts;  de  la- 
quelle place  ledit  d'Erminac,  par  subtilz  moiens,  se 
absenta.  Et  ne  demoura  guère  de  temps  que  toute 
ladicte  comté  d'Erminac,  villes,  cbasteaux  et  forte- 
resses ,  dont  il  avoit  xvij  places  à  pont  levis,  furent 

1 .  Rouergne.  —  ViÀà  une  nientioii  assez  curieuse  relative  à 
ceoe  expédition  ;  elle  est  tirée  du  re^streKR  SS,  f.  111  v°,  aux  ar- 
chives: 'Pour  uDg  marc  sept  onces  sept  gros  et  demy  d'argent,  par 
lui  (Martin  Hersant,  orfèvre)  semblablem eut  livré  par  l'ordonnance 
de  ladicte  dame  (la  reine),  mis  et  employé  à  forger  et  faire  les  gar- 
nitures de  trois  salades  de  Thibault  de  Vignoles,  escuier,  naguères 
enfant  d'onneur  de  ladicte  dame,  Hance  TorarE  et  Thibault  du 
Hesnil,  lesqueb  elle  a  envoyez,  soufGsamment  montez  et  armei,  en 
la  guerre  que  le  Roy  fait  mener  et  faire  ou  comte  d'Armaignac , 
2S  1.  18  s.  8  d.  t.  (Miû  145S.  Voy.  aussi  fol.  131  V.) 

2.  Louis,  comte  de  Ventadour. 


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[1^55]  DE  MATHIEU  D'ESCOUCHT.  297 

touttes  mises  en  l'obeissaoce  dudtt  Roy  Charles , 
et  ledit  d'Erminac  contraint  soy  eo  aler  rendre  en 
ung  aultre  petit  pays  qu'il  avoit  sur  les  marches 
d'Arragon  '. 


Chapitre  cxxxiii. 

D'ong  champ  qui  fut  fait  en  la  ville  de  Vallen chiennes, 
en  Haynault,  par  deux  championB  non  nobles. 

Vray  est  que  ung  nommé  Habiot  Coquel ,  coustn- 
rier ,  lors  demeurant  en  la  ville  de  Tournay ,  avoit 
voullu  avoir  par  cy  devant  une  josne  fille  par  mariage, 
oultre  le  gré  et  consentement  du  père  de  ladicle  fille; 
et  pour  ce  qu'il  n'en  [Jœult  finer ,  par  la  résistance  que 
le  père  y  baiUa ,  ledit  Coquel  conceut  grant  hainne 
contre  lui ,  et  tellement  que  en  briefz  jours  apprez  fist 
guet  sur  icellui  père,  et  le  rencontrant  en  ladlcte  ville 
de  Tournay  ,  assez  prez  du  marche  au  poisson  ,  et  ilec 
l'occit  et  mist  à  moi't  ;  pour  lequel  cas  se  absenta  de 
ladicte  ville  de  Tournay ,  et  se  rendit  en  la  ville  de 
Vallenchiennes,  [en  Haynnault,]  où  ilec  print  la  l'ran- 

1 .  Son  procès  n'en  fut  pas  moins  instruit  deux  ans  plus  tard  ;  le 
comte,  sur  la  sommation  du  parlement,  se  décida  à  comparaître 
en  personne.  Retenu  prisonnier,  il  s'évada  d'après  le  conseil  de 
son  avocat  d'office,  Pierre  Poignant  (août  1459);  le  i:t  mai  1460, 
la  cour  le  condamna  à  un  bannissement  perpétuel  et  confisqua 
ses  biens. 


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»S  CHRONIQUE  [USS] 

chise ,  pour  ledit  cas  ;  car  à  ce  temps  ladicte  ville  es- 
toit  previlleigée  de  pooir  recevoir  touttes  gens  qui 
avoieot  fait  homicide,  en  laquelle  estoit  seurement^ 
quant  ou  lait  de  justice.  Et ,  assez  brief  apprez  qu'il 
ot  ainsy  prins  ladicte  frauchise  et  qu'il  cuidoit  par 
vertu  d'icelle  y  demourer  paisiblement,  ung  qui  se 
nommoit  Jacotin  Plouvier,  qui  estoit  donourant  en  la- 
dicte ville  de  Vallenchiennes,  qui  estoit  parent  au  père 
de  ladicte  fille  et  lequel  ledit  Coquel  avoit  ainsy  oc- 
cis, fut  adverty  que  icellui  Coquel  s'estoit  retrait  en  la- 
dicte ville,  et  fist  tant  qu'il  le  trouva  eu  plainne  rue , 
et  lui  dit  ces  mots  :  a  Traistre ,  tu  as  faulssemeot  et 
H  mauvaisemeut  meurdry  et  tué  mon  parent;  garde 
K  toy  de  raoy,  car  ains  qu'il  soit  loDg  temps  je  venge- 
n  ray  sa  mort.  »  Lesquelles  paroles  ledit  Coquel  souf- 
frit sans  soy  plainte  mouvoir  :  et  incontinent  qu'il  peut 
estre  arrière  dudit  Jacotin,  se  tira  en  la  maison  de  la 
ville,  où  Ulec  trouva  les  prevostz  et  jurez  d'icelle,  aus- 
quelz  leur  dit  et  remonstra  ces  motz  :  a  Je  suis  venu 
te  en  ceste  ville,  où  puis  aaguères  de  temps  ay  prins 
H  la  franchise  d'icelle  ,  afFîn  d'estre  k  seurté  de  mon 
K  corps ,  pour  la  mort  et  occision  que  j'ay  faicte  en  la 

«  personne  de ;  à  laquelle  franchise  vous 

a  m'avez  receu.  Mais  ce  nonobstant,  ung  nommé  Ja- 
«  ootin  Plouvier  est  venu  à  moy  bien  felonneusemeot, 
«  et  m'a  dît  que,  combien  que  j'aye  prins  ladicte 

K  fi'anchisc ,  il  vengera  la  morl  dudit ,  en 

«  moy  appellant  traistre,  aveuc  pluseurs  autres 
«  grandes  injures.  Sy  vous  requiers  que  de  ce  vous 
«  plaise  moy  conseitlier  et  estre  en  ayde,  comme 
n  raison  est,  attendu  que  m'avez  receu  à  ladicte  fran- 
K  chise.  » 


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[lUtS]  DE  MATHIEC  I>>ESQ01ICHT.  SSfi 

Sur  lesquelles  paroles  lesdis  prevost  et  jurez  en- 
voyèrent quérir  ledit  Jacotin^  qui  estoit  leur  subgect, 
et  soubz  maiii ,  ce  qui  fut  fait;  et  incootinent  qu'il  fut 
arrivé  devant  euU ,  lui  fut  dit  par  ledit  prevost  les  pa- 
roUes  et  doléances  telles  que  avoit  fait  ledit  Mabiot 
Coquel ,  et  qu'il  regardast  qu'il  avoit  dit  et  emprios  de 
faire  ;  car  les  parolles  par  lui  proférées  estoieut  contre 
les  franchises  de  ladicte  ville ,  se  il  estoit  vray  ce  que 
ledit  Mahiot  avoit  rapporté.  Â  quoy  ledit  Jacotin  dit 
tout  hault ,  en  la  présence  desdis  prevust  et  jurez,  ces 
mots  ;  «  Messieurs ,  je  dis  et  maintiens  que  faulsement 
a  et  traictreusement  Mahiot  Coquel  a  meurdry  et  tué 
(c  mon  parent,  d'aguet  et  de  fait  apensé  ' ,  sans  cause 
a  raisonnable-  »  Sur  quoy  lui  fut  dit  par  lesdis  pré- 
vôt et  jurez  :  «  Regardez  bien  que  vous  dites;  car 
«  sans  faulte,  se  vous  ne  prouvez  de  vostre  corps  contre 
a  ledit  Mahiot  ce  que  maintenez ,  pour  entretenir  les 
n  libériez  et  franchises  de  ceste  ville,  nous  ferons  de 
u  vous  faire  justice,  pour  monstrer  exemple  à  tous 
K  aullres  ;  et  pour  tant  ferons  icy  venir  en  vostre  pre- 
«  sence  ledit  Mahiot.  »  lequel  incontinent  on  fîst  en- 
trer au  lieu  où  lesdis  prevost  et  jurez  et  Jacotin  es- 
toient.  Et  quant  ledit  Jacotin  percheut  icellui  Mahiot , 
et  qu'il  vit  que  aultrement  ne  pooit  eschapper ,  froi- 
dement ,  à  long  trait  et  de  longue  pensée ,  jetta  ung 
petit  de  gaige*  devant  ledit  Mahiot,  disant  de  rechief 
que  faulsemenl  et  traictreusement  il  avoit  tneurdry  et 
occis  son  parent,  d'aguet  et  de  fait  appensé,  sans  cause 
raisonnable,  et  que  sur  ceste  querelle  le  combatteroit. 


i.  Gaet-apens. 

t.  Godefro;  :  Ud  petit  gage  de  baiaitie. 


byGoogIc 


300  CHRONIQUE  [IfeSS] 

Ausquelles  parolles  ledit  Mahiot  rendit  response , 
pour  ses  excuses,  les  plus  belles  et  gracieuses  qu'il 
peut,  mais  ce  nonobstant  se  receut  et  leva  ledit  gaige. 
Et  ce  fait,  furent  lesdictes  parties  tous  deux  fais  pri- 
sonniers de  ladicte  ville ,  et  chascun  d'eulx  envoyé  en 
prison,  c'est  assavoir  ledit  Jacotin  es  prisons  ordinaires 
de  la  ville,  et  ledit  Mahiot  en  une  porte  nommée  la 
porte  Toumisienne,  et  à  chascun  d'eulx  leur  fut  baillié 
ung  maistre,  pour  leur  apprendre  le  tour  de  combattre. 

Et  pour  ce  que  ledit  Mahiot  avoit  prias  ladicte  fran- 
chise ,  et  aussy  qu'il  estoit  deffendeur ,  lesdis  prevost 
et  jurez  firent  paier  et  délivrer  audit  Mahiot  toutte  sa 
despence,  tant  du  maistre  qui  l'aprenoit,  comme  de 
bouche ,  et  en  autre  manière.  Et  en  tant  qu'il  touchoit 
ledit  Plouvier,  pour  tant  qu'il  estoit  subgect  et  manant 
en  ladicte  ville,  aussy  appellant,  luy  laissèrent  paier 
sa  despence.  Et  pendant  le  temps  de  leur  emprison- 
nement, qui  fu  par  l'espace  de  x  mois  ou  environ,  fut 
leur  procès  fait  et  débattu  par  lesdictes  parties  devant 
lesdis  prevost  et  jurez;  et  tellement  y  fut  procédé, 
que  par  sentence  dedinitive  fut  par  lesdis  prevost  et 
jurez  prononcé  :  qu'ilz  combatteroient  l'un  contre 
l'autre  à  oultraoce  sur  le  marcbié  de  ladicte  ville  de 
Vallencliiennes,  à  certain  jour  qui  lors  leur  fut  donuc  ; 
et  par  ladicte  sentence  fut  ordonné  :  que  chascun 
d'eulx  averoit  les  cheve.ux  couppez  tous  jus',  vestus 
de  petis  pallelos,  les  manches  venans  jusques  aux 
coustez,  et  depuis  lesdis  coustez  le  remauant'  estre 
tout  nud;  et  iceux  palletos  venans  par  dessoubz  jus- 


1.  Ras. 

2.  Reste. 


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[i&BS]  DE  MATmEU  IVESCOUCHT.  301 

ques  ung  petit  plus  bas  que  ne  seroit  UDg  pourpoint 
et  une  chausse,  qui  yroient  jusques  ung  petit  des* 
soubz  le  genouil,  et  le  résidu,  aveuc  les  piez,  demour- 
roit  nud;  et  ayant  chascun  en  leur  poiog  ung  baston 
de  mellier',  de  la  longueur  d'une  aulne,  ou  ung  pou 
moins,  bien  nouteilleux,  et  en  l'autre  poing  ave- 
roient  chascun  ung  escu  de  bois  «  lesdis  bastons  et  es- 
cus  chascun  d'une  oieisme  Tachon,  grandeur  et  lon- 
gueur, sauf  qu'ilz  pooient  faire  chascun  sur  son  escu 
telle  painture  de  saints  ou  sainctes  que  bon  leur  sam- 
bleroit.  Et  en  cel  estât,  par  vertu  de  ladicte  sentence, 
dévoient  combattre  l'un  l'autre,  tant  que  l'un  demou- 
rast  mort  sur  la  place,  du  moins  qu'il  fiist  jette  hors 
des  liches  qui  pour  ce  se  feroient. 

Laquelle  sentence,  ainsy  prononcée ,  ala  jusques  à 
la  congooissance  de  Giarles  de  Bourgoingoe ,  comte 
de  Charolois,  dont  cy  devant  est  faîcle  mencion ,  qui 
lors  estoit  lieutenant  gênerai  du  duc  Phelippe  de  Bour- 
goingne ,  son  père ,  en  tous  ses  pays  de  Picardie ,  Ar- 
tois, Flandres,  Hollande,  Zellande,  Haynnault,  Bra- 
bant  et  Namur,  pour  tant  qu'il  estoit  lors  es  voiages 
des  Allemaingnes ,  à  intencion  de  estre  à  la  conven  - 
cion  qui  se  devolt  tenir  par  l'empereur  et  les  autres 
princes ,  et  pour  faire  résistance  contre  le  Turcq  et 
les  infidelles,  dont  cy  devant  vous  ay  fait  mencion; 
lequel ,  comme  lieutenant  de  sondit  jière ,  escripvit 
et  manda  ausdis  prevost  et  jurez  que  te  jour  assigne 
ausdis  campions  fust  prorogé  à  ung  aultre  jour ,  car 
son  intencion  estoit  de  y  estre;  laquelle  journée  fut 
prorogée,  et  mise  à  autre  certain  jour  enlevant. 


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302  CHROniQUB  [lUlS] 

Et  quant  ledit  jour  approdia  que  ledit  champ  se 
devoit  faire ,  de  rechief  rescrïpvit  ledit  comte  ausdis 
prevost  et  jurez  aultre  prorogacion ,  et  ce  fut  fait  par 
pluseurs  fois  et  diverses  journées.  Et  me  fut  dît  que 
lesdictes  prorogacions  se  faisoieut  à  la  requeste  de  au* 
CUDS  graos  seigneurs  à  qui  lesdictes  parties  estoient 
serviteurs,  afiîn  de  trouver  manière  que  pas  ne  fissent 
ledit  champ ,  et  que  on  les  mist  d'accord;  mais  à  ce 
ne  se  volsirent  consentir  lesdis  de  Vallenchiennes , 
combien  que  par  pluseurs  fois  en  furent  requis  et 
pressez.  Mais  ilz  respondirrent  que  ce  seroit  contre 
leurs  previlleiges  et  franchises ,  que  pas  ne  lairoient 
perdre  pour  chose  qui  leur  deust  advenir.  Et  pour 
mener  à  fin  leur  dicte  sentence,  aussy  entretenir  et 
garder  leurs  previlleiges  et  franchises,  firent  pluseurs 
voyages  et  ambaxades  devers  ledit  comte  de  Charo- 
lois ,  requérant  qu'il  leur  laissast  joyr  de  leurs  dessus- 
dis  previlleiges ,  et  que  leur  sentence  peust  sortir  son 
effet;  lequel  de  Charolois  ne  leur  volt  ooques  accor- 
der ,  ne  souffrir  que  ledit  champ  se  fist. 

Pendant  le  temps  que  telz  voiages  se  faisoient ,  et 
aussy  leurs  ambaxades ,  leur  fut  rapporté  que  ledit 
duc  de  Bourgoingne  retoumoît  du  voiage  d'Alle- 
maingne ,  dont  cy  devant  est  faicte  mencion ,  et  que 
desjà  estoit  entre  en  sesdis  pays  de  Bourgoingne  ;  sur 
quoy  conclurrent  ensamble  de  envoyer  aucuns  dépu- 
tez, de  par  eulx,  devers  lui  ;  car,  à  vous  dire  propre- 
ment, icelle  ville  de  Vallenchieunes  estoit  renommée, 
de  ce  temps  ylla  ' ,  estre  la  plus  riche  ville  de  toutte  la 
comté  de  Haynnault;  et  ne  leur  chaloit  de  la  despmoe 

1.  Sic  dans  le  Ma.  —  Godefray  :  là. 


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[l^SS]  DE  UATHIED  D'ESCOUCHY.  303 

mais  qu'ilz  peusaent  mener  à  fm  leur  ÏDtencioD.  Sy 
fut  mise  sus  ladicte  ambaxade ,  au  desceu  dudit  comte 
de  Charolois;  et  allèrent  Jusques  èsdis  pays  de  Bour- 
goiogne,  où  illec  trouvèreot  le  duc,  auquel  trouvèrent 
fachoD  d'avoir  audiaoce.  £t  quant  furent  devant  lui, 
par  bonne  manière  lui  remonstrèrent  les  choses  de- 
vant dictes ,  et  oultre,  comment  il  avoit  promis  et  juré 
les  laisser  joyr  de  leurs  previUeiges  et  fraochisses  ; 
aussy  comment  la  question  de  ceste  matière  avoit 
cousté  grant  somme  de  deniers  à  ladicte  ville,  et  que 
son  plaisir  fust  que,  selon  leurs  dis  previleiges,  ilz 
peussent  faire  acomplir  ledit  champ ,  selon  la  teneur 
de  leur  dicte  sentence.  Et  quant  ledit  duc  eut  oy  leur 
intencion  et  ce  pour  quoy  estoient  allez  devers  lui,  ne 
trouvèrent  aultre  responce ,  que  il  leur  dit  :  que  brief 
se  trouveroit  en  son  pays  d'Artois ,  et  que  lui  ilec  re- 
tourné, leur  feroit  tout  ce  qu'il  appartenroit;  et,  sans 
aultre  responce  avoir,  retournèrent  en  ladicte  ville  de 
Vallenchiennes.  Et  en  certain  temps  apprez,  icellui 
duc  retourna  en  sa  ville  de  Lille  et  d'illec  ala  en  sa 
ville  de  Bruges ,  ouquel  lieu  iceutx  de  Vallenchiennes 
envoyèrent  encores  de  rechief  une  autre  ambaxade, 
aiBn  de  savoir  sur  ce  la  bonne  voUenté  et  plaisir  du- 
dit duc  leur  seigneur;  ausquelz  fut  ordonné  pron^er 
le  jour  qu'ilz  avoient  assigné  ausdis  champions  au 
mardy  xx*  jour  de  may  eusievant ,  auquel  jour  son 
intencion estoit  y  estre  en  personne,  car  il  devoitaler 
en  sa  ville  de  Louvain  en  Brabant;  et  en  son  chemin 
se  tenroit  par  ladicte  ville  de  VaUenchiennes,  et  audit 
jour  passeroit  par  icelle. 

De  ceste  responce  furent  lesdis  ambaxadeurs  moult 
joyeux,  et  en  firent  leur  rapport  devers  ceulx  d'icelle 


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30k  CHRONIQUE  [14S8J 

ville,  qui  pareillement  en  furent  moult  joieux.  Et  à 
toutte  dilligence  firent  faire  les  preparacioDs  servans 
à  faire  ledit  champ,  qui  se  6st  sur  le  marché  de  ladicte 
ville ,  en  une  lice  creuse ,  qui  esLoit  de  soixante  piez 
en  rondeur,  et  bailles  '  de  bois  doubles ,  tout  entour 
et  à  l'environ  desdictes  lices  ;  lesquelles  doubles  bailles 
estoieut  faictes  pour  j  mettre  gens  ordonnez  par  la- 
dicte ville  à  garder  lesdis  championg,  et  especialle- 
ment  cellui  qui  seroit  victorieux.  Sy  se  parti  ledit  duc 
d'icelle  ville  de  Bruges,  et,  tirant  son  chemin  audit 
LouvaÎD,  passa  par  ladicte  ville  de,  Vallenchiennes , 
où  il  fut  ladicte  journée.  Et  sa  personne  estoit  en  la 
maison  de  ladicte  ville,  à  l'endroit  desdictes  lices,  ès- 
quelles  furent  amenez  lesdis  champions ,  chascun  ainsy 
habilliez  que  dit  vous  ay  cy  devant.  Et  apprez  que  on 
eut  ordonné  que  chascun  d'eulx  fist  son  devoir,  chas- 
cun tenant  son  baston  d'une  main  et  de  l'autre  son 
escu ,  marchèrent  l'un  contre  l'autre ,  où  ilz  frappèrent 
pluseurs  horions  desdis  bastons ,  l'un  sur  l'autre;  et 
combien  que  ledit  Mahtot  estoit  homme  de  petitte 
corpulence  et  ledit  Jacotin  fort  et  membre,  oeant- 
maius  icellui  Mahiot  se  deffeudoit  assez  bien  et  vail- 
lamment, et  blechia  ledit  Jacotin  sur  la  teste;  car 
pour  sa  petitte  stature,  avoit,  du  bout  de  sou  pavais, 
jette  du  sablon  contre  les  yeux  dudit  JacolÎD ,  par  quoy 
le  cuidoit  grever.  Mais  quant  ledit  Jacotin  se  sentit 
ainsy  attaint  dudit  sablon,  il  marcha  auprez  dudit 
Mahiot,  et  le  print  a  brache  de  corps ,  et  tellement 
qu'il  le  rua  par  terre  soubz  lui ,  où  il  lui  fit  graut  mar- 
tire;  et  à  la  vérité,  c'est  chose  abominable  de  le  re- 


byGooglc 


[t4!(B]  D£  MATHIEU  D'ESCOtJCHY.  303 

corder,  et  sambloit  à  pluseurs  y  estans,  que  c'estoît 
[  faire  contre]  nostre  Foy;  car  de  ses  maias  et  ongles 
lui  creva  tes  deux  yeux  de  la  teste  et  fîst  saillir  dehors. 
Atcuc,  lui  estant  sur  son  estomach  à  genoux ,  lui  creva 
le  cœur,  et  l'estrangla  de  ses  mains,  et  puis  le  jetta 
hors  desdictes  lices.  Et  combien  que  ledit  Mahiot ,  en 
ce  martire ,  cria  pluseurs  fois  avoir  confession,  neant- 
moins  n'en  peut  onques  iiner  *  ;  et  en  cel  estât,  fut, 
par  le  bourrel  de  ladicte  ville,  trainé  et  mené  à  la  jus- 
tice *,  lequel  rendit  l'esprit  ainchois  qu'il  y  venist ,  et 
en  ce  point  fut  pendu  *. 

En  ceste  ann^e  cinquante  cinq,  droit  le  jour  de 
l'Ascension ,  arrivèrent  en  la  ville  de  LJlIe  six  Turcqz 
que  le  duc  d'Albanie*  avoit  prins  sur  les  Turcqz,  les- 
quelz  il  envoya  en  présent  au  duc  de  Bourgoingne  , 
qui  ordonna  les  garder;  dont  il  fut  moult  joyeux  ,  et 
en  sceut  gré  audit  duc. 

1.  Obtenir. 

S.  Godefroy  :  M.  à  la  Toirie. 

3.  Cf.  Olivier  de  la  Marche,  I.  I,  eh.  xxxii.  —  C'est,  pa^aî^-il, 
la  dernière  Tois  que  de  pareils  combats  aient  été  tolérés.  Voir  sur 
celle  barbare  coutume  un  article  de  M.  le  Glay  :  Notice  sur  les 
diièls  jttditiaires  âaitt  le  nord  de  la  France,  dans  les  Archives  de 
M.  Arthur  DinauK,  1"  série,  t.  I,  p.  7It-8B.  Voir  aussi,  sur  les 
combats  judiciaires  entre  vilains,  le  Ms  Batuze  6993  *,  dont  M.  Ga- 
ohard  a  reproduit  un  passage  dans  son  édition  de  M.  de  Barante, 
t.  II,  p.  132. 

k.  Georges  Castriot,  connu  sous  le  nom  de  Scanderbeg,  prince 
d'Albanie. 


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[i455] 


CHAPITRE  CXXXIY. 

Comment,  par  soubtilz  moieag,  le  seigneur  de  Cro;  trouva 
maDÎère  de  faire  avoir  ea  mariage  à  Phelippe,  son  filz 
aîsné,  la  fille  aisnée  du  comte  de  Saînt-Pol. 


En  icellui  temps,  ADlboinne,  seigneur  deCroy, 
qui  de  long  temps  avoit  esté  tousjours  premier  cham- 
belan  dudit  duc  de  Boui^oingne,  qui  l'avoit  fort  en 
grâce ,  par  lesquelz  moieos  avoit  graut  auctorité  dans 
tous  les  pays  d'icellui  duc,  avoit  ung  filz  nommé  Phe- 
lippe,  qui  estoit  son  filz  aisné,  se  advisa  que  Loys  de 
Luxembourg ,  comte  de  Saiut-Pol ,  avoit  une  trèsgente 
damoiselle  à  fiUe ,  qui  estoit  sa  Bile  aisnée  '  ;  et  lui 
sambla  que ,  s'il  pooit  trouver  manière  de  faire  l'a- 
liance  de  sondit  filz  à  ladicte  damoiselle,  en  temps  à 
venir  ce  seroit  pour  grandement  eslever  sa  maison  et 
exhaulser  la  generacion  de  Croy.  Si  qui&t*  tous  les 
moiens  qu'il  pœult  devers  ledit  comte  de  Saint-Pol , 
afBu  de  venir  ou  traictié  de  mariage  de  sondit  filz  et 
de  ladicte  damoiselle;  toutesfois,  quelque  moien  qu'il 
y  trouvast,  icellui  comte  ne  s'y  volu  condescendre.  Et 
à  la  vérité  aussy,  il  y  avoit  bien  raison,  pour  ce  que  la- 
dicte damoiselle  estoit  saillie  de  ai  noble  lieu  comme  des 


4 .  Jacqueline  de  Luxembourg. 

5.  Cherc-ba. 


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|14SS]  DE  MATHIEU  D'ESCOXJCHT.  307 

fleurs  de  lys ,  car  sa  mère  fut  fîlle  du  comte  de  Marie, 
et  ledit  de  Croy  n'estoit  saîlly  que  de  simple  banière. 

Et  quant  ledit  de  Croy  congnut  que  ledit  comte  de 
SaiDt-Pol  ne  se  voloit  à  ce  acorder,  trouva  les  moieas 
devers  ledit  duc  son  maistre,  soubz  autres  coulleurs 
qu'il  print ,  que  touttes'  les  terres  et  revenus  que  icel- 
lui  comte  de  Saiot-Pol  avoit  es  pays  et  seignouries  du- 
dit  duc  son  maistre  furent  touttes  mises  en  ses  mains, 
et  en  chascune  place  gens  commis  de  par  lui.  Et  entre 
ses  coulleurs,  dit  audit  duc  que  le  comte  de  Saint-Pol 
avoit  grandement  ofTencë  devers  lui ,  en  tant  qu'il  avoit 
marié  une  de  ses  sœurs  '  à  Charles  d'Anjou,  comte  du 
Maine,  et,  qui  pis  estoit,  lui  avoit  baillié,  aveucsa- 
dicte  sœur ,  sa  ville ,  chastel  et  comté  de  Guise ,  et 
tout  sans  congié  et  licence  de  lui  ;  que  Taire  ne  pooît 
de  raison,  attendu  qu'il  estoit  son  vassal  et  subgect,  à 
cause  de  pluseurs  seigneuries ,  et  que  en  temps  adve- 
nir les  pays  et  seignouries  de  Haynnault ,  ?4amur  et 
autres ,  ausquelz  ladicte  ville  et  chastel  de  Guise  es- 
(oieut  marchissans  *,  en  porroient  grandement  pis  va- 
loir; et  ce  disoit  audit  duc  pour  le  plus  enflamber 
contre  ledit  comte  de  Saint-PoI.  Et  par  ces  moieus  et 
aultres,  icetlui  comte  Tut  long  temps  qu'il  ne  pooit 
estre  oy,  ne  ravoir sesdictes  terres  et  seignouries  en  ea 
main ,  qui  lui  tourna  à  grant  préjudice  et  dommaige. 

Et  ce  nonobstant,  si  rendoit  chascun  jour  painne 
ledit  seigneur  de  Croy,  envers  ledit  duc  son  maistre , 
de  esloigner  icellui  comte  de  lui  et  sa  personne;  telle- 
ment y  laboura  que,  ainchois  qu'il  peust  avoir  sa  paix 

1,  Isabelle  de  Luxembourg. 
3.  Limitrophei. 


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308  CHaONIQUE  [IbSS] 

devers  ledit  duc  ne  ravoir  sesdictes  terres  en  sa  main, 
il  convint  que  ledit  comte  de  Saint-Pol  accorda  audit 
duc  l'alliance  du  mariage  de  sadicte  fille  au  filz  dudît 
de  Croy,  et  Turent  lesdictes  fiançailles  faictes  sur  cer- 
taines et  grandes  paines  de  repentizes  '.  Lesquelles 
cboses  icellui  comte  de  Saint-Pol  ne  faisoit  pas  iiberal- 
lement  ny  de  bon  cœur  ;  mais  à  ceste  heure  ne  pooit 
faire  autrement.  Et  convint  qu'il  bailla  sadicte  Bile , 
pour  ce  qu'elle  estoit  encore  josne  d'âge,  à  la  dame  de 
Croy*,  femme  dudtt  seigneur,  a(Hn  de  elle  apprendre 
et  endoctriner;  laquelle  y  fut  longue  espace  de  temps. 
£t  tout  ce  que  on  lui  pooit  complaire  en  l'bostel  du- 
dit  seigneur  de  Croy,  on  lui  faisoit,  afBn  de  l'induirre 
au  parfait  du  mariage.  Et  fut  menée  en  la  ville  de 
Luxemboui^ ,  de  laquelle  ledit  de  Croy  estoit  gouvre- 
neur  pour  ledit  duc. 

£t  en  ceste  année  mil cccc  cinquante  cinq,  ledit  sei- 
gneur de  Croy ,  sachant  véritablement  que  ledit  comte 
de  Saint-Pol  ne  ses  autres  enfans  n'estoient  aucune- 
ment content  du  parfait  d'icellui  marine,  se  disposa 
de  prendre  jour  pour,  les  faire  espouser  ;  lequel  jour 
fist  savoir  audit  comte  de  Saint-Pol  et  autre»  ses  en- 
fans  ,  a(Bn  que  se  leur  plaisir  estoit  y  estre  ,  il  en  seroit 
bienjoieux.  Lesquelles  nouvelles  venues  à  sa  congnois- 
sance,  fut  moult  desplaisant,  et  envoya  devers  le  sei- 
gneur de  Croy  présenter  et  offrir  de  paier  les  sommes 
d'ai^nt  qui  avoient  esté  dictes ,  ou  traictié  dudit  ma- 
riage ,  [devoir  estre  paiez  par  cellui  ]  qui  de  ce  se  re> 

1.  Bepentize,  repentaiUe.  ■  Dédit,  peine  stipulée  dans  un  mar- 
ché ou  un  contrat  contre  celui  des  contractants  qui  voudrait  s'en 
dédire.  ■  Glou.  franc,  tiré  de  du  Gange. 

S.  Marguerite  de  Lorraine,  dame  d'Arschot. 


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[lUtiTI  DE  MATHIED  lySSCOUCHT.  309 

pentiroit;  leaqueUes  oflres  ledit  de  Croy  ne  volt  ac- 
cepter ;  et  aussy  avoit  tellement  induit  ladicte  damoi- 
selle,  quiestoitjosne,  comme  dit  est,  que  elle  dit  que 
le  marché  lui  plaisoît  bleu. 

Et  quant  ledit  comte  sceut  les  respoDces  dudit  de 
Croy ,  et  que  le  jour  approchoit  que  lesdictes  espou- 
sailles  se  dévoient  Taire ,  mist  sus  une  grosse  armée , 
et  en  Bst  chiefson  Blz  aisné,  que  on  nommait  lors  Jehan 
Monseigneur,  et  qui  de  droit  estoit,  par  la  succession 
de  madame  sa  mère,  comte  de  Marie,  et  les  envoia  à 
intencioD  de  aler  en  ladicte  ville  de  Luseraboui^  ra- 
voir et  reprendre  sa  sœur.  Mais  quant  ledit  de  Croy  * 
fut  adverty  de  la  venue  dudit  Jehan  Monseigneur, 
Bst  monter  [  aussitost  à  cheval  ]  deux  chevalliers  de 
son  hostel ,  c'est  assavoir  le  seigneur  de  Reubempré 
et  le  seigneur  de  MaingarivaP,  qui  estoient  ses  deux 
□epveux*,  et,  aveuc  ung  homme  de  son  conseil,  les 
envoya  au  devant  dudit  Jehan  Monseigneur ,  pour  lui 
dire  et  dedairier  que ,  s'il  venoit  audit  Luxemboui^ 
pour  estre  aux  nopces  de  sa  soeur,  il  fust  ly  très  bien 
venu,  et  s'il  y  venoit  pour  autre  chose  faire,  lui  sei- 
gnifibient  que  pas  n'entremit  en  la  ville.  Et  quant 
lesdis  chevalliers  et  hommes  de  conseil  eurent  receu 
leur  charge  de  ainsy  parler ,  partirent  dudit  Luxem- 
bourg ,  et  firent  tant  qu'ilz  rencontrèrent  ledit  Jehan 
Monseigneur  et  son  armée  ;  auquel  dirent,  par  la  meil- 

1 .  Le  manuscrit  met  par  erreur  :  ledit  comte. 

3.  Godefroy  :  Maingauvai.  —  Antoine  de  Lannoy,  seigneur  de 
Uaingoval. 

3,  Antoine  n,  fils  d'Antoine I,  seigoeurdeRnbempré,  etde  Jac- 
qaeline  de  Croy  ;  et  Antoine  de  Lannoy,  fils  de  Jean  I,  seigneur 
do  IjinDOy,  et  de  Jeanne  de  Croy. 


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SfO  CHRONIQUE  [U&8] 

leure  manière  qu'ilz  peurent,  la  chai^  qu'ilz  avoient 
dudit  seigneur  de  Croy.  Desquelles  paroles  ledit  ]ehan 
Monseigneur  ne  fut  pas  content,  et  retourna  en  sa 
place  de  Chasteller  devers  ledit  comte  son  père ,  sans 
aultre  chose  avoir  peu  beaoingnier;  de  quoy  fut  moult 
despLaisant.  Et  uonobstant  touttes  ces  choses  ain^ 
faicles,  ledit  seigneur  de  Cro;  les  fist  espouser  et  faire 
les  nopces  le  plus  solempnellement  qu'il  peut  ;  et  fut 
illec  ledit  mariage  consommé. 


CHAPITRE  CÎXXV. 

Comment  l'archeresqae  de  Reins  tint  consille  toudiant 
les  gens  d'£gliae. 

En  ceste  meisme  année ,  environ  l'issue  de  juing , 
l'archevesque  de  Reins  *  fïst  savoir  à  tous  les  prelatz , 
colleiges  et  chappitres  estans  soubz  son  archevesché , 
qu'ilz  fussent  tous,  à  ung  certain  jour  qui  leur  fist  as- 
signer, en  la  ville  de  Soissons  ',  ou  procureurs  pour 
eulx  f  et  que  ilec  voloit  faire  ung  consille  touchant  le 
fait  des  gens  d'Eglise.  A  laquelle  journée ,  y  ot  grant 
multitude  desdis  gens  d'Eglise.  Auquel  consille  fiirent 


1.  Jean  Joavenel  desUrsins. 

S.  On  trouve  dans  YHUtoire  de  Beims,  de  Harlot  (t.  IT,  p.  20^), 
une  leUre  da  4  féyrier  1 455 ,  par  laquelle  ChaHet  TU  remercie 
l'archevêque  de  l'avoir  consulté  sor  la  tenne  d'un  candie  provin- 
cial,  et  l'antoiïse  à  le  tenir  ea  tel  lieu  qu'il  lui  o 


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[1400]  DE  MATHIEU  D'ESCOUCHT.  311 

bis  pluseurs  appoinctemem  et  status  ;  et  entre  les  au- 
tres, fat  coDclud  et  délibéré  que ,  de  là  en  avant,  nulz 
[Hvbstres  ne  tenroient  aveuc  eutx  plus  nulles  mes- 
chines ,  sous  paine  de  condscacion  de  leurs  beneBees, 
et  estre  pugnis  à  ladiscrecion  dudit  archevesque  ;  dont 
pluseurs  desdis  gens  d'Eglise  furent  mal  contens,  et 
y  ot  grant  murmure  par  tout  l'archeveschè  et  les  pays 
d'environ.  Alais,  quelque  chose  qui  en  fust  appoioctié, 
neantmoins  ne  se  tint  ledit  appoinctement  guères  de 
temps;  et  fist  chascun  comme  il  avoît  accoustumé  *. 


CHAPITRE  CXXXVI. 

De  l'ambazade  que  te  duc  de  Bourgoingne  envoya  derera 
le  Roy  pour  son  voîage  en  Turquie. 

Ou  mois  de  juillet  de  cest  an  cinquante  cinq,  le  duc 
de  Bourgoingne  mist  sus  une  très  grosse  ambaxade, 
comme  deinànncenscfaevaulx,  pour  aler  devers  le  Roy 
Charles,  qui  lors  se  tenoit  «ur  les  marches  de  Berry. 
Sy  furent  chiefz  d'icelle  ambaxade,  le  seigneur  d'An- 
thune,  son  chanceillîer,  et  te  seigneur  de  Croy  ',  qui 

1.  Toy.  laCoaeetlondesCorKite.tdeEarâown,  t.  IX,  col.  1361 
et  suivantes. 

2.  Il  ressort  des  iDstrnctioDs  données  par  Charles  TII  à  Jean  le 
Boursier,  seigneur  d'Estemay,  et  à  Jean,  seigneur  d'Amancier 
(février  et  6  mars  1 1kSH)  que  le  duc  avait  envoyé  Simon  de  La- 
lain  en  décembre  1494,  pour  faire  connaître  an  Rui  le  résultat  des 


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312  ICRRORIQUE  [14SS] 

iureot  acompaiugniez  de  pluseurs  chevalliers  et  es- 
cuiers,  en  bon  estât  ;  et  leur  fut  eochar^é,  de  par  icellui 
duc,  de  supplier  au  Roy  qu'il  lui  pleust  prendre  en  sa 
garde  tous  ses  pays,  durant  le  temps  de  son  absence 
qui  seroit  en  son  voiage  de  Turquie ,  pour  acomplîr 
le  veu  qu'il  avoit  feit,  dont  cy  devant  est  faicte  men- 
cioD;  en  oultre,  que  son  plaisir  fust  lui  bailtier  la 
banière  de  France ,  aveuc  gens  et  argent  pour  fur- 
nir  ledit  voiage;  et,  aveuc,  que  à  ce  faire  lui  pleust 
mettre  son  consentement.  Lesquelz  ambaïadeurs,  ap- 
prez  qu'ilz  eurent  lesdictes  chaires,  se  partirrent  de 
icellui  duc,  et  tindrent  leur  cbemin  à  intencioo  de 
trouver  ledit  Roy  Charles.  Et  tant  cheminèrent,  qu'ilz 
le  trouvèrent  en  une  ville  nommée"  Bourges  en  Berry , 
où  ilec  furent  logiez  honnourablement  par  les  four- 
riers du  Roy. 

Et  sy  y  trouvèrent  le  duc  d'Orléans,  qui  avoit  es- 
pousè  la  niepce  dudit  duc  de  Boui^oingne ,  lequel  les 
receut  grandement  et  honnourablement  ;  et  d'illec  les 
mena  à  une  place  assez  prez  nommée  le  Bois  sur  la 
Mer  ',  où  te  Roy  lors  se  tenoit ,  et  iceulx  ambaxadeurs 
présenta  au  Roy ,  et  euh  estans  à  genoux  lui  tirent  la 

assemblées  de  RatUboime  et  de  Francfort,  et  lui  exprimer  le  désir 
qu'il  avait  de  s'employer  pour  la  croisade.  (D.  Plancher,  t.  IV, 
preuves,  p.  ccsvi  et  ccxtu. )  Les  ambassadeurs  de  Charles  VII 
étaient  de  retour  à  Bourges  le  27  mai  (annotation  au  dos  de  la 
lettre  du  chancelier  Holin  au  Roi  du  16  avril.  H&.  Baluze  QGIS", 
f.  33}.  Nicolas  Rolio  et  Antoine  de  Cmj  vinrent  en  ambassade, 
comme  le  dit  Mathieu  d'Esconchy,  vers  la  fia  de  juillet.  Mais 
il  n'est  nullement  fait  mention  dans  la  longue  réponse  qui  leur  fut 
donnée  k  Bourges ,  en  août,  des  points  indiqués  ici.  (D.  Plancher, 
t,  IV,  preuves,  p.  ccxix.) 
1.  Bob-Sire-Amé. 


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[14BS]  DE  MATHIEU  D'ESCOtJCHT.  31S 

révérence.  Lesquelz  il  fist  lever  ÎDContinent,  et  les  re- 
ceut  à  très  grantjoye;  et  assez  tost  apprez ,  le  Roy, 
aveuc  le  duc  d'Orieans  et  lesdis  ambaxadeurs,  se  re- 
traireDt ,  et  aucuns  des  gens  de  l'estroit  conseil  du  Roy, 
en  une  petitte chambre,  où  illec  furent  à  pou  de  gens; 
en  laquelle  iceulx  ambaxadeurs  dirent  et  declairèrent 
au  Roy  la  charge  qu'ilz  avoient  de  leur  ambaxade, 
qui  contenoit  en  efTet  les  choses  dessusdictes.  Et  ap- 
prez  que  le  Roy  les  eut  oy ,  respondi  de  sa  personne , 
que,  se  ledit  duc  voloit  baillier  et  remettre  en  ses  mains 
ses  villes  engaigées  dessus  la  rivière  de  Somme,  comme 
Monstreuil,  Âbbeville ,  Amiens,  Saint-Quentin  et  autres 
villes  sur  icelle ,  et  lui  envoyer  son  fîlz ,  le  comte  de 
Cbarolois,  en  son  hostel,  durant  son  absence,  il  lui 
lairroit  joyr  de  tous  les  proufHs  desdictes  villes  et 
seignouries,  et  s'acquicteroit  de  garder  son  Blz ,  en- 
samble  de  ses  autres  pays,  comme  il  vouldroit  faire 
des  siens  propres.  Et  en  tant  qu'il  touchoit  ladicte 
banière ,  ne  gens  ne  argent ,  n'estoit  pas  délibéré  à 
ce  faire ,  pour  tant  que  tousjours  estoit  sur  sa  garde 
de  ses  anciens  enuemis  d'Engleterre.  Et  pour  ceste 
heure  n'y  eut  autre  chose  accepté  ny  conclud,  sy 
non  qu'ilz  prindrent  jour  de  retourner  vers  ledit  duc 
de  fioui^oingne,  leur  seigneur,  et  sur  ce  retourner 
vers  lui. 

Et  apprez  qu'ilz  eurent  esté  assez  longue  espace  ou 
pays ,  et  que  de  tous  costez  ilz  eurent  esté  festoiez  ,  ilz 
prinrent  congié  du  Roy ,  lequel  envoya  paier  tout  au 
long  tout  ce  que  lesdis  ambaxadeurs  et  ceulx  de  leur 
compaiognie  avoient  despendu  en  ladicte  ville  de 
Bourges ,  eulx  estans  illec.  Et  d'illec  le  duc  d'Orléans, 
la  ducesse  sa  femme,  le  comte  d'Angoulesme;  frère 


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314  CHHONIQUE  [1W5] 

dudit  duc  d'Orléans ,  et  la  comtesse  sa  fanme  *,  retour- 
Dèrent,  aveuc  lesdis  ambaxadeurs,  par  les  pays  d'iceulz 
seigneurs ,  où  en  chascune  place  les  festoièrent  gran- 
dement et  honnourablement.  Et  ainsy  retounièrent 
devers  ledit  duc  de  Bourgoingne,  sans  pour  ceste 
heure  avoir  autre  chose  besoingni^. 


CHAPITRE  CXXXVII. 

De  la  reagnacioQ  que  fist  l'evesque  de  liège  de  son 
eresché. 

Ed  ceste  aanée ,  environ  la  Saint-Andrieu ,  l'evesque 
de  Li^  f  coDsiderant  qu'il  avoît  devocion  de  quic- 
tier  le  monde  et  soy  mettre  et  retirer  en  ung  lieu  so- 
litaire ,  aussy  pour  le  bien  des  subgectz  et  du  pays , 
comme  il  lui  sambloit,  et  pour  aveuc  ce  complaire  à 
pluseurs  grans  seigneurs ,  resigna  ladicte  evesché  ou 
prouflit  de  Pierre  Monseigneur ,  filz  au  duc  de  Bour- 
bon %  qui  avoit  espousë  la  sœur  au  duc  de  Bourgoin-  ' 
gne,  par  lequel  moien  estoit  son  propre  nepveu.  Et 
quant  ces  nouvelles  furent  espandues  par  le  pays  de 

1 .  Marguerite  de  Rohan. 

2.  Il  s'agit  ici  oon  pas  de  Pierre  de  Bourboa,  sire  de  Beaujeu, 
mais  de  Louis  de  Bourbon,  C'est  par  erreur  que  le  P.  Anselme 
place  ce  dernier  après  Pierre,  dans  l'ordre  de  primogéniture.  Voy, 
one  note  de  M.  £d.  Gamier  dans  l'ouvrage  intitulé  :  Louit  de 
Bottrion,  ^tr^ue  et  prince  de  Ziége  (Paris,  1860),  p.  1. 


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HkSS]  DE  HATHŒU  D*ESCOUCHT.  3iS 

Liège ,  les  Liëgois  en  graat  nombre  furent  moult  es- 
mervàlliez ,  et  de  prime  face  n'en  furent  pas  contens. 
Si  se  traireot  devers  leur  dit  evesque ,  et  lui  deman- 
dèrent pour  quof  il  &îsoit  ladicte  resi^iacion ,  en  de- 
mandant s'il  le  faisoit  par  crainte  ou  constraincte  de 
quelque  seigneur  que  ce  fîist.  A  quoy  il  leur  fîst  res- 
pODce  :  qu'il  ne  le  faisoit  pas  pour  crainte  quelconque, 
mais  de  sa  franche  et  liberalle  voulenté,  disant  que 
c'estoit  pour  le  bien  d'eulz  et  de  tout  le  pays ,  et  que 
meilleur  seigneur  ne  leur  pooit  baillier  que  lui ,  pour 
eulz  garder  et  defièndre  envers  tous  et  encontre  tous, 
remonstrant  la  prouchûneté  de  lîgnaige  qu'il  avoit  au- 
dit duc  de  Boui^oingne ,  comment  il  estoit  frère  de  la 
comtesse  de  Cbarolois ,  et  meisme  que  le  comte  de 
Clermont,  son  &ère  ,  avoit  espousé  une  des  Biles  de 
France.  Tellement  les  exhorta,  que  chascun  d'eulx  se 
consentit  à  ladicte  resignacion. 


CHAPITRE  CXXXVIII. 

De  l'evesché  du  Trec. 

Pendant  le  temps  de  la  resignacion  d'icelle  evesché 
de  Liège ,  trespassa  l'evesque  de  Trec  '  en  Allemaingne. 
Et  pour  en  avoir  la  dignité  et  estre  evesque ,  fut  par 
ceux  du  chappitre  de  l'église,  meisme  par  tes  gens  de 


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3j6  GBROHnQDE  [lUtS] 

la  ville  et  du  pays,  esleu  Guillebert  de  Brederode, 
□oble  homme  et  graat  seigneur  es  pays  de  Hollande 
et  de  Zellande;  mais  pour  tant  ne  fut  onque&  mis  en 
possession,  car  David  de  Bourgoingne,  Glz  inlegitime 
dudit  duc  de  Bourgoingne  ',  avoit  obtenu  bulles  de 
Dostre  dit  saint  Père  le  Pape,  pour  parvenir  à  ladicte 
dignité.  Lequel,  soubz  la  fondacion  d'icelles  bulles, 
vœult  prendre  et  avoir  la  possession  ;  mais  icellui  de 
Brederode ,  meisme  ceulx  du  pays ,  y  mirrent  et  bail- 
lièrent  opposicion  et  contredit*.  Et  à  ceste  cause  se 
esmeut  ou  pays  une  très  grosse  guerre;  car  audit  eves- 
ché  on  ne  voloit  obéir  ledit  David.  Et  pour  ce ,  6st  le- 
dit duc  de  Boui^oiogoe  une  grosse  assamblée  de  gens 
de  guerre,  qu'il  manda  en  ses  pays  de  Picardie,  Flan- 
dres ,  Brabaot ,  Hayunault  et  autres  pays  ',  jusques  au 

1.  Il  l'avait  eu  de  Colette  de  Bosqiûe). 

i.  Le  but  de  cette  opposition  était  uniquement  de  renverser 
les  Cabiliaux,  l'une  des  factions  rivales  dlTtrecht  favorable  à  la 
domination  bourguignonne,  au  profit  des  Hoecks,  qui  j  étaient 
bostites.  Le  duc,  qui  sentait  l'importance  de  maintenir  son  in- 
fluence dans  la  ville,  employa  toute  son  activité  pour  y  parvenir. 
Il  sut  d'abord  détacher  les  hauts  Frisons  de  leur  alliance  avec  les 
Hoecks  ;  puis  il  employa  la  voie  des  armes,  mais  plutôt  coipme 
une  menace  que  dans  l'intention  arrêtée  d'en  venir  à  une  lutte 
ouverte.  De  son  camp  d'Ysselstein,  il  entama  des  négociations  qui, 
appuyées  par  des  forces  aussi  imposantes,  aboutirent  à  la  soumis- 
sion de  la  faction  ennemie.  —  Ces  détails,  qui  recti&ent  et  complè- 
tent le  récit  du  chroniqueur,  sont  empruntés  à  l'analyse  d'un 
fragment  inédit  de  Chastellain,  par  le  général  Renard.  (Nouvellei 
observations  historiques  à  propos  du  quatrième  oolame  inédit  de  la 
grande  Chronique  de  Georges  Chastellain.  Bruxelles,  1843  i  bro- 
chure in-8,  p.  19  et  suivantes.) 

3.  Dans  une  lettre  adressée  à  la  ville  de  Hons  au  mob  de  juin 
14S6,  le  comte  de  Charolais  demandait  qu'on  lui  prêtât  le  |dusf  nmd 
nombre  de  tentes  et  de  pavillons  qu'on  pourrait,  pour  l'expéditioD 


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[14S6]  DE  MATHIEU  D'ESCOUGHT.  317 

□ombre  de  xx  mille  combaltans  ou  environ ,  et  les  Bst 
tirer  par  ses  pays  de  Hollande  et  Zellande,  et  entrer 
es  pays  de  ladicte  evesché.  Et  quant  ledit  de  Brede- 
rode  congnut  que  c'estoit  la  destruction  totalle  dudît 
evesché  et  des  terres  de  l'église ,  trouva  manière  et 
moyen  de  appaiser  la  chose,  et  fut  content  soy  dépor- 
ter. Et  pour  récompense  lui  fut  baiUië  la  prevoslë  de 
Saiot-Donas  de  Bruges ,  qui  est  belle  et  proufBtable 
dignité ,  avœuc  une  certaine  pension  sa  vie  durant , 
sur  tes  deniers  de  ladicte  evescbé'.  Et  ainsj  la  chose 
cessa  ;  et  fut  ledit  David  receu  evesque ,  et  fîst  son  en- 
trée en  ladicte  ville  du  Trec ,  où  il  fut  obéy  ;  mais  au- 
cunes autres  bonnes  villes  de  ladicte  evescbé  n'en  vou- 
lurent estre  contens,  et^e  voulurent  obéir  long  temps; 
qui  depuis  leur  tourna  à  grant  dommaige  et  desplaisir, 
car  ledit  duc  les  contraignit  par  siège  et  par  puis- 
sance d'armes,  tellement  qu'ilz  obéirent  ledit  David. 
En  ce  meisme  temps,  nostre  dit  saint  Père  le  Pape 

contre  Utrecht  ;  dans  une  autre  lettre  de*  premiers  jour»  de  juil- 
1er,  le  dac  requérail  l'enroi  de  six  conlevriniers  et  de  canonniers 
avec  leurs  aides.  Deuxième  regittre  aux  rétolations  du  conseil  de 
Pille  de  Mons.  —  D'un  antre  càté,  on  a  une  lettre  du  duc  du 
14  juillet  aux  habitants  de  Malinea,  leur  demandant  de  lui  prêter 
quatre  tentes  pour  son  expédition.  Original  aux  archÎTes  de 
Blalines.  (Gachard,  édition  de  M.  de  Baranle,  t.  II,  p.  134.)  — 
Enfin  les  habitants  de  Bruxelles  envoyèrent  au  duc ,  sur  sa  de- 
mande, cinq  maîtres  canonniers,  cinq  coulevriniers  ou  arquebu- 
siers et  dnq  valets  ;  les  métiers  fournirent  aussi  leur  contingent  : 
les  baitiien  entre  autres  firent  de  grands  frais  pour  leurs  tentes  et 
autres  objets  d'équipement,  Risloire  de  Ut  ville  de  Bruxelles, 
par  MU.  Henné  et  Wautera,  t.  I,  p.  256. 

1 .  2000  Sorins  du  Rhin,  et  de  plus  la  charge  de  gouverneur  et 
de  conseiller  de  David.  —  Le  général  Renard,  d'après  Chaslel- 


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318  CHROMQUE  [14Sft] 

et  le  Roy  d'Arragoa  envoyèrent  devers  ledit  duc  de 
Bourgoingne,  qui  se  tenoit  eu  son  pays  de  Hollande, 
en  une  ville  nommée  La  Haye ,  une  grosse  ambaxade 
et  une  croisie ,  pour  aler  sur  les  Turcqz  et  infidellea 
de  nostre  Foy,  lesquelz  ambaxadeurs,  pour  le  bien  de 
la  chose ,  n'y  prouffitèreot  guères. 


CHAPITRE  CXXXIX. 

De  la  prise  de  Jehan ,  duc  d'Allencbon. 

Au  commencement  de  cest  an  mil  cccc  cinquante 
six,  fut  grant  renommée  ou*  Royatme  de  France,  et 
especialement  sur  les  marches  de  Bretaingne  et  de  Nor- 
mendie ,  que  Jehan ,  duc  d'Allencbon,  esloit  mal  con- 
tent de  ce  que  ledit  duc  de  Bretaingne  tenoit  la  ville 
de  Fougières ,  dont  cy  devant  est  faicte  plus  plalnne 
mencion,  laquelle  il  disoit  à  lui  appartenir,  comme 
de  son  propre  heritaige.  Et  pour  icelle  ravoir ,  avoit 
pluseurs  fois  requis  le  Roy  Charles ,  afHn  de  lui'  en 
faire  raison  ;  mais  pour  ce  que  on  n'y  besoingnoit  pas  à 
sa  voulenté,  se  troubla  en  soy  meisme,  et  aussy  pour 
ce  que  quant  il  alloit  à  l'hostet  du  Roy,  il  n'estoit  pas 
receu  ni  oy  comme  il  lui  sambtoit  qu'il  devoit  estre , 
attendu  qu'il  estoit  saiUy  de  la  couronne ,  si  prochain 
que  chascun  pooit  savoir. 

I .  Le  manuKrit  met  :  ou  gnnt  Royalme. 


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[1bS6]  DE  HATHIEtI  D'ESCOUCHT.  319 

Et  à  ceste  cause,  comme  mal  meu  et  consetUié  de 
gens  de  meschant  estât ,  dont  aucunes  fois  les  princes 
se  trouvent  en  grant  déshonneur  et  dommaige  ,  trouva 
manière  d'avoir  alliance  aveuc  le  Roy  Henry  d'Engle- 
terre,  qui  long  temps  et  ses  prédécesseurs,  ont  esté 
renommez  ennemis  dudit  Roy  Charles  de  France  et 
de  ses  prédécesseurs,  et  par  lesdictes  alliances  dé- 
voient lesdis  Anglois  descendre  audit  Royalme  par  au- 
cunes marches  appartenaus  audit  duc  d'Alleocfaon,  et 
lesquelles  il  devoit  baillîer  et  mettre  en  leurs  mains; 
et  de  ce  furent  trouvées  lettres  signées  de  la  main  d'i- 
ceUui  duc  d'ÂlIeochon ,  lesquelles  furent  présentées 
au  Roy  Charles.  Et  quant  il  congnutla  grant  faulte 
qui  estoit  audit  duc  d'AlIenchon  ,  fut  moult  desplai- 
sant  et  en  parla  pluseurs  fois  à  aucuns  de  son  privé 
conseil ,  et  disoit  qu'il  vivoit  desplaisamment  quant  il 
falloit  qu'il  se  gardast  de  ceuk  en  qui  il  se  devoit  fier, 
meisme  de  ceulx  de  son  sanc.  Et  Onablement,  pour 
obvier  à  l'eotreprinse  dudit  d'Allenchon,  par  grant 
et  meure  deliberacion  de  son  estroit conseil,  conclud 
de  faire  prendre  ledit  d'Allenchon,  et  touttes  ses  pla- 
ces, vDles,  chasteaux  et  foriresses,  aveuc  tous  ses  biens 
mettre  en  sa  main.  Et  pendant  ladicte  conclusion, 
ledit  d'Allenchon  estoit  hors  de  sa  ducbié  et  de  ses 
pays  ;  et  pour  lors  s' estoit  tiré  hors  desdictes  marches, 
afEÏD  que,  quant  lesdis  Anglois  entreroient  en  sesdictes 
places,  que  il  peust  dire  qu'il  n'en  pooit  mais  et  qu'il 
estoit  absent;  et  se  tira  d'icellui  temps  en  la  ville  de 
Paris,  en  laquelle  fut  aucuns  jours*.  Et  ce  venu  à  la 

1.  U  était  arrivé  dans  le  conrant  d'avril;  il  se  logea  d'abord 
■  i  l'Oors,  k  la  porte  fiandet  [  >  pais  il  quitta  ce  logis  pour  aller 


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3S0  CHRONIQUE  [1bS6] 

coDgnoissance  dudit  Roy,  et  qu'il  fut  plaÏDement  iu- 
fourmé  dudit  cas,  ordonna  le  comle  de  Dunois,  bas- 
tard  d'Orléans,  aler  audit  Paris,  pour  icellui  d'ÂlIen- 
cboD  faire  et  constituer  prisonnier,  comme  dît  est,  et 
aveuc  lui  le  seigneur  de  Moy,  bailli  de  Veimandois, 
et  certain  nombre  de  gens  de  guerre;  pour  furair 
ladicte  priose. 

Et  environ  le  jour  du  saint  Sacrement  de  cest  an  ', 
icellui  comte  de  Dunois  arriva  en  ladicte  ville  de  Paris,  . 
et  fîst  demourer  aux.  cbamps  ledit  bailli  de  Vermao- 
dois,  et  aTeuc  lui  xt,  lanches  et  les  arcbiers  qui,  à 
l'heure  que  leur  avoit  ordonné  ledit  d'Orléans,  se  dé- 
voient trouver  au  dehors  et  assez  prez  de  la  porte 
Saint-Ânthoinne ,  sur  le  chemin  de  Nelun.  Et  quant 
ledit  d'Orléans  fut  arrivé  en  ladicte  ville  de  Paris,  et 
qu'il  sceut  où  estoit  logié  ledit  d'Âll^ichon ,  manda  le 
prevost  de  Paris'  et  aucuns  autres  officiers  du  Roy, 
ausquelz  dit  et  declaira  sa  charge;  et  leur  Est  com- 
mandement, de  par  le  Roy  son  souverain  seigneur, 
de  estre  prestz  et  le  secourir  se  icellui  d'AllencboD 
voulloit  faire  aucune  désobéissance;  aussy  que  incon- 
tinent tous  ses  gens  fussent  prins  et  saisis.  Et  leur  de- 
claira  que  la  chose  fut  tenue  en  secret  jusques  à  ce 
qu'il  averoit  furui  son  exploit,  car  se  autrement  estoit 
(ait,  et  qu'il  faillist  à  sadicte  emprinse,  il  se  deschar- 
geroit  sur  eulx  devers  le  Roy.  Sur  lesquels  parolleset 
commandement,  chascun  desdis  officiers  dit  qu'il  se 
acquicteroit.  Et  quant  ledit  d'Orléans  fut  adcertené  de 

demeurer  en  l'hitel  de  l'Étoile,  devant  l'hôtel  de  l'Ours.  Pnxés 
JUs.,  Saint-Germain  français,  574,  f.  3, 10  et  3S. 

1.  La  Féie-Dieu  tomba  le  27  maienl^SS. 

S.  Robert  d'&Mouteville. 


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\ikSS]  DE  MATHIEU  D'ESCOUGHT.  3» 

la  Touleuté  desdis  ofBciers,  tira  à  l'hoatel  dudit  duc 
d'Àllencbon  *,  droit  ledit  jour  du  Sacrement,  et  eovi- 
roD  jia  heures  apprez  midy,  lui  ala  faire  révérence. 
Lequel  d'AllenchoD ,  sans  so;  doubter  aucunemeiit, 
lui  fîst  grant  recepcion  et  honfiourable;  et  apprez 
qu'il  ot  UDg  petit  devisé  aveuc  lui,  et  qu'il  peut  savoir 
que  ses  gens,  tant  de  dehors  comme  dedens,  estoient 
prez  de  lui,  dit  ces  mes  :  a  Monseigneur,  pardoonez- 
u  moi,  le  Roy  m'a  envoyé  devers  vous  et  baillié  charge 
0  de  vous  faire  son  prisonnier;  ne  sçay  proprement 
K  les  causes  pour  quoy.  »  £t  pour  à  lui  obéir,  en  lui 
mettant  la  main  sur  l'espaulle,  lui  dit  de  recfaief  :  «  Je 
a  VOUS  fais  prisonnier  du  Roy.  »  À  laquelle  parolle  ledit 
d'ÀllenchoD  monslra  manière  d'estre  bien  desplaisant, 
et  non  sans  cause;  et  vit  lors  grant  nombre  de  gens 
dudit  d'Orléans  entrer,  tant  en  son  hostel  comme  en 
sa  chambre,  et  congneut  bien  qu'il  failloit  qu'il  obëist. 
Et  ce  fait,  pour  double  de  la  murmure  qui  s'en 
pooit  ensievyr  en  ladicte  ville,  lui  dit  :  «  Monseigneur, 
■  sans  icy  plus  faire  séjour,  il  faut  partir  de  ceste  ville, 
o  et  prestement  raonler  à  cheval.  »  A  quoy  ledit  d'Al- 
lenchon  lui  dit  qu'il  estoit  bien  illec,  et  que  jà  n'estoit 
besoing  de  le  transporter  hors  de  la  ville.  Ce  non- 
obstant, fist  tirettes  chevauU  dudit  d'ÂlIenchon ,  et 
aucims  de  ses  serviteurs,  telz  qu'il  volut  avoir,  et  les 
fist  monter  à  cheval,  et,  sans  long  séjour,  les  mena 
hors  de  ladicte  ville,  et  par  la  porte  Saint-Aothoinne, 
où  assez  prez  trouvèrent  le  bailly  de  Vermandois  et 
les  XL  lanches,  dont  dessus  est  faicte  mencion.  Et 
quant  ledit  d'Allenchoo  les  perchent  de  loing,  de- 

i .  Voj.  1b  note  ci-deuus. 


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SM  CHRONIQUE  [14S6] 

manda  quelles  gens  c'estoieot,  et  s'il  avoit  garde  de  sa 
vie;  lequel  d'Orléans  luîrespondi  que  c'estoient  les  gens 
du  Roy,  et  qu'il  n'avoit  garde  d'eulx,  mais  venoient 
pour  le  mener  devers  le  Roy.  Et  eu  cest  estât,  tirrèreut 
ce  jour  jusques  à  Melun,  où  il  fut  par  aucuns  jours. 

Et  incontinent  que  le  Roy  fut  adcertené  de  ladicte 
prinse,  envoya  audit  lieu  aucuns  depputez  de  par  lui, 
pour  inlerroguier  ledit  d'Alleiichon  sur  les  rapports 
qui  lui  avoient  esté  fais,  qui  de  ce  firent  grandement 
leur  devoir;  mais  de  ce  ne  voulut  faire  aucunes  res- 
ponces,  sy  non  quant  il  les  eut  oy,  il  leur  dit  :  que 
quant  il  se  trouveroit  devers  le  Roy,  qu'il  ne  lui  cel- 
leroit  riens,  et  qu'il  savoit  qu'il  lui  avoit  baillié  le  bout, 
disant  qu'il  ne  failloit  point  doubter  qu'il  fust  Anglois, 
car  onques  ne  l'avoit  esté,  ne  avoit  voulenté  de  l'estre  ; 
mais  beaucoup  tuidesplaisoit  des  manières  que  le  Roy 
tenoit  contre  lui  et  ceulx  de  son  sang;  car  quant  ilz 
venoient  devers  lui,  il  esloit  nn  ou  vi  jours  aincbois 
qu'ilz  peussent  avoir  audiance  de  parler,  et  ne  tenoit 
entour  luy  que  ung  nombre  de  meschans  gens  et  de 
mescbant  estât,  issus  de  petitte  lignée,  qui  à  présent 
le  gouvrenoient. 

Et  telles  parotles,  ou  en  substance,  disoit  ledit  duc 
d'Allenchon.  Et  quant  le  Roy  fut  de^  adverty,  manda 
le  faire  tirer  devers  lui;  et  lui  fut  ordonné,  pour  son 
estât,  viti  personnes  de  ses  gens,  et  non  plus.  Et  en  ce 
point,  par  ledit  bailli  de  Vermandois,  aveuc  lesdictes 
gens  de  guerre,  et  soubz  sa  garde,  fut  mené  devers  le 
Roy,  qui  lors  estoit  ou  pays  de  Bourbonnois,  en  ung 
chasiel  nommé  la  Nonnette',  oii  il  se  tenoit  lors. 

t.  U  7  a  aujourd'hui  dans  le  département  du  Paj-de-Dôme,  à 


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[1486]  DE  MATHIEU  D'ESCOVCHT.  3S3 

Et  quant  il  fut  ainsi  illec  arrive,  en  aucuns  jours 
apprez,  le  Roy  le  manda  et  le  6at  venir  devant  lui, 
auquel  imposa  comnient  il  avoit  prins  alliance  aveuc 
ses  anciens  ennemis,  ausquelz  il  devoit  baillier  ses 
places  de  la  Falaise  et  Danfront*,  pour  descendre 
en  son  Royalme.  Sur  lesquelles  parolles,  icellui  d'Al- 
leochon,  par  haultain  langaige,  respondit  ces  mots 
ou  en  substance  :  «  Monseigneur,  je  ne  suis  pas  traistre, 
«  mais  bien  poeult  estre  que  j'ay  fait  aucunes  alliances 
tf  avec  ancnns  grans  seigneurs,  aCRn  de  recouvrer  ma 
a  ville  de  Fougières  que  le  duc  de  Bretaingne  tient 
«  encorea  à  tort  et  sans  cause  raisonnable ,  et  duquel 
fl  n'ay  peu  avoir  raison  en  vostre  couil.  »  A  quoy  le 
Roy  lui  respondit  :  «  qu^il  n'avoit  onques  [esté  refu- 
sant] de  faire  à  chascun  raison  et  justice,  et  qu'il 
n'estoit  jà  besoing,  soubz  umbre  de  telles  coulleurs, 
prendre  ne  faire  telles  alliances  à  ses  ennemis  et 
adversaires,  lesquelles  ne  pooit  ignorer;  car  il  en  avoit 
les  lettres,  signées  de  sa  propre  main  :  et  aussy  par  la 
rellacion  d'ung  herault*  et  ung  Anglois  d'Ëngleterre', 
qu'il  avoit  fait  prendre,  et  qu'il  tenoit  prisonnier,  en 
avoit  esté  adcerteoé.  >  Et  apprez  pluseurs  parolles, 
icellui  d'Allenchon  supplia  au  Roy  qu'il  lui  pleust  le 

8  kilomètres  d'Issoire,  on  village  dn  nom  de  Nooette.  Je  doute 
fort  que  ce  soit  là  le  lieu  désigné  par  Mathieu  d'Escouchy.  Le  Rm 
réûdait  alors  en  BoorbcMiDais,  et  les  noms  que  nous  fournit  notre 
Catalogim  des  actes  sont  :  Le  Tivîer  prés  Ebreuîl,  le  Chastellier,  et 
Nades  (pent-étre  un  seul  et  même  lieu,  Kades,  qui  anrail.  reçu 
divers  somomsj. 
t.  Dom&ont, 

2.  Robert  Holpll,  dit  Huntington,  héraut  d'ann»  du  doc 
d'Exeter. 

3,  Imd  Permen,  vâlet  de  chambra  du  duc. 


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324  CHRONIQUE  [14S6] 

mettre  au  délivré.  À  quoy  le  Roy  lui  fit  responce  : 
u  que  ce  D'estoit  pas  chose  à  jetter  en  moite,  ne  si 
l^ièrement  y  besoiognier,  sans  grant  deliberacion  ; 
car  il  estoit  bien  desplaisant  quant  il  convenoit  qu'il 
se  gardast  de  ceutx  de  sou  saoc,  et  ne  se  saveroit 
plus  en  qui  fier,  et  que  sans  faulte  lui  ieroit  faire  son 
procès  tout  au  long,  n 

Et  apprez  ces  parolles,  le  fist  remener  et  mettre  en 
place  seure;  et  ordonna  le  garder  tellement  que  on  lui 
rendist  compte  de  sa  personne.  Auquel  lieu  fut  pri- 
sonnier par  l'espace  de  deux  ans  ou  enviroa.  I^uel 
emprisonnement  fut  tantost  publié  par  le  Royalme  de 
France  et  es  pays  voisins,  et  en  parloit  chascun  selon 
son  intencion  et  affection.  Et  de  ceste  matière  vous 
lairray  à  parler  quant  à  présent,  pour  ce  qu'il  est  be- 
soing  de  parler  de  pluseurs  aultres  besoingnes  qui, 
pendant  ledit  temps,  surviodrent  en  pluseurs  marches  ; 
et  retourneray  à  ladicte  matière,  en  temps  et  en  lieu, 
par  où  congnoistrez  la  fin  de  son  procès. 


CHAPITRE  CXL. 

D'une  ville  fortresse  sur  les  marches  de  Honguerie, 
où  le  TuTCq  avoit  mis  le  ûège. 

Pendant  le  temps  de  l'emprisonnement  du  devant 
nommé  duc  d'Allenchon  ,  et  meisme  au  mois  de  juil- 
let de  cest  an  cinquante  six ,  le  Grant  Turcq  qui,  dès 


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[14S6]  DE  HATHIEU  D'ESCOUCHT.  â25 

auparavant,  avoit  mis  le  siège  devaDt.  une  ville  et  for- 
tresse  Dommée  Cuisermusemberq  '  sur  les  marcheii  de 
Honguerie ,  et  devant  laquelle  avoit  esté  l'espace  de 
quatre  mois  et  demy,  atout  grant  multitude  de  pceuple 
înBdelle ,  entre  lesquelz  avoit  grant  nombre  de  cres- 
tieus  régniez  et  d'aucuns  qui ,  par  contraincte ,  le  ser- 
voient  pour  leur  vie  saulver.  Desquels  en  y  ot  ung 
certain  nombre  qui  seurent  que  le  Turcq  avoit  juré 
son  Dieu  Mahomet  que  ladicte  ville  et  chastel  il  as- 
sailleroit  en  brierz  jours,  car  il  esloit  troublé  de  y 
avoir  séjourné  si  longue  espace  de  temps ,  et  que  ,  par 
SOD  Dieu,  il  les  prendroit  par  force,  ou  lui  et  tous 
ses  gens  y  mouroient  tous  ensamble.  Lesquelles  nou- 
velles ,  aucuns  d'iceulx  bons  crestiens ,  congnoissans 
ledit  Turcq  eslre  vaillant  et  entreprenant ,  [  et  doub- 
lant j  '  la  grant  effusion  du  sanc  de  ceulx  de  ladicte 
ville ,  trouvèrent  manière  de  icelles  nouvelles  leur 
faire  savoir ,  afRu  qu'ilz  se  préparassent  et  qu'ilz  ne 
fussent  pas  prins  de  emblée.  Et  incontinent  qu'ilz 
furent  de  ce  advertis,  seignifflèrent  ces  nouvelles  et 
firent  hastivement  savoir  à  ung  grant  seigneur  cres- 
tien,  nommé  Onidianus,  lui  suppliant  qu'il  leur  voul- 
sist  baillier  ayde  et  secours.  Et  quant  icellui  Onidia- 
nus eut  oy  ces  nouvelles,  à  toultes  diligences  assam- 
bla  grant  nombre  de  pœuples  crestiens  dudit  pays, 
et  jusques  au  nombre  de  ix  cens  hommes  à  cheval  et 
XL  mille  de  pie  ;  desquelz  piétons  la  plus  part  estoient 
gens  mécaniques  et  de  pluseurs  mestiers  qui ,  par  la 
rivière  de  Dunoe,  vers  laquelle  n'avoit  pas  mis  son 

1.  H.  Biichonala:Emsemiisenb«q.  Serait-ce  Eiteniurg,  bourg 
de  Hongrie,  à  4(i  Ulomètres  S.  S.  E.  de  Gniu,  près  de  la  Raob  7 

2.  Suppléé  par  H.  Bucbon. 


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316  CHRONIQUE  [1U)6] 

siège,  entrèrent  de  nuit  en  ladicte  ville;  car  il  n'avoit 
posé  sondit  siège  que  par  terre.  Et  eulx  ainsjr  entrez 
dedens ,  furent  ceulx  de  ladicte  ville  grandement  re- 
jouis et  confortez.  Et  tiit  proprement  la  nuit  de  la 
Magdelaine  que  ledit  Turcq  fîst  armer  le  tiers  de  ses 
gens  estans  oudit  sï^e;  et  euTiroD  x  heures  de  nuit^ 
fîst  crier  à  l'assauU }  et  commanda  nulz  y  aler  fors 
ledit  nombre  qu'il  avoit  ainsi  ordonné,  ce  qu'ilz  firent. 
ttduraleditassaulttoutcestenuit,et  jusques  à  l'heure 
de  viit  heures  du  matin.  Ouquel  assault  les  crestiens 
eurent  moult  à  souffrir  :  car  icellui  Turcq  et  ses  gens 
les  assallirent  vistement  et  asprement.  Et  iceulx  cres- 
tiens se  deffendirent  si  vaillamment  que  ilz  rebou- 
tèrent les  Sarrasins,  ennemis  la  saincte  Foy,  par  plu- 
seurs  fois,  jus  de  la  muraille  de  ladicte  ville.  Et 
sambloil  icellui  Turcq  estre  ung  ennemi  d'enfer,  tant 
estoit  iré  et  plain  de  cruaulté  ;  et  tout  incontinent  6st 
faire  commandement  audit  tiers  de  ses  gens  qu'ilz 
alassent  audit  assault  ;  car  bien  lui  sambloit  qu'il  met- 
troit  lesdis  crestieus  à  mercy  ,  au  moien  de  sesdictes 
gens  qui  estoient  fraiz  et  nouveaux,  pourtant  que 
iceulx  (Testiens  avolent  toutte  la  nuit  esté  fort  travail- 
liez d'icelluî  premier  assault.  Et  ainsi  qu'il  le  com- 
manda fut  fait  :  car  pour  un  chief  de  guerre  estoit  re- 
nommé par  toutte  Turquie  estre  sy  vaillant  et  crenu 
en  armes,  qu'il  en  avoit  onques  point  esté  despuis  cent 
ans.  Ainsy  donc  recommença  l'assault  contre  les  cres- 
tiens, qui  fut  dur  et  merveilleux;  et  Jura  depuis  les- 
dictes  huit  heures  sans  cesser ,  jusques  à  quatre  heures 
apprez  midy.  A  quoy  lesdis  crestiens,  à  l'ayde  de 
Nostre  Seigneur ,  baillièrent  telle  reùstence  et  si  bien 
se  deffendirent,  que  icellui  Turcq  fut  encores  contraint 


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[14K6]  DE  MATHIEU  D'ESœUCHT.  327 

de  reprendre  l'autre  tiers  de  sesdictes  gens ,  qui,  à  la 
vérité  dire,  estoient  la  fleur  de  tout  son  ost ,  et  entre 
lesquels  avoit  grant  nombre  de  gentillesse  des  marches 
de  Turquie.  Et  comme  tout  forsenué ,  fist  recommen- 
cer ledit  assault ,  qui  fut  dur  merveilleusement,  et  où 
lesdis  crestiens  raonstrèrent  grant  vaillance  ;  car  il 
dura  depuis  ledit  temps  de  quatre  heures  apprez  midy, 
jusques  au  lendemain  l'heure  de  midy.  Et  ne  fault 
pas  doubler  que,  durant  lesdis  trois  assaultz,  ceux  de 
ladicte  ville  eurent  moult  à  souffrir.  Et  par  ce  qu'ilz 
estoient  tant  las  et  fouliez  et  que  plus  n'eu  pooient , 
icellui  Turcq.et  une  partie  de  ses  gens  entrèrent  en 
ladicte  ville.  Et  ce  veant  par  un  dévot  et  saint  homme, 
DODuné  Capitianus ,  prenant  en  sa  main  ung  cniceBx, 
monta  sur  une  tour  à  terrasse ,  au  plus  hault  du  chas- 
tel  de  ladicte  ville ,  criant  à  haulte  vois,  ces  mots  :  O 
Deus  meus!  Deus  meus!  O  altUsime  Pater,  veni  in 
adjutorium  meum,  veni,  libéra  populum  quem.  redc 
misti  pretioso  sanguine  luo!  f^eni,  rioli  tardare,  Deus 
meus!  Vbi  sunt  misericordiœ  tum  antiques?  f^eni,  ne 
Turci  et  increduli  dicant  :  Vbi  est  Deus  ?  Donc  ces 
presens  mots  cria  si  hault,  moult  piteusement,  rendant 
grosses  larmes  par  les  yeux ,  que  sa  voix  oyrent  les 
crestiens  qui  encores  se  combattoient.  Jà  fut-il  qu'Us 
fussent  las  et  fort  travailliez  (hélas!  ce  n'estoit  pas  sans 
cause),  et  au  moien  d'icellui  cry,  la  puissance  divine 
les  reconforta  de  tel  manière ,  que ,  en  ceste  heure  , 
se  trouvèrent  tous  plus  frais ,  plus  nouveaux  et  de 
meilleur  courraige  qu'ilz  n'avoient  esté  en  nulz  desdis 
trois  assaultz  ;  et ,  par  grant  vaillance  ,  occirent  tous 
les  Turcqz  qui  estoient  entrez  en  leur  dicte  ville  ;  et 
ledit  Grant  Turcq  se  mist  en  fuitte  avenc  le  résidu 


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328  CHRONIQUE  [14S6] 

de  ses  gens;  et  furent  poursievis  par  îceulx  brestiena 
plus  de  huit  lieues  loing  du  pays ,  tousjours  occisaoa 
leurs  gens;  et  y  moni,  tant  en  ladicte  ville  comme  à 
ladicte  poursteulte,  le  nombre  de  cent  mit  Turcqz  ou 
plus.  Et  si  fut  trouvé  devant  ladicte  ville  que  icellui 
Xurcq  avoit  fait  venir  à  tenir  ledit  siège  xi  grosses  bom- 
bardes, desquelz  en  y  avoit  les  vi  dont  chascune  avoit 
XXXIII  quartiers  de  long  et  de  vu  quartiers  de  hauteur, 
et  bien  ii  cens  autres,  tant  petittes  bombardes  comme 
canons.  Et  si  furenttrouvées  pluseurs  grandes  richesses, 
tant  en  or  et  argent  monnoyé ,  comme  pierres  pré- 
cieuses, aveuc  bagues  et  riches  joiaux.  Et  ces  choses 
j'ay  sceu  par  la  coppte  d'unes  lettres  que  ledit  Onidia- 
nus  envoya  au  Roy  de  Boesme,  lesquelles  furent,  par 
icellui  Roy,  envoyées  au  Roy  Charles  de  France  et  à 
pluseursautresprincesetgransseigneursdeceRoyalrne, 
qui  depuis  furent  espandues  par  pluseurs  bonnes  villes, 
dont  les  gens  d'église  et  le  populaire  firent  de  grans 
solempnitez  ;  et  pour  ceste  cause ,  en  ay  fait  ici  ce  pré- 
sent cfaappitre. 


CHAPITRE  CXLI. 

De  Loys,  Daulphin  de  Viennois. 

Vous  avez  oy  par  cy  devant  comment  Loys,  Daul- 
phin  de  Viennois,  aisné  fîlz  du  Roy  Charles  de  France, 


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[14S6]  DE  MATHIEU  D'ESCOUCUT.  329 

s'estoît  parly  hors  de  l'oslel  de  son  père,  pour  les 
causes  y  declaîriées,  et  commeut  il  s'estoit  retrait  eu 
son  pays  de  Daulphiné,  auquel  il  se  tint  long  temps,- 
et  devers  lequel  le  Roy  envoya  pluseurs  Tois  arabaxa- 
dejirs,  pour  le  cuider  retirer  et  retraire  defers  lui, 
aussy  les  responces  qu'icellui  Daulpliin  y  faisoit.  Or 
TOUS  Toeul  uDg  petit  parler  comment  il  se  partit  de 
soDdit  pays  de  Daulpbiu^,  et  en  quelle  marche  il  se 
retray. 

Vray  est  qu'en  ce  racisme  temps ,  le  Roy  Charles, 
veant  que  sondit  6lz  ne  voloit  retourner  devers  lui 
lie  soy  corrigier  de  pluseurs  grans  entreprinses  qu'il 
faisoit,  tant  sur  ses  subgez  oudit  pays  de  Daulphiné 
et  espedaleœent  sur  les  gens  d'église,  comme  sur 
autres,  conclud  de  mettre  sus  une  certaine  quantité  de 
gens  de  guerre,  dont  le  comte  de  Dampmarlin  fut  le 
chief,  pour  aler  oudit  pays,  à  intencion  de  prendre  et 
avoir  ledit  Daulphin  prisonnier,  et  le  mener  devers 
sondit  père,  affin  de  le  mettre  à  obéissance  ',  et  ainsy 
qu'il  eust  conclud,  fist  partir  lesdis  gens  de  guerre. 
Hais  ce  venu  à  la  congnoissance  dudit  Daulphin ,  se 
parti  de  sondit  pays  de  Daulphiné,  et  tira  son  chemin 
à  Saint-Claude,  en  Bourgoingne;  et  en  passant  son 
chemin,  appella  aveuc  lui  le  seigneur  de. Blayraout, 
raareschal  de  Boui^ingne*,  dont  cy  devant  vous  ay 

1.  «Et  conroit  lors  commnne  rcDommée,  dit  le  compilatear 
du  t.  ni  de  MoDstrelet  (édition  de  Pierre  Métayer,  1895),  que  s'il 
■j  feust  venn,  le  Roy  luy  eust  fait  trésnlure  compaïgnie,  et  qu'il  eust  . 
fait  Roy  ChiHes  son  autre  filz  aisné.  * 

S.  Cf.  t.  m  de  Monstrelet,  f.  67  V,  pour  la  fuite  du  Dauphin. 
■  Nécessité  qui  n'a  loy,  dit  encore  le  même  compilateur,  amena 
cette  fois  le  Daolphin  à  refuge  i.  ses  plus  grans  bayneni  (Bltunont 
et  le  prince  d'Orange)  pour  soy  en  ayder  k  son  besoing.  > 


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330  CHRONIQUE  [lbS6] 

parlé  par  pluseurs  fois,  et  qui,  depuis  le  traictié  bit  à 
Arras  entre  le  Roy  Charles  [et  le  duc  de  Bourgoiague], 
avoit  fait  pluseurs  entreprinses  sur  le  Roy  et  en  son 
Royalme.  Lesquelz  DaulphtD  et  mareschal  tirrèreut 
ensamble  jusqu'à  Saint-Nicolas  de  Warengevitle,  .et 
d'illec  ou  pays  de  Brabant,  à  inteDcioQ  de  trouver 
ledit  duc  de  Bourgoiogoe,  pour  lui  dire  et  remonstrer 
son  cas  ;  mais  icellui  duc  n'estoit  pas  encores  retourné 
de  la  guerre  de  Trec',  dont  cy  devant  vous  ay  parlé. 
Et  quant  il  oy  les  nouvelles  dudit  Daulphin  et  com- 
ment il  s'estoit  venu  rendre  en  ses  pays,  et  ainchois 
qu'il  parlast  à  lui,  escripvît  hastivemeut  devers  le  Roy 
Charles,  pour  lui  seiguifBer  ces  nouvelles,  et  savoir 
se  c'estoit  son  bon  plaisir  qu'il  le  récent. 

Pendant  lequel  voiage,  ledit  duc  escripvït  au  comte 
de  Charolois,  son  fîlz,  et  au  comte  d'Estampes,  son 
nepveu,  que  ilz  le  acompaingnassent;  samblablement 
à  la  ducesse  sa  femme,  et  que  on  lui  (ist  tous  les  hon- 
neurs et  meilleure  chière  que  on  porroit;  et  comment 
il  avoit  envoyé  devers  le  Roy,  affin  de  savoir  son  in- 
tencion,  et  que  jusques  à  ce  qu'il  en  averoit  eu  nou- 
velles ne  se  trouveroit  pas  devers  lui.  Ainsy  par  la- 
dicte  ducesse  et  les  comtes  de  Charolois  et  d'Estampes, 
ledit  Daulphin  fut  receu  et  grandement  festoyé  en  la 
ville  de  Bruxelles  eu  Brabanl*.  Et,  apprez  que  le  Roy 

1.  D'Utredit. 

9,  ■  MoDReur  le  Dauphin  arriva  en  ladicte  ville  de  Bruxelles,  où 
estoient  mes  snsdiites  dames,  comme  à  huit  heures  du  soir,  envers 
la  Saînt-MartiD  ;  et  quand  mesdittes  dames  sceurent  qu'il  estoit  de- 
dans la  ville,  elles  allèrent  jusqu'à  la  porte  devant  la  cour  qui  est 
sur  les  bailles  (barrières),  et  là  de  pied  coj  (ferme)  l'attendireat  ;  et 
quand  il  vint  tout  prez  d'elles,  il  descendit  et  baisa  madame  la  dn- 


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[14S6]  PE  HATHIED  IfESGOUCHT.  331 

eut  oy  les  nouvelles  comment  sondit  filz  estoit  party 
dudit  pays  de  Daulphioé  et  tiré  devers  ledit  duc,  lui 
rescripvit  qu'il  en  6st  comme  il  voudroit  que  le  Roy 
eust  fait ,  si  samblablement  fust  tiré  devers  lui*.  De  la- 
quelle responce  ledit  duc  fut  moult  joieux,  et  lors  com- 
mença à  approcher  et  entra  en  sondit  pays  de  Bra- 
bant,  pQur  tirer  audit  lieu  de  Bruxelles  devers  ledit 
Daulphin.  Et  quant  les  nouvelles  furent  venues  de- 
vers lui  et  que  ledit  duc  tiroit  en  ladicte  ville,  ledit 
Daulphin,  ensamble  lesdis  comtes  de  Charolois  et 
d'Estampes,  tirrèrent  audevant  dudit  duc,  et  par  eulx 
fut  rencontré  aux  champs*,  où  ledit  duc  fîst  de  grans 
honneurs  à  icelluî  Daulphin*  et  le  receut  à  très-grant 
joye,  et  honnourablement  le  mena  dedens  sa  ville  de 
Bruxelles,  le  loga  en  son  faostel,  et  meisme  lui  fist 
baillier  sa  propre  chambre  pour  son  corps  où  il  avoit 

chesse  et  madame  de  Charrolois  et  tnadame  de  RATestein ,  les- 
quelles s'agenoDillèrent  toutes  à  terre,  et  puis  il  vint  baùer  le  de- 
meurant des  dames  et  damoiselles  de  l'hostel,  ■  Les  Honneurs  de 
la  cour,  par  Alfenor  de  Pdtiers,  t.  e.,  p.  166.  —  Voir  tout  ce  cu- 
rieux récit. 

i.  La  leneurdela  réponse  du  Roi,  à  coup  s&r,  ne  fut  point  telle. 
On  n'en  connaît  pas  le  texte  ;  mais  il  est  reproduit  par  Georges 
Chastellain  dans  sa  CAroniqae^  dont  M.  Kervjn  de  Iiettenhove  pré- 
pare une  édition  complète  [un  volume  a  paru). 

S.  Ceci  est  démenti  par  Aliéner  de  Poitiers.  <  Le  Danphin,  dit- 
elle,  vint  de  sa  cbambre  jusqnes  devers  Madame  (en  bas  eoTiroD 
le  milieu  de  la  cour),  et  là  de  pied  coy  attendit  H.  le  ducq  Philippe.  * 
X.  c,  p.  168. 

3.  Le  Dauphin,  de  son  cAté,  accueillit  le  duc  avec  les  démon- 
stratioas  les  plus  aFTectueuses  ■  et  l'accola  si  estroit,  dit  Chaslellain, 
qu'à  peine  se  pooit  lessier  couler  à  terre.  ■  —  Cité  dans  Kervjn 
de  Lettenbore,  t.  IV,  p.  12.  Aliénor  de  Poitiers  dit  aussi  que  le 
Dauphin  prit  le  duc  hras-à-brat. 


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332  CHRONIQUE  [I4SS] 

acoustumé  logier.  Et  apprez  lesdictes  recepcioDS  ainsy 
faictes,  ledit  Daulphio  dit  à  icelhii  duc,  par  la  meil- 
leure manière  qu'il  peut,  tes  causes  qui  le  mouvoient 
aiosy  estre  venu  devers  lui.  Premièrement,  lui  declaira 
aucunement  du  gouvernement  qui  esloit  en  l'hostel 
du  Roy  son  père,  comment  il  estoit  de&chassé  de  lui 
par  aucunes  gens  de  meschant  estât  qui  le  gouvre- 
Doient;  aussy  comment  il  avoit  envoyé  gens  d'armes 
pour  le  prendre  prisonnier,  et,  qui  pis  estoit,  com- 
ment il  avoit  fait  mettre  touttes  ses  places  oudit  pays 
de  Daulphiné  en  sa  main;  et  si  n'avoit  quelque  ap- 
poinctement  ne  ordonnance  du  Roy  son  père,  pour 
soy  entretenir;  que  ces  choses  considérées,  lui  voul- 
»st  baillier  conseil,  confort,  ayde  et  secours  de  gens 
et  de  finances,  ainsy  que  pluseurs  fois  lui  avoit  requis 
par  ses  lettres  précédentes,  aflin  de  faire  la  guerre  à 
sondit  père,  et  du  moins  de  lui  baillier  tel  ayde  qu'il 
puist  mettre  hors  de  son  hostel  aucuns  qui  ainsy  le 
tiennent  en  rigueur  contre  lui. 

Et  quant  ledit  duc  de  Boui^oingne  eut  oy  les  re- 
questes  que  lui  faisoît  ledit  Daulphin,  lui  Ht  responce, 
disant  ces  mos  :  m  Monseigneur,  vous  soiez  le  très 
M  bien  venu  en  mes  pays.  De  vosire  venue  je  suis 
o  moult  joieux  ;  mais  en  tant  qu'il  touche  de  vous 
a  faire  ayde  de  gens  et  de  finances,  sachez  de  certain 
B  que  contre  tous  les  princes  du  monde  je  vous  voul- 
«  droye  faire  service  de  corps  et  de  biens,  sauf  contre 
li  monseigneur  le  Roy  vostr^  père,  contre  lequel,  pour 
«  riens,  ne  vouidroye  entreprenre  chose  qui  fust  à  son 
n  desptaisir.  Et  au  regard  de  vous  faire  ayde  pareille- 
<t  ment  pour  mettre  hors  'de  son  hostel  aucuns  de 
«  son  conseil,  pareillement  ne  le  feray  pas  ;  car  je  le 


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[14S6]  DE  MATHIEU  D-ESCOUCHY.  333 

«  tiens  si  puissant,  si  saige  et  si  prudent,  qu'il  sara 
u  bien  reformer  ceulx  de  sondit  conseil,  sans  qu'il  soit 
«  jà  besoiag  que  aultruï  s'en  doive  mesler.  »  Et  de  ce 
s'y  attendoit  bien  àlui.  Mais  au  surplus  de  rechier  lui 
offrit  son  corps,  ses  biens  et  ses  pays,  à  en  faire  son 
bon  plaisir,  comme  s'ilz  eussent  esté  siens  raeismes; 
et  lui  ordonna  à  choisir  place  en  ses  pays,  où  il  pren- 
droit  plaisir  à  soy  tenir;  et  que  il  lui  bailleroit  aveuc 
provision  de  vivres  si  bonne  et  si  honnourable,  qu'il 
seroit  content.  Desquelles  responces,  au  moien  des 
belles  et  gracieuses  remonstrauces  que  lui  fist  ledit 
duc,  icellui  Daulpbio  se  contenta,  et  fut  par  longue 
espace  de  temps  en  ladicte  ville  de  Bruxelles,' où  il 
estoit  grandement  honnouré  et  festoyé,  tant  dudit  duc 
comme  de  tous  les  autres  princes  et  seigneurs  de  ses 
pays.  Et  en  aucun  temps  apprez,  choisit  sa  résidence 
en  une  place  nommée  Genepe  * ,  sur  les  marches  de 
Haynault,  qui  est  place  plaisante  à  déduit  des  chiens 
et  des  oyseautx.  Et  lui  fist  ledit  duc  son  appoinctement 
tel,  que  par  chascun  mois  il  lui  faisoit  dellivrer  trois 
mil  florins,  qui  estoit  par  an  zzxvi  mil  escus;  et  ne 
failloit  pas  que  pour  chascun  mois,  à  l'issue  d'icellui, 
son  argent  ne  fut  prest.  Ainsi  demoura  es  pays  dudit 
duc  par  le  terme  et  l'espace  de  v  ans  ou  environ,  tous 
es  despens  d'icellui'duc;  et  lui  requist  lors  envoyer 
quérir  la  Daulphine  sa  femme,  qui  estoil  fille  au  duc 
de  Savoye,  et  aveuc  laquelle  n'avoit  onques  couchié; 
ce  qu'il  fist,  comme  orez  cy  après,  quant  temps  et  lieu 
sera. 

Et  quant  le  Roy  Charles  percheut  et  congnut  que 

i .  Gcnai^,  à  9  kilom.  de  Nivelles. 


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334  GHROmQtm  [14SS] 

sondit  filz  se  avoît  esloigné ,  et  ne  voloit  s'en  retour- 
ner devers  lui,  ne  user  de  sod  conseil,  fist  taotost  pu- 
blier par  touttes  les  villes  de  son  Royalme  estans  en 
son  obéissance  :  que  on  fist  bon  guet  de  jour  et  de 
nuit,  et  que  on  nelaîssast  personne  nulle,  que  elle  fùst, 
entrer  dedens  les  places  fortes,  ceulx  de  son  sang  ne 
aultres,  sans  autrement  declairier.  Dont  les  gais  po- 
pulaires et  autres  de  bon  estât  furent  moult  esmer- 
veltliez;  car  le  Royalme  avoit  jà  este  long  temps  en 
paix,  et  doubloient  que  àceste  cause, .  raeismement 
dudit  parlement,  ne  deust  avoir  aucune  tribuladon 
audit  Royalme.  Et  pour  ce  que  la  ville  deCompiengne 
est  scituée  sur  la  rivière  d'Oyse,  et  laquelle  est  def  du 
pays,  et  meisme  au  lez  vers  les  pays  dudit  duc  de 
Bourgoingne,  manda  et  escripvit  au  seigneur  de  Moy, 
bailli  de  Vermandois,  et  qui  cappitainne  estoit  de  ta- 
dicte  ville,  qu'il  se  gardast,  et  que  d'icelle  ne  se  par- 
tist  jusques  ad  ce  qu'il  lui  feroit  savoir'.  Et  sy  list  m 
îcellui  temps  defiendre  audit  Compiengne,  à  Noyon, 
Senlis,  Beauvais,  et  par  touttes  les  autres  bonnes  villes 
de  sondit  Royalme  :  que  nuls,  sur  painne  de  confis- 
cadon  de  corps  et  de  biens,  ne  prinst  plus  nulles  mon- 
noyes  d'or  et  d'argent,  se  ce  n'estoit  de  la  monnoye 
que  il  avoit  fait  et  faisoit  forgier;  de  quoy  sourdit  grant 
murmure  entre  les  marchans  qui  avoient  acoustumé 
de  marchander  et  de  communiquer  ensamble  sur  les 
marches  de  Picardie. 

i.  Cf.  J.  do  Clercq,  I.  III,  ch.  zxiii. 


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C14S61  DE  HAimEC  D'ESCOUCHT. 


CHAPITRE  CXLII. 

D'une  ambazade  envoyée  devers  le  Roy  Charles  par  le 
duc  de  Bourgoingue,  touchant  le  Fait  du  Daulphin  de 
Frauce, 


Environ  la  Saint-Martin  d'hiver  de  cest  ao,  fut  mise 
sus  une  arabasade  de  par  ledit  duc  de  Bourgoingne, 
qu'il  envoya  devers  le  Roy  Charles.  Sy  furent  les 
chiefs  d'icelle  messire  Jehan  de  Croy,  chevallier,  sei- 
gneur' de  Chimay,  bailly  de  Haynuault,  et  messire 
Simon  deLalaing,  aussy  chevallier*,  quiprinrent  leur 
chemin  par  Saint-Quentin.  Laquelle  ambaxade  fut 
fondée  sur  quatre  poins  :  le  premier  si  fut  qu'ilz 
eurent  chaîne  de  remonstrer  au  Roy  comment  au- 
cuns avoieot  rapporté  audit  duc  qu'il  n'estoil  pas 
bien  conteut  de  ce  qu'il  avoit  receu  le  Daulphin  sou 
filz,  lui  suppliant  que  de  ceste  recepcion  ne  voulsist' 
estre  mal  content;  car  ce  qu'il  en  avoit  fait  avoit  esté 
pour  l'honneur  du  Roy,  duquel  icellui  Daulphin  estoit 
aisné  filz,  attendu  qu'il  estoit  venu  devers  lui  de 
loingtains  pays,  et  que  sans  charge  de  son  honneur 

1.  Le  Ms.  met  :  baron. 

2.  Avec  Jean  de  Croy  et  Simon  de  LaUin  étaient  Jean  de  Guny 
et  Toison  d'or.  Leurs  lettres  de  créance,  du  23  octobre,  ponr  le 
Roi  et  son  conseil,  sont  en  original  dans  les  nus.  Baluze  967S(*, 
f.  14,  et  9675°,  f.  30. 


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33«  CHRONIQUE  [I45G] 

envers  toutles  oacions  terriennes',  n'eust  pu  refuser 
ledit  Daulpliin  en  ses  terres  et  seignouries  et  lui  faire 
honneur  et  service  comme  à  lui  appartient.  Le  second 
sy  estoit  comment,  incontinent  qu'il  fut  retourné  de 
sa  guerre  du  Trec,  il  avoit  trouvé  icellui  Dautphin  en 
ses  pays  fort  espouventé;  et  eu  parlant  à  lui,  entre 
pluseurs  autres  choses,  il  lui  avoit  fait  pluseurs  re— 
questes,  dont  ne  lui  en  avoit  aucunes  accordées  ;  mais 
le  advertit  comment  il  avoit  envoyé  devers  le  Roy  *. 
Le  tiers  si  fut  comment  icellui  Daulphîn  lui  avoit  dit 
la  vouleoté  qu'il  avoit  d'aler  contre  le  Turcq,  et  quant 
il  plairoit  au  Roy  lui  donoer  chaire  de  ce  faire,  et 
baillier  gens  pour  l'acompaingnier,  ainsy  que  à  aisné 
filz  de  France  appartient,  il  offroit*  de  soy  mettre 
soubz  lui,  et  le  acompaingnier  et  servir  oudit  volage. 
Le  quart  sy  fut  qu'il  pleust  au  Roy  avoir  icellui  Daul- 
phio  son  filz  en  sa  bonne  grâce,  et  le  reduirre  et  re- 
traire à  lui,  à  quoi  ledit  duc  se  offroit  employer,  se 
il  sentoit  que  se  fust  le  bon  plabir  du  Roy;  et  touchant 
les  pays  de  Daulphioé,  soy  tenir  à  tant,  sans  plus 
avant  procéder.  Lesquelz  quatre  articles  dessusdis, 
[les  ambaj^adeurs  dessusnommez]^,  bien  et  sagement 

1.  Godefroj  et  Hs.  Résida  Saint-GermaÏD  cité  ci-dessous: 
*  CresHennes.  » 

2.  Je  rétablis  d'après  Chartier,  i»nfîrmé  parle  Ms.  Résidu  Saint- 
Oenuain,  cette  phra&e,  obscnre  dans  Mathieu  d'Escouchy  :  ■  Etluy 
dit  entre  autres  choses  comme  il  avoit  envoyé  devers  le  Roy,  et  luy 
avoit  fait  faire  plusieurs  offres  et  reijuestes,  et  que  le  Roy  avoit  bien 
accepté  tes  offres;  mais  au  regard  des requesies,  il  ne  luy  en  avoit 
riens  accordé.  >  T.  III,  p.  S9.  Résidu  Saint -Germain,  1^3,  f.  77. 

3.  Charlier  :  ■  Iceluy  duc  s'offre,  •  etc.  Le  Us.  Résidu  Saint- 
Germain  confirme  la  version  de  Mathieu  d'Escouchy. 

4.  Godefroy. 


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[t4»6}  DE  U&THIEU  IfESCOUCHT.  337 

exposèrcDl  à  la  personne  du  Roy  '.  Et,  apprez  qu'il  les 
eut  oy,  leur  dit  que  leur  ambaxade  contenoit  quatre 
pcHiis,  lesquelz  il  avoit  bien  entendus.  Et  aflio  de  plus 
seurement  faire  leur  rapport,  leur  dît  que  sa  responce 
sur  iceuU  quatre  poios  leur  feroît  baillier  par  escript, 
ce  qu'il  fist  en  la  manière  qui  s'ensieut*  : 

a  Sur  les  quatre  poins  proposez  au  Roy  par  messire 
Jehan  de  Croy,  bailli  de  Haynnault,  et  messire  Simon 
de  Lalaing,  cbevalUers,  ambaxadeurs  de  monseigneur 
le  duc  de  Boui^îgne»  leur  a  esté  respondu  ce  qui  s'eo- 
sieiit  : 

H  Et  preroièrCTaent,  quant  à  la  recepcion  de  moudit 
seigneur,  le  Roy  a  bien  congnoissance  que  à  monsei- 
gneur le  Daulphin  son  filz  est  bien  deu  lui  estre  (ait 
honneur  et  bon  recueil  par  mondit  seigneur  de  Bour- 
goigne  et  autres  princes  de  ce  Koyalme,  quant  ilz 
sauroient  et  congooislroient  que  mondit  seigneur  le 
Daulphin  se  «naintiendroit  envers  le  Roy  son  père 

1 .  IiC  26  Dorembre  1  ^S6,  i  Saint-Symphorien  d'Auion.  Ce  fat 
Jean  de  CInny  qui  porta  la.  parole.  On  a  le  texte  de  lenr  requête  en 
original  dans  le  Ms.  BaluM,  0673^,  f.  141.  Il  se  trouve  parmi  les 
pièces  réunies  par  Duclos  dans  le  volume  qui  fait  suite  à  son  His- 
toire de  Louis  XJ,  p.  I^^-IS^. 

2.  Ce  qui  suit  est  la  reproduction  de  deux  copies  contempo- 
raines qui  se  troaventdans  leMs.  Hési du  Saint-Germain,  l(i3,  f.  77 
et  81 .  L'une  est  intitulée  :  «  Copie  de  la  response  faicte  en  pré- 
sence du  Roy  à  Saint-Saphorin  d'AusoD  aux  gens  de  monseigneur 
de  Bourgoigne,  c'est  assavoir,  etc.,  le  iiri"  jour  de  décembre 
mil  cccc  Ivi.  ■  (7est  un  projet  de  réponse  qui  a  été  corrigé  et  mis 
dans  sa  forme  définitive.  La  seconde  pièce  est  incomplète;  elle 
porte  également  des  corrections  et  a  pour  titre  :  c  La  vraye  res- 
ponse faicte  aux  gens  de  monseigneur  de  Bourgoigne  par  le  Roy 
à  Saint-Saptionn  d'Anzon,  le.  .  .  .  jour  de  décembre  mil  cccc  Ivi, 
dont  d'icelle  leur  a  esté  baillé  la  copie.  ■ 


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33S  CHRONIQUE  [14S6] 

comme  bon  et  obéissant  fîlz  est  tenu  de  faire;  et  au- 
trement ne  se  doit  faire  par  raison,  car  l'onueur  qui 
lui  est  deu  deppend  du  Roy. 

«  Quant  à  ce  que  monseigneur  de  Bourgoigne  a 
trouvé  mondit  seigneur  fort  espaouté,  désirant  de  tout 
son  cuer  estre  et  demourer  en  la  bonne  grâce  du  Roy, 
et  qu'il  lui  pleust  lui  octroyer  ses  humbles  requestes 
que  le  Roy  ne  lui  a  voulu  accorder,  le  Roy  est  fort 
esmerveillié  dudit  espaoulement,  et  ne  scet  congnoistre 
cause  pour  quoy,  car  il  a  tousjours  trouvé  le  Roy  en- 
clin à  le  recevoir  en  sa  bonne  grâce;  et  en  l'année  pas- 
sée que  mondit  seigneur  a  envoyé  devers  le  Roy,  par 
plusieurs  fois,  et  encores  dernièrement,  Gabriel  de 
Bernes  et  le  prieur  des  Gelestins  d'Avignon,  il  leur  a 
dit  de  sa  bouche,  en  présence  de  monseigneur  le  car- 
dinal d'Avignon,  envoyé  de  par  nostre  saint  P^re,  et 
autres  seigneurs  du  sanc  et  notables  hommes  en  grant 
nombre  :  qu'il  estoit  content  que  mondit  seigneur 
vensist  devers  lui,  et  de  le  recevoir  et  traicter  conmie 
bon  seigneur  et  père  doit  recevoir  et  traicter  son  bon 
et  obéissant  filz,  lui  pardonner  et  obliertouttes  choses 
quelconques  passées.  Et  pour  ce  que  les  dessusdis  de 
Bernes  et  prieur  des  Celestins  disdrent  que  mondit 
seigneur  avoit  de  graus  craintes,  le  Roy  dist  :  que 
quant  mondit  seigneur  lui  feroit  savoir  ce  dont  ceste 
crainte  lui  procède,  il  lui  en  feroit  telle  et  si  bonne 
response,  qu'il  serait  bien  content  et  n'auroit  cause 
de  riens  doubler.  Ainsi  n'a  pas  tenu  ne  ne  tient  au 
Roy,  que  mondit  seigneur  ne  soit  en  sa  bonne  grâce, 
et  hors  de  toutes  ses  doubtes  et  craintes.  Mais  au  re- 
gard des  requestes  qu'il  lui  fist  faire,  c'est  assavoir  de 
noD  venir  devers  lui,  et  de  ses  serviteurs,  qui  touajours 


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[1456]  DE  UATHIEU  D'ESCOUCHY.  339 

ont  este  de  la  part  de  mondit  seigneur  mises  et  coU' 
chées  comme  condicionelles,  en  faisant  les  offres  par 
lui  faictes,  jamais  le  Roy  n'eust  esté  meu  ne  cooseillé 
de  les  lui  accorder,  car  ce  eust  esté  directement  aler 
contre  le  désir  de  tous  ceuh  du  Royaume,  et  mesme- 
ment  contre  le  conseil  de  mondit  seigneur  de  Bour- 
goigne  et  de  mes  autres  seigneurs  du  sanc  et  notables 
hommes  de  ce  Royaume,  qui  tous  lui  ont  consetUé  et 
requis  de  redduire  mondit  seigneur  et  se  servir  de 
lui  ;  avecques  ce,  le  pourveoir  de  serviteurs  et  conseil- 
liers  proudes  hommes  et  notables,  qui  aient  regard  à 
son  honneur  et  bien ,  et  le  duire  à  soy  emploier  au 
service  et  bien  du  Roy  et  du  Royaume,  ainsi  qu'il  est 
tenu  et  obligé  de  faire  par  raison. 

»  Et  quant  le  Roy  eiist  accordées  lesdictes  requestes, 
messeigneurs  de  son  sang,  et  généralement  tous  ceulx 
du  Royaume,  eussent  eu  grant  cause  de  penser  que  la 
longue  absence  de  mondit  seigneur  eust  esté  par  le 
Roy,  et  de  son  vouloir,  ce  qui  n'est  pas;  car  quant 
mondit  seigneur  partit  de  lui,  il  n'eut  congié  de  de- 
meurer que  quatre  mois,  et  il  a  demouré  près  de  dix 
ans,  ou  grant  regret  et  desplaisir  du  Roy,  qui  eust  esté 
moult  joyeux  que  duraul  le  temps  de  son  absence  il 
se  feust  trouvé  es  victorieuses  besoingnes  qui  se  sont 
faictes  pour  la recouvrance  du  Royaume;  car  la  gloire 
du  père  est  quant  le  filz  fait  euvres  louables. 

«  Et  quant  à  ses  serviteurs,  le  Roy  eust  bien  désiré 
te  temps  passé,  et  encores  desireroit,  que  mondit  sei- 
gneur se  servistde  gens  notables,  qui  tousjours  le  con- 
seillassent et  induisissent  à  toutes  choses  qui  feusseni 
pour  son  bien  et  honneur  -,  et,  en  lui  laissant  en  tour 
lui  gens  qui  autrement  le  conseillent,  ce  ne  seroit  pas 


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340  CHRONIQUE  [14S6] 

pour  radresser  cesle  matière,  aiosi  que  le  Roy  le  de- 
sire,  et  que ,  pour  le  bien  el  hooDeur  de  mondit  sei- 
gneur,  U  feust  expédiant  et  nécessaire. 

«  Le  tiers,  toucbaDt  la  vouleoté  que  moudît  seigneur 
dit  avoir  de  s'emploier  ou  voiage  de  Turquie ,  etc. 
Quant  le  Roy  a  veu  les  lettres  que  monseigneur  lui  a 
escriptes  de  Saint-Glaude ,  faisant  mencioD  dudit 
Toiage,  il  a  esté  bien  esmerveillé  qui  a  meu  mon<Ut 
seigneur  à  si  souldainement  prendre  ceste  nouvelle 
ymaginacioQ,  de  laquelle  il  n'avoit  paravant  riens  fait 
savoir  au  Roy,  et  samble  bien  que  c'est  une  nouvelle 
coulleur  prinse  pour  lousjours  esloingner  de  soy  red- 
duire  de  venir  devers  le  Roy  le  servir  et  obéir  ainsj 
qu'il  doit.  Et  quant  il  eust  eu  désir  de  faire  ledit 
voyage,  il  deust  [H«alablement  avoir  mis  peine  de  soy 
redduire  au  Roy,  et  lui  obéir,  ainsi  que  selon  Dieu  et 
raison  il  doit  désirer  le  faire;  et  aprez  lui  eust  peu 
dire  et  remonstrer  l'affection  qu'il  avoit  oudit  voiaige, 
pour  savoir  sur  ce  le  bon  plaisir  du  Roy,  sans  aucto- 
rité  et  consentement  duquel  ne  puet  ne  ne  doit  faire 
tdz  entreprinses,  et  mesmement  en  û  grandes  ma- 
tières. Et  attendu  que  les  Anglois,  anciens  ennemis  de 
ce  Royaume,  cbascun  jour  s'efforcent  et  mettent  toute 
leur  entente  plus  que  jamais  à  invader  les  pays,  sei- 
gnouries  et  snl^etz  du  Roy }  et  que,  puis  aucun  temps 
en  ça,  par  exquiûcionsde  grans  et  subtilz  moiens,  ont 
pourchassé  d'y  avoir  entrée  et  foit  de  grans  entre- 
prinses, desquelles,  s'elles  eussent  sorty  efiect,  se  feus- 
sent  ensuiz  d'aussi  grans  et  périlleux  inconveniens  à 
ce  Royaume  qu'il  y  eut  longtemps  a  ;  considéré  aussi 
que  lesdis  Anglois  ont  fait  responce  au  légat  que  nostre 
saint  Père  a  envoyé  par  devers  eulx,  qu'ilz  ne  veulent 


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[148  S]  DE  MATHIEU  DTSCOUCaT.  341 

enleodre  à  quelque  paix,  mais  soDt  eD  continuelle 
voulenté  de  guerre  contre  le  Roy  et  son  Royaume,  il 
appert  bien  que  mondit  seigneur  n'a  pas  grandement 
pensé  à  Testât  et  seurié  de  ce  Royaume  ;  car  ce  seroit 
mettre  ledit  Royaume  en  trop  évident  péril,  que  d'en 
wyder  la  chevalerie  et  noblesse  et  demourer  en  guerre 
avecques  les  anciens  ennemis,  qui  continuellement 
mettent  leur  entente  de  y  avoir  entrée  par  divers  et 
soubtilz  moiens  comme  dit  est  ;  à  quoy  le  Roy  a  bien 
pourvu  jusques  cy,  et  a  intencion  de  tousjours  pour- 
veoir,  à  l'ayde  de  Nostre  Seigneur,  Et  quant  le  Roy, 
par  paix,  longues  trêves,  ou  autrement,  eust  veu  et 
verroit  seurté  en  son  Royaume,  ainsi  qu'il  a  fait  dire 
et  remonslrer  à  nostre  saint  Père,  il  n'y  a  Roy  ne 
prince  crestien,  qui  plus  avant  se  feust  ouvoulsist  em- 
ploier  au  secours  de  la  crestienté,  qu'il  eust  lait  et 
feroit. 

tu  Le  quart,  qu'il  plaise  au  Roy  retenir  mondit  sei- 
gneur en  sa  bonne  grâce,  et  touchant  le  pais  du  Daul- 
phiné,  se  tenir  à  tant,  sans  plus  avant  y  procéder,  etc. 
Le  Roy  a  tousjours  esté  prest,  et  encores  est,  de  rece- 
voir mondit  seigneur  benignement,  quant  de  sa  part 
il  se  mettra  en  son  devoir,  ainsi  que  le  Roy  a  tous- 
jours  dit  et  fait  dire  aux  gens  de  mondit  seigneur, 
quant  ilz  sont  venus  devers  luy. 

«  Et  au  regard  du  pals  du  Daulphiné  :  quant  le  Roy 
a  veu  la  manière  comment  mondit  seigneur  a  *té  con- 
seillé à  soy  deppartir  et  absenter  ainsi  souldainement 
dudit  pala,  non  obstaut  les  doulces  et  gracieuses  res- 
ponses  qu'il  lui  avoit  faictes,  le  Roy,  pour  obvier  aux 
inconveoiens  qui,  par  l'ennortement  de  ceulx  qui  ont 
ainsi  conseillé  mondit  seigneur,  feussent  peu  venir, 


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342  CHRONIQUE  [i4S6] 

lesqueU,  puis  qu'ilz  ont  ainsi  adventuré  sa  persoDoe 
par  voyes  périlleuses  et  dangereuses,  ainsi  que  lesdis 
ambaxadeurs  mesmes  l'ont  dit  et  proposé,  estoit  à 
doubler  que  par  le  moîen  dudit  pais  et  des  places  et 
fortresses  d'iceltui,  ilz  eussent  peu  faire  ou  entre- 
prendre des  choses  au  desplaisir  du  Boy  et  préjudice 
de  Diondit  seigneur  et  du  pais,  le  Roy  a  esté  conseillé 
de  soy  transporter  oudit  pais,  y  donner  provision,  et 
le  mettre  en  seurté,  en  manière  que  aucun  inconve- 
nieat  n'en  peust  avenir  ;  en  quoy  toutesfoiz  il  a  telle- 
ment procédé,  que  tous  ceulx  du  pais,  quant  ilz  ont 
apperceu  le  bon  vouUoir  du  Roy  en  ceste  matière,  en 
ont  esté  très  joieux  et  consolez,  et  a  esté  le  Roy  con- 
tent qu'ilz  envolassent  devers  mondit  seigneur,  .pour 
lui  remonstrer  son  cas,  la  doulcetir  que  le  Roy  lui  a 
tenue,  et  assayer  à  le  redduire.  Et  a  bien  le  Roy  espé- 
rance que,  oyes  les  remonstrances  de  ceulx  dudit 
pais,  et  par  le  bon  conseil  et  l'ennortement  de  mon- 
dit seigneur  de  Bourgoigne,  mondit  seigneur  se  red- 
duira  et  fera  son  devoir  envers  lui,  ainsi  qu'il  doit  ; 
et  en  le  faisant,  le  Roy  oubliera  touttes  les  desplai- 
sances du  temps  passé,  le  recevra  en  sa  bonne  grâce 
et  le  recueitdra  benignement,  comme  bon  seigneur  et 
père  doit  son  bon  et  obéissant  fîlz.  » 

Àinsy  et  par  telle  manière  se  conduisoient  les  be- 
soingues  entre  le  Roy  et  le  Daulphin  son  filz,  et  ne 
fait  à  df  ubter  que  de  tout  son  cœur  il  desiroit  le  retirer 
et  ravoir  auprez  de  lui.  Et  lui  sambloil  que  ce  qui  le 
tcDoit  si  longuement  à  retourner,  estoit  par  enhort' 
e.t  conseil  d'aultruy.  Et  en  soy  meisme,  quant  il  estoit 

1.  Instigation. 


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[14S6]  DE  MATHIEU  D'ESCOUCHT.  3V3 

à  soD  privé,  disoit  que  le  duc  de  Boui^oingoe  le  tenoit 
en  ces  termes;  et  délibéra  ea  sondit  privé  conseil,  de 
mettre  sus  toutte  sa  puissance,  à  iotencion  de  voulloir 
tirer  es  pays  dudit  duc  de  Bourgoingne,  pour,  par  puis- 
sance, ravoir  sondit  fUz,  et  le  remettre  et  reduirre  en 
son  obéissance.  Mais  le  seigneur  de  Prie',  en  qui  le 
Roy  adjoustoit  grant  foy  et  credence,  lui  remonstra 
les  grans  périls,  inconveniens  et  dangiers  qui  s'en 
pooient  eosîevyr,  attendu  que  ledit  Daulphin  estoit  sy 
avant  es  pays  dudit  duc  de  Bourgoingne,  comme  sur 
les  marches  de  Brabant  ;  que  sans  licence  d'iceltui  duc, 
averoit  fort  à  faire;  et  aussy  que  c'estoit  la  destruction 
totalle,  tant  des  suivez  du  Roy  et  de  ses  pays,  comme 
de  ceûlx  dudit  duc  :  car,  par  ce  moien,  se  ainsy  le  fai- 
soit,  la  guerre  se  rccommenceroît  entre  eulx  deux 
plus  forte  que  onques  n'avoit  esté;  mais  le  laissast 
encores  une  espace  de  temps  en  cel  estât;  et  il  lui 
sambtoit  que  icellui  Daulphin  recongnoistroit  son  cas 
etretoumeroit  de  sa  voulenté  devers  lui.  Mais  le  Roy, 
qui  estoit  saige,  prudent,  discret  et  pitoiable,  ayant 
compassion  du  povre  pœuple,  et  de  ce  qui  porroit 
enùevyr,  fraingny  son  courage  et  cessa  sadicte  em- 
prinse,  et  demoura  de  l'oppinion  dudit  seigneur  de 
i^e,  combien  qu'il  disoit  souventes  fois  telz  mots,  ou 
en  substance  :  «  Loys  est  de  muable  conseil  et  légère 
a  créance,  pourquoy  je  doubte  qu'il  ne  retourne  de 
o  cy  à  longtemps  ;  et  o'ay  nul  gré  à  ceuU  qui  ainsy  Je 
o  conduisent.  » 

I.  Antoine,  seigneur  de  Prie,  grand  queux  de  France. 


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[1457) 


CHAPITRE  CXLIII. 

Ou  tremblemeat  de  la  terre  ou  Royalme  de  Maples, 
et  des  villes  fondues. 

Au  commencement  de  cestan  lvii,  furent  envoyez 
unes  lettres  par  les  ambaxadeurs  d'une  cité,  nommée 
Sayve-la- Vieille',  à  ceuU  de  la  Tille  de  Millao  et  à 
ceulx  de  Bretiges*,  qui  est  du  Royalme  de  Naptes; 
desquelles  fut  envoyé  la  coppîe  en  divers  lieux  par  ce 
Royalme,  qui  cheut  en  mes  mùns.  Et  selon  ce  que  j'y 
ay  peu  perchevoîr,  ce  que  lesdictes  lettres  contenoient 
esloit  le  plus  horrible  cas  nouvellement  advenu,  tant 
en  icelle  cité  de  Saive  comme  en  autres  parties,  oudit 
Royalme  de  Naples,  que  onques  chose  pareille  n'avoit 
esté  veue  ne  sceue,  tant  par  la  rellacion  de  notables 
saiges  hommes,  comme  d'autres  gens  notables  et  de 
noble  fachon,  qui  affermoient  que  onques  en  escrip- 
ture,  en  grec  ne  en  latin,  n'avoit  la  plus  grant  pugni- 
cion  de  Dieu,  qui  estoit  advenue  sur  ladicte  cité  et 
autres  places  oudit  Royalme,  qui  estoit  venue  par  ung 
mouvement  et  tremblement  de  la  terre,  qui  fut  tel,  que 
on  porroit  bien  dire  et  certiffier  icelle  cité  estre  toute 
destruitte,  aveuc   grant   quantité    d'hommes  et  de 

1 .  M.  Bachon  met  :  />aoie-U'vieille.—  Serait-ce  Saviano  (Terre- 
de-Labour],  à  Ht  kilomètres  de  NoU? 


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[ikSI]  DE  BUTBIEU  jyESOOUCXnr,  »4S 

femmes  et  des  eofaos;  car  ceuli  qui  en  eschappèreot, 
veDans  par  la  grâce  de  Nostre  Seigneur  en  Savoye, 
encores  doubtoieot  proprement  s'ilz  estolent  mors  ou 
tife,  par  le  grant  péril  de  quoy  ilz  avoîent  esté,  et  fort 
débilitez  de  leur  mémoire.  Sy  voua  en  declareray, 
selon  le  contenu  des  lettres,  par  articles,  ce  que  j'en 
ay  veu*. 

Premièranent,  contenoîent  lesdictes  lettres  que  le 
iT*  jour  de  décembre,  environ  trois  heures  apprez 
minnuit,  commença  en  ladicte  cité  ung  tremblement 
de  terre,  qui  dura  demy  quart  d'heure  au  [Jus.  Si 
terriblement  et  si  horriblement  trembla,  que  la  cité  en 
fut  renversée  et  mise  à  ruynes  aveuc  autres  places 
oudit  Royalme. 

Principallement  commença  es  églises  et  es  temples 
de  Dieu;  c'est  assavoir  à  Saint- Augustin,  qui  estoit 
noble  église  et  grande,  laquelle,  en  ce  mouvement,  fù 
loutle  tresbuchée  et  versée  ;  et  furent  les  deux  mais- 
tresses  des  voulles  ouvertes,  et  tellement  cheurent  en 
bas  que  tout  fut  effondré,  cassé  et  brisé,  par  telle 
foudre,  que  nulz  ne  oseroit  ne  saveroît  penser. 

Item^  le  comble  de  Saint-Pierre-le-martir  cheut  en 
bas  par  tel  manière  que  nulz  ne  pooit  aler  par  les 
rues;  et  n'y  demoura  tant  seullement  que  la  mu- 
raille. ' 

Item,  l'église  Saint-Dominique  fut  pareillement  ou- 
verte et  toutte  cassée,  et  cheut  à  terre.  Samblablement 
les  églises  de  Saint-Laurent  et  Saint-Jehan-le-Majour 
furent  effoudrées    jusques    au    fondement.   L'église 

1,  Cf.  Jean  Chorder,  qui  donne  l'analyse  d'un  récit  envoyé  au 
marquis  de  Ferrare  par-Hercule,  son  père,  alors  dans  le  royaume 
deNaples.T.III,p.  70-72. 


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3U  CHaOMlQUE  [1457] 

Saiote-Uarie-le^Majoure,  le  monastère  SaiDte-Cleire, 
et  le  clocher  de  Saint-Eloy,  cheurent  par  terre  et 
furent  touttes  destruitz  et  renversés  par  pluseurs 
parties. 

Item,  le  clocher  Saint-Herpin,  qui  estoit  parfaite- 
ment fait,  tout  de  pierre  et  de  bonne,  tellement  et 
si  bien,  que  le  pareil  onques  o'avoit  esté  veu ,  car 
il  avoit  estoit  fait  des  murailles  anciennes  des  Ro- 
mains. 

Item^  relise  et  clochier  de  l'église  episcopale, 
aveuc  pluseurs  autres  églises  paroichialles,  cheurent 
et  fondirent  audit  mouvement,  et  pluseurs  prebstres 
et  autres  mors  et  péris  dessoubz. 

Item^  le  chastel  Saint-Henry,  qui  estoit  grant  et 
spacieux,  fort  et  puissant,  fondit  et  périt;  et  ne  es- 
chappa  d'icellui  chastel  que  cinq  personnes  vivans, 
qui  furent  villainement  affolez'  et  percluz  de  leurs 
membres;  car  tous  les  autres,  qui  estoient  en  grant 
nombre  oudit  chastel,  demourèrent  mors  dessoubz  la 
muraille.  Et  si  fondirent  et  tresbuchèrent  pareillement 
pluseurs  autres  grans  edifïîces  et  massonaiges,  tant  et 
tellement  que  les  rues  estoient  emploiées ,  et  sambloit 
à  veoir  estre  tout  ung  des  rues  et  desdictes  maisons 
ainsy  fondues;  et  quant  à  aucunes  qui  demourèrent 
droites,  sy  furent-elles  touttes  rompues,  ouvertes  et 
cassées. 

llem,  avoit  en  ladicte  ville  ung  palais  et  edifHce, 
nouvellement  fait,  que  avoient  fait  faire  ung  chevallier 
nommé  messire  Lyonnel,  frère,  qui  estoit  le  plus  an- 
cien chevallier  de  toute  la  cité,  vaillant  homme,  et 

1.  EatropUei. 


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[I4S7]  DE  BIATHIEIJ  D'ESCOUCHT.  S47 

ung  aultre  Dommé  mesure  Bucliiffart  ChiDchevilIe, 
lequel  palais  et  ediffice  fondit  audit  mouvement,  et  n'y 
demourra  pierre  sur  autre;  et  soubz  icellui  furent 
trouvez  mors  messire  Lyonnel  et  messire  BuchifEart, 
aveuc  leurs  femmes,  enfans  et  maisnie.  lequel  mes- 
sire Lyounel,  pour  sa  bonté  et  vaillance,  fut  fort  ploré 
et  plaint  de  ceulx  qui  eschappèrent  vivans,  et  des 
autres  du  pays. 

Item,  avoit  en  icelle  cité  upg  autre  edilBce,  qui  se 
nommoit  le  palais  du  cappitainne  Coque),  qui  fondit 
pareillement  ;  et  soubz  icellui  fiirent  mors  ledit  cappi- 
tainne, sa  femme  et  ses  enfans,  aveuc  grant  quantité 
de  souldoiers  et  aultres  gens. 

Jtem,  et  en  icellui  Royalme  de  Naples,  une  ville 
que  l'on  appeloit  lors  le  Chastel-Nceuf  *,  laquelle  toutte 
entièrement  futruée  par  terre,  par  si  grant  horribleté, 
que  Dulz  ne  le  porroit  ne  saveroit  plus  dire  ne  declai- 
rier.  Et  droit  ainsy  comme  à  l'heure  que  ladicte  terre 
ainsy  horriblement  trembla,  le  pœuple  qui  se  pooit 
lever  se  leva.  Hélas  I  se  vous  eussiez  veu  et  oy  les  grans 
cris  et  lamentables  pleurs,  aveuc  les  grans  plaintes  et 
terribles  vociferacions  des  hommes,  femmes  et  enfans 
qui  widoient  à  celle  obscure  nuit  et  heure  hors  de  leurs 
maisons,  et  aveuc  eulz  leurs  enfans  qu'ilz  portoient 
sur  leurs  epauUes,  pour  cuider  saulver  leurs  vies,  vous 
eusùez  eu  telle  douUeur  ou  cœur  que  à  grant  painne 
vous  eussiez  peu  soustenir.  Et  ceulx  qui  se  peurent 
saulver,  quant  ilz  furent  widez,  furent  tous  eshahis  de 
veoir  les  maisons  de  leurs  voisins  qui  fondues  estoïent, 
et  ne  pooient  oyr  ne  pères,  ne  mères  lenrs  en^s,  ne 

i.  CuteIniiOTo(CBpitaiiate],àS4  Ulomètres  de  San>Se<ren>. 


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348  CHRONIQUE  [I4S7] 

sœurs,  ne  frères,  parens  et  amis  quelzconques.  Et  si 
grant  pitié  et  cruaulté  estoit,  que  ce  seroît  chose  im- 
possible à  escrïpre  ne  narrer  de  langue  humaine  ]a 
grant  horribleté  et  pitié  qui  là  estoit,  car  il  sambloit 
que  le  ciel  fut  ouvert.  Et  en  oyaot  les  amères  et  dures 
lamentacions  et  piteux  plains,  la  pluspart  se  recom- 
mandoient  à  Dieu  comme  cuidans  à  ceste  heure  tous 
morir.  Et  sachez  que  grant  pitié  estoit  à  veoir  les  rel- 
hgieux,  prebstres,  hommes,  dames  et  damoiselles  et 
enfans  qui  se  pooient  saulver,  allans  desordonnement 
jusques  au  point  au  jour,  criant  par  la  cité,  à  haulte 
Toîx,  comme  brebis  sans  berger  chassez  de  loups  : 
u  Miséricorde!  miséricorde!  miséricorde I  »  Desquelz 
mots  estoieut  si  grans  les  cris,  que  il  sambloit  que  les 
pierres  plourassent.  Et  quant  le  jour  fut  veDU,  onvéoit 
à  l'œil  la  cité  et  les  edifBces  dedens  louttes  abattues, 
et  sambloit  que  jamais  ville  n'y  eust  esté. 

«  Item,  en  ceste  nuit,  fut  si  grant  tremblement  de* 
dens  la  mer,  que  les  gallées  qui  estoient  dedens  ledit 
port  et  les  navires,  sambloit  que  elles  fussent  com- 
battues de  cent  mil  diables,  tellement  que  ceux  qui 
estoient  dessus,  certainement  cuidoieut  périr;  mais 
par  la  grâce  de  Dieu  ne  périt  nulz  hommes,  fors  biens 
et  avoirs.  Et  sachez  que  tes  puis  et  cisternes  qui  estoient 
dedens  Naples,  pour  le  grant  tremblement  qui  y  fut,  les 
eaux  saillirent  dehors.  Et  quant  le  jour  fut  venu,  cou- 
rut une  voix  que,  la  nuit  venant  apprez,  devoit  estre 
ungtrop  plus  grant  tremblement,  lequel  efTondreroit 
le  remanant,  par  telle  fachon  que  on  diroit  que  onques 
ville  n'y  avoit  esté. 

M-Item^  et  pour  ceste  cause,  le  pœuple  qui  estoit 
demouré  widèrent  tous,  petis  et  grans,  de  la  ville  de 


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[1457]  DE  MATBIEU  D'ESCOUCHT.  349 

Naples,  et  o'osoient  dormir  ne  balnter  dessoubz  edif- 
fices  œ  munùlles;  et  se  levèrent  aux  champs  soubz 
lentes  et  pavilloDS  estendus,  dont  il  en  avoit  plus  de 
un  mil  tous  plaÏDS  de  gens.  Et  par  ce  moien  fut  ladicte 
cité  de  Naples  ainsy  habaudoonée  deux  jours  et  une 
Duit;  et  tact  que  pluseurs  commeocoieut  à  y  faire  ca- 
vemes  et  fossez  dedeos  terre  pour  y  demourer,  qui 
estoit  chose  bieo  pileuse  et  douloureuse  à  veoir. 

H  /£em,  les  frères  de  l'observaDce  de  Saint-François 
et  d'autres  monastères  s'en  fuirent  tous,  tant  en  ne^ 
et  galléea  comme  es  bois  et  es  desertz^  pour  saulver 
leurs  vies  et  eschapper  de  telles  cruaultez. 

«  Item,  et  apprez  icelle  pugnicion  et  desmontrance 
qui  durant  le  temps  dessusdit  [avoit  esté,]  widè- 
reat  de  ladicte  cité  de  Naples  aucuns  astrologiens  et 
cartalateurs,  qui  disoient  estranges  choses  qui  dévoient 
advenir;  car  es  pays  et  places  que  orez  cy  apprez,  a 
esté  plus  grant  horribleté  de  tremblemens,  qui  es  citez 
que  avez  oy.  C'est  assavoir  une  ville  que  s'appeloit 
Arianue',  laquelle  aveuc  les  maisons  touttes,  et  bien 
deux  mil  personnes;  une  autre  nommée  Âdicrence*, 
et  laquelle  avoit  bien  n  cens  maisons,  lesquelles  deux 
villes,  ensamble  lesdictes  maisons  et  personnes,  sauf 
le  nombre  de  xii,  ont  tous  esté  péris  et  mors. 

a  Item,  la  ville  de  Nelle  ',  de  Salermy  *,  et  le  chastel 
delà  ville  d'Erpuis',  etiechastel  qui  estoit  sur  le  grant 

1.  Ariano. 

2.  H.  Buchon  corrige  dam  le  texte  par  Aeceriet  et  met  en  note 

3.  Noia  (Terre-de-Labour). 

4.  Saponara(Ba3ilicate). 

5.  Eboli?  (principauté  Citérieure),  à  6  kilomètres  de Campagna. 


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3!W  CHRONIQUE  [14ST] 

mont,  aveuc  le  chastel  de  Saint-Germain',  et  l'église 
de  S^ut-François,  fondirent  tous  et  furent  mis  en 
ruynes. 

a  Item,  fut  sceu  depuis  que  en  icellui  mouvement 
fondirent  pluseurs  autres  citez  et  bonnes  villes  en  au- 
cuns Royalmes  voisins,  et  especialement  une  ville  an- 
tenne, laquelle  fondit  ;  et  j  eut  péri  viii  mil  persMines 
ou  plus.  Samblablement  une  autre  qui  s'appeloit  Pero- 
dote,  en  laquelle  furent  péris  un  mil  personnes  ;  une 
aulre  qui  s*appelloit  Viady',  laquelle  fondit  sy  nette- 
ment, que  on  ne  savott  à  dire  s'il  y  avoit  eu  bourg  ou 
cité;  et  pareillement,  les  villes  d'AscoUy*,  Sainte^ 
Agate*,  Harpity",  et  pluseurs  autres  :  et  tout  ce  venu 
par  le  pescbé  'des  sodomltes,  duquel  les  femmes  se 
estoient  plaintes  à  Dieu  Nostre  Seigneur.  Et  pour  ce 
que  icellui  pesché  estoit  en  si  grant  règne  èsdis  pais, 
il  a  samblé  à  pluseurs  grans  clercs,  comme  théologiens 
et  autres  qui  aiosy  Tout  affirmé,  que  ce  a  esté  vraye 
justice  et  pugnicion  de  Dieu  ;  car  on  y  commettoit  si 
grans  et  si  horribles  excez  en  ce  pesché  et  autres, 
qu'il  a  volu  faire  icelles  demonstrances. 

1.  San-Germano,  aa  pied  du  mont  Cassin,  dans  la  TeiTe-de- 
Labour. 

2.  Olivetol  (principauté  Cîtérieore). 
ï.  Ascoli  (CapitaoBte). 

4.  Sauta-Agata,  Il  y  cD  a  plusieurs  dans  le  royaume  de  Naples; 
peut.«tre  Sanu-Agata  de'  God  (Terre-de-Labour) ,  district  de 
CaserU? 

B,  Arphio  (Terre-de-Labour),  J'ai  été  guidé  par  M,  Buchon 
dans  la  désignation  d'une  partie  de  ces  noms. 


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DE  MATHIEU  D'ESœUCHT. 


CHAPITRE  CXUV. 

Comment  Loys,  Daulpbin  de  France,  manda  la  Daulphine, 
sa  femme,  aler  à  Namur,  appartenant  au  duc  de  Bour- 
goingne. 

Ed  cesie  meisme  aouée,  le  susdit  Loys,  Daulpbin  de 
^enDOÏs,  aisné  filz  du  Roy  Charles  de  France,  qui 
de  loDg  temps  n'avoit  esté  devers  le  Roy  son  père,  et 
quisetenoit  encoresès  paysduditducdeBoui^iugne, 
comme  oy  avez  cy  devant,  manda  ta  Daulphine  sa 
femme,  qui  estoit  fille  au  duc  de  Savoye,  et  laquelle 
estoît  demotirée  ou  pays  de  Daulphine,  aler  devers  lui 
en  une  ville  nommée  Namur,  appartenant  audit  duc, 
qui  est  scituée  sur  les  marches  de  Haynnault  et  de  Bra- 
baot.  Laquelle  Daulphine,  incontinent  que  elle  eut  oy- 
ces  nouvelles,  sans  l'auctorité  dudit  duc  de  Savoye 
son  père,  ne  du  Roy  Charles,  au  moins  qu'il  venist  à 
sa  congnoissance,  se  parti  d'icellui  Daulphine,  et  tira 
son  chemin  sur  les  marches  de  Bourgoingne*,  oii  iilec 
fut  accompaingnié,  jusques  audit  Namur,  par  le  prince 

1.  Elle  avait  une  salle  de  plus  de  80  chevaux;  elle  traversa 
Bletz  le  3  juillet,  et  fut  reçue  avec  de  grands  honneurs.  Les  Mes- 
sins Inl  firent  présent  de  <  trois  grais  haeh  de  cent  cfaaistrom  et 
de  cent  qoairts  d'avoine,  et  de  quûtre  cowes  de  vin.  >  On  lui 
donna  de  plus  une  baigne  valant  plus  de  SOO  livres,  et  oa  paya  tes 
d^tens.  Les  ehroniquei  de  la  ville  de  Meiiy  recueîlliei  et  publiée* 
par  J.  F.  Huguenin.  Metz,  1838,  p.  287. 


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»S2  CHRONIQUE  [{457] 

d'Oreoge'.  Dont  icellui  Daulpbîn  fut  moult  joieux,  et 
en  sceut  grant  gré  à  icellul  prince  d'Orenge.  Et  d'ilec 
tira  es  autres  places  dudlt  duc  de  Bourgoingue,  où 
elle  fut  graDdement  et  honDourablement  festoyée  et 


CHAPITRE  CXLV. 

Du  mariage  des  deui  fils  du  duc  de  Sombresset 
et  des  deux  filles  du  Roj  d'Escosse. 

En  icellui  temps,  la  Royne  d'Engleterre,  qui  estoit 
fille  du  Roy  de  Secile,  veant  que  le  duc  d'Iorcq  avoit 
fait  et  faisoit  chascun  jour  de  grans  troubles  et  em- 
peschemens  ou  Royalrae  d'Engleterre,  el  lequel  avoit 
pourchassé  la  mort  du  duc  de  Sombresset',  congnois- 
'sant  aussy  qu'il  avoit  fait  et  faisoit  guerre  au  Roy 
d'Ecosse,  traicta  le  mariage  des  deux  filz  de  Som- 
bresset' aux  deux  filles  du  Roy  d'Escosse,  qui  pour 
lors  se  tenoient  à  l'ostel  du  Roy  Charles*.  Et  se  parti- 

i .  Elle  arrÎTa  le  1 0  juillet.  Elle  était  aussi  accompagnée  du  sire 
de  Hontagu,  que  le  ^Dauphin  avait  envoyé  vers  elle.  Chroniijaet 
ci-dessus. 

2.  Somerset  avait  été  tué  à  la  bataille  de  Saint-AIbans,  le 
«  mai  IbSa. 

3.  Heuri  et  Edmond  Beaufbrt. 

k.  Deux  sœurs  de  Marguerite  d'Ecosse  étaient  arrivées  en 
France  au  moment  où  elle  venait  de  rendre  le  dernier  soupir, 
Éléonore  et  Jeanne.  La  prenoière  fut  mariée  en  14^9  à  Sigismond, 


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[1657}  DE  MATHIEU  D'ESCOUCHT.  353 

reut  d'icellui  hostel  enviroD  la  Saint-Jeban-Baptiste 
de  cest  an,  et  prindreot  leur  chemin  par  Paris,  pour 
retourner  eu  Englelerre'.  Et  aveuc  ce,  par  le  moien 
dudit  Roy  de  Secile  son  père,  et  de  Charles  d'Anjou, 
comte  du  Maine  son  oncle,  trouva  fachon  devers  ledit 
Roy  Charles  qu'il  mist  sus  une  grosse  armée  de  gens 
de  guerre,  pour  aler  audit  Royalme  d'Engleterre,  en 
l'ayde  dudit  Roy  d'Ecosse,  contre  icellui  duc  d'Iorcq, 
car  tcellui  duc  tendoit  tousjours  à  parvenir  à  la  cou- 
ronne et  estre  Roy  d'Engleterre.  Sy  furent  ordonnez 
chiefz  de  ladicte  armée  le  seigneur  de  Loheac,  mares- 
chal  de  France,  et  en  sa  compaingnie,  Joacbin  Rohault 
et  autres  cappitainaes  ;  et  si  fut  ordonné  messire  Pierre 
de  Brazé,  seneachal  de  Normendie  dès  auparavant  la 
rendicionde  Rouen,  dont cydevantestfaicle  meocion. 
Lesquelz  firent  une  course  audit  Royalme  d'Engleterre, 
et  pillèrent  ung  gros  villaige  qui  se  nommoit  le  Port', 

duc  d'Autriche.  Une  autre,  Annebelle,  accordée  le  14  décembre 
lbti4  à  Louis  de  Savoie,  et  conduite  en  Savoie  en  149S,  était 
venue  rejoindre  sa  sœur  Jeanne  en  France  en  1497,  Le  roi  d'É- 
cosM  envoya  Thomas  Spence,  évéqne  de  Galloway,  chercher 
Jeanne  au  commencement  de  cette  même  année.  Annehelle  étant 
arrivée  sur  ces  entrefaites,  Charles  VU  fil  partir  les  deux  prin- 
cesses dans  l'automne  ;  mais  le  mauvais  temps  les  empêcha  de 
passer  ta  mer,  ainsi  qu'on  le  voit  par  une  attestation  de  l'évoque 
de  Galloway,  en  date  du  8  novembre  1  (iS7.  Mss.  Legrand,  t.  VI, 
f.  Î77.  Guichenon,  p.  536.  M.  Stevenson,  fTan  of  Benry  lAe 
sùrth,t.  I,  p.  3SSet54. 

1.  Annebelle  épousa  en  14S8  le  comte  d'Angus,  et  Jeanne  fut 
mariée  la  même  année  à  Alexandre  Selon  de  Gourdoo,  comte  de 
HuDlley.  Pinierton't  kUtory  of  Seotland  (t.  I,  p.  I W,  noie  )  et 
Art  de  vérifier  Ui  dalei. 

i.  Sandwich.  —  Voyes  sur  cetie  expédition  le  héraut  Berry, 
dans  Godelroy,  p.  i75. 

Il  33 


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3S4  CHROOTQUE  [IdST] 

ouquel  arrivèrent  par  jour  de  ditnence  au  matin  '; 
et  s'en  retournèrent  cedit  jour  meisme,  apprez  qu'ilz 
eurent  pillié  icellui,  où  'ilz  gaingnièrent  graot  che- 
vance  ;  et  si  y  demoura  mort  de  la  part  des  Anglois, 
de  lu  à  un  cens  hommes,  et  aucun  petit  nombre  de  la 
part  desdis  ÏVaDcliois. 


CHAPITRE  CXLVI. 

De  l'ambaxade  que  envoya  ceste  dicte  année  le  Roy  Iiancelot 
devers  le  Koj  Charles. 

En  la  fin  de  ladicte  anoée,  le  Roy  Lancelot,  qui 
lors  se  disoit  Roy  de  Honguerie  et  de  Bofaesme,  en- 
voya devers  le  Roy  Charles,  qui  pour  lors  se  tenoit  en 
la  ville  de  Tours  en  Touraine,  une  grosse  ambaxade, 
CD  laquelle  avoit  ung  archevesque,  ung  evesque  et  ung 
comte,  aveuc  pluseurs  autres  grans  seigneurs',  qui  es- 
toient  en  nombre  de  vi  à  vu  cens  chevaiils  ou  envi- 
ron, en  bel  arroy,  pour  par  conclurre  et  parfaire  le 
traictié  du  mariage  de  madame  Magdelaine  de  France, 
fille  du  Roy  Charles,  lequel  fut  tout  fait  et  accordé 
par  les  parties  ;  qui  estoit  chose  bien  desplaisante  au 
duc  de  Bourgoingne,  pour  ce  qu'il  ^ttoit  guerre  audit 

1.  28  août  14S7. 

2.  Toy.  Jean  Chartitr,  t.  m,  p.  7b-7S,  et  l'instructive  notice 
des  documents  relatifs  k  cette  ambassade,  donnée  (p.  79-80)  par  te 
savant  éditeur. 


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LJ457]  DE  MATHIEU  D*ESCOUCHT.  355 

Roy  Lancelot,  pour  la  duchié  de  Luseniboui^  :  car 
bien  lui  sambloit  que,  par  le  moieo  d'icellui  tratctié, 
le  Roy  Charles  baiUeroiL  ayde  et  confort  audit  Roy 
Lancelot,  qui  lui  pooit  porter  à  grant  préjudice,  et  à 
ses  pays  et  subgez.  Et  ainsy  comme  ladicte  ambaxade 
devoit  partir  de  ladicte  ville  de  Tours,  et  mener  aveuc 
euU  ladicte  Magdelaine  devers  ledit  Roy  Lancelot, 
nouvelles  vindrent  ausdis  ambaxadeurs  que,  droit  le 
jour  Saint-Clement',  icellui  Roy  Lancelot  estoit  al^ 
de  vie  à  trespas.  Desquelles  nouvelles  le  Roy  Charles, 
ceulx  de  sa  cour,  et  especialement  les  seigneurs  de 
ladicte  ambaxade,  furent  moult  desplaisans  et  cour- 
rouciez, non  pas  sans  cause  ;  car  ladicte  alliance  pooit 
estre  moult  prouffitable  ausdictes parties,  c'est  assavoir 
au  Roy  Charles  et  audit  Roy  Lancelot,  tant  pour  la 
cause  dudit  Luxeniboui^,  comme  pour  ce  que  icellui 
Roy  Charles  estoit  disposé  de  ravoir  et  reprendre  en 
ses  mains  les  terres  engagëesaudit  duc  de  Boui^oingne, 
tant  sur  la  rivière  de  Somme  comme  es  autres  marches 
de  ce  Royalme.  Et,  assez  tost  apprez  icelles  nouvelles 
venues  à  la  congnoissance  des  seigneurs  dessusdis,  le 
Roy  Charles  fist  faire,  en  l'église  Sainl-Martin  de  Tours, 
UDg  très  beau  et  solempnel  service  pour  le  trespas 
dudit  feu  Roy  Lancelot,  auquel  furent  tous  les  seigoeurs 
illec  venus  en  ladicte  ambaïade,  aussy  le  Roy  en  sa 
personne,  et  pluseurs  princes  et  grans  seigneurs  de  la 
maison  de  France.  Et  quant  tout  eut  esté  fait,  tant  et 
sy  faonnourablement  que  plus  on  ne  pooit,  lesdis  am- 
baxadeurs, veant  la  fortune,  conclurrenl  de  retourner 
en  leur  marche,  et  prinrent  coogié  du  Roy,  de  la 


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3S6  CHRONIQUE  [1458  n.  s.] 

Royne  et  de  lad icte  Magdelaine,  à  laquelle  délaissèrent 
et  donnèrent  tous  les  joiaux  et  preseos  que  ledit  feu 
Roy  Lancelot  leur  seigneur  lui  euvoyoit;  et  si  firent 
beaux  dons  de  pluseurs  autres  grans  joiaux,  tant  à  la 
Royne  comme  à  pluseurs  des  princes  et  seigneurs  de 
la  court.  Et  apprez  que  le  Roy  leur  eut  fait  délivrer 
xzx  mil  frans,  pour  fumir  à  la  despence  de  leur  re- 
tour, le  Roy  rescripvit  à  ceulx  de  Paris,  et  aussy  à  ses 
officiers  îllec,  qu'ils  festoiassent  lesdis  arabaxadeurs 
en  touttes  les  manières  qu'ilz  porroieut.  Et  ces  cboses 
ainsy  faictes  et  préparées,  partirent  de  ladicte  ville  de 
Tours,  de  laquelle  furent  convoyez  et  conduis  par  plu- 
seurs grans  seigneurs  et  autres  officiers  en  grant 
nombre;  et  tirrèrent  leur  chemin  par  la  ville  de 
Paris. 

Et  quant  les  Parisiens  et  officiers  du  Roy  ausquelz 
il  leur  avoit  escript,  furent  advertis  qu'ilz  arrivoient, 
se  partirrent  de  ladicte  ville,  et,  en  bel  aroy  et  ordon- 
nance alèrent  au  devant  d'eulx  bien  loing  hors  de 
ladicte  ville  ;  ey  y  furent  aveuc  eulx  aussy  les  comtes 
d'Eu  et  d'Erminac,  et  le  seigneur  de  Gaucourt,  qui 
estoit  grant  maistre  de  l'ostel  du  Roy.  Et  arrivèrent 
audit  Paris  par  ung  samedi  viii*  jour  de  janvier  oudit 
an  ;  et  le  lendemain  furent  menez  par  les  seigneurs  et 
officiers  dessusdis  en  la  sainte  chapelle  du  pallais  à 
Paris,  oii  illec  furent  monstrèes  les  saintes  reliques, 
c'est  assavoir  la  sainte  couronne,  le  clou,  le  fer  de  la 
lanche,  et  aucune  chose  de  la  verge  de  Moyse.  Et  le 
lundy  ensievant,  fut  fait  en  Teglise  IVostre-Dame  un 
très  bel  et  solempnel  service  pour  le  trespas  duditfeu 
Roy  Lancelot,  ouquel  furent  en  bel  arroy  les  seigneurs 
dewusdis,  tous  en  dœuU.  Et,  le  merquedi  ensievant. 


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[14S8  D.  s.]         DE  MATHIEU  D'ESCOUCHT.  357 

îcelle  ambaxade  se  parti  dudit  Paris,  pour  en  retourner 
en  leur  pays  de  Honguerie.  Sy  furent  coDvoiez  hors 
de  ladicte  ville  par  les  seigneurs  et  officiers  dessusdis, 
taot  et  si  bonnourablement  que  plus  pooient.  Et  pour 
ce  que  iceulx  atnbaxadeurs  doubtoieot  beaucoup  que 
ledit  duc  de  Bourgoiogne  ne  leur  voulsist  faire  aucun 
desplaisir,  pour  tant  qu'ilz  savoient  bien  que  leur  dit 
maistre  n'avoit  pas  esté  bien  content  de  lui  pour 
ladicte  duchié  de  Luxemboui^  qu'il  tenoit  contre  sa 
vouleoté,  et  que  de  ces  doubtes  avoieot  parlé  audit 
Roy  Charles,  icellui  Roy  les  fîst  conduirre  par  ceuh 
de  son  ordonnance,  jusques  au  nombre  de  cent  lan- 
ches,  et  prindrent  leur  chemin  par  les  duchiés  de  Bar 
et  de  Loraine,  et  aiosy  s'en  alèrent. 


.    CHAPITRE  CXLVII. 

De  la  senteoce  prononcée  à  l'encontre  de  Jehan, 
duc  d'Allenchon. 


Le  œardy  x*  jour  d'octobre  en  l'an  mil  cccc  cin- 
quante huit,  en  la  ville  de  Vendosme',  le  Roy  Charles 
estant  présent,  acompaingnié  deses  xn  pairs  de  France, 
et  de  pluseurs  grans  seigneurs,  tant  de  son  sanc  comme 

t.  ■  A  Jehan  Thion,  foulon  de  draps,  demourant  à  Veadosme, 
pour  B-voir  refoulé  et  nettoyé  en  savon  oudit  moys  qaatre  pièces  de 
tappîcerie  semées  de  fieurs  de  liz  aux  armes  de  France,  qui  avoient 
seir;  sur  le  pavé  de  la  sale  du  parlement,  garny  des  pm  de 


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398  CHRONIQUE  [KM] 

autres,  aveuc  pluseurs  et  en  grant  nombre  de  notables 
conseilliers,  tant  de  sa  court  de  parlement  comme  de 
ceulx  de  son  grant  conseil  ',  estans  lez  lui ,  mesure 
Jehan,  duc  d'Allencfaon,  dont  c;  devant  est  faicte 
mencion,  fut  par  le  Roy  condempné,  pour  les  traic- 
tiez  et  alliances  qu'il  avoît  faictes  aveuc  les  Ânglois 
qui  estoient  anciens  ennemis  dudit  Roy  Charles,  et 
ou  grant  préjudice  et  dommaige  de  lui  et  de  tout  son 
Royalme»  c'est  assavoir'  :  qu'il  fut  declairié  criminel 
de  crime  de  lèze-magesté,  et  comme  tel,  condempué 
à  souffrir  et  recevoir  la  mort,  et  aveuc  ce,  tous  ses 
biens  entièrement  confisquez  au  Roy.  Mais,  en  faisant 
icelie  condempDacion ,  le  Roy  y  retint  sur  tout  son 
bon  plaisir,  lequel  il  declaira  prestement,  et  fut  tel  : 
que  son  plaisir  estoit  que,  au  regard  de  la  personne 
dudit  d'Allenchon,  il  lui  plaisoit  que  l'execucioD  de  sa 
personne  ne  s'en  feroit  jusque»  à  son  bon  plaisir;  et 
quant  aux  biens  qui  furent  audit  d'Allenchon,  jassoit 
ce  que,  veu  l'enormité  des  cas  et  crimes,  les  enfans 
dudit  d'Allenchon,  selou  droit,  raison  et  les  usaiges 
gardez  et  observez  en  tel  cas,  deussent  estre  privez  et 
déboutiez  de  tous  biens,  honneurs  et  prérogatives,  et 
mis  en  telle  povreté  et  mendicité  que  ce  fut  exemple 
à  tous  autres,  toutesfois,  eu  regard  aux  services  des 
prédécesseurs  dudit  d'Allenchon,  fais  aux  predeces- 


Fnmce,  nagnères  lors  illeo  tenu  pour  1«  foit  dn  duc  d'Alençon,  la 
somme  de  xtu  s.  vi  d.  t.,  à  lui  pa7ée  par  sa  quittance  sur  ce  faicte 
le  XVI*  jourd'octobre  M  cccc  Lvni  et  cy  rendue  ;  pour  ce  xTU  s.  VI  d.  t. 
(RK  Kl ,  f.  S8  v<,  octobre  1  ^98). 

1.  Toyes  VAtitette  du  Parlement  dans  du  Hllet,  Becoail  det 
rangt  dei  grand»  de  France,  p.  67. 

S.  Voir  le  texte  de  l'an-Ët  dans  Jean  Cbartier,  t.  Œ,  p.  91 . 


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[HS8]  DE  MATHIEU  D'ESCOUCHT.  3S» 

aeurs  du  Roy  Charles  et  à  k  chose  publique  du 
Royalme,  eu  espérant  aussy  que  lesdis  eofans  se  gou- 
venieroDt  et  conduiront  envers  le  Roy  comme  bons 
et  leaulx  subgez  doivent  faire  envers  leur  souverain 
seigneur,  et  en  faveur  et  en  contemplacion  de  et  sur 
les  grandes  requestes  faîctes  au  Roy  par  Â.rtus,  duc 
de  Bretaingne ,  comle  de  Richemont ,  oncle  dudit 
d'Allencbon,  le  Roy,  de  sa  grâce,  en  modérant  la  cod- 
fiscacion  et  forfaicture  des  biens  dessusdis ,  voulut, 
declaira  et  lui  pleut  :  que  tous  les  bleus  mœubles  qui 
furent  audit  d'Àllenchon,  seroient  et  demourroient  à 
la  femme  et  enfans  dudit  d'Allencbon ,  réservé  l'ar- 
tillerie, hamois  et  autres  habillemens  de  guerre  estana 
en  ses  places  ou  aultre  part  à  lui  appartenant ,  les- 
quelz  le  Roy  retint  à  soy  nuement,  sans  moieo. 

£t  au  regard  des  terres  et  seignouries  et  biens  îm- 
mœubles,  le  Roy,  en  modérant  comme  dessus,  retint 
à  lui  les  ville,  cbastet,  cbasteltenie  et  vicomte  d'Allen- 
cbon, les  ville,  chastel,  chastellenie  [et  vicomte  de 
Dompfront;  les  ville,  chastel>  chastcllenie,et  vicomte*] 
de  Vemuel,  tant  decy  comme  delà  la  rivière  [d'Orme  ']  ; 
aveuc  les  appartenances,  appendances  et  dépendances 
desdictes  villes,  chasteaux,  chastellenies  et  vicomte, 
lesquelles,  dès  lors,  le  Roy  mist,  adjoint  et  incorpora 
au  patrimoine  et  domaine  de  la  couronne;  et  aveuc 
ce^  retint  à  lui  le  surplus  des  chasteaux  et  chastelle- 
nies, tours',  vicomtez,  seignouries,  rentes,  revenus, 
possessions  et  biens  immœubles  qui  furent  de  ladicte 

i .  Je  supplée,  d'après  le  texte  de  l'arrêt,  une  lacune  dans  cette 
dlation,  U  peu  près  textuelle, 

2.  Même  observadon.  —  Ome. 

3.  Terres  (texte  de  l'arrél). 


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360  CHRONIQUE   '  [1458] 

duchié  d'AlleDcbon,  aveuc  touttes  les  appartenances 
d'icelle  duchié ,  ensamble  tous  droil^ ,  noms ,  raisons 
et  actions  qui  furent  ou  porroïent  escheoir,  tenir  ou 
appartenir  audit  d'&llenchon ,  à  cause  de  ladicte  du- 
chié, tant  en  proprietez,  possessions,  comme  autre- 
ment, et  tous  aultres  droits  et  seignouries  qui  estoient 
parties  de  la  couronne  à  pai-taige  de  France,  où  qu'ilz 
soient,  réservé  la  comté  du  Perche,  dont  cy  apprez 
sera  faicte  mencion,  pour  en  faire  et  ordonner  par  le 
Roy  à  son  bon  plaisir.  Et  aussy  retint  le  Roy  à  lui  le 
chastel,  chastellenie,  terre  et  seignourie  de  Blencitay  ', 
en  Touraine;  ensamble  le  péage  que  avoit  et  prenoit 
sur  les  ponts  de  Tours,  et  autres  rentes,  terres  et  re- 
venus que  icelluî  d'Âllencbon  avoit  et  tenoit  en  ladicte 
ville  et  cbastelleuie  de  Tours.  Et  samblablement  ré- 
serva à  lui  les  services  et  bommaiges,  droits,  devoirs 
et  recongnoissances  qui  conipetoient  et  appartenoieut 
audit  d'Allencbon,  à  cause  de  la  comté  du  Perche, 
sur  touttes  les  terres  et  seignouries  de  Nogent-Re- 
trou*,  ses  appendances,  appartenances,  et  autres  terres 
appartenans  au  comte  du  Maine,  à  cause  de  la  com- 
tesse sa  femme.  El  pour  le  regard  des  autres  seignou- 
ries et  biens  immœubles  qui  furent  et  appartindrent 
audit  d'Âllenchon ,  le  Roy  les  laissa  el  voulut  qu'ilz 
fussent  et  demourassent  aux  enfans  dudit  d'Allenchon, 
ainsy  et  par  la  manière  qui  s'eosieut  :  c'est  assavoir  la 
comté,  terre  etseignourie  du  Perche,  pour  en  joyr 
par  le  seul  filz  dudït  d'Allenchon  ',  el  par  ses  hoirs 

i .  Saint-BUncaj,  dans  l'uTét.  C'est  Semblançay  (Indre-et-Loire). 
S.  Hogent-le-Botrou. 

3.  René,  comte  du  Perche,  si  cmellement  traité  plus  tard  par 
IxniisXI. 


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[1498]  '     DE  MATHIEU  lyESCOUCHT.  36) 

masles,  descendus  de  Son  corps  en  teal  mariage,  sans 
toutesfois  aucunes  dignitez  ne  prérogatives  de  parties  ', 
Et  quant  au  surplus  desdictes  terres  et  seigneuries  qui 
furent  et  appartinrent  audit  d'Atlencbon,  les  laissa  et 
v<Àt  que  elles  fussent  et  demourassent  ausdis  enfans 
d'Allenchon,  tant  masies  comme  femelles,  pour  en 
joyr  et  user  par  tesdis  enfans,  soubz  la  main  du  Roy, 
jusques  à  ce  'que  chascun  d'eulx  fussent  ea  aage;  et 
apprez  qu'ilz  seroient  aagez*,  par  leurs  mains,  comme 
de  leur  propre  chose,  et  par  leurs  hoirs  descendus  de 
leurs  corps  en  leal  mariage,  le  tout  selon  tescoustumes 
du  pays  où  lesdictes  terres  ou  seignouries  sont  scituées 
et  assizes. 

Et  apprez  touttes  ces  choses  ainsy  ffùctes  et  pronon- 
cées, le  Roy  l'envoya  par  viii  hommes  d'armes  et  zz 
de  ses  archiers*,  en  son  chastel  de  Loches,  en  fierry  ; 
et  pour  le  servir,  lui  fut  ordonné  son  barbier,  qui  es- 
toit  son  vallet  de  chambre*. 


i .  Poar  patrie  (pairie).  Texte  de  l'arrêt. 

2.  Majeurs. 

3.  IT  Tut  placé  sods  ta  garde  de  Guillaume  de  Ricarvîlle. 

4.  Voir  la  note  3  de  la  page  323.  Était-ce  Jean  Fermen  7 


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CHAPITRE  CXLVIII. 

De  certam  advis  qui  fut  enToyé  par  l'Empereur  au  duc 
de  Bourgoingne  touchant  le  fait  du  foiage  de  Turquie. 

Vous  avez  oy  par  cy  devant  comment  le  diic 
Phelïppe  de  Bourgoiagne  6st  son  veu  en  la  ville  de 
Lille,  et  aussy  pluseurs  nobles  de  ses  pays,  pour  le 
acompaingnier;  apprez  lesquelzveux  ainsi  fais,  l'Em- 
pereur envoia  audit  duc  ses  lettres  missives,  et  aveuc 
ce  certain  advis  sur  le  fait  dudit  voiage,  duquel  la  te- 
neur s'ensieut  '  : 

«  La  Magesté  Imperialle  dit  que,  pour  pourveoir  à  la 
chose  publique  contre  les  Turcqz  et  autres  ennemi^ 
de  la  Foy  salutaire  ',  à  quoy  est  très  neccessaïre,  il  faut 
ordonner  une  armée  grande  et  puissante  par  les  prin- 
ces crestiens,  et  que  elle  soit  preste  et  bien  ordonnée, 
en  lieu  et  au  plus  prez  des  Turcqz  que  faire  se  pouira, 
au  mois  d'avril  prochainement  venant.  Et  pour  ce 
que  ladicte  Magesté  Imperialle  se  vœult  empïoier  de 

1 .  Pai  i«va  ce  texte  sur  une  copie  du  temps  qui  se  trouve  dans 
le  Ms.  Colbert  744S',  f.  3^9  et  suivantes,  et  qui  m'a  fourni 
d'utiles  con-ecdons. —  Ce  texte  n'est  point  ici  à  sa  place.  Mathieu 
d'E&couchy  aurait  dû  le  joindre  à  son  rédt  du  voyage  du  duc  en 
Allemague  en  f  bS4,  car  c'est  évidemment  à  cette  date  qu'il  faut 
reporter  les  deux  pièces  qui  vont  suivre,  et  que  mentionne  le  clerc 
Meurin  dans  sa  lettre  aux  secrétaires  du  doc  restés  en  Bourgo^e. 

2.  Il  fant  lire  :  ■  Cresdenne.  ■ 


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[lUt4]  DE  MATHIED  D'BSCOUCHT.  S63 

toutte  sa  puissance  à  delTeodre  la  sainte  Fo;  cres- 
tîenne,  affio  que  tous  autres  princes  catholiques,  meis- 
mement  ceulx  qui  sont  subgez  à  l'Empire,  aient  cause 
de  l'ensicTyr*,  baille  ladicte  Magestë,  par  advertisse- 
ment,  ce  qui  s'ensieut. 

«  Premièrement,  est  besoing  que  l'armée  qui  se 
fera  et  assamblera  soit  telle,  sy  grande  et  si  puissante, 
que  elle  ne  soit  pas  seullement  soufïisante  pour  ré- 
sister aui  Turcqz  et  ennemis  de  la  Foy  creslieune,  mais 
pour  conquerra  les  pays  qu'ilz  ont  conquestez,  et  les 
chasser  hors  du  pays  d'Europe,  et  que  ladicte  armée 
soit  obéissante  à  ung  cappitaiune,  soubz  la  bannière 
de  la  crois  de*  l'Empire. 

H  lum,  qu'il  soit  pourveu  que  icelle  armée  soit  tel- 
lement ordonnée  qu'elle  puisse  durer  l'espace  de  trois 
ans,  se  besoing  en  est,  et  que  en  ceste  présente  an- 
née soit  faicte  provision  des  choses  neccessaires  à  la- 
dicte armée,  pour  la  première  année  à  venir,  et  que 
en  l'autre  année,  soit  pourveu  pour  la  deuxiesme  an- 
née; et  en  icelle  deuxiesme  année,  pour  la  tierce. 

■  Item,  pour  ladicte  année  assambler,  ladicte  Ma- 
gesté  imperialle  veut  que,  par  touttes  les  Allemaingnes 
et  pays  voisins  subgez  à  l'Empire,  xxx  niesnages  or- 
donneront deux  hommes  à  piet*,  armez  et  embaston- 
nez  soufGsamment,  à  passer  à  monstres,  et  par  cesie 
maniràv,  Peu  lèvera  et  assamblera  bien  deux  cens  mil 

1 .  Le  Hs.  ^oute  id  :  c  Et  soabz  correction  de  ceulx  qui  roui- 
ront coiiTeilir  pour  icelle  aaincte  besongne  acomplir  en  parti- 
CDËer.  ■ 

3.  Hs.  1  ■  Et  de.  > 

3.  Kb.  :  cOrdonneront  ung  homme  à  cheval  et  autres  xxx  mes- 
nages  ordotmeront  ong  homme  a  pié,  >  etc. 


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3S4  CHRONIQUE  [14Sb] 

hommes  combattans.  Hais  tadicle  estimacion  faicte, 
s'il  est  trouvé  que  ladicte  armée  ne  soit  pas  soufTi- 
sante,  c'est  le  plaisir  de  l'Imperialle  Magesté  que 
d'autre  nombre  au  dessoubz  de  xxx  niesnages,  l'en 
ordonne  ung  homme  à  cheval  et  deux  à  piel  pour 
parvenir  à  l'acomplissement  d'icelle  armée,  en  ce 
comprins  et  entendu  l'intencion  destlongres*  et  des 
BebaigDOBS*. 

u  Item,  que  les  princes  et  citez  de  l'Empire  pour- 
voyent  en  ceste  armée  de  bombaj^es*,  pierres , 
pouldres,  charriotz  et  aultres  convenables  engiens  de 
guerre,  selon  leur  puissance  et  condicion,  et  ce  dont 
ilz  vorront  servir  et  aydier,  aprester,  cœuilUr  et  mettre 
par  escript. 

«  /te/7),  que  es  Allemaingnes  avéra,  en  trois  lieux 
convenables,  depputez  et  ordonnez  trois  souffîsans 
princes  ou  autres  bien  expertz  en  armes,  ausquelz  se 
présenteront  tous  ceulx  qui  seront  ordonnez  et  choi- 
sis pour  aler  en  ladicte  armée,  pour  les  souffîsans  et 
bien  habilliez  faire  passer  les  monstres  et  les  non 
soudîsans  refuser  ;  et  que  lesdis  trois  depputez  puis- 
sent députer  et  ordonner  aultres  pour  lesdictes  mons- 
tres passer,  ainsy  qu'ilz  verront  que  besoing  sera. 

a  Item,  pareillement  soient  ordonnez  vi  personnes 
notables  pour  faire  tes  provisions  neccessaires  pour 
l'armée  dessusdicte,  assavoir  trois  de  sainte  Eglise  et 
trois  secuUiers,  en  trois  lieux  convenables  de  Aiïe- 
maingne,  en  tel  manière  que  les  deux  soient  en  une 
partie,  deux  en  la  seconde,  et  deux  en  la  tierce;  et 

i.  Hongrois, 

S.  Bohémiens. 

il.  Le  Ms,  ajante  ;  ■  Canons.  ■ 


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likHW]  DE  HATHIEl}  D'ESCOUCHT.  3«tt 

qu'ilz  ayent  puissance  de  ordonner  et  députer  aucuns 
soubz  eulx,  pour  pourveoir  à  ladicte  armée  de  vivres, 
d'argent  et  d'autres  choses  ueccessaires,  selon  que 
besoing  sera. 

M  Itenif  et  que  lesdis  six  pourvoieurs  et  leurs  dep- 
putez,  fassent  que  la  taille  ou  assiette  qui  se  fera  et 
prendra  soit  tellement  ordonnée  entre  les  riches  et 
les  povres,  selon  leur  faculté,  que  l'ung  ne  soit  grevé 
au  regard  de  l'aultre. 

«  Item,  que  l'en  intime  et  fasse  savoir  à  ta  sainteté 
de  nostre  saint  Père  le  Pape,  que  aveuc  le  Roy  d'Ar- 
ragoQ,  les  communaullez  de  Venise  et  de  Jennes,  et 
autres  de  Itallie,  soit  ordonné  une  armée  par  mer, 
apprestée  audit  mois  d'avril  prochainement  venant  ou 
destroit  de  Galiopoli,  pour  d'illec,  par  Metoteline', 
assallir  les  pays  de  Turquie. 

a  Jiem,  que  nostre  dit  saint  Père  le  Pape  vœuille 
ordonner,  par  le  moien  des  Venissiens,  que  Camar- 
rlan*,  Sarrasin,  qui  s'est  offert  d'aler  contre  le  Turcq 
ait  son  armée  preste  ouditmois  d'avril  prochain. 

H  Item,  pareillement,  que  nostre  dit  saint  Père 
vœuille  tant  faire  envers  le  Roy  des  Arabiens'  et  les 
crestiens  de  Georiques,  qu'ilz  veuUent  ordonner  et 
préparer  une  armée'  contre  le  Turcq  et  pareillement 
envers  i' Empereur  de  Trapessande',  crestien;  qu'ilz 
veullent  esmouvoir  ceulx  de  Racuse*,  Vulgarie,  Al- 

1 .  Hs.  :  ■  Hetelline.  » 

2.  Ms.  :  >  CarunaD.  > 

3.  Hs.  :  ■  Hiberiens.  > 

(i.  Le  Ms,  ajoute  :  ■  <le  Biberye.  > 
5.  Trébizonde. 
«.  Raguse. 


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866  CHROmQUE  [14S4] 

banie,  Damacye',  Croat,  Estdavonnie,  et'  faire  a[Hres- 
ter  pareilleriient  leur  arm^e  audit  mois  d'avril. 

«  lient-,  et  semble  que  l'armëe  de  l'Empire  et  celle 
de  Honguerie  se  devroient  assambler  et  mettre  leurs 
batailles,  et  fîcber  leurs  tentes  contre  les  plus  pro- 
chains Turcqz  de  la  Danolle*,  affm  qu'on  les  puit 
mieulx  secourir  et  de  gens  et  de  vivres,  en  desc^i- 
dant  par  tadicte  rivière. 

«  Item,  et  sarable  neccessaire  à  l'Empire*,  [que  pour 
acomplir*]  ceste  sainte  besoiugne,  touttes  querelles, 
meues  et  à  mouvoir  contre  l'Empire,  doivent  cesser, 
afHo  que  l'on  aye  union  et  paix  en  ceste  sainte  œuvre  ; 
et  est  par  intencion  d'ordonner  trêves  à  cinq  ans, 
coramencaus  icelles  trêves  au  jour  de  Noël  prochai- 
nement venant,  sans  les  enfraindre,  à  certaines  et 
grosses  amendes  et  paines ,  afHn  que  toutte  voye  de 
fait  soit  ostëe,  et  justice  seullement  ayt  Ueu  et  soit 
monstrée'  à  ung  chascun. 

<f  Ilem,  a  voulu  et  proposé  que  quiconque  atten- 
teroit  ou  enfraindroit  par  voies  de  fait  tesdictes  trêves, 
qu'il  escherroit  en  la  painneet  seroitpùgnydu  crime\ 
et  habaudonné  par  ban  impérial  ;  et  que  en  quelque 
lieu  impérial  qui  fust  trouvé,  fut  prins,  justicië  et  exé- 
cuté comme  de  lêse-magesté;  et  que  ceulz  qui  les  re- 


1.  Dalmade. 

2.  Us.  :  >  &.  > 

3.  Godefroy  :  M.  du  Danube.   Hs.  :  ■  De  Ift  rivière  de  U 
Dunoue.  » 

4.  Ms.  :  ■  l'Ëiiipereur.  > 

5.  Omission  du  Ua.  Sorbonne. 

6.  Us.  :  ■  Administrée.  » 

7.  Us.  *.  ■  De  lise  majesté.  ■ 


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[1454]  DE  MATHIEU  D-ESCOUCHY.  ,367 

cepvroQt,  conduiront,  ou  bailleroot  confort  ou  ayde, 
fussent  pugnis  de  samblable  peine  comme  dessus. 

o  /tem,  et  donnera  l'empereur  previlleige  à  ceuK 
qui  iront  en  ladicte  armëe  que  leurs  seignouries , 
maisDÎes,  et  biens  quelzconques,  pour  lesdis  cinq  ans, 
seront  en  la  sauve  garde  impériale,  en  telle  manière 
que  par  justice  l'on  ne  les  porra  travaillier  depuis  le 
parlement,  par  action  personnelle  ou  réelle,  eulx,  ne 
leurs  biens,  moyennant  que  durant  l'armée,  et  para- 
vant,  ilz  ne  se  départent  ou  s'en  fuient.  Mais  s'il  ad- 
venoit  que  ladicte  année  se  desfit  devaot  lesdis  cinq 
ans  passez,  neantmoins  s'y  voeult  l'empereur  que  ledit 
previlleige  vaille,  depuis  que  ladicte  armée  sera  def- 
faite,  par  tout  l'an  ensievant;  ne  durant  ladicte  armée, 
usures  n'aront  cours  contre  ceulx  qui  seront  ou  au- 
ront esté  audit  saint  voiage,  par  la  manière  dessus 
dicte. 

altem,  et  afiio  que  touttes  gens  ayent  meilleure 
voullenté  d'aler  oudit  âaint  voiage,  par  la  manière 
dessusdicte,  pour  deffendre  la  sainte  Foy  crestienae, 
il  samble  que  les  prelatz  de  sainte  Eglise  devroient 
faire  publier  la  bulle  de  nostre  saint  Père  le  Pape, 
qui  se  nomme  et  appelle  la  Croisie,  ung  chascuti  à  ses 
suivez,  et  le  exposer  et  divulguer  à  grant  devocion  et 
révérence ,  pour  esmouvoir  leurs  cœurs  oudit  saint 
voiage. 

«  Item  y  et  alHn  que  touttes  ces  cboses  et  autres 
pertinentes  à  ceste  matière,  et  samblablement  pluseurs 
autres  cboses  pour  le  bien  de  l'Empire ,  de  justice  et 
le  bien  du  paya ,  soient  mieulx  ordonnez ,  l'imperialle 
Magesté  a  ordonné  une  autre  journée  pour  convenir 
à  Franquefort,  à  la  nativtlé  de  Nostre  Dame  prochai- 


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3«S  CHRONIQUE  [1(,94] 

nemeat  Tenant,  là  où  les  esliseurs'  de  l'Empire  [et 
autres  princes,  comtes,  barons  et  communaultez  du 
saint  Empire  se  trouvent ,  et  où  les  aivbaxadeurs  ] 
ayent  plainière  puissance  de  euU  ,  pour  besoingnier 
en  ceste  matière,  et  instruits,  tant  du  nombre  des 
personnes  comme  des  autres  choses  dessusdictes  ;  et 
que  à  tadicte  journée  ,  ledit  duc  de  Bourgoingne  ou 
ses  ambaxadeurs ,  lequel  qu'il  lui  plaira  pour  le  mieulx, 
De  veulle  faillir  d'y  estre  ;  ainsy  aux  ambaxadeurs  du 
duc  de  Savoye ,  qu'ilz  lui  veulent  rapporter  ce  qui  sera 
fait  et  ordonner  par  decha ,  et  qu'ilz  veuillent  induîrre 
que  lui  ou  sesdis  ambaxadeurs ,  soient  à  ladicte  jour^ 
née,  et  soy  comme  prince  crestien  représenter, 

«  Item,  à  ladicte  journée  de  Franquefort,  la  Ma- 
gesté  imperialte  avéra  ses  ambaxadeurs  fumis  de  la 
plainière  puissance ,  tant  pour  les  choses  concernantes 
à  ladicte  armée,  comme  celles  touchant  l'honneur  et 
proiUfit  de  l'Empire  ;  et  que,  pendant  ledit  temps,  les 
besoingnes  et  affaires  fussent  disposées  tellement,  que 
l'Empereur  peust  estre  en  personne,  comme  il  en  a 
très  grant  désir;  et  fera  savoir  en  temps  convenable 
s'il  sera  à  Franquefort  ou  à  Turembois  *;  et  s'il  ne  le  fait 
savoir,  ladicte  journée  se  tenra  à  Franquefort. 

«Item,  laMagesté  Imperialle admoneste l'arabaxade 
du  Roy  de  Poullenne,  de  rapporter  audit  Roy  ceste 
conclusion ,  et  le  induîrre  qu'il  veulle  rescripre  com- 
bien de  gens,  en  quel  tempset  en  quel  lieu,  sera  son  in- 
teucion  dedressiersonarméepourayderlacrestienté. 

«Item,  finablemeut,  samble  expédient  et  conve- 

i.  Ëlecteun. 

2.  liMs  Nummberg  (Us.  IJtUS'}.  Godefro;  :  -  Ou  ailleaj^.  ■ 


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[1454]  DE  MATHIEU  D'ESCOUCHT.  _        36» 

Dable  que  les  choses  dessiisdictes  soient  intimez  aux 
Roys  de  France  ,  d'Englelerre  ,  de  Castille  ,  de  Hon- 
guerie,  de  Boesme,  d'Arragon,  de  Portugal ,  de  Na- 
varre ,  de  Danemarc  et  de  Survuervecghe  ',  affin  que, 
de  leur  grant  pooir ,  Uz  veuillent  ordonner  et  dispo- 
ser leurs  armées  pour  aydier  et  secourir  la  crestienté, 
et  que  les  ennemis  de  la  Foy  soient  tant  plus  desroiez 
et  debouttez  hors  des  mettes  et  limittes  des  cresUens, 
par  la  force  de  la  union  des  catholiques,  entrepre- 
neurs *  contre  eulx  *. 

a  Item ,  et  que  les  choses  que  on  mènera  pour  la 
□eccessité  et  besoing  de  l'armée,  soient  menées  fran- 
cement,  sans  charge  de  payer  aucunes  gabelles,  pas- 
sages, ou  autres  quelzconques  exactions,  et  sans  aucun 
empeschement. 

V  I^m  ,  et  soit  pourreu  que  ceulx  qui  seront  à  la- 
dicte  armée,  ayent  vivres  à  soufÏÏsance  et  autres  choses 
neccessaires  pour  leur  argent,  et  qu'ilz  ne  fassent 
dommaige  à  quelque  personne  es  terres  et  pays  oîi 
ilz  passeront  ;  et  soit  aussi  pourveu  que  les  bombardes 
et  autres  engiens,  qui  seront  menez  oudit  saint  voiage, 
soient  ramenez  seurement  et  sans  empeschement.  d 
Aiusy  et  par  ceste  manière ,  fut  envoyé  icellui  advis 
par  l'Empire  *  des  Romains.audit  duc  de  Bourgoingne. 
Sur  lequel  advis  ses  ambaxadeurs  estans  à  Razebourg 
6rent  responce  par  escript,  en  la  fourme  qui  s'ensieut  : 
n  Monseigneur  le  duc  de  Boui^oingne  a  veu  les  let- 

i .  Goàetroj  :  ■  de  Suède.  >  Ms,  :  ■  de  Suèce  et  de  Norn- 
wège.  » 

2.  Hs  :  c  En  procédant.  * 

3.  La  copie  da  Ms.  IkkS*  s'arrête  ici. 
k.  Goàehay  :  l'Emperear. 


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370  CHRONIQUE  [iktk] 

très  de  Tempereur  ,  par  lesquelles  il  lui  mandoit  qu'il 
fut  en  personne  en  la  cité  de  Ransebourg  ',  sur  le  fait 
de  la  provision  qui  est  neccessaire  à  mettre  pour  le  se- 
cours de  la  sainte  Foy  crestienne,  veu  la  neccessité  de 
nostre  sainte  Foy,  comme  il  est  bien  au  loDg  declairté 
et  contenu  èsdictes  lettres ,  lesquelles  mondit  seigneur 
a  receues  voulenliera  et  en  grant  révérence  ;  et  a  esté 
et  est  très  desplaisant  des  injures  faictes  et  commises 
par  ce  très  faulx  et  cruel  seigneur  de  Turquie,  blas- 
pbemeurduDom  de  Jhesus-Crist,  etennemy  de  la  Foy 
catholique,  dont  lesdictes  lettres  font  expresse  men- 
cion  ;  èsquelles  lettres,  entre  autres  choses,  est  con- 
tenu que  mondit  seigneur  ne  se  tienne  pour  grevé  de 
venir  en  sa  personne  jusques  en  ceste  dté  de  Ranse- 
bout^,  qui  a  autresfois  offert  pour  ceste  cause  person- 
nellement passer  en  Asie. 

«  Le  contenu  desquelles  lettres  bien  veu  et  en- 
tendu, nostre  très  redoubté  seigneur  monseigneur 
le  duc  a  toIu  habandonner  tous  ses  pays  et  seignou- 
ries ,  et  ses  gens  et  pesantes  affaires,  en  obéissant  au 
commandement  de  l'Empereur ,  son  seigneur  ,  et  est 
voulenliers  venu,  veu  la  neccessité  de  la  sainte  Foy  ca- 
tholique ,  car  riens  ne  lui  est  si  chier ,  apprez  Dieu  et 
le  salut  de  son  ame,  que  à  son  honneur  obéir  à  son 
prince ,  et  soy  employer  à  la  delTence  de  nostre  sainte 
Foy  crestienne.  Pour  laquelle  cause,  comme  il  est  con- 
tenu èsdictes  lettres,  il  s'est  offert  de  passer  jusques 
en  Asie,  se  les  princes  crestiens  à  ce  se  dîsposoient, 
et  que  les  pays  et  seignouries  que  Dieu  lui  a  donné  et 
commis  au  gouvernement ,  fussent  et  démoulassent 

i.  lUUsboniie. 


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[1484]  DE  MATHIEU  D'ESCOUCHT.  371 

en  son  absence  en  seurté.  Pour  laquelle  chose  il  a  fait 
puis  aucuD  temps  pluseurs  grans  dîlligences,  tant  de 
grandes  et  puissantes  armées  sur  mer,  comme  de  do- 
labtes  et  sollempnelles  ambaxades  à  nostre  très  saint 
Père  le  Pape,  à  l'Empereur,  et  aux  Roys  de  Hongue- 
rie  et  de  PouUennes ,  et  pareillement  aux  Roys  de 
France  '  et  d'Engleterre  ,  d'Arragon ,  et  ailleurs ,  et  à 
pluseurs,  comme  il  est  à  moult  de  gens  notoire.  Et 
n'est  en  riens  diminuée  ne  amenrîe  sa  voulentë  et  de- 
sir,  mais  demeure  et  persévère  en  icelle  plus  que 
onques.  Sy  est  icy  venu  en  personne  par  très  loingtain 
voyage ,  c'est  assavoir  des  marches  de  Flandres  au 
pays  de  Bourgoingne  '  ;  de  là  es  pays  d'Allemaingne, 
par  les  terres  et  régions  d' Anates*,  de  Sommaire*  et  de 
Bavière ,  et  par  les  citez  et  bonnes  villes  de  l'Empire. 
Par  lesquelz  pays  d'Allemaingne  il  a  esté ,  la  grâce  à 
Dieu  et  mercy  aux  nobles  princes  et  seigneurs  et 
bonnes  villes  desdispays,  moult  notablement  et  gran- 
dement receu,  dont  il  les  mercie  tant  afTectueusement 
qu'il  peut ,  soy  ofTrant  en  leurs  services  et  plaisirs , 
en  tout  ce  qui  lui  sera  possible. 

a  Item,  apprez  avoir  oy  ce  que  de  la  part  de  l'Im- 
perialle  Magesté  a  esté  proposé,  premier  par  la  bouche 
de  révérend  père  en  Dieu  l'evesque  de  Sains*,  con- 
sequemment  par  révérend  père  en  Dieu  le  cardinal 
de  Saint  Pierre  aux  Uens*;  oy  aussy  pareillement  ce 

1 .  Hs.  :  <■  Au  très-crestien  Roy  de  France.  ■ 

3.  Hs.  :  >  eD  son  pays  de 

3.  D'Alsace.  Il  7  a  dans  le  Ms.  :  Autriche, 
k.  De  Sonabe. 

5.  Ms.  :  Seva.  Godefroy  :  ■  Peut-être  Suueria  *  (Schwerin). 

6.  Nicolas  de  Cusa. 


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372  CHRONIQUE  [IhM] 

que  de  par  nostre  saint  Père  le  Pape  a  esté  dit  et  pro- 
posé par  révérend  père  en  Dieu  l'evesque  de  Pavie', 
légat  appostolique,  dont  il  se  passe  faire  recitacion, 
car  cbascun  le  peult  avoir  freschement  en  mémoire  ; 
s  Item^  aussy  veu  la  cedulle  baillié,  par  manière 
d'advis,  par  tous,  très  révérends  pères,  magnifiques 
seigneurs,  orateurs  et  légaux  de  la  partie  de  l'Impe- 
rialle  Magesté,  nostre  dit  très  redoublé  seigneur  mou- 
seigneur  te  duc  eust  esté  moult  voulentiers  en  sa  per- 
sonue  en  tous  tes  consaulx  et  convencions  qui  se  sont 
tenus  sur  ceste  malère,  se  ne  fut  l'empeschement  de 
maladie  que  vous  savez  qu'il  a  eu  par  ces  jours,  et 
meismement  à  la  dernière  journée,  qui  fut  samedy 
dernier  passé,  à  laquelle,  obstant  sa  maladie,  il  ne 
peut  estre  ne  comparoir,  mais  y  envoya  des  gens  de 
son  conseil,  qui  de  tout  lui  ont  fait  le  rapport;  sur 
quoy  il  s'est  conclud  sur  le  fait  de  ladicte  cedulle , 
aveuc  messeigneurs  et  autres  ambaxadeurs  des  sei- 
gneurs et  communautez  qui  sont  cy  presens,  en  la 
manière  que  de  par  eulx  vous  a  esté  premièrement  re- 
cité ;  par  quoy  il  suppose  que  t'Imperiatle  Hagesté  sera 
en  sa.  personne  à  ladicte  journée  comprinse  en  icelte 
cedulle;  car  sa  présence  est  moult  neccessaire  au  bien 
de  la  matière.  Et  samble  cbose  très  difTicille  .de  y 
prendre  bonne  conclusion,  en  l'absence  de  l'Impe- 
rîalle  Magesté.  Et  se  par  aucun  lui  estoit  fait  ou  donné 
■rouble  ou  empeschement,  par  quoy  il  ne  peust  ou 
ayt  occaàon  de  non  estre  à  ladicte  journée,  il  samble 
à  mondit  seigneur  le  duc  que  vous  tous,  messeigneurs, 


1.  Paris t  dans  le  Ms.  Sorbonne.  Jean  de  Gaadglione,  évéque 
de  Pavie. 


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[14S4]  DE  MATHIEU  D'ESCOUCUT.  373 

qui  estes  icy,  devez  labourer  et  travaillier  de  vos 
pooirs  que  telz  empeschemeos  lui  soient  ostez;  à  quoy 
mondit  seigneur  s'emploiroit  très  voulentiers  avec 
vous,  messeigneurs,  dessus  nommez. 

«  Et  apprez  dit  que,  pour  ce  qu'il  est  de  très  long- 
tain  pays  et  que  depuis  son  partement  il  a  sceu  que 
les  'Ànglois  ont  envahi  auciuis  de  ses  suivez  et  sei- 
gnouries,  pillië  et  robbé  son  pays,  ars,  brûlé,  tué  gens, 
prins  prisonniers,  et  fait  tourtes  œuvres  qui  sont  com- 
munes en  guerre  ouverte,  et  tout  sur  trêves  et  aeurté 
qu'il  Guidoit  avoir  bonnes  et  seures  à  eulx,  et  ne  sait 
eo  quelle  disposicion  il  trouvera  sesdis  pays;  pour  les- 
quelles causes,  et  aussy  qu'il  a  intencion  de  labourer 
devers  ses  subgez  à  execucion  de  ladicte  ceduUe  au 
bien  de  ladicte  matière,  il  ne  lui  est  bonnement  pos- 
sible estre  en  sa  personne  à  ladicte  journée,  à  laquelle 
toutesfois  envoyera  ses  notables  ambaxadeurs,  à  plai- 
nière  puissance  de  Faire  et  conclurre  sur  le  fait  de  la- 
dicte ceduUe  et  autrement,  touchant  le  fait  de  cesie 
sainte  matière,  de  tout  ce  qui  y  appartenra  et  que 
besoing  sera.  Mais,  pour  ce  qu'il  est  tcy  présent,  il 
veult  dès  maintenant  ouvrir  et  declairier  son  inten- 
cion et  voulenté  touchant  ceste  matère,  et  comme  il 
feroit  s'il  estoit  en  personne  à  ladicte  journée,  ainsy 
qu'il  avoit  chargié  et  ordonné  à  ses  ambaxadeurs  dire 
de  par  lui  s'il  eusl  esté  occuppé  tellement  qu'il  ne  peust 
icy  personnellement  estre. 

«  Item,  dit  premiers  :  que  pour  l'honneur  et  ser- 
vice de  Dieu  son  benoist  créateur,  pour  la  deffence  de 
nostre  Foy  crestienne,  et  l'exaltacion  du  très  glorieux. 
nom  de  Nostre  Saulveur  Jliesus-Crist,  s'il  plaist  à 
rimperialle  Magesté  entreprenre  le  saint  voyage,  en  sa 


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374  CBROiaQUE  [UM] 

personne,  encontre  le  Turcq  ennemy  de  la  Crois  et  de 
nostre  sainte  Foy  creslienne  [et  se  faire  chief  de  l'armée 
cresticnne]  ',  mondit  très  redoublé  seigneur  te  servira 
et  acompaingnera  en  sa  personne,  acompaîognié  de 
sa  chevallerie,  en  la  meilleure  puissance  que  possible 
lui  sera,  et  n'y  espargnera  corps  ne  cbevance,  ne  les 
biens  que  Dieu  lui  a  prestez. 

«  Secondement,  il  dit  :  que,  veu  et  considéré  que 
le  Roy  de  Honguerié  est  le  plus  prochain  présent,  se 
rimperialle  Magesté  ne  esloit  disposée  en  sa  personne 
emprendre  ceste  très  sainte  euvre,  et  le  très  excellent 
et  très  noble  Roy  de  Honguerié  et  de  Boesme,  ouquel 
mondit  seigneur  est  sy  prochain  parent  que  vous, 
messeigneurs,  savez,  se  il  se  vouloit  disposer  que,  veu 
sa  josnesse ,  ilz  prinssent  les  armes  premiers  et  Bst  sa 
première  armée  en  sa  personne  contre  ledit*  ennemy 
de  Dieu  et  de  nostre  Foy  catholique,  qui  lui  seroit 
chose  méritoire  envers  Dieu  et  en  perpétuelle  gloire 
en  ce  monde,  mondit  seigneur  lui  [acompaingnera  en 
personne,  garny  et  sievy  de  gens  le  mieuU  que  Dieu 
lui  donra  puissance,'  et  n'y]  espargnera  son  corps  ne 
M  chevance.  .  ,   ^ 

«  Tiercemement,  dit  :  'que  s'il  advenoit  (que  Dieu 
ne  vœuUe!)  que  rimperialle  Magesté  et  le  Roy  de  Hon- 
guerié et  de  Boesme  ne  entrepreingnent  ceste  sainte 
euvre,  et  les  autres  princes  crestieus  l'entrepreignent 
à  puissance  convenable  comme  est  requis  en  tel  cas, 

1 .  Omission  du  Ms.  Sorbonne.  Le  Ms.  lUkS*  ajoute  id  :  ■  Comme 
à  lui  principal emeot  appartient  comnie  advoé  ou  protecteur  de 
uincie  Eglise  et  de  nostre  saincte  Foy  catholique.  ■ 

i.  Ms.  :  c  Contre  ledit  Grant  Turcq,  cruel  tirant,  ennemy  de 
Dieu,  ■  etc. 


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tliSi]  DE  HATHIEl]  lyESCOUCHT.  378 

mondit  semeur  le  duc  les  y  acompaingnera  et  sy  em- 
ployera  de  sod  corps  et  de  sa  cbevance,  atoutte  la 
puissance  que  Dieu  lui  vorra  administrer,  pourveu 
toutesfois  que  au  regard  des  offres  dessusdictes,  U 
n'ayt  empeschemeat  tel  et  s;  évident  que  tout  le 
monde  congnoisse  et  puisse  jugier  que  ce  n'est  pas  par 
scm  delFault,  laquelle  chose  lui  seroit  la  plus  desptai- 
santé  que  en  ce  monde  lui  peust  advenir;  ouquel  cas 
il  y  envoyeroit  aucun  prince  ou  seigneur  de  son  sanc, 
acompaingnié  de  telle  puissance  que  bonnement  lui 
seroit  possible. 

n  Sy  vous  prie  et  requiers  mondit  seigneur,  que  de 
ceste  responce  vœullez  faire  voslre  rapport  à  l'Impe- 
rialle  Magesté,  et  le  prendre  et  accepter  en  gré  et  le 
interpréter  en  tout  bien;  et  vous  en  exhorte,  très 
nobles  princes,  que  ayez  regard  et  vous  souvienne  des 
grans  grâces  et  prééminences  que  Dieu  vous  a  donn^ 
sur  les  bommes,  par  quoy  vous  régnez  et  seignourissez 
sur  eulx,  et  ne  vœullez  soufTrir  l'opprobe  que  on  fait 
à  cellui  dont  tous  les  biens  vous  viennent,  et  par  quoy 
vous  avez  vie  et.  estât  ou  monde,  et  que  vouldriez 
souffrir  pour  vostre  honneur  garder  de  la  folle  injure 
de  ung  Tostre  serviteur  *.  Et  vous,  très  reverens  et  ma 
gnifiques  seigneurs,  orateurs  des  princes  et  commu- 
nauUez  de  ceste  inclîte  nacion,  souvenez  vous  du  sang 
de  vos  progenlleurs  cruellement  par  les  mains  des 
Turcqz  respandu,  et  n'oubliez  à  le  veogier,  aveuc 
cellui  de  vostre  seigneur  rédempteur  nostre  benoist 
Saulveur  Jhesus-Crist,  qui  sur  toultes  nacions  à  vous 
prochaines  et  voisines  vous  faictes  croistre  et  multi- 

1.  Ml.  :  <  La  foulle  et  iqjure  de  vostre  Sanveor.  > 


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376  CHBONIQUE  [1459] 

plier  en  puissance  et  en  richesse;  et  évitez  le  très  re- 
prochable'  crime  de  ingratitude,  par  laquelle  la  divine 
justice  pma  l'iograt  non  chalant  serviteur  du  bien  et 
gré  que  Dieu  lui  avoit  fait  et  avoit  offert*.  Et  n'est  à 
redoubter  la  puissance  de  ce  cruel  tirant;  car  Dieu, 
duquel  vous  portez  la  querelle,  a  encores  en  son  ser- 
vice l'ange  du  ciel  qui,  tout  seul,  mist  à  mort  trois  cens 
et  cinquante  mil  hommes  en  l'est  du  tirant  et  très 
puissant  Cenacerip*,  et  lequel,  sans  double,  comba- 
tera  pour  vous,  et  remporterez  la  victoire,  l'onneur 
et  la  gloire*.  » 


CHAPITRE  CXUX. 

De  l'ambazade  que  le  duc  de  Boui^ingne  envoya  devers 
nostxe  Saint  Père  le  Pape. 

Vous  avez  oy  pluseurs  fois  parler  par  cy  devant  des 
manières  que  on  a  tenues  sur  le  fait  du  saint  voyage 
qui  se  doit  faire  en  Turquie.  Et  en  persévérant  en 
icellui,  le  duc  de  fioui^oingne,  au  commencement  de 

1.  Us.  :  ■  Espovenlable.  » 

X.  Hs.  :  ■  Qne  Dieu  lui  avoit  fait  quant  il  lui  osta  l'administra- 
cion  qu'il  avoit  inhultillement  gouverné,  et  la  bailla  à  celluï  qui 
la  scent  faire  multiplier  :  aafferu  iniquitatem  meam,  etc.  ■ 

3.  Sennacherib,  Il  y  a  dans  le  Us.  :  Senath^ar, 

k.  Ms.  :  ■  Et  rapporterez  de  sa  victoire  et  l'onneur  et  la 
gloire.  . 


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[14K9]  DE  HATHIKV  D-ESCOUCHT.  377 

ceste  aDoée  ux,  envoya  le  duc  de  Clèves,  messice 
Jeban  de  Croy,  seigneur  de  Chîmay,  le  seigneur  de 
Bergues  sur  le  Zon',  et  aucunef  gens  de  son  conseil 
devers  nostre  saint  Père  le  Pape*,  pour  le  fut  dudit 
saint  voyage,  en  la  ville  de  Mantua*,  qui  illec,  pour 
ceste  cause,  tenoit  unejoumée,  car  il  avoit  mandé  aler 
vers  lui  audit  lieu  pluseurs  grans  seigneurs  et  prioces, 
pour  le  fait  dudit  saint  voiage.  Et  pour  ce  que,  en  alant 
à  ladicte  journée,  iceulx  ambaxadeurs  furent,  pour 
l'honneur  dudit  duc  leur  seigneur,  festoiez  par  plu- 
seurs manières,  vous  en  vceul  ung  petit  donner  d'ad- 
vertissement,  sellon  la  rellacion  qui  m'en  a  esté  faicte 
par  aucuns  notables  seigneurs  et  gentilz  hommes  d'i- 
celle  ambasade. 

Premiers  est  vray  que,  quant  lesdis  ambaxadeurs 
furent  arrivez  en  une  ville  qui  s'appelle  Versay*, 
qui  est  la  dernière  ville  de  la  duchié  de  Savoye  et 
entrée  du  duchié  de  Millan,  en  laquelle  séjournèrent 
jour  et  demy,  pendant  lequel  temps  ledit  duc  de  Millan 
eut  nouvelles  de  leur  venue,  qui  avoit  grant  voulenté 
de  les  recevoir  et  festoier  pour  l'honneur  dudit  duc  de 
Boui^oingne;  car  quant  il  fut  adcertenéqueicelle  am- 
baxade  prenoit  son  chemin  par  sadicte  ville  de  Millan, 
envoya  de  ses  gens  jusques  à  l'entrée  de  son  pays  faire 
commendement  aux  bostelains',  que  de  la  despence 
que  icelle  ambaxade  feroit,  ils  n'en  priussent  aucune 
chose,  et  que  de  tout  ce  qu'ilz  demanderoîent  on  ne 

1.  Berg-op-Zoom. 

2.  Pien. 

3.  Hantone. 
k.  Tercelli. 
S.  H&teliers. 


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378  CHROinQim  [1l>89] 

leur  fîst  aucun  reflus;  etainsy  en  fut  fait  jusques  en 
ladicte  ville  de  Hillan. 

Itern,  ledit  duc,  sachant  ladicte  ambaxade  ainsy 
approcher  icelle  ladicte  ville,  envoya  le  comte  Gallia 
de  Pavie',  son  aîsn^  filz  et  héritier,  audevant  d'icelle, 
acompaingoié  de  pluseurs  nobles  hommes  en  nombre  de 
nu"  chevauU,  plus  de  vi  milles  loingdudit  Millan,  que 
on  porroit  estimer,  en  ces  marches,  trois  lieues  ou  en- 
viron. Et  quant  il  ot  trouvé  lesdis  ambaïadeurs  et  qu'il 
congneut  ledit  duc  deClèves,  descendit  de  son  cheval, 
se  raist  à  genoulx  jusques  à  terre  et  le  salua  :  et  ce 
fait,  aussy  descendit  icellui  duc  de  Clèves,  le  print  par 
la  main;  et  puis  remontèrent  à  cheval,  et  fit  la  révé- 
rence, aux  autres  seigneurs  de  ladicte  ambaxade,  selon 
ce  que  à  chascun  appartenoit.  Et  tirrèrent  ensamble 
jusques  environ  deux  milles  prez  de  ladicte  ville  de 
Millau,  ouquel  Ueu ledit  duc  arriva  en  personne,  acom- 
paingné  de  pluseurs  chevalliers  et  escuiers  en  grant 
nombre,  et  de  pluseurs  trompettes  et  menestreux,  oij 
il  trouva  iceulx  ambaxadeurs.  Mais  par  le  terrible  et 
fort  temps  qu'il  fîst  lors,  tant  de  la  pluie,  gresle,  comme 
pierres  qui  cheurent  du  ciel,  aveuc  grant  orage  qu'il 
faisoit  lors,  et  que,  selon  la  rellacion  de  ceulx  du  pays, 
onques  n'avoieot  veu  en  leur  temps  telle  horriblelé  en 
leur  pays,  à  ceste  cause  ne  fu-ent  lesdis  seigneurs 
guères  de  cérémonies  les  ungz  aux  autres,  fors  prendre 
l'un  l'autre  par  la  main,  eulx  estans  à  cheval.  Et  com- 
bien que  ledit  duc  de  Clèves,  qui  estoitchlef  de  ladicte 
ambaxade,  se  eflorcha  fort  de  voloir  mettre  ledit  duc 
de  Milian  au  dessus  de  lui,  il  ne  le  volut  onques  con- 

\ .  Galeas-Harie  Sforaa ,  comte  de  Pavie. 


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[1459]  DE  MATHIEU  D'ESCOUCBT.  379 

sentir.  Et  aîusy  allèrent  ensamble  jtisques  à  ladicte 
ville  de  Millan,  et  eulx  itlec  aiosy  arrivez,  icellui  duc 
mena  lesdis  de  Clèves,  de  Chimay  et  de  Bergues,  lo- 
gier  en  son  paltais,  et  les  autres  de  ladicte  ambaxade 
furent  logiez  en  ung  autre  sien  hostel  en  la  ville.  Ou- 
quel  palais,  lesdis  seigneurs  et  les  autres  au  dessoubz 
trouvèrent  leurs  chambres  richement  parez  et  ordon- 
nez, aveuc  bon  feu  pour  les  raffreschir,  qui  leur  fut 
bien  séant.  Et  puis,  tantost  apprez,  le  soupper  fût 
prest.  Et  le  lendemain,  qui  fut  par  ung  samedy 
lui'  jour  d'aoust,  iceulx  ambasadeurs  allèrent  à  la 
messe  à  la  grant  eghse,  richement  vestus  et  habilliez, 
chascun  selon  son  estât;  dlsnèrent et  souppèrent  audit 
pallais.  Et  apprez  soupper,  ledit  duc  les  mena  veoir 
son  chasiel  qu'il  avoit  fait  faire  tout  neuf,  qui  leur 
sambloit  ung  des  beaux  chasteaux  et  forts  que  on  por- 
roit  veoir.  Et  tousjours  icellui  de  Millan  mettoit  ledit 
duc  de  Clèves  au  dessus  de  lui,  et  aloit  apprezliii  deux 
ou  trois  pas;  et  quant  icellui  de  Qèves  le  tiroit  et 
voloit  faire  aler  emprez  soy,  ne  voloit  aler,  et  disoit 
qu'il  n'estoit  pas  assez  bon  pour  aller  apprez  lui,  et 
qu'il  se  congnoissoit  bien  dont  il  estoit  venu.  Et  à  la 
vérité,  en  ce  faisant,  il  faisoit  honnourablement,  car 
jà  fust  qu'il  fust  duc  d'icelte  duchié  de  Millan,  si  estoit- 
il  venu  de  petitte  generacion  au  regarfl  dudit  duc  de 
Gèves,  et  si  lenoit  ladicte  duchié  plus  par  force  et 
puissance  qu'il  ne  faisoit  de  droit,  et  disoient  pluseurs 
que  icelle  devoit  appartenir  à  Charles,  duc  d'Orléans, 
cousin  germain  du  Roy  Charles.  Et,  en  cest  estât, 
widèrent  dudit  chastel,  et  allèrent  à  l'esbat  aux  champs, 
par  une  des  portes  d'icellui,  pu  ilz  trouvèrent  petis 
chiens  courans,  chassans  aux  lièvres-,  et  si  tost  qu'il 


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380  CHHONIQTJR  [1  llS^ 

eu  levoit  ung,  y  avoit  trois  ou  quatre  lévriers,  à  cheval 
derrière  hommes,  qui  sailloient  et  prenoieot  les  lièvres 
à  la  course. 

Le  dimence  ensievant,  îcellui  de  Clèves,  qui  avoit 
fait  faire  ung  hahilleraent  pour  son  corps  à  la  fachou 
de  Lorabardie  et  du  pays,  qu'il  porta  ce  jour,  dont 
ceulx  de  Ij  ville  furent  moult  joyeux  et  contens;  et 
disoèrent  lesdis  seigneurs  et  leurs  gens  audit  pallaîs. 
Ouquel  disner  ot  pluseurs  chantres,  trompettes  et  cla. 
rons,  lucz',  harpes  et  autres  instrumens  de  l'hoslel  du- 
dit  duc,  qui  y  juèrent  durant  ledit  disner.  Et  apprez 
le  disner,  les  dames  alèrent  veoir  ledit  duc  de  Clèves  et 
les  autres  seigneurs,  c'est  assavoir  la  mère  du  duc,  la 
mère  de  la  duchesse,  la  fille  du  duc,  qui  estoil  espousée 
au  filz  du  Roy  d'Arragon,  une  autre  belle  fille  et  quatre 
autres  pelit-filz,  tous  enfans  dudit  duc  de  MUlau  ',  et  en 
leur  compaingnie  de  viàviii°dames'quedamoiseltes, 
entre  lesquelles  y  avoit  de  très  belles  filles  esquises  en 

1.  Lntfas. 

2.  Il  n'est  pas  très  aisé  de  débrouiller  toutes  ces  pareotés.  La 
mère  de  Sforza  était  Lucie  Trozana,  que  Giacomnzio  Sforza  araît 
mariée,  après  en  avoir  eu  plusieurs  enfants  illégitimes.  Est-ce  elle 
qui  se  trouvait  à  la  cour  de  son  fils?  Elle  aurait  eu  alors  près  de 
quatre-vingts  ans.  La  ducbesse  Blancfae-Marie  était  Glle  naturelle 
du  duc  Philippe-Marie.  Il  n'est  pas  probable  qu'elle  eût  sa  mère 
près  d'elle.  Les  filles  de  Sforza  mention  nées  ici  sont  :  1°  Hippolyte, 
née  en  l^^S,  et  mariée  le  10  octobre  IdSIÎ  à  Alphonse  d'Aragon, 
duc  de  Calabre,  fils  de  Ferdinand  d'Aragon,  roi  de  Naples  et  de 
Sicile,  concurrent  du  roi  René.  3*  Elisabeth,  qui  épousa  Guillaume, 
marquis  de  Hontferrat.  Les  quatre  petit-fiit  sont  :  Philippe-Ma- 
rie, né  en  MtWi;  Sforza-Marïe ,  né  en  lb49;  Louis-Marie,  né 
en  litSl,  et  Ascagne-Uarie,  né  ea  IbSS. 

3.  Ms.  :  ■  De  VI  à  viu.  'Je  répare  l'oubli  du  copiste.  Gode- 
froj  met  :  <  Soixanta  à  soixante-dix.  ■ 


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[14S9]  DE  MATHIEU  D'ESCOUCHT.  381 

beauté,  jusques  à  une  douzaine  richement  babilliez. 
Audevant  desquelles  ledit  de  Clèves,  qui  encores  ne 
les  avoit  veues,  ala  jusques  au  millieu  de  la  grant 
salle  ;  et  se  entre  contrèrent,  sans  baiser,  pour  tant  que 
ce  n'est  pas  la  fachon  du  pays,  comme  on  fait  es  par- 
ties de  par  deçà  ;  et  les  mena  en  sa  chambre ,  où  elles 
furent  environ  demie  heure,  \pprez  s'en  partirent  pour 
aler  veoir  une  feste  et  procession  qui  tanlost  se  fist, 
laquelle  ilz  appelloient  en  ladicte  ville  une  offerte,  que 
faisoit  ce  jour  le  quartier  d'une  des  portes  de  ladicte 
ville ,  car  chascune  des  portes  d'icelle  en  fait  chascun 
an  autant  à  son  tour.  Pour  laquelle  veoir ,  lesdis  de 
Clèves  et  de  Millan ,  aveuc  tous  les  autres  de  ladicte 
ambaxade,  montèrent  à  cheval  pour  le  veoir,  et  se  ar- 
restèrent  au  devant  du  pallais,  à  l'opposite  des  darnes^ 
par  devant  lesquelles  et  eulx  tous  ensamble,  icelle  of- 
ferte passa,  qui  seroït  une  chose  nâerveilleuse  à  recor- 
der ;  car  là  fut  veu  l'une  des  plus  grant  richesse  du 
monde,  tant  de  gens  de  cheval  comme  de  piet,  ou 
nombre  de  iiii  mil,  et  n'y  avoit  cellui  qui  ne  fust  ba- 
billié  richement,  et  le  moindre  de  soye.  Et  en  y  avoit  la 
plus  part  chaîniez  d'orfaverie,  et  pluseurs  couvertures 
de  cbevaulx  de  drap  d'or,  de  pierres  et  de  soye;  et 
grant  quantité  de  chariotz,  les  aucuns  chargiez  tous 
de  vaisselle ,  et  autres  de  drap  d'or  et  de  soye  non 
ouvrez,  et  puis  autres  de  fine  pelletrie.  Finable- 
ment  y  furent  monstrées  maintes  plaisantes  hesoin- 
gnes,  tant  par  personnaiges  d'hommes  et  de  fem- 
mes, comme  de  gens  d'armes  faisant  armes  pour 
Tamour  de  leurs  dames. 

Le  lundy  ensievant,  lors  que  les  seigneurs  et  dames 
n'avoient  beu  ne  mangé,  fut  fait,  par  ledit  duc  de 


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382  CHRONIQUE  [14S9] 

Millau,  l'uDg  des  plus  nobles  festoyemeos  que  l'on 
porfoit  penser;  car  en  une  salle,  oultre  la  grant  salle 
dudit  pallais,  furent  dressez  et  appoinclez  les  tables  et 
drecboirs,  richement  chargiez  de  tapisserie  tendue^  en 
aucun  lieu ,  de  drap  d'or. 

Et  à  rencontre  de  la  table  où  les  seigneurs  disnèrent, 
qui  estoit  de  neuf  degrez  de  haulteur,  avoit  uog  riche 
tapis,  ouquel  avoit  ung  arbre  ouvre  tout  de  perles,  de 
XX  ou  XXIV  piez  de  hault  et  autant  de  lai^e  ;  à  laquelle 
furent  assiz  au  disner,  premier  ledit  duc  de  Clèves, 
ainsy  cérame  au  mïltîeu,  habillîé  d'ung  mantel  chai^îé 
de  pierres.  D'emprez  lui,  au  dessoubz,  ledit  de  Croy, 
seigneur  de  Chimay,  et  apprez,  ledit  duc  dcMillan,  le 
seigueur  de  Goux,  qui  estoit  conseitlier  dudit  duc  de 
Bourgoingne,  et  de  par  lui  envoyé  en  ladicte  ambaxade. 
Ënsievant  estoit  assiz  messire  Ferry  de  Clugny  ;  et  ledit 
comte  Gallias,  filz  au  duc  de  Millan,  fut  pour  ceste 
heure  assiz  au  bout  de  la  table.  A  l'autre  costé  dudit 
duc  de  Clèves,  Tut  assise  la  ducesse  de  Millan,  et  emprez 
elle  le  seigneur  de  Bergues  ;  et  d'emprez  lui  maistre  An- 
thoinne  Heuveron,  aussy  ung  des  conseiUlers  dudit  duc 
de  Boui^oingne,  pareillement  envoyé  en  ladicte  am- 
baxade. Et  à  l'autre  bout  de  ladicte  table,  estoit  assize 
la  fille  aisnée  dudit  duc  de  Millan',  qui,  à  la  requeste 
dudit  Anthoine,  lui  bailla  par  escript  de  sa  main  une 
proposicion,  que  puis  peu  de  temps  paravant  avoit  faicte 
en  latin  par  devant  nostre  dit  saint  Père  te  Pape,  la- 
quelle dura  plus  d'une  bonne  heure.  Lesquelz  seigneurs 
et  dames  furent  servis  ne  fault  pas  dire  ne  demander 
comment,  car  tous  les  biens  y  furent  lors  présentez. 

i.  Hippolyte. 


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[14S9]  DE  HATHIEtI  D'ESCOTJCHT.  383 

Âpprez  disner  on  dansa;  et  y  alèreDt  de  lx  à  iiii" 
dames  et  damoiselles,  richemeot  vestues  de  drap  d'or 
et  de  soye,  que  ledit  duc  de  Millau  envoya  quérir  en 
]a  ville  ;  et  fist-oD  grant  chïère  toutte  la  journée.  Et 
apprez  soupper,  alèrent  les  daines  en  la  chambre  du- 
dit  duc  de  Qèves,  en  cotelles' justes  de  drap  d'or, 
d'orraverie  et  de  soye;  entre  lesquelles  y  avoit  deux 
qui  moult  bien  juoient  de  lucz,  et,  en  ce  point,  reme- 
iièrent  ledit  duc  de  Clèves  à  la  danse.  Et  combien  que 
selon  la  coustume  du  pays ,  les  femmes  ne  sont  pas 
Teues  par  les  estrangiers,  vous  les  eussiez  là  veues 
aussy  privées  pour  danser  en  leurs  justes  prochains 
habitz,  et  demonslrer  visaiges  de  bonne  cliière,  comme 
frères  et  soeurs  porroîent  faire  ensamble.  Et  n'y  dan- 
soient  à  ceste  heure  que  danses  à  cours ,  au  son  de 
clarons.  Et  telle  damoiselle  y  avoit,  qui  mettoit  hors 
d'allaine  deux,  ou  trois  gcntllz  hommes  pour  une  danse. 
Certes,  on  n'eustsceu  faire  meilleure  chière,  ne  plus 
privée,  à  nulles  personnes  au  monde. 

Le  mardy  ensievant,  furent  faictes  joustes  de  z  geu- 
tilzhommes  habilliez  tout  de  blanc ,  et  leurs  cbevaulx 
couvertz  de  pareil. 

Apprez  soupper,  pour  ce  jour,  furent  aler  revoir  la 
course  des  lévriers  liepars,  qui  prinrenl  lièvres  et  che- 
vreux;  et,  au  retour  firent  danses,  où  les  dames  dan- 
sèrent de  rechief  en  justes  cottelles.  Apprez,  fut  porté 
le  vin  et  les  espices  par  plus  de  vi  "  personnes  ordon- 
nez en  trois  pars,  chascune  partie  sachant  son  lieu 
pour  servir,  en  tel  fachon  que  on  ne  porroit  mieux 
faire,  samblablement  ils  faisoient  en  leurs  autres  ser- 

1.  Veste,  petit  corset,  qudqaefois  juste-au-corps  (Roquefort), 


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384  CHRONIQUE  [(Uf9] 

vices.  Et  avoit  chascun  de  ladicte  ambaxadeet  aussy 
les  autres  geotilz  hommes  de  leur  compaÏDgnie,  deux 
ou  trois  gentilshommes  qui  ne  partoieat  arrière  d'eulx, 
pour  savoir  s'il  leur  falloit  aucune  chose.  Et  pour  tous- 
jours  faire  Teste  ausdis  ambaxadeurs ,  ledit  de  Millan 
fist  tendre  une  corde  au  travers  de  soudit  patlais,  en- 
viron de  cent  cinquante  piez  de  haulteur,  et,  de  lon- 
gueur, aussy  long  que  on  porroitdire  de  la  maison  de 
la  ville  de  Bruges  en  Flandres,  jusques  en  l'église  Saint- 
Donnas,  en  icelle  ville.  Et  ilec  fut  ung  Portingalois' 
qui  monta  sur  ladicte  corde,  et  chemina  sur  icelle  tout 
droit,  puis  alla  à  rebours,  fist  les  honneurs  à  genoulz, 
s'assist  et  se  leva  sur  ung  pie ,  dansa  sur  icelle  corde 
au  son  du  tambourin,  se  pendit  à  ladicte  corde,  la 
teste  desaoubz,  et  fist  touttes  les  habiletez  sur  icelle 
corde  que  l'en  porroit  deviser;  et  tellement  que  les 
dames  qui  le  regardoient ,  muchoient  *  leurs  yeux ,  de 
grant  paour  qu'elles  avoient  qu'il  ne  se  tuast.  Le  lende- 
main, qui  fut  le  merquedi  apprez  disaer^  l'aisnée  ^le 
dudit  duc  de  Millan,  acompaingniée  de  sa  mère,  en  la 
présence  desdis  ambaxadeurs ,  redta  en  latin  la  pro- 
posicion  que  par  elle,  ung  petit  paravant,  avoit  faicte 
par  devant  nostre  dit  saint  Père  le  Pape.  Et,  cedit  jour, 
apprez  le  congié  prins  aux  dames,  se  partirent  en  la- 
dicte ville  lesdis  ambaxadeurs,  qui  furent  convoiez 
par  icellui  duc  environ  une  mille  hors  de  ladicte  ville, 
où  illéc  print  congiè,  soy  présentant  et  oflraDtdu  tout 
audit  duc  de  Bourgoingne,  disant  que  s'il  estoit  assez 
bon  pour  estre  son  serviteur ,  il  n'y  avoit  prince  au 


1.  Portugais. 
3.  Cachuent. 


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[14S9]  DE  BUTHIKU  D'ESCOUCMT.  3S5 

monde  qu'il  voulùst  servir  devant  lui,  et  que  c'estoit 
la  chose  quil  desiroit  le  plus  ;  et  que,  pour  œ  faire,  il 
n'avoil  coq>s  ne  biens  qu'il  ne  voulsist  employer,  en 
requérant  à  aucuns  desdis  ambaxadeurs  qu'ilz  le  vout- 
sissent  humblement  recommander  à  sa  bonne  grâce. 
Et  atant  s'en  retourna,  délaissant  ledit  comte  de  Ga- 
lias  son  aisné  filz,  son  bastard',  et  le  comte  de  Saint- 
Martin*,  acompaiugniez  de  pluseurs  nobles  hommes, 
qui  convoyèrent  ladicte  ambaxade  jusques  en  une  ville 
appelée  Laud^;  où  elle  fut  Festoyëe  grandement  et 
honnourablement.  Le  lendemain,  qui  fut  jour  de  jœudî, 
se  partirrent  lesdis  ambaxadeurs  de  ladicte  ville;  icel- 
lui  comte  de  Gallias  les  conduisit  jusques  au  dehors 
de  ladicte  ville,  où  illec  priât  congié  audit  duc  de 
Clèves  et  les  autres  de  ladicte  ambaxade  ;  et  délaissa 
ledit  bastard  de  Millan,  et  ledit  comte  de  Saint-Martin, 
qui  du  long  du  pays  de  Millan  convoyèrent  lesdis  am- 
baxadeurs, lesquels,  en  chascun  lieu  où  ilz  arrivoient, 
estoient  festoiez  et  deffraiez  comme  dessus. 

Or  vous  Tceul  à  présent  ung  pedt  parler  de  Testât 
de  ladicte  ambaxade^  et  ce  qui  fut  fait  depuis  qu'ilz 
furent  passez  les  pays  dudit  duc  de  Millan.  Vray  est 
que  ledit  duc  de  Glèves  et  ceulx  de  ladicte  am- 
baxade arrivèrent,  par  ung  jour  de  venredi,  xv*  jour 
dudit  mois  d'aoust  oudit  an ,  au  giste ,  en  une  ville 
nommée  BrugëUe*,  appartenant  au  marquis  de  Mao- 

1.  Sfona  eut  ôaq  bâUrds;  l'ùné  fut  la  tige  des  comtes  de 
Bnrgo-NoTo. 

S.  Sans  doute  Jean-Ghmtopbe,  comte  de  San  Hartioo. 

3.  Lodi. 

4.  Bmiolo,  à  K  kilomètres  de  Uantoue;  ou  Borgo-Forte,  à 
13  kilomètres  de  la  même  viilel 


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386  CHRONIQUE  [l^Sît] 

tua'.  La  marquise  sa  femme',  sachant  la  venue d'iceulx 
ambaxadeurs ,  envoya  auparavant  ou  chastel  d'icelle 
ville,  tendre  et  parer  bien  richement  les  chambres,  et 
y  fîst  mener  vivres,  à  graut  planté',  et  alèrent  pluseurs 
gentilz  hommes  en  grant  nombre,  au  devant  d'eulx, 
pour  les  recevoir  et  mener  jusques  oudit  chastel.  Et 
le  lendemain,  qui  fut  jour  de  samedy,  deslogèrent  et 
àlèrent  disner  en  une  place,  à  v  milles  prez  dudit  Man- 
tua ,  où  ilz  trouvèrent  de  recliief  pluseurs  vivres  que 
ladicte  marquise  y  avoit  envoyé.  Et  cedit  jour  de  sa- 
medy, le  marquis  dudit  lieu  de  Mantua,  qui  pour  lors 
estoit  malade  de  fièvres,  envoya  au  devant  de  ladicte 
ambaxade,  hors  dudit  Mantua  environ  ni  ou  im  milles, 
son  tilzaisné',  acompaingnié  de  son  oncle  et  pluseurs 
nobles  hommes ,  en  nombre  de  soixante  à  iin°  che- 
vaufx.  Et  apprez,  alèrent  au  devant  d'icelle  ambaxade 
tous  les  ambaxadeurs  de  tous  les  Rois,  princes  et 
autres  seigneurs  eslans  audit  Mantua,  le  frère  du  mar- 
quis de  Montferrat',  et  les  ofiiciers  et  serviteurs  des 
cardinauU  et  autres,  environ  trois  milles  au  dehors 
dudit  Mantua.  Y  ala  aussi  en  personne  le  cardinal 
d'Ânthune  ',  par  la  licence  de  nostre  saint  Père  le  Pape  ; 
et  ce  faisoit  voulentiers,  car  il  estoit  fîlz  du  seigneur 
d'Anthune,  qui  estoit  chanceillier  dudit  duc  de  Bour- 
goiogne;  et  pour  plus  soy  monstrer  serviteur  dudit 


1 .  Louis  m  de  Gonzague ,  marquis  de  Uantone. 

2.  Barbe  de  Brandebourg. 

3.  Quantité.  Ce  mot  est  passé  dans  la  langue  anglaise  en  se  per- 
lant dans  la  n6lre  :  plenty. 

k.  Frédéric  de  Gonzague. 

5.  Guillaume  de  Montferrat,  qui  succéda  ux  marquis  Jean  IV. 

6.  Jea&Aolîn. 


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[14S9]  DE  MATHIEU  D'ESCOUCHÏ.  387 

duc  de  Bourgoingne,  fui  acompaioguié  d'ung  arche- 
vesque,  d'ung  evesque,  d'ung  abbé,  et  autres  sei- 
gneurs; et  ala  plus  loing  que  tes  autres,  deux  milles. 
Allèrent  aussyau  devant  desdls  ambaxadeurs  l'evesquë 
de  Sepoletle  ',  qui  estoit  principal  gouvreneur  de  nostre 
dit  saint  Père  le  Pape,  et  le  bepveu  '  et  serviteurs  do- 
mestiques de  nostre  dit  saint  Père. 

Et  au  dehors  de  la  porte  dudît  Maotua,  environ  le 
gect  d'un  canon,  ala,  par  l'ordonnance  de  nostre  dit 
saint  Père,  le  cardinal  des  Ursins*  au  devant  de  la- 
dicte  ambaxade,  grandement  acompaingnié;  ce  que 
onques  n'avoit  esté  veu,  pour  nul  prince,  s'il  n'estoit 
Roy  ;  mais  nostre  dît  saint  Père  avolt  ainsy  ordonné 
lesdis  deux  cardinaulx,  pour  demonstrer  l'amour  et 
l'affection  qu'il  avoit  audit  duc  de  Bourgoingne,  pour 
lui  faire  bonneur.  Et  ainsy  le  dit  icellui  cardinal  des 
Ursins  audit  duc  de  Clèves.  Et  en  ce  point,  aveuc  les> 
dis  deux  cardinaulx  et  les  autres  ambaxadeurs,  chas- 
cun  ou  miltieu  d'ung  arcbevesque,  entrèrent  en  ladicte 
ville  de  Mantua*,où  il  y  avoit  grant  nombre  de  tromT 
petles,  clarons  et  menestreux,  de  par  ledit  marquis  de 
Mantua,  qui,  aveuc  les  seigneurs,  convoyèrent  ladicte 
ambaxade  jusques  à  l'ostel  où  ledit  de  Clèves  se  loga"; 

1.  Pierre  Herulo,  de  Tfami. 

i.  François  PiccoIoiLÎni ,  archevêque  de  Sienne,  qui  devint 
pape  sous  le  nom  de  Pie  m. 

3.  Latin  des  Ursins. 

k.  Schivenoglia,  dans  sa  Cronica  di  Mantova,  place  l'entrée  de 
l'ambaisade  bourguignonne  an  7  septembre.  Racolta  di  cronûti  e 
doeamenti  stonei  Lombardi^  t.  n,  p.  139. 

S,  ■  Quando  venia  dentro  de  la  Pradela,  dit  Schivenoglia,  era 
mu  dignita  di  yedire  la  compognia  del  ducha  di  Clenij  {sic  pour 
CleviJ)  a  duija  duij  con  spada  in  mano  et  lo  ducha  avia  in  doxo 


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3BB  CHRONIQUE  [1459] 

ouquel  ledit  marquis  Bsl  faire  de  grans  presens,  comme 
de  vin,  cire,  espices,  chars,  volailles  et  avenes,  en 
grant  nombre.  Et  le  lendemain  nostre  dit  saint  Père 
envoya,  en  l'apprez  disner,  ledit  evesque  de  Sepolette 
et  sondit  nepveu  devers  ledit  duc  de  Clèves,  lui  offrir 
que  s'il  n'estoit  bien  logié,  il  lui  presentoit  une  partie 
de  son  pallais;  et  oultre,  s'il  lui  faUoit  autre  chose, 
qu'il  le  demandast,  et  il  lui  feroit  avoir.  Etcedit  jour 
meisme,  assez  tost  apprez  le  parlement  dudit  evesque 
et  nepveu,  la  femme  dudit  marquis  vint,  acompain- 
gniée  d'environ  xxx  dames  et  damoiselles,  entre  les- 
quelles y  avoit  jusques  à  xx  de  très-belles  filles;  et  se 
devisa  ladicte  marquise  bien  longuement  aveuc  ledit 
duc  de  Clèves;  et  ce  fait,  prindrent  vin  et  espices,  et 
puis  se  partit. 

Vous  avez  oy  comment  ledit  duc  de  Clèves  et  ceuU 
de  ladicte  ambaxade,  estans  en  sa  compaingnie,  arri- 
vèrent en  ladicte  ville  de  Mantua ,  et  des  honneurs  et 
recepcions  que  chascun  selon  son  degré  leur  faisoit. 
Or  vous  vœul  parler  de  la  recepcion  que  leur  iist 
nostre  dit  saint  Père  le  Pape,  et  de  ce  que  y  fut  de- 
puis fait.  Vray  est  que  le  merquedi  ensievant  ladicte 
entrée  de  Mantua ,  nostre  dit  saint  Père ,  environ  huit 
heures  du  matin',  envoya  devers  lesdis  ambaxadeurs 
le  dessus  nommé  cardinal  d'Ânthune,  acompaingnié 
comme  dessus  est  dit,  qui  mena  ledit  duc  de  Clèves 
et  les  autres  seigneurs  jusques  au  pallais  de  nostre  dit 
s^nt  Père  le  Pape;  ouquel  jour  icellui  de  Clèves  estoit 
vestu  d'ung  long  mantel,  qui  estoit  d'ung  très-riche 

uoa  Testa  bitmclui  foe  estimala  piu  de  qiuu-anta  milia  duchati.  ■ 
L.e.,p.  139. 


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[14S9]  DE  MATHIEU  D'ESCOUCHT.  3B9 

drap  d'or,  jusques  aux  piez  fourré  de  fines  hermines, 
à  uDg  bord  d'uog  quartier  de  large  ;  et  les  autres  am- 
baxadeurs  estoient  chascuo  richement  vestus  et  habil- 
liez. Et  mena  ledit  cardinal  icellui  de  Clèves  et  lesdis 
ambaxadeurs  en  une  chambre  de  parement,  oîi  ilz 
séjournèrent  bien  une  heure;  et  tantost  apprez  en^- 
trèreot  en  ladicte  chambre,  huit,  taot  archevesques 
que  evesques ,  qui  disoient  y  estre  envoyez  par  nostre 
dit  saint  Père,  pour  les  mener  devers  lui;  ce  qu'ilz 
firent.  Et  le  trouvèrent  assiz  en  son  siège  pontificat  ', 
en  consistoire  public,  qui  se  faisoit  au  bout  de  la  grant 
salle  du  pallais;  ouquel  siège  ledit  cardinal  d'Anthuue 
mena  ledit  duc  de  Clèves  faire  la  révérence  à  nostre 
dit  saint  Père.  Et  ce  fait,  ala  baiser  son  pié,  puis  sa 
main,  et  en  la  joue;  ce  pareillement  tous  les  autres 
ambaxadeurs  y  furent  menez  par  ung  archevesque 
ou  evesque,  qui  samblablement  babèrent  nostre  dit 
saint  Père.  Et  incontinent  le  clerc  des  cérémonies 
mena  ledit  duc  de  Clèves  seoir  au  lieu  où  les  cardi- 
naulx  ont  acoustumé  seoir  audit  consisloire,  où  lez 
ne  vit  onques  seoir  ambaxadeur,  quelque  grant  qu'il 
fust,  mais,  comme  dit  est,  nostre  dit  saint  Père  le  fist 
asseoir  pour  tousjours  honorer  ledit  duc  de  Bour- 
goingne  et  icellui  duc  de  Clèves.  Ce  fait,  ledit  clerc 
des  cérémonies  mena  tous  les  autres  ambaxadeurs  en 
ung  Heu  où  l'on  a  acoustumé  de  mettre  les  ambaxa- 
deurs des  Roys  et  des  princes  ;  et  en  public  furent 
leues  tout  haiJt  les  lettres  closes  que  le  duc  de  Bour- 


1.  ■  El  sanio  padre  papa  Pio  era  bomo  piiolo  rosetto,  avîa  1i 
ochij  rosetti  intomo,  et  era  de  anij  60  orer  cercha.  ■  SchWeno- 
glia,  p.  I3S-36. 


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390  CHRONIQUE  [14S9] 

goiDgne  escripvoit  à  Doslre  dit  saint  Père,  et  pareille- 
ment le  povoir  qu'il  avolt  donné  ausdis  ambaxadeurs. 
Et  ce  fait,  l'evesque  d'Arras*  eut  audiance  de  faire 
sa  proposicion  pour  ledit  duc,  qui  dura  plus  d'une 
grosse  heure,  et  laquelle  il  fist  notablement  et  gran- 
dement, à  l'honneur  dudit  duc  de  Bourgoingne  et 
desdis  ambaxadeurs,  en  excusant  ledit  duc  de  Bour- 
goingne de  ce  qu'il  n'estoit  pas  illec  allé  en  sa  per- 
sonne, en  baillant  cause  raisonnable;  et  à  la  venté 
bien  le  devoit  fMre,  car  icelltû  duc  lui  avoit  fait  plu- 
seursgrans  biens  et  honneurs.  Etsadicte  proposicion 
finie,  de  laquelle  nostre  dit  saint  Père  fut  très-con- 
tent, icellui  nostre  saint  Père,  de  sa  bouche,  dit  ces 
mots  :  «  Quant  à  ce  que  sur  la  non  venue  de  très 
tt  noble  et  très  puissant  et  mon  très  cher  filz  le  duc 
«  de  Boui^oingne  devers  moy,  comme  propose  l'eves- 
K  que  d'Arras,  je  scay  bien  les  excuses  estre  véritables 
u  et  raisonnables;  et  pleust  à  Dieu  que  chascun  prince 
«de  la  creslienté,  selon  soy,  fist  aussy  bon  devoir 
«comme  luil  »  Et  puis  fit  mémoire  et  recordacion 
des  grans  devoirs  et  des  dilligences  qu'il  savoit  avoii 
esté  faictes  par  ledit  duc  de  Bourgoingne  en  sa  per- 
sonne, tant  à  Ransebourg,  comme  en  autres  lieux  par 
ses  ambaxadeurs,  pour  la  matière  de  quoy  l'assam- 
blée  se  faisoit  audit  Mantua  ;  et  de  la  venue  et  pré- 
sence dudit  duc  de  Clèves  et  des  autres  orateurs  et 
ambaxadeurs,  fut  moult  joyeux,  en  merciant  ledit  duc 
de  Bourgoingne  et  tous  ceulx  de  ladicte  ambaxade, 
car  il  savoit  bien  qu'ilz  n'estoient  pas  ilec  venus  sans 
grant  labeur  et  despence;  et  especialement  touchant 

1.  Jtsan  G«iiOroy,  cardinal  en  1461, 


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[US91  DE  MATHIEU  OTSCOUCHT.  391 

la  très  appareillée  et  bonne  voulenté,  qui  par  devant 
a  esté  feicte  de  la  part  de  sondit  très  cher  fUz  de  Bour- 
goingne  ;  et  veoit  encores  depub  plus  amplement  prest  * 
à  l'exercite  contre  les  Turcqz  el  infidelles,  espérant 
que  nostre  Dieu  et  créateur  nous  aydera,  comme  il  a 
fait  par  cy  devant;  en  alléguant  pluseurs  examples, 
tant  des  enfans  d'Israël  comme  d'autres;  et  que  se 
estions  petit  nombre  de  crestiens  à  rencontre  desdis 
infidelles,  nous  ne  devons  pour  ce  doubter,  attendu 
Qostre  bonne  voulenté,  à  Tayde  de  noslre  grant  Dieu, 
ouquel  il  avoit  ferme  espérance.  Et  que  quant  lesdîs 
ambaxadeurs  vorroient  vers  lui  avoir  audiaoce,  fust 
en  privé,  en  petit  nombre,  ou  autrement,  ilz  l'ave- 
roient.  Et  ce  fait,  ledit  duc  de  Clèves  et  lesdis  ambaxa- 
deurs  reconduirent  à  nostre  dit  saint  Père  jusques  au 
plus  prez  de  sa  cbambre,  et  ilec  prindreat  de  lui  con- 
gié;  et  s'en  retournèrent  en  leur  hostel,  et  ledit  car- 
dinal d'Antbune  tousjours  aveuc  eulx.  Depuis  ces 
choses  ainsi  faictes,  iceulx  ambasadeurs  eurent  plu- 
seurs fois  audiaoce  devers  nostre  dit  saint  Père,  ains; 
qui  le  demandoient. 

Et  en  tant  qu'il  touche  dudit  marquis  de  Mantua,  ■ 
apprez  qu'il  eust  esté  gary  de  la  maladie  dont  cy  de- 
vant vous  ay  touchié ,  alla  deux  fois  en  l'hostel  dudit 
duc  de  Dèves,  lui  offrir  son  chastel  et  pluseurs  autres 
choses,  s'il  en  eust  eu  besoing;  et  depuis  icellul  duc 
ala  samblablement  veoir  la  marquise ,  qui  estoit  sa 
parente ,  laquelle  le  receut  grandement  et  honnoura- 
blement,  en  faisant  pluseurs  danses  et  esbastemens. 
Et  le  jour  Nostre  Dame  my  aoust  ensievant ,  nostre  dit 
saint  Père,  qui  estoit  impotent,  se  fist  porter  en  unç 
église  assez  prez  de  son  pallais ,  et  devant  lui  6st  dire 


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-  39Î  CHROHIQUE  [14S»] 

la  messe  par  le  cardinal  de  Missins',  qui  estoît  Grec, 
et  ledit  duc  de  Clèves  y  fîit  assiz  sur  un  banc  couvert, 

.vis-à-vis  des  cardinaulx,  et  les  autres  ambaxadeurs 
de  sa  compaiognieen  ung  autre  banc.  Et  quantla  messe 
fut  achevée,  tous  ensamble  convoyèrent  nostre  dit 
saint  Père  jusques  en  son  pallais;  et  eulx  ainsy  arri- 
vez, fist  la  bénédiction ,  et  bailla  absolucion  plainière 
à  tous  ceulz  qui  estoient  en  estât  de  grâce ,  et  ceulx 
qui  se  voloient  mettre  dedens  huit  jours  apprez. 

Le  lendemain ,  arriva  audit  Mantua  l'ambaxade  du 
Roy  Ferrand  de  Naples,  en  laquelle  estoit  le  duc  d'Ou- 
dère',  etl'archevesque  de  Bellement*,  lesquelz  eurent, 
le  lundy  enlevant,  audiance ,  pour  foire  leur  propo- 
ùcion.  Hais  combien  que  ledit  duc  d'Oudère  fut  le 
plus  grand  seigneur  du  floyalme  apprez  le  prince 
de  Tarente*,  et  duquel  ledit  duc  estoit  vray  héritier , 
neantmoins  il  ne  fut  pas  mis  au  siège  où  avoit  esté  le- 
dit duc  de  Gèves,  mais  fut  seullement  mis  et  assis  ou 
lieu  ordinaire  des  ambaxadeurs  des  princes.  Et  pour 
ce  que  la  plus  part  des  princes  d'AJlemaingne  estoient 
en  guerre  et  division ,  nostre  dit  saint  Père  envoya 
par  devers  eulx  ambaxadeurs ,  en  tes  exhortant  de  ve- 
nir  à  traictié  de  paix  ;  et ,  en  obtempérant  à  nostre 
dit  saint  Père ,  se  condescendirent  à  faire  paix  en- 

1 .  Antoine  Cerdani,  archevêque  de  Afessine.  —  Il  est  assez  cu- 
rieux de  connaître  les  remarques  du  chroniqueur  maniouan  ;  >  Lo 
gardenallo  Grego  el  vechio  era  de  any  70  et  era  piiolo  magro  con 
gran  barba  et  de  pocho  aspeto.  ■  L.  c,  p.  13S. 
/  2.  Ce  doit  être  Jules-Antoine  Aquaviva,  duo  d'Atri,  marié  à 
Catherine  des  Ursins,  fiUe  naturelle  du  prince  de  Tarente. 

3.  BéDévent. 

4.  Jean-Antoine  de  Balio  des  Ursins,  prince  de  Tarente,  mort 
k  70  ans,  le  S6  décembre  1472. 


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[1459]  DE  HATHIEtr  D'ESCOUCfiT.  393 

samble,  laquelle  fut  publiée  à  Constance  le  xt*  jour 
de  septembre  ensievant.  Et  attendoit  oostre  dît  saint 
Père  que  la  plus  part  des  autres  princes  deussent  aler 
en  personne  devers  lui  audit  Mantua  ;  et  bien  lui  sam- 
bloit  que  à  ceste  cause  vtendroit  ung  très  grant  bien 
pour  la  crestientè ,  à  l'encontre  des  infideltes  *. 


CHAPITRE  CL. 

De  l'aiobaxade  que  le  Boy  Charles  envoya  devers  oostre 
saÎQt  Père  le  Pape. 

En  ce  meisme  temps,  le  Roy  Charles  envoya  audit 
Mantua  son  ambazade  devers  nostre  saint  Père  le  Pape. 
Sy  y  furent  députez  comme  principaulx  ambaxadeurs, 
les  evesques  de  Paris  *  et  de  Chartres*,  aveuc  eulx  ung 
docteur  en  théologie ,  nommé  maistre  Thomas  de 
Courcelles ,  et  pluseurs  autres  gens  notables ,  comme 

I .  Toici  comment  s'exprime  SchiveDoglia  en  parlant  du  départ 
de  l'ambassade  bourguignonne  :  ■  Adij  24  de  setembre  se  parti 
da  Mantoa  el  dncha  di  Clenij  corne  queato  avia  proferto  sel  santo 
padre  et  el  choncistorio  ToUa  fare  el  dncha  de  Boi^ogna  impera- 
dore;  luij  voUa  tore  a  chaxare  el  turcbo  in  soij  paieze  in  termine 
de  3  anij;  se  no  lu^  ge  rolia  mantenire  in  soij  spexe  vintemilia 
personij  et  con  qnesto  se  partie  dalo  santo  padre  quando  feceno 
imo  chapîtanîo  genenlo.  >  L.  e.,  p.  139-40. 

t.  Gnillaume  Chartier. 

3.  Bliles  d'illiers. 


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394  CHRONIQUE  [14S9] 

clercs  et  conseilliers  '.  Mais  quant  lesdis  ambaxadeurs 
de  FntDce  furent  arrivez  à  Lyon  sur  le  Rosne,  et  qu'ilz 
seurent  l'ambaxade  dudit  duc  de  Bourgoingne  estre 
devers  nostre  dit  saint  Père  le  Pape ,  cooclurrent  de 
non  passer  ladicte  ville  de  Lyon ,  jusques  à  ce  qu'ilz 
saveroient  et  porroient  savoir  que  avoient  fait  et  be- 
soiognié  lesdis  ambaxadeurs  de  Bourgoingne.  Et  pour 
de  ce  estre  adcertenez ,  envoyèrent  audit  Mantua  le> 
dit  evesque  de  Chartres ,  qui  à  toutte  dilligence  s'en 
alla  audit  lieu  de  Mantua;  et ,  lui  retourné  par  devers 
eulx ,  lurent  en  voulenté  de  non  passer  les  monts  et 
de  retourner  en  France  devers  le  Roy  ;  car  à  ceste 
heure,  par  aucuns  mauvais  rapportz ,  avoit  eu  au- 
cunes questions  entre  lesdis  Roy  et  duc  de  Bourgoin- 
gne. Et  tant  en  sçay,  que  nostre  dit  saint  Père  portoit 
plus  le  fait  dudit  duc  de  Bourgoingne,  et  estoit  plus 
enclin  lui  et  ses  granb  faire  plaisir  et  honneur  que  à 
ceulx  du  Roy  Charles.  Et  bien  y  parut  ;  car  combien 
que  lesdis  ambaxadeurs  de  France  atteodissenl  yaler, 
neantmûins  sy  y  furent-ilz  ',  et  de  la  part  de  nostre 
dit  saint  Père  furent  très  petittement  receus  ;  et  de  soy 
leur  dit  aucunes  choses  qui  sambloient  à  pluseurs  car- 
dinaulx  et  autres  grans  seigneurs,  peuhonnourables, 
et  de  'luoy  il  se  deust  avoir  passé.  Et  quant  le  rapport 
en  fut  fait  au  Roy  Charles ,  au  retour  de  sesdîs  am- 
baxadeurs ,  te  passa  legîèrement  ;  car  il  estoit  de  soy 
raeisme  saige ,  prudent ,  et  non  vindicatif. 

1.  Jean  Bernard,  archevêque  de  Tours,  et  le  bailli  de  Rouen, 
Guillaume  Cominol,  faisaient  aussi  partie  de  cette  ambassade. 

2.  Ils  arrivèrent  le  2i  novembre.  L'ambassade  bourguignonne 
avait  quitté  Mantoue  te  Ht  septembre. 


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[14Sft  n.  s.]         DE  MATHIEU  D'ESGOXTCHT. 


CHAPITRE  Cil. 

D'une  ambaxade  enyoyée  par  le  duc  de  Bourgoingne 
derers  le  Roy  Charles. 

£d  ceste  meisme  année ,  le  duc  de  Boui^oiogne  en- 
voya une  ambaxade  devers  le  Roy  ,  qui  lors  se  tenoit 
à  Montbazon,  sur  les  marches  de  Touraine  et  d'An- 
jou. Sy  y  furent  envoyez  pour  chîefz  messire  Jehan  de 
Croy  ,  seigneur  de  Chimay  ,  le  seigneur  de  Lannoy , 
gouvreneur  de  Hollande,  et  Thoizon-d'Or,  herault 
dudit  duc ,  ses  cooseilliers  *,  tesquelz  eurent  charge  , 
de  par  le  duc  leur  seigneur ,  dire  et  remonstrer  plu- 
seurs  (ihoses  au  Roy ,  qui  cootenoient  en  effet  plu- 
seurs  poins  et  articles;  dont,  par  les  responces  que  leur 
en  flst  Taire  le  Roy  par  escript,  en  quoy  estoient  reprins 
et  recitez  iceuU  poins ,  vous  porrez  veoir  et  cong- 
noistre  la  substance  de  leur  charge  et  ambaxade ,  de 
laquelle  responce  la  teoeur  s'ensieut'. 

[  Ce  sont  les  responces  faictes  de  par  le  Hoy  aux 
choses  que  vous,  messire  Jehan  de  Croy,  seigneur  de 

1 .  Lear  lettre  de  créaDce,  donnée  le  8  janvier  1  (iS|  à  Mons  eo 
Uainaut,  et  remise  au  Roi  le  9  février,  est  en  original  dans  le 
Ma.  Baluze  9673°,  f.  37. 

2.  Cette  pièce  se  trouve  dans  le  Ms.  Saint -Germain,  974, 
f.  13-19,  et  dans  le  t.  IX  de  la  collection  DQat,r.3S6>374  (d'après 
une  copie  qui  avait  été  apportée  des  archives  du  château  de  Nérac 
au  château  de  Pau};  elle  est  éditée  dans  le  tome  IV  de  D.  Plan- 


byGooglc 


39d  CHROmQtm  [1 4S9  a.  a.] 

Cimay ,  le  sire  de  Lonnay ,  gouverneur  de  Hollande, 
et  ThoisoD-d'Or ,  conseilliers  et  ambaxadeurs  de  mon- 
seigneur de  Boui^oigne ,  avez  dictes  au  Roy  de  par 
monseigneur  de  Bourgoigne  '.  ] 

Et  premièrement  :  à  ce  que  vous  avez  dit  que  par 
les  respoDces  qui  derrenierement  furent  faictes  à 
Vendosme  aux  gens  et  ambaxadeurs  de  mondit  Ri- 
gueur de  Boui^oigne  sur  ce  qu'ilz  avoient  dit  et  ex- 
posé en  la  présence  du  Roy ,  mondit  seigneur  de 
Boui^oigne  a  trouvé  que  sesdis  ambaxadeurs  avoient 
bien  peu  proufQté  : 

Le  Roy  vous  fait  dire  que  les  responces  qui  lors 
leur  furent  faictes  de  par  le  Roy ,  furent  faictes  par 
l'advis  et  deliberacion  de  messeigneurs  du  sang  et 
autres  notables  gens  du  conseil  estans  lors  à  Ven- 
dosme, et  estoient  et  sont  bonnes  et  raisonnables, 
et  telles  que  mondit  seigneur  de  Bouigoigne  en  doit 
estre  bien  content. 

(r  Et  à  ce  que  vous  avez  dit  que  le  procureur  gê- 
nerai du  Roy,  en  la  présence  des  princes  et  seigneurs 
du  sanc  et  autres ,  a  chargé  mondit  seigneur  de  Bour- 
goigne de  pluseurs  désobéissances  ;  oultre  plus  a  dit 
que  en  xv  jours  on  n'auroit  pas  redté  les  désobéis- 
sances : 

«  Le  Roy  estoit  adverty  que,  en  pluseurs  cas  parti- 
culiers ,  les  arrestz  de  sa  court  de  parlement,  ses  man- 
deraens  et  ses  officiers,  n'avoient  esté  obeyz  es  terres 

cher,  preuves,  p.  ccsxx,  d'après  le  Ms.  Saînt-Gcmuin,  mais  peu 
Rorrectement,  Je  reproduis  id  le  texte  de  ce  manuscrit  ;  c'est  une 
copie  contemporaine,  prise  sur  une  autre  copie,  collatioanée  sur 
l'original. 
1 .  Ceci  ne  se  trouve  que  dans  le  Hs.  Saint-Germain. 


byGoogIc 


[1489  n.  s.]         DE  MATHIEU  D'ESCOUCHT.  397 

et  seigneuries  que  mondit  seigueur  de  Bourgoîgne 
tient  et  possède  en  son  Royaume,  et  pour  ceste  cause*, 
le  Roy  fïst  dire  çt  remonstrer  ausdis  ambaxadeurs,  en 
son  conseil ,  par  son  procureur  gênerai ,  aucuns  des- 
dis  cas  f  aiin  d'en  advertir  mondit  seigneur  de  Bour- 
goigne ,  pour  y  donner  ,  et  faire  donner  par  ses  gens 
et  ofBciers ,  obéissance  telle  qu'il  appartient  et  qu'il 
est  tenu  de  faire. 

«  Et  au  regart  de  ce  que  vous  avez  dit,  touchant  la 
matière  de  la  paix  [  faicte  à  Arras'],  c'est  assavoir  que 
mondit  seigneur  de  Bourgoigne  n'a  pas  à  ce  esté  con- 
trainct  ne  meu  '  par  neccessité ,  mais  le  fist  par  honneur 
et  révérence  de  Dieu ,  nostre  créateur ,  pour  t'amour 
aussi  naturelle  qu'il  avolt  à  la  très  noble  maison  de 
France,  dont  il  estoit  party,  et  pour  pitié  et  compas- 
sion du  pouvre  peuple,  qui  tant  avoit  eu  à  souffrir,  et 
de  laquelle  matière  de  pais  sont  venuz  au  Roy  tant  de 
biens  : 

«  l£  Roy  Ecet  bien  et  cognoist  les  grans  biens  qui, 
en  tous  Royaumes  et  seigneuries^  advîenneut  par  le 
moien  de  paix*;  pour  laquelle  cause,  et  l'onneur  et 

1.  Ce^  dans  Mathieu  d'Escouchy  et  le  Ma.  Doat. 

2.  Je  laisse,  pour  plus  de  clarté,  cette  addition  de  Maâùeu 
d'Esconchy. 

3.  Mathieu  d'Escouchy.  —  Saînt^ermain  :  meTté.  Doat  :  meiné. 

4.  Il  ae  sers  pas  sans  intérêt  de  voir  en  quels  termes  les  ambas- 
sadeurs du  duc  de  Bourgogne  parlaient  au  Roi  des  résultats  de  la 
paix.  Pempnmte  le  fragment  suivant  aux  remontrances  présentées 
le  9  février  14S9  n.  s.,  et  aux(|aelles le  présent  docnment  répond 
en  les  reproduisant  presque  intégralement  :  ■  Pensez,  ce  c'est 
Tostre  plaisir,  Sire,  anx  biens  qui  vous  sont  venus  par  le  moien 
de  ceste  très  eureuse  paix,  que  vostre  Rojranme,  qui  estoit  comine 
tout  destmît,  est  par  elle  ressours  et  relevé,  et  chàscun  jour  crobt 


.,CoogIc 


398  CHROniQUE  [1  Ut9  n.  s.] 

revereoce  de  Dieu,  le  soulagement  aussi  du  peuple, 
et  éviter  les  inconvenieas  qui  communément  advien- 
nent  par  feit  de  guerre,  mesmement  quant  les  subgetz 
et  ceulx  qui  sont  descenduz  de  maison  Roial  sont  di- 
visez et  séparez  de  leur  chief,  quant  l'ouverture  de  la- 
dicte  paix  lui  fut  faicte,  liberalment  à  ce  se  condes- 
cendit, estant'  hors  de  sa  mémoire  toutes  tes  choses 
du  temps  passé,  et  sans  riens  y  voloir  espargner  du 
sien,  jaçoit  6e  que,  ou  temps  que  le  traictié  fut  fait 
entre  le  Roy  et  mondit  seigneur  de  Boui^oigne,  le 
Roy  eust  jà  recouvert  grant  partie  de  sa  seigneurie, 
et  avoit  bien  confience  en  Dieu  de  recouvrer  le  de- 
mourant,  ainsi  que,  grâces  à  Nostre  Seigneur,  il  a  de- 
puis fait.  Et  n'estoit  pas  le  Roy  en  nécessité  de  ce 
faire;  car  desjà  avoit  recouvert  grant  partie  des  cités, 
villes,  terres  et  seigneuries  de  ses  pals  de  France,  Brie, 
Champaigne,  Beauvoisin',  Picardie  et  autres,  que,  au 
temps  qu'il  vint  à  la  couronne,  estoient*  en  la  main 
de  ses  ennemis,  ainsy  que  chascuu  scet. 

a  Et  quant  aux  services  que  vous  dictes  que  mon- 


et  va  florit&ant.  n'avez  vous  pas  recouvré  icellni  vostre  Royaume, 
en  vertu  de  ladicte  [laix,  des  mains  Je  vosi  ennemis,  en  telle  ma- 
nière que  au  jour  duy  le  tennez  plus  entier  que  n'ont  fait  voz  très 
nobles  prt^enitenn  depuis  m*  ans  en  ça?  N'estes  vous  par  elle  le 
prince  le  plus  honnoré ,  craint  et  obey  que  l'en  saicheT  C'est  elle. 
Sire,  qui  mettra  vostre  très  glorieuse  renommée  à  l'exaltacion  de 
,  Tosire  très  crestienne  maison  en  la  perpétuelle  mémoire  de» 
hommes  parles  hjstoîres  et  croniques  véritables  qui  s'en  feront  à 
vostre  louenge,  et  sera  par  ce  vostre  nom  magnifié,  autant  et  pins 
que  nul  de  voz  prédécesseurs,  ■  Hs.  Saint- Germain,  91k,  f.  2t. 
i .  Osta/U  dans  Mathieu  d'Escouchy  et  dans  Doat. 

2.  Mathieu  d'Escouchy  :  Beauvoisis. 

3.  Hs.  Saini-Grrmain  (seul)  :  eitoît. 


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[ikm  n.  s.]         DE  BUTHieU  D'ESCOUCHT  399 

dit  seigneur  de  Bourgoigne  Gst  au  Roy,  en  faisant 
guerre  à  ses  ennemis  : 

a  Le  Roy  avoit  bien  confiance  en  moadit  seigneur 
de  Bourgoigne,  après  le  traictié  et  appoinctement  fait 
entre  eulx,  que,  comme  son  bon  parent,  il  le  deust 
aider,  servir  et  conforter  à  l'encontre  de  ses  ennemiSf 
ainsi  que  tous  tes  seigneurs  de  son  sang  sont  tenuz  de 
faire. 

«  Et  quant  au  cas  contenu  en  l'article,  c'est  assa- 
voir de  la  guerre  qu'il  fis!  par  mer  et  par  terre  contre 
les  Anglois  : 

u  Le  Roy  est  bien  souvenant  de  l'armëe  que  mon- 
dit  seigneur  de  Bourgoigne  fîst  pour  le  temps  de  lors, 
et  s'il  eut  communiqué  au  Roy  son  intencion  de  ce 
qu'il  vouloit  faire,  le  Roy  l'eust  adverty  de  bon  cueur 
de  ce  qu'il  lui  eust  semblé  plus  utile  et  proufitable  en 
ladicte  malière,  et  de  sa  part  se  y  fust  tellement  em- 
•  ployé,  tant  de  gens  comme  de  sa  personne,  se  besoing 
en  eust  esté,  qu'il  en  eust  peu  ensuir  grant  bien  ou 
Royaume. 

H  Et  au  regart  de  ce  que  tous  dictes  que  la  ville  de 
Paris  a  esté  baillée  et  mise  es  mains  du  Roy  par  mon- 
dit  seigneur  de  Bourgoigne  et  ses  gens  souldoyez  de 
ses  deniers,  et  sans  la  chaîne  ne  despence  du  Roy  : 

«  11  est  tout  notoire  que  monseigneur  le  connesta- 
ble,  que  Dieu  absoille,  et  monseigneur  de  Dunois,  es- 
toient  chiefz  commiz  et  ordonnez  de  par  le  Roy 
pour  le  fait  de  l'entreprinse  qui  fut  faicte  pour  ladicte 
cause.  Et  en  leur  compaignie  estoient  pluseurs  autres 
notables  seigneurs,  cappitaines  et  chiefz  de  guerre, 
en  grant  nombre  et  puissance  de  gens  d'armes,  jus- 
ques  au  nombre  de  quatre  à  cinq  mil  combatans  ou 


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400  CHRONIQUE  [1459  a.  s.] 

plus,  aux  despeos  du  Hoy;  et  par  le  plaisir  de  Dieu, 
et  par  la  bonne  conduite  d'iceuU  qui  là  estoîent,  et  la 
faveur  des  gens  de  ladicte  ville  qui  avoieot  bon  vou- 
loir de  retourner  en  l'obeyssance  du  Roy,  leur  souve* 
rain  et  naturel  seigneur,  ladicte  ville  fut  reduitte  en 
son  obéissance,  et  les  chasteaux  de  la  Bastille  et  du 
Ixiuvre  renduz  depuis  à  mondit  seigneur  le  connesta- 
ble,  au  nom  du  Roy.  Bien  est  vray  que  le  seigneur 
de  risle  Adam,  le  seigneur  de  Temant,  messire  Simon 
de  Lalain,  et  autres  des  gens  de  mondit  seigneur  de 
Boui^oigne,  jusques  au  nombre  de  vi  à  vii  cens  com- 
batans,  furent  à  faire  les  choses  dessusdictes,  de  par 
mondit  seigneur  de  Bourgoigne  et  à  ses  despens ,  et 
que  bien  et  honnorablement  se  y  pourtèrent,  dont 
le  Roy  fut  bien  content  ;  et  dès  paravant,  le  Roy  avoil 
recouvert  les  principales  places  d'enlour  Paris,  et  les 
defz  des  rivières  dessus  et  dessoubz,  et  y  tenoit  grant 
nombre  de  geus  de  guerre  qui  estotent  à  ses  despens,  • 
réservé  les  gens  de  mondit  seigneur  de  Bourgoigne, 
dont  dessus  est  faicte  mencion,  qui  estoient  dedens  la 
ville  de  Pontoise. 

K  Touchant  les  autres  bonnes  villes  et  places  que 
mondit  seigneur  de  Bourgoigne  dit  avoir  esté  réduites, 
par  son  moien,  en  l'obéissance  du  Roy,  et  mises  hors 
des  mains  de  ses  ennemis  : 

«  II  est  vray  que  en  faisant  ledit  traictié  entre  le  Roy 
et  mondit  seigneur  de  Bourgoigne,  il  fut  dit  que  chas- 
cune  des  parties  devoit  faire  wider  ses  gens  des  places 
et  des  forteresses  qui  appartenoient  à  l'autre  partie  ou 
aux  siens,  réservé  celles  que  le  Roy  laissoit  à  mondit 
seigneur  de  Bourgoigne,  selon  la  forme  dudit  traictié, 
laquelle  chose  le  Roy  a  fait  et  accomply  de  sa  part, 


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[1459  n.  s.]         DE  MATHIEU  D'ESCOUCHY.  401 

ainsv  qu'il  apparteooit,  sans  ce  que  mondtt  seigneur 
de  Boui^igne  ne  les  siens  aient  eu  aucune  peine  ou 
despence  pour  recouvrer  les  places  qui  leur  apparte- 
Doîent,  au  moins  qui  soit  venu  à  la  uognoissance  du 
Boy;  mais  ainsi  n'a  pas  esté  fait  de  la  part  de  mondit 
seigueur  de  Bourgoigue  :  car,  excepté  la  ville  de  Noyon 
et  deSoissons,  il  y  a  eu  peu  de  places  apparlenans  au 
Roy  et  aux  siens,  tenues  et  occupées  par  les  gens  de 
mondit  seigneur  de  fiourgoigne,  que  le  Roy  ou  les 
siens  aient  peu  avoir,  sy  non  les  aucunes  à  grans 
Traiz  et  despens,  et  les  autres  par  grans  sommes  d'ar- 
gent baillées  à  ceulx  qui  les  tenoient,  et  partie  d'iceltes 
long  temps  après  ledit  traictié. 

H  Et  quant  aux  services  que  vous  dictes  que  les 
nobles,  vassaulx  et  subgetz  de  mondit  seigneur  de 
fioui^igne  ont  fait  au  Rot,  en  sa  conqueste  de 
Normendie  : 

a  Le  Roy  n'rat  point  memoralif  que  au  recouvre- 
ment du  pays  de  Normandie,  il  veosist  aucunes  gens 
de  guerre  de  par  mondit  seigneur  de  Bout^oigne; 
mais  bien  est  vray  que,  eu  la  compaignie  de  monsei- 
gneur le  comte  d'Eu  et  de  monseigneur  le  conte  de 
Saiot-Pol,  parens,  subgetz  et  serviteurs  du  Roy,  vin- 
drent  ou  ^rvice  dudit  seigneur  et  à  ses  gaïges  et 
soiildes,  à  ladicte  recouvrance  de  Normendie,  pluseurs 
cbevallîers,  escuiers,  et  autres  subgetz  du  Roy,  tant 
des  païs  de  Picardie  que  ailleurs,  qui  s'y  gouvernèrent 
bien  ethonnourablement,  et  dorft  ledit  seigneur  Tut 
bien  content. 

rt  Et  au  r^arl  de  ce  que  mondit  seigneur  de  Bour- 
goigne  a  fait  dire  en  oultre  par  vous  que,  dès  la  paix 
faicte,  il  se  délibéra  et  conclud  de  chérir  le  Roy, 


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402  CHRONIQUE  [t4K9  a.  s.] 

aimer,  servir,  hoDDorer  et  obeyr,  et  supplie  au  Roy 
qu'il  vueille  cc^ooistre  que  eucores  est-il  tel  et  sera 
jusques  à  la  mort,  se  par  tort  évident  il  n'est  cootrainct 
au  contraire,  que  Dieu  ne  vueille  I 

H  Le  Roy  scet  bien  et  cognoit  l'amour,  charité,  ser^ 
vice,  honneur  et  obeyssance  que  mondit  seigneur  de 
Boui^igne  et  les  autres  seigneurs  du  sang  doivent 
avoir  envers  lui  ;  et  aussi  le  Roy  n'a  jamais  voulu  ne 
vouldroit  faire  chose  par  quoy  mondit  seigneur  de 
Boui^oigne  ait  raisonnablement  cause  d'avoir  autre 
Toidentë  envers  lui  que  celle  qui  doit  avoir. 

«  Et  à  ce  que  oultre  plus  vous  avez  dit  que  mondit 
seigneur  de  Boui^igne  est  adverty  que  le  Roy  est  in- 
duict  et  pressé  par  ses  heyneux  de  prendre  et  quérir 
aliances  et  confederacions  à  l'encontre  de  lui,  et  en  les 
particularisant,  parlez  des  aliances  de  Dannemarche, 
Liège,  Berne,  du  Roy  Lancelot,  de  l'empereur  et  des 
princes  et  électeurs  de  l'Empire,  et  autres  seigneurs 
d'Aleouûgne  ;  et  aussi  que  le  Roy  quiert  faire  trêves 
générales  avecques  les  Anglois,  pour  nuyre  et  grever 
mondit  seigneur  de  Boui^oigne  : 

a  Le  Roy  est  bien  esmerveiUé  de  ceulx  qui  ainsi, 
contre  vérité,  ont  adverty  mondit  seigneur  de  Bour- 
goigne  des  choses  dessusdictes;  car,  comme  vous 
povez  savoir,  toutesbonnes  aliances  et  confederacions 
sont  bien  requises  entre  les  Roys  et  princes  souve- 
rains, pour  le  bien  d'euU,  de  leurs  Royaumes  et  de 
leurs  subgetz.  Et  pour  entrer  es  cas  particuliers,  est 
vray  que,  dès  le  temps  du  feu  Roy  de  Dannemarche, 
que  Dieu  absoillel  par  le  moien  d'aucuns  princes 
d'Alemaigne,  proucbains  parens  du  Roy  et  dudit  Roy 
de  Dannemarche,  fut  ouvert  de  faire  allance  entre  les- 


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[«4S»n.  s.]        DE  MATHIEU  D'ESCOUCHT.  403 

dis  deux  Roys;  et  après  le  dexcez  duquel  Roy  de 
DauDemarche,  la  matière  s'est  coDliuuée  entre  lé  Roy 
Dostre  souverain  seigneur  et  le  Roy  de  DaDuemarche 
qui  à  présent  est;  et  par  leurs  coaunis  ambaxeurs 
ont  esté  lesdictes  aliances  faictes  entre  iceulx  Roys, 
pour  eulx,  leurs.  Royaumes  et  subgetz,  et  ne  sera  pas 
trouvé  que  en  toutes  lesdictes  aliances,  soit  faicte  meii- 
cion  d'aucune  chose  contre  montfit  seigneur  de  Bour- 
goigne,  ne  en  "sod  préjudice;  ainçois,  comme  prou- 
chain  parent  et  subgect  du  Roy,  pevent  estre  lesdictes 
aliances  à  son  ayantaigs,  comme  des  autres  seigneurs 
et  princes  du  sang  du  Roy,  et  doit  estre  chose  bien 
agréable  à  tous  lesdis  seigneurs  du  sang  et  autres  du 
Royaume,  de  veoir  joinct  par  aliances  ung  tel  et  si 
puissant  prince  ccHnme  ledit  Roy  de  Dannemarche, 
au  Roy  nostre  souverain  seigneur. 

tf  Et  au  regart  de  ce  que  vous  avez  parlé,  touchant 
l'alée  du  prevost  des  mareschaulx  ou  paîs  du  Liège, 
et  des  aliances  que  le  Roy  a  contendu  y  trouver  contre 
mOndit  seigneur  de  Bourgoigne'  : 

«  Il  ne  sera  pas  trouvé  que  ledit  prevost  des  mares- 
chaulx enst  oncques  chaîne  de  par  le  Roy  de  beson- 
gnier  avecques  ceulx  dudit  pais  du  Liège,  pour  laditite 
matière;  mais  y  estoît  allé  pour  aucunes  choses  qui 
touchoient  le  fait  de  justice  et  l'onneur  du  Roy,  à 
cause  de  certaines  paroUes  qu'on  disoit  avoir  esté  dictes 

i .  Voira  ce  que  la  remontrance  du  9  fë?rier  contenait  :  c  Pareil- 
lement a  esté  adverty  que  vdus  avez  envojé  vostre  prevost  des 
mareschaulx  ou  paû  de  Liège  et,  par  le  moien  de  Jehan  de  Soa- 
niaiiig  et  autres,  contendu  trouver  aljances  oudit  paîs  de  Liège,  et 
que  encores  y  contendez  nonunémenl  contre  mondit  seigneur  de 
Bourgoigne,  comme  l'en  dit.  ■  L.  r.,  f.  22. 


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IkOfk  CHRONIQUE  [14S9li.  s.] 

et  semées  par  le  seigneur  de  Camois,  Anglois,  qui  lors 
esloit  oudit  pals  du  Liège  ;  et  aussi  n'estoit  besoÏDg 
que  le  Roy  envoiast  par  delà  pour  faire  aliaaces  avec- 
ques  culx  i  car  tousjours  les  Liégois  oot  eu  le  Roy  et  la 
couronne  de  France  en  grant  honneur^  amour  et  ré- 
vérence, et  offert  pluseurs  fois  de  le  servir  à  l'encontre 
de  ses  ennemis  ;  par  quoy  le  Roy  les  a  et  doit  bien 
avoir  en  son  «spéciale  recommandacion. 

«  Et  quant  au  fait  de  ceulx  de  Berœ,  le  Roy  a  bien 
voulu  les  avoir  et  recevoir  en  bonne  amour  et  intelli- 
gence avecques  lui,  en  quoy  sont  comprins  tous  ses 
subgetz,  amis  et  aliez  ;  et  n'y  a  eu  faicte  chose  préju- 
diciable contre  mdndit  seigneur  de  Boui^oigne. 

tt  Touchant  les  alliances  que  mondit  seigneur  de 
Boargoigne  dit  que  le  Roy  avoit  prinses  contre  lui 
avecques  le  Roy  Lancelot,  et  aussi  le  mariage  qu'il 
avoit  accordé  de  madame  Magdelene  avecque  lui,  non 
obstant  qu'il  feust  ennemy  d'icellui  monseigneur  de 
Bourgoigne,  et  que  de  ladicte  inimitié  il  eust  fait  ad- 
verlir  le  Roy  '  : 

N  Au  regart  desdictes  aliances,  il  n'y  en  a  esté  au- 
cunes faictes  entre  te  Roy  et  le  Roy  Lancelot,  Roy  de 
Hongrie  et  de  Bahaigne,  ne  aussi  n'en  estoit-il  jà  be- 
soing  ;  car  de  grande  ancienneté,  et  dès  le  temps  du 
Roy  Jehan  et  du  Roy  de  Bahaigne,  qui  lors  estoit,  les 
aliances  perpétuelles  furent  faictes  entre  les  Roys  et  les 
Royaumes  de  France  et  de  Bahaigne,  tant  pour  eulx 
que  pour  leurs  successeurs;  èsquelles  aliances  fut 
comprins  nomméement  feu  monseigneur  Phelippe, 

1.  Il  y  a  ici  une  transposition  dans  le  Ms.  Saint-Gemuin  ;  ce 
paragraphe  est  placé  après  le  suivant,  qa'il  devrait  précéder. 


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[1W9  n.  s.]         DE  MATHIEU  D-ESCOUCHY.  40S 

duc  de  Bouf^oigae,  ayeul  de  monsdgDeur  de  Bour- 
goingne  qui  à  présent  est,  et  ses  successeurs. 

R  El  quant  au  mariage,  chascun  scet  qu'il  n'est  pas 
défendu  entre  princes  crestiens  de  traictier  les  ma- 
riages de  leurs  enfans  les  ungz  avecques  les  autres; 
car,  par  ce  moien  desdia  mariages,  en  adviennent  sou- 
ventes  foiz  pluseurs  biens.  Et  n'y  a  aucune  chose  ou 
traictié  fait  entre  le  Roy  et  mondit  seigneur  de  Bour- 
goigne»  qui  empesche  le  Roy  que  ainû  ne  le  puisse 
làire  de  messeigneurs  et  dames  ses  enfans;  et  comme 
il  est  tout  notoire,  madame  Magdeleoe  estoit  dès  lors 
en  aage  de  mariei;  et  entre  les  princes  crestiens,  n'y 
«voit  pour  ledit  temps  plus  grant  mariage  que  audit 
Roy  de  Hongrie  et  de  Bahaigne,  et  dont  vraissembla- 
blement  peust  ensuir  plus  de  biens  et  honneurs,  et 
mesmement  à  la  défense  et  exaltacion  de  la  Foy. 

«  Et  aux  inimitiez  que  mondit  seigneur  de  Bour- 
goigne  se  disoit  avoir  à  rencontre  dudit  Roy  de  Hon- 
grie et  de  Bahaigne,  et  dont  il  avoit  fait  advertir 
le  Roy  : 

«  Le  Roy  ne  sceut  oncques  qu'il  y  eust  publicques 
initnitiez  entre  le  Roy  de  Bahaigne  et  mondit  seigneur 
de  Boui^îgne;  et  aussi  n'avoit  il  aucune  cause  de  le 
penser,  ains  tout  te  contraire,  attendu  la  prouchaineté 
de  Ugnaige  dont  ilz  se  attenoient  l'un  à  l'autre,  et 
les  aliances  dessusdictes  feictes  entre  les  maisons  de 
France  et  de  Bahaigne,  èsquelles  est  comprins  mondit 
seigneur  de  Boui^oigne,  comme  dit  est  ;  et  avecques 
ce,  qu'il  estoit  tout  notoire  que  mondit  seigneur  de 
Bourgoigne  avoit  fait  offrir  par  ses  ambaxadeurs  de 
aler  en  la  compaignie  et  soubz  la  conduîtte  dudit  Roy 
de  Hongrie  et  de  Bahaigne,  à  l' encontre  du  Turq  et 


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406  GHROnQDE  [USOa.s.] 

pour  la  defence  de  la  Voy.  Et  se  od  vouloit  dire  qu'il  y 
eust  aucime  différence  entre  eulx,  à  cause  de  la  dur- 
chié  de  Luxembourg,  le  Roy  ne  teooit  pas  que  pour 
tant  le  Roy  de  Hongrie  et  de  Bahaigne  feust  euuemy  de 
mondit  seigneur  de  Boureo^e,  attendu  que  le  Roy 
estant  à  Lion,  ledit  Roy  de  Hongrie,  pour  appusier 
ladicte  différence,  envoya  devers  le  Roy,  offrant  s'en 
Boubmettre  à  lui  et  tenir  son  ordonnance,  pourveu 
que  mondit  seigneur  de  Bourgoigne  le  feist  pareille- 
ment ;  de  laquelle  chose  le  Roy  fist  advertir  raondh 
seigneur  de  Bourgoigne  par  ses  ambjtxadeurs  ;  ce  qu'il 
ne  volt  accepter. 

<c  Au  faict  des  alianaes  que  mondit  seigneur  de 
Bourgoigne  dit  que  le  Roy  quiert  avecques  l'empe- 
reur, les  princes  électeurs  de  l'Empire,  et  autres 
princes  d'Alemaigue,  à  l' encontre  de  lui  : 

(t  Mondit  seigneur  de  Bourgoigne  peut 'bien  savoir 
que  de  tout  temps  il  y  a  aliances  entre  les  empereuos 
et  les  Roys  de  France;  et  à  ceste  cause,  en  toutes  les 
aliances  que  le  Roy  a  faictes  avecques  autres  princes, 
il  excepte  nomméemeut  l'empereur;  et  pareillement, 
s'il  a  fait  paix  ou  trêves  avec  ses  ennemis,  il  y  com- 
prent  l'empereur  comme  son  alyé.  Et  au  r^art  des 
électeurs  de  l'Empire  et  autres  princes  d'Alemaigne, 
pluseurs  d'iceulx  sont  dès  pieça  allez  avecques  le  Roy; 
mais  èsdictes  aliances  n'a  esté  Taicte  chose  ou  préju- 
dice de  mondit  seigneur  de  Bourgoigne. 

u  Quant  à  ce  vous  dictes  que  mondit  seigneur  de 
Boui^olgne  dit  estre  adverty  que  le  Roy  requiert  faire 
trêves  générales  avecques  les  Anglois,  pour  lui  nuyre 
et  grever  : 

R  Mondit  seigneur  de  Bourgoigne  peut  avoir  assez 


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[14S9  n.  5.]        DE  HATBIEU  D'ESCOUCHT.  407 

souveDODce  des  boDS  termes  qui  lui  furent  tenuz  par 
le  Roy  es  trêves  que  derreuièremeat  il  fist  avecques 
les  Auglois,  là  où  ses  gens  ambaxeuts  furent  presens 
et  assistans,  et  èsquelles  mondit  seigneur  de  Bour- 
goigne  fut  nomméement  compris  comme  les  autres 
seigneurs  du  sang.  Et  quant  aux  parolles  qui  sont  de 
présent  de  ladicte  matière,  le  Roy  n'a  point  quis  ne 
quien  trêves  avecques  les  Anglois;  car,  Dieu  merci, 
il  n'apasneccesùt^dece  faire.  Mais  pour  ce  qu'il  a  este 
pluseurs  foiz  exhorté  par  nostre  saint  Père,  et  par  ses 
legatz^^ui  sont  veouz  en  France,  de  vouloir  entendre 
à  paix  ou  trêves  avecques  les  An^ois,  «n  faveur  de  la 
delTence  de  la  Foy,  le  Roy,  quant  on  lui  en  a  parlé,  a 
tousjours  respondu  que,  pour  l'onneur  de  Dieu  prin- 
cipalement et  en  la  faveur  que  dessus,  II  estoit  content 
de  y  entendre  par  tous  bons  et  raisonnables  moiens. 

«  A  ce  que  mondit  seigneur  de  Bourgoigue  dit  que 
aucuns  lui  ont  donné  à  cognoistre  que  te  Roy  est  mal 
content  de  lui,  pour  ce  que  monseigneur  le  Daulphin 
s'est  restraict  par  devers  lui  et  se  lient  en  ses  pals  et 
seigneuries,  et  en  soy  excusant  sur  ce,  dit  que  s'il  a 
receu  mondit  seigneur  le  Daulphin,  il  luî  est  advîs 
qu'il  a  fait  honneur  au  Roy,  et  se  autrement  l'eust  fait, 
ce  lui  eust  esté  et  seroil  reprouche  et  blasme  à  jamais  : 

«  Austresfois  a  esté  lait  response  à  mondit  seigneur 
de  Boui^oigne,  touchant  ceste  matière,  que  le  Roy  a 
bien  cognoissance  que  à  mondit  seigneur  le  Daulphin 
est  bien  deu  estre  fait  honneur  et  bon  recueil  par  mon- 
dit seigneur  de  Bourgoigne  et  autres  princes  de  ce 
Royaume,  quant  ilz  sauroient  et  cognoislroient  que 
mondit  seigneur  le  Daulphin  se  maintiendroît  envers 
le  Roy  son  père,  comme  bon  et  obéissant  filz  doit 


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408  CHRCNIQUE  [l4S&ti.  s.] 

faire;  et  aulremeat  ne  se  doit  faire  par  raison,  car 
l'oDDeur  qui  lui  est  deu  deppend  du  Roy  soa  père  et 
soD  seigneur.  Et  combien  que  tantost  après  que  moQ- 
dit  seigneur  le  Daulphin  fut  es  maius  de  mondit  sei- 
gneur de  Boui^oigne,  mondit  seigneur  de  Bourgoigne 
eust  fait  dire  au  Roy,  par  ses  gens  et  ambaxeurs,  que, 
se  c'estoit  son  plaisir,  il  s'emploierait  vouleatiers  à  ré- 
duire mondit  seigneur  le  Daulphin  à  la  bonne  grâce 
et  obeyssance  du  Roy,  ainsi  que  filz  doit  estre  envers 
son  père,  dont  le  Roy  fut  bien  conteut  et  en  mercya 
mondit  seigneur  de  Bourgoigne ,  en  lui  priant  que 
sÀnsâ  le  Toulàst  faire  et  soy  emploier  comme  il  voul- 
droit  qu'il  fist  pour  lui  en  cas  pareil ,  et  avoit  bien  le 
Roy  fiance  que  aucun  bon  fruict  en  deust  ensuir, 
neantmoioR  et  que  mondit  seigneur  le  Daulpbin  ait 
esté  par  long  temps  es  maj/as  de  mondit  seigneur  de 
Boui^oigne,  le  Roy  ne  s'est  point  apperceu  qu'il  en 
soit  ensuy  aucun  bon  effect. 

«  Quant  à  l'excusacion  que  mondit  seigneur  de 
Bourgoigne  prétend,  à  cause  des  trêves  par  lui  prinses 
à  certain  temps  et  trois  mois  de  desdït,  avecques  les 
Anglois,  anciens  ennemis  et  adversaires  de  ce  Royaume^ 
pour  aucuns  de  ses  pais ,  soubz  umbre  de  ce  que  au- 
cuus  cappilaines  et  gens  de  guerre  du  party  du  Roy 
estoient  lors  entrez  en  ses  pays,  et  que  trop  grant 
chaîne  eust  esté  à  mondit  seigneur  de  Bourgoigne  de 
faire  guerre  ausdis  Anglois,  et  aussi  avoir  à  faire  aveuc 
gens  du  Roy  : 

a  Uondil  seigneur  de  Bourgoigne  peut  bien  sa- 
voir que,  à  cause  de  l'adversité  de  la  guerre,  les  gens 
d'armes,  pour  le  temps  de  lors,  estoient  en  grant  de- 
sordre, faisoienl  pluseurs  maulx  et  excès  en  div^^ 


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[I4S9  •-  ».]  DE  MATHIEU  D-ESCODCHT.  fcOfl 

lieux  en  ce  Royaume ,  tant  es  païs  qui  aoDt  mesme- 
meot  au  Roy,  que  en  tous  les  autres  dudit  Royaume, 
doDt  le  Roy  estoit  bien  4esplaisant;  et  sitost  qu'il  lui 
a  esté  possible,  il  y  a  mis  Tordre  et  remède  que  chas- 
cun  a  veu.  Et  supposé  que  aucuns  excès  particuliers 
eussent  esté  falz  es  païs  de  mondit  seigneur  de  Bour- 
goigoe,  par  Lesdis  gens  de  guerre,  ainsi  qu'ilz  faïsoient 
èa  autres  païs,  ai  n'estmt  ce  pas  cause  souffisante  ne 
raisonnable  pour  prendre  trêves  avecques  les  ennemis 
du  Roy  et  du  Royaume,  sans  le  con^é,  consentement 
et  bon  plaisir  du  Roy. 

a  Et 'au  regart  des  autres  trêves  longues  et  qui  en- 
cores  durent,  que  mondit  seigneur  de  Bourgoigne  a 
prinses  avecques  les  Anglois,  pour  tous  ses  pais,  à  ung 
an  de  desdit,  spubz  couleur  du  mariage  fait  de  la  611e 
du  Roy  de  Secille  avecques  le  Roy  d'Engleterre,  et 
aussi  des  advertissemens  qu'il  dit  avoir  euz  que  par  le 
mbien  dudit  mariage  on  devoit  recompenser  les  An- 
glois des  pals  de  Hollande  et  Zellande  pour  le  païs  de 
Normendie,  et  les  autres  terres  et  seigneuries  mouvans 
de  ta  couronne  dévoient  demourer  au  Roy,  et  que  le 
surplus  des  terres  et  seigneuries  de  mondit  seigneur  de 
Bourgoigne  se  dévoient  conquérir  par  commune  main, 
du  Roy  et  des  Anglois,  et  contendoit  on,  par  ce  moien, 
à  destruire  entièrement  mondit  seigneur  de  Bour- 
goigne : 

«  n  est  vray  que  en  traictant  ledit  mariage,  ne  fut 
oocques  parlé  des  choses  dessus  dictes,  dont  mondit 
seigneur  de  Bourgoigne  dit  avoir  esté  adverti.  Et  se 
esmerveille  fort  le  Roy  comment  mondit  seigneur  de 
Boui^oigne  a  si  legièreraent  adjousté  foy,  et  si  longue- 
ment persévéré,  àtelles  choses  ainsi contreuvées contre 


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410  CHRONIQUE  [)4S9  n.  s.] 

Tenté  ;  et  s'il  en  etut  &it  aucune  doubte,  il  deust  avoir 
euToië  devers  le  Roy,  pour  estre  iofomié  de  la  vérité, 
et  noD  pas  prendre  lesdictes  trêves,  qui  sont  préjudi- 
ciables au  Hoy  et  à  la  chose  publique  de  son  Royanme. 
Et  aussi  par  expérience  il  a  depuis  bien  peu  veoir  et 
cognoistre  tout  le  contraire  des  adverlissemens  qu'il 
dit  lui  avoir  esté  faiz;  et  neantmoins,  il  a  continué  et 
contiDue  encores  .en  icelles  trêves»  jasoit  ce  qu'il  ne 
Joise  à  lui,  ne  à  autre  prioce  de  ce  Royaume,  faire 
trêves  ou  abstinence  de  guerre  avecques  les  ennemis, 
sans  le  congre  et  coDsentemopt  du  Roy,  conwie  dit  est. 

a  Et  à  ce  que  mondit  seigneur  de  Bourgoigne  dit 
que  aucuns  dient  que  la  cause  du  mal  contentement 
du  Roy  est  pour  les  désobéissances  qu'on  fait  es  pals 
de  mondit  seigneur  de  Boui^oigne  au  Roy  et  à  sa 
court  de  parlement ,  et  pour  son  excusacion  requiert 
que  les  charges  dont  le  procureur  gênerai  du  Roy  l'a 
chaîné  en  la  présence  des  seigneurs  qui  estoieot  à 
Vendosme ,  et  toutes  les  autres  charges  qu'il  lui  volt 
imposer,  Itil  soient  baillées  parescript,  et  que  au  plai- 
sir de  Dieu  il  respondra  à  tout  tellement,  que  le  Roy, 
les  prince»  en  la  présence  desquelz  il  a  esté  chai^,  et 
uDg  chascuo,  verra  qu'il  a  esté  chaîné  par  ledit  procu- 
reur sans  cause  et  sans  raison  : 

«  Mondit  seigneur  de  Bourgoigne  sçet  bten  que  le 
Roy  doit  et  est  tenu  faire  justice  à  ses  »ibgetz,  et  ds 
faire  exécuter  les  arrestz  et  jugemens  de  sa  court  de 
parlement,  qui  est  sa  court  souveraine  ;  et  ainsi  l'a  juré 
et  promis  à  son  sacre  et  couronnement.  Et  pour  ce 
qu'il  a  eu  de  grans  plaintes  que  pluseurs  des  arrestz 
de  sadicte  court  et  ses  mandemens  n'ont  pas  esté  bien 
obeys  es  pays  de  mondit  seigneur  de  Bourgoigne,  et 


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[14S9  n.  *.]         DE  HATt&EU  D'KCOUGST..  411 

que,  le  Roy  estant  à  Vandbsme,  vindrent  aucuns  des- 
dis  plaintitz'  par  devers  lui;  pour  ceste  cause,  il  flst 
remoDStrer,  par  son  procureur  gênerai,  aux  gens  et 
ambazeurs  de  mondit  seigneur  de^Boui^igne,  les  cas 
particuliers  dont  les  pTainctes  adonc  lui  estoient  ve- 
nues, à  ce  qu'ilz  en  advertissent  mondit  seigneur  de 
Boui^oigne,  pour  y  faire  donner  l'obéissance  qu'il 
appartient  et  qu'il  est  tenu  de  faire. 

«  Et  quant  à  ce  que  mondit  seigneur  de  Bouigolgne 
requiert  que  tous  les  cas  dont  le  procureur  gênerai 
du  B^y  le  Touldra  charger,  lui  soient  baillez  pour  y 
respondre: 

«  Le  Boy  par  diverses  foiz  a  fait  remonstrer  à  mon* 
dit  seigneur  de  Boui^igne,  et  à  ses  gens  et  amb&xeuts, 
pluseurs  plaintes  et  doléances  que  l'en  avoit  fait  au 
Roy,  touctiant  les  choses  dessusdictes,  espérant  que 
mondit  seigneur  de  Bourgoigne  y  deust  donner  pro- 
vision ;  ce  qui  n'a  esté  fait.  Mais  neantmoios ,  le  Roy 
escrira  à  son  procureur  gênerai  qu'il  face  diligence  de 
recueillir  toutes  les  plaintes  et  doléances  qu'il  a,  tou- 
diant  lesdicles  matières;  et  les  fera  savoir  à  mondit 
seigneur  de  Bouf^oigne,  par  ses  gens  qu'il  eovoiera 
devers  lui  pour  ceste  cause. 

«  Au  regard  de  ce  que  mondit  seigneur  de  Bour- 
goigne se  plaint  de  la  court  de  parlement,  disant  qu'elle 
ne  vœult  entendre  à  mder  chose  qui  soit  pour  lui ,  ne 
pour  ceuli  qui  sont  à  lui  ;  mais  sont  ses  causes  et  Èelles 
des  siens  immortelles ,  sinon  qu'elles  soient  contre  lui 
et  les  siens: 

«  Il  est  bien  vray  que,  le  Roy  estant  à  Vendosme, 

1.  Hs.  Suot-Germam  (seul)  :  <  Aucunes  desdictes  plaintes.  > 


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412  <SROmQUE  [1459  d.  s.] 

il  parla  de  ceste  matière  aux  gens  de  sadicte  court  de 
parlement,  lesquels  lui  aflennèrent  qu'il  y  a  eu  autaot 
et  plus  de  causes  expédiées  «o  ladicte  court  de  parle- 
ment» des  pals  de  mondit  seigneur  de  Bourgoigne  et 
de  ses  subjetz,  que  de  nul  autre  pays  ou  contrée  de  ce 
Royaume.  Biais  neantmoins,  le  Roy  de  rechef  man- 
dera Toulenliers  à  sadicte  court  qu'elle  face  es  causes 
de  mondit  sdgneur  de  Bourgoigne  et  des  siens,  bonne 
et  bresve  expedicioo  de  justice. 

«  Et  quant  à  ce  que  tous  dictes  que  se  plaintes  et 
doléances  dévoient  estre  ouvertes  ou  declairëes,  mon- 
dit seigneur  de  Boui^oigne  a  mieulx  cause  de  soy  dou- 
loir  que  nul  autre,  et  que  le  traictié  d'Arras  n'a  pas 
eité  fourny  ne  accomply  : 

'  Il  samble  au  Roy  que  mondit  seigneur  de  Bour- 
goigne n'a  cause  de  (sàre  plaintea  et  doléances  à  l'oc- 
casion dudit  traictié,  comme  chascun  peut  assez  sa- 
voir et  cognoistre;  et  n'a  le  Roy  aucune  chose  fait  au 
contraire.  Mais  advise  mondit  seigneur  de  Boui^oigne, 
se  de  sa  part  il  a  esté  bien  entretenu.  Et  deust  bien 
aT(Hr  mondit  ,seigneur  de  Bourgoigne  mémoire  des 
parolles  qui  furent  dictes,  en  Iraictant  le  marii^e  de 
feue  madame  Katherine  de  France  [que  Dieu  absoîlle*] 
et  de  monseigneur  de  Charolois,  son  (Hz. 

«  Et  au  regart  d'aucunes  autres  plaintes  que  mon- 
dit seigneur  de  Bourgoigne  ^t,  de  certaines  injures 
qu'il  dit  avoir  esté  faicles  tant  à  lui  comme  à  ses  gens, 
par  manière  de  desrision'  : 

1.  Ne  se  trouve  dans  aucun  des  deux  manuscrits, 

2.  Voici  quelles  étaient  ces  plaintes  :  ■  Si  ses  armes  (celles  du 
doc),  son  nom,  ou  sa  devise  sont  mises  ou  paintes  par  vosire 
Royaume,  tantost  elles  sont  percées  et  vîtiainemeat  sonlliées.  Si 


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[14S9  n.  s.]  DE  MATHIED  D'ESOODGHT.  413 

«  Telles  choses  et  sembhibles  doivent  estre  desplai- 
sans  à  tous  priDCes;  et  quant  il  vient  à  leur  cognois- 
sance,  ils  en  devroient  faire  pugoîcion;  mais  pour  ce 
que  commuaeoaeDt  elles  se  dieni  et  font  par  geos  de 
mauvaise  vouJenté  et  petite  reputacion,  jaçoit  ce  que 
bien  lar^ment  en  ait  esté  dit  et  fait  contre  la  personne 
du  Roy,  et  de  pluseurs  gresves  et  énormes  choses, 
neantmoins  il  se  depporte  de  plus  avant  en  parler 
pour  le  presrat. 

«  Et  fînablement ,  k  ce  que  mondit  seigneur  de 
Bourgoigne  supplie  au  Roy  que  son  plaisir  soit  de 
l'avoir  en  sa  bonne  grâce,  et  le  tenir  et  lui  faire  comme 
à  son  parent  et  serviteur,  et  que  ou  plaisir  de  Dieu  il 
le  trouvera  tousjoursbon,  vray,  franc,  loyal,  humble 
et  obéissant  : 

«  Mondit  seigneur  de  Boui^igne  peut  avoir  assez 
veu  et  cogneu  par  expérience  que,  depuis  le  traictïé 
fait  entre  le  Roy  et  hii,  le  Roy  lui  a  tenu  termes  bons 
et  raisonnables,  conune  il  appartient  faire  envers  son 
bon  parent  et  serviteur;  et  seroit  le  Roy  bien  joyeux 
que  mondit  seigneur  de  Boui^igne  se  gouvemast 
tousjours  tellement  envers  lui,  qu'il  eust  cause  de 
continuer  et  de  l'avoir  et  tenir  en  sa  bonne  grâce.  » 

«  La  responce  dessusdicte  a  esté  faicte  de  par  le  Roy 
en  sa  présence  ausdis  ambaxadeurs,  où  estoient  mes- 
ses gens  e&cripTent  leurs  noms  ou  devises,  l'en  peint  par  dessus 
gibets  par  dérision.  Quant  ilz  passent  par  vostre  Royaume ,  «has- 
cun,  singulièrement  vos  gens  et  officiers,  les  fuyeut;  en  vostre 
propre  hostel  n'en  treuvent  comme  nniz  qui  les  vueillent  con- 
verser, et  les  communs  langaîges  de  pluseurs  des  vostres  sont  l'un 
à  l'autre  *  Tn  es  plus  traîdre  que  ung  Bourguignon.  >  Remon- 
trance citée,  f.  23  v". 


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4U  CHEOmQUE  [1459  n.  s.] 

seigneurs  les  ducz  d'Orieans  et  de  Bretaigne,  le  conte 
dn  Maine  et  les  autres  seigneurs  du  sang^  prelatz  et 
gens  du  graot  conseil  du  Roy,  à  Monthason,  )e 
vii'  jour  de  mars  mil  cccc  tviii  '.  » 

Apr^  lesquelles  responces  faictes  ausdis  anibaxa- 
deurs  Van  et  jour  que  dessus,  le  lendemaia,  qui  fut 
vni"  jour  de  mars,  ilz  eovoièrent  par  Thoison-d'Or, 
l'ung  d'iceulx  ambaxadeurs,  certaine  scedule,  laquelle 
il  présenta  de  par  lesdis  ambaïadeurs  à  messeigneurs 
du  conseil  du  Roy,  et  à  laquelle,  par  l'ordonnance  du 
Roy,  a  esté  respondu  en  la  manière  qui  s'ensuit  : 

d  Depuis  la  responce  faicle,  de  par  le  Roy  et  en  sa 
-  présence,  à  tous,  messire  Jehan  de  Croy,  seigneur  de 
Cimay,  messire  Jehan  de  Lannoy,  gouverneur  de  Hol- 
lande, et  Thoison-d'Or,  conseilliers  et  ambaxadeurs 
de  monseigneur  de  Bourgoigne,  tous  avez  baillé  au 
conseil  du  Roy  une  scedule'  par  laquelle  dictez  que 
vous  ayez  esté  envoiez  devers  le  Roy,  pour  deux  poins  : 
l'un,  pour  ouvertement  et  clerement  lui  faire  declairer 
quel  a  esté  raondit  seigneur  de  Bourgoigne,  quel  il 
est,  et  quel  il  veult  demourer  envers  le  Roy;  l'autre, 
pour  savoir  se  le  Roy  est  indigné  ou  mal  content  de 
mondit  seigneur  de  Bourgoigne,  et  les  causes  pour 
quoy;  et  que  se  le  Roy  a  aucune  chose  en  son  cueur 
qui  le  meuve  à  estre  mal  content  de  moodit  seigneur 
de  Bourgoigne,  que  son  plaisir  soit  le  declairer  et  le 

1.  La  date  n'était  pu  dans  Mathieu  d'Ëscouchy,  ce  qui  Eut 
que  l'abbé  Legrand,  trompé  par  la  place  assignée  par  le  cbroni- 
qnenr  à  cette  iroportante  pièce,  l'a  reculée  jusqu'en  1460  n.  s. 
{BUl.  ras.  de  Louis  XI,  livrera,  p.  54.) 

S.  Cette  cédule,  du  8  mars,  se  trouve  dans  le  Hs.  Saint-Ger- 
luaio,  974,  f.  24  V,  à  la  suite  des  remontrances  du  9  février. 


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[1459  n.  s.]         DE  HATBIEU  D'ESOOUCHT.  M  S 

lui  signîlBer.  Et  dictes  que  ausdis  deux  poios,  qui 
sODt  la  piiDcipale  cause  de  vostre  venue,  n'a  riens  este 
respondu;  par  quoy  suppliez  au  Roy  que  sur  ce  vous 
peussiez  savoir  son  vouloir  et  bon  plaisir'  : 

«  Pour  respoatdre  à  laquelle  scedule,  te  Roy  vous 
&it  dire  que  par  les  responces  qui  vous  ont  esté  bail- 
lées, vou»povez  bien  veoir  et  cognoistre  que  à  chas- 
cun  desdis  deux  poins  dont  vous  parlez,  et  à  tous  les 
articles  que  vous  avez  baillez  par  escript,  a  esté  bien 
et  souffisamment  respou4u  de  par  te  Roy.  Et  neant- 
moinSf  pour  ce  queTequerez  avoir  plus  ample  decla- 
racion  sur  le  contenu  en  vostre  dicte  scedule,  te  Roy 
envoyera  devers  mondit  seigneur  de  Bourgoigne  au- 
cuns de  ses  conseillers,  pour  lui  faire  assavoir  sur  ce 
son  vouloir  et  entencion,  et  pour  cognoistre  se  mon- 
dit seigneur  de  Bouigoigne  est  et  veult  estre  par  -effect 
envers  le  Roy  tel  que  vous  avez  dit  et  baillé  par 
escript. 

[«  Fait  à  MoDtbason  le  xi*  jour  de  mars  l'an  mil 
im°  Lviy. 

«  CoÛalionné  k  l' original.  Ainsi  signé  : 

«  i,  DE  ReILHAC*.    »] 

En  ceste  année,  furent  grandement  les  choses  en 
advebture  de  estre  bien  troublez  en  ce  Royalme  ;  car 
vous  povez  congnoÎBtre  par  les  articles  de  ladicte  am- 
baxade,  que  c|iaacune  des  parties  parloit  par  alTec- 
litHi.  Et  à  la  venté,  se  le  Roy  Charles  eut  bien  volu 

1-  ■  Car  autrement,  ajoutaient  les  ambassadeurs,  ne  se  ouze- 
roient  partir  sans  premièrement  l'aToîr  signifié  i  mondit  aeignenr 
de  Boargoigne.  ■ 

X.  Cest  ainsi  que  se  termine  la  pièce  dans  les  Hss.  Saint-Ger- 
maÎD  et  Doat. 


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41S  CHRONIQUE  [1459  n.  s.] 

croire  et  soy  arrester  à  ce  que  aucuns  de  ses  conseil- 
Uers  lui  euhorioient  contre  ledit  duc  de  Bourgoingne, 
les  besoingnes  se  fussent  mises  en  graat  rudesse  ;  mais 
quant  on  lui  parloit  ou  préjudice  d'icellui  duc,  et 
meismement  en  tous  coosaulx  où  il  estoit,  c'estoit 
cellui  qui  en  tout  le  supportoit  et  Talsoit  ses  excuses, 
par  le  grant  sens  et  bonne  discrecioo  qui  estoit  en  sa 
personne. 


CHAPITRE  CLII. 

D'aucuns  gens  qui  furoit  prins  en  la  ville  d'Arntg, 
sur  ce  que  on  leur  imposait  estre  Waudois. 

Environ  la  Pentecoste  de  l'an  précèdent',  courut 
la  Toix  es  marches  de  Picardie,  que  en  la  ville  d'Arras 
estoient  pluseurs  Waudois*,  tant  hommes* comme 


S.  On  peut  consulter  sur  la  Vauderie  un  article  de  M.  Félix 
Bourquelot,  intîtiilé  :  Les  Faadois  au  quinzième  lièfle  [Biblio- 
thèque de  eÉeote  des  c/iwtes.  S*  série,  t.  111,  pages  81-109). 
L'auteur  établît  :  que  les  Vaudois  apparaissent  dans  l'histoire  long- 
temps avant  la  persécution  d'Arras;  qu'au  quinnéme  siècle  on  les 
assimilait  i  tous  ceux  qui  se  livraient  à  la  sorcellerie,  à  la  né- 
cromancie, ou  qui  étaient  en  commerce  avec  le  diable;  que  les 
sorders  et  magiciens ,  contre  lesquels  l'Ëglise  et  les  puissances 
temporelles  ne  cessèrent  de  s'élever,  s'adonnaient  à  la  plupart 
des  pratiques  reprochées  aux  Taudois;  qu'on  peut  établir  une 
filiation  entre  ceux-ci  et  les  Hanichéens,  les  Albigeois  et  In 
Vaudoia  des  dooûème  et  treiTième  siècles;  enfin  qu'il  7  eut  sen- 


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[Ii.60]  DE  MATHIEU  D'ESÇOUCHY.  ,417 

Temmes.  Et  au  pourchas  d'aucuns,  le  duc  de  Bour- 
goingne,  à  qui  ladîcte  ville  estoit  subgette,  h  cause  de 
sa  comté  d'ÀTtois,  ordonna  certains  commissaires 
pour  de  ce  savoir  la  vérité,  et  ainsy  en  faire  justice 
selon  ce  qu'il  appartenroit.  Et  y  fut  ordonné  aler  le 
comte  d'Estampes,  qui  estoit  cappitainoe  gênerai  des- 
dictes marches  de  Picardie,  de  par  icellui  duc  de 
Boui^ingne,  afBn  que  les  exécuteurs  et  commissaires 
de  iadicte  besoingne  peussent  plus  seurement  besoin- 
gnier  en  icelle;  car  besoing  estoit  d'y  avoir  ung  bon 
chief,  pour  ce  que  de  prime  face  on  se  print  [de  rude 
manière],  et  eu  fist-on  prisonniers  grant  nombre  de 
gens  de  simple  estât  et  de  mauvaise  vie ,  desquelz  les 
aucuns  d'eulx  furent  questionnez,  interrogiez  et  pres- 
chez  par  gens  que  on  disoit  estre  notables  clercs  de 
droit,  et  depuis  livrez  à  la  justice  temporelle  et  par 
icelle  ars  et  bruslez.  Et  pour  ce  qu'on  disoit  iceulx 
exécutez  avoir  accusé  beaucoup  et  pluseurs  auti-es 
gens  de  grant  renom  et  de  bonne  fachon,  ayant  bonne 
chevance,  comme  le  seigneur  de  Beaufort  et  de  RaD< 
sai^ chevallier*;  maislre  AnthoinneSaquespée*,  riche 
et  piussant;  ung  nommé  Jehan  Tacquet',  marchant, 

lement  au  qainziéine  siècle  nne  recrudescence,  une  sorte  d'^- 
démie  de  sorcellerie,  et  qu'on  désigna  sous  la  dénomination  de 
Vandois  tons  ceux  qui  prenaient  part  aux  faits  de  sorcellerie. 

i.  ■  Payen  de  BeaufFwt,  chevallier,  noble  homme,  et  une  des 
anciennes  bannières  d'Ârtob,  agié  de  72  ans  ou  environ.  >  J.  du 
Clercq,  I.  IV,  ch.  ti.  Dans  les  Regiitrrs  du  Parlement,  il  est  ap- 
pelé messire  CtJart,  leigneur  de  Beaafort  et  de  harusart,  cheva- 
lier. Payen  était  yn  surnom.  U  Tut  prit  le  24  jain  i  460. 

2,  Bourgeois  et  écbena  d'Arras,  arrêté  ie  16  juillet.  J.  du 
Clercq,  1.  IV,  ch.  ix. 

3.  Aussi  boui^eois  et  échevin,  arrêté  le  22  juin.  Ibid.,  ch.  vi. 

Il  27 


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418  CUBANIQUE  [1460] 

et  meismemeot  Martiu  Comille',  qui  paravaDt  avoit 
esté  récepteur  gênerai  de  touttes  les  finances  dudit  duc 
de  Boui^ingne,  et  ptuseurs  autres,  avoir  esté  com- 
plices et  coulpables  d'icelles  vauderies,  icellui  Martin 
Comille,  coognoissant  que  ce  lui  procedoit  par  hayne 
couverte  d'aucuns  ses  ennemis,  se  absenta  de  ladicte 
ville  et  du  pays,  et  s'en  alla  à  Romme  ou  aultre  part, 
où  bon  loi  sambla,  où  il  fut  parloi^  temps.  Pareille- 
ment icellui  Tacquet  se  tira  en  la  ville  de  Paris;  mais 
ce  nonobstant,  si  furent  tous  leurs  biens  mœubles 
et  immœubles  prins  et  mis  en  la  main  dudit  duc 
de  Boui^oingne,  et  iceulx  gouvrenez  et  conduis  par 
gens  qui  desiroient  la  destruction  totalle  des  des- 
susdis.  ' 

Et  au  regard  desdis  de  Beâufort  et  maistre  An- 
tboinoe,  ilz  furent  prins  et  constituez  prisonniers  en 
grant  esclandre,  où  Hz  furent  par  pluseurs  fois  ques- 
tionnez par  voye  de  fait  et  très  inhumainement  ^  Et  ce 
faisoit  en  fin  de  faire  congnoistre  aucune  chose  par 
quoy  ou  eust  coullenr  de  les  pooir  faire  morir,  pour 

1.  11  était  alors  receveur  4^  aidei  ordinaires  du  comté  d'Ar- 
tois, et  avait  été  dans  sa  jennesse  ■  parmentier,  c'est-à-dire  cous- 
turier  de  robbes,  et  povre  compagnon.  >  Ibid.,  ch.  ix. 

2.  Le  sagneur  de  BeaafTort  ne  Tat  pas  mis  à  la  tortnre.  Po- 
paincourt ,  son  avocat ,  et  Simon ,  qui  représenta  le  procureur  du 
roi  dans  l'appet  devant  le  Parlement,  sont  muets  sur  ce  point ,  et 
FaTOcat  Ganay ,  dans  sa  plaidoirie  pour  l'évéque  d'Arras ,  dit 
que  le  26  juin,  deux  joars  après  qu'il  eijt  été  mû  en  prison, 
Beanfibrt  fit  de  lui-même  sa  confesaion,  <  uns  inducions,  nte- 
naces,  ne  tortures  aucunes.  »  Quant  i  Sacqnespée,  voici  ce  qa'en 
dit  Simon  dans  un  plaidoyer  du  S  Juin  :  ■  Sa^quespée  fat  con- 
stitué prisonnier  pour  lesdîz  cas  de  vauderie,  sur  lesquelx  il  fut 
iuterrogué  et  sur  ce  que  deneya,  lui  fut  dit  qu'il  le  confesserait 
et  que  avoit  esté  chargé  par  plutieura;  fut  mis  en  question  sur  le 


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[14«Q]  DE  MATHIEU  D*ESGOUfHY.  419 

avoir  la  cooBscacion  de  leurs  biens  '.  Et  à  ce  tenoieDt 
fort  les  mains  aucuns  qui  lors  esLoient  du  conseil  dudit 
comte  d'Estampes  '  ;  mais  onques  ne  confessèrent  chose 
qui  leur  fust  préjudiciable.  Et  dudit  temps  fut  ladicte 
ville  sy  escriée,  que  tous  ceulx  du  pays  fkisoient  g^nt 
difficulté  eulx  y  trouver.  Or  advint  que  Pbelippe  de 
Beaufort,  aïsné  filz  dodit  seigneur,  qui  véoit  que  sans 
cause  on  traictoit  aiosy  sondit  père,  et  que  melsme 
aucuns  de  ses  parens  et  amis  le  eohortoient  âoy  com- 
poser, —  et  de  fait  icellui  de  Beaufort  se  composa  de 
paier  nu  mil  escus  d'or,  aCBn  d'estre  délivre  de  ta  pri- 
son où  il  estoit*,  —  icellui  Pbelippe  se  tira  devers  le 
Roy,  où  en  sa  chancellerie  donna  à  entendre  le  cas  de 

banc,  lié  de  cordes  n»é«s  en  quatre  lieux  videlicet,  on  chief,  par 
le  cmps,  par  les  cuisses  et  les  jambes  au-dessoubz  des  genoula, 
en  lui  donnant  de  l'eau  à  boire.  >  Le  Boulenger  le  presse  de  dire 
la  vérité,  et  sur  sa  réponse  qu'il  n'était  Vaudou,  fait  un  signe  aux 
sergents ,  <  qui  incontenant  prindrent  les  brayes  et  lui  misdrent 
aux  talons;  et,  pour  ce  que  ne  confessa  riens,  le  procureur  d'of- 
fice se  fit  partie  à  l'encontre  de  lui,  par  quoy  Sacquespée  paya  cent 
escuz ,  et  après  fut  délivré  et  envoyé,  et  condemné  es  despens  dn 
procès.  »  Archives,  Seg.  du  Parlement,  Criminel,  29  (X,  8861), 
1.  Un  chapelain  du  dnc  de  Bourgogne,  Pierre  lePrestre,  afabé 
de  Saint -Riquier,  rend  le  même  témoignage  (art.  de  M.  Bour- 
qnelot,  ^  e.,p.  109^;  iidîique  KplusieursgensdebienGongneuresit 
assez  que  ceste  manière  d'accusation  fut  une  clio^  controuvée  par 
anlctmes  mauvaises  personnes,  pour  grever,  ou  destmire,  on  des- 
ht»inorer,ou  par  ardenrde  convoitise,  aulcunes  notables  personnes 
que  ceniz  heoient  de  viâlle  hayne.  >  Il  ne  faut  pas  pourtant  en 
coDcltue  que  la  \auderi«  a'ezistAt  point;  seulement  Fa  persécu' 
don,  atroce  pour  tons,  atteignit  des  innocents  avec  les  coupables. 
S.  V/iir  les  noms  dans  J.  d«  Qercq,  I.  IT,  ch.  n.  , 
3.  «  Dit  que  Beaufort,  après  qoe  ils  eurent  le  sien,  fut  amené 
sur  l'escbar^ult  et  illec  jA^sdié  publiquement,  qui  après  le  coit- 
SempièTent  en  publique  à  tenir  prison  sept  ans,  en  sept  mille 


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4S0  CHROHIQUE  [1460] 

sondit  père,  disant  qu'il  voloit  ester  à  droit  en  la  court 
de  parlement*,  qui  estoit  la  fontaine  de  la  justice  de 
ce  Royalme  ;  et  obtint  lettres  rojraulx ,  par  vertu  des- 
quelles estoit  mandé  au  premier  huissier  dudit  parle- 
ment ou  sergent  royal,  que  l'on  prinst  ledit  seigneur 
de  Beaufort  reallement  et  de  fait  es  prisons  où  il  estoit, 
et  que  soubz  bonne  et  seure  garde  on  le  menast  es 
prisons  du  Roy  à  Paris,  c'est  assavoir  en  sa  concier- 
gerie du  pallais. 

£t  quant  ledit  Phelippe  eut  icelles  lettres,  priât  ung 
huissier  et  autres  officiers  qI  gens  du  Roy  ;  et  par  ledit 
huissier,  fut  ledit  seigneur  de  Beaufort  pries  es  pri- 
sons où  il  estoit,  en  la  cité  lez  ladicte  ville  de  Arras*, 
et  mené  en  ladite  conciergerie,  où  il  fut  longue  es- 
pace de  temps;  et  lui  estant  ilec,  se  submist  en  ladicte 
court  de  pariement,  pour  par  elle  estre  coodempné 
ou  absoubz.  £t  sy  furent  adjoumez  les  dessusdis  exé- 
cuteurs et  commissaires,  à  la  requeste  dudit  seigneur 
de  Beaufort  et  dudit  Tacquet,  qui  desjà  de  sa  voulenté 
s'y  estoit  aie  rendre  prisonnier*  et  paareillement  stfb- 

livres,  pour  tstre  mises  au  troncq  à  Haloines  pour  aler  sur  ïet 
Turcs  pour  la  laj,  et  envers  les  commisMires  en  mille  et  cinq  cAis 
livres,  et  envers  les  autres  commissaires  en  autres  sommes  tDontans. 
à  dix  Biil.  ■  1"  plaid,  de  Popaincourt.  L'avocat  exagère  la 
somme.  Voyez  le  détail  dans  du  Clercq ,  ch,  xiv. 

1 .  Le  seigneur  de  Beaufibrt,  s'il  en  faut  croire  son  avocat,  avait 
ÎDtetjeté  appel  dès  le  momeat  où  il  fut  constitué  prisonnier. 

2.  Une  sentence  de  condamnation  avait  déjà  éti  rendue  contre 
loi  le  a  octobre;  l'haisâîer  arriva  à  Arras  le  16  janvier  lh61. 
J.  du  Clercq,  1.  IV,  ch.  iiv  eiiix.  • 

3.  Erreur.  Simon,  dans  son  plaidoyer,  requiert  que  c  les  trois 
prisonniers  qui  encores  sont  detenuz  à  Arras,  c'est  assavoir  ledit 
/e/uin  Taquet,  Jehan  du  Bm  et  la  Selié^e,  et  lesqaelx  ont  diargé 
Beaufort,  soient  aatenés  en  la  court  de  céans,  ■ 


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[Ib61]  DE  MATHIEU  I^SpCOUCHT.  421 

mettre  à  porter  pugnicion,  telle  que  icelle  court  leur 
ordoDoeroit.  Contre  lesquelz  fut  fait  leur  procès  bi«] 
au  toog'  :  et  en  la  defBoitîve,  furent  trouvée  purs  et 
innobens  de  ce  pour  quoy  ilz  avoîent  ainsy  esté  accu- 
sez, et  furent  aucuns  de  ceulx  qui  ainsy  les  avoieat 
traictiez,  condempnez  en  reparacions  honnourables 
et  en  grans  sommes  d'ai^nt.  Et  fut  trouve  par  ladicto 
court  que  ce  ne  procedoit  que  par  haine,  et  soubz 
umbre  de  avoir  leurs  cbevances*.  Dont  aucun^.  des 
conseiUiers  dudit  conte  d'Estampes,  comme  dit  est, 
furent  fort  biasmez;eten  donnoit-on  de  grandes  char- 
ges à  deux  des  «ecretaires  d'icellui  comte,  qui  pour 
lors  avoient  grant  audiance  devers  lui,  dont  l'un  se 
nommoit  maistre  Philibert  Bauchîllart',  et  l'autre  mais- 
tre  Jehan  Fourme*.  Et  quant  ledit  duc  de  Boui^oin- 
gne  fut  adverty  plainement  que  ce  procedoit  par  la 
manière  que  dit  est,  fist  tout  cesser  tetz  emprisonne- 
mens,  et  mettre  au  délivré  ledit  maistre  Anlhoinne 
Saquespée  et  pluseurs  qui  encores  estoient  prisonniers, 
et  lever  la  main  de  leurs  biens  et  beritaiges.  Et  ainsy 
retourna  ledit  Martin  Cornille,  et  les  aub%s  qui  s'es- 
toient  absentez,  en  icelle  ville;  et  leur  fut  rendu  et 
délivré  leursdis  bieus  et  heritaiges. 

1,  LeprocèscomiBeiiçale'ai  mai  1461  (X,  8861),  et  continnii 
JDsqu'ia  26  janTier  suivant  (X,  8865),  où  il  fut  renvoyé,  pour 
appoincter,  devant  le  Conseil. 

X.  Cette  haine  ne  se  ralentit  pas ,  s'il  en  faut  croire  Dom  De- 
vienne, car  le  seigneur  de  Beauffort,  urété  pen  après  sous  de  nou- 
velles încnlpations,  fut  une  seconde  fois  condamné,  et  livré  à  la 
justice  séculière,  qui  le  fit  exécuter.  {Hiit.  ^Artois,  3*  partie, 
p.  99.) 

3.  Gode&oy  :  Boncillut.  —  fioutillat. 

4.  Jehan  Forme,  daits  du  Clercq  et  dans  les  Beg,  dit  Parlement. 


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(146)] 


CHAPITRE  CLIII. 

Du  trespassemeot  du  Roy  Charles,  VII'  de  ce  nom. 

Ou  mois  de  juillet  de  l'an  mil  cccc  soixante  et  un, 
droit  le  jour  de  la  Magdeleioe,  qui  fut  le  zxu*  jour 
dudit  mois,  ala  de  vie  à  trespas  ce  très  crestien  Roy 
de  France,  Charies,  VII*  de  ce  nom,  ou  chastel  de 
Uun  sur  Yèrre  ;  dont  le  pœuple  dudit  Royalme  fut 
moult  desplaisant.  Et  y  en  ot,  en  iceltui,  de  grans 
cris  et  lamentaqioDs  ;  car  en  son  temps  avoit  bien  et 
sagement  et  grandement  tenu  et  gouyrené  sondit 
pœuple  en  paix  et  en  prospérité.  Par  le  trespas  du- 
quel, succéda  à  la  couronne  de  France,  Loys,  son 
aisné  filz,  [XI*  du  nom,]  qui  xt  ans  parafant  s'estoit 
party  àts  l'hostel  de  sondit  père,  et  qui  onques  puis  ne 
le  vit  ne  parla  à  lui,  comme  povez  avoir  oycy  devant. 
Et  lui  estant  en  une  place  nommée  Geneppe,  sur  les 
marches  de  Brabant  et  de  Haynnault,  appartenant  au 
duc  Phelippe  de  fiourgoingne,  lui  durent  portées  les 
nouvelles.  De  laquelle  place  'assez  tost  partit,  et  tira 
en  une  ville  scituée  en  Haynnault,  nommée  Avesnes; 
en  laquelle  pluseurs  princes  et  seigneurs,  aveuc  la 
pluspart  de  ses  oniciers,-tant  de  ceulx  des  chambres 
de  parlement,  chambre  des  comptes  et  des  requestes, 
comme  gouvreneurs,  baillifz  et  autres  officiers  de  ce 
Royalme,  se  tirrèrent  devers  lui,  chascun  tendant 
afGn  de  ravoir  leurs  offices.  En  laquelle  ville  fîst  in- 


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[1461}  DE  MATHIEU  IVESCOUCHY.  423 

coDtinwit  UDg  beau  et  bonuourable  service  et  obsèque, 
pour  l'ame  de  sondit  feu  père.  Et  iDcontioetit  que 
icellui  service  fut  fait  et  acomply,  fiit  vestu  d'une  robe 
d'escarlatte  vermeil,  coaime  il  appartient  à  ung  Roy 
successeur  d'un  aultre,  monta  à  cheval,  et  ala  juer 
aux  champs. 

Or  d'icellui  Loys  vous  lairay  à  parkr  quant  à  pré- 
sent; car  bien  ay  intencion  de  faire  et  commencer 
mon  second  livre  depuis  sou  advenement  et  couron- 
nement, qui  sera,  selon  ce  que  j'ai  trouvé,  des  biens, 
boDoeur,  vaillance  et  conduitte,  tant  de  lui  comme  de 
Charles  de  Boui^ingne,  comte  de  Charolois,  Glz  seul 
et  pour  le  tout  dudit  Pbelippe,  duc  de  Bourgoingne, 
pour  tant  que  lesdis  deux  princes  sont  de  assez  bon 
aage  compétent,  et  que,  à4'ayde  de  Nostre-Seigneur, 
j'espère  qu'ils  feront  chose  méritoire  sur  le  povre 
peuple,  digne  de  rédiger  et  mettre  par  mémoire,  afBn 
que  leurs  successeurs,  apprez  eulx,  puissent  prendre 
et.«n8ieTyr  leurs  bonnes  mœurs  et  vertus.  Et  ne  vous 
parleray  aucunement  plus  avant  de  lui,  pour  ce  que, 
.depuis  son  partement  d'icelle  ville  d'Avesnes  jusques 
à  son  couroanement  à  Reins,  feray  le  commencement 
de  icellui  mon  seqpnd  livre;  et  à  l'ayde  de  Nostre 
S^igneyv  et  de  la  glorieuse  vierge  Marie  mère,  le  en- 
sievray  jusques  à  son  trespas;  au  mains,  tant  que  la 
vie  me  sera  respirant  au  corps.  Hais  je  vous  parleray 
et  dodneray  à  congnoistre  l'entrée  du  corps  naturel 
dudit  feu  Roy  Charles  dedens  la  ville  de  Paris,  le  ser- 
vice qui  y  fut  ^t,  aussy  de  son  enterrement  en 
l'église  de  Saint-Denis*. 

i.  Celle  putie  de  la  ctironiqne  de  Mathieu  d'Escouchj  ne  lui 


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<i24'  CHRONIQUE    '  [1461] 

Vous  devez  savoir  que  apprez  son  trespassement,  le 
-corps  de  ce  très  crestieo  Roy  fut  ouvert,  puis  ses  en- 
trailles mises  et  posées  en  certain  vaissel  k  ce  fait  et 
ordonné  tout  propice,  et  puis  si  fut  fait  ung  person- 
naige  tout  au  plus  prez  de  sa  samblance,  vestu  et  paré 
en  babit  et  estât  Royal,  qui  fut  assis  et  posé  en  ung 
chariot  branlant,  Icetliû  couvert  d'une  grant  couver- 
ture de  vellours  noir  ;  et  au  dessus  avoît  une  grant 
crois  de  vellours  blanc',  et  vu*  escussonsde  fleurs  de 
lys  d'or  de  Cbippre,  par  dessus  la  houchure  dudit 
cbariot*.  Lequel  personoaige  estoit  illec  si  bien  assis, 
que  cbascun  le  pooit  veoir  par  le  devant  et  le  derrière 
dudit  chariot;  et  en  ce  point,  fut  chai^ié  audit  Mung 
sur  Yèvre.  Assez  tost  apprez  sondit  Irespas,  fut  amené 
en  la  ville  de  Paris,  et  d'ilec  à  Saint-Denis,  comme 
vous  orrez.  Apprez  lequel  corps  et  chariot,  pour 
l'acompaingnier,  estoient  le  duc  d'Orléans,  le  comte 
d'Angoulesme  son  frère,  le  marquis  de  Saluées,  le  sei- 
gneur de  Chasteaubrun,  le  seigneur  de  Rochefoat, 


appartient  pas  en  pro{»«;  il  a  emprunté  presque  tout  le  récit  des 
funérailles  du  Roi  à  une  relation  contemporaine  et  pour  ainsi  dire 
ofBcielle,  car  elle  concorde  parfai  Cernent» vec  les  détails  fournis 
par  le  compte  original  des  obsèques  (dont  je  donne,  «ox^Pmmei, 
de  nombreux  extraits).  Cette  relation  se  trouve  dans  te  Ak.  Notre- 
Dame,  137,  à  I&  fin  de  la  cbronique  du  héraut  Berry.  Le  Hs. 
Balnie  10319*  contient  aussi  une  relation  des  rnnénultes  de 
Charles  TU,  mais  très-abrégée  (f.  S34-238). 

1.  ■  De  demie  anine  de  large.  >  Rslat.  abrégée,  r.'23S  v*. 

i.  lUial,  ah^gée  :  huit.  Compte  des  ohfèques  :  neuf.  Voir  l'ex- 
trait. 

3.  ■  Et  si  estoit  celle  couverture  si  grande  et  si  large  que  quant 
on  la  laèsoit  aller,  elle  traînoit  de  tous  costet  bien  une  aulne  de 
Paris.  >  Rflat.  abrégée,  f.  236. 


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[14«1]  DE  MATHIEU  D'ESCOUCHT.  4ttf 

bailli  de  TouraiDe,']e  prevost  de  Tosteldudit  feu  Roy*,, 
et  plusears  autres,  et  ^ant  nombre  de  ses  gens,  ren- 
dans  de  piteux  cris  et  lamentacions  par  tout  leur  che-  ' 
min*;  aussy  le  povre  pceuple,  par  où  il^  passoient 
pareiUement  :  car  publiquement  on  le  pooit  bien 
nommer  Charles  le  Bien  Servy  et  Bien  Àmé.  Et  arri- 
vèrent par  uDg  merquedy  v'  jom-  d'aoust  oudit  ao,  ■ 
ensierant  sondit  trespas,  environ  de  ix  à  x  heures  de 
nuit,  en  l'église  Nostre  Dame  des  Champs,  es  faus- 
bours  dudit  Paris,  là  où  il  demeura  toutte  la  nuit,  et 
le  lendemain  jusques  à  iiu  *  heures  apprez  midy. 

Et  pour  ce  que  ceulx  dudit  Paris  estoient  acerteoez 
de  ladicle  venue,  fiil  crié  par  tous  les  carrefours  d'icelle 
ville  :  que  chascun  ostast  les  enseignes,  les  houans*,  et 
tous  les  pos  qui  estoient  aux  fenestres  des  maisons, 
par  ceulx  qui  les  avoient,  sur  paine  d'emprisonnement 
de  corps  et  d'amende  arbitraire,  c'est  assavoir  depuis 
la  porte  Saint-Jaques  jusques  au  Petit-Pont,  en  re- 
tournant à  relise  Nostre  Dame  de  Paris,  au  long  de 
la  rue  de  la  Callende,  en  tirant  vers  le  Pallais,  en  re- 
tournant au  Pont  des  Changeurs,  et'tout  du  long  de 
la  rue  Saint-Denis. 

1 .  Sans  doute  Raoul  de  Gaucourt,  grand  maître  de  l'hôtel  du  Roi. 

S.  ■  Et  puis  aprea  icelle  littière  alloient  à  pied  deux  à  deux  tous 
lea  officiers  de  l'ostel  dudit  defEunct,  aussi  tons  vestus  de  daeîl 
angoisseux,  lesquels  il  faisoit  moult  piteux  reoir.  Et  de  la  grant 
tristesse  et  courroux  que  on  leur  veoit  porter  pour  la  mort  de  leur 
dit  maistre,  furent  grant  pleurs  et  lamentacions  faicls  parmy 
toute  ladicte  ville.  >  Ckron,  marti/ùane,  (,  cccnu. 

3.  Godefroy  :  huit. 

4.  Godefroy  :  /^uans.  Honui,  ovan,  c'est-à-dire  auteat  (saillie, 
petit  loit,  votet).  Je  dois  cette  explication  à  l'obligeance  de  M,  Val- 
let  de  Tiriyille. 


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U6  CHRONIQUE  {1461] 

Ledit  jour  de  merquedi  au  soir,  furent  au  devant 
de  ladicte  egliae  de  Nostre  Dame  des  Champs,  environ 
cent  torches  touttes  assamblées.  £t  iocontinent  que 
OD  fùst  adverty  que  le  corps  approchoit',  saillit  de 
ladicte  ville  de  Paris  bien  paravent,  vin"  torches, 
cbascune  pesant  trois  livres  de  cire,  que  la  ville  avoit 

•  fait  faire,  qui  furent  portées  par  gens  chascun  |enant 
la  âenne;  et  qui  ledit  corps  acompaiu^ièrentjusques 
à  l'église.  £t  à  l'endroit  où  ilz  trouvère&t  le  corps, 
avoit  ,au  devant  d'icellui  ung  huisuer  d'armes  à  clie- 
val,  portant  les  armes  du  Roy.  Apprez  avoit  ung  aullre 
cheval  portant  la  masse;  et  apprez  avoit  ung  homme 
de  pié  portant  ung  baston  ou  poing.  Apprez  venoit  le- 
dit chariot  branlant  où  estoit  ledit  personDaige,ouqael 
avoit  V  grans  destriers  tous  bouchiez  de  houchures  de 

■  satin  noir,  jusques  en  terre;  et  avoit  chascun  desdis 
destriers  son  homme  qui  le  menoit,  tous  vestus  de 
noir,  et  chapperoDS  de  dœuil'.  Apprez  ledit  chariot* 
sievoient  les  seigneurs  cy  devant  nonunez,  qui  s*es- 
toient  mis  à  pié  ;  et  apprez  eulxsievoient  six  paiges  tous 

1 .  MMhien  d'Escoachy  abrège  la  reladoo  du  Hs.  Notre-Dame 
où  l'on  précité  le  lien  -.  ■  près  dn  moulin  à  vant.  > 

2.  La  relation  abrégée,  décriyaut  le  cortège  de  Notre-Dame 
dei  Champs  à  Notre-Dame,  dit  à  ce  propos  :  ■  Tantost  après  ve- 
noit ung  chariot  mené  à  v  chevaulx,  chascun  couvait  de  velours 
noir;  et  estoient  si  fort  couvers  que  ou  ne  veoit  des  chevaux  que 
lesyeulx,  le  museau  et  les  pies,  et  si  estoient  menés  par  v  hommes 
vestus  de  noir  :  c'est  assavoir,  le  premier  esttnt  mené  par  ung 
homme  alant  à  pié  et  le  tenant  par  la  bride,  le  n*  estoit  ung  homme 
monté  dessus,  le  n\'  et  le  iui°  deux  hommes  allans  à  pié,  et  le  v* 
ung  homme  dessus.  ■  C'est  Men  du  c  velours  nw  tiers  poil  *  qui 
servait  pour  les  houstures.  On  en  employa  70  aunes  à  b  écus  et 
demi,  valant  4331.  2  s.  6d.  t.  —  Compte  des  obsèques,  f.  16  V. 

3.  «  Couvert  de  cuir  bouilly.  ■  Ms.  Notre-Dame. 


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(1461]  DE  MATHIEU  IVESCOUCHT.  kil 

à  cheval,  eulx  et  leiurs  chevaulx  vestus  et  bouchiez  de 
velours  noir;  et  aveuc  eulx  estoit  ainu  habillié  le 
palfreuier. 

Apprez  sieroit  grant  Dombre  de  gens  à  cheval  es- 
taus,  eosamble  ung  chariot  de  cuir  bouilli,  ouquel  es- 
toit  le  corps  naturel  dudit  feu  Roy,  bien  enoint  et 
embaulmé.  Et  au  bout  des  fausbours,  alèrent  au  de- 
vant dudit  corps  le  prieur  de  Mostre  Dame  des  Champs, 
acompaingnié  de  grant  nombre  de  relligieux  vestus  de 
leur  surpelez  portans  estolle  et  eaue  bénite,  et  la  crois 
au  devant,  et  en  cest  estât  receurent  le  corps;  et  très 
honnourablemeat  le  conduirent  en  l'église.  Lequel  fut 
pos^  sur  uDg  petit  eugien  à  trois  roues  touttes  noires, 
housse  de  vellours  noir  et  quatre  grans  cierges  auprez 
de  lui  ;  et  la  mace  fut  mise  au  despartir  au  devant  du 
corps,  et  iUec  lîit  fait  le  service  bien  et  faonnestement 
audit  soir  et  le  lendemain.  Et  fiinsy  la  plus  part  des 
gens  de  l'faostel  se  parttrrent  pour  aler  couchier;  et 
ne  se  levèrent  ailleurs  ne  point  plus  loing  que  èsdis 
faubouis  de  la  ville  de  Paris,  et  le  plus  prez  qu'ilz 
pooieut  de  l'egKse  Nostre  Dame  des  Champs. 

Et  le  lendemain,  qui  fut  jour  de  jœutjy ,  devers  le 
matin,  à  heurd>de  quatre  heures,  furent  establis,  aux 
portes  de  devers  l'Université,  hommes  tous  armez,  pour 
gîu^er  que  homme  ne  saillit  de  la  ville,  pour  eschiever 
la  presse.  Et  n'y  saillit  sy  non  les  seigneurs  et  leurs 
serviteurs,  et  ceulx  de  l'ostel  du  Roy,  tous  vestus  de 
noir.  Et  environ  viii  heures,  y  arriva  ledit  duc  d'Or- 
léans et  grant  nombre  d'autres  seigneurs,  qui  furent 
ou  service  que  on  fit  en  ladicte  église  de  Nostre  Dame 
des  Champs,  et  apprez  que  le  service  fut  fait,  ledit 
duc  d'Orléans  s'approcha  du  corps,  et  fist  autant  de 


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428  CHRONIQUE  [1461] 

révérences  au  corps  comme  s'il  eust  esté  vif;  et  fist 
dire  par  les  relligîeux  UDg  De  profanais i  et  lui  nn*  es- 
tant à  genoux^  dirent  une  oraison  à  leur  devocion. 
Apprez  l'oraison  faicte,  icellui  duc  et  les  autres  se 
levèrent  en  faisant  grant  révérence  au  corps,  au 
départir. 

Et  à  l'heure  de  xi  heures,  fut  fait  le  cry  par  les  mes 
de  Paris  par  les  crieurs  dudit  lieu,  qui  estaient  en 
nombre  de  xxiiii,  tous  vestus  de  robbes  et  chappe- 
rons  de  dceuil,  escusson  devant  et  derrière,  armoiez 
des  fieurs  de  lys;  lequel  cry  fut  tel  qui  s'ensieut  ; 

Dictes  vos  patenostres  pour  le  très  hfult  et  très 
excellant  prince  le  Roy  Charles,  VIP  de  ce  nom;  et,  à 
heure  de  trois  heures,  venez  à  vigilles  ^  en  F  église 
Nostre  Dame  de  Paris. 

De  là,  environ  m  heures  apprez  midy,  vînt  ledit 
duc  d'Orléans,  acompaingnié  de  tous  les  seigneurs 
dessusdis,  aveuc  eulx  les  comtes  d'Eu  et  de  Dunois*; 
apprez  eulx  le  seigneur  de  Torsy,  l'admirai  de  France, 
le  seigneur  de  Loyac*,  et  pluseurs  autres  soigneurs, 
sans  nombre,  qui  allèrent  à  ladicle  église  de  Nostre 
Dame  des  Champs,  tous  à  cheval.  Apprez  vint  le  pre- 
vost  de  Paris*,  tout  à  pié,  acompaingnié  de  la  plus 
grant  part  des  conseUliers  et  advocatz  du  Chastelet,  et 
les  sergens  à  veines  au  plus  prez  de  lui. 

Apprez,  sievoientles  seigneurs  de  la  court  de  parle- 
ment,  où  il  y  avoit  six  huissiers  vestus  d'escarlatte, 
chascun  tenant  sa  vei^e;  et  le  premier  avoit  son  bonnet 
fringé  d'or  de  Cypre,  doublé  de  menu  ver  par  dedens. 

1.  Et  le  comte  d'Angouléme.  (Ms.  Notre-Dame.) 

9.  Lobéac. 

3.  Robert  d'Ejtouteviile. 


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[1461]  DE  MATHIEU  D'ESCOUCHT.  1|S» 

Apprez  venoit  le  premier  preâdent*,  veslu  d'un  graot 
manteau  d'escarlate  pendant  jusques  en  terre,  acom- 
paingnié  des  autres  trois  presidens  de  ladicte  court'; 
et  puis  sievoient  deux  à  deux  ies  autres  seigneurs  çt 
conseilliers  de  ladicte  court,  jusques  à  cinquante,  tous 
vestus  d'escarlate,  et  leurs  chapperoos  sur  l'espaulle; 
les  adTocatz  apprez.pareillement  habilliez,  et  qui  tous 
elèreut  à  ladicte  Mostre  Dame  des  Champs,  au  devant 
du  corps,  tous  de  pié. 

Et  apprez,  alloient  les  eschievins  de  ladicte  ville  de 
Paris,  aveuc  leurs  robbe9*mi  parties,  et  leurs  sçi^ns 
devant  eulx,  chascun  son  escusson  à  la  poitrine  es 
armes  de  ladicte  ville. 

De  l'autre  cosléaloient  les  conseilliers  de  la  chan4>re 
des  comptes,  leurs  huissiers  et  sergens  au  devant  eulx  ; 
et  les  seigneurs  et  clercz  vestus  de  noir. 

Apprez  aloient  ceux  de  l'Hostel-Dieu,  et  deux  cens 
povres,  chascun  sa  robbe  de  dœuil,  cbascun  sa  torche 
de  trois  à  quatre  livres  pesant,  à  deux  escussons  sur 
chascuue  torche,  et  sur  la  robbe  deux,  )'un  devant  et 
l'autre  derrière. 

Apprez  aloient  xnii  ou  xvm  aveugles  des  Quinze- 
Vingtz,  tous  deux  à  deux,  vestus  de  noir,  et  l'en- 
seigne d'une  fleur  de  liz  attachié  à  chascune  de  leurs 
robbes  par  devant,  et  y  avoit  gens  pour  les  guider. 

E^  apprez  aloient  soixante  hommes  tous  vestus  de 

1 .  Ives  de  Scépeanx. 

2.  n  7  a  ici  dans  la  IMaion  :  <  Acompaigné  de  beaucop 
de  messeigneors  de  la  court  les  plus  anciens,  vertus  d'escabte- 
chenche  pareille,  pour  ce  que  les  autres  n'estoient  point  venuz 
de  la  court  de  monseigneur  le  Danlphïn,  oii  ils  estoient  allei  en 
ambaxade.  ■ 


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430  CHRONIQUE  [IbSl] 

noir,  qui  porioient  la  chasse  et  le  bois  où  fut  mis  le 
corps  du  Roy. 

Et  apprez  viodrent  zxini  crieurs,  tenans  chasciio 
sa  cloche,  robbes  et  chapperons  de  noir,  escussons 
devant  et  derrière. 

A  l'eure  demi  heures  apprez  iDidy,eD  moult  dévote 
et  grant  ordonnance,  commencèrent  à  venir  les  gens 
d'egiise  ;  c'est  assavoir  Tordre  des  Cordelliers,  eo  grant 
nombre,  tous  deux  à  deux,  leur  crois  devant  eulz; 
apprez  les  Jacobins,  leur  croîs  devant  eulx;  les  Àugus- 
tins',  et  en  ensievant  [les  Carmes;  etestoit  merveilleu- 
sement] grant  nombre  de  mendians;  puis  l'ordre  des 
Bernardins,  de  Sainte-Croîs  et  des  Mathurins. 

En  apprez  venoient  grant  multitude  de  gens  des 
paroissiens  de  Paris;  et  les  prebstres  apprez,  en  grant 
ordonnance,  tous  deux  à  deux.  En  ensievant  la  pro- 
cession vindrent  grant  multitude  de  crois  des  églises 
coll^alles  et  reguUières,  puis  venoient  les  gens  des 
^lises,  de  la  matn  dextre,  tous  deux  à  deux  ;  et  ceulx 
de  l'université,  de  la  main  senestreV  Et  pareillement, 
tes  gens  de  l'église  de  Nostre-Dame,  de  la  Sainte- 
Cbapelle  du  PalIais,estoient  les  ungz  parmi  les  autres; 
et  le  trésorier  de  la  Sainte-Chapelle  du  Pallais',  et  le 
doien  de  Paris*  estoienl  ensamble.  Et  y  avoit  moult 
grant  quantité  de  gens  d'egtise  et  d'escoUiers.  Et  au 
long  de  là  procession  de  l'élis;  y  avoit  xiii  *  croces, 

1.  B  j  Kvùt, d'après  hilUrlatioit abrégée daîSs.Vaitaef  ikkcar- 
deliers,  143  jacabins,  S8  angusdns  et  72  cannes. 

2.  >  Dont  il  y  en  avoit,  dit  la  Relation  abrégée,  par  cens  et  par 
'milliers.  ■      ^' 

3.  Guidon  le  Bel, 

4.  Thomas  de  Courcelles,  doyen  en  1498. 

5.  Relation  :  xna. 


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[1461]  DE  MATHIEU  D'ESCOUCHY.  Ul 

doDt  l'archevesque  de  Bourdeaux'  faisoit  le  bout  du 
costé  deilre,  et  le  recteur  de  ladicte  UDÎversité'  et  ses 
bedeaulx ,  atout  leurs  maces ,  estoieot  du  costé  se- 
nestre. 

Icelles  processions  se  teDoieot  et  alloieot  par  très 
belle  ordoDDaDce  au  devant  du  coips  pour  le  recevoir. 
  cinq  heures,  sonnaqs  les  cloches,  les  proc^sions 
coDiineacèreDt  à  retouroer*;  les  Cordelliers  premiers, 
les  Jacobins  secondz;  puis  les  Augustios,  puis  les 
Carmes,  deux  à  deux,  en  ordonnance,  ainsy  qu'ils  es- 
toient  alez;  puis  les  Bernardins,  et  ceulx  de  Sainte- 
Croin,  et  les  Mathurins;  puis  deux  cens  torches  touttes 
allumées,  en  la  fachon  qu'ilz  estoient  allez,  leurs 
robbes,  leurs  chapperons  et  escussoss,  etc.  Puis  vin- 
flrent  les  églises  paroichialles.  En  apprez,  les  crieurs 
de  Paris,  qui  estoient  xxiiu,  sonnans  chascun  sa  clo- 
chette en  sa  main,  aveuc  leurs  robbes  de  noir  et  leurs 
escussons.  Après  vindrent  à  main  dextre  les  gens 
d'église,  touschantans,  etruniversité,àniainsenestre, 
tous  deux  à  deux.  Monseigneur  de  Baieulx*,  lequel  es- 

i.  Biaise  de  Greelle. 

2.  Gautier  de  Guenie. 

3.  Il  est  curieux  de  comparer  le  cérémouial  dncoavoi  funèbre 
qui  V*  suivre  avec  une  relation  quasi  officielle  des  funérailles  de 
Chailes  VI ,  qui  fixe  l'ordre  suivi,  ■  afGn  de  y  prendre  exemple  se 
autrement  le  cas  advenoit,  car  ce  qui  en  fut  faict  fut  par  grande  et 
meure  deliberacion  de  chevaliers,  escujers,  clers  et  gens  sages, 
anciens  et  notables,  qui  en  maints  lieux  avoient  veu  semblables 
besongnes.  >  Qa  observa  presque  strictement  aux  obsèques  de 
Charles  VU  ce  même  cérémonial.  Voir  la  Relation  publiée,  d'après 
l'original  en  la  possession  de  H.  le  vicomte  de  Guiton,  dans  la 
Bévue angio-françaite,  2*  série,  t.  U,  p.  S96-30I. 

4.  Louis  de  Harcourt,  évéque  de  Bayeux  et  patriarche  de  Jé- 


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43Z  CHRONIQUE  [U<1] 

toit  à  Nosire  Dame  des  Champs,  faisant  le  bout  de  la 
main  dextre,  et  le  recteur  de  la  maio  seoestre.  Apprez 
vindreDtungpou  loiuune  partie  des  serviteurs  dti  feu 
Roy,  deux  à  deux  d'un  costé  et  d'autre,  et  monseigneur 
[le  prevost]  de  Paris  ou  miliie'u,  atout  une  verge, 
aveuc  ses  sergens  autour  de  lui,  et  esloient  bien  deux 
ceos  devant  la  crois.  Àpprez,  ou  millieu  de  la  rue, 
vindrent  les  quatre  heraulx  d'armes,  vestus  de  vel- 
lours  noir,  et  les  armes  dessus,  tous  à  pié,  devant  le 
corps.  Apprez  vint  la  court  de  parlement  autour  du 
corps,  la  chambre  des  comptes,  et  les  secrétaires  deçà 
et  delà  la  rue.  Et  ceulx  qui  portoient  le  corps  estoient 
ou  millieu,  et  estoient  soixante.  Et  avoit  dessus  le  corps 
ung  grant  drap  d'or  de  quelque  deux  piez  de  haulteur 
et  de  vellours  bleu  semé  de  grans  fleurs  de  liz  d'or  de 
Cfaippre  par  dessus,  lequel  tenoit  par  monseigneur  le 
président,  eogamble  les  autres  [troys]  plus  andens  de 
sa  court,  lesquelz  estoient  vestus  d'escarlatte  pareille 
à  monseigneur  le  président  de  parlement'.  Les  sei- 
gneurs estoient  :  maistre  Jehan  le  Damoiseau ,  Ma- 
thieu de  Nanterre,  président  des  requestes  du  Palais-, 
maistre  Jehan  de  Sanzay*.  Dessus  le  drap  avoit  une 
pourtraicture*  faicte  le  mieulx  que  l'en  avoit  peu.  à 
la  semblance  du  Roy  trespassé,  laquelle  estoit  mise 


i .  ■  Car  c'est  leur  droit ,  dit  la  relation  des  funérailles  de  Ghar- 
les.Vl,  que  ils  qui  en  parlement  représentent  la  personne  du  Roj 
et  qui  gouvernent  la  justice  souveraine  du  royaume,  soient  au  pins 
près  du  corps  du  H07.  >  L.  c,  p.  S98. 

S.  Je  corrige  ià  le  Ms.  Sorbonae,  et  je  supprime  des  répédtioiii 
à  l'aide  de  la  relation  du  Hs.  Notre-Dame. 

3.  Le  Hs.-et  Codefroj  mettent:  Propriétaire.  Ia  correction, 
appartenante  H.  Budion,  est  confirmée  par  te  Hs.  Notre-Dame. 


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[1461]  DE  MATHIEU  D'ESCOCCHT.  133 

par  engiens  sur  le  drap  d'or  ;  laquelle  avoit  une 
couranue  en  la  teste,  dessus  un  bonnet  qui  lui  cachoit  * 
les  oreilles,  ensamble  iing  pou  des  joues,  et  avait  uug 
pourpoint  de  damas  violet',  eusamble  manches  faictes 
à  l'ancienne  facfaon,  bien  laides ,  une  robbe  dessus, 
assez  juste,  de  vellours  bleu,  loutte  semée  de  fleurs  de 
liz,  tout  au  long  de  la  jambe,  et  dessoubz  le  pié  ;  ap- 
prez  y  avoit  une  grant  robbe  de  velours  bleu,  faicte 
en  grant  habit  royal,  fourrée  d'hermines,  toutte  semée 
de  fleurs  de  liz  ;  et  avoit  des  gans  tout  nceufz  es  mains  ; 
et  tenoit  en  sa  main  dextre  uog  sceptre  royal,  et  en 
l'autre  main  ung  baston  où  il  y  avoit  une  main  au 
bout;  dessoubz  sa  teste  avoit  un  grant  carreau  de 
vellours  violet.  Et  en  ceste  Tacbon  on  le  portoit  parmi 
la  ville;  et  par  tout  sur  le  corps  et  sépulture,  le  poille, 
aiosy  que  l'en  le  porte  sur  le  corpus  Cristi,  lesquelz 
portoient  le  procureur  du  Roy  au  Chastellet,  et  autres 
ensamble.  Et  cy  avoit  six  bastons  ;  etafHn  que  le  monde 
vist  mieulx  la  chose,  le  poille  fut  mis  ung  peu  arrière*. 
Apprez  le  corps  venoit  monseigneur  d'Orléans,  por- 

1.  Il  y  a  touchait  dans  Mathieu  d'Escouchy. 

2.  c  Pourpoint  de  velours  violet.  >  Relation  abrégée.  —  Le 
<:oinpte  des  obsèques  ne  parle  pas  de  ce  pourpoint. 

3.  Est-ce  de  ce  poille  que  parle  en  ces  termes  la  Relation  abré- 
gée? »  El  après  le  corps  dn  Roy  Tenoit  le  dueil  à  cheval  :  c'est 
assavoir  monseigneur  le  duc  d'Orléans,  le  conte  d'Ângolesme,  le 
conte  d'Eu  et  le  conte  de  Dunois.  Et  si  avoit  ung  ciel  que  viii 
escuiers  et  bourgois  de  Paris  portoient  après  le  corps  du  Roy,  qui 
estoit  d'un  drap  d'or  pareil  à  celtuy  du  lit,  et  les  vm  bastons 
estoient  pains  d'asur,  semés  de  fleurs  de  liz  d'or.  »  Fol.  235  v*.  — 
Le  amtpte  det  obièques  contient  â  ce  snjet  le  passage  suivant  : 
■  Four  iiii  aunes  de  taffetas  de  Florence  bien,  dont  a  esté  doublé 
le  ciel  qui  a  esté  porté  à  l'entrée  de  Paris,  au  pris  de  m  escus 
l'aane,  valent  xii  escus.  Pour  ce,  xvi  1.  x  s.  t.  >  Fot.  17. 

II  28 


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434  CBBONIQITE  [1461] 

tant  un  grant  manteau  de  dœuil»  et  grant  chapperon  ; 
ainsi  lui  estant  sur  son  muUet,  lequel  deux  hommes  de 
pié  menoient  plorant  et  larmoiant.  Ëmprez  eulx,  mon- 
seigneur d'Angolesme  portoit  ung  grant  manteau  et 
ung  chapperon  ;  le  comte  d'Eu  et  monseigneur  de 
DuDois  pareillement;  et  n'y  avoit  que  iceulx  quatre 
portans  manteaux.  Et  y  avoit  vu  ou  tiu  chevaulx,  où 
estoit  monseigneur  le  chaacellier',  d'ung  costé,  et 
d'autre  de  la  rue  estoient  les  chambellans  du  Roy,  le 
grant  escuier*,  et  bien  iiii°  hommes  portons  dœuil  ; 
et  les  paiges'  tous  à  cheval,  pour  monstrer  au  pœuple 
qu'ilz  le  avoient  apporté  là  dedens.  Apprez  venoit  ung 
chariot  de  cuir  bouillu,  ensamble  grant  route  de  gens 
de  pié  et  à  cheval.  Et  incontinent  que  le  corps  entra 
en  Nostre  Dame  de  Paris,  commencèrent  à  dire  vigilles. 
Et  fut  porté  le  corps,  ensamble  l'iniage  du  Roy,  et  fut 
mis  en  une  chappelle  toutte  noire  et  couverte  de  cierges 
ardans,  tout  au  millieu  du  cliceur*.  A.  vigilles  estoient 
monseigneur  d'Orléans,  monseigneur  d'Angolesme, 
monseigneur  d'Eu,  monseigneur  de  Dunois,  et  autres 
grans  seigneurs.  Et  illec  furent  dictes  bien  et  bonnou- 
rablement  vigilles  de  mors  en  l'église  Nostre  Dame  de 

1 .  Guillaume  Jouveael  des  Ureins. 
8.  Taimeguy  du  Chastel. 

3,  c  Et  Dieu  scet  le  douloureux  et  piteux  dueil  qu'ilz  fai- 
soient  sur  leur  dit  maestre,  et  disoit-oa  lors  que  l'nng  desilitz  paiges 
avoit  esté  par  quatre  Jours  entiers  sans  boire  et  sans  mangier  pour 
cause  de  ladicte  mort.  ■  Chron.  martiniane ,  f.  cccviu, 

4.  <  ^  une  petite  maisou  que  ou  y  avoit  faite  à  ce  propos,  toute 
painle  de  iu»r,  tendue  par  les  quatre  costez  de  velours  noû*,  la- 
quelle maison  avoit  de  long  environ  xv  pies  et  de  large  x  pies, 
et  dessus  y  av<nt  une  croix  de  quatre  veues.  >  Relation  abrégée, 
fol,  23S. 


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[1&61]  DE  MATHIEU  D'ESCOUCHT.  435 

Paris,  et  bien  hoDDOurablemenl  armoyée  en  la  ma- 
nière qai  s'ensieut  : 

EVemièrement  a  deux'  pilllers  à  l'entrée  de  Nostre 
Dame,  à  chascun  ung  grant  escusson  *  de  tiercelin ,  et 
les  armes  du  Roy  ;  dessus  la  porte,  devers  monseigneur 
de  Paris*  pareillement;  derrière  l'huis,  aus  deux  portes 
devers  le  cloistre ,  aussy  pareillement  ;  à  l'entrée  de 
ladicte  église  de  Nostre-Dame ,  à  cbascune  des  trois 
portes,  deux  escussons  de  fin  tiercelin  *;  et  en  la  chap- 
pelle  où  estoit  le  Roy,  en  avoit  quatre  de  tiercelin ,  à 
la  fachon  dessusdicte;  ensamble  deux  esteodars,  mis 
ensamble  au  bout  de  la  nef  du  cbœur^  de  tiercelin 
bleu,  à  trois  fleurs  de  liz  chascun  ;  et  fut  le  surplus  de 
l'eg^ise  semé  d' escussons  sans  nombre.  L'ornement  de 
l'église  estoit  à  commencer  près  de  la  grant  porte, 
prez  monseigneur  Saint-Cristofle;  et  au  devant  des 
oi^es,  avoit  toille  bleue ,  semée  de  fleurs  de  liz,  sans 
ciei^s,  etapprezen  larengée,  etc.,des  autres  ciei^es , 
en  tirant  jusques  à  la  croisure,  d'ung  costé  et  d'autre. 
L'aultre  estoit  pareillement  tendu  de  toilles  à  fleurs 
de  liz,  Dessoubz  la  haulte  rengée,  avoit  une  aultre 
rengée  quasi  un  pou  plus  hault  que  le  inillieu  des  pil- 
liers.  Deçà  et  delà  de  la  nef  et  dessoubz  les  cierges, 
estoit  la  toille  tendue  pareillement  comme  dessus, 
paré  de  fleurs  de  liz.  À  costé  de  la  seconde  rengée, 
tant  deçà  comme  delà,  avoit  un  rent  de  ciei^es.  Des- 

1.  Relation:  «Dix.  > 

t.  Ccsécmsons  avaient  eavirtm  une  aune,  et  le  taffetas  sur 
lequel  ils  étaient  peints,  deux  aunes  et  demie.  Selai.  abrégée, 
(.  236  y. 

3.  Godefro;  :  «  deren  le  cloistre  de,  >  etc. 

4.  Mathieu  d'Escouchy  met  :  ■  de  fleurs  de  liz  de  tiercelin.  > 


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b3«  CHRONIQUE  [1461] 

soubz  les  cliappelles  liaultes,  commençaitt  au  bout  de 
l'entrée,  pareillement  comme  les  auti-es,  en  tirant  jus- 
ques  au  bout  de  la  nef,  sans  toille  tendue.  A  tous  les 
piUiers  de  la  nef  avoit  l'on  mis  grosses  barres,  que 
UDg  homme  y  eust  esté  jusques  à  ta  poitrine  ;  èsquelles 
entre  les  pilliers  avoit  on  mis  une  chose  [sans  nombre] 
de  torches  à  double  reng,  d'ung  cosié  et  d'autre,  chas- 
cune  torche  de  trois  ou  quatre  livres;  entour  des 
pilliers  de  la  nef,  encores  cierges  ;  aussy  pareillement 
entour  les  pilliers,  derrière  le  mur. 

L'oraemeDt  du  chœur. 

Premièrement,  au  poupière,  à  l'entrée,  avoit  une 
rengée  de  cierges,  et  au  dessoubz  avoit  une  toille  de 
bleu,  semée  de  fleurs  de  liz.  Tout  au  mîllieu  du  chœur 
estoit  la  chappelle  toutte  noire,  à  cinq  grans  crois, 
couverte  de  cierges  ;  ensamble  les  quatre  escussons  de 
satin  noir,  et  fringe  tout  autour,  noire;  et  dessoubz 
estoit  le  corps,  ensamble  le  stature  du  Roy,  pardessus 
le  drap  d'or,  à  grant  nombre  de  torches,  à  deux  es- 
cussons chascune,  autour  de  la  chappelle.  La  chap- 
pelle estoit  bien  de  haulteur  quatre  brasses  ',  de  long 
trois  brasses,  et  de  large  pareillement. 

Âussy  pareillement  et  aux  cierges  du  chœur  des- 
soubz, tout  autour,  semé  de  fleurs  de  liz  en  toille 
bleue,  toutle  tendue  par  dessoubz;  et  les  pilliers  de- 
dens  le  chœur  en  estoient  tous  tenduz,  ensamble  les 

1.  Godefroy  et  Ms,  Noire-Dame.  —  Le  M».  Sorbonne  mel  : 


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{146»]  DE  MATfflEU  D'ESœUCHY.  437 

dettes  tout  autour  du  choeur;  et  autour  du  grant 
autel  tout  plaÎD ,  l'orDemeat  de  l'autel  et  toute  la  cus- 
tode où  est  corpus  Crwft'develloursnoirhault  et  bas; 
eusamble  les  courtines  de  tierceliu  noir,  à  fringe  noire  ; 
pareillement  l'aulel  derrière  le  grant  autel,  couvert  de 
vellours  liault  et  bas;  ensamble  les  courtines  de  tierce- 
lin  noir  à  fringe  noire.  La  place  de  monseigneur  de 
Paris  toulte  de  vellours,  et  le  chteur  ensamble  tout 
tendu  de  satin  '.  Brief ,  au  r^ard  du  luminaire ,  il  n'y 
avoit  homme  qui  l'eust  sceu  escripre;  car  tout  ce  qui 
estoit  dedens  ladicte  église  de  Nostre-Dame  fut  allumé 
tout  au  long  des  vigilles;  les  torches  et  les  cierges  de 
l'escurie  y  furent  bien  et  honnourablement  aheurez; 
et  y  avoit,  que  evesques,  que  abbezj  et  aussy  arche- 
vesques  et  patriarches,  jusques  à  xiiii  crosses  :  et  ainsy 
fut  fait  le  service  des  vigilies,  le  jœudy  an  soir. 

Le  venredi,  à  heure  de  six  heures  du  matin,  com- 
mença la  sonnerie;  entre  vu  et  vin  heures  du  malin, 
commença  on  la  messe  des  morts,  car  il  n'y  a  jfunais 
que  une  messe;  et  tenoient  le  chceur  monseigneur  de 
Chartres'  et  monseigneur  de  Troyes',  evesques;  et 
disoit  la  messe  monseigneur  de  Baieux  ,  patriarche  ; 
monseigneur  de  Poictîers*  estoit  diacre,  monseigneur 
deBezîers'soubzdiacre.  Quant  ce  vînt  à  l'offrande,  les 
quatre  heraulx  du  feu  Roy  portèrent  premiers  les  pre- 
sens  au  devant  de  monseigneur  d'Orléans ,  car  quant 
eulx  furent  à  costé  du  corps,  ilz  se  misdrent  à  genoulx 

f .  I  Et  estoit  de  ii  leer..  •  Relat.  abrégée,  I'.  237. 

2.  Miles  dllliers, 

3.  Louis  Raguier. 

4.  Jean  du  Bellay. 

5.  Jean  Bureau.  - 


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438  CHRONIQUE  [1^61] 

jusqoes  eo  terre.  Apprez  vint  monseigneur  d'Orléans, 
lequel  menoient  quatre  hommes  :  deux  qui  le  tenoient 
parmy  les  bras,  et  deux  qui  porloient  le  manteau  der- 
rière. Et  quant  il  (ut  à  costé  du  corps ,  il  s'inclina  et 
s'en  vint  à  l'olTraiide';  et  n'oFIrit  sy  non  lui.  Au  retour, 
les  herauli  au  costé  du  corps  firent  ta  révérence  comme 
dessus,  et  pareillement  monseigneur  d'Orléans.  Ap- 
prez l'oArande,  fut  fait  uug  sermon  par  maistre  Jehan 
de  Chasieaufort ,  dont  son  teusme  estoit  :  Mémento 
judicii  met.  Domine.  En  la  Rn  dïst  comment  le  Roy 
avoit  receu  corpus  Cristi  en  grant  devocion ,  et  com- 
ment il  estoit  confessé  ;  et  dist  beaucoup  de  bonnes 
parolles  du  Roy  mort ,  et  disoit  que  à  l'heure  que  on 
disoit  la  passion  de  monseigneur  Saiot-Jehan  l'evan- 
geliste,  que  on  estoit  à  ce  mot  :  Inclinato  capite  emi- 
sit  spiriuim,  lors  rendit  l'ame  à  Dieu.  Et  là  furent  les 
plours. 

Sensieut  l'ordre  de  l'assiette  du  chœur. 

Premièrement,  à  l'entrée  du  chœur,  àla  main  dexire, 
au  premier  siège,  monseigneur  d'Orléans,  monseigneur 
d'Angolesme  au  second  siège ,  monseigneur  d'Eu  en 
ensievant,  monseigneur  de  Dunoîs  au  iiii*  :  les  quatre 
dessus  nommez  porloient  le  dœuil;  monseigneur  de 
Loyac,  apprez  monseigneur  de  Torsy,  monseigneur 
l'admirai,  monseigneur  le  marquis  de  Saluées,  mon- 
seigneur  de  Chasteaubrun ,  monseigneur  de  Roche- 
fort,  le  grant  escuier,  monseigneur  d'Oriolles,  en- 

1 .  De  même ,  aux  obsèques  de  Charles  VI ,  le  duc  de  Bedford 
alla  seul  à  l'offrande.  —  Relat.  citée,  p.  300. 


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[1461]  DE  MATHIEU  P-ESCOUCHY.  439 

satnble  uog  autre  geoentl;  en  eDsierantiieschaDoines; 
et  du  rent  de  moDseigneur  de  Paris,  estoient  les  eves- 
ques,  abbez  et  chascun  par  ordre^  et  ceulx  eo  estât  à 
la  main  dextre  du  chœur. 

A  la  main  senestre,  au  premier  siège,  monseigneur 
le  cbancellier  de  France,  messeigneurs  les  deux  presi- 
dens  joigaans,  maistre  Bureau  Bouchier,  maistre  Es- 
lienne  Le  Fèvre,  maistre  Jehan  te  Damoiseau,  mais- 
tre de  Sanzay,  maistre  Mathieu  de  Nanterre. 

Ensamble  vindreut  dix  ou  douze  de  la  Grant  Cham- 
bre ;  et  pour  fumir  messeigneurs  de  la  court  des 
comptes  et  les  secrétaires,  furent  mis  bancs  à  costë 
de  l'autre,  au  dessoubz  aussy;  apprez  estoient  les  cha- 
noines; au  bout  d'en  hatilt  de  la  main  senestre,  estoit 
monseigneur  le  recteur,  trois  doyens  et  quatre  pro- 
cureurs; et  véez  là  l'ordre  du  chœur. 

La  messe  dicte,  ainsy  que  les  seigneurs  s'en  aloient, 
firent  dire  certaines  croisons  sur  le  corps  par  ceulx 
qui  faisoient  roflice  ;  et  avant  que  l'office  fut  fait,  bien 
dix  heures  et  demie  du  matin ,  à  l'issue  de  Nostre 
Dame  fut  &ît  le  cry  par  tes  crieurs,  devant  l'Hostel- 
Dieu  de  Paris,  en  la  manière  qui  s'ensieut  : 

Priez  pour  Famé  du  très  hault,  très  puissant  et  très 
excellant  prince  le  Roy  Charles,  VIP  de  ce  nom  (et 
disoit  deux  fois),  et  venez  en  la  grant  église  de  Nostre- 
Dame  de  Paris,  à  une  heure,  pour  acompaingner  le 
corps  jusgues  à  Saint-Denis  en  France. 

Entre  une  heure  et  deux  heures  apprez  midy,  la 
seigneurie  assambtée  à  Nostre-Dame  de  Paris  et 
toulte  ta  court  de  parlement,  ensamble  l'église  et  uni- 
versité, à  heure  de  trois  heures,  partirent  par  ordre, 
ceulx  de  l'église  les  aultres  ensievans.  Et  en  la  fachon 


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440  CHRONIQUE  [1461] 

que  fut  porté  le  corps,  de  ^ostre-Dame  de  Paris  pas- 
sèrent la  rue  de  la  Kalleiide,  et  au  devant  du  pallais, 
sur  le  pont  aux  Changeurs;  et  au  œillîeu  du  pont  po- 
sèrent le  corps,  pour  ce  que  les  mesureurs  de  seel', 
au  millieu  du  pont,  doivent  rendre  le  corps  aux  sal- 
leniers  de  la  rue  Saint-Denis;  et  par  ainsy  eulx  le 
priadrent;  et  les  mesureurs  de  seel  baillèrent  leurs 
robbes  de  dœuil,  et  d'ilec  le  corps  fut  porté  devant 
Saint- innocent.  Quant  il  vint  au  dehors  de  la  ville,  la 
plus  part  de  la  seigneurie  montèrent  à  cheval,  et  les 
heraulx  aussy  montèrent  à  cheval,  et  autour  du  corps 
avoit  quelque  xx  hommes  armez  des  archiers  de  la 
ville  de  Paris,  laprocesùon  tenant  tousjours  sou  .che- 
min, [les  cfaanoioes]'  aveuc  leurs  almuches  fourrées. 
Quant  le  corps  fut  au  villaige  qui  se  nomme  la  Chap- 
pelle,  l'abbesse  de  Montmartre,  ensamble  les  retli- 
gieuses,  arrivèrent  au  devant  dudit  lieu,  et  là  fut  posé; 
et  fut  dit  pluseurs  belles  oroisons.  De  là  fut  porté  à 
une  petitte  crois  qui  est  entre  les  deux  grans  crois,  au 
dessus  du  Lendit,  laquelle  divise  la  justice  de  Paris  et 
celle  de  Saint-Denis*,  là  où  ceulx  dudit  Saint-Denis 
attendirent  le  corps,  lesquelz  estoient  enchappez,  et 
avoient  la  plus  belle  crois  que  l'on  pooït,  en  oriflambe 
tout.  Et  là  fut  posé  te  corps  ;  et  touttes  les  processions 
de  l'université  s'en  retournèrent  quant  ilz  eurent  receu 
le  corps  -,  et  furent  dictes  certaines  oraisons  par  mon- 

i .  Aux  obsèques  de  Charles  VI,  c'étaient  les  valets  de  porte  du 
Roi  qui  avaient  porté  le  corps,  et  les  hannouars^  ou  porteurs  de 
sel ,  ne  le  prirent  qu'à  la  porte  Saint-Denis,  Relat.  citée ,  p.  300. 

2.  Omission  du  tAs.  et  du  Ms.  Notre-Dame. 

3.  Tout  ce  qui  suit,  jusqu'à:  «  les  bonnes  gens  de  Sainl-ÇeDis,  > 
est  omis  dans  le  Ms.  Nolre-Damc. 


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[1^61]  DE  MATHIEU  D'ESCOCCHT.  kk\ 

seigDCur  de  Chartres;  et  fut  mis  le  corps  sur  deux 
tresteaux  à  chanter,  et  les  bonnes  gens  de  Sainl-Denis 
volurent  prendre  le  corps  pour  le  porter;  mais  ilz  ne 
furent  pas  assez  forts  et  y  cuida  avoir  ung  peu  de  des- 
bat;  et  lors  monseigneur  de  Dunois  ordonna  que 
ceulx  de  Paris  le  portassent';  et  par  ainsy  fut  porté 
par  ceulx  de  Paris  dedens  l'église  Saint-Denis;  car  il 
estoit  nuit.  Et  pour  ce  qu'il  estoit  trop  tart,  ne  furent 
point  lors  dictes  vigiles,  mais  ung  grant  nombre  d'o- 
roisons*  et  respons  sur  le  corps. 

L'ornement  de  l'église  estoit  tel  ; 

Premièrement,  à  l'entrée  des  trois  portes  de  l'église 
Saint-Denis  avoit  six  escussons  de  tiercelin  noir,  es 
armes  du  Roy  :  à  chascune  des  portes,  deux  ;  et  aux 
deux  croisées  avoit  deux  fins  esteudars  de  tiercelin,  à 
trois  fleurs  de  lïz  par  dedens  à  chascun.  Toutte  ta  nef, 
d'ung  cosié  et  d'autre,  estoit  teudue  de  satin  noir;  et 
le  hault  de  la  nef  estoit  tendu  de  toUle  bleue  semée  de 
fleurs  de  lys  d'un  costé  et  d'autre.  £t  le  devant  du 
chœur  estoit  tendu  de  velloui-s  noir  ;  l'autel  dedens  le 
chœur,  ensamble  pareillement  de  satin  noir,  tout  en 
tour  la  cbappelle,  et  fringe  noire  ;  la  chappelle  où  fut 
mis  le  corps  du  Roy  ensamble  estoit  tendue  toutte 
de  velours. 

i .  La  même  chose  arriva  aux  obsèques  de  Charles  VI  :  ■  Pour 
ce  que  le  fardel  estoit  trop  pesant,  les  religieux  de  Saint-Doiis , 
qui  à  la  prouchaioe  croix  de  Saint-Denis  le  dévoient  prendre  et 
porter  en  leur  esglise ,  donnèrent  de  l'argent  auxdils  hannouars , 
lesquels  le  portèrent  en  l'esgUse  de  Saint-Dents.  * 

2.  Ms.  Notre-Dame  :  ■  mais  sur  ung  grant  ta^  d'oroisons.  ' 


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442  CHRONIQUE  [1461] 

Ou  grant  autel  pareilLemeut,  aussy  tous  les  autres 
de  leans,  tant  qu'il  y  en  y  a,  estoïent  tous  garnis  de 
velours,  le  hault  et  le  bas  de  satin  ;  le  hault  de  l'église 
de  derrière  le  chœur  estoit  tendu  de  toille  blanche 
semée  de  fleurs  de  Hz. 

Et  au  regard  du  luminaire  :  au  millieu  du  chœur, 
avoit  une  chappelle  à  cinq  crois,  toutte  noire,  aussy 
grande  que  celle  de  Paris,  cierges  par  dessus,  et  tor- 
ches, aveuc  des  escussons  autour  de  la  chappelle; 
brief,  elle  estoit  aussy  triumphalle  que  celle  de  Paris. 

Au  regard  de  la  nef,  il  y  avoit  barrières  parmy  les 
pUliei's,  et  torches  à  double  rent,  comme  à  Nostre- 
Dame  de  Paris,  d'un  costé  et  d'autre,  cierges  sans 
nombre  autour  du  chœur,  à  graot  foizou.  Brief,  on 
peut  dire  qu'il  n'y  avoit  guères  moins  de  luminaire 
que  à  Notre-Dame  de  Paris.  Et  sonna  le  service  à  cinq 
heures';  et  durant  vigilles,  qui  furent  honnourable- 
raent  dictes  à  \ii  heures,  les  crieurs  de  Paris  firent 
leur  cry  eu  la  manière  qui  s'ensieut  : 

Priez  pour  lame  du,  très  hault  et  très  puissaM  prince 
le  Roy  Charles,  VII'  de  ce  nom. 

A  l'eure  de  viii  heures  commença  la  sonnerie  et  la 
messe  des  mors.  Et  tenoient  le  chœur  monseigneur  de 
Poictiers  et  monseigneur  de  Chartres,  et  disoit  la  messe 
monseigneur  de  Bayeulx,  patriarche,  monseigneur 
d'Angiers*,  diacre,  et  monseigneur  de  Beziers  soubz- 
diacre.  Quant  ce  vint  à  l'offrande,  il  ne  vint  que  mon- 
seigneur d'Orléans.  Et  les  beraulx  devant,  et  vindrent 

1.  Hs.  Notre-Dame:  (Et  le  lendemain,  qui  fut  samedi,  com- 
mença le  service,  >  etc.  Mathieu  d'Escoui^y  est  d'ailleurs  plus 
complet  que  la  relation  pour  cette  dernière  partie. 

3.  Jeaa  deBeativau. 


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[1461]  DE  MATHIEU  IVESCOnCHY.  443 

offrir,  et  firent  honneur  au  corps  comme  avoient  fait 
en  Nostre-Dame  de  Paris.  L'assietle  du  chœur  pareil- 
lement comme  à  Nostre-Dame  de  Paris,  excepté  que 
monseigneur  le  recteur  ne  ses  quatre  procureurs  n'y 
estoieut  point;  incontinent  que  ceulx  de  Saint-Denis 
eurent  receu  le  corps,  touttes  les  processions  s'en  re- 
tournèrent, çt  l'université  aussy. 

La  messe  estant  dicte,  monseigneur  d'Orléans  et 
touue  la  seigaourie,  ensamble  madame  d'Orléans,  se 
mirrent  eu  la  chappelle  là  où  devoit  estre  le  corps  en- 
terré, les  evesques  et  abbez,  aussy  aucuns  des  sei- 
gneurs de  la  court,  et  grant  nombre  de  chevalliers  et 
escuiers;  et  fut  apporté  le  corps,  eusamble  la  pour- 
traicture,  par  les  serviteurs  de  l'autel  du  chteur,  jus- 
ques  au  dedens  la  chappelle ,  les  relligieux  de  leans 
venant  au  tour  du  chœur,  chantant  ce  qu'il  appartient 
en  tel  cas  ;  et  y  avoit  grant  presse.  Au  dessus  la  voste 
de  la  chappelle,  avoit  un  grant  crampan  de  fer  à 
tendre  les  cordes,  lesquelles  furent  mises  en  ung 
coflre  de  cuir,  par  gens  expertz  de  ce  faire;  et  fut  des- 
cendu le  coflre  de  cuir  ep  la  fosse  sur  deux,  barres  de 
fer;  et  les  chambellans,  tant  qu'ilz  peurent,  tendirent 
le  dtap  d'or,  pour  garder  que  le  pœuple  oe  le  vist. 

Quant  l'en  eut  bien  demouré  demie  heure ,  le  he- 
rault  d'armes  cria  :  Or  oyez.  Et  faillit  que  les  oroi- 
sons  n'estoient  pas  achevées  de  dire.  Pou  apprez, 
monseigneur  de  Bayeulx  mist  la  terre  en  sa  main ,  et 
gecta  en  la  fosse.  Et  lors  le  herault  dit  ce  qui  s'enâeut 
à  haulte  voix,  tout  en  plorant  : 

Priez  pour  tome  du  très  excellant,  très  puissant  et 
très  victorieux  prince  le  Roy  Charles,  VIP  de  ce  nom. 
Et  lors  cedit  herault  prînt  sa  mace  en  la  main ,  et 


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6^4  CHRONIQUE  DE  MATHIEU  D'ESCOUCUY.       [1461] 

s'arriva  contre  le  corps  en  la  fosse.  Pensez  qu'il  n'y 
eut  sy  bon  '  cœur  qui  ne  plorast.  Puis,  apprez  [l'espace 
de  temps]  que  l'on  pooit  achever  ung  palenostre*,  il 
lira  sa  mace,  les  armes  devers  le  hault,  et  cria  :  Five  le 
Ro^l  et  secrétaires  se  mirent  à  crier  :  Fiiv  le  Roy 
Lo/sl 

Aussy  il  y  avoit  deux  Dotaires  dedens  la  chappelle, 
pour  recevoir  l'instrument ,  comment  ceulu  de  Saiot- 
Denis  confessoient  avoir  receu  le  corps.  Incontinent 
ce  fait,  furent  mis  deux  hayes  sur  la  fosse;  et  lors 
monseigneur  d'Orléans  s'agenouilla  dessus,  et  dist  une 
oroison  plus  dévotement  qu'il  peut  ;  et  au  partir,  passa 
sur  les  hayes,  et  fist  deux  révérences  sur  la  fosse,  le^ 
autres  n'en  firent  que  une;  et  tous  passèrent  au  tour 
de  la  fosse. 

Et  ainsi  c'est  la  fin  de  l'obsèque  Charles,  VU'  de  ce 
nom.  Au  temps  de  disner,  à  l'eure  de  trois  heures, 
s'assambla  toutte  la  seignourie,  ensamble  la  court  dé 
parlement  à  cryer*.  Madame  d'Orléans  y  estoil. 

1    H.  Buchon  corrige  leHs.  et  Godefroy  en  mettant  :  dur. 

i.  Godefroy  :  Pater  noster.  —  Ms.  Hotre-Dame  :  «  El  puis  aprùs 
y  lieve  sa  mace  les  armes  devers  ie  bault  et  cty»  ;  five  le  Roy 
Lojsl  s 

3.  Ms.  Notre-Dame.  —  Ms.  Sorbonne  :  arrière.  GodeTroy  et 
Buchon  ;  arrwa. 


Fin   DU   TOME   DEUXIÈME. 


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TABLE  DES  CHAPITRES. 


CHAPITRE  LXXXU. 

Coomient  le  dac  de  Boargoingne  entra  en  iod  payt  de  Wait  la  le- 
coade  fois 1 

CHAPITRE  LXXXm. 

Comment  l«*bu(ards  deSuizeet  de  Blanc-EitrainiallirentdeGuid, 
aillent  prendre  la  ville  de  Granmont,  et  ardoir  la  ville  d'Acte  et 
les  faulxbout^  deLestines  en  Ha^nnault S 

CHAPITRE  LXXXrv. 

Comment  le  Roy  Cfaarlet  de  France  mist  bus  lea  ambaxadenrs  et  les 
envoya  deven  le  dnc  de  Bonrgoingiie  et  ceab  de  Gand,  afin  àe  ïts 
mettre  d'aeord  et  appaîiier  la  gnerre B 

CHAPITRE  LXXXV. 

Comment  Im  Irères  furent  pnbli^ei  en  la  ville  de  Lille  entre  le  dnc 
deBourgoingneel  ceoIxdeGand tS 

CHAPITRE  LXXXVI. 

Coftimenl  meuire  Anthoioe,  bastard  de  Bonrgoingne,  et  meiûre 
Jaques  de  Lalain  mèreat  jni  les  Gantois  devant  Haitt (S 

CHAPITRE  LXXXVII. 

Comment  le  due  de  Boui^ingne  se  parti  du  pays  de  Wast  et  tira 
en  la  ville  de  IJile,  apprez  les  trêves  publiées  entre  Ini  et  ccnlx  de 
Gand 18 


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kki  TABLE  DES  CHAPITRES. 

CHAPITIIE  LXXXVUI. 

Comment  aucuno*  commnne*  tenttu  le  paru  de  ceulx  de  Gand  tin- 
rai(leachai]ipsoupaj>deFlaDilm,iiouob*tBntle«ti4Te9publi£eg.     19 

CHAPITHE  LXXXrX. 

CommeDt  la  paix  ratpati1i^,et  lacoudempiueioiide  cealideGand 
enven  le  duo  de  Bourgoingne,  en  U  ville  de  Lille 11 

CHAPITEE  XC. 

Cdmmeiil  ceux  de  U  ville  et  cité  de  Bordeaux  buMerreal  leurt  ser- 
men»  qn'ib  avoient  fait  an  Boy  Cbarlea S8 

CHAPITRE  XCI. 

Commait  le  Roy  Charles  tiot  conieil  btciic  let  princet  de  «on  ung 
pour  recouTier  la  ville  de  Bordeaux  et  le  payi  de  Goiome  et  de 
Borddoi». 30 

CHAPITRE  XCn. 

Comment  le  leigoeur  de  Talbot,  cbeTalier,  angloît,  Ta  taez  par  lea 
Franclioi»  devant  layille  de  CbaMÔlloD,  en  Piergot H 

CHAPITBE  XCin. 

Comment  le  aeignetir  de  Croj  reoonqnitt  plnaean  viUei  et  fort- 
reHei  qui  s'eitoioit  rendaei  an  Boy  Lancelot  et  avoîent  taaui 
leura  aeremena  an  duo  Phelippe  de  Bourgoingne 43 

CHAPITRE  XOV. 

Comment  Horbazenne,  grand  Turcq,  priot  d'anaalt  la  ohé  deCont- 
toDtinobk SO 

CHAPITHE  XCV. 

Commcot  le  grant  Turcq  envoia  aei  lettres  miaaibtes  1  nostre  saint- 
Père  le  Pappe 58 

CHAPITRE  XCVI. 

Comment  le  sôgnenrdeFlavy  ooliist  en  la  ville  de  Donrieiu  meHire 
Jdun  de  FrefTes,  chevallier 64 


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TABLE  DES  CBAPriRES.  kkl 

CHAPITRE  XCVn. 

Comiaent  l«  comte  de  Danois,  bailard  d'Orlcani,  conqnist  inr  le* 
ADgtoIi  la  ville  et  ohaitEl  de  CkdlUac U 

CHAPITRE  XCVin. 

ComnieiitleSoy  ChaHesconqaiHle  eluitel  de  BUiiqiufoTt,  et  com- 
ment ceuJx  d«  Bordeaux  cnToièrent  Icun  ambajudean  deren  lai 
qai  tenoient  le  Ȏge  devant  eulx 68 

CHAPITRE  XCnX. 

Comment  oenlz  de  la  ville  de  Bordeaux  foteot  remî*  la  «econdefoii 
en.robelsuDoe  du  Roy  Cbitrle» 71 

CHAPITRE  C. 

Comment  les  Anglaij  cMana  èf  chasteaulx  deBenangei  etRioiu  ne 
voiTcnt  pas  entretenir  traictié  qae  on  avoit  fait  aveac  le  Roy 
Cbarle* 77 

CHAPITRE  C3. 

Comment  la  oarire  de  la  ville  et  cité  de  Boordeaax  fat  mise  h  lob- 
jcctioo  et  priiue  durant  leeiége  devant  la  ville 7B 

CHAPITRE  eu. 
Coraueat  le  doc  de  Booi^oingne  conquiit  laplacedeSecavcbecque.     80 

cHAPrntE  cm. 

Comnenl  le  dtic  de  Bon^ingne  conqniit  la  (ortereMe  de  Ponc- 
qoei 84 

CHAPITRE  dV. 

Comment  le  duc  de  Bourgoiogne  conqoitt  le  cbaiteaa  de  Gavre,  et 
de  la  bataille  qui  y  fat 8» 

CHAPITRE  CV. 

Comment  le  mietié  de  paix  fat  fait  entre  le  doo  Pbelippe  de  Boar- 
goiogae  et  eeulx  de  u  ville  de  Gand 93 


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kkS  TABLE  DES  CHAPITRES. 

CHAprniB  cvi. 

Comment  Jatpard   Barbie»,  Venûûeu,  baîUa  reii*teiice  an  grant 
Taroq  qni  Toloil  aui^ez  la.  cit£  de  Neggrepont , lit 

CHAPITRE  CVII. 

Comment  le  Roy  Henry  d'Angleterre  fut  nàt  en  tutelle,  et  an  gon- 
*emem«nt  du  Boyalme  futcoinmii  le  duc  d'Iorc 113 

CHAPITRE  CVm, 
Commeut  le  dn«  Pfaelippe  de  Boargoiiigne  et  autre*  prûtoet  firmt 
pluMur*  baDqneti  i  Lille,  et  comment  le  duc  d'AUençou  alade- 
venluiea  IcelteTille  de  Lille (13 

CHAPITRE  dX. 

Comment  Ici  entremèa,  jouâtes  et  Teux  furent  fai*  ans  banqoet*  de* 
dura  de  Booi^ingne  et  de  Q^es 116 

CHAPITRE  ex. 
Comment  le  comte  de  Saint-Pol  tint  la  fnte  de  la  Licorne  en  ta  âU 
de  Cambray S38 

CHAPITRE  CXI. 
Comment  le  duo  de  Bourgoin^ne  eoToya  derert  le  doc  de  Boorbcm 
et  la  duoesic  la  femme  ingniffier  lei  fiauçaille»  qui  eitoient  fitictei 
enire  le  comte  de  Charoloit,  son  fik,  et  Yubel,  GUe  desdii  de 
BoorlwD S4I 

CHAPITRE  CXn. 
Comment  le  duo  de  Bonrgoingne  «e  parti  de  la  ville  de  lille  et  nia 
èi  Allemaittgne»  à  petitte  compùngnie,  pour  le  fait  du  tcu  qu'il 
aToit  fait  d'aler  en  Turquie 343 

CHAPriBE  CXIII. 
Comment  le  duc  de  Boorgoingne  alla  èsAllemainguet;  de*  recep- 
cioni  qui  lui  lurent  faiote*,  et  de  ce  qu'il  j  betoiugna Si6 

CHAPITRE  CXIV. 
Comment  le  tngneur  de  Halbourding,  battard  de  Saint-Pal,  le  pré- 
para de  volltnr  fàit«  guerre  à  l'eresque  de  IJtge 2SI9 


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TASLË  DES  CHAPITRES.  klà9 

CHAPITRE  CXV. 

Comment  ou  Royalme  d'Engleterre  ot  ploneun  di* iuaiis  mu  y 
Ktoii  oonn  de  jnstÏDe 301 

CHAPITRE  CXVI. 

Comment  Charie»,  comte  d'En,  esponula  fille  aa  tâgoeurd'Aii' 
tboing , 263 

CHAPITRE  CXVn. 

Commeat  on  eatay»  de*er»  le  Roy  Charie*  pour  «aroir  k  c'eitoit 
ton  plaisir  qne  le  comte  de  Charoloi*  eut  à  mariage  la  fille  an  dno 
de  Bom'bon 363 

CHAPITRE  CXVni. 

Comment  le  tndotié  de  paîxfnt  fait  entre  le  Danlpliinde  France  et 
le  dno  de  SaToye,  «on  beau  père 365 

CHAPITRE  CXtX. 

Comment  le  duc  de  Gennei  Toolnt  donner  empeacliement  on  grant 
prieur  de  Fiance  qu'il  n'allait  eu  RodM S66 

CHAPITRE  CXX. 
Comment  les  Fnuichoi*  firrent  une  courte  devant  Chine» S6T 

CHAPITRE  CXXI. 
Comment  le  «eigneur  de  Rlaymont,  maresohal  de  Ronrgoingne,  fiât 


CHAPITBE  CXXD. 
CommeotleeomiedeClMroloisetponsalafilleduducdeBoniboD.  270 

CHAPITRE  CXXin. 
ComoMDt  les  ambaxadenn  qne  le  doodcBourgoingneaTolt  enrobez 
k  Ffanqtiefort  ponr  le  fidt  dn  Turcq  ntonmèFent  derert  le  dac, 
et  ce  qn'ilz  j  firent .• 373 

CHAPITRE  fTYTTV 

CoDiment  le  pcaopple  et  ooDuntmanltei  du  paya  dePimae  fiirent  m- 

bcUea  et  detobeiasanaï  leon  leignenn '. .  373 

II  29 


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450  TABLE  DES  CHAPlTM^. 

CHAPITRE  CXXV. 
Coittoienl  le  GadI  Turcq  CotqacfU  la  pays  de  lUehie. 
CHAPITRE  CXÏVl, 
u  frère  meiiu,  nommé  frire  Udier, 


cardie 276 

CHAPITRE  CXIVIl. 

Comment  le  pape  Nictdai  tnapuu  k  Romme 978 

CHAPITRE  crsVIU. 

Comment  le  duc  de  Bonrgotn^e  fiit  damande  d'aroir  ayde  lar  le» 
payaponr  aler  en  Turquie 278 

CHAPITRE  CXXIX. 

Comment  le  doo  de  Ctb^et  fian^  la  fille  an  comte  d'Ertampe* 179 

CHAPITRE  CXXX. 

Comment  JaequM  Coer  fut  ooaaàtai  pTÏMiinîer  par  l'ordoniunee  do 
Roy  Charlei,  et  de  «on  prooii  quîTat  fiût 380 

CHAPITRE  CXXXI. 

Dn  cspannilla  du  due  de  Oère* S89 

CHAPITRE  CXXXII. 

Inddeot  dn  oomte  d'Ermùucq 290 

CHAPITRE  CZXXni. 

D'ung  champ  qiA  fallait  en  layille  de  VaUenchimnei,  en  Haynanlt, 
par  Sbux  champioai  non  noble* Î97 

CHAPmtE  cxxxrv. 

Comment  par  lonbdlz  m(»eiu,  le  trigoeur  de  Crqy  irouf a  manière 
de  iure  BTcnr  en  mariage  inuiippe,  Msfib  aitoi,  UfiDeaiwito 
da  comte  de  Saint-Pol 306 


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TABLE  DES  CHAHrilES.  ktH 

CHAPITRE  CEXZV. 

ComBun  randwmqne  de  ftohii   tint  contUle  locK^ant  In  gent 
â'e^ 810 

CHAPITBE  CXXXVI. 

De  rambR]tad«  que  te  dnc  de  Bonrgoingne  «nroja  derera  le  K07 
pour  ton  voUge  en  Tarqnie 31 1 

CHAPITRE  CXXXVn. 
De  la  re«igiuici(m  que  fitt  Tereique  de  liège  de  son  eretché 314 

CHAPITRE  CXZXVm. 

De  l'eve«oh*  da  Trea 3t5 

CHAPITRE  CXXXa. 

De  la  pnM  de  Jdiaii,  doc  d'AUenchoD 318 

CHAPITRE  CXL. 

D'ane  Tille  foitreHe  mr  le»  tnareh**  de  Bongaeiîe,  oik  le  Torcq 
aTok  mû  k  ùège 324 

CHAPITRE  CXT.T. 

DeLoT*,  Daolpbîn  de  Viamcù* 3SB 

CHAPITRE  CXUI. 

D'qpe  amba^ada  ea^ajée  devera  la  Roy  Cbarletpar  le  ducdeBomt^ 
goingMe,  touchant  le  fait  du  Danlpliiil  de  France... 835 

CHAPITRE  CXim. 

de  la  terre'  on  Rojalme  de  Naple»,  et  de*  nllca 


CHAPITRE  fyi.iV- 

Commait  Loyt,  Danlpliin  de  Fnnce,iiUHid>  la  Danlphine,  M  Gsninie, 
aler  à  Namur,  lypaitenant  an  dve  de  Bourgoii^iie 


DigmzedbyGoOglc 


4S2  TABUB  DES  CHAPITRES. 

CHAPITRE  CXLV. 

Da  mariage  d««  deux  fib  du  doc  de  Sombresiet  et  des  dens  flllei  da 
Rojd'EMSOWe ^5S 

CHAPITRE  CXLVI. 

De  l'ambuade  qoe  envoya  ceate  dicte  ann^  te  Raj  Lancelot  deyen 
le  Roj  Ourle» 3M 

CHAPITRE  CXLVn. 

De  la  tentence  prononcée  i  l'encontre  de  Jt^iaii ,  duc  d'AUenchon .  397 

CHAPITRE  CXLVin. 

De  certain  ad«ii  qui  fatenvoyé  par  l'Empereur  au  duc  de  Boorgoin- 
gne  tonchant  Is  fait  du  Toiage  de  Turqnie SMS 

CHAPITRE  OCLIX. 

De  l'ambaxade  que  le  dac  de  Bou^obgne  enToja  derers  notire 
Saint  Père  le  Pape 376 

CHAPITRE  CL. 

Da  l'amliaxade  que  le  Roy  C3iai4ei  enioya  defen  noitre  laint  Père 
.le  Pape 398 

CHAPITRE  eu. 

D'une  ambaude  euToyée  par  k  diw  de  Boorgoiogne  deroi  le  Roy 
Chatlei ZW 

CHAPITRE  CLU. 

D'aueiina  gêna  qui  hreat  prina  en  la  ville  d'Arrat,  inr  ce  que  on 
lenr  impotoit  eitre  Waadoi* 416 

CHAPITRE  CLIII. 
Du  trefpaMement  dn  Roy  Charlei,  VU'  de  ce  nom 491 


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ABRÉVIATIONS 

USITÉES  DANS  LES  CITATIONS  DE  U  TABLE. 


Am.  —  Pècb  Ahemo,  Buloire 
ginialogiqut,  9  vol.  in-fol. 

Arch.  —  Archires  de  l'Empire, 

L*  Baksk.  —  Mimoirti  pour  ttrvir 
à  rhutoirt  dt  PnrKt  ti  da  BouT' 
gogne.   Paris,  1739,  iii-4. 

Baub.  —  Hitloire  dit  régna  d» 
CkarUs  m  et  de  Louii  XI,  par 
Thomai  Buin,  érjqiie  de  Li- 
linix,  pdLU^  par  J.  Qnicherat. 
Paru,  ie55-a9.  «i  t.  gr.  in-S. 

Bbavikp.  —  Renteinifmeiiti  com- 
rauniqnéaparM.deBeanrepaire, 
archiviite  de  la  Seine-Inféneme. 

BxiuSBXr.,  adm.  Norm,  —  D»  Fad- 
ndnatratioa  de  la  Normand 
totti  la  doimnaSion  aaglaite,  par 
le  in«a>e.  Cien,  18&9,  in-^. 

BulUbbp.,  Éi.  de  Nom,  —  Lei 
Était  de  Womuadie  lout  la  da- 
nÙBotion  angtaûe ,  par  Le  mjme. 
Pana,  1859,  m-8. 

BiAUTiLiii.  —  Rteueilde  docamentt 
coHeernant  la  Picardie,  publiés 
par  V.  de  BcanvUlé.  Paria,  1860, 
ui-4. 

BiM.  éc.  det  cA.  —  Bihiiolhique  de 
f école  dei  chartet. 

Cet.  dei  t,  —  Coiiael  det  tilnt,  k 
la  Bibl.  imp. 

CbibtIBB.  —  Chronique  de  Char- 
lel  Fil,  par  Jean  Chartier,  pu- 
bliée par  H.  VaUet  de  Viriville 
dans  la  Bihl,  clxiii.  3  vol. 

ChaitSll,    —    OEuvret    hitloriqati 


iné£iet,  par  Georgei  Cha«telUin 
[Panthéon  littéraire). 

Chron,  ieLalaia. —  {Paalh.  litUr.). 

Chroit.  teand.  —  Chrooique  don- 
née «ou»  ce  titre  :  livre  det  fa'Ui 
adrenut  nu  tempt  du  roi  Loiùt  XI 
(Panth.  tittér.). 

Du  Clbboq.  —  Chroiùaue  de  Jac- 

Siet  du  Clereq  {Panth.  liltér.). 
.    de  Bourg.    —    CoUeetion  da 

Bourgogne,  k  ta  Bibt.  iinp. 
Coll.  M  Champ.  —  Colteelion  de 

Chatmpagne  \ihidS)^ 
CoiiABT.  —  Journal  d»  la  paiti  d'Jr' 

nu,  par  D.  Ant.  de  le  TaTerne, 

publié  par  Jean  Collari.  Paria, 

I651,iD-12. 
CoMimm.   —   MdmiÀrtt  de  Phi- 
lippe de  ConmifTia,  publia  par 

Mlle   Dupont,   Paris,   1840-47. 

3  T.  gr.  ÎD-S. 
DUCD.  —  DdoO*).»,    Baronage   of 

England.  LoDdon,  1675-76,  2  t. 

in-fol. 
Htmoa,  —  Mémoiret  pour  tervir  à 

rhiitoire  du  comté  ae  Bourgogtu. 

11 W,  in-là. 
FasiB.   —    îlémoirei  dt   PUrrt   de 

Femn,  publié*  par  Mlle  Dupont. 

Paris  1837,  gr.  m-8. 
Gacuabd-Bab.  —  Édition  de  H.  de 

Baraute  ,     par    H.     ûachard. 

Bruxellei,  1838,  S  t.  gr.  in-8. 
Gaioit.  —  Collection  Gaiguièrca,  à 

la  Bibl.  imp. 


bjGoogIc 


ABRÉVUTIOnS  DE  LA  TABLE. 


D.  Giu-CMOit.  —  JHu.  nir  lliù- 
toire  de  Compïigm,  i  !•  BiU. 


let  Fil.  P*rô,  impr.  rojr.,  1681, 

D.  G&EinaB,  —  Collection  de 
D.  Grenier,  i  la  Bibt.  imp. 

GanxL.  —  B'atovt  du  eanaétaiU 
Jt  JÙehemoBl,  dans  la  coUscdoii 
Hiduiid.t.in. 

JojmtÀin.  —  Catalogue  anafyiiqae 
■^  oreMvfj  d*  it.  U  baron  da 
/aurMwWt.  Paru,  Techener, 
1838,  3  Tol.  b-8. 

EÛvTH  Di  L.  —  Biitoire  de  Flan- 
dre, par  H.  KerryD  de  Let- 
WnhoTe,  1"  édit.,  Braxelle*, 
1850,  6  Tol.  gr,  in-S;  —  2' 
<^t.,  Bnige»,  1853-54,  k  r. 
pet.  in-8. 

tjiB.   —  £«>  due*  de  Bourgogne. 

Kr  M.    de   Laborde.   Preutet, 
ri»,  1849-52,  3  toL  m-8. 
D.  LoNm«iT.  —  Hiitoire  de  t 
tagiu.  Paru,  1707,  3  t.  Ïd- 
Mim.  mlûj.  JVorm,  —  Ifémoim  de 
la  SotiiU  dei  antlfiiaurt  dt  Sor- 

Ho9STB. — Chrotdfue  ^Enguerran  de 
MonilteUi,  pablié*  parH,  Donet 
d'Aroq.  Paris,  1858-6S.  6  t. 
gr.  in-8. 

MoBxkv.  —  Collection  Hoi«an,  t 
U  Bibl.  imp. 

D.  Htnud.  —  Mimoires  pour  lerrlr 

■  de  preurei  à  riHitoire  de  Bretagne, 
Pari*,  1742-W,  3  t.  in-fol. 

La  MoBL.  —  Rceueil  de  pbaleuri 
maitoat  du  diodie  d'jmUm, 
par  Adrien  de  U  Horiitre. 
Amicni,  1630,  in-lbL 

Mm.  fr.  —  Mannaorii*  frtn^da,  i 
la  Bibl.  imp. 


Du  Paz.  —  Hiiloire  g^aM.  de 
pluâeari  mûiom  iilatlres  de  Bre- 
tagne, par  Fr.  Aug.  dn  Paz.  Pa- 
rii,  1620,  m-fol. 

Do  Put.  —  Collection  da  Pny,  à 
la  Bibl.  imp. 

L*  BoQDB.  —  Butolre  génial,  de 
la  maUond'Harcourl,  par  Gillei- 
Andr^  de  la  Roque.  Paria,  1663, 


fol. 

SfBrsnton.  —  Leitera  and  paperi 
iUiutratire  af  the  wart  of  ih» 
EnglUli  in  France  dtiring  the  reign 
of  Searj  the  Sixth,  éd.  b^  tll« 
Re*.  Joiepli  SCerenaon.  Londoo, 
1861,  t.  1. 

T.  ic.  —  Titret  icelléi  de  Clairam- 
batilt,  «u  Cabinet  dei  titres, 

Vallbt  dk  V.,  JV.  B.  G.  —  Ar- 
ticle* de  la  Jfourelle  Biograf^ 
Îùiérale  de  MM.  IMdot,  par 
I.  Vallet  de  ViHTÏlle. 

D,  VajxT.  —  Triior  gùtialogi^ue 
de  D.  Villevieille,  an  Cabinet 
de*  titrei.  (La  tomaison  indiqua 
eit  celle  de  1*  collection  même, 
et  non  celle  de*  manuicrit*  dn 
C^ûnet  des  litrei,  nsit^  parfois 
dan*  DOS  nota.) 

WATBin. —  ^nchiennet  chronUmeti 
df Angleterre,  par  Jehan  de  iVa- 
ïTÎn,  igr  du  Foreïtd,  extr.  pu- 
blié* par  Aille  Dopoot,  PÛtt, 
1858-63,  3  T.  gr.  in-8. 


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TABLE   ANALYTIQUE 


DES  MATIERES. 


JibttlUt.  n,  115,  313. 

AaiAVuni  (ChriKophe),  hoaune 
d'arme*  uulûi.  I,  133  nota, 

Aboud-Saîd-Jacsuc,  soluu  d'É- 
syptefl  436-1^3).  Ëciit  i  Chu^ 

■  feVII,I,iai;n,287;laipro- 
met  d'ouvrir  ki  porU  aux  mar- 
clund*  Inm^ii,!,  133;  de  bien 
traiter  le  consul  franfaii,  ibid.  ; 
de  doimcr  tonte  sécurité  aux 
pilerini  qni  te  rendeat  i  Jéra- 
Mlen  «t  à  Sainte- Catheriae, 
ibid.;  déolAK  aToir  accédé  à 
touleileid«inBnde«dDroi,  124; 
cmYtne  deaprétenti  an  roi,  124; 
n,  287;  broriie  le  commerce 
de  Jacqne»  Coair,  U,  380,  366; 
exige  U  renîtotion  de  l'etclaTe 
cluÂien  réfiwié  *nr  la  galère* 
de  Jacqiwi  Conr,  383;  reçoit 
Jean  de  ViU«ge  qai  loi  apporte 
nu  liai-naif  de  gneiTB  RD  non  da 
roi,  287. 


AcQUAfivA  (Jnlc*- Antoine), 
•  d'Ain.  AmliaHkdenr  k  Muât 


II,  3S3. 
Atre.  U,  7. 
Act(U 


ÂgiaioHt.  Voy.  Hargimoitt. 


Abk>d,  fila  d'Aiurat  H.  II,  50 

iiott3. 
AiCH   {^jth)   (Jean  d'),  docteur, 

éTécpiB  d'Âiimstel  et  cardinal  en 

1463.  Amliatudeiu'  de  l'einpe- 

reur,  1,  34  note. 
AiiuiioouHT  [Jeannet  d').  Cberalier 

t  Nevele,  I,  423. 
AioBKnij.s  (  Jean,  leignenrd') ,  cbe- 

TalicT,   opitaiae  de  HoniargU 

[CAron-icani/.,  3401;  paraît  dans 

deaactwde  1450[D.  ViLLZT.,1, 
50];  de  1465, 56,57,60,64et  69 
[^Édit.deDuCuACQ,  626;ArGh., 
X,  8B,  259  ï°;  86,  6  t"  et  34; 
89,  14  to  et  110  vo;  84, 150  t*- 
176;  100, 1671;  maiiéi  Jeanne 
de  la  Baye  [Coi.  dat  t.,  Aiaax- 

Tuxs]. I,  313;  cberalier 

derant  Boneo ,  215. 

A'dlr-iur-Noye.  lien  de  réimion 
de>  tronpei  da  comte  de  Saint- 
Pol,  I,  189,  190. 

AiiXT  (Jean  d'],  fil»  de  Raonl,  vi- 
dama  d'Ainieai,  baron  de  Pic- 
quigiiT,  comeiller  et  cbwDbalUu 
do  roi.f  1492.— Prend partàla 
campagne  de  Normandie,  1,188; 
cheralier  t  Pont'Andemer,  193. 

Aiu-T  (Raoul  d'),  ridame  d'A- 
miem ,  baron  de  Picqnignj. 
f  1468.— 1,12,188, 192;  prend 
part  i  la  guerre  de  Gand,  II, 
81;  H  femme,  I,  188  Ror«. 


byGoogIc 


TABLE  AMALTTIQUE. 


JbLLt  (J«cqa«line  d').  Voy.  Étam- 

AiMo^  (William),  é*«qne  de  Sa- 
liibory.  W»  i  mort,  I,  303. 

AiA-DDD  (iultaa),fili  d'Amnrat  n. 
II,  50  noU  3. 

jtlimU.  II,  365. 

AuÀiiB  (duc  d').  Voy.  ScAimEi- 

AuBZT  (Arnaud-AmaDieii  d'),  ȉr 
BDeDr  d' Onul,  comeiller  et  clum- 
brllan  du  roi,  clpilaine  d'une 
coDipiignie  de  cent  lancei.  C*- 

CLUinedeBayeiix,  disleSjuil- 
:l  IWa  fr.  te.,  187,  6997]. 
■  L'on  dêï  Tiiliani  capîuinei 
de  France.  >  [Cmumi..,  3S0.  ] 
+  1463.-1,  10,  198,215, 2MI, 

■    308,  318,  332,  416;  n,  296. 

Alsut  (Charln  H,  «ire  d"),  comte 
de  Dreni,  Ticomte  de  T«rt»«,  etc. 
f  1471.  —  1,  2ia  note  5,  240, 
416. 

Albbix  (Cbarle*  d'),  teignenr  de 
Saint-Bazeille,  qaatrifeme  fili  de 
Charles  II  d'Albret,  dit  le  ca- 
det u'AïaïKT,  dérapité  en  1472 
[Chron.  Ka«d.,  303].  — I,  212, 

279. 

AiAHXT  (Anne  d'Armagnac,  dame 
d').  Envoyée  par  le  roi  aa  comte 
d'AnnagiiHc  ton  neveu,  U,  292; 
en  pourparlen  avec  u  nièce. 
294;i'«irTK 
rapport  au  r 

AUn^oB.   Prii   ■ 

206;  réuni  i  la  couronne,  U, 
359;  duchéd'—  réuniàlacon- 
ronne,  11,359-60. 

AuKtoH  (Jean,  dnc  d'),  né  le  2 
man  UtOQ.-j-UVS. —  Inlercèda 
pour  le  comte  d'Armagnac,  I,  6S 
UOM  1  ;  s'empare  d'EsMj,  197, 
et  d'Alençon,  206;  chevalier  de 
la  Toiaon  d"or,  3li9,  351  ;  ar- 
rive k  Lille  incognito,  U,  114; 
fïlé  par  le  dnc  de  Bourgogne, 
115;  mécontent  de  ce  q'ie  s(;i 
réclamatioDi  pour  la  restitution 
de  Fongèret  rettaient  nou  r^ 
■nltat,  31S;  m  tnhiaon,  319; 
'  m,  321;   emmené 


ne,295;faitM>B 
ihid. 
la  Anglaii,  I, 


I  parDunoii. 322;  interrogé, iiii'.; 
répoDK  qu'il  fût,  ièid.;  s'expli- 
que devant  le  rai ,  323  ;  mis  en 
prison,  324;  sentence  de  con- 
damnation rendue  contre  lui, 
358-61;  commuée  par  le  roi, 
859  ;  il  est  emprisonné  à  Loches, 
361. 

Alu^h  (Rmé  d'),  comte  du  Per- 
che.  pau  dncd'Alen9on.-f-1492. 
—Il,  358etsaiv.:  reçoit  de  Char- 
les VII  le  comté  dn  Peiche,  360. 

Ai.BHçoir  (Catherine  d'),  mariée 
depuis  à  François  de  Laval.  H, 
358  et  «niv. 

Ai.EaçoK  (Marie  d'Armagiuc,  dn- 
rlieise  d'),  mariée  le  30  avril 
1437.  ■[■  1473.  — n,  290  «oU , 
359. 

Autr   (évéqne   d').  V<ç.   Pompa- 

Alexandnr.  I,  123. 

AlUmagne.  I,  28,  30,  33,  70,  75, 
101,  261;  U,  120,  143,  243, 
251,  263,  269,  270.272,278, 
301,  302,  315,  363  et  sniv., 
371,  392. 

AlUmaadi,  dans  l'armée  dn  dau- 
phin ,  1 ,  23  ;  les  —  dn  duc  de 
Saie ,  mécontents  de  la  solde 
qu'ils  avaient  reçue  de  l'arche- 
vêque de  Cologne,  veulent  le 
forcer  i.  les  suivre  jusqu'à  ce 
qu'il    lei   ait   contentés,    106; 

Sntilsbommes  —  dans  l'armée 
Luxembourg  au  service  du 
duc  de  Bourgogne,  II,  46,  49; 
princes  —  réconciliés  par  l'en- 
tremise du  pape,  393-93;  alliés 
avec  Charles  VII,  406. 

Aloit.  I,  400,  404,  450;  U,  15, 
101;  comté  d'—,  U,  100. 

AunoiTiB  V,  le  tage  et  te  magna- 
nime roi  d'Aragon  en  1416,  et 
de  Naples  eu  14^-  f  23  juin 
1458.  —  I,  340  note  4;  II,  272, 
365,  389,  371  ;  chevaUer  de  h 
Toiion  d'or,  349,  351;  sollicité 

'  de  recouvrer  Constantinople,  II, 
54;  envoie  une  ambassade  au  dnc 
de  Boorgogae  au  lojet  de  la  croi- 
sade, 318. 


byGoogIc 


TABLE  ANALYTIQUE. 


AuBoiM  V,  roi  de  Poroigil,  né 
IWa.  roi  en  1438,  f  IMl— H, 
369. 

^Itace.  II.  371, 

AiULKciui  (Jean,  wigneor  d').  Am- 
bMudeur  de  Charlei  VU,  II, 
311  note  S, 

Amieai.  I,  U,  185;  U,  313;  fré- 
di«*tioiu  à  ~,  n,  377;  bailli 
d'-^,  Tor.  SoiiMni. 

Aïont  (Tidame  d'),  Voj.  AnxY. 

AiCDBATlI,«ultaiiottoniùieiilï31. 
'i'  1451.  —  Se  prépare  a  envahir 
la  Grtce,  1 ,  139;  apprend  qae 
Honiade  marche  contre  lui,  1 40  ; 
auemble  300000 hainme>,î^iJ.; 
livre  bataille  à  Sophia ,  140- 
41  ;  mie  maître  da  champ  de 
bataille  malgré  se«  perte»,  141; 
■es  conqaétei,  142  ;  un  de  ki 
lieateiinnti  défait  par  Huniade, 
au.;  craJDlea  qu'il  intpire  aax 
chrétien*,  143;  la  mort,  II,  50; 
■ei  fili,  ibiii,,  et  note  3. 

AircaBTiLix  (comte  d').  Voy.  Him- 

Abckx  (Jean  d'),  tréwrier  de  Metz, 
1,28  nouï. 

Archs  (JehenDequin  d')  on  d'An- 
un.  tiégoàe  la  reddition  de 
Ronrn,  1,  226. 

Annsd  (uint).  I,  81  ;  U,  133. 

AaDHBw  (Richard  ) ,  docteur  is 
lois,  dojen  de  1  église  catho- 
lique d'York,  ryoy.  Plamton 
CorrejpondtiKe.  Ed.  Thom.  Sla- 

pleton  (Lurmi  et  uaxTin).] 

Secrétaire  de  l'ambassade  de 
1444.  I,  85;  dons  t  lui  bUi. 
85  noIeZ. 

A>«ms  (éféque  à').  Voy.  Biad- 

Absihv  (Bertrand  d'},  seigneur  de 
Rion  ou  Royon.  I,  339;  U, 
29. 

^n^iiii.  1,9,  13,  16,  IV,  20,  156 


406,  407.  Bien  sarria  par  la 
trére  de  1444  en  Normandie,  I, 
5,  8  ;  opnion  contraire,  B;  e»- 
pérent,  par  le  moyen  de  l'al- 
liance BTec  Marguerite  d'Anjou, 
arriver  A  une  paix  définitive  avec 
In  Fnuce ,  S5  ;  sommés  de  ren> 
dre  le  Mans,  128;  s'y  refu- 
sent malgré  les  oràm  fbrDwU 
de  Henn  VI,  iiid,;  abandon- 
nent cette  place,  130  note,  131  ; 
se  logent  sur  les  marches  de  Bre- 
tagne, 133  ;  se  foitifienl  dans  la 
paute  d'ooe  raptnre  de  la  trêve, 
134,  159,  170;  s'emparent  de 
Fougères,  154  ;  reprochent  aux 
Français  d'avoir  rompu  la  trêve 
par  la  prise  du  pont  de  l'Archef 
167  ;  sont  cause  de  U  rupture, 
,  1 70  ;  attaqués  par  les  troupei 
du  duc  de  Bretagne,  172  etsmv.; 
se  tiennent  uniquement  sur  ladé- 
fensife,  175;  détroussent  des  na- 
vires du  duc  de  Bourgogne,  183, 
Marchands  —  arrêtés  par  lé  duc 
en  représailles ,  iiïJ.  ;  griefs  de 
.CbariesVU  contre  les  —,  185, 
186;  perte  des —  A  Pont-Au- 
demer,  193  ;  le»  —  s'aperçoivent 
que  la  Normandie  ne  désire  que 
d'être  française,  195  ;  parti  d' 
fait  prisonnier  i  Fécamp ,  197  ; 
quelque»  —  se  font  Frangûs  t 
Neofebltel ,  199  ;  les  —  pren- 
nent part  aux  négociations  pour 
la  reddition  de  Rouen  ,  218  ; 
refusent  d'en  accepter  le*  con- 
ditions ,  319  ;  défaits  prés  de  U 
Haye  du  Puis,  274, et  de  Mor- 
tsin,  276  ;  défaiu  à  Formigny, 
380  et  sniv.  ;  se  défendent  moi- 
lement,  305  ;  dewandent  dn'se- 
cours  en  Angleterre  ,  306  ;  peu 
nombreux  en  Guyenne  ,  934  ; 
faits  prisonnier*  et  mis  à  finance, 
n,  31 1  aiment  le  vin  ,  37  et  38 
aolt;  défaits  i  Caitillon  ,  39  et 
suiv.  ;  leurs  pertes  dans  ce«e  ba- 
taille, 41  ;  —  resté»  en  Gnyenne, 
renvoyés  en  Angleterre,  77  ;  ne 

'     -  ^re  Benauge*  et 

'aignent  que  le 


byGoogIc 


TABLE  ANALYTIQUE. 


dac  d'York  n'upire  i  la  con- 
Hinne,  113;  font  tme  dewxnte 
duu  les  p>y*  da  dac  de  Boniwo- 

Ee,  956,  373;le*~  d«CtLb 
nmt  lei  Françaû,  268  ;  I«*  — 
menaceat  toujoan  II  France, 
313, 340  ;  peitei  dc«—  t  Sand- 
wich, 354  ;  1m  —  conclnnit  des 
ttèvea  BTCC  le  dnc  d«  Bourgogne, 
ti08  et  mÏT. 

.tfi^ifenv.  1,70,89,83,85,87,00, 
114, 177,  3(11,305,363  et  Kiir.i 
U,  3S,  66, 77,  78,  aU,  353-53. 
Sitnation  de  1'  —  en  1446,  I, 
1 1 5  ;  opinionj  dÏTene*  en  —  nir 
la  nHMl  da  dnc  de  GloocMer, 
118}  diTÙiont  en  — ,  ISfl,  993 
•  et  «nÎT.,  306  ;  II,  361-63  ;  peu 
de  i^nritj  qa'of^l'— ,  369. 

AneuETBBaB     (  roii      d'  ).    Voy, 

AaiHfiUM  ae  bttud  d").  Tii<  Jt 
CutiUon,  II,  41. 

AxOLDU  f  Antoise,  baron  d'),  *n- 
gneat  du  Qenlen  aa  e«mi^  de 
Bourgogne ,  cheralier,  aron 4  de 
Théronanna ,  conaeiller  et  cham- 
beUan  do  dnc  de  Bourgogne  ; 
marié  ï  Jeanne  de  KochdMron, 
fille  d'Antoine.  Le  duo  donna 
4000  lirrea  en  faTcnr  de  ee  ma- 
riage,   f    1463-    [Hoani;  D, 

VtfMT.,    3.  70  f-71.1    

Chevalier  k  Formigny,  1 ,  286. 
■  (comte  cP).  Voy.  Ob- 


66  "ofa  1  ;  prend  part  1  la  aam< 
pagne  de  normandie,  311  ;  fi- 
gure k  l'entrée  de  Ronen  ,  339, 
et  an  ûége  de  Caen,  307;  marié  à 
k  la  leniT  dncomtede^int-PoI, 
n,  307. 

AKtoD  (  Jean  II  d*),  dnc  de  Calabre, 
filt  de  René,  né  le  3  aofit  1 434, 
dncdeLoinineeDl453.-)-1470. 
—  I,  40  noit  3;  doit  rMifier 
le  traité  oonchi  k  ChUona,  I , 
48  ;  aaÛMe  aux  léanoe*  dn  con- 
*eil  oà  l'on  ditcBie  la  réforme 
det  gen*  de  guerre,  54. 

Aa/Du  (Lonia  H,  duc  d'),  KÙ  de 
Naplet,  ■{■  1417.  —  I,  45  note  3. 

AxiOD  (René,  dncd'),  de  Bar  et 


>i  de  S 


,  fib 


n  ÇSarguerite  deRohan, 
comteMe  d'}.  Harî4e  p.  e.  dn 
31  août  1449  ;  morte  apré*  1494. 
-K,  314. 

^■jou.  11,38,  396. 

Abioc  (Charlea  I«  d'),  fila  de 
Loaii  II,  comte  de  Hortaiu,  puis 
dd  Maine,  ni  1414,-t- 1479.  —  I, 
69aa«,334;  II,  33,36,353,360, 
414.  Accompagne  le  roi  dani  la 
gneire  de  Heiz  ,  I,  36  ;  prend 
part  aux  janlei  à  Nancy,  41  ; 
aMÎite  aux  aéaaces  du  ooMeil 
où  l'on  disente  la  réTorme  des 
gens  de  guerre,  54  ;  intocède 
en  hveur  du  comte  d' Armagnac 


de  Louis II,nél40B.']-14S0.- 
I,  bO  m»  3  ,  69  no»,  84,  lOB, 
niMteh,  335,  303;  II,  359, 
353.  Prisonnier  dn  dne  de 
Botn^ogne ,  I,  44  nef  >  1  ;  déliné 
par  l'uiterTention  dn  roi,  iW.; 
sa  qnerelle  avec  les  Mesdns,  I, 
36  et  noie  3  ;  assiste  i  la  réoep- 
tion  de*  dépntés  de  Metz ,  30  ; 
célèbre  la  présence  dn  roi  et  du 
dauphin  k  Nancy  par  des  fétei, 
49  ;  prend  part  Bnxjontes,I£(i'.; 
«ea  négodalion*  avec  le  dnc  de 


Bourgogne , 
danses  du  traité  de  ta  délivrance, 
44;sesplaiBleipttsdu  rm,iiid., 
et  liait;  désireux  de  voir  recom- 
menopr  la  goerre  ayee  le  duc  de 
BoDifOgne,  45  ;  requêtes  présen- 
tées par  lui  1  ChUoDs ,  47  ;  ses 
conseillers  traitent  avee  ceux 
du  duc ,'  iiid,  ;  traité  conclu , 
et  à  quelles  conditiotis ,  48  ; 
jure  de  l'exécuter,  49  ;  asùlte 
aux  téancc*  du  conseil  où  l'on 
discute  la  réforme  de*  gens  de 
guerre  ,  54  ;  convient ,  avec,  le* 
ambassadeun  anKlail,  du  nw 
metit  où  ils  TieDorout  chercher 
safiUe,  S5;  autorise  une  joute 
à  Sanmur,  107;  prend  part  k  la 
conquête  de  NorniBodie,  311  > 
accompagne  Charles  VII  derani 
Rouen,  314,  S15,'238  ;  ua  cau- 


byGooglc 


TAfi{£  ANALTnQUE. 


Iturt,  234;  figura  i  l'entrée  de 
Kooen ,  339. 

kmioo  (lûbelle  de  Lorrûie,  dn- 
cheaie  d'],  reine  de  Sicile,  pie- 
mière  femme  du  to>  Aené,  ma- 
lïir.  14S0.  -{■  27  îéyrax  1453.— 
Eoièvement  de  h  garde-robe 
par  let  Heuini,  I,  36  narc  3  ; 
uti«te  aax  fétei  de  Nancy,  40. 
Citée,  303. 

AnoiT  (Yolande  d'Aragon,  du- 
ofaefie  d'],  femme  de  Looii  II. 
f  U43.  —  I,  45  nott  3. 

AlMOtr.  Voy.  HABOimm  et  Ha- 
EiB.  -  (Ycdande  d').Voy.  Vad- 

Ah«b  (lainie).  I,  264;  n,  309. 
Antecrîit  (!').  I,  71- 
AxTBorae    (  teigaenr    d'  )  • 

AavBtma  (cardinal  et  wàffii 

Voy.  Rou>. 
Anlraht.  I,  174. 
-AnrtTi  (ffte  d").  I,  183. 
AsABU  (roi  dei).  II,  3âS. 
jlragon.  I,  447.  Il,  397. 
Abaooh  (Alphonse  d") ,  due  de  Qh 

lafcre,  depnii  roi  de  Naple*  foo* 

le  nom  d'Alphooie  H.  •{■  I49&. 

~  n,  380  et  «Ole  2. 
AusoR   (maison  d'].   Voy.  Ai,' 

FHOMH  V,  FeBSIUAID  I**,  JiAW 

n,  —  (Éléonore  d').  Voy.  Fort. 

—  (YoUnde  d').  Voy.  Aaion. 
Aragonmaii.  I,  307. 
Arau.  U,  347. 


Voy. 
enrd'). 


Fnnoe  et  de  Castille,  et  amsi 
poQT  la  protection  des  m«r~ 
cliandi ,  et  se  tient  commnné- 
ment  i  la  Rochelle,  i  [Voy. 
anui  UokjUD,  Bac.  dei  irmitM, 

1, 157,  «  ms.  903V,  166.] 

Remet  à  Charles  VII  un  mi- 
moire  dn  roi  de  Castille,  I,  66 
nolti  tonehe  aax  écnl  dn  chiv 
TBlier  à  ht  Pèlerine,  360. 

Arcbers,  Leur  nomhre  par  Unoe, 
I,  55  et  nott  3. 

Abcv  (Jean  de  Poitiers,  seigneur 
d*).  Apr^  vioiT  réani  de  noa- 
Teanx  renseignements  snr  le  per- 
sonnage désigna  par  d'Esconchy 
sont  le  nom  de  iiifjuur  d'An-/; 
je  tnii  arriré  à  la  conclusion  sni- 
Tante  :  Il  s'agit  trie-probablo- 
meni  de  Jean  de  Foitien,  »ei- 

£eur  d'Arcr  {Aregyi  on  Ariiti) 
Vadans,  Sonrans ,  «to-,  fila  de 
Pbibppe  de  Poitiers,  de  U  mai- 
son des  comtes  de  Valentinoii, 
conseiller  et  chambellan  da  duc 
Philippe, et  employé  par  loi  dès 
1435  e  *  - 


iploye  par  loi  ■ 
I  nefociatioiH 
res.  C'est  lui  n 


r  d'E^pagve;  enToyè  en 
ambassade  en  Caatille  [Ms,  lat. 
tWKBi,  188;|;  le  15  inillet  1450 
il  donne  quittance  de  300  1.  t. 
-pour  nn  Toyage  ren  le  roi  de 
Castille  de  la  part  dn  roi  [si- 
gnât, oriràule,  Cai.  da  I,, 
Arçio].  On  lit  dans  une  plai- 
doirie en  date  dn  99  mai  1449 
[Arch. ,  X  88tt8]  :  t  Anego 
d'Ai^èo  est  bourùer  d'Eipagne, 
et  a  accoutumé  tousjonn  aroir 
lMTiT««  et  gens  de  gneire  sur  la 
mer  pour  le  serrice  des  rois  de 


doute  que  mentionne  Honstre- 
let  en  1436  comme  étant  an  aer- 
▼Ice  dn  duc;  qni  figure  i  pln- 
sienrs  reprises  dani  la  chronique 
,de  Jacques  de  Lalain,  et  y  ett 
nommé  parmi  le*  eheraliers  laits 
i  Termonde  en  1453;  lai  enfin 
(bien  qae  le  P.  Anselme  le  bsse 
mourir  en  1474),  qui  l'enferma 
en  1477  dans  Arrai  pour  dé- 
fendre   cette    ville    contre    les 


DB  PorriEBs,  lei  honneuri  de  la 
cour,- Hoans.,  V,  368;  CAron. 
dt  Lalala,  62S,  704,  5,  10,  13. 

KniTur  DE  L.,  IV,  233.] 

Envoyé  par  le  dnc  de  Roo^gne 
an-derant  du  duo  d'Alen9on,lI, 
115. 
Abct  (Isabean  de  Sousa,  dame  d"), 
descendue  d'une  biancbe  de  la 
maiaon  de  Portngil  rt  amenée 
par  la  ducbpsse   de  Bourgogne 


byGoogIc 


bSO 


TABLE  AMALTTIQUE. 


«Tecell<:eiilïï9.[A>*.,lI,20B; 

Aui>OB  nm  PoirriBi,  '.  c] 

Figure  duii  U  ftadu  bÎMii,  II, 
236. 

Ardaut,  (le.).  I.  72,  76;  II,  49. 

^rgeneei.  Cbtrie*  VII  loge  k  —  , 
I,  306- 

Àrgittiùa.  Attiégé,  I,  309 1  ICI  bi- 
faitanti  faToriseilt  les  Francis, 
ihid.;   DTÏi,  210. 

Aria«o.  n,  349. 

Ably  (Beaudoio  d*),  éca^er.  Il 
avait  loiu  nei  tuant,  en  1444, 
«n  M  rendant  en  Bonnogne, 
i3j>aiet  1/3  d'hommct  darmet 
(Im  deux  archen  ponr  une  paie) . 
tCoU.  Je  Bourg.,  Ï5,  5  ^.1  — 
I,  17. 

itrmagTuc  (comté  d'),  conquii,  II, 
296-97. 

AKMAostc  (Bernard  VII,  comte 
d^ ,  conn^ble  de  France.  ■!■ 
1418.  —  n,  393  note  2. 

Auuo&c  (Bernard  d'),  comte  de 
I^rdiac ,  puia  de  U  Marche  en 
1435.  -  I,  278,  358;  enToyé 
par  Charlea  VII  au  comte  d'Ar- 
■na^c,  M>n  neveu,  II,  393  ; 
obtient  il  gnuid'peine  d'étie 
logé  <lan«  Lectonre,  293;  r«- 
montraneei  qn'il  hit  t  m  nitee, 
294  ;  liû  écHt,   \iîd.,  afin  de  la 


erdeim 


11  du  c. 


•'en  retonme  et  fait  an  roi  ton 
rapport,  ii'id.i  fait  partie  de 
l'armée  enToyée  contre  le  comte, 
396. 

Abkuihac  (Jacques  d'),  comte  de 
Castre*,  plui  tard  dnc  de  Ne- 
moum.  ■{■  1477.  —Figure  k  l'en- 
trée de  Rouen,  I,  341  i  combat 
à  Fonnigiiy,  278  ;  y  est  fait  che- 
valier, 386  ;  figure  4  l'entrée  de 
Bordeaux,  358;  va  trouver  le 
comte  d'Armagnac  pour  lui  faire 
entendre  raison,  II,  294;  l'a- 
paise de  nouveau,  395. 

AÛtAciTAC'  (Jean  IV,  comte  d'). 
■i"  5  septembre  1450.  —  Arrêté 
par  le  daupliin,  I,  63;  ne  pent 
être  oiû  en  ses  défenses,  iàid.  ; 
fait  plaider  ta  cause  auprès  du 


deiirs  demandent  ciinwil  aux  sei- 
gneurs de  l'entonrage  du   roi, 

sienn  de  ces  seigneurs  ponr  im- 
plorer l'iaduleence  royale,  65- 
66;  obtient  des  lettres  de  ré- 
mission, 6B  nott.  Gté,  n ,  290 

ABHieaAC  ^Jean  V,  comte  d'), 
d'abord  vicomte  de  Lomagne, 
ptiis  comte  d'Armagnac  en  sep> 

teinbrel450.  f  5  ^la»I473.— 
I ,  4 1 6  i  prend  part  k  la  conquête 
de  Normandie,  I,  212  ;  figure  k 
l'enlrée  rie  Bouen,  240,  et  h  cdle 
de  Bordeaux  ,  357  ;  son  incerte, 
390  ;    il   est  ï 


Bt  absous,  iiid.  ;  retombe 
dans  son  iiriuie ,  iild,  ;  fait  célé- 
brer son  mariage  en  s'appayant 
sur  de  fauues  bulles,  392;  ex- 
communié de  nouveau,  iiid.; 
apprend  que  le  roi  lui  envoie 
son  oncle  et  ta  tante,  393; 
vient  au-devant  d'eni,  iUd.;  •• 
violeuGe  i  leur  égard,  S94  ;  te 
retire  dans  le  cbltcau  de  Lec- 
tonre, i&id.  ;  intercepte  une  lettre 
k  ta  sœur,  395  ;  poursuit  stm 
oncle  et  sa  tante ,  iHd,,  et  ne 
s'arrête  que  sur  les  observatitait 
du  comte  de  Castres,  i£i<^.;perd 
set  États ,  396,  et  se  retire  sur  la 
frontière  d'Aragon  ,  297  ;  sou 
proc^,  297  noie;  va  an-devant 
dei  aoibaisadeun  hongrois,  356. 

AbMjICHac  (Jean  ,  bttard  d'),  dît 
de  Lescun ,  fils  d'Arnaud  Guil- 
hem  de  Lcicim  el  d'Anne  d'Ar- 
magnac, comte  de  Comminget 
et  maréchal  de  France.  —  II, 
395  "Oit  3. 

AufSGXAC  (Isabelle  d'),  m>ir  de 
Jean  V.  Sou  inceste,  11,390; 
ime  des  belles  femmei  -du  royau' 
me,  Ibid,;  mariée  contre  son  gré 


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TABLE  ANALÏTIQUe. 


i  lOD  frire,  S9S;  amenée  Jt  ion 
oncle  et  1  M  tante,  294,  qnî  Itiî 
reprochent  Km  crime.  Ma. 
Abiugsac   (Anne   d).   Vo^-.  Ai^ 
BBET  ;    —    (Marie    d').   Voj. 

Armée.  £xci>  de*  geni  d'armet,  I, 
9,  II,  408.  Charlej  VII  eua;e 
d'introduire  l'ordre  dans  1'  ~-, 
59  ;  euquéte  ouTerte  à  ce  sajet , 
iiid.;  opinions  émiiei,  53;  pnit- 
tance  de*  capitaine!  et  deicompa- 
gui»,  iiid.i  difficolté  d'auorer  è 
F —  une  paye  fixe,  iiid.i  Cbar- 
le«  VII  fait  faire  aecrèteinentdei 
ouvertures  aux  capitaines ,  54  ; 
réponse  faTorable  de  ceni-ci , 
itid.;  délibénitlon  priie  par  le 
conseil,  55;  orgamsalion  non- 
Telle    de 


solde  de  1' 


56    I 


instractioni  données  anx  capi~ 
laijiei,57;  les  capilaine*  chouis- 
sentlenrshomme*d'ar«ies,Ui</.; 
dissolution  du  reste  de  i'  —  , 
an.;  rapidité  avec  laquelle  cette 
mesure  s'eiïectue,  58;  bons  efTets 
de  la  nourelle  organisation   de 


1-- 


5S,    59; 


înMiloés  par  le  roi  pour  «"bc- 
cnper  dn  recrulement  et  dn 
payement  de  la  solde ,  56  note, 
pour  punir  le»  meurtre*  et  aur- 
Teiller  les  hommes  d'armes,  58, 
59;  nombre  de  ]'  —  réunie  derant 
Caen,  311  ;  loules  les  compa- 
gnies s'y  trouient,  312  ;  ordon- 
nance publiée  par  le  roi  après 
la  conquête  de  Nornuuidie,  318; 
rè^ement  pour  la  di*cipline  de 
1' —  pendant  la  campagne  de 
Guyenne,  325-28. 

Arfiao.  II,  350. 

Araim.  I,  327. 

AfTot.  II,  115.  Ttulé  d'  — ,  I, 
43;  II,  397-98;  mal  observé, 
11,  417;  jonles  ï  —  en  1446, 
I,  91  et  tuiv,;  Taaderie  à  — , 
U,  416  et  suit. 

Aaus  (éréqae  d*).  V07.  Gm*. 

Aux   (leignetir   d*),  Voy.    Ahot. 


Aux  (riaoïuteue  d').  Voy.  Aoaa- 

Artoa.  II,  303,  417  ;  accorde  une 
aide  au  duc  de  Bourgogne ,  Il , 
279. 

Aaioia  (Charlei  d'),  comte  d'Eu  , 
né  vers  1395,  pair  de  France  en 
août  1458.  \  1472.  Il  re^ut  de 
Charles  VU  en  1460  dix  har- 
nais complets,  touldeî  tt  dt  OM- 
lure,    qui   coûtèrent   610   1.   t. 

Sole  dn   ig'janrier  1461,  dans 
JSF,  867,49.] Commwde 

nncorps  d'armée  enNormandie, 
1, 190;  11,401; «joint aKcomie  , 
de  Saiiit-Pol ,  1 ,  190 ,  et  â  Da- 
nois,  191;  toumel  Pont-I'Évé- 
que,  192;  Li lieux  ,  193;  Nenf- 
chltfl,198,qni:  le  roi  lui  donne, 
199;  mandé  par  le  roi  pour  le 
liège  de  Rouen,  212  ;  7  figure, 
21s  ;  et  i  ct-lui  de  Caen  ,  307  ; 
se  remarie.  II,  262,  lani  grande 


ambassadenn  hongrois  ,  356 , 
figure  aux  obsèques  do  roi,  428; 
433  note,  434,  438. 

AuDs  (le  roi).  I,  107. 

Atcoa.  II,  350. 

Ascugcii  (Robert,  abbé  d*J.  I,  153 

Asie,  n,  370. 

Asnxs  ^ue  de  V),  écnyer  d'éctt- 
rie  dnroi.  1,241. 

Anuuc  (Jean  III,  comte  d'),  coa- 
seiller  et  chambellan  du  roi  en 
1426.  f  1"  décembre  145S.  — 
I,  206- 

Atbibs  (Jean  d'),  fils  d'nn  bonr- 
geois  d'Arrai  ,  échevin  de  cette 
ville  en  1437.  [Dn  Clbbco,  45; 
ms.  h.  8tM0,  Il  Chroa.de  U- 

lain,  698.1 Tué  devant  Au- 

denarde,  I,  394. 

AoBuui  (Waleran,  lei^eurdes] 
et  4e  Lomme,  chevaUer,  paraît 
en  1432,  26,  31,42,  56,  57, 
63  ;  coosriller  et  chambellan  da 
duc  de  Bonrgogne  ;  par  I.  dn 
22  juillet  1454,  le  comte  de 
Saint-Pol  ordonne  de  lui  payer 


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4dS 


TABLE  ANALYTIQUE. 


U  (onme  de  1560  fr.,  t,  lui 
doe  pour  l'achat  de  k  terre  de 
Pb>.|  k  ociobre  U64.  Son  loni' 
beau  était  ilansrég1i*e  collégiale 
de  Saint 'Pierre,  i  Lille  ;  il  éuit 
enterré  entre  set  deux  femmei, 
Marie  de  Recooit,  chltelainc  de 
Leni,  fis  juillet  1U3,  et  Antot- 
■ette  d'inchy,  ■}■  19  novembre 
1478.  [O.VuxB».  B,  2  ^"-3  ;  St. 
G.  fr.,  IIHS;  Muxrt,  aatiq. 
'n«(.,V,n''54iA»s.,VU,  827.] 
II,  114,  236jki«8. 

AuBKàtrx  (  Antoinette  d'Iuchy  , 
dave  det],  deuxiénie  femme  de 
Waleran.Figore  dan*  la  fête  da 
faîun,  II,  236. 

Anaiiisox  (Antoine  d*) ,  aeignenr 
da  Montdl'aa'Vicamte,  écban- 
lon  du  duc  de  Bourbon  ;  eapi- 
taine  de  Bellegarde ,  en  1441  j 
coniàller  et  cbambeUan  dn  roi; 
bailli  de  Tonraine  en  lUl; 
bailli  de  Canx  en  1454;  capi- 
taine de  Fontenaj'Ie-Comte  en 
1461;  baiUi  de  Cani  par  I. 
de  Looi*  XI  du  9  jauTier  1466  ; 
capitaine  d'Ange»;  Tirait  encore 
le  9  juin  1481  ;  marié  à  Mai^e- 
rite  de  VUlejuieft.  [A»».,  V,340- 

41  ;  T,  «.,137,  2419-29.]- 

1,212. 

JuJtnardt.  I,  373,  397,  399,  401, 
403, 404, 433  ;  11, 3.  Ib,  34,  37, 
82,  100  et  sniT.  Auiégée  par  lei 
GÛitoi*,  I,  367  et  soiT.  ;  pro- 
meue  faite  par  cette  Tille  au  duc 
de  Bourgogne,  387;le  comte  d'É- 
tampea  en  fait  leier  levage,  391 
et  aaiT.;  conseil  tenu  à  —,  400; 
le  comte  d'ÉtampM  l'y  éublit , 


Voy. 


401. 
Aconoma    (cardinal   d') 

ScHOKBKHO. 

Atjetrmn  (saint).  I,  70. 

AumtUe,  1, 11. 

AouBBOCBB  (Robert  d'),  vicomte 

d'Aey.  t,  144  not*  2,146- 
AtmaBatraira  (Blanche  d') ,  ricom- 

tcsie   d'Acy ,    fflla    de   Hobert 


i  Gnillaume  de  Fbvy  i  if  eu 
1449,  t  Pierre  de  LoBTaîn  ;  3<> 
p.  o.  du  9  Mplembre  1464,  à 
Pinre  Puy,  conseiller  an  parle- 
ment ;  viTail  encore  en  ISOO. 
[Arch.  :  regiatrts  du  ParUmtHt.'\ 

"  Complice  do   menrtre  de 

Gmllaume  de  Plavy,    I,    144; 

Sonnoivie  en  parlement,  145; 
étenue,  146  ;  obtient  des  let- 
tres de  rémillion,  ^id.  ;  épouse 
Pierre  de  LouTain,  ibid. 
AnmicHB  (Albert,  doc  d'),  frère  de 
l'empereur  Frfdéric  m.  ^-1463. 

—  i,  34  natt.  Vient  au-deraut 
dn  duc  de  Bourgogne,  11,252 :1e 
fêleàGnnzbnrg,  ibid.;  lui  oSn 
ttn  cbeTal,  i^.\  le  fait  aooom- 
pagnerpar  une  ambassade,  Und.; 

AimuCHE  (Sigismand,  dac  d'}, 
comte deTyrol, nél437,  i- 1496. 

—  1,22,  23,  99  no»  3,  340.  Im- 
plore l'asùstanoe  de  Charles  VII 
contre  lea  Suisses,  I,  9,  tO;  en- 
Toiean-deTant  dn  dauphin  poat 
le  guider,  18  ;  loi  rend  niite  i 
Jnsse,  24  ;  en  paix  «Tec  ks  en- 
nemi*, 33;  inTite  le  duc  de 
Bourgogne  li  le  visiter,  II,  360. 

AuTBicBB  rËUouore  d'Ecosse,  du- 
chesse d^,  femme  de  Sigismond, 
mariée  en  1449,  t  1480.  —  H,' 
352  note. 

AmajcHB  (Mathilde  de  BaTiére, 
dnchease  d'],  femme  :  1°  du 
comte  Louis  I  de  Wurtemberg; 
S*  dti  doc  Albert  d'Autriche.  — 
n,358. 

AvraoELLEB  ou  AutbbuujU  [Ro- 
hait  d'),  cheralier,  fils  de  Pierre 
d'Autrenlle*  ;  tenai^  eu  1456  le* 
fiefs  de  Broyé  et  de  U  Ce**oyv. 
n  était  mort  en  1484.  [D.  Vo^ 

LIT.,  •,  107.] Cheralier* 

AudeDarde,  I,  396. 

Jiutomu  [comté  d').  I,  964,  365. 

AcxT  (Jean  IV,  seigoenr  et  ber 
d*],  FamechoD,  Hasgest,  Fon- 
tames-sur-Somme,  Baie*,    La- 


bjGooglc 


TABIX  ANALYTIQUE. 


Ponthieu,  puis  d'Ailoii;  capi- 
uine  efoinl  àt»  troaûire»  de 
PoDibicu  et  d'AbbetUle  (m?); 
otpitaiae  de  Saint.- Ri qoier,  de 
Conmaj,  de  Termoade  et  de 
Rnppel  monde;  eherilier  de  la 
Touon  d'or  (l^ttS);  conieiller 
et  diimbellan  du  doc  de  Bour- 
fogne  (14^);  premier  duun- 
beikii  et  gonfemeur  du  comte 
de  Chnrolaii;  matire  dci  arbalë- 
trieii  de  France  (IMI).  ■(■  1474. 
[\m*.  Vin,  103;  CaS.Ja  t., 
Xnxr;  Li.  Mou.,  311;  Jom- 
iAiTT.,  n"  1391  et  3553  ;  L* 
Mjuchi,  405,  447  ;  yVkna, 
m,  305-6;  Monn.,  IV,  159; 
V,  308[;  Cabinet  de  l'aoteur 
(fign,    orig.);  G&cbabD ' B*B., 

n,  90.3 I'  348,  353.  SoD 

fau  i  la  iïte  do  biwD,  II, 
177. 

dont*  Owayn  Thot 
le39ieptaiilireU45  .. 
pittùie  de  SegueTille.  CArdi.,  68, 
13".]-'— Capitùae  de  Règne* 
«lie,  1,301. 

Jvtlglitm.  I,  391. 

Aviui*  (Ajitoine,  leisiMar  d'}  et 
de  la  Lande,  fiU  de  Jean  d'A- 
Telna  et  de  Margoerita  Hon- 
nête, parait  en  1453;  eontriller 
et  chambellan  du  roi  en  1483. 
[C<i6.tUt  t.,  Atiutti;  D.  Vtt- 

UTf.,  S,  37-V.]- CbcTBlicr  k 

Andenarde,  1, 39B.  Cté,  H,  81 . 

ATBI.D1  (DaTÏd  d'),  &ère  du  pré- 
cédent, Higneor  de  la  Mothe , 
cheralier;  paraît  dan*  de*  «dei 
de  1446,  55,  59,  73-  [D.  Vit- 

i«t.,8,  37  T°-38;  M,  46.1 

Cheralier  i  Andenirdc ,  I 

A»Btnt3.  U,  433,  433. 

AfignoR.l,  440;  n,  838. 

A-noBov  (cardinal  d*),  Voy.  Cos- 
Tin. 

Aormcht».  I,  173,  174;  alnégé, 
388;  capitule,  itid.t  capitaine 
d'-,  ihid. 

Atdu  (Odet  d"),  wignon-  de  Le*. 
cnn  et  de  CaMillon,   dieralier, 


akpitaine  de  SO  lanoe*  feuroiei 
en  1451;  oapïtaloe  de  Saint- 
SanTeur-le-Vioomte  ;  bailli  de 
Cotentin  ;  écuyer  d'écorie  du  roi 
en  1456  ;  commandant  de  l'ex- 
pédition conireGénea  eu  1461. 
[A».,VII,  859;  CoJ.i^et  r..  At- 

Dia;  Arch.,  K  68, 35.] L«^ 

àAntraiiiaiicommeQCementdela 
campagne  de  Normandie,!,  174; 
capitaioedelaHayedaPnti,  374; 
combat  i  Fonnigny,  381  ;  aa- 
■iége  Saint-Sauvear-le- Vicomte, 
390;  dont  il  e«t  nommé  capi- 
taine, 391. 


Babjlone.  Il,  280. 
B&BTu>ir«(iDltaD  de).  Vo]'.  Abovd- 

SAin-jAûMau. 
BADB{JaeqDes,inarqu»de}.-l-lt53. 

—  1, 34,  R0fe3;  *e«  n^ocutiona 
atec  Chartes  VII  et  le  dauphin, 
34  aota,  35  no",  43  nou  1. 

Badm,  n,  S47- 

SadtB  Ira  Aargau.  It,  348. 

BâU.  Le  dauphin  >e  dirige  Ter* 

—  ,  I,  18;  leut  l'en  emparer, 
33  ;  Ici  habitant!  de  —  en- 
TOleot  nne  ambauada  an  dan- 
pliin  et  traiteiit  avec  hii,  33. 
Concile  de— ,  I,  113.  Citée,  U, 
358. 

BfcLB  [éTéqne  de).  VoT-  Ruhaihi. 

BuA'Aznr  (  Galliot  Aie  ) ,  écaver 
oaatiltan ,  cbambdian  du  duo 
de  Milan.  [Li  HAixma.  408  et 

snÎTj S«  joute  aTBc  Philippe 

de  Tïmant  t  Arrai,  I,  91  et 
tiÙT.;  le  plnimde  jouteur  qu'on 
'  ait  TU  depnb  longtemp* ,  93  ; 
«té  à  l'hôtel  da  doc  de  Booi^ 
gne,  95  ;  <Tni  lui  Yait  da  beaux 
présents,  iiid. 

Bar  (duché  de).  I[,  357. 

Bas  (Jean  de),  seigneur  de  Bangjr 
et  de  la  Goierene,  cheralier  ■ 
Vemeuil  (1449);  Talet  de  ohau' 
bre  et  écujer  d'écorie  de  dur- 


byGoogIc 


464 


TABLE  ANALYTIQUE. 


1eaViI;élu  pourle  roi  eu  Bour- 
boanaii;  conieiUer  et  cbambellao 
du  roi  et  bailli  de  Touraine  en 
1462;  parait  encore  en  1467. 
[T.  «.,  9,  541  (signât,  orig.  et 
(cou);  Bkriit,  43â,  58;  D.  Vil> 

uv.,  9,  73  et  r»,] Négocie 

avec  te*  AngUii  U  reddition  de 
Rouen,  I,  226. 

Bah  (Pyon  de).  Commûwire  pr^ 
posé  i  la  solde  de*  gen»  de 
guem,  I,  56  note  3. 

B*B  (Robert  de),  comte  de  Marie, 
père  de  la  comteue  de  Saint' 
Pol.  n,  307. 

Bu  (Jeanne  de}.Voy.  Sun- Pol. 

Sariark  (la).  U,  280. 

Bahbi  (laiiitf).  II,  313. 

Babbih  (Jean),  écujer,  seigneur  de 
Puygarreau,  de  Gaatinet,  de 
PruD»  ft  de  Veraenil  ;  avocat 
et  conseiller  du  roi  en  sa  cour 
de  Pariement  ;  reçoit  le  9  juin 
1436  d'Isaheau  de  Vivonne, 
dame  de  Thors,  en  récompeuie 
de  ses  services,  U  seigneurie  de 
Gastines  en  Anjou  ;  donne  quit- 
tance le  31  août  1436  de  50  1. 1. 
A  lui  données  par  le  paji  de  Poi- 
tou; paisit  dans  des  actes  de 
Ifôl  k  67.  tuit  mort  en  1474. 
[Cdj.  des  t.,  Babeir  (signât. 
origin.)  ;  D.  V11J.ET.,  9,  87  r»- 

88  V.] Demande  an  roi  de 

fixer  uu  jour  où  il  pniise  ré- 
pondre à  U  requête  présentée 
an  nom  du  comte  d'Armagnac, 
I,  62;  bit  cette  réponse,  63-65; 
conulut  à  U  confiscation  de* 
biens  dn  comte  et  i  une  puni- 
tion corporelle,  65. 

Bahbiui  (Jiipard),  gentilhomme 
vénitien.  Envoyé  avec  nne  flotte 
à  Constantinople,  II,  57;  ti- 
fait  les  TnrcsprèideNegrepont, 
111,  113;*fété  par  le*  Véni- 
ticDS,  iiid, 

Bamib  (sngnaur  de  U).  Voy.  Es- 

B^nttUU,  prif ,  I,  20s. 
Banrnt.  I,  35. 36. 
Boni»,  n,  3. 


,    I,    385 


Bàsd  (Thomtt),  évéque  de  Lî- 
sirox  (1447),  conteiller  du  roi 
CbaricsVILf  1491.  — N^oôp 
U  soumission  de  Lîsieux,  1,193; 
entre  le  premier  dans  Rouen, 
222  aoie;  vient  au-devant  do 
roi  à  Rouen,  231,  242  noie. 

Boiijaei.  1,  207, 

BAiicutLi,t«T.  Voy.  Boi 

Baddeloo   (l'abbé   de). 

BACFrBEMOHT  (PieTTC  de) ,  seigneur 
et  comte  de  Charny,  chevalier, 
conseiller  et  chanihellau  da  duc 
de  Bourgogne;  capitaine  général 
au  pays  de  Bourgogne,  par  let- 
tres (lu  14  octobre  1432,  séné- 
chal hérédital  de  Bourgogne.  \ 
1473.  «Moult  bel  chevalier  et 
clievalereux  de  sa  personne.  > 
[La  Mabcbe,  378,  384.  Voy. 
Aïi.,  I,  242;  n.  ViLLEv.,  Il, 
86  et  Euiv.;  La  Babu,  n,  210- 
II;  Cab.  des  t.,  BArFrasasOVr 
(ûgnat.  orig.  :  BgFFBo'viiram)  ; 
CM.  de  Bourg.,  1 ,  52  ;  23,  14; 
100,  233;  CouAJiT,  305;  Lab., 
I,  397.] II,  107.  Accom- 
pagne la  dncheste  A  CfaUona,  I, 
46;  figure  brillamment  dans  les 
fêtes,  50;  assiste  k  la  fête  de  U 
Toison  d'or,  348,  352;  soo  riru 
i  ta  fête  du  faisan,  n,  173. 

Sarlire.  II,  371. 

Bavièex  (Henri,  duo  de].f  30jnil- 
let  1450.  —  U,  353n<M«4. 

BAviiu  (Louis  le  Barbu,  duc  de). 
i  1447.  —  II,  253  «iM  4. 

BAvitBK  (Louis  le  Biche,  doc  de), 
filsdudnc  Henri,  né  en  14I7,f 
1 479 U,  372.  Le  duc  de  Bour- 
gogne lui  Tait  demander  nnsBUf- 
conduit ,  II ,  249  ;  qu'il  envoie, 
250;  jomt  le  due,  252,  et  l'es- 
corte, 253  et  suiv.;  le  festoie, 
253;rBccompagne  jusqn'iRatis- 
bonne,  254  et  suiv.,  et  an  re- 
tour, 258;  le  reçoit  i  I^ndabnt, 
Iiid. 


byGoogIc 


TABLE  ANALYTIQUE. 


46!t 


beril 


leur  de  Cologne  (1  «S).  +  ; 

—  Ses  terres  raragéei  par  le  ma- 

rccbal  de  Blamont,  II,  369- 
BATiiBH  (Amélie  de  Saxe,  ducheite 

de),  femme  de  Lonii  le  Riche. 

II,  358. 
Savièbs  (HathiUe  de).  Voy.  Au- 

Bawh  (Mme  de).  Son  roman  :  la 
Fla^j-,  I,  147  note. 

Batabd  (le  chevalier)  TÎiite  le  mo- 
nument de  U  Belle-Pèlerine,  I, 
248  «ote. 

Baïeiooubt  (Jean ,  sdsneurde),  de 
BuaohaTeoDes  et  du  Vielz-He- 
»oiu,  marié  p.  c.  du  27  octo- 
bre 1443  i  Philippe  le  PreToste, 
dite  de  Grouches  ;  il  re^at  une 
rocuntion  dea  chartreux  d'Ab- 
erille  le  ik  juin  1461.  [Coi. 
aea  t.,  Batsmcodbt  ;  Ml.  h., 
61t38,  69;  D.  Villev.,  8,  B  t°.] 

Che**lier  i  Poat-Aademer, 

I,  193. 

Bajeux.  I,  380,  381,  383;  pria, 
287,288. 

flitmrx  (érAqae  de).  Va;.  CAsn- 

GLIOn,  HutCODBT. 

Ss/oone.  Atu^ée,  I,  361;  rendw, 
362;  teneuF  du  tr*îté,  362  et 
tuiv,  ;  croix  qui  apparaît  A 
—,366-67.  at*e,«6. 

BivoniE  (éT«qae  de).  Voy.  Exi- 

OlCl,  MODMIC. 

BioTK,  1,306,  301. 

Beadchamp  (Kicbard),  comte  de 

Warwick.    +  1439. —I,    227 

<u>t<  7. 
BBArcBÀM»  (ËMokok).  Voj.  So- 

BuirrFOHT  (Colait  dit  Pajen,  »ci- 
eaeur  de]  et  de  Hanort,  chet»- 
Icr,  ué  ten  1388.  [Coi.  dti  t., 
BKAiivroiiT;  Moiiil,  an  mot 
Uoadieourt;     D,    Vitl«ï.,  11, 

Î8  V";  S*nrr-B^v,  541.] 

Accusé  de  «andede,  II,  417; 
emprisonné  et  maltrailé',  413  et 
noHSjentre  en  composition  poar 


obtenir  son  élargissement,  419  et 
note  3;  condamné,  420  nota  2; 
Amené  il  Paris,  420  ;  absous  par 
le  Parlement,  431  ;  condainné 
et  exécuté  i  Arras,  421  note  3. 
Bkaupfobt  (Philippe  de),  dit  la 
Barhn,  fils  du  précédent,  attaché 
à  la  penonne  du  comte  d'Étam» 

Ken  1451  ;  marié  à  Jeanne  le 
ne,  TeoTE  d'Antoine  de  Ha- 
barc  ;  TÎvait  encore  en    1479. 

\lbid.,  et  Ms.  h..  e7B7.1 

Obtient  dn  roi  et  dn  Parlement 
que  la  cause  de  son  père  sent 
évoquée  à  Paris,  419-30;  con- 
duit son  père  i  Paris,  4Î0. 

BtaeforI,  prit  par  les  Français,  I, 
29. 

Bkmivobt  (  Ed  mond  ) ,  comte  de 
Moitain ,  marquis  de  Dorset  1» 
34  juin  1443;  duc  de  Samet«et 
le  31  murs  1446;  connétable 
d'Angleterre  le  10  septem- 
bre 1451. 4-  22  mai  1455  àSaint- 

Albans.  [DnôD.,  II,  133.1 

I,  160,170,185,  260,383  note. 
Reçoit  lesplainles  dn  duc  de  Bre- 
tagne et  de  Cbarlei  VII,  reUti- 
rement  aux  ravagée  des  Anglais, 
133  et  aola  9  ;  manière  dont  il 
y  répond,  ibid.;  re<^it  tlne  am- 
iMssade  de  Charte*  VII  ati  ni- 
jet  de  la  prise  de  Fougère*, 
155;  ses  largesse*  aux  ambassa- 
deurs ,  156  note;  réponse  qu'il 
lear  &it,  156,  157;  reçoit  le* 
plainlesda  duc  de  Bretagne,  158; 
mécontent  de  la  prise  de  Pont- 
de-l'Arche,  167  ;  impression 
produite  sur  lui  par  les  premier* 
succès  de*  Français,  169;  envoie 
une  ambassade  an  roi,  169;  ne 
s'oppose  pas  aux  progrès  de* 
Français  en  Normandie,  195; 
demande  en  vain  de*  seconn 
en  Angleterre,  196  ;  laisse  Fon- 


214;  ftlicite  Talbot  d'avoir  iw- 
ponné  les  Français,  217;  juin 
ATS  en* oj'és  1  l'ambassade  rouen- 


bjGoogIc 


TABLE  ANALYTIQUE. 


a  troaver  Charlei  VII, 


li  présente,  OUI.  ; 
tetoDnie  a  Rouen,  234  ;  rentre  en 
négocucionB ,  235-96;  oonclnt 
un  traité,  336  ;  te  retire  1  Caen, 
338;  averti  qu'il  n'a  pis  de  se- 
cours à  attendre,  S06;  se  forti- 
fie dans  Caen,  iiid.;  se  décide  ■ 
en  négoôer  la  reddition,  313; 
i  qneUes  conditions,  i6ld.;  se 
read  Â  Calais,  313-14;  aocnsé 
d'avoir  lalisë  perdre  la  Nor- 
nuDdie,  314  ;  mis  en  jagement, 
iiid.;  •'excDse,  31S  et  hoIi;  sa 
ntort,  II,  35â  et  notei. 
BmAimon  (Edmond),  deuxième  fils 
da  précédent,  duc  de  Sain«rset 
enl464.f  1471.  — 11,833. 
BBAimiBT  (Henri),  duc  de  So- 
merset en  1455  après  son  père; 
décapité  en  1464.  — II,  353. 
BaAVFOBT  {Jean],  doc  de  Somer- 
set, f  31  mars  1448.  -  I,  117 
note  S. 
Btmi-Jardin  (la  louT  ou  chlteea  de). 

I,  347etnor«3,  331. 
itUDMom  (Don  Teaa  de),  capitaine 
de  Bayonne .  [Voy .  Chroa.  dm  La- 
tain.  638.1— I,3fl3. 
Bbiumohi  (lord),  grand  conné- 
table d'Angleterre.  1, 117 notr 3. 
Bbiumoht  (Louis  de) ,  chevalier, 
seignenr  de  la  Fomt,  du  Ples- 
tis-Macé  et  de  Concquiers,  con- 
seiller et  chambellan  dn  roi  ; 
capitaine  du  Mans  en  1449  ;  sé- 
néchal de  Poitou.  !.«  roi  lui 
donna  en  1453  la  penonne  et 
les  biens  de  Jean  de  la  Lande, 
fait  priMnnier  en  Guyenne; 
ai  1466,  il  recnt  de  Louis  XI  la 
hanle  justice  de  la  seigneurie  de 
Langue-Pongereose  en  Poitou. 
D  vivait  encore  en  1473.  [Rxobt, 
mu.  de  D.  Fom^muii,  346  ; 
D.  VitLBv.,  \\,  127  v"-189; 
Cuanaa,  U,  137.]-- — Envoyé 
parjeroi  à  la  Bochell«,  I,  416; 
«mbaMadenr  de  Cbarle*  VII,  II, 
10;  prenij  part  k  la  seconde 
'e  Guyenne,  33;  né- 


gocie la  reddition  de  Boideux, 
73. 
BziWMoirr    (seigneur    de),  yay. 

ESTOUTBVtliB. 

I,  184,  185,  190;  H, 


BeaavaUU.  I,  13,  168. 

Bkaiitu.  (Antoine,  Paviot  etKerre 
de).  Voy.  BiAnvAU.  —  (le  sei- 
goetlr  de).  Voy.  Beautau. 

Bkadtabijbt  (Mathieu),  ambassa- 
deor  de  Charles  VU.  I,  186 
Hote%. 

Bkâcvaii  (Antoine  de),  fils  de  Ber- 
trand, -f-  1489.  D'EMonchy 
nomme  (1,241)  Antoine  et  Paviot 
deBtaueal;  je  crois  qn'il  désigne 
deux  Cls  de  Bertrand  de  Stau- 
fau,  bien  que  je  ne  puisse  retrou- 
ver ce  Paviat  parmi  les  dii  fils  de 
Bertrand.  —  f  lieralier  i  Rouen, 
k  13  ans,  I,  237. 

Beaiivad  [Bertrand  de),  seigneur 
de  Préciguy,  chevalier,  conseil- 
ler «t  chambellan  de  Charles  VU 
et  deLoniiXI;baiUideTouraine 
sous  Charles  VII  ;  président  de 
la  chambre  de*  comptes  son* 
Louis  XI;  capitaine  de  Saint- 
Germain- en-La  je  et  d'Angers. 
"J-  1474.  —  AmMisadeor  eu  An- 
gleterre, I,  113  «Ole,  119,  130 
nota  !  employé  dans  les  négo- 
ciation* pour  la  reddition  da 
Maoi,  139  wlE,  et  pour  la  rup- 
ture des  trêves,  160  noie,  163, 
163;  prend  parti  U  campagne 
de  Normandie,  313, 315  ;  figura 
h  l'ent/éc  de  Rouen    341 . 

Bbaitvav  (Jean  de) ,  fils  de  Ber- 
trand ,  évéque  d'Angers,  1447' 
U,  443. 


Kauvsad  (Paviot  de) ,  sans  doute 
l'un  des  fili  de  Bervand  (voy. 
ci-desini  à  Anlo'iné),  —  I,  341. 


Beasiére, 
bn  du  comtft  do  Mpine ,  et  soii 
lieutenant,  lïié  1  Castillon.  — 
I,3M,  368  ;U,  33 ,'36,  37. 


byGoogIc 


TABLE  ANALYTIQUE. 


667 


Beaovoib  (Jeu,  tàgatmr  da)  et 
de  Canmaiiii],  chevalier  eo  1423; 
échaiiKiii  da  doc  de  Bourgogne 
le  5  mar*  1419  ,  puis  ton  cou- 
làller  et  chambellan  ;  parait  en 
1435,  1  Ul  et  1460  ;  était  mort 
en  1473.  [D.  Vhjlbt.  12,  24 
vo  et  aniT.;  Cai,  det  t.,  Beau- 

voib;  Hoarm.,  à  la  table.] 

1,  431  ;  n ,  44,  4S.  Commis  à 
la  garde  de  Eou*st>  U,  49  ;  ton 
vau  4  la  »te  du  faisan,  196. 

Be&irvoiH  (Pierre  dej.  Voy.  BEac- 

BeauroUii.  Il,  398. 

Bjuifoxd  (Jean,  doc  de),  régent  en 
France,  f  1435.— n,  437  nou. 

Behourdia,  premier  dimanche  de 
carême,  II,  114. 

Belgr<id{KQrhiurg),-mt  de  Tran- 
■;iTBi>ie,  1,141. 

Bttgrade  {GrtichUch-ff^tuiiathurg), 
aui  jgée  par  Mahomet  U,  325  et 
■niv.;déliTréeparHnniade,32S. 

BsuAY  (Jean  du),  éifque  de  Fri- 
jtu  (1455)  ,  puia  de  Poiiier* 
(1461).  f  1479.-11,  437,  442. 

BÙlzdit  on  BouJU>iT  (Jean).  Voj. 
HoLDip.  Cett  le  même  person- 
nage. 

Bxu^rOBitBX  (Percerai ,  seignear 
de),  et  d'Ittre,  cberaliei,  cod- 
seiller  et  chambellaii  de  Charlca 
le  Témérûce  et  de  l'empereor 
Uaximiliu)  j  fit  sou  testament 
le  10  noTombre  1475  et  monrni 
t  l'ige  de  80  ans.  [Abi.,  Vin, 
735;  Coi.  <^t.,Bxu3K>BiiBK; 
Cknn.  de  Laiaia,  635;  D.  Gheh,, 

142,  e.]  Cfaeralier  k  An- 

denarde,  I,  390. 

Btnauga,  i«ndD,  U,  67;nonliTTé, 
77,  78. 

Beneichon  (le),  rose  bénite  que 
donne  le  pape,  I,  345. 

BiaivEar  (archeTtane  de].  Voy. 
Batia  (delb]. 

BkIid-of-Zoo>  (teignenrde)-Voy. 

Besiav  fPiene),  srchereqiib  de 
Bordeaux  en  1430  ;  fit  son  te^ 
tament  le  5  fi^nier  1457.  [Extr. 


dan*  le  n».  fr. ,  433S,  34  J 

I,  338  ;  II,  28.  Reçdt  Danois 
i  son  enlràe  dans  Bordeaux,  I, 
358-59. 

Wb»»i«i>  (Gnj) ,  arohidiacra  de 
Toors  et  Mcfot  de  Langres  en 
1453  ;  maître  des  requêtes  de 
l'hAIel  da  rc»  sar  la  démission 
de  ton  oncle  Jean  ,  le  2  norem- 
bre  1439  ;  ciiaiicelier  de  l'ordre 
de  Saint-Michel  en  1 469  .f  1 481 . 
[Asi-.n,  S20;Cai.  dti t,,^Ka' 
XLBa  ;y kJJ-Kt  DB  V.,  W,  B.  G.] 
Ambassadeur  de  Char- 
les VII,  II,  10. 

Beusis  (  Jean  ] ,  archerêqoe  de 
Tours  (1441).  f  1466— U ,  394 

BauuDDr  (saint).  Tt,  276-77. 

Btritaj.  I,  7  note. 

Berne.  FAe  le  passage  du  dac  de 
Bourgogne,  U,  247;  alliée  k 
Zurich,  248;  i  la  France, 
404. 

Bkkiib«  (Gabriel  de),  seigneur  de 
Targes,  maitre  d'bâtel  du  dau- 
phin ta  1437  ;  parait  dès  1423; 
bit  prisonnier  A  Varennes  en 
1440  parles  Anglais;  reçut  de 
nombreux  doai  du  roi.  \^Ca&.  dêt 
f.,BuuiEa(sign.orig.);7'.n.,13, 
859-61   (sign.  orig.  et   sceau); 

BsBBT,  411.] Envoyé  par  k 

dauphin  «n  roi,  1, 425  ;  reionme 
avec  une  réponse  du  roi,  426; 
renvoyé ,  Uàd.  ;  fait  son  rap- 
port an  danphin,  427  ;  renvoyé, 
439  ;  aanonce  au  dauphin  que 
le  roi  lui  fera  savoir  «e*  inten- 
tions, iiù'.f-chargéd'écrirei  Jean 
de  Chambes,  ieii^.  ;  fait  partie 
.  d'uneambassadeenvoyéeau  roi, 
436;  reçoit  dn  roi  l'atiiuanoe 
qu'il  ne  commencera  pas  les 
hoidlîlés,  443  ;  envi^é  an  rot 
par  le  dauphin.  II,  338. 

Btrrj.  I,  413;!!, 36,  311,  312, 
361.  Le  titre  de  dnc  de  — , 
donné  i  Cbai^,  fils  du  rtû, 
I,  111  ;  biilli  de  —,  voy,  Xaiv- 


Bbhhi  {duc  de).  Voy.  Furca. 


byGoogIc 


4«8 


TABLE  AMALYTIQUE. 


BskTUiatu  (Gbutùd  de).  Cbeva- 
Uer  i  PoDt-Audemer,  I,  199. 

BàlBVBL  (Robert  II,  de),  «ngneur 
de  Marenil ,  Autel ,  Buye,  etc. , 
chevalier,  coDieillcr  et  chaniM- 
lan  du  roi  Charlei  VII  ;  fait 
cheralier  en  1437  à  Montereau; 
relève  ud  fief  en  l<i38  ;  béritier 
de  M  mire,  Imbelle  d'Eitaate- 
ville,  en  U38  ;  marié  en  jauiier 
1U0  A  Michelle  d'EMoutniltr. 
[D.Viuiv. ,  ■14, 26  v";  Moanm 
V,  295;  VI,  9,  16;  Mobkbi.] 

Prend  part  à  la  campagns 

de  NormaDdie,  1,  18S. 

BiminiK  (Jacqueline  de),  dame  de 
mcquigQy.  I,  1B8  nale. 

Bbdu.  [Jean  V,Migiimrde), comte 
de  Sancïife ,  cbevalier,  conseil- 
ler et  cIiambellaD  dn  roi  ;  amiral 
de  France  en  14S0  ;  capitaine 
d'Iuoudun,  de  Qierboarg,  etc.  ; 
ayant  la  charge  de  80  lancea 
fournies  logée*  en  Normandie. 
[Coi.  Jei  t.,  Bdsil  ;  D.  Vilwv., 
SI,  92  y«-94  ;  Ahi.,  VTI,  847.1 

1,  10,  19nD(e,  198,  215; 

U,  3S,  73 ,  kiS  ,  438  ;  auteur 
du  Joutencel,  l,  2S4  note. 

Bkhi,  (Loois  de),  frère  du  précé- 
dent, làgneur  de  Mermande  , 
écoyer,  ctudnbellan  ordinaire  du 
dauphin  ;  fait  piisonnier  par 
Matheiv  Goagh  1  Cbtlieiiu-Gan'  ' 
thierenl443.  [D.  Vituv.,  21, 
93  V»;  GausL,  320;  Ans,,  VII, 

849.1 Figut^  dan*  Im  fties 

det^Uoni,  1^50;  joute  A  Tour* 
avec  l'écuyer  an^ii  Chalooa, 
108;  bleasé  mortellement,  109; 
menrt  au  bout  de  quelqnei  jour*, 

Biras*  (arigneurde).  Vov.  Bomi- 

OOGBB  (Antoine,  bltard  de). 
Bbuus    ^ne    de    U  Vieville , 

dame  de).  Figure  dam  la  fête 

dnfaitan.  U,  140,  336. 
BtiaenlU-U-BastilU,  priae ,  I,  302. 
Bixiiat  (éféque  de).  Voy-  Bttbiait. 
Bi^oliU  (paya  de).  1^  ,  27  ,  100. 

101. 
Bi»juif  (GnilUame  de),  •eigoenr 


de  la  Londe,  écayer  ;  verdierde 
la  for«tdeMoafoTt(14S2);  écnyer 
d'écurie  dn  roi  (1457)  ;  homme 
d'armea  de  la  grande  ordon- 
nance sous  U  charge  du  conte 
de  Dunoia  (1^6-60);  capitaine 
de  Pont  -  Aude  mer  par  I.  du 
31  août  1455  ;  re^it  à  Ëvreui, 
où  il  éuit  venu  eu  1460  taire  le 
logement  de  vingt  lances  et  les 
archer*  de  la  compagnie  du  con- 
nétable, neuf  pots  de  vin  verme'd 
ti  cltrti;  commis  i  fitire  les 
montres  des  gens  de  guerre  en 
Normandie,  en  1460  ;  maintenu 
dans  cet  ofliceparl.  deLoniiXI 
du  6  aofit  1461.  [Coj.  Jes  i. , 
BiG:tu;  G&ion,  867,  49  ;  B80, 
2;Aw.  de  U  toc.  dt  PEari,  Ul, 

274;  V,  Tii.] Prend  part  k 

la   priae  de  Pont-de4'Arcbe ,  I, 
164ct.uiv. 
BuLurviLLs  («eigneur  de).    Voy. 

EsTOUTEVUU. 

BujaosT  {marécbal  de).  Voy. 
NauFCKAnrBL. 

Bi,AT(c  (le).  Voy.  Hdbudb. 

BLUtc-EarBiD  (le  bltaiJ  deV  ca- 
pitaine de  la  Verte-Tente.  [Voy. 
Chron.  dt  Lataîa,  721;  KbbyIS 
D«  L.,  Inédit.,  IV,  424  «o(e3.] 
n,  6,  20. 

B>.axcHK  Ds  NitvasBX,  rùne  de 
Navarre.  I,  207  Jutte. 

BuiMciiKFOHT  (Guy,  »eigoenr  de), 
de  Boilamy,  de  Saint-Qëntent 
et  deNoieroUcs,  chevalier,  coo- 
s«Uer  et  chambellan  dn  roi  ; 
«énéchal  de  Lyon  ;  bailli  de 
Hicon.  fUeO.  [Aïs.,  IV,  289; 
Cai.  det  I.,  BuacHBroBT  ;  D. 
VniiT.,  IB,  106.1 U,  296. 

Blabchbpoht  '  (JesA  de) ,  tçajA  ; 
figure  en  1429  comme  lieutenant 
dn  maréchal  de  Salut&3evère  ; 
capitaine  de  Brrleuit  ver»  1430  ; 
parah  en  1431-1487  ;  employé 
eu  14^  A  !a  garde  de  Loavîm; 
âgure  an  siège  de  Pantoise ,  et, 
l'année  suivante,  à  la  -journée 
de TaïUs;  reçoit,  enl446,1000 
livres  en   dédoUmag^ent  des 


byGoogIc 


TABLE  ANALYTIQUE. 


pertes  et  dommage*  qn'jJaéproo- 
lit,  [Cat.  dtt  t.,  BLASCHiroiiT; 
MoBtTB.  i  D.  ViiiiT.,  iJt,  106  ; 
GAi<ur,88U3,  44.]  —  Trompé 

Cr  b  ûmilitude  dn  nom  et  par 
indicadoni  iocomplMes  du 
P.  Anwlme,  j'ai  désigné  ce  BUn- 
obetort  par  errenr  loui  le  nom 
de  Guy.  Quoiqae  Monitrelet, 
comme  d'Ëscouchy,  ne  donoe 
fit  H)D  prénom ,  ie  legarde 
comme  établie  ton  idenlilé  btco 
le  Jean  qu'on  trouTC  mcDlionné 
dans pluaieDrs  actei  ;  Jran  Char- 
tier  daDi  u  chronique  (II,  213), 
en  pariant  de  m  mort,  le  désigne 
■ioM  :  (  Ung  Taillant  esco  jer  dn 
paû   de    Bêriy,    nommé   Jtaa 

BlanclKfbrt.  1 1,   10}   tué 

■a  siège  de  Saint-^tiTeur-le- 
TÎoomte,  290. 

BL&BCBiMOirr  on  Bâcbimo>t  (le 
•eignenr  de].  Tué  à  Ne*ele,  I, 
430. 

BLAmBiBBOi  (Gérard,  comte  de). 
Son  alliance  avee  Charici  VII, 
I,  43  note  1. 

Blanqatfon.  I,  3S8;  assiégée,  U, 
68}  rendue,  69. 

Blay*,  assiégée,  I,  339;  la  plus  forte 
place  de  Guyenne  après  Bor- 
deani,330  ;  assaiUie,  331  ;  reo- 
due,  332  ;  i  quelles  conditions, 
332.  Citée,  415. 

BtOMKT  (Rtwerin),  écoyer,  «ei- 
gnenr de  MÏnt-Horise  en  Tfae- 
Touaille  ;  mHltre  d'faAtel  du  roi 
et  capitaine  de  Melon.  \T.  ic, 
IS,  1021,  (sign.  orig.-et  sceau),] 
I,  238  'une  3. 

Bcsuv  (Captau  de).  Voy.  Foix, 

Bonfan  (roi  de).  Voy.  Iadisias. 

Bohémieiu.  U,  364. 

Boii-sirt-ami.  II,  312. 

Bois  THcnryl.  I,  385  nott  \. 

Bois  (Jean  du) ,  de  U  maison  de 
Fiennes  (séparée  depuis  Henri 
de  Fienne»,  fila  de  Boberl ,  s«- 
gneur  de  Heuchio,  qui  Tivait 
en  136S)  ,  seigneor  du  Bois  , 
d'Aouequin,  de  VermeUes  et  de 
Noyelle*  ;   chevalier  ,  bailli  de 


Caasel  en  1445}  consdller  M 
(^mbellaa  dn  duc  de  Bonrgo- 
gnej  capitaine  de  Bétbanc  le. 
15  mai  14T4  ;  il  était  mort  en 
1496.  f  Hoult  bel  et  Tertueux 
jeune  cheTalier.  s  [Ans,,  VI', 
1 73 }  U  Mabchz,  380, 395, 42S, 
53,  71;  Arch.,.r,10178,  16; 
D.  Vnxr*.,  J7,  114  et  tuiv.] 

Son  raa  k  la  fête  du  faisan, 

U,  184. 

BciMiiMB  (irigneur  de  la).  Voy. 
Buuvtn, 

BoBiFlcE  (Jean  de)  ',  cheralier  dn 
royanme  de  Sicile  ,  faisant  par- 
tie de  rhdlet  du  roi  d'Aragon. 
[Voy.  La  Maichb,  413,  431  itt 
inir.  ;  Chron.  de  Lalaïn ,  626  et 

■ol." 
.    ,       .83;      . 
présenta  du  dnc  de  Bourgogne, 
83. 

BoHTHXM  (sir  William)  ,  [Bonao- 
claite] ,  sénéchal  d'Aquitnine. 
EuToyé  au-derant  de  Margue- 
rite d'Anjou,  I,  86,  88, 

BoosB  (Liérin).  [Voy.  Kuttv  db 
L.1  III,  380, 397.] — Dictateur 
iGand.I,  381  «sM  1  ;  maître 
des   matons,  387  ;   commande 


t .  la  lia  diuu  VlnMoiaire  gènèr 
rhStel  de  inllt  Je  Dijm,  collectic 
f.  18  T*-(7,   I 


BanTgogna,  T.  «B, 

■  Bfnsifc  J«*a 
cbflTslier  «Tentun 


■yut  eipoti  po- 
il qui  reprâmtoil 
l'nn  dM  pieds  et 


it  Fiil  cetii]i  ifo'û  ■ 
H  le£t  Boaibae  m 


bjGoogIc 


TABLE  AHALTTIQUE, 
e  contre  Aadeiiarde 


BoQuuDK  [le  KigDcnr  de).  Il,  9] 
netei. 

Bordeaux.  I,  147,  1S8,  332,  3Sï, 
'  325,  330,  336,  368,  kk2  ;  II, 
30,  33  et  ïuiT.,  38.  Course  dei 
Fran^oii  detiat  —  ,  322  ;  le* 
bsbitaDU  de  —  mitent  avec 
Dunoia ,  337^9  ;  rendent  leur 
Tille ,  339.  356  ;  pr^tentent  lu 
défi  à  DtiDDiB,  357  ;  entrée  de* 
FniQçtûi  dans  — ,  357  et  iniv.; 
traité  juré  par  let  teisneun 
FranfMi  et  par  le*  hafaitanu, 
359  ;  bauniërei  de  France  ]ai«- 
«éea  dam  — ,  ihid.i  —  livré  anz 
Anglaù,  1113,415;  11,28,  29; 
let  habiianti  de  —  follïeitent 
Talbot  de  Ëùre  lever  le  àége 
de  CHtiHon,  U,  34,  35;  — 
Buiégé,  65,  66,  08;  négociationi 
pouraaredditioQ,  69,72  et  (DÎT.; 
traité  concln,  76;  navire  devant 
—  pris  par  les  Français,  79;  le* 
cbartrenx  de— ,1,357;  doyen  de 
Saint-$éverini_,  H,  29.  loairei 
de  — ,voy.CuAXTmKrsB,BuBBJiD. 
Sons^^naire  de — ,  voy.  Gamiet, 
Capitaine  de  — ,  voy-  Boimncm 

BoBiiK4ilx  (archevéqnet  de).  Voy. 
BsBiiAirr,  Gbxellb. 

BordtlaU.  I,  168,  316,  323,  329, 
338,  339,  357,  414  ;  U,  28,  31, 
34,  64,  66  et  «ulv.,  77,  78, 
363.  296. 

BoBlutH.  Voy.  Bauroia. 

BoBsELU  (Frank  ou  Françoi*  de) 
[floMe]  ,  comte  d'Ostrerant  , 
chevaher  de  la  Toiion  d'or  ; 
gouvernear  de  Hollande  ;  iroi- 
ùème  mari  de  la  fameiue  Jac- 
queline de  Balnaut.  —  1,  353. 

BoBiHiix  (Henri  de),  seigneur  de 
la  Vère,  chevalier,  amiral  de 
Hollande,  chevalier  de  la  Toiaon 
d'or  ;   conseiller  et  chambellan 


roi  d'Ecosse,  177  ;  prend  congé 
de  la  reine,  183;  assiste  k  laf^te 
de  la  Toison  d'or  it  Hons,  34S, 
353  ;  le  plu*  riche  et  puisant 
■eigneur  de  Hollande,  409; 
appelé  par  )e  dno  de  Boui^ogne 
pourcombattreleaGinlois,  409, 
410.  até,  n,  170. 
BoBsiixa  [Woliart  de),  comte  de 
Boacam,l]b  du  précédent,  cbe- 
T»lier  ITermonde  (J453)  ;  che- 
valier de  la  Toison  d'or  ;  conseil- 
ler  et  chambellan    dn   roi   en 


La  Hucn,  417,  447;  Chroa. 

de  LaLân  ,  705.] Marié    k 

Msrie  d'Ecosse  ,  1 ,  176  ;  figure 
dans  la  fête  du  faisan  ,  U,  141, 


Boa  (Jea. 


,  170. 
L  da).  Voy,  Bois. 
BorûaiBi  (Ëverard  van) ,  dictatenr 

àGand.  1,  381  tott  \. 
BoTTc  (Jean) ,   secrétaire  du  dau- 
phin. I,  138  noit. 
Boucui  (comte  de).  Voy.    Boa- 

BoocHKH  (BoKaa) ,  coDMtUer  et 
raattre  des  r«qnÂe*  d«  l'hâte! 
du  roi,  puis  conseiller  an  parie- 


BooDàui-i  (Jean),  attaché  d'abord 
au  comte  d'Etampes,  puis  écuyer 
d'écurie  du  duc  de  Bourgogne; 
bailli  de  Chlteau-Chinon.  [L*. 
BuBK,  n.  236;  Mb.  tr.,  67i(7, 
19  et  suiv.  ;  CoU.  dt  Bearg., 
S3,    13;    100,   276;   D.  Vn^ 

LKv.,27,  149  et  v.]  H, 

336,  337'<<>(i;5;  son  oau  i  la 
fAe  du  faiion,  209  ;  envoyé  par 
le  duc  de  Boulogne  an  âne  de 
Bourbon,  243;  sa  femme.  Voy. 

MOBAIXB. 

BauUn.  U,  82. 

BouLOGBK   (Jean  de),  peintre  du 

duc  de  Boulogne.  H,  344  note. 

1466.  [Cab.diii.,  BoB-      BorQUELY  on  Bbiquelt  (Jean  de) 

IBU.B.]  f  1471. Conduit  Toé  4  Nevele,  I,  420. 

Uarib  de  Goeldret   en   Ëcoise,       Bouquet*,  bouteille*   i  anses.   I, 
I,  176  et  suiv.;  hean-frère  dn  124. 


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TABLE  AHALTnQtJE. 


471 


BovmBov  (Quries  !«,  duc  de)  «n 
1433.  t  4  déGembn:  1456.  —I, 
WroOS;  U,  140,  314.  EDToy;6 
Teis  le  duc  de  Bonrgagne,  1, 
44  Moft,-  inUTcède  en  nveor  du 
eonte  d'Armignac,  66  note  1  ; 
reçoit  vu  enTOvé  da  doc  de 
BoDrgune  TdatiTemnit  «o  ma- 
riage flnbeUe 
'     "■       ■  ■       "  ,   243|   1 


de  Cbarolaii,  II, 
coiualter  le  roi,  i6!d.;  ne  peut 
aller  trouTer  le  dac,  itiat  milade 
de  U  goutte,  364  ;  charge  la  bell»- 
fille  d'aller  troorer  le  roi,  iiid. 
Botmaon  (Jean  de],  comte  de  Cler> 
mont,  f  1488.— 1,334;  II,  315. 
AMiite  aux  stencet  da  conseil 
où  Von  discute  la  rrifomie  dea 


,  198,  209,  312,  215; 
reconduit  Somenet  an  sortir  de 
•OD  entreme  avec  le  roi,  334; 
figure  11  l'entrée  de  Rouen,  240  ; 
nommé  lieutenant  dti  roi,  378; 
marche  contre  les  Anglais  qui 

,  avaient  pris  Valosnes,  279;  dé- 
fait le*  Anglais  i  Formignjr,  260 
et  sniv.;  V  est  tût  cheTalier,  286  ; 
prend  ^yeux,  387-88;  com- 
mande an  corps  d'armée  devant 
Caen,  306  et  suiy.  ;  figure  k  l'en- 
trée de  Bordeaai,  358;  Itente- 
nant  dn  roi ,  362  et  saÎT.  ;  ca- 
pitaine de  Bordeani,  414;  nip- 
pris  par  les  Anglais,  iiid, ,  leur 
abandonne  son  vaiiseau,  itid., 
rend  son  sceau  i  nn  ponrsiiivanl 
'anglais aprtal'aToirrompn,  415; 
Ijentenant  dn  roi  dans  la  seconde 
campagne  de  Guyenne ,  II ,  73  : 
accompagne  sa  mire  pris  dn 
duc  de  Bourgogne  t  Nerert, 
364;  chef  de  l'armée  envoyée 
en  Armagnac ,  396. 

BoiTBaoa  [Jean  II  de),  comte  de 
Vend6me.  +  1477.  — Figure  à 
l'entrée  de  Botdeau)!,  I,  358. 

BoDiBor  [Jean  de),  seigneur  de 
Careocvet  de  l'Ëcluse-les-Douai. 
-|-  29  àvHl  1468.  fDii  Cubcq, 
îia.]- 1,396. 


BotniBOB  (Louis  de),  comte  de 
VendAme.  f  31  décembrel446. 
—  Amhassadeitr  en  AoglcterT*. 

I,lllM>t>3. 

BoDUOV  (Louis  de],  fils  dn  sei- 
gnaur  de  Carenoy,  né  opant  U 
mariagt;  gentilhomme  de  l'htel 
du  comte  d'Élampes.  f  37  oc> 
tobre  146S.[Dn  CLiacQ,  113, 

303.] Chevalier   i  Aude- 

narde,  I,  396. 

BonKBOH  (Louis  de],  cinquième 
fils  du  duo  Challâ,  évéqne  de 
Liège  en  1456.f  1483.— U,  314. 

BoiraBoi  (lierre  de),  qnMrième 
£li  du  duc  Charles,  lire  da 
Beaajeu,  né  1439,  dnc  de  Boui^ 
l>onenl48S.f  1503.— n,  314. 

BoCTBoa  (Agnès  de  Bourgoane, 
duchesse  de  ].  f  1 476.  ~  S«Biir 
du  doc  de  Bonrgogne  ,  Il , 
943,  314,  qui  lui  demande  sa 
fille  pour  son  fils,  ibid,;  vient 
trouver  le  duc  i  Never*,  264. 

BottaBOR  [Iiabetle  de).  Voy.  Cha- 
—    (Marie   de).  Voy. 


Il,  333.  Sénéchal  de 
—,  Toy.  CmAMumt*. 

BoTTSDB  OU  Bbodqk,  (Jean  de  la). 
1,366. 

Boarg-tt-Iibordt,  soumis,  1,  334; 
le  comte  de  Qermont  s'y  réfugie, 
415. 

Bouaoun  on  lx  Bodbgoisiï  (Phi- 
libert), seigneur  de  Folîns  et  de 
Champlevrier,  écayer,  échanaon 
du  comte  de  Neiers  (1435),  nais 
écuyer  d'écurie  dn  comte  d'Ë- 
tampes.  [D.Viiuv.,  18,3e;LA 
HsBCHH,  458;  Chron.  Jt  taiaia, 

709.1 Portait  l'étendard  du 

comte  d'Éumpes,  I,  430;  com- 
bat i  Nevele,  420,  433. 

BotmoAS.  Voy.  KnajfoisAx. 

Jour™,  n,  313,  313.  HAlel  de 
Jacqnes  Cceur  i  —,  II,  388. 

Bourgogne.  I,  13,  28,  35,  36,  149 
et  suiv,,  364;  II,  358,  369, 
9,  343,  351,  371.  Menacée 
■  les  bande»  envoyées  oontie 
,1,  1 7  ;  respectée  pur 


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TABLE  ANALYTIQUE. 


pigne  «n  —,  U,  245-46  ;  aida 
(ju'il  obtient,  2(i6  not*  279; 
cluiDcelier  de  —,  Toy.  Rolih; 
chaDccliire  de — ,  Toy.  Labdisj 
maréchal   de   — ,   toj.    Nkuf- 

CBA«TEI.. 

BovBGoenx  (Antoine,  kilard  de], 
MigncDT  de  Beurei,  ininommé 
le  grand  bïurd,  IîIb  du  duc 
Philippe  et  de  Jeanne  de  Prede, 
mort  en  1504.  [Voir  sur  cette 
Jeanae  M.  de  liï>orde,  I,  362, 
266,  304.]  -  II,  107,  IM),  201, 
a03,  220,237  note  3.  Chargé  de 

;  régler  le  diTTérend  d'Éirard  de 
\a  Mark,  I,  73;  prend  part  i  la 
gneire  de  Cl«*ea,  103  ;  et  à  celle 
deGand,  389,  394,  417,418; 
n,  2,  17,  80  noit,  81,  S3; 
cheTalier  à  Audenarde,  I,  396; 
aTait  pour  commandant  de  k* 

ri  de  guerre  Jean  de  Fîefiea, 
62  ;  mécontent  de  M  mort, 
63  ;  «carte  le  Chera^er  au  Cygne, 


236}  ion  vaa,  169;  joAte  à 
Lille,  371. 
BouBGOGBB  (Charle*  de] ,  comte  de 
Ctarolaie,  né  le  10  novembre 
1434.  t  1477.  —  1,  177,259, 
4O0,  449  Mit;  U,  12  noiE, 
'19,  23,  100  et  iuIt.,  117,  170, 
187,  188,  190,  192,  198,  ÎOI, 
203,  208,  314,  321,  241,  261, 
379,  331,  493.  Sou  mariage 
avec  Catherine  de  France,  I,  43 
luttti;!!,  412;  regrette  cette 
princeue,!,  110;l]gure  à  laféta 
de  la  Toison  d'or  i  Mon>,  348, 
353  ;  prend  port  à  la  gneire  de 
Gand,n,3, 17,81;commispODr 
let  négociatiou  avec  lea  Gan- 
tois, 21  ;  témoin  dan*  le  traité, 
107  i  eicorte  le  Chevalier  au  Cy- 
gne, 124;  figure  dam  la  fête, 
128,  140,  206;  son  vœu,  166- 
67  ;  remporte  le  prix  de  la  joute, 
237  ;  son  mariage  avec  Isabelle 
'de    Boarbon   :    projeté,    242; 


truté,  964;  aoconpli,  270.  Dé- 
signé comme  lieutenant  génteJ 
pendant  le  voyage  de  son  père, 
245;  su  rend  en  Hollande,  lÉid.; 
joute  Â  Lille,  anx  flûtes  pour  son 
mariage,  271  ;  apprend  la  sen- 
tence rendue  par  les  magistrats 
de  Valenciennes,  301  ;  en  fait 
proroger  l'exécutiou,  301,  302; 
ne  veut  pas  que  le  combat  or- 
donné ait  lieu,  309;  re^it  le 
danpbin  i  son  arrivée,  330. 

BoDicooFB  (Charieada),  comte  de 
Never».  +  1464.  —  1,13  aaie 
4;  II,  85  note  3;  264.  Pnmd 
part  i  la  campagne  de  Nor- 
mandie,  I,  198,  909,  212, 
215;  reconduit  Sommersci  qui 
était  venn  trouver  le  mi,  224; 
fignre  à  l'enlréede  Hunen,  239; 
au  siège  de  Csen,  307  ;  A  l'en- 
trée de  Bordeaux,  357. 

Boi7BGoaa3  (Coroille,  bitard  de], 
srigueur  de  Heures,  fila  du  duc 
Philippe  et  de  Catherine  "*". — 
On  lit  dans  les  Preurei  de  l'ou- 
vrage de  M.  de  Laborde  :  c  A 
demoiselle  Katherine,  mère  de 
Comille,l>aitard  de  Boni^ oigne, 
la  somme  de  40  livres,  poar  ell« 
aidier  k  vivre  et  plus  honorable- 
ment anstenir  son  estât.  >  [I, 
339,  ann.  1434.]  Comille  (ht 
fait  chevalier  i  Termonde  en 
1452.  [La  Makchb,  456;  Chnm. 

de  Lalçin,  705.J Prend  paît 

i  u  gaerK  deGévei,  I  103,105 
Hoie  2  ;  tué  au  combat  de  Rupel- 
monde,  II,  4,  43;  aimé  i  caOM 
de  ses  bonnes  qualités,  5;  gou- 
vemeor  et  capitaine  de  Luxem- 
bourg, 43. 
BoDBeocKB  (David,  bltard  de), 
fila  du  duc  Philippe  et  de  Co- 
lette de  Boaquiel,  prévAt  de 
Saint-Donatien  deBmges(143fl]; 
évfc[ue  de  Theroaaane  (1451), 

et  d'Utrecht  (1455) .  f  1496. 

Difficnltia  qu'il  rencon^  pour 
se  mettre  en  possession  d^  son 
évtcbé,  U,  316;  le  duc  de 
Bourgogne  «nploie la  f9r«,316 


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TABLE  ANALYTIQUE. 


et  itoU  S,  et  le  fait  reconiultre, 
817. 

Boimooim.  (Jeau-Mm-Pmr,  Aats 
de).  I,  12  not,  k;  U,  360 
n6/*2. 

Boinuiocm  (Jnin  de),  comte  <I*É- 
tBi^ie*et  aeNeren,  né  1M5,  -}■ 
1491  ■  —  I,  ViS'itotf,  n,  IS  noM, 
17,19,81,8an(if(3,g3n(if>,10T, 
IW,  167, 170, 18&-8*,  185,187- 
68,  190  etioi*.,  196,  199,  214, 
218-19,  361,  SS9,  331.  Lieute- 
nant et  capitaine  général  du  duc 
de  Baargagne  CD  Picardie,  1,12; 
poMeuear  des  chatellenies  de 
Péranne,  Ro^e  et  Montdidier, 
ièid,;  l'oppoK  an  païaage  de 
Flocquet  et  Malh.  Gon^  par  la 
Picardie,  13-13;  range  *on  ar- 
tnëe  en  bataille  devant  Lihon*, 
14-15;  traite  areo  la  denz  ca- 
pilainei,  15-16;  ftit  présent 
d'un  cheval  i  Math.  Gough,  16: 
ne  diuout  taa  armie  que  qnaod 
lea  deui  capitaine!  le  aont  éloi- 

Sét,  1&-17  ;  iollicitj  par  le  daa 
Qirei  de  venir  i  mu  >ecoun, 
102  ;  ippote  «on  Mel  A  l«  lettre 
de  U  Belle  Pèlerine,  359,  et  anx 
cbapitrei  de  r«7n^rù«,363;  éta- 
bli ik  PtroDoej  388  ;  marche  con- 
tre lef  Gantou,  389;  attaque  le 
pont  d'Eapierret,  ibid, ,  et  «'en 
empare,  390  ;  fait  lever  le  ù^ 
d'Audenarde,  391  et  inîv.  ;  en- 
voie nn  meitagcr  i  Simon  de  La- 
Uin,  393;  fait  prenve  de  vail- 
lance ,  395  ;  eu  armé  chevalier, 
396  ;  fait  une  reconnaissance  de- 
vant Gand,  397-98;  Km  élo^, 
399,  417;  apprend  la  mort  de 
acn  fil»,  401  ;  fait  une  course  d^ 
Tant  Gand,  403  et  mîv.  ;  atta- 
que le*  Gantois  k  Neiele,  417 
et  luiT.,  et  j  combat  vaillam- 
ment, 420;  défait  le  capitaine 
dePoDCquei,  433;  rejoint  le  dnc 
de  Bourgogne,  II,  2  ;  conmande 
l'arrière-garde,  3  ;  combat  les 
Gantois,  4;  commis  pour  négo- 
cier avec  eux,  33  ;  s'y  emploie 
activement,  ibid,;  a 


473 

delbeb,  82  ;  donne  on  banquet 
i  Lille,  114,  120;  escotie  le 
ChtvalUr  au  Cjgnt,  134  ;  sert  de 
lances  te  comte  de  Charolais, 
128;  figure  dans  la  »te,  141, 
236;  ion  vau,  167;  en  hostilité 
avec  le  comte  de  Samt-Pol,  340; 
reconduit  le  duc  de  OÈïe«,245{ 
assiste  aux  fiançailles  de  sa  fille 
avec  ce  prince,  379;  re^t  te 
dauptiin  k  aou  arrivée,  330  ;  ea^ 
\oyt  k  Arras  pour  inslmire  con- 
tre les  Vaadôii,  417;  acharne- 
ment des  sens  de  son  conseil 
contre  les  Vaudois,  4 1 9  ;  blftme 
qu'on  teur  donne  t  ce  sujet, 
421. 


niége  So^n- 


(Philippe  le  Hardi, 
duc  de),  il,  404. 
BouuàOOKK  [  Philippe  le  Bon ,  dno 
de).  1,12, 13,16,18,30,43,  46 
et  suiv.,  70,  79,  138,  148  et 
sniv.,  175,  251-52,  260  et 
soiv.,  364  et  sniv.,  273,  382, 
387,  399,  408,  446,  449,  451; 
U,  17,  33  et  sniv.,  43  et  «uiv., 
80  et  aoit,  81  nou,  111  et  suiv., 
117,  164  et  suiv.,  223  et  suiv., 
340,  260,  301,  313  et  luiv., 
351-53,  357,  368,  394,  432- 
33.  Négociation!  entaméû  avec 
lui  pour  la  délivrance  du  rot 
René,  1 ,  44  note  1  ;  part  qn'il 
prend  anx  intrigues  féodales  eu 
1440  et  1442,  l,  43  noM  3; 
fait  remettre  en  1444  nn  mé- 
moire au  roi,  44nofB,'fait  offrir 
an  dauphin  15  queues  de  vin,  I, 
16  aolti  envoie  des  troupe* 
pour  protéger  la  Bourgogne 
contre  les  bandes  du  dauphin, 
17;  don  qu'il  fait  au  dauphin» 
18  «ott  1  ;  charge  la  dncbatae 
sa  femme  de  négociations  avec 
Charles  VII  relativement  aux 
difficultés  survenues  depuis  le 
traité  d'Airas,  43,  et  au  traité 
de  délivrance  du  roi  René,  44; 
menacé  d'une  guerre  areo  La 
France,  45;  peu  satisfait  des 
conventioni  arrêtées  par  la  du- 
chesse 1  Cbltons,  51  ;  le*  ratifie 


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TABLE  ANALTTIQUE. 


Uid.;  défié  p«r 
Errard  de  la  Mark,  73  ;  accueii 
fait  par  lui  à  ce  défi,  74;  or- 
donne d'aHembler  une  armée 
pour  combattre  Evrard,  76; 
lomme  l'évéqae  de  liége  de  ré- 
tiiter  à  ETrard,  ihid,  ;  enToie  de« 
•ecour»  i  l'ér^e  pour  le  liége 
d'Hai^oont,  78, 79;  apaiie  une 
rérolle  en  Hollande,  80;  tient  ft 
Gaiid  la  fhe  de  la  Toiion  d'or, 
81  ;  juge  du  tonmoi  entre  Jac- 
qaa  de  Lalatn  et  Jean  de  Boni- 
fiite,  iWd.;  arme  le  premier  che- 
valier, 83  ;  "fait  dei  présents  an 
tecond,  ih'ui.;  juse  da  tournoi 
entre  rhîlippe  &  Temant  et 
Galiat  de  Baltasio,  91  et  iuIt.; 
menacé  par  l'archevéqae  de  Co- 
logne et  d'autre*  pnneea  aile- 
mandi,  99  aot»  3;  sollicité  par 
le  dnc  de  Cléret  de  venir  i  ton 
leconn,  103  ;  délibère  en  conseil 
à  ce  sujet,  i^.  :  décide  de  se- 
courir le  dnc  et  d'y  aller  en  per- 
sonne si  beMÛn  en,  103,  niai* 
d'envoyer  auparavant  nne  am- 
bassade i  l'archevéqae  de  Co- 
logne poor  ttcher  de  pacifier  la 
querelle ,.  Hic'  -    —    -»"—: — 


de 


[ntaines  de  se  tenir  prAs  i 
prendre  les  armes,  ibid.,  et  de 
mettre  le  Lnxemboni^  en  état 
de  défense,  106  notei  regrette 
la  comtesse  de  Charolaii,  110; 
airanse  le  mariage  de  Marie  de 
Gneldres  avec  le  roi  d'Ecosse, 
176;  en  démêlé  avec  les  Anglais, 
183;  re^tdes  ambassadeurs  de 
•  Charles  VII,  186;  requête  qu'ils 
lai  font,  187;  leor  répond,  188; 
accepte  d'être  juge  du  pas  de  la 
Pèlerine,  359;  lient  à  Mons  sa 
fïte  de  la  Toison  d'or,  346  et 
suiv.;  marche  seul  dans  le  cor- 
tège, 348  ;  son  coiinrae,  348  et 
note  1;  va  i  l'offrande,  351; 
dons  fait*  par  lui,  354  ;  ses  dé- 
mêlé* avec  le*  Gantois,  368  et 
«air.;  délibère  sur  la  conduite  i 


tenir  k  leur  égard,  373;  décide 
de  tenter  de  le*  réduire  par  ta 
douceur,  373;  s'informe  auprès 
de*  villes  de  Flandre  s'il  peut 
compter  sor  leur  concours  contre 
les  Gantois,  i^i^.,-  pratique  ce* 
villes,  374;  envoie  une  ambas- 
sade  aux  Gantois,  374;  répond 
k  une  ambassade  qu'il  reçoit 
d'eux,  376;  mande  les  doyens 
des  métiers, 377;le*  bannit, 378; 
séjourne  li  Bruxelles,  379;  fait 
décapiter  des  émissaires  des 
Gantois,  380-81;  appelle  anx 
armes  contre  les  Gantoi*,  383; 
ne  voulait  pas  leur  datmcdou, 
385;  renvoie  une  ambassade  dei 
Gantob  à  la  nonvelle  de  la  prise 
de  Gavre,  386;  ordonne  au  comte 
d'Etampes  d'entrer  eu  cam- 
pagne, 388  ;  établi  k  Grammont 
avec  son  armée,  393  ;  renoontre 
les  Gantois  d'Audenarde  et  en 
tue  un  grand  nombre,  395;  sa 
conduite  barbare  h  l'égard  des 

r'  Dunien,  398  note  3,  433; 
4,  83,  85,  89  ;  tient  conseil 
k  Àudenarde,  I,  400;  fait  venir 
des  troupes  de  Hollande,  409, 
pour  entrer  au  pays  de  Waes, 
410  ;  met  en  liberté  un  trom- 
pette de  Gand,  434;  envabitle 
pays  de  Wies,  II,  1  et  iniv.; 
venge  sur  les  Gantois  la  mort  de 
son  bâtard,  4  ;  contraint  i  faire 
cette  exécntiou ,  5  ;  en  négoda- 
tioQs  avec  Cbarie*  Vn,  9  «u«; 
10;  reçoit  nna  ambassade  du  roi, 
1 1  ;  réponse  qu'il  lui  fait  donner, 
11-13;  accorde  une  trêve  aux 
Gantois,  14;  iiégo<»atioas  qui 
la  précèdent,  14  note;  place  des 
garnisons  dans  les  villes  voisines 
de  Gand,  15 ,  sauf  i  Bruges,  16; 
occupe  Morbecque,  18;retoume 
ft  Lille,  19;  ne  veut  point  négo- 
cier en  personne  avec  les  Gan- 
tob, 33;  reçoit  fort  mal  cer- 
taines ouvErturet  des  ambassa- 
deurs trançaif ,  33  Kott  1  ;  défi 
qu'il  lance  au  roi ,  ibid,;  gagne 
les  ambattadenn,   Uild.  note  3; 


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TABLE  AMALYnQUE. 


475 


■entenoe  qa'il  leod  oontre  lea 
Gantoit,  23-27;  joie  «ntée  p«r 
kpaii  dans  tei  py>  37;   ki 

TBUMBDX   dETUt   B^dcBOX,  73 

et  mie  1  ;  conliaue  U  guerre 
cooue  lu  Gantoii,  60  et  MiiT.; 
Buiége  Poacqnei,  84;  Gavre,  86 
et  *DiT.;  débit  lu  Gantoi*,  90; 
«et  dernière*  négociuioni  avec 
eai,  91  note  3;  texte  da  traité, 
93-111;  donne  on  banouet  i 
Lille,  lld;  fête  le  ^le  d'Aleii' 
Gon,  115;  mécontentde  u  con- 
danmation,  iiid.;  bit  publier  la 
fête  qu'il  d(ùt  donner,  118;  on 
lui  préunte  le  chapeUl,  131  et 
■div.;  donne  son  banqoet,  124, 

130  ;  daii  Mnu  leqnel  il  k  place, 

131  noie  4  ;  entre  dam  la  uUe , 
138;  table  où  il  R*auied,  140; 
reçoit  la  requête  de  £ain/e-£^i», 
1&4;  aun  voeu,  160-63;  modifie 
le  Tan  de  PhU.  Pot,  189  ;  décidé 
depnîi  loQgt^mpi  1  combattre 
lea  Torei,  234  et  taiv.;  reçoit 
Gràct-DUa  et  let  doue  vertui, 
338  et  luiv.;  mécontent  dn 
comte  deSaint-Pol,  339 et  net»  3; 
traite  le  mariage  de  aon  fil*  aTec 
lubclle  de  Bourbon,  243;  u 

Politique  ,  242  note;  part  ponr 
Allemagne  ,  243  ;  aupprime  lea 
gage*  dea  ofBcien  de  *od  hAtel 
pendant  deux  an*, 2 44;  effet pro- 
dnitpar  cette  mesnrc,  ibtd.t  (M 
■nr  «on  pauage,  347  et  laiT.; 
cfaoiii  pour  arbitre,  S49>  251  ; 
reçoit  de*  ambaïaadeura  de  di- 
vers prince*,  2â0-51  ;  eacorlé 
par  le  duc  de  Bavière ,  252  et 
•ai-v.  ;  cDToie  ler*  remperenr, 
254;  arrive  1  BaiiibonDe,  255  ; 
reçoitlet  excoaei  de  rempercnr, 
ihid,  ;  déclare  qu'il  ne  ponrta  *e 
trouver  i  t'auêmblée  transférée 
1  Francfort,  259;  eogagementi 
qu'il  prend,  357;  invité  i  aller 
viliter  l'empereur,  ïbid.;  ion  re- 
tour, S&8-59;  reçoit  de*  lettres 
de  l'empereur  rei»tîvement  aux 
(Attire*  à  prendre  p^r  1*  eroi- 
»it,  362  ;  teneur  de  ce*  IttUC*. 


368-69  ;  réponta  qa'il  bat  don- 
ner par  *e«  ambaiûdeun ,  369- 
76;  ambauade*  enroyée*  par 
lui  pour  la  croiiade  ,  371  ;  en- 
gt^ementt  qu'il  prend,  3*73  et 
■uiv.;  renoue  le*  pourparlns 
pour  le  mariage  de  ion  fil», 
363-64;  travaille  k  pacifier  le 
daaphin  et  le  duc  ae  Savoie, 
365;  et  lea  duci  de  Hilau  et  de 
Savoie,  S66;  tire  vengeance  de 
l'archevêque  de  Cologne,  369; 
écrit  i  la  dncbcMe  ta  femme  de 
procéder  au  mariagedn  comte  de 
Cfaarolai*,  270;  avait  envoyé  de* 
ambauadenn  i  Francfort,  373; 
leur  rapport  mr  l'atiemblée, 
Md. ,  et  lur  leur  niiitiDn  prèc 
de  Ladiilaa,  373;  revient  dan* 
ae*  Etats,  378  ;  prélent  aux  fian- 
çailles d'ElisaMh  defiourgogne 
et  dn  duc  de  Clèvet,  279;  re- 
çoit une  ambauade  de*  magi»~ 
trart  de  Valenciennes,  303  ;  ta 
réponie,  ibid.;  auiite  A  Valen- 
«ienues  an  combat  à  outrance 
qu'ilavaitantorité,  304;pré*eDt 
qu'il  reçoit  de  Scanderbeg,  305; 
excité  par  Antoine  de  Crtry 
coutre  le  comte  de  Saint-Pol , 
307;  confisque  let  bienadu  comte. 


ai,  31  let  nofrS;  demande* qu'il 
lui  fait  i  t'occaûon  de  sou  projet 
de  croisade,  313  ;  réponse  faite 
i  ses  demandes,  313;  prépare 
une  expédition  contre  Utrecht, 
316  et  Holtt;  reçoit  une  ambas- 
sade dn  pape  et  du  roi  d'Ara- 
gon pour  là  croisade,  318;  ce 
qu'il  fait  en  apprenant  l'arri- 
vée du  dauphin ,  330  ;  vient  1» 
recevoir,  331;  ta  condaite  i 
son  égard ,  331-33  ;  répond  t  sea 
requêtes,  332-33;  ne  vent  rien 
faire  contre  le  roi,  332;  « 
bonne  opinion  du  roi,  333; 
donne  asile  an  dauphin ,  333  j 
«Bvoie  nue  ambassade  au  roi , 
335;  instructions  qu'elle  reçoit, 
335-36; réponsedu  rot,  337-42; 
meaacé  d  une   rupture  av«c  le 


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TABLE  ANALYTIQUE. 


i,M3; 


l'allianee  du  ro!  «lec  Ladiuat, 
35M6j  enraie  une  ambauBde  t 
Mantone,  376-77i  bril  tante  réccp- 
lioD  qui  Ini  eit  faite  *ur  son  p«»- 
lage,  377  Pt  IDIT.;  avait  écrit  au 
pape,  389  ;  excoié  par  le  pape  de 
n'Àre  pai  venn  k  MantoDe,  390; 
envoie  une  ambuiade  an  roi , 
395;teiienr  de  larépouiequi  lui 
en  iaite,  396-415;  «a  lutte  nte 
Ut  Anglais,  399;  tet  démiléi 
avec  Ladùlas,  kOk  etsniv.;  re- 
fuse de  l'en  remettre  i  l'arbitrage 
du  roi,  406  ;  mi  démarcfaei  en 
faTciir  du  dauphin,  407-409; 
conclut  de*  trêves  avec  le*  An- 
elaia,  408  et  iniv.;  injures  dont 
li  ett  l'objet  en  France,  412  et 
noie  3  ;  ses  ambauadenn  de- 
mandent en  Tnin  qn'on  précnse 
davantaee  la  réponse  i  deax 
points  de  lenn  instmctions,  41  ^ 
15;   désigne  des   eommisuiret 

Ïour  instruire  sur  la  vauderie 
Arras,  417;  faitcesser  les  pour- 
n)îiescontre1eaVaudoîi,421.Se* 
litres,  1.265.350-51  ;li,  92,94. 

Boraooanm  (Philippe  de],  comte 
de  Nevers.  I,  \  2  noie  k. 

BouKGoOHB  (Hiilippe  de],  fils  du 
comte  d'Étampes.  Meurt  i  cinq 
ans  et  demi,  I,  401  ;  causes  de 
cette  mort,  403. 

BoDBGOGHE  (Isabelle  de  Portunl, 
duchesse  de],  fille  du  roi  Jean  !•', 
née  1397.  1 1471.-1,68  «ore; 
II,  141,  261.  Chargée  par  le 
duc  d'aller  en  Hollande  apaiser 
noe  révolte ,  I  ,  80  ;  ne  peut 
j  réussir  ;  ièid.'i  chargée  de 
négociations  avec  le  roi,  43; 
TÏeot  1  Chftloni  avec  une  suite 
nombreuse,  ilfid,;  assiste  parfois 
awc  séances  de*  deux  conseils, 


roi  René,  48,  49;  durée  dejon 
séjour  k  ChSIons.  49  et  noie  2  ; 
pmd  congédd  roi,  50  ;  retwme 
prèf  du  duc,  31,  anquef'  elle 
rendcoi)ipl*dBMmiuioo,i£iA; 


tàiian,  D,  126,  139,  140;  fait 
célébrer  le  mariage  du  comte  de 
CharoUii  avec  Inbelle  de  Bour- 
bon, 270;  reçoit  le  dauphin  i 
son  arrivée,  330. 


d*YsBl>eau  de  la  Vigne,  morte 
le  37  décembre  1454.  [Lu.,  I, 

398,  438,  441.1 Figure  dans 

la  fête  du  faisan,  U,  23G. 

BomooanE  (Yotaude,  hiiarde  de], 
mariée  depuis  i  Jean  d'Ailly. 
(  A  madame  Yolant,  bastarde 
de  Bourgongne,  vidamesse  d'A- 
miens, XI.T1II  I.  »  1473.  [LiB., 
I,    SOS;  JocBsASv.,  D°  3444.] 

Fignre  dans  la  féle  du  faisan, 

n,  159. 

BotmooonB  (Agnès  de],  Voy. Bour- 
bon. —  (Isabelle  de).  Vov.  Cli- 
ves. —  (Marie  de).  Voy.  CiAvas, 
SlvoiB.  —  [Marine,  bltarde  d«). 
Vov.  Chabry.  —  (Philippe,  bl- 
tarde  de).  Voy.  Rochebaboi. 

BoraGctGHut  (  Poncet  de).  Cet 
homme  d'armes  parait  dans  les 
KnerTe«dhl423;  il  était  écajer 
d'écurie  du  roi,  qui  lui  donna  un 
cheval  en   1434.  [Mobsth.,  TV 


BomcDiQSOB  (Nicolas  le),  secré- 
taire du  duc  de  Bourgogne,  [Li 
BuBB,  II,  197.] Ambassa- 
deur du  duc,  I,  371  note;  II,  9 

Bouguignoni,  attaquent  les  troupes 
du  dauphin,  I,  37. 

BoDBBi  (Jean),  secrétaire  dn  dau- 
phin. I,  439. 

BouasiB»  (Jean  le),  seignenr  d'Es- 
leruay,  chevalier;  élu  par  le  roi 
en  Saintonge  et  pa^  de  la  lUf' 
chellc  ;  conseiller  et  cfaamtellan 
du  roi  etgénénil  des  finances; 
maire  de  Bordeaux  eu  1450,  et 

'  ensuite  de  la  Rochelle  c  capitaine 
de  Aocbefort;  parait  dis  1423 , 
et  en  14'25  avec  sa  fénmeUar- 


byGooglc 


TABL£  ANALYTIQUE. 


tiale  Monliiiej  envoyé  ea  Cifr- 
tille  en  UU;  re^nt  2000  U- 
Tm  en  récompente  de  tes  ler- 
lice*  Ama»  Û  campagne  de 
Ga  jenne  et  au  liége  de  Bajronae 
(1451);  dépoté  en  ]M4  et  55 
pour  tenir  l'échiquier  de  Nor- 
mandie [ne  siégea  pas);  nové 
1«  1"  JBDirier  1466  par  ordre 
de  Louis  XI.  [Cai.  det  (.,  L> 
BonaiiKs;  D.  Vuxet.,  18,  61 
et  V;  Gaiok.,  K«7,  kl;  Arch., 
K  S378  ;  AacÈBH,  Hutoirt  lU  la 

■  RoehtUe,  I,  273,  75;  O,  [580- 
61;  Du  Cuucq,  390;  Chmit. 
icand.,  263;  voj.  Sacval,  III, 

339,  58,  61 J Commissaira 

pour  la  reddilion  de  Blaye,  I, 
338;  et  pour  celle  de  Bajonne, 
363;  ambassadeur  de  Char- 
les Vn,II,  311  note  2. 

BonssAC  (seigneur  de).  Voj.  Bhossb. 

BontsTi  (seigneur  de).  Voy.  Hu- 

BoimLLÂT  (Philibert),  écnyer,  sei- 

Keur  de  Bruyère* ,  secrétaire 
comte  d'Ëtampes,  conseiller 
et  maître  des  comptes  dn  roi 
Louis  XI,  et  trésorier  de  Fnnoe; 
marié  à  Marie  de  Gleymes;  il 
était  mort  le  21  Inillet  1^7. 
[Ma.  fr.  8787;  r.«.,âl,UW 
(sigD.  orig.);  GAïair.,  313,  52 
(I.  aut.  ).);  383,  58  ;  Moaun, 
l«8,65T"iArch.,  J.lïl.lliO; 

a709,  75.] Son  achime- 

DieDt  cODtre  les  Vandois,  421. 

BouTon  (Emarc),  cbevalier,  sei- 
gnenf  du  Fay,  de  Pierre,  etc., 
échaniOa  du  doc  Philippe,  con- 
seiller et  chambellan  du  duc 
Charles,  cberalisr  è  Hontlhérj; 
chambellan  du  roi;hailL  et  maître 
des  fuires  de  Chlious;  reçut  du 
dac,  en  1 46 1 ,  480  Unes,  eu  con- 
sidération de  ses  Mnices  et 
poar  «ou  mariage.  \  1485.   [La 

,   Babib.  U,  231,  68,  73;  Airs., 

VII,  6't2-'i3;  CoU.  Je  Bourg.,  18, 

510  ;  100, 290  ;  U.  Vilut.,  18, 

'  89TO-90.    Son   kiku   1   la 


Bozzoh.  n,  385. 

Bntmt.  I,  76,  104;  H,  327, 260, 
279,  316,  330,  343,  351,  422. 

Bbàbutt  (Antoine,  bitard  de),  fil« 
tututel  de  Philippe  de  Bonno- 
gne,  duc  de  Brkbant;  chevalier 
i  Bupelmonde  (1452).  [A».,  I, 
350;  LaHucHB,  461  ;   Cius- 

TELL.,  391.] Son  vœu  ï  U 

fêle  du  faisan,  II,  201  ;  fignre 
dans  la  fête,  236. 

BuBAirr  [Philippe,  bïtard  de), 
frère  du  précédent,  cheralier  à 
Bnpehnoode.—  Sou  ma  à  la  fête 
du  faisan,  II,  301  ;  figure  dans 
U  féie,  236. 

Bbiiem  (Godefroy),  bailli  deWaes. 


de),  nél4U.f  1486.-11,256; 
imite  le  doc  de  Bourgogne  k  te 
visiter,  258. 
BaaiiDEBouHO   [Barbe  de).   Voj. 

HjLjR«UE. 

BBUTDDr  [Pierre),  bonrgeob  de 
Gand,  conseiller  et  maître  de» 
requêtes  de  l'hôtel  du  duc  de 
Bourgogne  le  12  janvier  1432, 
conseiller  au  parlement  de 
Beaune  en  1435;  décapité  par 
lesGantoble  Umars  1477.[La 
Baku,  u.  184,  194;  CoU.  de 
Bourg.,  40,111  V-119;  Ku,- 
Tvn  DE  L.,  m,   267-68;  IV, 

210.]  1,  380  10(1!;  384  et 

nott  ;  le*  Gantois  veulent  le  &ire 
assassiner,  1.379. 

Bhadkoitt.  Voy.  Beaumort. 

BasciaMo  [Alfâiunae  de),  aml^*- 
sadcur  du  roi  de  Outille.  I, 
66  aou. 

BaEDBaoDH  (Gilbert  de}.  Élu  évé- 
que  d'Utrvcht,  II,  316;  donne 
ta  démission  et  est  nonimé  pré- 
vAt  de  Saint-Donatien  de  Bm- 
ge»,  317. 


fête  du  b 


,  II,  209. 


frère  dui^cédeut,  c&evalier  d 
le  Toison  d'or.  I,  346,  353. 

BaEOiB  [Jean  dn).  Vn.  Vutar. 

Bbbquit  (Ogier  de),  juge  de  Utr- 


byGooglc 


TABLE  ANALYTIQUE. 


de   — ,  TOJ.  HoHTAUBAR. 

BnnuME  (Aitui  de),  comte  de  Ri- 
chemont ,  eoimétable  de  France 
en  1435;  dnc  de  Bretagne  en 
1457.  +  26  décembre  1458.  — 
I,  69  note;  II,  3S9.  Set  mit- 
siontprès  du  duc  de  Bo(irgog;ae, 
I,  44  aolei;  aMÎMe  anx  léancei 
du  conseil  où  l'on  dUcnte  la  ré- 
forme de*  gens  de  gnerre,  S4  ; 
marié  en  iroiûèmea  noces  i  Ca- 
therine de  LaxembcurK ,  69 
note  ;  lieutenant-gÉn^ral  dn  duc 
de  Bretagne  dani  la  campagne 
de  Normandie, 


impagD 
ignele 


■,  172  ei 


pagne  le  duc  qui  attaque  la  Nor- 
mandie, 199  i  reçoit  de  Char- 
let  Vn  U  leigneune  de  GaTray, 
304  iu>Ie,-assiégeFougirei,204; 
taarcbe  au  lecoun  du  comte  de 
Qermont,  279  ;  mandé  par  lui, 
280  ;  arriTc  à  Formigny,  383  ; 
opère  N  jonction  aTec  le  comte, 
384  ;  loi  laisse  l'honneur  du 
>ncc«a,  286  ;  reçoit  Vire  en  don, 
287  i  se  rend  au  siège  d'Arran- 
cbes,  288  ;  laissé  par  le  duc  de 
Bretagne  i  la  t«te  de  30Û  lance*, 
389;  asù^Caen,  307et  tuÎT.; 
ordonne  des  préparatifs  pour 
le  siège  de  Cherfaoura,  316  luic,- 
isterrient  eu  faveur  dndncd'A- 
l«n^ii,  11,359. 
Britaosb  (François  I",  duc  de), 
né  en  1414;  'dac  en  1442.  f 
17  juiUet  1450-  — 1, 156  et  noit, 
157,  161  «Ole,  169,  185,260; 
Son  démêlé  aveo  son  frère 
Gilles,  I,  96;  est  informé  des 
intelligences  qu'il  entretient  aveo 
les  Anglais,  97  :  confire  arec  le 
roi  A  ce  sujet ,  liid. ,  note  1  ;  loi 
envoie 'tm  ambassadeur,  itiJ.; 
combine  avec  ler«t  l'arreilation 
de  Gilles,  97  j  le  fait  emprison- 
ner ,   96 1    rigueur*    d^iloi^ée* 


7S" 


mise  en  liberté  et  révoque  aut- 
sitAt  cet  ordre ,  i^.  note  4  ; 
regrette  *a  conduite  à  l'égard  de 
son  frère,  98  ;  envoie  de*  amba*- 
sadeurs  i  Charles  VU  et  au  duc 
deSomerset,  13310^  3;réclame 
auprès  de  Somerset  au  sujet  de 
la  prise  de  Fougères,  158;  en- 
voie des  ambattadenr*  an  roi, 
ibid.i  en  reçoit,  162;  conclut 
avec  lui  un  traité  en  vue  d'une 
rupture  avec  l'Angleterre,  iiid.i 
a  contre  le*  Anglais  de  lé^times 
grie[i,163;  manifeste  qu'il  lance 
contre  eux,  iiid. ,-  à  qui  envojé, 
MJ.;  les  preniières  hostilité* 
contre  le*  Anglais  *e  fimt  sou* 
son  nom,  167,  168,  175;  met 
sel  troupes  en  campagne  ,  171  ; 
entre  en  Normandie,  199  ;  ar- 
rive devant  Contances,  30{l;qu'il 
soumet,  ièid,  ;  séjourne  i  Saint- 
LA,  201  ,  et  à  Carentan,  303; 
va  devant  Fougères,  204,  qu'il 
•oumet,  305  ;  y  tombe  malade 
et  rMoume  eu  Bretagne,  iiid.j 
soumet  Avranches,  288;  Tom- 
belaine,  389  ;  tombe  makde  de- 
vant cette  place,  ii(c^. ,- obligé  de 
retourner  en  Bretagne  ,  il  laisse 
en  Normaudienne  partie  de  son 
armée,  Uid,;  meurt  deux  mois 
après,  liid.  ;  avait  servi  le  roi  à 
»e*  dépem^  290. 
Baziieai  (François  II,  duc  de), 
né  en  1435;  due  le  26  décembre 
1468.  fl4B8.  —  n,414. 


chevalier,  I,  96;  élevé  avec  le  roi 
Ecuri  VI,  iiid.i  faveur*  qu'il  re- 
çoit de  ce  prince,  ibid.  et  aalik; 
nvorable  aux  Anglais,  97;  veut 
leur  conquérir  des  auxiliaire*  en 
Bretagne,  iii^.;  ignorant  de  ce  qui 
se  tramait  coiiir«  lui,  98  ;  arrêté 
par  ordre  du  roi ,  Hid.  ;  empri- 
sonné et  interrogé  ;sar  les  coa- 
•cillert  du  duc  son  mre,  itid,; 
ten«  longtemps  an  aeœt ,  iitiL; 
Charla  vn  interoède  pour  qB'on 
procède    régulièmoeut    à    son 


byGoogIc 


TABLE  AMAtïTIQDE. 


égard,  et  hit  d'utnu  démarche» 
en  la  bvenr,  iHJ.  noit  4;  Uîué 
saut  nottrriiare  et  étoafH,  ihid, 

BuTAGis  (JeanVI,  duc  de].  I, 
SB  not*  3. 

Bbbiâiutb  (Pierre  II,  duc  de),  d'a- 
bord conte  de  Gnin^mp;  né  en 
1418;  Hdc  en  1450.  tas  *ep- 
tembre  1457.  —  Aoi^e  Pod- 
gËTM,  I,  203;  détient  cette  ville 

Se  réclame  te  dao  d'Alençon, 
,  318,  323. 

BaxT&aBB  (Taunegay,  bltard  de), 
fila  naturel  du  duc  Françaia  1", 
chevalier  en  llidO  [Gxubl,  314]. 

>  Prend  part  t  la  caiiip« 

de  Normandie,  I,  172-73. 

BanacsK  (Jeume  de  Fiance,  du- 
cheue  de).  I,  96  «oU  3- 

Awfwu.  Font  la  guerre  aux  Auglaîa, 
1. 173  et  «wT. ,  199  et  raiv.,  204. 

Bbevutxs.  V07.  Bbbbubttu. 

BnviOtrt  (payt  de).  Voy.  SiertSei. 

Btxti  fJean  de),  du  paysd'Aujon, 
cheralier;  aTait  1 4  éôiyert  en  «a 
compagnie  d'aprèf  une  montre 
do  21  juillet  1430  et  19  écoyer* 
d'après  une  montre  du  8  lepieni- 
bre  1 420  ;  capitaine  de  U  Boche- 
Corbon  en  1432  et  de  I^ngrea- 
■ur-Loire  eu  1440  ;  il  commit 
tant  de  pîllagei  que  le  rai  or~ 
donna  parleltreadu4manl432 
qu'il  lerail  arrêté  quelque  part 
que  ce  fât,  excepté  en  lieu  uini, 
et  qu'on  Ini  ferait  aon  procèi  ; 
on  le' retrouve  à  Pontoiie  daui 
l'année  du  roi ,  qui  lui  fait  don 
d'an  cberal.  Il  fut  longtemps 
lietitenaut  du  maréchal  deBoche. 
fort  et  fnt  fait  pritonniir  en  1435. 
— Je  rapporte  ces  reDseiguements 
hieo  qu'U*  pttmiuent  concerner 
noiqucDieni  un  Jean  de  Brezé , 
tué  en  1442,  cwcle  dn  Jean  que 
oMMtionne  Mathieu  d'Eacoocby. 
Ce  Jatn  fut  capitaine  de  Lou- 
vi«i  et  bailli  de  Giiors  et  prit 
part  A  l'expédition  de  Sandwich 
eu  1457.  [Aies, Vm, 37»!  T.  «., 
«1,1506;  22, 1586  ;  1«S,4a77; 
D.  TiLMv.,  i»,  147*^178  T»j 


part  a  la  prise  de  PontHle-1'Ar- 
dte,  I,  163  et  suiv.  ;  et  à  celle 
de  Chiteau-Gaillard,  210. 
Bb^  (Pierre  II  de),  seigneur  de 
la  Varenne  et  de  Brksac,  comte 
de  Uanlerrier,  chevalier  ;  grand 
ténéchal  d'Anjou  en  1437  ,  de 
Poitou  eu  1440;  capiiaine  de 
Niort  en  1445  ,  de  Nhnea  en 
1446,  de  Poitierg  en  1447; 
grand  sénéchal  et  réformateur 
général  de  Normandie  en  1451  ; 
capitaine  de  100  lances  foumiea 
logées  en  Normandie;  capitaine 
de  Ronen  et  de  Touque*  en 
1453.  t  17  juillet  146S.  [Coi. 
dei  t.,  Bani  (tign.  orig.  et 
sceaux);  D.  Viixiv. ,  18,  173 
vo-174;A»s.,Vin,  271;Arch., 
K  68 ,  7  i  Cib.  de  l'aoïenr 
(sign.  orig,).  Voy.  Mohitk.,  V, 
101,  102;  Vï,  97;  CnABTiaa.à 
la  table;  WivKur,   iiid.;Bi*ai, 

ibid.i  Comnmu,  ibid.^ 1, 

21,  28  note  4,  39  noft  3,  41  noie 
1,  97  no»  3,  123,  313  Me  1, 
432.  Commencement  de  sa  faveur 
auprèi  du  roi,  I,  69  «oltf  aaa- 
bassadeur  du  roi  près  du  due 
de  Bourgogne  en  1444 ,  44 
note;  l'un  de*  chefs  de  t'arioée 
dirigée  contre  Mets ,  I ,  SS  ;  U- 
béiatitésdesHessinaksou  égard, 
37  note  3  ;  investi  de  plein* 
pouvoirs  pour  négocier  avec 
eux,  38  note  1  ;  le  daupUn 
cherche  1  le  corrompre  ,  Ul 
note  i  X'-aa  del  cheù  de  l'eipé- 
ditiou  contra  le  Uans,  138; 
prend  part  aux  négociation* 
pour  la  reddition  de  cette  ville, 
129  note,  130  note;  objet  de 
la  .haine  de  plusieurs  prince*  du 
sang  et  autres  seigueuEs,  135  ; 
avait  depuis  longtemps  le  goo- 
vernemeot  des  affaire*  dn  royau- 
me ,  ibid.  ;  accusé  par  le  dau- 
phin, i£i^.,-  sidlicitaduroi  la  fà- 
venr  d'être  entendu  en  justice, 
Aid.;  son  affaire  portée  en  par- 


byGooglc 


TABLE  ANALYTIQUE. 


lement,  ifû/.  ;  il  nt  privé  de  tèi 
ofBcea,  1 37  ;  tmnTe  moyen  de  «e 
jiulîfier ,  «uat  tnutefoii  reotrer 
au  pouioir,  i^i''. ,-  richtwcs  qu'il 
Avait  acquiie*,  liid.f  l'empara 
de  Vimenil ,  189,  où  il  fait 
prcave  de  vaillance  ,  190  ;  mé- 
nage la  reddition  deGîiore,  210; 
Buiége  Chitfau-Gaillard,  itid.; 
figure  au  nége  de  Rooea,  215  ; 
négocia  la  reddiliou  de  cette 
ville,  218,  236;  vient  devant 
Rouen,  220  i  centre  le  premier, 
222  ;  Dommé  capitaine  de  Rouen 

Str  le  roi,  233,  qui  le  tient  pour 
échargé  deiaccusationi  portées 
contre  lui ,  iiid,  ;  soii  costume, 
236  ;  arme  un  chevalier  ,  237  ; 
combat  ïFormigny,  379,  et  avec 
vaillance,  284  ;  fait  partie  de 
l'eipédilioii  de  Sandwich ,  II, 
353. 

Saizi  (Robert  de] ,  frère  du  té- 
néchal,  Toé  k  Saint-Jacqnea,  I, 
30,  21. 

Srù{k).  U,396. 

Bbimeu  (Daviot  on  Darid  de),  tâ- 
gneurde  Ijgny,  d'Humbercourt 
et  de  la  Pasture;  oonaeiller  et 
chambellan  dn  duo  de  Bonif  o- 
gne  ;  eouveroeur  dn  bailliage 
d'Heidin  ;  chevalier  de  la  Toison 
d'or;  paraît  dès  1417;  il  éult 
Borten  1450.  [D.Villiv.,  S0,6; 
Honra.,  UI,  389  ;  IV. 67,  353. 
374  ;  VI,  237,  301  ;  Faw»,  83, 
169;  La  MoBi,., 290-92.]— — I, 
351.— Onaconfondu  souvent  le* 
nombreux  personnages  de  cette 
famille .  De  Guillaume  deBrimeu , 
seiAnear    d'Humbercourt  ,    tné 

,  i  Azincourt ,  vinivnt  :  I»  David, 
appelé  aussi  Denis  ,  seigneur 
d/Hnrafcerconrt,  mort  en  1426; 
3°  Alhij,  mort  en  1430  ;  3"  Da- 
viol  ou  David,  mentionné  ci- 
detan»  ;  4°  Jacqurs  ;  5°  un  autre 
£ls.  Gérard  ou  Guéria  était 
penr^tre  nnbllard  deGoillaume, 
De  David  ou  Denii  viol  Colart 
ou  Colinet,  dit  Florimonti  de 
Daviol  ot)  David  vinrent  dena 


filtiRoben  el  Jeu,  leqad  fut 
père  de  Guy,  seignenr  dllttm' 
bercoort. 
BuMEn   (Florïmont  de^,  seigneor 
de  Jfasucourt ,  cbevaUer  en  1421  ; 

KDetier,puI>canie!tleretcham- 
lUn  du  doc;  sénéchal  et  gon- 
vemeur  de  Fonthien  ;  reçut  du 
duc  en  1435  un  arpent  de  boî* 
pour  son  chauflage;  chevalier 
de    la    Toison   d'or  ;   parait  en 

1417,  1428,  1435-39.  —  On  Ut 
dans  la  chronique  éditée  par 
M.  Douet  d'Arcq  (VI,  302)  : 
t  Colin*! ,  qui  depuis  te  fit  ap- 
peler Florimonl.  1  [D.  ViiXKV., 
20,6etsniv.;LtBu«>,II,338; 
MoHsni.,  rV,  59,  67,  374,  403; 
V,  228,  260,  308,  315;  VI, 
237,  302  ;  S«»ï-Hïi«t,  546-47  ; 

FuiK,  à  la  iable.1 1 ,  352. 

Bbihxt  [Gérard  oiiGoérin,bitard 
de],  éonyer;  paneiier  du  duc 
de  Bonrgogae  et  mahre-veneuT 
de  sou  hôtel  ;  capitaine  de  Hoje 
en  1430;  cblteUin  ,  prévôt  et 
gareniiier  de  Fampou;i  et  de 
Saill;  en  1441  ;  parait  dès  1416. 

gl.   Vnjiv. ,  40,  6  et  sniT.: 
oniTB.,  à  la  table;  Fumr,  103.] 

Prévôt  de»  maréchaux  de 

l'armée  du  duc  de  Bourgogne, 
I,  433-24  ;  lOnvauàlM  fête  du 
faisan,  U,  217. 
Bhosbo  (GÛy  de),  seignenr  de 
Hnmbôcourt ,  comte  de  He^en, 
chevalier  à  Termonde'(14&3); 
conseilter  et  chambellan  do  duo 
de  Bourgogne;  chevalier  de  la 
Toison  iTor;  licutenant-cénénl 
an  pays  de  Liège  et  de  Los  et 

rvemenr  général  du  comté 
Namor  ;  succéda  eu  1440  à 
•on  pire  comme  capitaine  et 
cbllelain  dn  chiteau  de  Remy; 
exécuté  à  Gand  en  1476.  TAns., 
VIII,  67  i  lA  BiBaz,  U ,  273  ; 
La  HucHB,  405,  57,77;  l3tn>n. 
Je  LalaÎH,  7(Ki  ;  G>MKiiraL:  O. 

ViLLTv.,  20, 6  el  aw».] 5on 

.    vœu  A  la  fête  du  faisan.  II,  198. 
BbimbA *{ Jacqnej  de),  leignenr  de 


bjGooglc 


TABLE  ANALYTIQUB: 


Grigni , 


chmUer ,     ccbaDM* 


3  àt  Bourgogne , 
capilaine  et  chitelaiD  d'H^iii  A 
l'tSQtnwréchaldel'Mtdiidacde 
Bouupgne  ;bltcvalier  d  e  laTuiwRi 
d'or.  Parait  dans  1m  gnenes  dèi 
Ultiregoit  en  U34  ud  don  de 
100  liffes.  S  était  mort  eft  awH 
14%7,  car  Jean  de  Beauial  te 
remplace,  à  celle  dalè,cpinm^ 
capilrille  d'HEsdin.  [D.ViLLBT., 
ÏO,  #  el  "ui^.;  MoKiïB.,  lHa* 
taWe;  Fiirai ,   »•  U,  taJilevXA 

B*B#B,  U,   liil.\' l,  S52r 

BriitJiii.  II,  3k\.  ^    „ 

BnioH {Pierre,  ^eigncnr  de],  écuyer, 

pnn(heii  lki>9  et  «a  lIBO;  l'un 

detiâxécn  leurs  teManmtaire*  de 

Tapequûi,  Ticomte  de  Joys^,  ' 

1489.  [Ca6,  da  t.,  Bbiob  ;   9. 
yaam.,   20,.15iT»7  Arct., 

-*•,  8S09i  98t".1; ^Anifcast 

s^deur  de  Chaule*  VII,  {,  187; 

i}gure  i  l'afltrée  de  Itourn,  1V\, 

BaigmBEC  (seîgnenr  de).  Voy.  Es- 


Bbooit  (OiiTier  de),  icajst  breton, 
«eiAit  »og*  leg^ordi^B  du  coonàr 
tahle   et  ét^   gmiilhoàime  de 

*  son  liA«l.  Je  ne*  sais  d  i^eit  le 
taémfi  qui  panic  en    1418   et 

'  pasH„  iMoure  à  Quurge*  le  20 
jtiiii.  Eu  usa,  il  éjat  chef  et 
capilaiqp  de  30  Itnccs  fournies 

'  Iqg^en  NormaDdle,e\en  lb5(t 
il  se  qmli&e  d'ecoyer  d'écurif 
du  roi.  [D.  I^BiBBAU,  .1,  eu, 
18,  20,  eto.;r.  jc,  22,  1600- 

•  l(»ceau),  tu,  SftlletsuiT.; 
Cab.  dei  t.,  BeoDA,] Pwnd 

■  pAt^la  campag4e  de  Norman- 
die, I,  173,201,202,  292. 
BaoqutW  (Bcrtrandoii.  de  It), 
écuyer  gatcon ,  seigneur  de  Viel- 
Chaitel  1  coQ»«lller  et  preaiieT 
^cnyer  tranchant  du  duc  de 
Bourgogne  dè«  Iii23;  reçut  dv 
dnc  la  ehJitean  et  cUtelleoie  ie 
Viel-Chislel  en  USOi  ooniné 
par  1.   du  duc   du  2&  janTier 


143d4  capilaine  de  Marcîgny- 
lef^Nonaini;  qapitnne  de.Ru- 
pdMOude  en  I&52.  Célèbre  par 
la  relaiiun  de  sav  voyage  en 
Oiieni  ,  qi4^  sa  troui^  avx 
mu.  de  la  KbI.  imp. ,  n»* 
1020%  et  10035'.  Voyeg  la  re- 


de'  GuvetiDe'  1000  livës  de 
Loiùs  XI  en  Ili63i  capiiain»  d« 
S?  lances  ^uruies  en  IdTâ;  cou» 
setUer  etchambellhn  du  roi  auK 
«âge*  ik  2000  livres  cfi  IftTt  et 
l'i80;[Ai«s.,V,  573;'  Caè.  da  t., 

Bhdssb.] Pr«ii   p^rt  i  îa 

caiDivgnede  Normandie,  1,300, 
20s,  289,  290;  et  ji  la  leconde 
campasDirde  GuypQne,  II,  33. 

èrugt*.  f,  1817,  373ï  II,  379,  289, 
303,304,  384.  Les  marchands 
des  oationi  tHe  —  inlerviau- 
qei(t  pré*  de»  Ganloi*  poui  la 
paix,  1,  407i  et  sont  cliargés  de 
se  rendre  prèi  da  duc  de  Bour- 
gogne) 408;  les  habitants  de 
1  ~  'en.  démêlé}  btcc  les  Gan- 
tois, kkk  ;  noavelle  interientiou 
des  marchanda  des  notions,  'l'iË, 
et  tuiv.  ;  rérolut  de  ce»  négo- 
cia bons  ,4^8-49  ; —  demande  au 
dnc  à  Be  pas  avoir  de  garnison^ 
II,  16;  reçoit  seulement  un 
capitaino,  iiid,  Saint-Donat  de 
-,U,  317,  384. 

Bbhoh  (Louis  de),  leigucnr  de  la 
M 


byGoogIc 


4?« 


TABLE  ANALYTIQUE. 


Gtothute,  comte  de  Winchei- 
ler,  prince  de  StMuhuyM,  che- 
valier A  Gavre  (lkb3);  échan«on 
du  duc  de  Bourgogne  (14^91, 

S  au  ion  conseillée  et  clùmbel- 
in  (l(i56)i  cbevgUer  de  la  Toi- 
loB  d'or  (  U61  )  ;.  cheraUer 
d'honneur  de  U  ducbnie  de 
Bourgogne  (1479).  U  duo  fut 
en  IkùS  parrain  d'un  de  tet  eâ- 
fciiti.f  1M2.  [CDi.i/«t.,  Gbd- 
THDta;  Lk  BAsaB,  U,-230;Dd 
CuB«Q,  69,  171  ;  L*  Mabchk, 
■  k7^;'Vk!i'PBXTn,Heck.iw  Louit 
de    Srugti,  PMis,    1831  ,  in-8°; 

Lab.,  I,  M9,  171» 475.] 

Nommé  capitaine  de  Bruges,  II, 
16(ainié  dani  cette  ^ille,  iiid.; 
prend  part  k  U  gnerre  de  Gand, 
81;  1  U  joute  de  LUIe,  129; 
■on  vau,  187-8S. 
BetmwiCK  (Henri,  dît  le  Pacifique, 
duc   de);  né  1411 ,  f  1473.' 


I  par  l'archevêque  de  Co- 
II,  269;  T^géparlednc 
ae  nourgognc,  iiid. 
Bntiïiwm  (HéUne  de  Qèves,  4u- 
.   cheB9ade),WEardu  duc  Jranlur, 

t  1471.— n,  269  I10/B2. 
BruxttUi.   I,   51,    80,    110,   379, 
381,385,  M)l;U,-27l,  330  et 

BimiHCu«M  (duc  de].  Voj.  Staf> 

Bush..  Voy.  Bevu.. 

Bmiixa  (pierre),  conseiller  dn 
dauphin,  1,  138  «o». 

Boi.  ou  Basbt  (Gaorgei  de),  hour- 
geoii  de  Gind,  conaeiiler  et  se- 
crétaire du  duc  de  Bourgogne; 
Mnbauadeur  en  Angleterre  en 
1466,  et  en  Autriche  eu  1488. 
[Voy.  Kkbvïi.  iiE  L  ,  m  ;  267- 
68  ;  IV  (3"  édit.),  435  ;  Mlle  Du- 
pont  dam  WkviuN,  II,  341  et 

343  noles-l 1,  380»«'(e,  384 

et  note.  Let  GantaU  veulent  le 
&ire  aisauiner,  I,  379. 

Butgarie.  II,  365. 

SuUigiierUU.  Bataille  dq  —,  I,  48- 

BcBuii  (Gaspard),  maître  de  l'ar- 
tillerie. I,  70  iwte. 


Simikn  (Jean),  seigneor  de  Mont- 
glal,  chevalier  &  Reims'en  1461, 
conaeiiler  du.  roi,  trétorier  de 
France  «  -maitre  des  comptes, 
capitaine  de  Meaux,  etc.  ■{■ 
1463.  ~  !,  313  luitf  t.  Com- 
miisahr  pour  la  reddition  de 
Blaye,  333';  soumet  plnsieun 
illes,  335-36  ;  uégode  la  red- 


.  ditioD  de  £ 


,  339; : 


le  Bordeaui 
donne  son  avis  lors  de  U  délibé^ 
lion  SUT  l'ordre  i  tenir  dans  la 
campagne  de  Gajenue.'II,  33; 
amiége  Qtsiillon ,  iiid,  ;  donne 
son  opinion  sur  l'assaut  à  livrer 
i  Bardeaux,  70;  maicre  de  l'ar- 
tillerie ,  iiid.  et  Hott. 

Bdbeau  (Jcsnj,  fils  du' prêchent, 
é»*que  de  Béliers  (1460).  f 
1490.-11,437,443. 

Burgdorf.  Il,  247. 

B  rriur  ALL  (  Catheriji  e) ,  premitoetem- 
me  de  John  II  Talbot.  \,  90 
note  1. 

Surj-Selat-EdiBunJi,  ahfc^ye  où  se 
tint  le  parlement  en  1447,  1, 
ne,  117. 

Bssitbu  [Jacquemin  dp),  «mbas- 
ladeur  du  dauphin  ,1,34  note. 

BuTuw (James),  comte  d'Ormond. 
I,   194,  2ï3^no«  3,  ÏÏ7.    'Ea- 
voyé  au-devant  de  Hargmrite 
■  d'Anjou,  I,  86,  88. 

BtiTLER  (John),  fiU  du  comte  d'Or- 
modd ,  chevalier  à  Pontbise 
(1440)  ;  capitaine  de  Mante»  el 
de  Vemon; 'prisonnier  de  Du- 
Dois  ^  1453.  Wavrin  l'appelle 
le  mignon  de  la  reine  d'Angle- 
tfWe.  fVoy.  MoKSTB.,  Vï,  15; 
CuamEB,  II,  103  ;  Ms.  9037', 

166;  Wavrii.  ;  It ,  204.J 

Cap>tam«  de  Venion,  I,  194; 
»ert  d'otage  k  Rouen,  227,  358 


,  II,  65-67.    Cité, 


byGoogIc 


TABLE  AHALTTIQCE. 


CatH.  I,  338,  290,  316,  316.  A.- 
•iégé  mV  C^arln  VII,  306  et 
■uir.jDBililleialtiqnéeietpTÎMt, 
308,  309;  rendu  rt  i  qmUn 
coDifitioiH,  313;  DuDois  meit 
nommé  capitaine,  itij.  Porte 
d'ArgcDCcï  à  — ,  1 ,  307  ;  porte 
de  Bayeax,  310.  Le  Bourg- 
l'abbé  i  ~,  307  ;  l'ablwye  aux 
-  Dame»,  307  ;  le  roi  y  loge,  309  ; 
attaqué,  310,  311- 

CuABite  (duc  de).  Voj.  Anion. 

C*i.ABaE  (Marie  de  Bourbon,  àa- 
cheue  de).  Ajiitte  aux  fflei  de 


Caliktc  nr  (Alphonse  Borgia) , 
^lu  pape  en  Ikhb.f  1U8.  — 
II,.  378,  316,  338,  340,  341, 
365,  367,  371.  Donne  dii- 
penae  ponr  le  mariage  du  duc 
de  aère*,  280  ;  enrôle  Une  am- 
baïude  an  duc  de  Bourgogne 
ponrUcroiiade,  317. 

Camiraj,  Fête  donnée  k  —  par  le 

comte  de  Sabi-Fol,  II,  338-41. 

Cambkax  (AmbroiK  de) ,  docteur 
CD  droit  canon,  fnêqae  d'Alet 
le  34  leptembre  14a&;  déniii- 
lioniMire  ea  1460  ;  iJni  tard 
chancelier  de  Notre>Dame  (le 
Paru  et  doyen  de  l'Mbe  de 
Meaux.  [Voy.  Baiqi,  II,  383; 
Bitl.  ic,  da  eh.,  D,  II,  362-63; 

Caff.  chliat.,  VD  ,  1668] ' 

Faliificateur.  da  la  balle  pour  le 
aariage  da  comte  d'Armagnac, 
U,  291  aott. 

Camtréilt.  I,  360. 

Cuaoji  (Roger,  togheur  et  baron 
'  de),   capitaine  de   40  lioiDmw 

*iee  du  roi  et  du  duc  de  Bod- 
fbrd  en  14%.  [Oa&.da  (.,  Ca- 
■oai  ;  IbuDBkP.,  ..Afis.  norm., 
62  ;  Toy.  Procted,  and  ori'ut., 
VI,  251,  252.] Comman- 
dant i  BordMus,  H,  72  ;  Dcgo- 
cie  la  reddition  de  cette  ville, 
ibidr  et  nût.;  neut  Itouto'  le 
roi,  75;  en  miwto  i  Ij^, 


Campàie.nn),  amtTée  de  Belgiqne, 
!,  104. 

CAitPO'Faxaoao  (James  de].  I, 
114  note  1.  . 

CutFo-Fasooao  (Pierre  d«),  doge 
de  Géoei.  Sa  conduite  t  l'égard 
de  Nicole  de  Gireame,  II,  267. 

Cmiçt  (le).  Voy.  Coiox». 

ÇuiCEuiT  [Marecny),  homme  d'ar- 
mea  françait.  I,  34!. 

(Unin  (le  hitani  de),  leipeuT  de 
Monteccoiirt,  Chevalier  à  Aude- 
narde,  I,  396. 

Càpdobat.  Voy.  PoigixD. 

Cu-israi^  (Saint-Jean  de)  [C<^i- 
iianuM\,  diidple  de  laint  Ber- 
nardin. -J-  23  ootoKre  1456.  — 
Sa  condoîte  au  ûége  de  Bel- 
giade,  II,  327. 

GâHAjfAn-OoLi  [(7ainarrîan],|irince 
de  Caramanie,  II,  365. 

Caranan,  pris,  I,  202;  l'année  du 
dnc  de  Bretagne  y  séjourne, 
203 ,  ainsi  que  celle  du  comte 
de  dernmnt,  979  et  luiv. 

CABHOISIEn.Voy.  Kkb.voiu9, 

Cuntu  IV,  roi  de  Pologne  (1447< 
93),  — U,368,371.FaTorisela 
révolte  contre  l'ordre  tentoni- 
({ne,  11,  274;  vaincu  dans  une 
bataille,  U  l'enfoit,  iiiJ. 

Ciulelnuoyo.  U,  347. 

CtnroLiom  (Jean  de),  ^véqne  d« 
Coutancea,  puittie  &  vie  et  car- 
dinal du  titn^  de  Saiot-Q^ 
ment  en  14â6.-t-14  avril  1460.— 
VlputaO  devant daroi  IRoneà, 
1,231,  242  «ot<,- légat  du  pape, 
U,  255,  372. 

CiUTicuoNB  (Zenon  de),  trfcjne 
deLideuK  en  1433,  de  Bayeux 
en  1432;  membre  du  grand 
,  cattHÏl  dti  roi  d'Aneleterre  en 
1443;  cbancelitt'  de  runiversité 
de  Caen.  f  1459.  — Vienwu-de- 
vaiit  dti  roi  i  Rouen,  1,  331. 

CiuiiUaa,  pria,  \,  336;  aasiéeé.  II, 
33  et  SUIT.;  lecauni  par  lUbot, 
36;  bataille  de — ,  36  et  «niv., 

CktmMt  (comte  de).  Voy.  Au»- 


(G.«l 


«de],  4 


bjGoogIc 


TAM.F.  AWAtyriQUE. 


écboDlMi  tl  j  duo  «le  BonrfOgne. 
Son  vtru  i  la  Hie  du  foisan.  II, 

221- 

CauJthc.  I,  227. 

CAurnsoi  (Pierre  du),  dit  IXjenaM, 
chevalieE,  seigneur  du  C^unDy 
et  de  Fontaio^le  Bonllani-lei- 
Hcnchin,  rend  avfc  Mathieu  du 
Ciurroj,  leB  Î8  mai  et  39  Oc- 
tobre Iï(i6,  t'aTcD  «lei  Gef)  qu'ils 


11  du  c. 


e  deS^inl^lj 


paratteal<i73;  _    , 

ciireurpuiB-B«i  lOairei,  en  Np- 
temb»e  1485.  [D.  Vmjtv.,  2», 

l66  et  jo.)  « Chevalier    Ji 

Pont-Aud«|ner,  1,  192. 
Caux  (païi  de).  1 ,  22*.  Baillj  d« , 

—  ,  VOy.  HlTABT. 

CXuinu»  (pricar  dei].  Voy.  Ciw>- 

Cbrdi 

Saint  -  CIu>togQae  en  IMS. 
+  1459,  —  II,-S92etBo/el. 

Chahaubei  (AntoinedeJ,  coliite  de 
Dampaiartin,  vicomte  'de  Brt- 
leuil,  con>eiIler  et  "Ctiadiliellaa 
durui:graiAlp«iiDctieren  Ikkt; 
hiilli  de  Troyes  «n  1450;  •édV- 
«hal  d(  Carcaiionue  en  1466; 
graud  maitre  -de  l'bôtcl'  dis  roi 
e.i  1487.  i  1488.  [V™.  Ans., 
,  VIJ,  Uli  Vin,  382;  T.  se* 
26,  lfl47  (lien,  orig,  et  8«<an)  ; 
'D.Vb.l«v.,24|27v->.30.1 — r-- 
I,  10,  121  aoU.  Figure  au 
tiëgede  Rouen,  l,  212,  n  à 
l'entrée,  241  ;  fait  padie  d«  l'ar- 
mée envoyée  conlre  le  comte 
<i'Ai:magi«c ,  II, '296. 

CuABAnrEi  (Jacques  d<j,  feiEneur 
de  Montagu  et  de  la  Fatia^e, 
chevalier,  conieillcr  et  aliaai}>el- 
lan  ^n  Toi;  sénéchal  rfe.Bour-' 
bonuqii,  puis  de  Toulousa;  ca- 
pitaiuc  deCreD  en  1430;  grand 
raaitre  dt  rhitef  du  roi  eu  mai 
1461.  +  30  «clobre  1453.  [Ans,, 
VllI,  366;  r.  se,  \V!,p»si»V 
148.  3283;  D.  Viujtv.,  24, 
27.]- — Figure  à  l'ûlUée  de 
Rouen,  I,  3U);  à^  batailje  da 


FArmigDj,  279;  prend  part  à  la 
prerilitee  campagiiedeGuyeiiiw, 
331,  335f  figure  à  l'aurAe  âe 
Bordcaax,  358  ;,  négocia  la  red- 

.  dition  de  BaTonne,  862 1  prend 
part  i'Ia  seconde  campagne  de 
Guyenne,  U,.31;66, 68.- 

C*iiLLY  (Deuil,  teigaenr  de)  .et 
de  la  Hote-de'Naiigii,  dieva- 
lier,  conseiller  et  chaiaibdlan  dn 
roi;  rapkatne  del 
td  ( 

en  ljt30;  capitaine  de  Hdun 
('■  U37,  et  de  Crécy  en  Brie 
(lOavril  1440)^auùtre  foretcier 
de  Ja  for^t  de  Wikxfi  en  IWl. 
[Cab.  du  t.,  CHAtiir;  D.  Vn.- 

■uiv.,a4,»6  r-*e  v°;  t.  «., 

27  (sîgn.  oHg.);  cM.dt  Bi^^, 
100,  221  ;  La  Boqcb,  1 .  TO3.  j 

■ Auiége  Châtean^vaJUard  , 

'  1, 3 1  Ot  figin^  à  Houen  dan»  Xir~ 
née  deCbarlM  VII,212. 

Chailli  (Gilles  de).  I,  19&. 

ChalaU,  pris  d'aMaot,  II,  31. 

CkaUntej,  le  soumet  k  Cbârle*  VII , 
I,  28. 

CbdloA-sur^aânt.  I,  265. 
^H^bxt-suK'SAâi'a  ^értq^e   de). 

Voj.  GEB.HAra. 

Chapon  (Charles  de),  iila  de  Jeau 
de QuIoD, «eigîieur  de  Vftaran, 

,     puis    comte   de  Joigi^;   il    fat 

fait   clienlier   A  T«rflioude   en 

1*52.  {Cl^on.  de  Ukùn,  7051. 

.  ~   9oo   frru  i  la  fêle  dn   foi- 

san,ll,  179..       '.. 

CuAi«n  ^nuÎB  de),  prince  d'O- 
range ,  oncle  du  w^édent.  + 
1463.— 11,17»,  329™**!;  re- 
.çoit  le  duc  de  B6u^gne,*259f 
aceonuiBgne  le  dauphm,  353. 

CnMoFii-mr'Marmt.  Cbarle»  VU 
réside  A'—  ,  1,  U  et  nÙT.,  61 
'  et  sniv.^  i\  et  suiv,;  conTentiop 
leitiie  à  —  artc  la  du^esse  de 
BtfDFgogw,'  45  at  ■□».,  9); 
tfic,  è  —,  M,67;  aigaetf6on 
à  ^-'  piïur  l'iltaire  du  cotnie 
d'ArtuBgnac,  61  et  sdÎt. 

CHAL^as-ius-iMjl&NG  (év#qae -Jle). 
Voy.  Tbb  (Guaiamne  le). 


byGoogIc 


TABLE  ANAETTlQUK. 


CkAU>--<l  (Baufe  ou  Jpao),  écuyer 
angUii.  Joule  arec  Lonîs  de 
'  Beuil  i  Tour»,  I,  108  ;  ÏAewe 
mortfUcinRit  ■•on  advrmire . 
109  ;  hopwDTi  et  pcétPDti  qu*on 
lai  bir,  110;  WB  déwspoir, 
nOet  no4«.  .         ' 

'  Chinbei  (Jaan  ie),  leigneDr  ie 
MaiilBoi¥Mi  et  d'Argcntoii,  cht- 
^Blitr;  (errw»  «a  1^18  afccneuF 
écujer«,de  sa  compagnie  inrrn 
[«ordres  fa  leigneur  de  Poi^t; 
prender  caaiae  d^iiel  ^u  roi 
•  et  son  uaDMiller  et  dumbrllae  ;' 
owitaiiie  dt^  Thalle tnond-Mir- Gi- 
ronde, de  1.1  RochvUe  et  de 
Niori^c«D>eill«r  et  etiumb^Haa 
daroilKjuU  XI.  [r.V.ei, 
'  4673-7»;  1  ^,Dawini{>i(!D.  orig. 
etaceanx);  Cai.  deil  ,CuàXBBë 
(iiié:]  ;  Ajr«r,  1V,.K3;  «;*/.  «. 
.     Jfj  cb.;^,  lu,  :fiS^i6iD.  Fon- 

TBHiAtJ,  ÏB,  27.';.] Envoyé 

par  le  roi  afi  '%aphyi',  I,  428  ; 
fait  ion  rapporr,  itSQiivq&it  uiy 
HttredeGaLHel  aetkioei,il.ié.f 

•  rèavojé  ign  le  dauphin,  430^ 
fait  ion  rapport,  ^4^  négocie 
ta  rediIitioD  de  Bordetific,  ■, 
73.  ai&,l,  43Jet>biT„4ii041. 

Xliambroit,  sa  redditioD,  I,  ISS- 

Ciatpagnt.  I,  16,  25  ;  U,  398.  ' 

CuAmKOH  va  Ca&noïc  (Antrc- 
giuft],  cbewlien  de  rjlAteI>d« 
roi  de  Sicile.  Tné  d«ps  4f* 
jontr*  1  SwuBur,  L  108. 

Clmpelle  Saint-Deuil  JW).  JI,  ^liD- 

QsiAtti  V,  Suniommé  le  Kcht, 
I,.33. 

CharlIrVI.  l,  131  nolti. 

CB*»a*.  VU.  1 ,  i,  5.  7  acte,  5  , 
>,    13,   16  ncl;    »,   2b    aote, 

'■  31,  n,Mnote,  35,  ^,39,50, 

"  56,   110,  .lli5,   IM,   166,   175, 

187,  188, 193,199, 207  eiiuit., 

,  2i8,  244,  260,  271^  274.  p%, 
28e  et  «uiT.,  291  et  suit.,  330 
et  Buiï.,  356  et  iuIt.,  360,  362 
M  lui*.,  367,  368 i  11,  88,  32 


I  et  s 


„81  n 


•nir.,  382,  351,  369,  371,  379. 
S'il  fit  bien  <^  conclura  nne  tr^e 
iTcdei  AogMs,  8,.9;  se 'décide 
k  ea-rirsrx-  une  armée  contre  In 
Siii^ea,10;  rMiembleies  troupes 
çt  se  met  en  marche  pour^Iler 
réduire  Meti,  35  ;  notifs  qui  le 
déterminent  4  crtle  imerTe,  26 

-  et  note  3;  s'établit  k  9ancy,  26; 
Mijoit  des  Qoavellea  du  dauphin 
-et  de  l'armée  d'Allemagne,  '^id.; 

^  refoll  la  loiitniuîon  de  plusieurs 
TÏEIes,  .dont  certaine*  <e  sqp- 
^ettcui't  lui  Tolomairemeut, 
npénntétregcnTeméei  plusse- 
rement,  itid,  et  S9j  confirme 
les  priTilégn  de-Verdnn  cl  d'É- 
^Hual,  38  '"">  8  et  4;  re^oîi 
une  députatiou  desUessitu,  30  ; 
loi  fait  ifépondrf ,  31,  et  lui  ai- 
terdg  un  ^rlai  [tbur  en  rèféier 
-  anx  jleisins,  33ien  négociations 
•r^ec  Frédéric  ifl,  Jfa  note;  KTea 
la  marqaU  Ae  Bade,  35  noie,  43 
'  nau  1  ;  reçdtt  nue  nwTelte  am- 
bastade  des  Messins,  38  ;  conclut 
un  traité  avec  eiw,  ibid.;  pttaA 
pan  ant  fêtes  donnée  i  Nancy, 
4Cf ,  et  aux  jpttfcs,  41  ;  se  rend  Jr 
CljUans,  42;  re^it  de^  «nihaR- 

.,  £aJe«,de  divn*  princes,  43  et 
,nolt  t  ;  s'allie  avee  VarchevApie 
de  Triies,  le  comte  de  Blanc. 
Lrnheim,  l'électeur  et  le  duc  (le 
Saxe ,  le  duc  de  Juliers  ,  43 
aole  1  ;  en  relation!  diploMa- 
liques  («if  les  avee  les  nkéncs  t:t 
aiec  l'archevêque  de  Colore  et 
te  comte  palntu  <Jn  RUn,  Itid.; 
en  poerpvlers*  avec  le  ijjic 
d'ToA  pour  le*  mariage  d'une 
de  ses  £lleG  avec  le  fils  du  duc, 
ibhd.";  difficultés  snmenues  entre 
lui  et  le  dnc  de  Benrgogne  rela- 
(heiTiPDt  i  l'exécution  du  trahé 
d.'Arras,  43  et  itate  3  ;  set  négo- 
cia lion  s  p\  Eafeur  dta  roi  de 
Sicile;  44  et  note  î  ;  disposé  i 
Ttttm  en  paix  avec  le  duc,  45  ;  re- 
'çoît  avec  honneur  laducbeMe  de 
Bourgogne,  envoyée  versini  par 
le  doc,  tiiid.;  nAgaciations  en\re 


bjGoogIc 


TABLE  ANALYTIQUE. 


ton  conicilet  celai  3udac,  46  M 
MÛT.;  kiterriait  prè«  de  la  Aa- 
cbene  en  favear  du  rai  René, 
VJ;  met  en  déUbératioD  là  ré- 
forme des  geni  de  gueite,  53 , 
dont  il  l'hait  Qccapë  à  phiûeun 
repmei,  Hid.;  part  penoiiDelle 
qo  il  prend  à  la  diicnMiODy  âïj 
ordoDlie  de  Mnder  gecrttemenL 
1«<  principaux  capitaine*,  i^.; 
prend  une  rétolutïoil  définidiv, 
55  ;  fait  -rtiiir  eo  sa  pr£«eiice  lei 
capitaines  noaTctlFtœnt  initi- 
tuéa,  &7;  reçoit   à  ChSIani  de 

-  nombreux  ambaïudeoTs ,  61  ; 
donne  audience  anj!  eafoyét  du 
comte  d'Armagnac,  61,  62;  fixe 
un  jour  ponr  la  réponae  i  leur 
faire,   63j   donne   la   parole  k 

'  maître  Jean  Barbin,  iila.;  anto- 
riae  lei  envoyé*  du  comte  k  ti- 
pbquer,  69  i  reçoit  leur  demande 
engrlce  eta'y  muntre  favoraUe, 
S6 1  rend  ■«■  Éiau  au  comte, 
itid.,  et  lui  octioie  dei  lettres 
de  rémisùoQ ,  ié'id,  iwli;  tria- 
le«e  que  lui  cause  la  mort  de  la 
dauphlne,  67;  quitta  Chilon*  et 
•e  rend   i  Seni,  68;   congédie 

■  phuie«rs  leigneura  de  la  conr, 
lild.;  encourage  Evrard  de  la 
Hark  dans  son  boHiliUJ  contre 
le  dnc  de  Bourgogne,  linote  3  ; 
en  pourparlers  atec  Liège,  iiiJ.f 
accueille  jojensemeat  le  cbmle 
d'Aagoulème  à  «on  retour  en 
France,  83';  consent  tui  maiiage 
de  Marguerite  d'Anjciu  aTcc 
Henri  VI,  84;  informé  de«  in- 
telligences de  GiUesde  Bretagne 
BTec'les  Analnis,  97;  décide  ayec 
le  doc  de  BreiaRne  de  te  saisir 
de'la  personne  de  Gilles,  4iid.; 
le  Ut  arrêter,  S8  ;  inteivient  an- 
près  dn  duc  pour  qu'on  prooède 
à  l'yard  de  Gilles  i  nne  infor- 
mation régulière,  liiJ.  note  k; 
lait  d'activés  démarche!  pour  sa 
mise  en  liberté,  ijii'.,'  ses  projets 
contre  le  duc  de  Bourgogne,  99 
naM  3  ;  obtient  le  conconn  de 
l'arcfaeréqufe   de    Cologne ,  qui 


entame  une  luHc  areo  le  dnc  de 
a»ves,)>eaa-erèrede Philippe  le 
Bon,  iiid.i  autorité  nue  joute  à 
Saïunur,  107;  aaAt«  i  Tonrs  à 
une  joute  entre  Louta  de  Bmîl 
et  l'Anglais  Cbalons,  108;  re- 
sreta  qu'il  donhe  i  la  uort  de 
Louis  de  BeuU,  109  ;  éohange 
d'-ambastades  entre  lui  et  Hen- 
ri VI,  111  et  net,.;  les  GéncHS 
veulent  te  donner  i  lui,   113; 


ri  Tt,  11 Q  i  rey^it  les  déuonois- 
tioDsdu  dauphin  costrc  ceruùiu 
de  «es  conseillera,  120;  reçoit 
une  lettre  du  sultan  de  Btbj- 
lone,  121  ;  litres  que  Ibi  douoe 
le  sultan  ,  123  ;  avait  écrit  an 
sultan  ,  193  ,  et  Ini  avait  en- 
voyé un  présent,  itid.;  denuodes 
adressées  par  lui  an  anltan,  itu/.; 
pi^seiits  qu'il  en  Teqoit,  124; 
EomAe  Les  Anglais  de  rendre  le 
Mans,  128;  ordonne  de  les  y 
contraindre  par  la  force,  iUd.i 
en  négodationsavec  Henri- VI 
à  ce  sujet,  cild,,  129  note,  130 
BBtei  'somme  le  dur.  de  So- 
menet  de  faire  cesser  le*  ra- 
vages des  AnglaÎB,  133  et  note 
2  ;  reçoit  les   déuonciationa  do 

'  dauphin  contre  Bréié  ,  lS5  , 
dont  les  services  tui  avaient  pin, 
136  ;  accorde  *  Brézé  d^tre 
mis  en  jugement,  ilid^;  aatisfut 
de  ses  eipllcatioçs,  137;  témoi- 
gne de  la  faveur  à  Pierre  de  Lou- 

'  vain,  147;  mécontent  de  la  prise 
de  Fougères,  155;  envoie  une 
anjbasMde  au  duc  de  Somerset 
pour. le  sommer  de  restituer  la 
villa,  155-56,  et  ï  Heilri  VI. 
157;  mécontent  de  la  réponse  do 
Toi,  158  ;  jreçoit  dea  ambassa- 
deurs du  duc  de  Bretagne,  iîii^.; 
réponse  qa'il  leur  fait,  158-5&; 
dâibère  sur  la  mpture  de  la 
trêve,  160  et  suK.;  envoie  une 
amhaaHde  an  doc  de  Bretagne, 
163;  répond  aux  ambavadeur* 
ds  Somerser,  169;  réunit  aes 
troupes  sur  la  frontièrede  Nor- 


byGoogIc 


TABLE  AHALTTIQUE, 


4«7 


mandie,  \Sk;  délibère  Nir  la 
reprÏM  d«*  houilitéa,  185;  fait 
lai-mème  l'expoiè  de  la  qatt- 
tioD  ,  itij.  nott  2;-  dëcuàoni 
phaes,  186ieDToie  des  aaibai- 
aadenra  an  duc  de  lourgo^e, 
iiïd.;  re^it  leur  rapport,  189  ; 
■a  bonne  renomniée  facilite  la 
conquête  de  la  NaMuasdie,  195 
«Ole  1  ;  mtre  en  Narmanf  e, 
196,  oà  il  est  l«çii  avec  Joie, 
196-97;  marobe  sur  Rouen, 
311-lï;  Hwiine  cette  *Ille  de 
■c  rendre,  213;  envoie  Dun&ii 
devant  Roaea,  itiJ.;  t'y  rcad  râ 
pertuniie,  2l4-lâ;  re'toutsv  ft  i 
Amt-de-l'Arclie ,  216;  reçoit 
nue  ambauade  de*  Rouennaik, 
an-18  ;  négocie  a»ec  euK  ,  218 
e|  SUIT.;  part  pour  Rouen,  221;  , 
rencontre  qu'il  lait  d'Anglùsaui- 

Îuels  il  dAnne  de  quoi  payer  leitr 
épense,  ibîd.;  duiu  bre  coniiidéni- 
ble  et  brillant  aspect  de  sM  trou- 
pes, S  22;  reçoit  Somenet  aSainte- 
Cadierine,  223  ;  réponie  qu^l 
lui. fait,  Md.  et  2S(>  noifi  son 
attitad«  loyale  dans^les  né^cia- 
liooa  a*ec  Sumenet,  234  note  , 
125  icte;  célèbre  è  Sainle-Ca- 
iWine  la  fête  de  la  Toussaint , 
2%  ;  fixe  le  jour  de  son  entrée 
dans  Rouen,  229  ;  don  fait  par 
lui  1  Talbot,  S30;  joveuseté  qu'il 
lui  dit,  iéid.;  eatre  ouis  Rouen, 
231  et  suji.;  touche  de  l'émo- 
tiisi  d'un  bourgeois  qui  lui  p^é- 
■ente  les  clefs,  232;  remet  les 
defs  i  Bréié.  233,  qu'il  lient 
pour  décbaïf  é  des  accusations 
poitfei  contre  lut,  iiid.;  son 
Quntean,  337  ;  aun  épée  de  pa- 
renent,  i6id.;  comment  iV  était 
monté  et  habillé,  338  ;  son  été»- 
dard ,  !iid.  ;  dépaise  ton*  set 
prédécesseurs  pat  la  ■olennîM 
dé  son  eqtTéc  dans  Rouen,  S41  ; 
se  T«nd  à  la  catbédMle,  242; 
loge  à  l'hfitel  de  TaicheVjqae, 
IbiJ.;  fait  répondre  à  lajetjuéle 
que  liiipréMntentIeBRou<uinai«, 
2<i3;  règlements  qa'il  Tait  pa- 


-fali^,  itid.;  sinctementobiervés, 
S%4;  înterdk  de  publier  dans 
«ott  royaume  le  pas  de  la  Pèle- 
Ùne,  3S0;  courroucé  de  la  perte 
de  Valognea,  3TS;  joyenx  de» 
soocèa  de  tes  troupes  et  en  re- 
mercie Dieu,  2fW,  305;  regrette 
le  duc  de  Bretagne ,  390  ;  at- 
aemble  des  troupei  ponr  achever 
ta  conquête',  305;  assiège  Caen, 
306  eisùÎT.jTeatftreeo  personne 
il  l'auaui,  808  ;  tiÉttiK  qu'altént 
•on  arméa,  311;  mcorde  une 
trêve,  812;  ne  vent'nas  laisser 
donner  un  assaut  général,  liid.; 
bit  négoeieT  la  reddition  de  la 
TÎUe,  îbid.;  agrée  le  traité,  313; 
bit  acberer  la  conquête  de  la 
Nonaandie,  316;  institue  une 
procession  solennelle,  317  noit 
2;  dissout  son  armée,  317;  re- 
tourne à  Tonr^.  318;  ewrcùe 
une  année  en  Guyenne,  31t; 
joyeux  d'un  succès  remporté; 
334;  dacide  la  campagne -de 
Guyenne,  324-95  ;  assemble  soo 
armée,  325;  fait  nn  r^ement 
pavr  les  sens  de  guerre,  325  er 
SUIT.,  pnblié  avant  son  départ, 
329 }  joyeux  de  la  prlsede  BLaiye, 
334,  et  de  cellede  Fronaac,  336; 
niindé  'par  Dunois,  iiid.;  Or- 
donne d^assiéger  BayiMne,  3GI; 
marche  contre  le  duc  de  Savoie, 
410;  négocie  BTcc  lui,  411,  et 
conillut  un  traité,  41£;  apprenj} 
ta  rébellion  de  Bordeaux,  ^13  ; 
ordonne  de  Teiller  à  In  gorde 
des  jjaces  de  la,Guyenne,  416  ; 
mécontent  du  dauphin,  425;  ré- 
pond en  penotuie  à  ion  envoyé^ 
436';  nouvelle  réponse  qu^il  Loi 
fait,427;envaieJeandeChamI>es 
an  dau{riiin,  UB;MlIi&itde  ton 
rapport,  429;  annonça  l'envoi 

d'une  lettre  que  le  dauphin  fait 
écrire,  iiid.i  délibère  à  ce  snjqt, 
430;  lui  envow  deux  ambaâsa- 
deors,  ibid.;  teneur  de  leurs  in- 
stmctions,  431-34;  mécontent  de 
la  réponse  qu'ils  reçoivent,  435; 


byGoogIc 


4t8 


TABLE  AWALïTIQUE. 


définit  rameiKT  pitt  <!«  lui.U 
daaphin,  489)  racôli  3t  hii  «ne 
unbasMde,  Uiid.i  délîliire  «ut  la 
répaiu«  k  lai  faire,  ^iiO  ;  tatear 
de  cette  répoiwe,  i&ii^.,'  renvoie 
rânOMUade,  kki  -,  répood  i  up'e 
.reqx'tedn  dHipbu>,*frii/.,'  refiue 
de  comnienoerlM'vQtM  de  fait 
contre  lui,  443,  limm  dans  le 
es»  où  il  poniMenit^  k  déiobéir, 
iM.,'  ÏBtervieDt  daiii  U  ({«erclle 
d«a  GaMoU  et  dn  duc  de  Bour- 
.  fiogoe,  U,  9  et  iiuv*.;  bot  leerq) 
de  cetre  intervention,  10  note; 
Ml  amluiuBdeurB  auicurt  de  la 
paix  eolrsletGanteis  et  leda% 
13;  îb abordent  près  du  dncle 
•qC'>'>d  poinl  de  l«ar  mîsiion, 
22  noie:  débb&fe  bdt  la  rébel- 
ifou  delà  Guyenn*,  30  ;  y  ea- 

■  Toie  an*  armée,  3l  ;  ^y  rend  en 
ptTSODOc,  iUd.i  refuse  d'accep- 

.  ter  les  condiiion*  de  la  «oudiu- 
sion  de  Cadillac,  6^  ;  TaiiGe  le 
rfAiié  concla,  67;  Jsof  «siéger 
,    BIaBq#efort,fl8îu,^ocielare.t   . 
dilÙHi  de  Bordeaux,  â9;paroles  ■ 

'ou'il  pronouee,  70;  ordonne 
louant,  71  ;  refrend  les  iié^o- 
riaiioni,  73;  dontie  audieoce  an  ' 
irdeCamovs,  75;  délibère 
la  reqnéle ,  iMif.,-»conrtu(  le 
tnité,  78  ;  change  Los  arines  de 
Bordeaux,  76  (M'aSi  renwlele* 
ÀMglaÎB  resté»  en  Guyense,  77; 

'flit  asd^gn  Bemiuges  er  Rions, 
78  ;  donne  ordre  de'  s'emparer 

•  ^n  navire  an^îs,  TSi^omnié 
par  Saiaie-ÉglUc,  dafl*  sa  comr    -, 

SlaintP,«ubaDquetdeLille,lSB; 
onne  son  conaejiteiumt  %v  ma- 
,  riage  dlsabeltc  deBoaibou  «reb 
le  cotale  deCbarolaii.  264,  270;. 
'tnnaillé  i  la  f/àx  entre  le  dau- 
phiu'et  le  dac'de  Savoiq,  t65j 
■da4ne  des  seeoun  1  Nicole  de 
Girame  pour  oombattre  \et  in- 
,  fldèksj   266;   fou    aitàcbemHit 

Euf  Jacquet  Cœur,  281,  qni 
prête  de  Paient  jMur  la 
campagne' de  Nt^nandicr  3SI, 
286  et  aolti  reçok  de*  aêcnaa- 


lidBs  contre  lui,  282  ;  mécontent 
da  sa  oonduitr,  383  ;  «momwu 
<  d'Agnè*  Sorel,  ibij.;  fait  arrêter 
Jaoqoc»  Cœur,  284  ;  peu  ulia- 
faâ  des  excnseï   qn'il  àii%ae, 

■  288;  Idf  fait  f[rice  dt)  la  vie, 
289;  méconteDt  de  la  coodaite 
criminelU  du  conlte  d'Arou- 
gnU),  €90;  remoutnncai  qt/îl 
mr  bit,  3^1;  obtient  da.pape 

.  sonabi^lutioBfiÂU.yeiiToieviA 
1^  conte,"  i{ui  était  retomU  dAu - 

'  donne,  293  ;  frit  marcher  tmear- 
*  «léé  ODsfre  le  comte,  ^95;  oon- 
^wertlecamté  d'Acvagnac,  2S6- 
97  ;    autorise   l'archevêque   de 
RAms  i  '  alsettbleS-  un  o^cile, 
310noM2;  établi  «n  BerTy,31]i 
en  négociatioup  ATec  le  duc  de 
BonrgoODe,    311  noie  S;   reçoit 
.     une  ambatsade  du dVt,  312,1  bt- 
({Belle  '  fl  répond  en   personae, 
'313;  paye  la  déjkense  des  ambas-  ' 
'  codeurs, i£î<^.;ntécoDtenta  ledSc 
^  (TAlençon,  318i  app^nd  M  tra- 
hison, 319  ;  expiin^e  sa  If;islease 
Mrles  d^ections  de«  princes  du 
Mug,   3l9,  334;  décisiim  qu'il 

Sreuitàrê^rdduduc,319)or- 
flane  de  l'arrêter,  320  ;  le  fait.  . 

■  oompaiattre  devant  lai, '823; 
re^jpll  de  Ladiilas  une  tettrc  de 
Huviade  annoaeant  la  levée  du' 
siège  de  ]^lgf«de,  328;  entoie 
Chahaànes  avec  miasioll  d'arrê- 
ter le  daupbro,  32Q  ;  répond  an 
dMe  d^&>urgoeiiL>  ral^liveinentl 
la  fniie  de  celm-ci,  331  et  note  1  ; 
Jn^caoùons  ^uU  prend  en  cas 
d'ujie  rD)mire ,  834  ;  oMbnnaQ- 
ies  qu'il  fairnubUFr,  ihid.;  reçoit 
uye  ambassade  dn  duc  de  Bour- 

'     gopte,  335-36  ;  teneur  d«  la  i*- 

SoBse  <fi''A  lui  lih  donner, 
37-4li  inpoiAilitf  OÙ  il  eat 
'  de  combaHre  Ici  ^'urci,  341; 
Bon  dê^r  de  ramener  te  ^aopl^n 
"•  près  de  lui ,  342  ;  songe  à  rotnpre' 
ivea  le  duc  de  Bonrgogn^,  843  ; 
fe  déDid«  à  attendre,  ihid.;  pa- 
role qu'il  prononce  au  sujet  du 


byGoogIc 


TApLE  AHAItTIQDE, 


tjauphin,  iiid.;  â»ait  i  u  «our 
deux  piiDCfuei  d'Ecoiae,  352; 
'■'  dccède  au  d^ir  de  la  rdne  d'An- 
gleterre et  envoie  une  arniie  dans 
,  eey''J*,iiid,;ie^a\fuiie  ambai- 
aade  de  Ladiilai,  3bi  ;  conelot 
*le  mariage  de  la  fille  Afiddeine 
aiec  ce  prince,  iéid.;  appiea^ta 
mort,  355  ;  Toulait ,  au  moyen 
dc^e^te  atliance,  rentrer  en  p<M- 
«eiiioîi  dea  ville» de  la  Somme, 
ritid.;  bit  faire  un  service  pour 
fcadi^lai,  iii'Artes  largeuesà  Vé- 
gai^desambassadcurshoDgroi*,  ' 
.  ^56;1ei&itféMriParis^iW.,et  ' 
:  qii'iji  ■ 
U  du. 

des  pain  la  sentence  de  condan^ 
nation  contre  le  duc  d'Aleni^on, 


sai-wi  ;  tes  otwèquea .  à  Ifittre- 
'  Danie,li31et>a;v.;etiS«iDt--be- 
nii,  440,  et  ^iv.  Nommé  le  Mtn 
itm,  I,  4;  II,  kii.;  le  hiin 
aimé,  II,  426;  w  prudence,  II, 
B8,  343,  394}  sa  sageue,  34S, 
394;  422;  son  graul  sens,  64, 
416;  son  habileté,  68  {sa  tail- 
t  lance,  64;  sa  fermeté,  70;  H 
mod^fatiou,  343,  416;  u  clË- 
mi^ace,  I,  312;  soa  humanité, 
ib'ii.;  avait  compassion  du  peu- 
ple, I{,  343;  non  viodicalif, 
394  ;  sop  éloge  par  Philippe  le 
Bon,  333.  Délibère  en  conseil  : 
lors  de  la  guerre  de  Metz,  I,  ^; 
de  laréformedrsgens  de  guerre, 
''52  et  suiv.;de  la  rupture  de  U 
tr*ve  avec  l'Angielerre,  160  et 
Juiv.,  184  et  Bui>,;  de  l'attaque 
d^Rouen,  2L3;  de  U  premiîre  ' 
campagne  ds  Guyenne,  324-^; 
Mir  û  conduite  à  tenir  t  l'égard- 
'  du  dauphin,  430,  440;  sur  la 
'  rébellion  de  U  Guyenne,  II,  30- 
'  31  ;  >ur  la  reddhion  de  Bo»- 
deavx,  75  ;  sur  la,trahisotf  du 
,  ^ac  d'Alençon,  319.  Ses  dons 
B  l'écuyer  anglais  Chalm),  I, 
■110;  à  des  gens  de  guerre 
anglais,  131,  221;  H,  77; 
an  comte'  d'Eu,  !,  199;  à- 
' 'Talbot,  230;  au  connétahle, 
28'?.  Ne  voudrait  pas  pour  nu 
royanme  Aiire  une  choie  qni  fût  - 
1  d^faonneur,  I ,'  224  note;  re- 
doute lea  rivalités  et  les  jalou- 


sparn 


«îller 


I, 


'   136.  Accusé  par-le  dncd'Alea- 

^fon,  de   n*iïtre  entovré  qui.  4b 

gCn*^dQ  bas  éUgj  qni^  le  gou- 

'   v«nent,  II,  322-  S>  gard«^'  I, 

Î3S  et  n«te. 
CtfABLBS  V  (  Canulkon  )  ^  roi  de 
•_■  SuèJeeBU48.f  1470.-11,369. 
Ç|ILB^ptTED«Sïvou,dB»hinedë 
^siuce.  f  IdM.-I.  J.32,  437î 
-  U  ;  333  ;  rejoint  le  dau|»hiD , 
T>51<53.  .  ■  ^  ' 
CaA^hu  ou  4^H^iuiAu  [Roimdl, 
écuyei^  Commissaire  poarUj«d- 
'    ditioo  ^eBUye,  I,  333.' 


byGoogIc 


TABLE  ANALYTHJUE. 


Chawti  (leigiicor  de).  Voj.  Bavf- 


(^ABHi  (Huine,  bttarde  de  Boor- 
gpgne,  dame  de),  fille  dn  duc 
Phdippe  et  de  Jeanne  de  Pmie, 
m.  p.  c.  du  30  wptenibre  1448. 

IVay.pourdonièellefalu,  Lab., 
,  3M,  61,  79,   98.)  —  Auiite 
i  U  fête  do  fkiMD,  li,  140. 
Chasoiau  (comte  de).  Voy.  Botn- 

Cb*bol\ii  (Catherine  de  France, 
comtene  de),  deuxième  fiUe  de 
Charle»  VII.  f  14M.— Son  ma- 
riage, I,  43  flof«  3;  U,  413; 
meurt  1  BmxeUn,  I,  110;  U, 
371  ;  enterrëe  Â  SalDte-Gndalle, 
I,  110;  regreli  ca.a»é»  par  u 
perte,  1 10,  1 11  ;  son  Ige  au  mo- 
ment de  la  mort,  tll  note  I. 

CbjUoi.ui  (liabelle  de  Bonrbon, 
comtmMde).  t  1465.  [VoT-  Du 
Ci-MOQ,  280-81.]  —  Figure 
dam  la  fête  du  faiian,  II,  140, 
236;  dinuie  le  prix  au  comte  de 
CharoUis,  337  ;  «on  mariage  «Tec 
le  comte,  dont  eUe  était  comine 
germaine  :  projeté,  24S  ;  trait^, 
264;  accompli,  270.   Citée,  II, 

■    315,  331  note. 

CaiXTiKB  (Guillaume),  éytqpe  de 
Paris  (1447). +  1472.  -Ara- 
bauadeur  à  Hantoue,  n,  3^  ; 
figure  aux  obateues  de  Char- 
le» VII,  438. 

Charlni,  I,  185;  Charles  VU  1 
—  ,  I,  196;  bailli  de  —,  voy. 
FLEtnuaiTT. 

Chabtbbs  (éréque  de).  Voy.  Ii- 

Cit*BTKi«  (Reenault  de)*  archc' 
T*quo  de  Beims,  chancelier  de 
France.  —  Euvoyé  au  doc  de 
Bonrgognt,  I,  'l'i  note.  . 

Chabteecse  (ûrGadifer),  selniear 
de  Genisiac,  mair*  de  Bordeaux 

de  14334  1451 1,323,339; 

GOmmiMaire  pour  la  reddition 
de  Blaye,  I,  332  ;  et  ponr  cAle 
deBordeatix.II,  29. 

Cbas,  machines  de  ruerte,  I,  308- 

Chassa  (Jean  de),  (Tit  Beneton  ou 


Benetru  ,  cheiali 
échanson,  écuyer  traôchant,  et 
enfin  chambellan  du  duc  de 
Boargogne;  re^nt  en  1439  la 
chttelleniede  Monuet,  et  en  1 451 


4ui  donna  en  1477  la  terre  et 
seigneurie  de  Vinaige  eo  Htcon- 
nais;  le  comte  dnSliuiie  lui  légna 
par  son  testament,  en  date  du 
10  décembre  I48I,  une  somne 
de  1000  écus  :  il  était  alon  son 
chambellan.  U  fut  blessé  eu  1452 
àNnele.  [La  Baku,  239,-^31; 
Coll.  de  Bourg.,  100,  235, 
910;  D.  ViiijiT.,S«,30;  La 
Mabcbb,  458;  Wavbin,  m, 
50,  51  notes  (curieux  détails): 
Chasieu.,  ,    483-84    (iiid.).] 

Figure  daus   la  joute  de 

Lille,  II,  130  ;  son  vtru  à  lafMe 
du  faiun,  213.  G.\é,tZl  mile  S. 

Chastsaubbiib  (leignenr  de).  Voy. 
Gaucoubt. 

CHA«TKAtJFOBT{Jeaii  de).  Prononce 
l'onisoD  ftanibre  dn  roi,  n,  ' 
4*7. 

Ca^tTZL  [Henri  du),  chevalier,  sei- 
gneur de  Me«le  et  de  la  Roche- 
dronion,  chambellan  du  duc  de 
Bretagne.  \Cab.  dei  t..  De  Cha»- 
t£l;  Ai.»..  VDI,  363;  D.  Vn.- 
i.ev.,  27,  82  t".]  — Tué  dAant 
Fongères,  I,  304. 

Chastel  {Jeau  du),  ou  de  Caitro, 
archevêque  de  Vienne ,  du  23 
janvier  1452  au  30  novembre 
1453.  — I,  431. 

Chastsi.  (Tean  du}.  Le  4  novembre 
1445,  Jean  du  Chastel, ' cheva- 
lier, reconnaît  avoir  re^ipOl.  t. 
à  liû  ordonnées  par  les  états 
du  bas  pays  d'Auvogne,  pour 
avoir  fait  A'acner  les  gens  d'ar- 
mes qui  occupaient  ce  psys. 
[Coi.  des  (.,  Do  Chastel.]  — 
i,  241.' 

Chaste]..  (Tanguy  du),  cheralier, 
ncomw  de  la  BetUiôv,  premier 
écayer  de  corps-  et  gnnd  maî- 
tre de  l'éctuie  du  r^i  en  1454. 


byGoogIc 


TABLE  AHALTTIQUE. 


b91 


f   1471.    [Aj».,   vm,   W«; 

r.  «t.,  ÏJ{0,3569«71.] 

Figare  aux  obtèqnM  du  roi,  II, 
kSk,  438. 

Cbmtblbb  (Jcin  du),  cheralier, 
•ciganiT  de  MouUuii,  tué  i 
Hootlbéry.  [GéaéaJ.  dt  la  m,  du 
Chvieltr,  1777,  in-i-,  p.  20, 
du»  D.  Gsuf.,  149.]  —  Son 
mu  à  U  Me  du  fakui,  U,  103. 

Chaiteller.  II,  310. 

Chaituxeb  (Simon,  leigiirardu), 
chevalière  GaTre  (l'ISS),  échu- 
lOD,  conseilier  et  mltlr«  d'bAlel 
du  duc  4^  Bourgogne  ;  par  1,  du 
SI  mm  1436,  le  duc  ordoDue 
de  lui  pajer  60  1.  pour  lei  fraii 
qu'il  m  m  i  Nipporter  le»  unit  et 
■  jour  det  Boii  qaand  il  fut  rai 
de  la  lalle  cd  l'hOtel  du  duc,  i 
Mon»;  il  doDne  le  3  a-nil  1453 
onittance  de  lea  gage*  tu  ^rrioe 
du  doc.  [LiB.,  II,  211;  Dn 
Ci^MCQ,  70;  D.  VniBY.,  27, 
93  T»!  Chroit.  de  Lalaui,  711- 
12;  BuTusi,  Trophéti  du  Bra- 

itffir,  II,  43.] Soa..»uiU 

Hte  du  bâton,  U,  197. 

CunxiajM^  (la  dame  dn),  femme 
cU  Kaon  ;  elle  était  dame  de 
Uarie  de  fiour^ogne  eu   1476. 

S|CT«EH«,   U,  44,]  —   Figure 
nilafétedu  faiian,  II,  236.  . 


tiégé,  ibid.i  pris,  2^1. 

CMmuMuf-en-Timéraii.  1, 196. 

Cbaockb  (Alice).  Voy.  StJwrtnx. 

Cluréourg.  I,  277,  315,  316.  A«- 
ûfgé  et  pris,  317;  prépaiatifi 
pour  le  (lége  ^e  —  ,  316  non. 

CuKsBB  (Jean  do),  député  de  Gand, 
U,  94. 

Chbtaiaht  [Loq»,  «eignenr  du) 
IpitevaUi],  écfaauoQ  du  duc  de 
Boorcogne;  marié  k  Catherine 
de  Tblern.  [As».,  Vlll,  155.] 
—  Figorc  dan*  la  fête  dnfaluD, 
U,  li9;  »n  »»u,  213. 

duvAi-LrEB  (ÉtieniiG) ,  tdgneur  dei 
Prune»,  du  Vigilaa,  de  Grigi^ 
et  dt)  PletwlftComte  ;  «ecr^ire 


do  roi  ;  naître  de  m  cbamlire 
aux  déniera  en  1434;  couKiUer 
maître  de*  compte*  le  15  aoât 
1449  ;  tréM>Her  de  France  le  30 
man  1452.  f  1474.  [GonanoT, 
hiHorieni  de  Chariea  VII,  881 
et  luiv.  ;   Compte  de  Kobin  De- 

nuot,   S.   fr.   1144,  38.] 

AmbaaMdeur  en  Angletnre,  I, 


113  n. 


160  ot 


Cbktbot  (Jean),  éréque  d*  T^- 
nay  (1437-1460),  et  de  iTul 
(1460).   f  33   ieptembre  1460. 

S  Du  CI.BBCQ,  151;  Lii  Baub, 
I,  1S7;  Toy.  Hoana.,  i  la 
Iibie.]  —  U,  104. 

Chihcubyiixe  (BuchiOàit),  chera- 
lier de  Naple«,  meurt  dan*  le 
tremblement  de  terre,  II,  847. 

dùnoH.  I,  163,  169. 

Cuhewuj.  (  Tbomai  ] ,  écurer , 
lieutenant  i  Contance*  de  Jean, 
aeigneor  d'Arcj  (1438);  lieute- 
nant i  Gavray,  de  Gnillaume 
de  Beanchamp  et  de  Jean  Hamp- 
ton  ;  donne  quittance  de  ta  ga- 
ge* le  7a»rill438.[r.*e.,  IBS, 

3779;Arch.  K  68,  183.] 

NoiDiné  capitaine  de  Valogue*, 
I.  378;  rend  cette  place,  292. 

CHBicmaa  I,  roi  de  Danemark, 
né  en  1435,  roi  en  1448,  f 
1481.  —  n,  369;  >on  aUianoe 
avec  Charle*  VII,  403. 

ChhiïtovhbIII,  roi  de  Danemark. 
-|- 1448.  — Son  alliance  projetée 
avec  la  France,  II,  402. 

Cicon  (Guillaume,  *eignenr  de), 
de  Montgenelle  et  de  Demaio- 
gerille,  chevalier  i  Liégg  en 
146B  ;  premier  écnyrr  d'écorie 
du  comte  de  Cliarolai*  ;  parait 
en  1483  avec  ■&  femme,  Cathe- 
rine d'Harauconrt  (laquelle  Aait 
Tenre  de  Jean,  bâtard  de  Vei^ 
et  mourut  en  1489).  [D.  Vil- 
«T,  Î9,  90  ï»;  A»».,  VUI.  35; 
Cmamit,Ul,  249  ;  Duaon,  99.] 

I,  105  loi'  ^i  son  vmi  i 

la  fête  du  faisan    n,  108. 

CL*B»irtT  (Fenjj^Tué  i  Part-An- 


(Fenr),' 
I,  ISÏ. 


byGoogIc 


49Î 


TABLE  AHALÏTIQUE. 


CiAnUfO  (Thomas,  duc  d«],  s^ 
cond  fik  d'Henri  IV,  f  U21. 
—  I,  83. 

Cutnm  (MiniJ.  II,  206. 

Çleppi.  Le  roi  et  le  duc  de  Savoie 
y  ont  one  entrenu,  I,  411,  et  j- 
concluent  an  traité,  4l2;  h  roi 
y  monrne  ,  (i3Q  ,  442.  Cité , 
413. 

Clerc  (jenue)  d'Eipagne,  qni  vient 
tga  Hlance,  et  y  remplil  tout  le 
inonde  d'étonnenieiit  par  sa 
tc^ence  merveiUeuie ,  I,  B9  et 


lientenant  de  100  hommes  (Tar- 
iBcs  et  200  archert  logé)  en  Poi- 
tou BOUS  le  sénfchal  de  Poitou 
(1448-49);  conseiller' dn  roi  et 
son  balUi  de  Caen  (l'4S0)i  bailli 
de  Caax,  capitaine  de  Monti- 
viUiers,  ayant  la  cliai^  de  100 
lances  fonmies  soui  le  comte  de 
Danois,  logées  au  pays  de  Caux 
(1457  et  luiT.);  marié  à  Louise 
de  Salini.  Vivait  encore  en  1483. 
fr.  te.,  IttS,  3835-41;  ISS, 
,3893  (sign.  orig,  et  icean); 
Giie».,  871*,  71,  77;  D.  Vu.- 
JM1.,  S8,  126;  SravEirsoH,  I, 
355-56  ;  BBani,  Ii33,  TS;  C^n- 

TiMB,  n,  180J Prend  part 

i  la  prise  de  Pont  de  l'Arche,  T,' 
169  et  suif.;  et  k  celle  de  Ver- 
neuil,  189. 
Clbbhobt  (comle  de}.  Voyt  Bon*- 

CLspMonr  (Jeasne  de  France,  con- 
tw»e  de),  m.  p.  c.  du  11  mars 
1447,  + -1482. —1,234  noie-l; 
n,  315.  Chargée  d'aller  deman- 


mariage  dlsafaelle  de  Bonrboni 
,    U>ft4.    - 

Ci^oB.ou  CuiBon  (Adriea  Je). 
■  CVoy.  DuMc»,-  2flq.  -  U,  91 

Cliiiet  Mndjé'de),  en  amies,  1,  lOQ 

.    «ituv. 

Clèvbs  {AdoliAe.'dac  dc).f  19on 


'24  septembre  1448.  — 1,45;  en 

'  lutlc  avec  l'archeTique  de  Co- 
logne, 99;  ftw  ggé,  ne  peut 
payer  de  sa  persODDe.  100;  hit 
demander  au  duc  deBoorgogne 
MUf  aiiistance  contta.  les  attiés 
dont  l'archcTéque  aTj(it  reçu  le 
secours,  103. 
Cc^TBa  [Adolphe  de) ,  seigneur  de 

Rtftansteb.  f  1493 11,107, 

140,  319,  337  note  3.  Accom- 
pagne ta  duchesae  de  Boargogne 
1  Chllons,  I,  45;  sumonim^ 
le  Chnalier  au  cfgne,  flS,  124  ; 
enlrcpTcneur  àa  toucnoi  donné 
k  ta  fête  du  faisan,  119;  Mm 
connue,  125,  126;  fîgUK  dans 
la  fête,  141,  236;  son  vo^,  I»; 
joute  à  Lille,  271. 
,CUvu(Jeaii  I»,  d«cde)en  1445,   ' 

né  lfcl9  -}■  1481.  [Voy.  thoa. 
■  de  LalaiH,  611'lf  ]  —  D^ 
l'archeTéque  de  Col^ignc ,,  en 
lutte  avec  le  duc  son  père,,l,  . 
lOOi  Tient  rejoindre  sop  père 
avec  dn  aeigneuc^de  l'hôiel  :de 
Boui^ogne  et  dpsgentilshoniiaes 
de  Picardie,  iiiit.;  entre  en  cam- 
pagne, 100,  a^et; avantage, IV; 
son   éloge,  iiid.f   asù£gé  dans 

*Zons  par  le  duc  de  Saxe,  103; 
démarches  qs'îl.ihit,  de  cqnoert 
(Tec  soîi  p^,.pr6i  du,  duc  de 
Bourgogne,  HiH.  ;  sa  liaison  aiec  ' 

■^e  Comte  de  Sain^-Po),  envoyé 
a  4lki  secuuTS ,  iiu!.  i  élevé  par 
le  eue  de.  Bourgogne,  104; 
donne  un'  hanfuet  à  Litlc  ,  II , 


^  frère,  le  CWafcrJ 


>,  126; 
>,  UO, 

256;  son  roru,  165;"  ratourùe. 
dans  son  dncbéf  245  ;'  fiancé  i  _ 
•Éliaahoih  de  Bourgogne, -279'; 
son  mariage,  289  ;  envoyé  *) 
ambassade  .î  ^Alaotoue  ,,  377; 
reçu  avec  emprcaenent  par  le 
duc  de  Milan,.  37^;  booDeurs 
qui  4ui  sont  rendus,  979{  Mte« 
qu'on  lui  ^onne^  379  et  suiv.; 
arrive  à  Mantt>«e,  387  ;  bViUante 


byGoogIc 


l^BLE  ANALYTIQUE. 


idwption  qu'il  t^it,  387  et 
SUIT.  ;  présenté  au  p*pe,~  389  ; 
nad  vjiite  -è  la  tamnjaite  d« 
Uwnoaf,  391.Ciif,  U,  269. 
Cl±vu  (Isibeile  ou  Élisabelb  de  - 
Boulogne ,  dacheise  de) ,  Bile 
da  comte  d'Ëtampei',  marifftje 
22aTrUl455,'i-l483.  -Figure 
dans  la  f^teda  faisau,  TI,  140, 
t3S;  doDiM  1q  prix  au  comte 
de  Ch^Uii ,  337  ;  fiaocc^  au 
dm  de  Clèvft,  279,  dont  eS« 
^tah  fillelfle,  ihid.;  toa  mariagi^, 

■M*  Cité#,  2111. 
CLàvKB  (Marie  de  Bourgog^te,  ^u-  ' 

Aewede),  1.45  nous  4  el  6. 
Cuins  ((jlbeniie  de).  Voy.  Gosl- 

DRM.    —    (Hélène    de).   Voy. 
,   Bhdbiitnk.  —  (Marie-de/.  Voy. 

>Clif  on  Cli«lh  (U  seigaeur  de)  '  Ua 
ib>beri(rl}rfétiH,ealiiltO,ieujer 
de  la  'garDuon  de  Rouen  :  cm  a 
sa  sigottnre  originale  nu  Cab. 
■lUtl.,  CuM.  Par  l;  du  )9  lefir 
lembre  1447,  Henri  Vf  accorde 
il  Ao^ff  CRfftiHt  un  d^lai  poDr 
fonmir  k  dédombremeat  de  U 
iMgDeaiîc  d*  la  Champaigne 
(Cab.  Jni.fCtimOM).  Il  y  avak 
.  anui  i  la  oiëine  époque  un  sir 
<?tfi'juui    C&fton  t   UD  sir   John 


en, 


■liflon     V 


Thon 


hié 


i.  Je  a'ai  pu  éubllr  l'idi 

tilé'  de  ce  personnage.  • £n- 

voy<  aa-ievihil   de  Marguerilfe 
d'Anjou,  I,8ff,  88. 

Cliip  (Jcau  àp  la) ,  scigueur"de 
GoniBlnes ,  cbenlîer ,  rouseiller 
ft  clAmb«Uan  du  àuH  de  Bout- 
'Bogn«  ;  releva  le  4  (mier  1444 
Itseigiieurii-  ée  UNcurtiHe,t«BW 
duehdtaUideBapiiDaiei;  commis 
«■  1454  *  la  tutdie  de  Philippi' 
de  Commines;  oapiuinede  Neuf- 
pOrten  1470.  DX  ViMiT.,30. 
45i'"-47;  ArcC,  80.  38,87; 

gJî'He'l,  iT.v",  202.]  I, 

378  aoit,  400  ;  ton  vau  k  ^  fêle 
du  faÎMD,  n,  18T. 

ÙLjiat  (Penr  de),dafeteai  en  16i# 
et  tVd^cAt)  cMKiller  dmdnc 


'  (1474);  cardinal  du  litre  < 
Sainl-Vilal  (1480);  chancdieT 
de  l'ordre  de  la  Toison  d'or  le 
15  «epiembre  1473,  f  ^^3. 
Mlle  Duponr  a  publié  une  lettre^ 
de  lai  dans  ion  Commynet.  |Lt 
HuM,U,  191,  195,  266,  369; 
CoU.  d*  Bovg.,  S3,  44;  34,  Ut 

.  mot  CLimy;  39,  139 ,  4^0  et 
tfûi.  ;  fiéaial.  lie  CUaiy,  Dijon, 
1737,  ÎD-4',  p.  39;MoBÉBi,an 
mot   Ch-aawi  ;   CownnrEs,  in, 

275-77.] Figure  dans  Faoï- 

basrade  deMantoue,  II,  382. 

Clukt  (Jean  de)^  chevalier,  »ei- 
gnenr  4e  Sauvignes  et  de  Moo- 
ihelon,  conseiller  et  maître  des  , 
requêtes  ordinaires  de  l'hAtel  dil 
,  due   de  Bourgogne;  lieutenant 

Sénéral  du  bailli  d'Autun  et 
loncenii.   -I*  avant   1463.    [La 

'  Babrk,  n,  189, 195, 282,  et  au- 
tres sources.! Ambassadeur 

eu  France,  11,  335  nat»  2  ;  porte 
la  parole,  337  no(el. 

etuitt.  U,  2Sâ- 

ConlTX  (Alsin  de),  évéqne  d'Avi-  ■ 
gDOD  (1440-74);  d'Uzè*  (1442- 
4S);  de  Nlmei  (145S-6l)-„4e 
Bol  (1486-74);  cardinal  du  ti- 
tK  de  Sainie-Prajiide  (1449).  + 
1474.  —  U,  338. 

CoiniT  (Ghriaiopbe  de).  I,  415. 

CoériTX  (Olirier  de),  seigneur  de 
Tailleborirg,  cbeTidier,coa>eiUèr. 
et  fbambellaB  i^  roi,  sénédfal 
.  de  GuyAue.  —  Prend  urt  à 
la  eanIpMne  de  Normandie  I, 
201,  203;  28&,  392;  «ïnéchal 
de  Gi^enne,  208-;  cheialier  à 
Ponaigny,  286;  fait  prhouniei 
,k  Bordeaux,  D,  29  et  noie  4. 

Coirtvï  (Prégent,  seigneur  Ae\^ 
de  ^aiz,  de  Taillebourg  et,  d^' 
lie^arae,  charalier,  eomeiller  et 
chaiob^aa  du  roi,  amiral  de 
■n?ance  en  1439.—  Éloigné 
île  la  cdnr  en  1443,  I,  69  Kott; 
chargé  par  leMi  en  1 M6  d'arrAer 


byGoogIc 


494 


Gilles  de Brel^ne,97; 

tleor   CD   Breugoe,    IGO   notât 

6 rend  part  k  la  campagne  de 
ormuidie,  174,  200  i  l'empare 
de  RegDevdle,  201;  4"  Poori- 
d'OuTB,  202  ;  de  Valoga»,  203; 
commande  l'avant- garde  du 
comle  de  Clermont,  282  ;  auiége 
Valognes,  292  ;  lue  devant  Chei^ 
■  bourg,  317. 

CoEUB  (  GeofTrov  )  ■  ^lianson  de 
LodiXI.  II.'281. 

Comm  (Jacqn««)j  conieîlter  et  ar- 
gentier dn  roi.  -f-  25  novembre 
U56.  —  I,  123  >«>/>  1  ;  figon  i 
l'entra  de  Rouen,  236;  «on 
commerce,  11,380;  ta  fortnne 
prodîgieoie,  2S1  ;  prête  de  l'ar- 
gent au  roi,  281,  286  et  noie; 
fait  la  fortuite  de  lei  enfanta, 
281  ;  envié  de  pluùetin,  982  ; 
Atant  prèi  du  roi,  ibid.;  acciua- 
tions  portées  contre  lui,  382  et 
SUIT.;  arrêté,  384;  répond  am 
•ccnsationi  formulées,  38â  et 
Bdiv.;  son  procès  l'instmit,  288; 
son  bAtel  à  Bourges,  it'ùl.:  sa 
condamnation,  ibid.i  déchargé 
de  l'accusation  d'avoir  empoi- 
sonné Agnia  Sorel,  289. 

ConiB  (Jean),  archevêque  de 
Bourgcsenl41i7.  +  1483.  — n, 
381. 

GjKira  (Nicolas),  évêque  de  Luçon 
en  1441.  f  1451.  —  II,  281 
note  2. 

Cognac,  pris,  I,  168. 

ConWBKU.  VOV.  PoBTuaAL. 

CtfTMBaaa  [Isalielle  d'Aragon  ,  dn- 
ehesaede),  U,  107  n«f<. 

CovBsaza  [Une},cIieTalter,EDva]ré 
an-devant  de  Marguerite  d'An- 
jou, I,  8B. 

CoLUB(n.ABBÀ.  VOV.  UàlSAS. 
CoLIATBJUUIDS.       Voj.       ObKBAH- 
ToHEUBI. 

CoLOGHB  (archevêque  de).   Voy, 

MBiraf. 
CoMBoBii  (Pierre  de),  év^ue  de 
'Chartres  (1442-43);   d'Évr^u 

(1443-63).  — 1,843  M/e, 
Coitimeroe,    Raprcnd    son    essor 


TABLE  ANALÏTIQWE. 


après  U  trêve  conclue  en  1444,1, 
5,  6,  et  surtout  après  la  réforme 
des  gensde  guerre,  59,  flO;  — en 
Orient  favorisé,  >nr  la  demande 
tle  Charles  VU,  par  le  iuIibii  de 
Babjlone,  123. 
Conxaci  (seigneur  de).  Voj.  Sab- 


CoiiMUBS  (seigneur  de).  Voj, 
CLin  (!■)■ 

CoMMms  (Jeanne  d'Estoutevtlle , 
dame  de).  Figure  dans  la  fêle 
du  faisan.- Il,  336. 

CoKMWAU  (comte  de).  Vor.  Foix. 

Compagnies  (les  grtindet).  1, 53. 

Carap'iignt.  Ordonnances  publiée* 
k  —,  II,  334. 

CoMm  (Jean),  aogustin  (appelé 
Comirn  dans  un  rAle,  Gaich., 
BSIr).  Reçoit  une  gratifioation 
de  Chariet  VU,  I,  330  note. 

Coachii,  pris  par  Floquet,  I,  169- 

Conitance,  II,  247,  393;  fête  le 
duc  de  Bourgogne,  246. 

CoRSTAirriB  ffiXÉoujQvn  XII,  em- 
pereur d'Oriem  (1448-1453). 
Conseille  anx  habitants  de  Péra 
de  se  soumettre  i  Mahomet  H, 
II,  53;  abandonne  secrètement 
Constantinople ,  53;  demande 
du  secours  aux  prince*  chré- 
tieni,  53-54;  mais  en  vain,  S4; 
sa  fille  noiée  et  mise  è  mort, 
56;  son  frère  fait  prisonnier, 
iHJ.  Cité,  225. 

(\a>tanl\n^e.\,  l39;  U,  SI,  163, 
192,  225,  266;  assiégée  par  Ma- 
homet 11,52  ettuiv.;  prise,  55; 
les  chrétiens  de  —  se  répan- 
dent en    Europe ,  57  nett. 

ComTAHTmoFLB  (empereon  de}. 
Voy.  Jbah  Paléologdb,  Cob- 
Mairm  PaLÉOLOauB. 

CoHTAT  (Louis  de).  Vov.  Jbdvb 
(le). 

Cog  UîuiUaiime  k),  lieutenant  du 
banli  de  Cotentin,  I,  277  isdM.   ' 

CoQTTBL  (le  capitaine),  meurt  k 
Naples  dans  la  tremblement  de 
terre,  II,  347. 

CoQUBL  (AUbîoi),  conturier  de 
Toumay.    IVe   le  père    d'usé 


byGoogIc 


TABLE  ANALYTIQUE. 


set,  It,  296;  prend  la  i'raDchise 
.i  ValencieDDei ,  itid.;  ineDacé 
par  Jicoliu  PloaTier,  298;  >e 
plaint  anx  magiitrau,  ibiJ.;  re- 
ItTc  le  gage  de  Plouvier,  300, 
combat  aieclui.SOd;  étranglé, 
305. 

CoQuisni  (Hue).  Vov.  Cobemti. 

C^uiNicr,  fou  du  duc  de  Bour- 
gogne, II,  327  «Ole. 

CoBCiu-is  (Guillaume  de)  [Cor- 
CCJ-],  icayer  tranchant  du  duc 
d«  Bourgogne.  [La  Bakib,  II, 
232.1  —  1,  16  nota. 

Corde  (danse  de)  i  HU»  en  1459, 
U,  384. 

CoKtiu-x  (Martin),  recerenr  de« 
aidf  g  ordinaires  du  comté  d'Ar- 


3noy  en  1432  pourla  dacheaie 
e  Bourgogne.  [DdCixiicq,  11i7, 
166,  281;  LiB.,   ÏI,  209;   La 

Barbb,  II,  200.] Accu«*  de 

Tauderie,  11,  4l8;  s'enfuit  à 
Rome ,  iiid.;  rvrient  à  Attbs  , 
421  ■ 

CoBiTSir  (Gnillaume),  écuyer,  pa- 
'istt  dès  1430  dans  lei  guerres 
des  Anglais;capitaine  de  Niivre 
en  1434,  de  Gonrua;  dès  1439, 
de  Gerbera;  en  U40-,  et  de  Gi- 
tan en  1443.  [Mohstr.,  IV, 
39»,  424;  V,  15,  114;  Gbdbc., 
202ir.w.,18e,'4065-71jArch,, 
K    66,   l*,    1»';    FoRTABim, 

I17-U8;  Braitbbp.] Ca- 

^Uiue  de  Goumay,  I,  194; 
traite  btcc  Geor^ei  de  la  Croix 
de  la  reddition  de  celte  «lace, 
iiid. 

Cotintia.  I,  203.  279.  Bailli  de  —, 
I,  277  aoie. 

CDtJKCBu.BS  (GuiUa  un  e  de),  éauyer, 
preaiier  valet  de  cbambre  du 
roi  1  maître  àt»  eaux  et  forêts 
en  Languedoc;  refuF  du  roi  en 
1447  un  don  de  10001.  t.  cpour 
a'habiUer  et  estre  plus  hoonc*- 
tement   ai*   sei-rice    du    roy.  • 

[CoJ.  (/Mr.,CMCSLL>S;GAIOjr., 

»&8',2.] 1,241. 


ConscBLLEa  (Philippe  de), seigneur 
de  fioiuselange  et  âe  PouUant, 
chevalier  ;  conseiller  et  chambel- 
lan  du  duc  de  Bourgogne;  bailli 
de  Dijon,  f  1464.  [L*  Babbb, 
11,  184,  219,  31,  38,  32,  60, 

71,  81;   CHA»rBu..,321.! 

I,  16  note. 

CouHCELLEj  (Pierre,  seigneur  de), 
de  Sainl-Liébaut  et  de  Halain- 
court,  chevalier,  fils  de  Jean  de 
CoiirceLes  et  de  Marguerite  de 
Fontenay,  m.  p.  c.  du  28  mars 
1435  à  Prégeme  de  Metun;  pa- 
rait en  1452,  53,  57;  reçut  du 
roi  en  1461  les  terres  et  seiguen- 
ries  d'£rvy-le-Chaitel  et  de 
Dampremoye,  au  bailliage  de 
TroTes;  vivait  encore  en  1464. 

[CoA.     des    t.,    CoDBGELLBB,     He- 

Lirat;D.Viu.Bv.,5ï,17  vM9.] 

Ménage  la  reddition  de  Gi- 

»or),  I,  210. 

CoiimcKij.KB  (Thomas  de),  docteur 
en  théologie,  chaDoine  d'A- 
miens, de  LaOD  et  de  Thé- 
rouanne;  profesieur  de  l'Uni- 
versité de  Paris;  pénitencier  de 
Notre-Dame  eu  1451  ;  doyen  en 
'  1458.  ■]■  1469.  —  Ambassadeur 
à  Mantoue,  II,  393. 

CouBBiuxin  (Guillaume  de),  che- 
valier, seigneur  de  MoBllean  et 
de  Tillay.   Paraît  en   1444  au 
service  de  a 
seiller  et  chai 
phin;  bnDi  i 
c^itaine  et  c 
Symphoiien  < 
24  mai  1453  ; 
Lonis  Tl  pai 
1463  ;   capita 

Chartres  par  1.  dn  4  décembre 
1W8;  vivait  encore  en  1477.  [T. 
«.,  148,  783;  IKB,  4073-75 
(sign .  orig .  et  sceanx  )  j  D,  Vuigv. , 
32,  21-22;  Ms.-  fr.  e$39,  81  ; 
Ms.  lv-SI8Bir,  139;Rés.Saiui- 
Germain,  143,  130;  Ans.,  IV, 
563.1  - 
daupbin,!,  4S6' 

Comison.  Voy,  Cirumi. 


byGoogIc 


TAJBLE  AHAtTTIQUE. 


156  • 


r,  161  fl 


CoDsraoT  (Guillaume),  uigneiir  de 
MoDlKuil,  chertdier,  conseiller 
M  maître  des  requilet  de  l'bAlel 
da  rai;  préaident  du  coiueil 
Delphiù);  baîtli  de  Ronen  en 
1M9;  dtambetlaD  d«  LomiXI; 

Saraît  encore  le  6  août  \kSk 
ans  un  ptocèi  avec  Antoine  ds 
BeauveaOfteigneDrde  Preuigny . 
[VAiiKT  o»  V. ,  Aoriw  jur  Cw<- 
liaoïi  Arcb.,  X,  8506,  4t)^  y«; 
■     -voy,  D,  GarnsH,  AU,  78^  et 

86  »•.] I,  193  non  1,  19Ï 

■DM  1.  AmliMMdeur  en  Angle- 
terre,!, 112 /tou.llQ  note,  130 
nof«,-  emploj'i  dans  lei  nésacU- 
-  tîon*  ponr  ta  reddilion  du  Mans, 
130  note;  poar  la  rupture  de  la 
trêve,  133  "oit  3,  155  et  aota, 
tt,   IGl  notti  cheraliefà 


de  Rouen,  332; 
vam  da  mi  i  «on  entrée  dani 
Rouen,  itid.f  son  costume,  236. 
Cous^Ain  (Jean),  chevalier,  sei- 
gneur de  N«villj,  valet  de 
chambre  du  doc  d*  BaOrgogna 
et  premier  tommelier  de  corps, 
ptû*  capitaine  de  Vinoenaes  sous 
Louis  XI  [U  août  U6I);  déca- 
pité le  25  juillet  ik%2  k  Rupel' 

U,224-_  ,   _     .       ,_ 
S17;Sauvai,,III,366; 
Di.L.,  IV,  47  M  suîv.,  239; 
Chroif.   danf    GoDKmok,  357.] 

11,336  no(«  11;  «a  femne, 

Toy.  MiiCHBFoaio. 

Commets.  Assiégée,'!,  200;  aon- 
miH,  ih'td.;  le  duc  de  fireiagnP  y 
séjonnte,  203.  Citw,  390,  399. 

CaoïOtcf»  (évé^e^e),  Voj.  Cas- 
V«I.IOirE. 

CouvBXH  (CeoiTroy  de),  ieigneut 
de  la  Moraudaye,  cbava^i,  at- 
taché i  la  përionoe  du  cani>6- 
Ukble  ;  rheràlier  i  Hontereau  en 


1U7  ;  cnnseiUcr  et  chambellan 
daroi;  capitaine  ajant  la  charge 
de  40  lances  fbfimies,  logées  «p 
Normandie  [lIiSS];  capitaine  de 
Contances  ;  conscÛler  et  cbaïa- 
bcUan  du  roi  sous  Lonit  XI  et 
capitaine  de  100  lances  foutnies 
fle  rordonnancc  dn  roi  (1478); 
il  fut  envoyé  en  1412  au  seconrt 
de  Beaunis.  [Grcsl,  211;  D. 
LoBUŒAr,  I,  606,  10,  18,  30, 
89;  Cch.  dei  t.,  Convua;  Mo- 

BEio,  aSB,   156.]  Preoa 

part  i  la  campagne  de  Nonnan- 
die,  I,  173,  SOO,  2ûl,  Î03,  375,_ 
292;   aqiiiaiDe    de   Coutance*,' 


1,  277n 


loifa 


anglais  A  Cher- 
bourg, 277  no/*. 

CoTTVBEm,  (Simon  le),  prieur  de* 
Célestins  d'Avignon.  Envoyé 
par  le  dauphin  au  roi.  II,  338. 

CkadV  (Jaeqnei  de),  fils  de  Jac- 

Kes,  seigneur  de  Dooimart  en 
Athieu  e(  d«  Clacy  ,  et  de 
Bonne  da  Focwux  -(fetfael.  re- 
leva m-  1430  le  qumt  d'an 
fief  Ibnu  du  chitean  d'Aubigoy, 
et  moumten  UaS.jfD.VnlV-, 
se,  711. — ^  Chevalier  à  Pont- 
AndMaer,  1,192.  ■ 
CaBnnrcm  (JÔsse  de],  cheralia-. 
Son  vau  A  la  file  du  faisan.  H, 

203. 

C«iQ>jT  (Jean,  leinieur  dej  et  d» 
Sanaplet/chevalitr,  conwil^et 
chambellim  du  due  de  BodS 
SDgne  ;  cheralifr  de  la  Toimn- 
d'«r  ;  chevalier  d'hvcuicur  de  la 
duAMse  <k  BMrgi^e;  re^ut 
|kr  1.  dn  8  iùvier  147()  n»e 
pension  de  8ui)~livres;  il  était  ' 
inott>n  1473.  (  Très^ionoMbl« 
chinaUtf ,  niHuit  en  armes  -M 
"grand  voyageur,  x  [II4A  HiMU^ 
376.  439,  444j  Ans.,  Vl,7ti2; 
La  Mou.,  101  ;  D.  Vux^v.,  3S, 
84-85.}^ — -I,46,49airf«,353; 
11;  81  ;  figure  daaa  la.  ftte  dn 
faisan,  159,  32$;  ^n  va»,  174. 

CaBSPm  (Jean),  'baron  du  Bec- 
Crespin ,   •eigoent'   de   Ibany, 


bjGoogIc 


TABLE  ANALYTIQUE. 


497 


d'Anvricher  et  de  Plaui«i,  nu- 
r^hal  hérédîtal  de  Namuadie, 
maître  enqncMeur  des  eaux  et 
forêts  dan»  le  duché  de  Nor> 
■nandie  et  le  pa^  de  Picardie  ; 
il  était  mort  le  25  janTier  U54. 
[Cai.  dut.,  Caama  (sign.  orig. 

et  tceanx);  Airs., VI,  835.] 

Eoire  dans  Poiii~de-l'Arcfae,  1, 
16G;  commande  la  compagnie 
de  Floqnet,  220,  321  ;  combat  i 
Formigny,  S83. 
CbItxckkub  (Antoine ,  seigneur  de  ], 
de  Tbieimes,  de  Colpiuie  et  de 
Thors ,  capitaine  et  cbitelain 
d'Aire  en  remplacement  de  ton 
père  Jacqaet,  mort  le  10  lep- 
tcmlire  1 439;  eonsetUer  et  obam- 
bellao  da  duc  de  Bonrgogne; 
bailli  d'Amieni  pour  le  dac  ; 
reçat  de  lui,  par  1.  du  21  jaa- 
TÎer  1 1|63 ,  u  leignenrie  de 
IVicot  i  oontdller  et  chambellan 
du  roi  et  wn  bailli  d'Amiens  en 
1467  ;  cheralier  de  l'ordre  de 
Saint-Bficbel;  en  1475,  le  roi 
conGsque  sel  terre*  et  les  donne 
t  Qande  Aaonlet,  Mignenr  de 
Honlini;  en  1477,  U  lui  donne 
diTeraea  terres  en  Artois;  séné- 
clud  d'Artois  en  1477,  grand 
lonretier  de  Fiance,  conseiUer 
et  chambellan  de  Qiarles  Vin, 
il  viTait  enoore  en  1490,  et  était 
m«rt  en  1493.  \Cah.  àet  t., 
CUfsccsm  (tignal.  origin.  et 
icean);  D.  Vilut.,  33,  99  et 
MUT.;  Du  Cleecq,  131  ;  Aai., 
Vm,  723.1  —  J.  laflî  "*«>- 
valier   à   Font-Audemer ,   193; 

Èrend  part  à  la  guerre  de  Gand, 
[,  81  ;  son  KEu  1  la  Eéte  du  U- 
*ai>,184. 
CraaiU.  Il,  365. 

Croix  Jt  VtTgion  (la).    Rencontre 
les  Anglais ,  I , 


376. 
Crmt  ptierint  (la), 

347  et  BoM  3,  351  et 
Croix   ronce ,  marque 


—  blanche,  qui  apparaît  dan*  le 
ciel  il  Bayonne   366-67. 

Caoïi  (Getvges  de  la) ,  seigneur  de 
Blainsel,  clieialier;  paraît  comme 
écujer  en  1417  sous  les  ordres 
du  seigneur  de  SalanoTC  ;  che- 
valier à  Dieppe  en  1443;  releta 
le  32  décembre  1451,  comme 
héritier  de  ta.  mère,  la  terre  de 
Blainset,  tenue  en  pairie  du  cbl- 
teau  d'Hesdin;  il  était  mort  en 
1453.  [HUe  Dupont,  dan*  Wi- 
Tuni,  i,  333(u>M9;D.  ViLLiT., 
33, 109  to;  HojisTa.,  iU  table.] 

I,   17,   189;   traite  avec 

Guillaume  Corwen  de  la  reddi- 
tion de  Gotu-na}',  194. 

Csox  (Antoine,  seigneur  de) , 
comte  de  Porcien ,  chevalier, 
conaeUler  et  premier  chambellan 
du  duo  de  Bourgogae,  ohera- 
lier  de  la  Toison  d'or,  capitaine 
et  gouverneur  du  comté  de  Na- 
mur,  gouverneur  et  CB[»taine 
génial  du  duché  de  Luxem- 
bourg, capitaine  d'Ath  et  de 
SÙDte-Menehonld,  grand  maître 
de  l'b&te]  du  duc  de  Boui^ogoe 
en  1 45 1 ,  grand  maître  de  France 
en  1463.  \  147S.  [Voy.  Aki.. 
V,  637,  38  et  45;  BiMttin  de  la 
compdaion  d'hiilolre  d*  Bilgiqnt, 
XIll,  113  et  snir.;  D.  Villev., 
33,   119  et  suiv.  ;    Cuâstxu.., 

,  370-72,  etc.] I,  73  «ot,  3, 

380;  II,  197,  205,  216,  339 
ntut  3.   Assemble  des  gens    de 

Eerre  pour  combattre  Evrard 
U  Ifark,  I,  76;  s'empare  de 
Lompret,  77;  assiste  t  la  fête  de 
bi  Toison  d'or,  348,  353  ;  dé- 
testé des  Gantois,  373  ;  assemble 
des  gens  de  guerre  pour  répri- 
mer la  révolte  dn  Luxembourg, 
II,  44;  reconqniert  ce  pays,  44 
et  suiv.;  prend  part  A  la  euerre 
de  Gand,  81  ;  son  twu  A  U  fête 
du  faisan,  171  ;  en  faveur  au- 
près du  due,  306;  cherche  à 
conclure  le  mjuriage  de  sou  fils 
avec  le  fille  du  comte  de  Saint- 
Pol,  306  CI  suiv.;  moyeu  qu'il 
32 


byGoogIc 


b98 


TABLE  ANALYTIQUE. 


«nploie,  307  i  parricot  k  Mn 
dFMcia,  308  ;  tcdI  foire  céi£br«r 
le  nuria{e,UiJ.,  t^tù  Mt  accom- 
pli malgré roppoMti on  du  comte, 
310;  charge  d'une  miuiampour 
le  roi,  311  et  »niT. 

CHazfJeBnde),*eigaeiirdeChiina; 
et  de  Toiir-»w-M«nie,  diera- 
lier,  caoïeiller  et  chambelUn 
du  duc  de  Boivsogne,  chera- 
lier  de  laToucui  d'or,  capitaine 
général  et  grand  bailli  de  Haî- 
nanl  en  Ik^lt,  comte  de  Cbi- 
ma;  en  U73.  [Ueme*  «ource*.] 

I,  400  i  II,  107.  Auemble 

det  geni  de  BDeire  pour  com- 
battre ËTTard  de  la  Mark,  1, 
76;  s'empare  de  Lompret,  77; 
aultte  i  la  fête  de  la  Toiton 
d'or ,  348  ,  352  -  53  ;  auemble 
dei  geni  de  guerre  pour  com- 
battra les  Gantoij,  389;  com- 
mande l'avant-garde  du  duc  arec 
le  comte  de  Saint-Pol,  II,  3; 
empêche  le*  Gantois  d'aaiiéger 
Lesiines,  7,  et  les  défait,  ibui,; 
reprend  Grammont,  8;  amba*- 
Mileur  du  duo  de  Bon^ogne, 
II,  g  aott,  335  M  loiT.,  377, 
395  et  iniT.;  prend  part  i  la 
guerre  dti  Lnxembooif,  44;  1 
celle  de  Gand,  81  ;  «ou  tau  i,  la 
«te  du  foiian,  173;  tifajé  à 
Mantoue,  377  et  luiT. 

Cbox  {Philippe  de),  Ulialn^d'AQ- 
tiHue,  i  1511.  —  Son  mariage 
avec  Jacqueline  de  Loxcm- 
bourg,  11,306-10. 

Chox  (  Marguerite  de  Lorraine  , 
dame  de) .  Él^e  aa  future 
belle-fille  de  LuxemLoure,  II, 
308. 

CiBOT  (Jacqueline  de).   Voy.  Ru- 

Cauermuiemierq.  Voy.  Belgradt. 

CtnATT  (Charles,  leigneur  de), 
cbevatter,  grand  maître  de  l'hA- 
lel  du  roi  de  l4li9iL  mai  1451. 
fjuin  1460.  — I,  56naf<3,  161 
irate.Fail  partie  de  l'armée  d'Al- 
lemagne, I,  10 1  ambaisadeiir  de 


Charlei  VU,  155  ;  nrend  paît  i 
la  campagne  de  NormaiMiie , 
IS8,  312,  315;  figure  à  l'ean^ 
de  Aouen,  240. 
CnLàar  (Philippe  de),  leigneur  de 
Jalt^oei ,  cucTalier ,  •énéduil 
de  Limousin  U  25  juin  1439, 
maréchal  de  France  i  Pontoiae 
en  1441,  -[■  1454.  [Cab.  dti  t., 
Cnujre;   T.   te.,    187,   4235- 

49;  Abs.,  VII,  77.] Fait 

partie   de    l'armée     d'AUema- 

r,  I,  10-11;  prend  part  à 
campagne  de  Normandie, 
191,  198,  310,315. 

Coatra  (Richard),  toayw,  lieute- 
nant i  Honen  pour  le  comte  de 
Wanrick,  capitaine  dudit  lieu 
(1439-39);  commit  pour  rece- 
voir le*  montres  de  40  hommea 
d'armes  et  les  archers  de  la  gar- 
nison ~de  Harcourt  sons  Hathew 
Gongh  (1431);c«pitaioede  Gail- 
lard (1438);  écuyer  d'écurie  du 
roi  [1438];  t  partit  le  i<r  jour  de 
septembre  1439,  sur  le  comman- 
dement de  noa  seigneurs  du 
grant  conseil,  pour  aller  jusque* 
ï  Honnefleu  pour  prendre  garde 
SUT  le  passage  de  la  mer  audit 
lien  que  nulles  gens  de  guerre 
passassent  la  mer  d'aller  eu  An- 
gleterre aTec  le  corps  de  Mgr 
le  comte  de  WarrewiL,  cni 
Dieu  pardoint ,  que  tant  seu- 
lement cenlx  qui  furent  ap- 
pointé* et  ordonnés,  et  retourna 
le  X*  jour  dudit  moi*  ;  i  lieute- 
nant ï  Regnerille  (1444);  capi- 
taine deIIonaeor(1446).  [T.tc,, 
141,  2751;  187,  4359-4365: 
186,   6965;    Arob.,   K   64  , 

33";  BuLUBsF.]  Reftise 

d'abandonner  Honfleur,  dont  il 
était  capiiûnc,  I,  228. 

Cus«  (Nicolas  de),  orcbidiacre  de 
Liège,  cardinal  du  titre  de  Saint- 
Pierre-ès-Lieni  (1448),  évéque 
de  Brixen,-]-  1464.— II,  255, 
371. 

CtrsAiicE    (Ferry      de).    II,    91 


byGoogIc 


TABLE  ANALYTIQUE. 


49» 


JiuiBi  (Rannlpbe,  lord).  [Voj. 
BuiH,  t  la  table,  «t  Wtvux, 
itid.]  —  Otage  pour  1>  r«d- 
diiîoD  de  Honen,  I,  236  note. 

DuiT  (Jacob),  bonaetier  de  Gaad. 
Fait  priKHinier,  I,  kb\  ;  ans  à 
mort,  Sbid. 

DalmalU.  II,  365. 

Da>oisxl  (Jean  le],  cbevalîer,  con- 
willer  au  narlement.  Il  eut  une 
fille  tuuurelle,  nomm^  Benoite, 
qui  fut  légitimée  par  1.  de  sep- 
tembre IU9.  [Arch.,  JJ  188, 
p.  199.]— U,  432,  438. 

DAVDomntT,  oevrii  de  Xaiatrailles. 
n  «errait  dèi  1419  boo*  lu  oi^ 
drci  de  I*  Hire  et  Xainiraillet. 
[Voy.  MoBarB.,  UI,  375;  IV, 
143!]  —  Employé  par  Evrard 
de  la  Mark  contre  le  duc  de 
Bourgogne,  I,  75,  77  et  •nir,; 
capitaine  de  Rocbrfort,  75;  ai- 
liégé  dani  Rocbefort  pw  la 
Li&eoii,  7B;  traite  avec  eux, 
Ihid-  bUm<  de  o'aToir  pai  tenu 
parole  it  Eviard,  ib'td. 

Hum.,  meurtrier  de  Pierre  de 
Lonvain,  1,  360.  Voy.  Doqbtb. 

Daxekâix  (roii  de].  Voy.  Cuzis- 

TfBBB  !■■',  ChUITOFQS  III, 

Daauhe  (le).  II,  335,  366. 

Daupkiné.  I,  425,  431  et  luiT., 
440i  U,  336  ,  841-4S,  351; 
armé  par  U  dâupbin,  J,  443  ; 
mal  adminiitié.  II,  339. 

DinriT  \fe»li),  d'abord  conieil- 
ler  du  roi  René,  puia  procu- 
reur général  an  parlemëut  de 
Parii,  premier  prétident  du  par- 
lemeut  de  Toalonae,  et,  aoui 
Lonis  XI,  de  celui  de>  Paria.  ■{• 
1471.  [AM.,vni,  774;  Cab.d» 

t.,  DAtlTVT.J Ambanadenr 

d«  Charles  VII,  II,  10  ;  [lorte  la 
parole  deranl  le*  Gantoi»,  13; 
uutmit  le  procèa  de  Jacques 
Conir,  384  ;  propoi  qu'on  Ini 
prèle  «or  le  dnc  de  Bom^i^ne, 


396,  397;  i 

le  duc,  410,  411. 

Datio  CoHafan ,  empereur  de 
Trébizonde. -f-  1463.  —  n,36S. 

Datid  (Penot),  éc^er,  capitaioe 
de  Laon  «n»  (Wles  VU  et 
Loni)  XI.  [G«iM. ,  378,  33.] 
--11,260,  261. 

Dax.  I,  416. 

Dkbhuaz  (fienaud  de),  bailU  de 
Sens,  tientenant  de  Brezé.  I,  97 
no(B3. 

Desiarter.  Hol  qui  a  le  sent  de 
cuUirer,  I,  GO. 

Datnxaar  (Antoine),  chevalier  à 
Formicny,  I,  286. 

DiDiHB  (iitee),  religieux  oordelier. 
Ses  prédicatioDi.  II,  276-77. 

DisraoïTT  (Rodolphe  de),  éréque 
d'Uirecht;  f  1455.  ~  II,   315. 

Ditppt.  I,  184,  197. 

DIEU.  Sa  miséricorde  euvm  la 
France,  I,  59,  60;  la  colère 
éclate  dans  certain!  phénomènes 
de  la  nature,  171  ;  sontient  tou- 
jours le  bon  droit,  331;  II, 
274;  pourvoit  k  tom,  I,  380. 


uf  épouse 
.tpat,  fille 


en  1432  one  Ade  AtDUpat,  fille 
de  Jean  de  Dieval.  [An».,  VI, 
795.]  Ce  Pbilippe  est  pent-étre 
le  même  one  Philippe  d'Oatrie , 
seigneur  de  Dietal,  qni  épousa 
'  Aune  de  Haillj,  dame  de  Com- 
Wignenl.  [Am.,  VUI,  659;to7. 

aussi   Du  Clbick],    239.]  

Cbevalier  i  Nerele,  1,  423. 
DiooTHB  (Chretticn  de),  aeigneiu' 
de  Thianges  et  d'Amois,  cheva- 
lier i  Termonde  (1453),  con- 
seiller et  chambellan  du  dnc  de 
Bourgogne  en  1463  ;  reçut  abo- 
lition le  14  novembre  1468  à 
Péronne  ;  vend,  le  14  mars 
1470,  20  1.  l.  de  rente  i  Phi- 
libert fioutillat;run  des  témoins 
du  mariage  de  Jean  de  Vignes 
et  de  Jeanne  de  Beaujeu  le  7  no- 
vembre 1471.  [La  Baau,  II, 
193,  219,  63,  72;  Cak.  dtt  t., 

Dicoinb;  Ckran'  Je  Lalm,  705; 


byGooglc 


TABLE  ANALÏTIQUE. 


Figure  dans 

139,  236;  wn  rau,  iuv-3uu. 
DiGom  (Érard  de),  cbnalier, 
■eisQcur  de  Sùut-Sonaj  ;  Bit*' 
cbe  d'abord  aa  comte  d'Étam- 
pet,  puii  couieiller  et  chambel- 
IiD  du  rui  i  1000  1.  degagM 
(U83);  niarié  à  Uaudine  de 
Mello.  [Cab.  dtt  t.,  Vhnotrt; 
La  Habcub,  lib'k,  U?;  M>.  fr. 
67»?  ;  D.  ViLLET.,  38,  7&  t».] 

Kifure   dans   U    fête    de 

Uk,  II,  129  ;  «on  «nu,  199. 
DtntB  [btiUi  de].Voy.  Conaouxu. 
DiuR.  I,  279. 

Dhqvk  (Jaoqon),  cheralier.  Un 
JtoH  Duque  Tul  fait  cberalier  au 
Mcre  de  Louû  XI  [Do  Clsicq, 
I79|. —  Chevalier  k  AudcDardi, 
I,  3flS. 
DtnnniB  (Roland,  aeignenr  de), 
fjKijuaunfj]  et  de  Bavelinghen, 
écnjer,  conMiller  et  chambel- 
lan do  dnc  de  Bourgogne ,  qui 
lai  rendit  le  18  man  liiS3  la 
•eignearie  de  Bavelinghen  [  D. 
Vnxn.,  St(,  67 vB;  La  Mokl., 

345.] Son  t>œu  i  U  Hte  du 

faiun,  n,  316. 
Dal.  1,  llk,  199. 
DoLLAT  (baron  de).  Voy.  Sdtomi. 
Domfroat.  I,  315,   316;  II,  323; 
prU,   I,  317;   réuni  t  la  oou- 
Tonne,  U,  359. 
Oordagne  (la).  I,  335;  II,  32. 
DouBTE,  meurtrier   de  Pierre  de 

LouTBÎn,  1,360  itott. 
DooALU  (Archibald,  comte    de), 
(u£  k  Vemeuii.  I,  I79rd(u3,  5. 
DoueiAS  (,Henry)de  Lochleim,  de 
U  branche  de*  comtes  de  Nor- 
ton. I,  l'A  noie  6. 
DoueLAi  (James),  comte  d'Aber- 
Corn    et     enauite    de     Douglas, 
deaxiènie  fiLi  d'Arcliibald.  ■{■  24 
nar*lii43.  —  I,  148  nore  4. 
Douci-AS  (James),  of  Heriotmoir, 
second    Gis    du    comte    James. 
JotilE  n  laquelle  il  prend  part,  I, 
148  et  iniv.;  oertiue  authentique 
la  relation  de  cette  joute,  153  nofi. 


DouGus  [James),  Trère  de  Henrv 
DooglBS  de  Lochleven  (el  fîU  die 
Jean  Douglas,  capitaine  du  clil- 
tcau  de  LocUleren).  Jonte  à  la- 
quelle il  prend  part,  I,  148  et 

DouoLÂS  (William,  comte  de),  fils 
afoé  du  comte  Jamei.  -j-  1452. 
—  Accompagne  ion  frère  et  son 
parent  k  la  joute  de  Sterling,  I, 
150. 
DoDOi-AS    (  Marguerite     d'Ecosse , 
comtesse  de),   femme  d'Archi- 
bald.  1,179. 
DouGrAS  [Marguerite),  fille  d' Ar- 
chibald. \oy.  OuHEX. 
DoulUtu.  II,  63,  63,  115. 
DBSux(YTOiu)e  de),  femme  deGuil- 

Unme  Houei:  1,  195  note. 
Dbuqcaib    (Jacqnea    de).    Voj. 

Flasdhis. 
DauiG  (Tbomas)  [Oruicf],  lance  ;■ 
cbe*al  de  la  compagnie  de  Ttl- 
bot,  le  38 octobre  1439.  [T.k., 
20a,  8476.]  —  Prisonnier  k 
Formignv,  1,  285. 
DintBAs    (George*) ,     comte     de 

March.  I,  179  note  4. 
DtiiBAB  [lady  Janet),  fille  du  comte 

de  March.  I,  179  nota  4. 
Duttoe.  Voj.  Danube. 
Duhois  (comte  de).  Vor.  Oai^iAna. 
Dubois   (Marie  d'Harcoort,  com- 
tesse de),  mariée  par  contrat  du 
26  octobre  1439.  —  Se  tient  k 
nne  fenêtre  lors  de  l'entrée  de 
Charles  VII  dan*  Rouen,  I,  230. 
DnaroBi   (Galhard  de),   seigneur 
de  Dunu,  cheralier  de  l'ordre 
de  la   Jarretière.  ■[■  1487.  —  I, 
339,  357  ;  n,  29  i  sa  trahiaon, 
U,  39,  75. 

E 

Eaououbt  (Jean,  seigneur  d'),  de 
Halenconrt  et  de  Lyooiers,  cfae- 
Talier,  lieutenant  géoétvl  du  sé- 
néchal et  gouTemeor  de  Pon- 
thieit  et  juge  commis  illee  pour 
le  roi  et  le  dnc  de  Bourgogne 


byGoogIc 


TABLE  ANALYTIQUE. 


cdu  ] 


ineat  k  D.  Grhxiu,  300,  387). 
—  Fait  partie   de  l'arinée  en- 
voya m  BooT^gne  par  le  doc 
en  1Ï44, 1,  17  ;  cheralier  à  An- 
denarde,  396. 
ieùu.  (1-).  1,  183. 
Écottmt.  Gens  rudes  et  qDui  uu- 
TUM,  I,  178;  leurs  atases  bien 
diflérenU  de  oeox  de   France, 
181,163. 
Éeotit.  I,  1 W  et  SUIT.,  176  et  sniv., 

189,  361,  447. 
ËGOWK  (Aonebdle  d'),  fiUe  de 
Jacques  I",  accocdie,  p.  o.  dn 
Ik  décembre  1444,  à  Louis  de 
Savoie,  comte  de  Génère,  ma- 
riée eu  1 458  BU  comte  de  Hun- 


S353el 


ir  de  Char- 
I,  en   Angle- 


Ecossx  (Isabelle  d"),  docheste  de 
Bretagne,  scenr  de  ka  précédente. 
Ven  sur  la  mon  de  la  daiq»faii»e 
■a  sceur,  <[n'on  lui  attribue,  1, 
68  note, 

ËcOMB  (Jeanne  à'),  sonr  des  pré- 
cédenle*,  mariée  au  comte  d' Au- 
rais,  et  en  secondes  noces  au  comte 
deHortoau. — Son  mariage  pro- 
jeté iTec  an  fiU  de  Somerset,  II, 
353  ;  retonroe  en  Angleterre, 
353  et  nctt. 

Égosib  (Marie  d'),  fille  de  Jae- 
qnes  I".  I,  176. 

Ëcôssa  (roi  d*).  Voy.  jAcgcis  II. 

—  (chancelier  d'),  I,  180,  181. 

—  (Éléonore  d').  Voy.  Airnw- 
CHE.  —  (Mai^oeriie  d'),  Voj, 
DoncLA*. 

tdunboarg.  ÉgUse  des  Jacobins 
à  -,  1,  178. 

ÉimdjUD,  roi  At  Portugal  de  1433 
i  1438,  beau-frère  Ar  Philippe 
leBon.— 1,34010(1:  4. 

EaiuM  (l'abbé  d*).  I,  385  noit. 

ÉLioBoaa  □■  PoBTuoiU.,  impéra- 
tiice  d'Allemape,  fiUe  d'E- 
douard et  de  LteD< 

—  Son  mariage  ■ 


:  Frédérit 


111,  I,   340i  eotre  dans  Borne, 
343i  mariée  par  le  pape,  ibid.; 
couronnée,  344. 
£^anuB    (Archeréque   d").    V€>y. 

MOXTNACHT. 

Ekfabt  (Jean  ]'),  procureur  du  roi 
an  bailliage  d'ËTreux  en  1434, 
lance  1  cberal  de  la  compagnie 
du  sire  de  Talbot  ao  u^e 
d'Harfleur,  eu  1440  (est-ce  le 
mémeP);  chargé  d'une  miuîon 
dn  duc  de  Somerset  pris  du  roi 
en  septembre  1449.  Il  devint 
chsnMlier  du  dnc  d'AIen^n, 
puis  maître  des  requêtes  de 
Louis  XI.  [r.  «.,  118,  193; 
202,8474;  U.  HoBio,  II,14fll; 
Stktuisos,  I,  SOO;   Bash,  IU, 

360.] Emoyé  du  duc  de 

Somerset,  I,  156  noU,  157 
noie,   160  note,   161  note,  169. 

Eatuluim  (traité  d').  I,  33. 

Épidémies  dani  r«rmée  dn  duc 
de  Breugne,  I,  305. 

Èplnal,  se  soumet  a  Charles  VII , 
1,38- 

EbiÂvt  (Nicolas),  trésorier  dn  dau- 
phin. I,  138n0(«. 

ErpuU.  II,  349. 

EacABi  (le  sngaenr  d').  V.  Pébucb. 

Rieaui  (Y),  t,  387,  389.  393;  H, 


Bourgogne,  comme  comte  de 
Hainaut,  sa  neigneurie  de  l'Es- 
datiére.  [D.  ViLurr. ,  SO,  48  t».] 
Cheralier  i  Pont-Aude- 
mer,  I,  192. 

EtcUvoni,  {Slavonie),  II,  365. 

EacoBUAix  (1b  seigneur  d').  I,  385 

EscoDCHY,  CoucHi,  periODiMges  de 

EacoccHv  (Charte*  d'),  père  du 
cbroniqueur.  I,  ni. 

EaooncHY  (Jean  A'),  sons  doute 
frère  du  chroniqueur.  I,  rr;  ta 
signature  originale,  xli. 

EscoucHT  (Mathieu  d').  Son  nom, 
\,%nole  ;son  origine,  IlietS;  date 
présumée  de   a  ~ 


bjGoogIc 


TABLE  AHALYTIQUE. 


«efiia  i  PéroDne,  îhid.;  pourtnitei 
qui  aaraient  été  exercéei  contre 
lui,  iild.;  membre  da  codmîI  de 
ville,  iiid.  et  ix;  prérAt  de  Pé- 
ronne,  ti,  tid,  ix;  figure  du» 
nu  procès  criminel  en  1450  «I 
il,  ym;  isàite  en  1451  à  la 
ftle  de  la  Toison  d'or,  n,  346  ; 
procti  nombrenx  qn'il  a  1  aoo- 

xxTii  devient  bailli  de  Neile, 
xtt;  prér&tde  Ribemont,  iè'ul.; 
•et  déméléa  avec  le  aeigneur  de 
Sainte-Hanre,  ijii/.  et  XT;  reçoit 
le  don  de  l'eiécntion  de  Samt- 
Qaentin ,  xvi  ;  prend  part  à  la 
Buerre  du  bien  pnblie,  iiid.; 
fait  priaonnier  à  Hontlhéiy)  xni; 
rentre  an  «errice  du  roi,  UiJ.; 
proonrenr  du  roi  à  Saint-Quen- 
tin en  1467,  iéid.;  i^établit  1 
Compiègae,  iMd.;  te  marie,  xvin; 
aarde  dea  iceaux  royaux  ,  iiid.; 
fermier  du  greffe  et  du  péage 
de  Couipi^oe,  iild.;  qualifié 
d'ifciiT-er,  XIX  ;  chargé  d'une  mil- 
lion en  Picardie  et  prèi  du  roi, 
xxi;  déclaré  par  le  roi  affran- 
chi de  tonlM  taillea,  Md.;  men- 
tionné datu  lei  acte*  pour  la 
demiÈre  foi*  en  1463,  xxn; 
•ei  UaiiODi  avec  la  maiion  de 
Loxembonrr,  mm  et  liuT.  ;  avec 
le  comte  d'Étampei ,  xxv  et 
luiv.  ;  appréciation  de  la  chro- 
nique, xxvm  et  «uiv.;  époque 
où  elle  a  été  compoiée,  xxx»  ; 
devait  écrire  un  tecond  livre, 
n,  433;  ne  parait  pai  l'avoir 
compote,  I ,  XL  ;  M  lignatnre 
originale,  xu  ;  but  que  l'aDteur 
■e  propoie  en  écrivant ,  1  et 
■uiv.;  l'excnie  de  son  iuiaffi- 
laace,  3;  manière  dont  il  a 
composé  M  chronique ,  ïMJ.  ; 
•'annonce  comme  le  continua- 
teur de  Hooiirelet,  4  ;  «on  récit 
de  la  fête  du  faiian  eit-il  origi- 
nal? II,  116  Holt;  informadoni 
recueillies  par  lui, 1,19,  36,  50, 
67,   93,  109,   ISO,  216,  285, 


munication,  I,  139,  325,  332, 
363,  367;  II,  32B,  334;  textes 
de  pièces  reproduits  par  lui,  I, 
72-74,  121-24,  245-50,  251- 
59,  364-73,  431-34,  436-39, 
440-41;  11,58-61,  93-111,165- 
322,  337-43,  396-415,434-44; 
eireurs  commises  par  lui,  I,  37, 
98.  301  et  suiv.,  369, 380,  392, 
431,  444;  II,  16,  18,  19,  23, 
37,  314. 

EsirK(  Jean-RobeTt,dille  Borgne  d' }, 
chevalier,  seigneur  de  Beauvoir, 
grand  bailli  de  Cambrésis;  figure 
comme  témoin  dans  une  charte 
de  mars  1449;  mort  en  1455, 
au  château  de  ThuD-rÉvéque; 
il  avait  épousé  Harguerite  de 
Rabodangei.  [Lb  CûrximBK , 
IV,Dr.,61;  Ls Glax, JVoricB f or 
U  vUUge  SKaa,  dans  les  Mèm. 
dt  la  SoçUti  dt  Caahray,  1835, 
315  ;  D.  ViLLsv.,   57,  64  v«.] 

Chevalier  1  Andenarde,  I, 

396. 

Esns  (lesu  dit  le  Bandrain  d'), 
chevalier,  seigneur  de  Beauvoir, 
Bli  dn  préôMenl ,  paraît  en 
1473;   éuit  mort  en   1498.  [D. 

VittKv., 57,65.] Chevalier 

t  Andenarde,  I,  396. 

Etpagm.  I,  69,  185,  261,  447;  H 
145. 

ËiwjLxs  (Richard  auxoa  de],  sei- 
gneur de  Saiate-Uarie-du-Sfont, 
chevalier,  capitaine  de  Longuv; 
il  eut  des  lettres  de  rémission  du 
i«iCharie*VUenao&tl44e,  et 
devint  son  conteiUer  et  cham- 
bellan 1  300  i.  t.  de  gages  ;  il 
ngne  :  DiEspiuLLsa.  [  r.  n. ,  44, 
3359,(>ign.  et  sceau);  Arch.,JJ 
18S,  p.  56;GAia3.,  BB8*,  2.] 
Rend  Longnj,  I,  196. 

Etpitntt.  I,  389;  rencontre  au 
pont  d'  — ,390. 

EapTSMiK  (1').  Ce  capitaine,  que 
d'Escouch)',  Cartier,  etc. ,  ne 
dciigaent  pas  autremeol,  ne  le- 


bjGoogIc 


TABLE  ANALYTIQUE. 


503 


rait-îl  pai  Jrau  de  l'Eipinaur, 
qui  foiuit  partie  «n  1433  de  la 
nmuon  àa  marehi  de  Heatii 
^OBVTUUT,  IV,  S3,  et  Ckro- 
m^ut  anonpiu,  VI,  394],  et 
eM  peiit4tre  le  méine  qne  le 
P.  jUnua  (Vm,  54]  men- 
lîoime  comme  éponx  de  Blancbe 
DauphÎDe?  SiKÔaloiii  inui  lui 
Étiemie  de  l'Erainasse.  chera- 
Ber,  •ngneor  d'Earon,  écnyer  et 
chef  de  chambre  de  11  écinen 
en  1418,  capitiine  de  gCDt  a'tr- 
meaet  de  trait  en  1455,  et  dont 
on  a  nue  quittance  avec  ligna- 
tnre    originale    [  T.    te. ,    44, 

3266-67). 1,  11,318,333. 

Etsay,  Sa  TedditioD,  I,  197. 
Estuipa*  (Robinet  d'),  oberalier, 
leigneor  de  la  Ferté-Imbaalt, 
ValeDcay,  Soltebri*  et  TeWSay, 
conteiller  et  cbambellan  da  roi, 
capitaine  et  chlleUin  de  Roan- 
"-n  de»  exécntetin  tetta- 


Guen.,  X897,  flO); 
dn  dnc  de  Bonriion  en  1442, 
marcha)  et  •jnéchal  de  Boor- 
bonnai*!  marié  p.  c.  da  13  juil- 
let 1438  k  Margoerile  de  Bean- 
villier»;  il  ftart  mort  en  1467. 
rAsB.,Vn,  544;CauAaT,  S95i 
Palixi,  fi'ourellc  Gloire  du 
Btrry,  lU,  322;  Ca*.  des  t., 
titkMrt»;  Dtt  Put,  7X8,  S5.] 

Prend  part  à  la  conquête 

de  Normandie,  I,  313. 

EcnooiAT  (  leignenr  d'  ).  Voy. 
BoDsnia. 

EsnuAC  (Amanry,  leignenr  d'), 
chevalier,  sénédialdeSaintODge, 
conteiller  et  premier  ohambiél- 
Un  da  dauphm.   (Sign.  tnÔB.  et 

T.   M.,   4»,    3361.J  — 

lib,  r,  34 


chambellan  du  roi;  bailli  de Co- 
tentin.  \  1476.  Cest  lui  qtte 
djdgnent  Jean  Cbartier,  aoui  le 
nom  d'Btctar,  et  Wavrin,  >ous 
oelui  d'ff.tour.  [Ahs.,  Vm,98; 
Moi>m.,VI,  SOiCHunxB,  II, 
41;  WATBnr,  I,  334  et  note  3.] 

AmbaBMdenr    de    Char- 

let  VII,  1,187. 
E»n>tmviLL>  (GniUaame  d'),  frtre 
de  Louii,  érAqne  de  Ntmet 
(lUl),  de  Lodire  (1450),  ar- 
cheréinie  de  Ronen  (^1453),  car- 
dinal du  titre  de  Samt-Martin- 
de*-Monlf.  f  1483.  Il  fut  au 
moment    de    deienir   pape   en 

1458  [Du  QjBCQ,   193]. 

I,  411  note  2;  UgU  du  pape, 
^7;  commit  pour  régler  det 
dilBcnhé»  touchant  Ict  égliaet 
du  Danphiné,441. 
Em»  m»  njj  (Jean  d*),  ieignenrde 
Blainrille,  pnii  de  Torcjt ,  aprto 
la  mort  de  ton  pire  Gnillanme 
(mort  le  19  novembre  1449], 
territ  d'abord  le«  Anglais  ;  che- 
■nlier  derant  Fontoite  en  1441 
nHoma.,  VI,  SSJ;  préT6t  de 
Pari*  le  36  mai  1446  ;  grand 
mahre  det  arbalétrier*  en  1449. 
f  1494.  —  On  n'a  pai  réfléchi 
que  leieigneari/e BlmnBÏUti'men- 
tionné  comme  ajtuit  prit  part  k 
la  campagne  de  Normandie,  ne 
peut  tbt  Gnillanme  d'Estonle- 
Tille ,  teigneoT  de  Torcy  et  de 
BlainYille ,  mort  la  même  année, 
et  qui  ne  Int  pat  maiire  det  arlia- 
léiner*,  non  plut  qne  Guillaume, 
tdgnenr  de  Blainrille,  ton  le- 
cond  fib,  mort  rert  le  moit 
d'anil  1449.  Le  leigneur  dt 
BlainnlU  u'eit  donc  pat  GuU- 
ùaau,  mai*  Jean,  conna  depuil 


a  da  danphin 

EwutititiLiJt  (Ettout  d'Y,  qna- 
triène  Hl*  da  Guillaume ,  id- 
SneoT  de  Torcr  ;  teigneur  de 
BeannoDI-le-Cfaarlit  ;  chevalier 
à  Dieppe   en  1443;contriIler  et 


Torcj.  Je  *aïa  moi-même  tombé 
dut   cetre   erreor  (I,  187  note 

3). Ambatiadenr  de  Char- 

let  vn,   1,   186  JuU  2,    187; 

S  rend  pari  à  la  campagne  de 
[ormandie,  191,  198, 313,  215; 
maître   det   arbalétriers,    196, 


byGoogIc 


S04 

430  i  enlré  '  le  premier  daoi 
Rouen,  223  noie;  envoyé  en 
ombaMaile  an  dauphin,  liSO  ; 
fait  itiu  rapport,  1|34;  négocie 
la  reddidoD  3e  Bordeaui,  II,  73; 
bit  partie  de  l'armée  enïoyée 
raotre  le  oomte  d'Armagnac,  296; 
figure  au  convoi  du  roi ,  428- 
Cité,  1,437,  430,441. 

Earommux  (Jean  i'),  «cigneur 
de  Briouebec,  fils  du  ùre  d'E«- 
touterille.  —  Prend  part  i  la 
campagne  de  Normandie ,  I, 
173,  203. 

EcTOVTKvnxk  (Looi»,  un  d'), 
grand  ëdiânioD  de  France, 
grand  ténéchal  et  goavemenr  de 
Normandie,  f-  leptembre  1464 
(•don  CHArrBixAm,  337).  —  I, 
173,  175  noie.  Prend  part  i  la 
campagne  de  Normandie,  201; 
prend  Hambie,  léid,,  qui  leur 
appartenait  par  béntage ,  iiid.; 
ca^taine  d'Âvranchet ,  288,  et 
de  Tombelaine,  389  ;  poueweur 
de  Briqudwo,  291  ,  et  capitaine 
de  cette  place,  292. 

EtiotrazTiiJ.1  (Robert  d'),  idgnear 
de  Beyne,  baron  d'Inr  et  de 
Saint  -  Andiien  en  la  Harcbe, 
■eigneur  de  VillierSi  chevalier 
devant  PooioiM  en  1^41  jprévAt 
de  Paris  le  7  mars  1447;  re^t, 
en  1449,  400  1. 1.  du  roi  en  i^ 
compense  de  sesseriices.  -}- 1479. 
[r.  ic,  4B,  3385  (Bgn.  orig.  et 
soe«n);HoagTH.,  VT,  22;  Oc- 
eriplioa  raiioiuiée  iTant  eoUec- 
lian  tTcneieiu  nui.,  réuni*  par 
H.  Tecbener,  1862,  n"  199.] 
I,  10  ;  n,  320,  638,  432. 

EnotTTETiLLa  (Jeanne  Paîsnel  , 
dame  d'),  femme  de  Louis,  lire 
d'Eitoateville.  I,  391  note  3. 

EsTODTETiLu    (Jcanue    d'].  Voy. 


TABLE  ANALTTIQUt. 


4493-97  (ai^.  orig.};  Guaw. , 
371 ,  113  (I.  aalDgr.  à  Louu  XI); 
Chniit.taaid.,  250-51.] I, 


.  (« 


*d').Voy.  I 


E^TB4c  (comte  d').  Voy.  Arabac. 

EircsB  (Jean  d') ,  seigneur  de  la 
Baide,  conieilW  et  chambellan 
du  roi  LoaU  XI ,  sénédial  de 
Uoiooiin  en  1463,  baiUi  de 
Lyon  en  1485.  [T.  «.,  1B8, 


ÉritKPis  (Jacqueline  d'Aillv,  corn- 

teued'j.AccompafiDekducbewe 

de  Boulogne  ï  Chlloos,  I,  45; 

comment  on  lui  apprend  U  mort 

de  son  fils,   402;  ses  entrée*  à 

Péronne,  I,  xi  et  aatt. 
Étajcpis  (la  demoiselle  d").  Voy. 

CLfiras. 
État*  du  royatune.  I,  426. 
EtioB.  "Voy.  Etïo». 
Eu.  II,  263,  267;  entreprise  de  la 

garnison  d'  —  contre  Gniiie*, 

268. 
Ed  fcomte  d').  Voy.  Abtoii. 
Kd  (HélËne  de  Melon,  comteued'), 

mariée  le   23   tepleiobre  1454, 

f   1472.  —  Son    mariage,   II, 

262-63. 
En  rjeanne  de  Saveasea,  comtesse 

d'),  mariée  1448,  f  1449.  —  U, 

262. 
EnoiiTB  IV  (Gabriel  Coodolniiero) , 

papeen  1431,  +5  man  1447.— 

Sa  mort,  I,  113. 
Muropt  (1').  II,  363. 
Edsib,  Voy.  Usra. 
Érreux.  Charies  "Vil*  -,  1,  196; 

bailli  d'  — ,  voy.  F^iogma, 
ÉvBECix  (éviqne   d"),   Voy.  CoM- 

ExAgbe  (Garcias  de  1'),  éréqne  de 
Dax  (1430-44).  et  de  Bayoune 
(1444-54).  —  I,  361. 

Eimtt,  prii,  I,  209. 

Etïos  (rouîmes) ,  écnyer,  capitaine 
de  Catidebec  de  1435  il  1447, 
et  de  Pont-Audemer  avant  le 
22  novembre  1443  ;  commis- 
saire pour  la  reddition  du  Mans 
en  1448.[r.  «.,  1 60(iigD .  orig.}; 
Arch.,  K  87,  21";  88,  27"; 
Fo>TA«.,M8-lS0;Ms.»0S7', 
147;  BsAtiBii>.,  El.  de  Norm., 
69;  Rtkbb,   y,  I.    189;  V,  n, 

4.] Employé  dans  le*  né- 

gociadoM  pour  la  reddition  du 


byGoogIc 


TABLE  ANALTTIQUE. 


Hani,  I,  139  aou,  130  nott; 
hit  priaoniiierl  Poal'Audemer, 
191 J  oommi»  pour  ftïre  déliTrer 
le*  places  céd^  par  U  traité 
de  Teddition  de  Raun,  336. 


FaiaUt.  I,  315;  II,  333;  «Miégée, 
I,  316;priM,  317. 

FAmui(Ë*teveouEtteTeninde), 
écn^er ,  demmnit  i  Saliiu  en 
l^SS;  éeDjer  tranchant  du  duc 
de  Boiu^<wDe  ;  parait  encore 
en  usa.  [LaBabu,  II,  232; 
Coll.  de  Bourg.,  100, 390, 850.] 

Son  vau  i  la  ttte  dn  faiun , 

n,  215. 

FAL«iorp(JobD),  chevalier  audai*, 
+  U59.  — 1.306  no«. 

Fmuàgitj.  II,  265. 

Faucombbrsk  (teignenr  de).  Voy. 

Fâutiat  (Jean),  dojen  de  Ton- 
DOS,  arabutadeoT  du  dauplÛD, 
1,436. 

Fuxm  (maréchal  de  la).  Voj. 
UociBti. 

Faax-*iMigei  (le*].  I,  6,  7  et  noté. 

FKBvax(Jean  le),  teignenr  de  Saint- 
Remy,  conno  >oqi  le  nom  de 
Ckarolau  et  de  ToUon  d'Or,  roi 
d'arme*  et  chancelier  da  dnc  de 
Bourgogne.  4-  16  juin  Ikm. 
[l/otiee  deMlIe  Dupont,  Bullelia 

«e.A.  Je/>.,B,  2etiuiT.] 

I,  261  ;  figure  dan*  la  fêle  de  la 
Toiaond^oraHoDs,  3^7,  350; 
danscdle  dDraiMnJiLille,126, 
où  il  présente  le  bisan,  159-fiO, 
H  rt^it  Im  Timx  de*  cheva- 
lien,  164,  189,  332;  ambatu- 
denr  du  duc  de  Bonrgogne , 
U,  9  noie,  91  noie  3,  335  noie  2, 
395  et  sniT.;  présente  une  ce- 
dule  an  nom  de  ses  collègues, 
414. 

Fécamp,  pria  sur  l«t  Anglais,  I, 
197. 


505 

Funic  (mesure],  euToj'é  de  l'em- 
pereur, U,  %K- 

FEnBGJw  (Siv«BT  de).  I,  16  noie. 

FuDUAHD  I",  fils  naturel  d'Al- 
phonse V,  roi  de  Naples  et  de 
Sicile,  le  3  septembre  1456.  f 
1494.  —  n,  380  note  2  ;  euToîe 
nne  ambassade  i  Maotoac,  393. 

Fkbmxb  (.^ean),  gentillioinme  aa- 

5 lai*,  valet  de  chambra  du  doo 
'Alençon.  [Voj.  BaanT,  405.] 

— n,  323,  361. 
Feuri.  I,  439,  442. 
FAtbb  (Etienne  le],  conseiller  au 

Parlement.  Il,  43B. 
FiBn«*(Aiithonin)le),  fil*  de  Jean. 

I,  63  noit  4. 
FianaarJean  de], fil*  deWalenn. 

Chevalier     à    Pont  -  Andemer , 

I,  192;  commandant  des  gens 
de  guerre  du  bttard  de  Bour- 
gogne, II, 62;B>«asùné  par  Jean 
de  FlavT,  Uld. 

FiBFFu  (Waleran,  seigneur  de). 

II,  62.  Poursuit  Jean  de  Flavy 
relativement  au  meurtre  de  sou 


noto  4. 
FfSPFia   (Harie    de    Dompmart, 
dame  de),  femme  de  Waleran. 

I,  63  noie  4. 

FuiAirai  (Guillaume),  éréqoe  de 
Verdun  (1437),  de  TonI  (1449), 
et  de  Tournai  (1460).  f  1473. 
—  I,  46. 

Fanniaiii  (Jean,  seigneur  de], 
appelé  doua  le*  documenta  fran- 

Sii  Fenatranga.  — Ambassadeur 
I  dauphin,  1,  34  aoie. 

Flamandi.  I,  388,  395. 

Flamlrt.  I,  104,  368,  369,  375, 
383,  367,  388  ;  II,  15,  26, 100, 
103,  104,  106,  108,  111,  379, 
316,  371.  Les  chemins  y  sont 
tris-étroiti,  I,  404;  renommée 
pour  son  commerce,  447  ;  tenue 
en  souveraineté  de  la  couronne, 

II,  10;  ravagée,  20. 
pLjtHDBxs  (Jacques  de),  dit  Dbim- 

cuui,  chevalieràGavre(1453), 


byGoogIc 


MW 


TABLE  ANALYTIQUE. 


•eignear  d'Aloenihoie,  conMiil- 
1er  et  chambellan  du  dnc  de 
Bourgogne,  bailli  de  Foniei. 
j-  10  avril  U59.  [Aa».  n,  769; 
Dn  Ci-BBOt},  70-]  —  Son  rau  à 
lafStedufaiian.II,  198. 
FLAnuau  (Looii  de),  aâgatui  de 
Pract,dieTaIier  i  GaTre  (1M3). 
f  1488.  (pu  Cl»«gq,  70  j  A«., 
II,  767.J  —  Envoyé  des  Gan- 
tois, I,  385  mie. 
FtATT  (Charjei  de),  feignenr  de 
HongeraiD  et  de  RooqaeroUet, 
ctievatier;  parait  dè«  1419  dans 
les  rangs  de  l'arma  royaliste  ;  il 
fol,  en  cette  année,  lut  priion- 
oier  par  les  Anglais  ;  chevalier  i 
Dieppe  en  IkkZ  ;  capitaine  de  la 
lonr  de  Cboirr  en  1459.  Par 
lettres  du  10  jnillet  1432,  le 
dnc  de  Bonrg^ne  confiw]ila  sa 
tene  et  «eigneDriB  de  Honge- 
rain  en  la  prévAté  de  Honidi- 
dier  ,  et  la  donna  à  Jean  de 
Brimen.  f  31  mars  1463. 
[MoBSTB,,  m,  366,371  ;  V,79, 
VI,  eO;  Mlle  Dupont,  dans 
Wà-ma,  I,  334  note  4;  Dn 
CI.ZBCQ,  31-33, 337;  D.  Villxt., 
39, 119  ;  Éptaphe  dans  D.  Git^ 
USMV,  UI,  &3  ;  Arch.,  ^,  88«tt, 

■n  5  mai  1463.} Poursuit 

le*  meurtriers  de  son  frère,  1, 
145;  pouTsmuipar  LoaTain,  147; 
vent  le  faire  assassiner,  360. 
Furr  (Oiarles  de),  fils  de  Guil- 
laume. Donué  en  garde  au  sei- 
gueur  d'ORemont,  I,  146> 
F1.AT1  (Hector  de],  seigneur  de 
WaudelincouTt,  de  Muyn  et  de 
Montauban,  fait  cheraher  i  Jé- 
nualem  ;  suivit  le  parti  du  dnc 
de  Bourgogne:  il  était,  en  1433, 
gouTemeor  de  Boves,  et,  en 
1437,  goOTemeur  du  comté  de 
Vaademont.  Il  se  réunit  ensuite 
i  se*  frère«  qui  'servaient  dans 
l'armée  royale,  et  se  trouva  i 
Dieppe  en  1443.  Parait  encore 
en  1462  et  1463.  U  était  mort 
m  1469.  [Honna.,  IV.  434- 
39  ;  V,  337;  VI,  78;  Dn  Clibcq, 


31-32,   337;   D.    Vi«.bï.,  3», 
119  et  120  V»;  Arcb.,  Stgatm 

Ja  ParUmtnl  i^ Poursuit  le* 

'    sderanMre,  I,  145; 
Louvain,   147; 


CSié,  I,  396. 
Fi.avT  (Guillaume  de),  vicomte 
d'Acv,  seiRncnr  de  Montauban, 
de  Honchy  et  de  Laign^ , 
iinyei ,  capitaine  de  Gomjuè- 
gne  ;  a«assiné  le  9  mars  144». 


3569  (lign.  orig.  et  sceau);  Dn 
CLnacQ,31-32,337-38;  Aaffetin 
,«.   h.   dt.  fr.,   1861-62,  173- 

76,  etc.]  Ses  rieheMe*  et 

te*  violences,  I,  143  ;  avait  fait 
mourir  le  maréchal  de  Hoche- 
fort,  ihid.\  assassiné  par  le  bi- 
lan] d'Orbendas  en  présence  de 
ta  femme ,  1 44  ;  enterré  i  Com- 
piègne,  145  ;  ses  frères  ponrsui' 
vent  ses  meurtrie^,  iM.;  accnté 
d'avoir  fait  mounr  le  père  et  la 
mère  de  sa  femme,  146-  Gté,  > 
360;  11,62  note. 

FuLVT  (Jean  1",  seigneur  de),  pa- 
raît dès  1417  dans  tes  rangs 
de  l'armée  bourguignonne.  Il 
épousa  Jeanne  d'Antoing  (ap- 
pelée à  tort  Marie  par  les  généa- 
logistes).  [MoBïni.,  UI,  S3S; 
IV,  67,  437;  Arch.,  «egûiret 
du  farUmenl;  Dn  CiracQ,  32, 

237;  Cai.  dea  t.,  FtiVY.] 

I,  145  no/e  3;  11,62  no(e. 

FlAVT  (Jean  II,  seigneur  de),  de 
Lienconrt,  de  Batëitin  et  d'Aa- 
redoing,  chevalier,  fils  de  Jean. 
Il  hénta  de  Jeanne  d'AntcÙng 
■a  mère,  en  1453.  [D.Viuxt., 
38,  120;  Arch., /l^w*rtniiP«r- 

lornsnt.] Cbevalier  1  Aude- 

narde,  I,  396;  sa  querelle  avec 
Jean  de  Fieffea,  II,  62,  ^i  (M 
tué,  tJÀd.\  obtient  lânÏMion  du 
roi,  63;  prisonnier  à  la  con- 
dei^erie,  ih'td. ;  condamné  i  des 
dommages  et  intérêts  ctmsidéra- 
ble«,  ih-^. 


byGoogIc 


TABLE  ANALYTIQUE. 


507 


Flitt  (Baoul  de),  leigoeor  de 
BaKDtin ,  pire  de  Jean  I"' ,  lei- 
gnear  de  Flaiy.    I,   296   aoie. 

Flavt  (lUonl  de],  seigneur  de 
Rubenconrt  et  de  Follerille,  cbe- 


1U3,  et  T  e«t  iait  cherdier. 
^oniTs.  ,  VI ,  78  ,  80  ;  Do 
Clibcq,  31-33,  237-38,  Si|0; 

Cab.  d*t  t.,  FtATï.) Poui^- 

mit  1m  menrtricn  de  Min  frère, 
1,  145  ;  ponnnivi  par  Loa«aia, 

360;  rMdait  à  Serain,  ilâd, 
F^Ti  (Thibaut  de),  filiatnéd'Hec 

tor.  Chevalier  i  Andenarde,  I, 

396. 
Flatt  (  Jeanne  d'Antoine ,    dame 

de),  ^mme  de  Jean ,  seignenr  de 

FlaTj.  II,  r-      - 

Chartre».!,  awl 

,  Floqi7u  (Hobert  de),  dit  Floqnet, 

idgnear    de    Floqnes   et   d'A- 

vrechier,  cheralicr  i  Sandwich 


.  ;  bailli  et  capitaine  d'É- 
TiTtlx  ;  capitaine  de  Heulant 
{]i|50),deBonfle<u-(145I);  ca- 
pitaine de  70  lance*  fournies, 
logées  en  Saintonge,  pays  de  la 
Rochelle  et  AnsoumoiB  (1449), 
capitaine  ajant  la  chaîne  de  100 
lances  fbnmie*  logées  en  Nor- 
mandie (1451)  ;  maréchal  béré- 
dîtai  de  Normandie,  Floqaet, 
pour  prévenir  de*  poonoites 
dont  il  aniait  pu  être  1  objet,  rc- 
lattvenient  ani  licences  de  sa  vie 
de  capitaine,  crut  prudent  de 
prendre  du  roi  des  lettres  de  ré- 
miaiion,  qni  Ini  fnrent  ocirojée* 
eu  août  1448.Marié  k  Perrenette 
Ha»art  dès  1419.  + 17  [et  non  7) 
décembre  1461.  il  fut  enterré  à 
Tabbaye  du  Bec  ;  m  pierre  sépul- 
crale s-    -         ^ 


l'église  de  Boisney  ,  préi  de  ' 
Beruav-  [  Cab.  dei  t.,  Floquis  ; 
T.  te.,  48,  3579;  Cabinet  de 
rautenr(Bign.orig  };DtrCuucQ, 
102;  Bbrbt,  476;  Arch.,  JJ 
179,  p.  149;  188,  p.95;H<^. 
aatiq.  Nom.,  V,  403 ,  et  le  ré- 
cent ooTiage  de  H.  Métayer- 
HaMelin ,  CoIlBclion  des  dalUi 
lumuiairet  en  SorvuaJu,  p.  19.1 
1,  75  nctt  k,  191,222.  Com- 
mande nne  partie  dei  bande* 
envoTée*  contre  les  Snisse* ,  1, 
1 1  ;  Frère  d'armes  de  Hathew 
Gougli,  dam  cette  expédition, 
ibid.  ;  va  troaTcr  le  comte  d'É- 
tampes  qui  voulait  s'opposer  à 
ton  passage  en  Picardie,  13  ;  en 
pourparlers  avec  ce  prince,  13; 
s'avance  en  armes  vers  lihont, 
occupé  par  lecomte,  14;  parle- 
mente avec  le  conte  et  olitient 
passage,  15,  16;  prrnd  part  à  la 
prise  de    Pont-de-1' Arche ,   16S 


jambe  cassée  devant  Rouen,  330. 

FÏortmge,.  H,  49? 

Flonnct.l,  125. 

Florenlini.  II,  54. 

Foix  (Bernard  de  Béarn,  bltard 
de),  fil*  naturel  de  Jean,  comte 
de  Poix.  On  imposa  en  1438 
dans  le  diocèse  de  Lavaur  une 
somme  ■  pour  la  vnide  et  déli- 
vrance de  la  ville  de  Sainte  Ga- 
vellequi,  ou  mois  de  juing  1438 
derrcnier  passé  ,  fut  prinsc  par 
force  et  occupée  par  l'eipace  de 
deux  mois  par  certains  cappi- 
taînc*  de  guerre,  c'e*t  B*savoir 
iRfjjîre  Bernard  Je  Bearn^  cherv- 
Hbt  ,  bailard  de  Faix,  IHerre  de 
Uorat,  1  elc.  Le  httard  et  ses 
compaenons  reçurent  2000  écns 
d'or.  Paigb.  ,  856».  Voy.  L* 
Haichi,  423,  35;  BBanr,  464, 
67,  70.J I,  361. 

Foix  (Gaston  IV ,  comte  de) ,  né 
1422.f  147».  — 1,  193  «tel, 
367Ro<e.  416.  Brillant  chevalier, 
1, 60  ;  auiiie  aux  «éaoce*  du  con- 


byGooglc 


TABLE  ANALYTIQUE. 


Mil  où  l'on  di»cate  1«  rtforme 
dei  ffent  de  guerre,  54  ;  l'adjoint 
aux  ambauadeun  du  comte 
d'ArmagDac  pour  intercéder  en 
la  bveur,  62,  65,66  note;  ai- 
siège  et  prend  Maalcoa,  306- 
208;  anut  éponté  la  fille  do  roi 
de  Nararre,  207  ;  lieutenant  %é- 
aén\  du  roi  entre  la  Garonne  et 
Ir*  Pvrénéei,  ijii^.;  menacé  par 
le  roi  de  Navarre  avec  lequel  il 
entre  en  pourparlers,  iiîa.'^ 

aa  (cigneorde   Lncé, 
tourne  en  aoupayi,  20Q;  miîlé 
U  reddition  de  Bardeaux,  337. 

Font  (Gaiton  de],  capui  de  Buch, 
comte  de  Benansea ,  oncle  de 
GaitoQ,  Chargé  de  n^ocicr  la 
reddition  de  Bordeaiu,  I,  ""' 
39. 

Foix  (Halbien  de),  comte  de  Com- 
iniiigei,    onde   du    précédent. 

Î1463 —  1,  aOB.  ChcTalier  de 
Toitou  d'or ,  349  'oU  1    (  il 
en  appdé  comte  de  Commiaet), 


Fotx  (Éléonore  d'Aragon,  comtetie 

de).  I,  207. 
fontaine  det Plturi  (la).  Paa  qui  T 

e»t  tenn,  I,  264,  265,  371,  S74 

FoamÀi  (Calfaerine  de),  femme 
de  Richard  Merbnry.  I,  210. 

FoiTiviL  (Pierre  de) ,  écny  er  d'écu- 
rie du  roi,  et  capitaiae  de  Laon. 
II  eut  de  Chartes  VI  en  1416.  le 
31  mars,  un  délai  d'un  an  pour 
fournir  son  dénombrement;  at- 
taché à  U  personne  du  duc  de 
Gnyenne,  il  le  fut  ensuite  i  celle 
da  dauphin  Jean ,  sont  lei  ordres 
de  lierre  de  Bourbon.  \Cah,  dta 

I.,  Ponmtu..] Ambauadeur 

de  Charles  Vil,  I,  155et»<.M4, 
160  aottf  figure  à  l'entrée  de 
Rouen,  337. 

FoBME  (Jean),  secrétaire  du  comte 
d'ÉtampFS.  [Du  Clucq,   147, 


192,     20B;    U*.   fr.    67B7.] 


Vandois,  431. 
Formigaj.  Bataille  de  — ,1,  381  et 
soiT.;  Charnp  aur    AiigLùt  à  — 

284  note.  Gté,  387,  303,  305, 
306. 

Foisi  (Gaules  du) .  Son  rau  k  la  Uis 
dn  faisan,  n,  181. 

Fostis  (le  seigneurdea).  Heu  nom- 
mé parmi  les  seigneurs  présents 
i  Arras  en  1435  [Saut-Rmicx, 

541]. Chevalier  k  NctbIc,  I, 

432. 

FossKDi  (BeaodMD  de),  rdigieox 
de  l'abbaye  de  Saint-BaToo.  I, 
408  noit. 

Four^ru,  prise  d'assaut,  I,  154; 
TiUe  riche  et  bien  peuplée,  ibid.:, 
minée  par  les  Anglais,  iiid.\  ri- 
chesses éoormfi  qui  s'y  trou- 
vaient, ibid.  et  note  3  ;  négocia- 
tions pour  lareddition  de — ,155 
etniiT.;  escarmouche  devant  — , 
173,  aisiégée,  203,  304;  rendue, 
205;  détenue  malgré  les  récbma- 
tioniduducd'Alenfoo.ll,  318,  ^ 
323.  atée,  1,  163,  167,  169  ci 
suiv.,  174,  185. 

FoouD.  Voy.  Foua. 

PouaiiBirnn  ( Jean  de).CbevalieT  i 
Audenarde,  I,  396. 

Fomunnti..  Voy.  PhooobhjUJ.. 

Fox  (Jean) ,  Anglais ,  combattant 
avec  les  Gantois,  II ,  88  note. 

F«AisK,  FstMB  ou  Foussa  (Martin). 
Ne  serait-ce  pas  le  même  que  ce 
Martin  Priùart,  écuyer  Brabau- 
^n.quifit  prisonnier  le  roi  René 
1  Bullignerille  ?  [Monra.,  IV, 

364.] Sou  v<«u  à  U  me  du 

faisan,  11,  220. 

Fkaitkkbc  (  Hans  ) ,  appelé  daoi 
les   documents  français  Wraabi- 

Îiat,  Ambassadeur  dn  dauphin, 
,  34  ngtt. 
FroBfaû.  I,  9,  13,  16,  17,  19,  20. 
125,  190  et  suIt.,  195,  244, 
291,  307  et  tuiv.,  329  et  sai*.  ; 
ir,  33  et  Puiï..  37  «mît.,  65 
et  sni-r.,  354.  Se  répandent  «u 
Normandie  après  la  trêve,  I,  6; 


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TABLE  ANALYTIQUE, 


leur  bravoure  i  Suiut-Jicquei, 
19,  30;  penn  qu'ils  inbiuent 
dam  cette  bataille,  20  et  note  3  ; 
remercieot  Difn  ûe  leur  tic- 
toire,  31  ;  Ivgé*  en  AU«m«^e, 
34;  coanra  et  ravagea  qu'ils  y 
font,  ilid.  et  36;  pertes  qu'ils  la- 
bisKDt,  35,  36;  eaTahiiaeiit  le 
teiriloire  de  Hen  et  y  roui  He 
graves  dommages,  37;  aoyés 
sans  être  mis  ■  raiiçon  quand  ils 
(ombent  entre  l«s  mains  des  M««- 
l'ua,  28,  39;  traitent  de  même 
leurs  prisonniers,  28;  des  — 
prennent  part  i  U  guerre  d'É- 
Trard  de  la  Mark  contre  le  duc 
de  Bourgogne,  75  et  snir.;  s'em- 
parent dn  Hans,  131  ;  eu  dé- 
fiance contre  Ira  Anglais,  159; 
te  préparent  i  lagnerre,  160. 
170;  s'emparent  de  Punt-de 
l'Arche,  16S,  el  de  là  font  guerre 
ouverte  aux  Anglais,  167  ;  se  dis- 
poient  k  enTahir  U  Normandie, 
189;  profitent  des  divisions  qui 
régnent  en  Angleterre,  196;  at- 
taquent Rooea,  21<l  et  luiv.; 
leors  perte*  1  Formigny,  285  et 
noia  2;  défont  les  Anglais  en 
Guyenne,  324;'  victorieux  1 
Castitlon,  U,  39  et  suiv.;  ballns 
devant  Guines,  368  ;  te  nom  de 
—  donné  aux  soldati  d'Huniade 
combattanL  les  Turcs,  I,  140. 
France.  I,  6,  30,  23,  26,  35,  69, 
70,  85,  139, 161, 182,  188, 304, 
378,  447;  U,  169,  267,  371, 
281  et  suiv.,  390,  398-  Denrées 
i  bon  Diarcbi  en  —  lors  de  U 
Gooclnuon  de  U  trêve  avec  1rs 

repeupler  et  à  se  refaire  ,7,8, 
60;  garnisons  placées  en  —  par 
les  Français  et  les  Anglais,  sur  les 
frontières,  9;  état  de  ruine  et 
d'épuisement  de  U  — ,  53;  gens 
d'arme*  logés  dans  les  villes  de 
la  — ,  56  ;  tranquillité  iuslanta- 
née  dont  jouit  la  —  après  la  ré- 
forme des  gens  de  guerre,  59, 
60;  pacifiée  rn  deux  mois  mieux 
qu'elle  ne  l'avait  été  depuis  trente 


casion  de  U  naissance  dn  duc  de 
Berry ,  1 1 1  ;  opinions  diverses 
en  —  sur  la  rupture  de*  trêve*, 
170  ;  tremblnneat  de  terre  en 
^  ,  171;  opinions  diverses  en- 
sur  l'arrestation  dn  duc  d'Aleu- 
çon,  II,  334  ;  on  célèbre  en  — 
la  délivrance  de  Belgrade,  328  ; 
ordonnance*  publiées  en  — 
334.  Ambassade*  échangée*  en- 
tre U  —  el  l'An^eterre,  1 ,  84, 
85,  111,  113  noi6,  119.  130, 
129  note,  ISOnote,  155  et  suiv., 
leOnofi,  161  neU,  169.  Trêves 
entre  ta  —  et  l'Angleterre,  I,  4, 
5,114etiute3,  120'>a'el;  U, 
406-407. Bannière  de  —  demuf 
déeanrot,  par  le  duc  de  Bour- 
gogne, II,  312,  313. 

Ebasoe  (Charles  de),  duc  de  Berry, 
né  le  23  décembre  1446.  Sa 
naissance,  I,  111  ;  réjouissances 
auxquelles  elle  donne  lieu,  iiiJ.  ; 
nommé  duo  de  Berry,  ïiid. 

Fbaucz  (Jacques  de)   né  en  1432. 

I,  lU  ™*<. 

Fbuick  (Madelaine  de) ,  née  le 
I™'  décembre  1443,  m.  p.  c.  du 
11  février  1461  à  Gaston  de 
Foii,  prince  de  Viane.  f  1486. 
—  Promise  i  Ladislas,  II,  354, 
404,  405  ;  perd  son  fiancé ,  355  ; 
conserve  les  présent*  qu'il  loi 
avait  envoyés,  356. 

Fbascb  (Badegonde  de),  fille  atnée 
de  Cbaries  Vn.  f  19  man  1444. 
(^.  If.?). — Promise  à  Sigismond, 
duo  d'Antriche,  I,  10;  monrut 
avant  que  le  mariage  f&t  accom- 
pU,  24. 

Fbahce  (Yolande  de],  née  le  23  sep- 
tembre 1434-  I,  111  nota. 

Pbucb  (Catherine  de).Voy.  Cha- 
■aiAis.  —  (Jeanne  de).  Voy. 
BaKTAeai,  CLsanoar.  —  (Ami- 
rai  de).  Voy.  Bhuil,  Coetivt.^ 

taréchaux  de).  Voy.  Cduht. 
vu,,  MOTIEB,  XurTtMUxt. 

Pnmefori.  II,  356,  257,  273;  as- 
semblée tenue  i  — ,  373,  367, 


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SIO 


TABLE  ANALYTIQUE. 


Fnnca-archer*,  devant  Caen ,  I , 
311,  envoyé!  en  GuytoDc,  II; 
31  ;  leuri  capitabes,  33,  36.  — 
d'Anjou  rt  de  Bany,  36. 

FiiDÉBIc  III.  I,  10  note,  261  ;  II, 
156,  246, 357, 272, 301 .  Envoie 
UDe  ambauade  au  dauphin,  I, 
16  noie;  l'emploie  poor  la  paci- 
fication de  l'Allemagne,  33;  en- 
voie denambreiueaanibauadci, 
33,  3^}  Km  enir^  à  Rome,  340 
etiuiv.ipr^teierineDt,  342;  ma- 
rié par  le  pape,  343,  et  couronné, 
344  ;  reçoit  du  pape  la  roie  bé- 
nite, 345;  bit  trois  cents  che- 
valien,  Uid.;  arme  conti^  Ie« 
iufidèlei,  II,  243;  m  fait  cxcumt 
pré*  du  ijnc  de  Boorgogne  de  ne 
paiietTouvertnatisbonne,255i 
fait  déclarer  qu'il  n'y  viendra 
pa«,  256}  tettreidanileKiaelleiil 
expote  les  meiurei  i  prendre  pour 
combattre  le*  Turc*,  363-69;  ré- 

KQie  ^'il  reçoit  du   duc  de 
UTSogne,  369  et  Buiv.  ;   allié 
deCbarleiVII,  406. 
Fbsfpu.  Voy.  FnPFM, 
FBmoii  (Pierre),  prêtre,  I,  360 

Fasan  (Jean  dn),  écnyer,  ptévAl 
de  Monirenil.  I,  vm. 

FaiBOUBO-  (Jean,  comte  de),  lei- 
gnenr  de  NenfchStel  et  de  Cham- 
pUte,  KOovemeiir  de  BonrgO' 
gne.  Heçoît  le  duc  de  Bour- 
gogne, U,  359. 

Fmo«o>HAix  (Bicliard)  ,  écuver, 
bailli  d'Harconrt  en  1441 ,  lieu- 
tenant  -  du  maninii  de  Dorwt 
à  Mayenne  en  lli47,  capitaine 
d'Harcooit  en  1449.  [  T,  te, 
202,  8485;  M*.  9037',  73.] 

Capitaine  de  Mayenne,  I, 

129  nah;  d'Harconrt,  197;  dés- 
honoré ponr  avoir  violé  Son  ser- 
ment, 197,  193  nolt;  commii- 
taire  lors  de  la  reddition  de 
Rouen,  236  ;  poonait  bien  être 
un  neveu  de  Talbol,  ihùi.,  noie  4; 
»en  d'otage,  238  note. 

Pkoriac,  Hiomii,  I,  335;  i  quelles 
conditions,  ihtd.;  rendu,  336. 


chevalier,  premier  écnver  <_. 
corps  et  grand  maître  de  l'écnrie 
du  rai  de  1419  à  1425,  sénéchal 
de  Poitou  en  1435,  capitaine  de 
Gensay  et  dn  chltean  de  Poi- 
tiers, conseiller  et  chambellan  da 
roi  ;  mort  ver»  1459.  [Ans.,Vm, 
480-81;  T.   le.,  KO,   3809.] 

Prend  part  à  U  campagne 

de  Normandie,  I,  313. 

FncGu  (Jean  de).  Taé  à  Nevele,  I, 
420. 

Fuaaivu..  Voy.  Faonomu-t.. 


Gallipoli.  U,  365. 

GanJ.  1,  70,  377  et  «niv.  385, 
400,  403  et  saiv.,  433,  434, 
450-51;  U,  43,  62,  83,  66  et 
sniv.,  a2  et  sniv. ,  111,  235, 
340.  Ville  pnissante  et  riche, 
368-69,  373.  Le*  ambauadears 
de  Chartes  VU  4  —,  n,  12  et 
•oiv.;  trévepnhiiée  à  —,  15. 
Prieur  des  Chartrcox  de  —  ,  I, 
408;  n,  94.  Portes  de  —  ,  B, 
34,  103,  103. 

GorUoii,  Leurs  démêlés  avec  le  duc 
de  Bourgogne,  I,  368  et  sniv.; 

Carient  d'en  appeler  à  Char- 
•  VII ,  370  i  malmitent  le* 
officier)  dn  doc,  371  ;  «'intitu- 
lent seigneurs  de  Gand,  372  ;  II, 
25  ;  leur  haine  pour  certains  con- 
setUen  du  duc,  I,  373;  gagnent 
à  lenr  cause  plutieuri  nlles, 
374;  négocient  avec  les  ambas- 
sadenri  dn  duc,  375;  lui  en- 
voient une  ambaiiade ,  iiid.  ; 
joyenx  de  la  réponse  çp'elle  rap- 
porte, 376  ;  irrité*  ou  bannis- 
•ement  des  doyens  de*  mélier*, 
379;  envoient  pour  tuer  des  aer- 
vitrurs  du  duo,  iiid,;  leur  ten- 
tative échoue,  380  ;  se  mettent 
en  r^>eUioo  onverte,  381  ;  s'em- 
parent dn  bailli  dn  pays  de 
Wae«,  383,  et  le  font  décapiter. 


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TABLE  ANALYTIQUE. 


Ml 


an  Gavre,  385-86  ;  leur  ambas- 
tade  reaTojée,  386;  attaquent 
Andenarde,  387  ;  dcfaiu  i  Et- 
pieirei  par  le  comte  d'Étampes, 
390-91  ;  forcés  de  lerer  le  iiége 
d'Andenarde ,  394-95;  leur* 
pertei,  395;  baltaa  derant  Gand, 
398,  405  ;  fiettit  par  lei  mar- 
chaiidi  de  Bmge*  de  faire  U 
paix,  407;  le  décident  i  ea- 
*oyer  une  aatbauade  an  duc, 
408;niécaniptedeleunenTa]ré>, 
i6iJ.;  atXatpi»  A  Nerele  par  le 
comte  d'ÉlaDipe«,418  et  suit.  ;  en- 
voient dei  d^utfi,  nÙTis  d'une 
armée ,  pour  porter  plùale  i 
Bmgei,  444;  ce*  dépnt^  n^o- 
cÏEnt  BTec  lei  habita  nti  par  l'en- 
tremiie  des  Durchandi  de»  na- 
lioni,  445  et  luiv.;  délibèrent  inr 
cei  aégt>àationa,  448;  font  Tenir 
les  marchands,  449,  et  décident 
d'enToyertaneanhaMadcauduc, 
iiid.  ;  suites  de  la  négociation 
avec  le  duc,  iiUl.  aole;  rencontre 
des — aTeclesBourguigiioii*,  450- 
51;  se  fortifient  dans  le  pays  de 
Wae«,  II,  1  ;  défaits  parle  comte 
de  Saini-Pol  ,3,  4  ;  et  par  le  dnc 
de  Bourgogne ,  4  ;  prennent 
Grammont  et  pillent  cette  Tille, 
S  ;  s'emparent  d'Acre,  7  ;  battus 
par  Jean  de  Cray,  ihid.\  per- 
dent Grammont,  8  ;  en  négocis- 
tionsaTec  Charles  VII,  g  note; 
exposé  de  leurs  méfaits  par  le 
chancelier  Bolin,  IS;  fêtent  les 
ambanadeun  de  Charles  VII , 
13;  leur  répondent,  14;  Irére 
concloe,  ihid.\  attaquent  Hulst, 
17  ;  battos,  18  ;  gens  peu  loyaux 
et  dépourvus  dé  sens,  18  ;  re- 
çoiTent  des  plaintes  des  ambas- 
sadeurs fraji^ûs  reLatîvemeni 
1UX  courses  de  certains  gens  de 
goerre,  20  ;  continuent  k  n^o- 
cier  aiee   le  duc,  SI  et  suit.; 


sentence  rendiie  contre  eux , 
33-27  ;  ne  U  respectent  pu,  27, 
26  ;  rendent  Schendelb^e,  83  ; 
Poncqnes,  85  ;  Gavre,  89  ;  trahis 
par  le  capitaine  de  GaTie,  88, 
et  défaits,  90;  leors  pertes,  91 
et  noie  1  ;  demiires  uégodalion* 
avec  le  duo,  91  nolt  3  ;  texte  dn 
traité  de  paix,  93-111. 
GaassiB  (Martin),  cheralier  espa- 
gnol (appelé  aussi  Gnusit,  Gra- 
eun,  Graiien,  Granit,  Gareyt, 
Garcun),  conseiller  et  chambel- 
lan dn  roi  ChariesVII.  [Arch., 
JJ  186,  p.  50;  Gaibi.,  tUtS''.] 

Tué  i  Bayonne,  I,  364. — 

Cest  imeerreur,  car  il  fut  nommé 
capitaine  de  Bayonne,  et  pen 
après  capitaine  de  Bordeun  ; 
nous  le  retrouvons  en  1453  ca- 
pitaine et  maire  de  Bayonne, 
ayant  sons  set  ordre*  trois  oents 
Espagnols  et  cinquante  lances 
fonmies,  qualifié  de  chambel- 
lan du  roi,  dams  on  ordre  de 
payemeut  dn  10  avril;  il  était 

1454,  et  ent  alors  des  difHcntté* 
aTcc  les  habitants  de  Saint-Tean- 
de-Ijui.  [BaxHY,  466  ;  CHAanaa, 
II,  265,  332;  Guca.,  698', 
I,  14;  Aroh.,  JI  187,  p.  389.] 

Gaanx  (GarlUr,  Jarretière),  héroot 
d'annei.  fVoy.  Praced.  andor- 
(£«.,  VetVI,  i  Utabte;  SixTKB- 

SON,  I,  485.] Arahattadeur 

en  France,  I,ll2nfXe,  119  note. 

Gatcons.  I,  207;  U,  76;  réTollés 
en  1453,  U,  30;  décapités,  31. 

GAsun  (ThoDias),  soiu-maiie  de 
Boideaux.  En  14S7,  tu  Jean 
Gattia4  exerçait  la  même  charae. 
[D.  ViLLET. ,  42,  64.]  - 1,  323, 
339,  333  nott  3. 

Gaucoubt  [Charles  de),  seigneur 
de  Chasteaubrun,  ècuyer  ^hou- 
neur  du  roi,  puis  son  conseiller 
et  chambellan  (1457).  [Ans., 
Vm,  371;  Cab.  dtt  /.,  Gau- 
cotmT.;-Areh.,KK  Sl.liev.] 
—  Fignre  aux  obsèques  du  roi, 
U,  424,  43S. 


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sa 


TABLF.  ANALYTIQUE. 


GAOCODBr  (Raoul,  feîgnenr  de), 
cbevalier,  conieiUer  et  premier 
chambellin  du  roi,  ffonTerneor 
de  DauphiDé  ,  grand  mahre  de 
t'hAlet  du  roi  aprëi  Jacque*  de 
Club>DDC«,  en  |1|53.  It  était 
mon  le  21   juin   lkS2.   (Sa  li- 

Sature  OTiginaJe  avec  Kiean 
m  Gaigk.,  748,  là,  et  T.  ' 
M.,  m,  3913.)— AinbaMadeor 
de  Charlei  VU,  1,  133  nott  3  ; 
prend  part  i  la  campagne  de 
Normandie,  191,  19S,  S12{  a 
la  garde  de  Giaon,  210;  figure 
à  rentrée  de  Roneu,  336;  va 
an  -  devant  des  amba*Mdenn 
hongrois,  II,  356;  figure  anx 
obi^uei  dn  roi,  435. 

G(»'r<>7,pri9,I,203,  20'i.Gté,275. 

Cavr*,  prit  par  le*  Gontoii,  1, 385- 
86;  occupé  par  eux,  D,  83; 
ouiégé  par  le  doc,  S6  et  anir.; 
rendu,  89.  Qié,  92,  93,  106. 

Gtnappt,  réndence  du  dauphin, 
II,  333,  433. 

Gêne*.  I,  135;  république  de  —, 
n,  365. 

GÉHM  [doge  de].  Voy.  Cuipo- 
Fbbgom). 

Gnn.T   («eigncnr  de).   Voj.  Ti- 

Ginoit.  I,  kVl  ;  diTÎiions  qui  ré- 
gnent entre  eu,  I,  113;  md- 
Kent  i  «e  donner  i  Charlti  VII, 
J>id.\  appaiient  leun  dîfférenda, 
lU;  — de  Fera,  II,  53;  difG- 
cuhéa  que  fout  le*  —  à  Nicole 
de  Gireime,  367. 

Gtruat,  rendu,  II,  32. 

Gsorrnoi  (Jean),  fil*  naturel  d'un 
chanoine  de  Reim*  ;  moine  àe 
Sa int- Benoît  ;  attaché  d'abord 
BU  roi  de  SicnU,  piiia  coDieiller 
du  duc  de  Bonreogne;  év^ne 
d'Arrai  (U53)i  d'Alby(lW3)i 
cardinal  enl461.  iU73.ryo;. 

DnCLaBc<},151,205.] -Porte 

la  parole  A  Mantoue  au  nom 
des  ambatiadeuraboui^i  gnons, 

Georges  (Saint).  I,  121,  264; 
II,  206. 


GsoBGu  BBAHcowm ,  despote  de 
Servie,  f  lli57.  —  Attaqué  par 
Hnuiade,  I,  152  (il  ne  périt  pat 
oomine  le  prétend  d'EKOuchvj; 
dépoAiédé  par  Mahomet  II,  D, 
275.  (On  le  désigne  ici  loo*  le 
nom  de  detpote  dt  Jtociùt .-  la 
Rucie  et  k  Servie  étaient  alors 
réunie*,) 
GeorgU.  II,  365. 
Gtritrey,  pria  sur  les  Anglalj,  I, 

168,  169. 
GuKAn  (Tnn),  éréqne  de  Chi- 
Ion, de  1436  à  1461.— I,  350, 
353;  U,  224. 
Gain*  (Jean  de),  seigneur  de 
Bei^'Op-ZooDi ,  premier  cbam- 
brllan  du  duc  de  Clèvea.  —  Son 
PIEU  à  la  Tète  du  faisan.  II,  181  ; 
enroyéen  ambassade  à  Hantoue, 
377etsuiï. 
GninxLua  (Gérard  de),  chevalier, 
teignear  de  Beveren  et  de  Hœa- 
•elghem,  conseiller  et  chambel- 
lan dn  duo  de  Boulogne;  c«- 
pitaine  de  Courtnj  en  1436; 
paraît  dans  des  actes  de  1438, 
2Q,  43,  44.  Le  dac  amortit,  k 
38  juin  1450,  une  donation  par 
lui  faite  à  l'église  de  Beveren  ; 
marié  à  Alix  de  Wenconrt. 
[MoBSTB.,  V,  267;  D-Viuar., 
45,  105  vM06J I,  378 

itole;  bulU   de    Gaod,  I,  383  et 

GhisI'Bixss  [Jean  de  ) ,  chevalier, 
seigneur  du  Bronke,  de  Coa~ 
derborck  et  de  Wasqoehal;  pa- 
rait en  1423  et  1431  ;  marié  à 
Hargueiiite  Vilain.  [D.  Vii^liv., 

43,  105  vt^ioej Figure 

dans  la  joute  de  LiUe,  II,  139. 

GBiiTtLLBS  (Phelia  ou  Félix  de), 
chevalier,  seignenr  d'CEselgbài 
et  de  Bivres;  obtint  en  1474 
des  lettres  du  roi  dans  un  pro- 
cès contre  Jean  de  Ghoid  et 
autres.  [D.  Viixev.,45,  106 r>; 

Clin>/i.   de    LtUaia,    635,] 

Chevalier  à  Nevele,  I,  433.   ' 

GiPfjtBT  (Olivier),  gentilhonme 
breton;  bit  chevalier  à  Monte- 


bjGoogIc 


TABLE  ANALYTIQUE. 


SI  3 


reaii  en  U37.  [Giumt.,  211.] 
—  Prend  l'éteodard  de  Tnlbot  1 
CutilloD,  U,  itO  aùtt  2. 

GiBESHB  (Nicole  de),  cheralier; 
conwiUiT  t^I  chambellaD  do 
rai;  commandeur  de  Sarign;- 
Ic 'Temple' lis -Melun  ,  iraiid 
prieur  de  FraDce ,  chambellan 
du  duc  d'OriéaDt;  capiiaioe  de 
Givre  (office  dout  il  fut  dÀ^ 
chaîné  le  20  juiiil447);capita(iie 
deCoucy  (U51).  fr.  «.,  JB, 
4085  (algD.  orig.)  ;  Cab.  de  V»\i- 
Xtar  {itid.);Ti.\uJX.T.,A'S,m 
*û;Gbiibl,  210,212.] Con- 
duit dei  iecoora  au  grand  maître 
de  Rhodes,  II,  266-67;  inquiété 
parles  GéDob,  SQ7. 

Girmdt  (la).  1,  415,  442;  U,  33. 

GvnA,'pris,  II,  45;  démoli,  ibid. 

Gisari,  pri*,  1, 310. 

Glaçon.  Ce  que  c'était,  I,  21   et 


114;  lou  éloge,  115  ;  son  inteU 
lîgence  dei  afTairei,  iiiJ,;  aon 
franc  parler,  iiiJ.;  en  hoitililé 
avec  le*coD£eiller*de  Henri  VI, 
IIS;  accusé  par  eux  prèi  dn 
roi,  lèid.;  arrêté  i  Biu^-Saint- 
Edmnndi,  117;  conunent  il  mon- 
mt,  iiid.  et  naît  4;  bruits  ré- 
pandus sur  sa  mort,  IIB;  en- 
terré tani  la  moindre  pompe, 
au/.;  plusieurs  de  se*  serviteurs 
sont  arrêtés,  iHd.;  opinions  di- 
verses mr  sa  mort  en  Angle- 
lerre,  ibiJ.;  il  ett  généralement 
regretté,  118,  119.  Calé,  U, 
113. 

GoBL.  Voy.  GowBa. 

OoKicBiBnEB  (Pierre).  II,  104. 

GoBuwm  (Frédéric  de),  fiU  aiaé 
du  raaiqnii  de  Mantone.  -f*  1484. 
—  U,  386. 

GoKuwiTB  (Loui*  III  de),  marquis 
deHantoue.  N<1414.  \  1478.— 
Réception  qu'il  faitàt'ambuiade 
boui^uignonne,  II,  385  et  luii.; 
■  qu'il  donne  an  duc  de 


U^, 


Gountay.  1, 169;  reddition  de  —, 

1,  194. 
H^DOB  (Hathew) ,  seieueur  de 
Crenlly ,  capitaine  o^Hareoiirt 
(1431);  lance  t  pied  de  la  garni' 
•on  deTancarrille  (1440);  lieu- 
tenant i  Vemeuil  (1443);  capi- 
taine de  Bayeux  (1443  et  44); 
capitaine  d'AlenÇon  (1447).  \ 
1453.  [r.jc, 141,  2751;  leit, 
4943  ;  Cab.  i^<., montres  oiig.; 
Arch. ,  K  68 ,  27"  ;  BiAnaar.  ; 

Waveih,  u,  176.] Chargé 

d'emmener  dans  le  Maine  det 
ceni  de  giierre  qui  ravageaient  la 

dant  nne  partie  des  bandes  en- 
TOjéei  contre  les  Saiues,  1]; 
rejoint  Floqnet  en  Picardie,  13  ; 
■'aviuicevenLihons,  14;  obtient, 
ainsi  que  Floquet,  de  traveiterla 
Picardie,  15,16;envoie  au  comte 
d'Étampe*  une  haqnenée,  et  re- 
çoit de  lui  un  cheval,  16;  am- 
bassadeur  en  France,  112  note, 
129  Rofi;' employé  dam  les  né' 
Eociations  pour  la  reddition  du 
«ans,  129 note,  ISOn^fi;  rejoint 
Kyriel  devant  Valognea,  277;  se 
trouve  i  Formigny,  2S2el9niv,, 
où  il  commande  la  cavalerie , 
282  ;  s'enfuit,  285. 
Goux  (Pierre,  seigneur  de],  de  Con- 
trecœur et  deWedergraete,  che- 
valieri  Gavre  (1453),  conseiller 
du  duc  de  Bourgogne,  et  son 
avocat  au  bailliHge  de  Chilon  par 
1.  du  38  mari  1438;  maître  des 
requêtes  en  1449  ;  bailli  de  DAle 
(1461);  chambellan  (1463); 
bailli  et  maître  des  foires  de 
Chilon  le  24  mai  1464  ;  chan- 
celier le  36  octobre  1465.  + 
4  avril  1471.  [La  Bamb,  II, 
168,188,194,319,357;  Coll. 

de  BciB-g.,  101,  319  M  v<>; 
D.  Viiiav.,  44,  19  et  v»;  Dn 
CuuicQ,  70;  CaMTEu..,  320; 
La  Mucus,    430,    473,   475; 

WAvaw,  m,  83.] II,  91 

aott,  105  et  suiv.  ;  figure  dam 
l'ambassade  de  Mantone,  382. 
33 


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914 


TABLE  ANALYTIQUE. 


Gonr  (iean,  leigneur  de),  cl  île 
TortcfonUine  ,  clieralier  ;  fit 
bi)miiiageauroi,lc6  mar>1(i58, 

Eir  te  Ëef  du  Valtt;  tenait  le 
de>  Bo»- de-Comtes  (à  Nou- 
viOD,  prêa  Abbmlle)  de  Jean 
d'Eftûuterille  ,  «eigneur  de 
ToTcy;  conieiller  M  cbambdliu 
do  doc  de  Bourgogne  en  1410; 
paratl  encore  en  1473-  [D.  Vu^ 

Liv.,  44,  25  *"-26  r».] 

CbcTatier  il  Poat-Aiidemer ,  1, 
193. 

Gonu  (Riclurd),  fili  de  Thomas. 
Otnge  pour  la  reddition  de 
Rouen,  I,  S37,  S28  noie. 

GonKB  (Thomsi),  ^cujer,  bailli 
et  capitaine  d'ËTTeai  (1439)  ; 
lieutenant  à  Alen^oti  dn  dnc  de 
Bedford  ;  lance  i  cheval  de  la 
garnison  de  Cheritonrg  et  lien- 
tenant  du  oomie  de  Somerset 
(1439  et  lui*.];  capitaine  de 
Cherfjourg  (IIéW).  [r.  «.,  &4, 
4135;  164,  4879-91;  Aroh., 
JJ  18tt,  p.  75;  Smrnson,  I, 
502.] 1,227. 

GaADOiT,  GRtrisoT  on  GauctOH. 
Voy.  GaBinocK. 

Grammonl.  1,392;  II,  8,  7.  Prie 
et  pillé  par  les  Gantois,  6;  re- 
pris par  Jean  de  Croj,  8. 

GiANMorr    ^l'abbé   de).  1 ,  385 

GBAHSMoar  on  Gjummowz  (Guyot 
de).  [Voy.  Dn  Cfc»«CQ,  70.] — 
CfaevalierA  GaTTe,II,  91  note. 

GrmfllU.  I,  200. 

Gbassœ.  Voy.  Gaissix, 

Grice.  Menacée  par  Amnrat  II,  I, 
139;  conquise  en  partie,  143. 
Gtée,  U,  50. 

Grtei,  II,  51. 

Gbbblu  (Biaise  de),  atcbev^ae 
de  Bordeaux  (1456-68).  —  II, 
431. 

Grtnadt. 11,1^1. 

GaBxtTOCK  [Ralph,  lord).  [Voy. 
Pncted.  aaJ  ordin.,  VI,  à  la 
table.)  —  Envoyé  au-derant 
de  Marguerite  d'AnjoD ,  I,  BS, 


Gbiobaolt  (  Jean  de  )  ,  écoyer  , 
panetier  dn  duc  de  BounMnr. 
—  Son  cou  II  la  file  du  Uisan , 
II,  S 19. 

Ghoucues  (Herbert  de),  cheTalier, 
seigneur  de  GreboTsl  ;  avoue  en 
11173  tenir  un  fief  de  Jean  de 
Uagnicourt,  soguenr  de  Ver- 
chin.  [D.  ViLLKv.,  46,  102 
v«.l  —  Chevalier  i  Audenarde , 
I,  396. 

Gboucbbs  (Jean  le  Prévost,  dît  le 
B^ie  de),  frère  du  précédent, 
seignenr  dudilUeude  Gronches 
et  d'Authieule  ;  capitaine  de 
Creil  en  1^18;  paraît  dans  le 
contrat  de  mariage  de  sa  fille, 
Philippe  la  Prevoate,  avec  Jean 
de  BayenconrI,  en  datedu  37  oc- 
tobre 1442;  DU^é  i  Jeanne  de 
Greboval.  [Moasia.,  lU,  367- 

65  ;  Mb.  tr.  BtUS,  69.]  Voir  sur 
un  meurtre  qu'il  comuut  en  1439 
J.  nu  Cuaco  (130).  Il  fut  tué  i 
Hondhrry,  dans  les  rangs  fran- 
çais. [Ibui.,  270.] Cheva- 
lier iNevele,  I,  423. 

Ghuthusb  (seigneur  deIa).VoT. 

GnUDiBS  (Amonld  d'Egmont,  dae 
de).tU73.  — I,  45Mt«4. 

GiraLDBES  (Catherine  de  Qlvei , 
duchesse  de].  I,  45  noU  k. 

Gdklduu  (Marie  de).  Voy.  Maub. 

GiiÈxitiix  (le  seigneur  de),  chan- 
celier de  Bretagne,  Ambassadeur 
du  duc  de  Bretagne,  I,  158. 

GtnaxB  (Gautier  de),  recteur  de 
l'UuiTetsité  de  ^ris.  Il,  431, 
433,439. 

aâUo  (le).  Cblteau  où  Gille*  de 
Bretagne  fui  arrêté,  1, 98. 

Gui/Kl.  Renoonlre  devant  — ,  Il , 
268. 

Gbùï.11,307. 

Guaiburg.  H,  353,  253. 

Guytnite.  I,  207,  318,  322,  333, 
339,  368,  433,  442;  II,  34,  64. 

66  et  suiv. ,  77  ,  78 ,  363 ,  296. 
Succès  remporté  par  les  Français 
«1  — ,  I,  323-24;  plus  aisée  à 
conquérir  que  la   nonnandie , 


byGoogIc 


TABLE  ANALYTIQUE. 


394  ;  preroître  campagne  de  — , 
329-39,  356-67  ;  i^roke  de  la 
—  ,11,  38i  ta  — eETBhîe  p«r 
Cfaarle*VIF,31j  deuxième  cam- 
pagne de  —,  3]-U,  G4-79- 
Éiati  de_,  I,  338.  Sénéchal 
de  — ,  Toy,  Comyi. 
Gwstllûiter  \La  Garde]  (le  chftiean 
de).  U,  51. 


H 

HiBUic  (Antoîae,  leigneor  de),  et 
de  Villen-Caitel,  oherafier; 
releva  en  1453  ^e  la  lurccHion 
de  fon  père  Payeu ,  li  terre  et 
*ei«iieone  de  Longaitre  ;  marié 
i  Jeanne  le  Jenne  ;  le  dac  de 
Bourgogne  fat  en  1  kbS  le  pai^ 
raîn  d'uD  de  mi  fiji.  f  13  no- 
Tcmbre  l(i58.  Un  Philippe  de 
Babarci]  laign.  orig.,  Cab.  dei  t., 
HAuaco)  pandt  ea  1481.  [D. 
ViLLKT.,  46,  1  1*;  Cat.  det  t., 
BvtTmowi;  Do  CiiB«t,   US, 

125.] Chevalier  i  Ande- 

tiarde,  I,  396. 

Hà«iira4c:ii  (Kerie  de) ,  cheralier, 
(eigneur  de  Belmont,  chambel- 
lan du  duc  de  Cltres,  conseiller 
et  maître  d'bfitel  du  dnc  Chor- 
la,  maître  de  i'irtinene ,  grand 
bailU  de  Ferrette  et  d'Anxoii. 
i-  U74.  [La  Buu,  II,  260, 
373,  274  m>t<;  L*  BIabobr, 
509;  Citursu.,  308;  Commt- 
na,    I,    333-24,   et   nota   de 

Mlle    DnpoDt.l  Son  tau 

1  la  r«te  dufauaa.n,  311. 

HAensi  (leigneur  de).  Voy.  Rom, 

Baiiuut.  I,  13,  15,16,76,  104, 
405jU,7,87,  103,243,280, 
279,  297,  307,  316,  333, 
422.  Bailli  de  —,  Toy.  Cbot 
(Jean  de).  Sénéchal  de  —,  1, 76. 

HÙiB  (Jean) ,  capitabe  anglaii. 
Prùonnier  i  Formigny,  I,  385. 

Halàt  (Pierre  du),  cberajier  bre- 
ton ;  paraît  en  1443  an  ùége  de 
la  Guerche.  [D.  Lobqtk&u,  I, 


633-]  —  Tué  devant  Pongiref, 
I,  204. 

HAunsrtT  (Hartiade]. I,  ISiule. 

Halkib  (Gantier  de),  dit  de  le 
Gracht,  fiU  aîné  de  Jean  II,  «ei- 
gneur de  Halwin.  [An. ,  III 
909.]—  I,374™(el. 

HjU.<nn  (Jean  II,  idgneur  de),  fila 
de  Gauthier  III  ,  conteiiler  et 
chambellan  da  duo  de  Bourgo- 
gne. 4-U73.  —  I,  374no(B  1, 
400  ;  D,  81  ;  cheralier  ii  Nevele 
1, 423. 

H&Lwnt  (  Joue  de  ) ,  «eigneur  de 
Kennei  et  de  Unggbenont , 
deuxième  filade  Jean  I,  aeignenr 
de  Halnin,  et  de  Jacqueline  de 
Ghistelle»,  chevalier,  conieitler  et 
chambellan  du  âne  de  Bourgo- 
gne; loiiverain  bailli  de  Flandre 
et  de  Ualine*,par  1.  dn  1"  mar» 
1454;  confirmé  dam  cet  office 
par  1.  de  Charles  le  Téméraire 
dn  15  janvier  l<i68.  f  U72. 
[Atra,,  III,  911;  La  Mobl,,  74- 
75;  D.  Vnxiv.,  46,  13  et  v; 
mie  Dnpont ,  dâni  Wâvhdi,  n , 
842  noM  1  et  i  la  table;  Cox- 
Miim,  pr. ,  m,  294  ;  CawrELi.. , 

384.} Bleue  k  Nevele,  I, 

421;  ion  fna  è  U  Kle  du  faiaan, 
n,  187. 

HALwni  [Thierry  de),  «eptième  fila 
de  Jean  I,  chevalier,  oonieiller 
et  chambellan  du  duc  de  Bour- 
gogne, bailli  d'Ondembonre  en 
1463.  f  1472.  [A«.,  m,  909; 
D.  VnxKr.,46,  11  voetaniv-î 

CoMnm,  pr.,  m,  394.1 

Chevdlier     i  .  Andenarde,    I, 

ITamJi^,  prite,  I,  301. 

Huna  (Hue,  «eigneur  de),  dieva- 
Uer;  figure  en  1441  danileirangi 
de  l'armée  de  Charlei  VU  au 
liége  de  Pont(»te,  et  en  1443  t 
la  conquête  de  Luxembourg  par 
Philippe  le  Bon  ;  tué  1  Mont- 
Ibéiy  en  1465.  [Monns.,  VI, 
9,  91  ;   La  Mabosi,  503  ;  Dn 


byGoogIc 


S16 


TABLE  AMALYTIQUE. 


Qarde,  1,  396  i  commû  i  li 
gmrde  de  Flore&gci,  II,  49. 

Huiaut  (Jeu  de),  wigueur  de 
Gcnlii.  I,  42  note. 

ILuniEFOBD  (Jeau),  cherRlier,  m- 
.  pilaine  de  Saint 'Germain -en- 
Laje  dèi  1423;  coomiis,  eD 
1435,  pour  passer  les  montm 
de  la  gamûon  de  BoiieD  ;  laace 
a  cheval  de  cette  ganiiaon  en 
1438.  [Gaish.,  B37,  20;  Arch., 
K  64,  1",  33*;  M..  »436', 
]3g.]  Eavofé  anglaii,  1, 


157  n 


,  160  1 


HAguEMBABc.  Vov.  Hacbsbacu. 
Happlaihcoubt  (  JeiD ,  Migaenr 
de  )  ,  de  Béthencourt ,  de  La 
Molle  et  de  PeuUy ,  chevalier, 
capilaÎDe  et  chitelain  de  Bapan- 
mes  CD  1 44S  ;  ganTemeiir  et  bailli 
de  la  terre  et  aeigaeuiie  de  Ne*le, 
*  pour  Jean  de  Sainte-Manre,  lei- 
gneur  de  Montgaagier  (1445); 
servait  dès  1443  W)u>  le*  ordres 
da  coiDle  d'Etampes;  paraît  en 
1453,  1454  et  1459;  remplacé 
par  Hue  de  Longneval,  le  3S 
avril  1455,  comme  capitaine  de 
Bapanmes  ;  il  tiit  banni  du 
royaume  en  1464  et  recevait, 
en  1471,  du  duc  de  Bourgogne, 
une  penûon  de  300  fr.  pour 
•voir  abandonné,  pour  suivre 
son  parti,  tous  ses  biens  situés 
CQ  France  ;  paraît  encore  dan«  tin 
acte  de  14S2  ;  marié  A  Micbelle 
d'Avelus.  [Cai.  dtit.,  Haptiaib- 
gocbt;  D.VuiBv-,  46, 48  et  v»; 
MoBSTH.,i  ta  table;  DÛClibcq, 
240 ;  Arcb. ,  X, 83, 167 et suiv.; 

84,   134  et  sniv.] 1,  15, 

188.  ChevalleràPont-Andemer, 
192  ;  employé  dans  la  guerre  de 
Gand,  418. 
Habcuu*  (Gilles  de),  seigneur  de 
Bellegnici,  prévût  du  duc  de 
Bourgogne,  comme  comte  de 
Ehinaut,  au  comhat  de  Valen- 
ciennes.  «i  1455  ;  parait  encore 
en    1473.    [La  Marque,   495; 

D.  ViLLiv.,  46,   53  v.i  

Chevalier  1  Audenarde,  1,  396. 


HAncHiw  (Jacques,  seigneur  de), 
chevalier  banneret  à  Rupel~ 
monde;  >  très-vaillint  chevalier;  > 
parait  en  1464,  67,  73.  U  était 
mort  eu  lï96.  [La  Mabcbe, 
459,461,516;  CuuTux.,  463  ; 

D.  VnxHv.,  46,  52  et  v.] 

Son  nxu  ji  la  féle  du  £aï>an,  II, 
304. 

HarcourI,  pris  par  Dnnoîs,  1, 197. 

Habcoubt  (Guillaume  d'],  comte 
de  Tancarville,  chevalier,  con* 
Killer  et  chambellan  du  roi, 
connétable  et  chambellan  héré- 
ditaire de  Normandie  ,  maître 
dcB  eani  rt  fortti.  f  1484.  — 
Assiste  aux  séances  du  conieil 
où  l'on  discute  la  réformo  des 
gens  de  guerre,  I,  54;  prend 
pan  à  la  campagne  de  Norman- 
die ,  311;  figure  i.  l'entrée  de 
Rouen,  239;  touche  aux  écns 
dn  cbevalier  à  b  Pèlefine,  260. 

HABCotimx  (Louis  d'),  fils  bltard 
du  corale  d'Aumale,  archevêque 
dcNarbonne  (1452),  évéqne  de 
Bajeux  (1460)  et  patriarche  de 
Jérusalem,  f  1479.— Figure  ann 
obsèques  de  Charle.  VU,  II, 
431,  437,  443  et  suiv. 

Habcoitkt  (Robert  d'),  baron  de 
Bosivorth,  chevalier  de  la  i«r- 
retiére  en  11|63.  f  1470.  [Voy. 
La  Roqcb,  U,  1934;  lU,  31  ; 
IV,    3036;    et   Fami,    Original 

Uutrt.l,   I2-13.J Envoyé 

au-devant  de  Marguerite  d'An- 
jou, I,  87,  88. 
Hascodbi  (Marie  d").  Voy.  Vad- 

Habewiliibbs  (Robert  de),  fik  du 
«eigneor  de  la  Rivière.  Ou  trouve 
en  1440  un  Robert  de  Barenvil- 
fieri  parmi  les  lances  k  cheval 
de  la  compagnie  du  sire  de 
Faucomberge.    [7".   Jc,    488, 

6864.]   Chevalier   devant 

Rouen,  I,  315;  a  U  garde  du 
pont  de  Rouen,  323. 

Barflew.  I,  224,  238. 

BarvimonI,  fortervHe  occupée  par 
Evrard  de  U  Mark,  I,   75;  a«- 


byGooglc 


TABLE  AHALYTIQUE, 


sn 


ùégte    par   1««    U^e<n>,    78  ; 
mue  en  U  main  de  l'évjqae  de 
Lite,  79. 
HarUMe.  I,  418,  421,  4S3;brù- 
\ée.  II,  20. 


Habve  (Jcfm),  homme  d'armn  de 
Is  retenue  Ae  Jean  Popham  en 
1426.  [T.  ic,  188,  6946.]  — 
Capilaûie  de  Gerberoy,  I,  169. 

Haiphui  (Jean),  bailU  de  Coten- 
liD.  I,  169  noie. 

Hui&K  (aultaD),  fili  d'Amonit  II, 
mot  doute  le  prince  déiisné 
nota  le  nom  de  CoUaiuiabra/U, 
50,  58. 

Haubfy,  biqnenée  dlrlande,  I, 
336. 

Ha*aet  (Jean  deSaccinvi1le,coQnit 
•OQi  le  nom  de  JeaI1^,  ^njrr, 
•eigneord'Oi^eil  elde  Fresnav- 
Je-SauioD,  Tilet  tranchant  du 
roi  dès  1425,  et  maltn  d'hAlel 
en  1458;  conaeiUer  du  mi  rt 
ton  baUli  Je  Caui  ;  bailli  de 
Caen  en  1458-61;  Capilaine  de 
Gaillard.  lU'BttachR,  après  1461, 
à  la  persoune  de  Marguerite 
d'Anjou,  et  le  rallia  ensuite  i 
Edouard  IV.  [Areh.,  S  Ï378  ; 
KK  B2,  142  V;  Sô,  S5  y"; 
G&iQv,  671*,  77  et  suir.;  Ste- 
Tsatoa,  I,  475;  Lt  Mabchs, 
534;  Chroa.  tcaad.,  315,  16, 
44.]  — -  Ambauadenr  en  An- 
gleterre, I,  112  noie,  119  nott, 
imployé  dans  lesné- 
\  reddition  du 


I,  76;  commande  le»  Li^oia 
Ruerablét  contre  lui,  78;  prend 
Hocbefort  et  Hai^moDt,  76,  79; 
en  déroulé  avec  le  bitard  de 
Saint'Pol,  II,  259-61  ;  résigne 
«on  éréché,  314-15. 

Hm  [Henri,  aeigneur  de),  en 
Champagne.  Pn'nd  part  k  la 
campagne  de  Normandie  ,  I , 
189,  212-,  dieralier  i  Pont-Aa- 
demcr,  192. 

HEmin  (Pierre  de),  «eignenr  de 
Bouuu ,  cbevalier  de  la  Toiaon 
d'op  en  1478.  f  1490.  —  I, 
189;  cheralier  i  Pont-Ande- 
mer,  192  ;  son  pieu  i  la  féle  du 
faiian.  II,  186. 

HuTBi  IV,  roi  d'ADg1etert«.  I,  83. 

HuTBi  V.  II,  38  noie. 

Hkkbi  VI.  I,  4,  5,  7  noit,  8,  90, 
133,  134  note,  158,  159,  161 
et  luiT. ,  168  et  sniv.,  184  et 
iiT.,190,  195,  202,  207,  225, 


I,  139  n 


pour 


',  130  ni 


la  rupture  des  trêves,  156  aoU, 
157,  160  noie,  187  noie;  pour 
la  reddition  de  Rouen,  Tihnote; 
figure  à  l'entrée  de  Rouen,  238, 
239  noie. 

Haye  (U).  II,  416. 

HajtduPuit  (la),  priie,  I,  202; 
rencontre  près  de  la  — ,  274-75. 

HsiBiBBRo  (Jean  de),  éréque  de 
Liëge.  I,  73,  75  nott  3.  Pro- 
met  nu  dnc  de  Bourgogne  de 
combattre  Evrard  de  la  Mark, 


,  275  f 
314,  335  et  suiv.,  361,  414; 
U,  29,  38,72,  73,77,  78,369, 
371,  409.  Avait  vonlu  épouser 
une  fille  dn  comte  d'Armagoac, 
I,  64;  son  mariage  avec  Mar- 
guerite d'Anjou  négocié,  84; 
conclu,  85;  entend  en  conseil 
le  rapport  de  ses  ambassadeurs 
à  ce  SQJet,  ibld.;  envoie  cher- 
cher la  nouvelle  reine,  86; 
donne  pouvoir  i  SnfTolk,  86 
noie  ]  ;  envoie   une  haquenée  à 

gnifique,  S9  ;  faveurs  dont  il  gra. 
tifie  Gilles  de  Bretagne,  96;  dé- 
pourvu d'intelligence,  1 15,  302, 
304,  et  ne  peut  goaverner  par 
lui-même  son  rovaume,  ibid.; 
enclin  è  écouter  légèrement  les 
faux  rapports,  116  ;  fait  assem- 
bler son  Parlement  4  Bnry- 
Saint-Edmnnds ,  ibid.;  et  s'y 
trouve  en  personne,  117;  fiut 
arrêter  le  dnc  de  Glocester, 
liid.  ;  accorde  la  -vie  à  plusieurs 
de  ■«  lervitears  qui  avaient  été 
arrêtés,  IIS;  reçoit  avec  honneur 
une  ambassade  de  Charles  Vil, 


byGoogIc 


518 


TASLE  AMALTnQUE. 


130  ;  HTvl  contenti  par  k» 
traité  de  mariage  à  la  râddîtion 
du  Bfani,  138;  >oininé d'accom- 
plir M  promeMC,  iiid.;  donne  dei 
ordrei  eu  coniéqaaice,  Uid.;  m 
négociations  ayec  Charlet  VII 
i  cette  occaiion,  139  note,  130 
noie;  mécaoteot  de*  capitaine» 
qui  tenaient  le  Han*,  133;  ré- 

Knae  qu'il  fait  i  l'ambauadenr 
nçaia  chai^  de  porter  plainte 
pour  la  priie  de  Fougtrt4,  lâ7; 
apprend  le>  échec*  i^ûj  par  ici 
troapei  en  Normandie,  276  ;  j 
enToieune  arm,ée,  ijii^.;  puis  nne 
agtre,  299;  mécontent  de  la 
*ioknce  de  Saffolk,  300;  cède 
•nx  prétention!  du  duc  d'York, 

303  ;  mi*  en  tutelle,  303,  II,  113, 
361ttri«taétatoù  ile«t  i^uit;  I, 

304  ;  tieal  «onieil  lur  la  ùtnatioii 
de  la  Normandie,  308;  conclut 
nne  alliance  arec  le  duc  d'Alen- 
ç)n,  II,  319.  Archen  de  «a 
grande  garde,  I,  88. 

Hénnti  d'arme*  : 

BcADMoar,  I,  347;  Bouaoaam, 
iiid.;  (^aaouu*,  iiiJ.i  Chai- 
nuvwLiv,  I,  261,  347;  Dotm- 
DAD,  II,  121;  Eaaaaa,  I,  347; 
FaAacB^CoiÔÉ ,  iiiJ.;  Faurc- 
Qvxnm,  héraut  de  Vatencien- 
ne«,  iiid.;  GamroHi.R,  I,  277 
noit;  HuiimamR,  tov.  Hol- 
eiLL;  NâMUB,  I,  361;  Oavu.,  I, 
334;PAa'ra«>Ài,  I,  139  noM. 

HaacBU*.  Voj.  Haichiu. 

Hnaotiu.  Hjiièr«  d'  —  repré- 
•enté  à  laféte  du  bi*an,  11,131. 

Hiua  (Antoine,  •«gnearde),cche- 
Talier  de  Picardie,  Taillant,  et 
moult  bon  oorpi.  l  (L*  M., 
458);  eut  on  fila  du  même  nom, 
qui  tenait  en  1455  le*  fiefi  de  la 
BroTMCt  d'Eftrepignie*  du  duc 
de  Baorgogne.  [La  Mauchi,  433 , 
453-4,  457-8;  Ckroa.  deLalàn, 
708;  D.  VnjjT.,  47,  130  »•.] 
Tné  à  Nerole,  1,  420. 

HBBiins  (Trittan  V),  teigtieur  de 
Moulin*  et  du  Bouchel ,  ebeva- 
lier  1  Fronacc  (1451),  conaeiller 


et  chambellan  du  roi,  préoftt  de* 
aMréchauKdè»m6.[AN>  ,VIU. 
132;  T.  te,  88,  4529;  84, 
4973  (ÛgD.  orig.  et  iceanx); 
Konn. ,  V,  223  ;  Bbuii,  461.] 
Sa  muùon  k  LiigE.  U,  W)3. 

Heboutai.  (Ourle*  de).  Tué  près 
Nerele,  I,  433. 

Haauu)  (Pierre),  de  Naraî,avdt- 
lenr  de  rote,  éréque  de  Snolite, 
cardinal-prétre  du  litre  de  Âaiote- 
Sabine.  -f  1*79'  —  Vicaire  du 
pape,  1,  342;  «on  crédit  pré* 
du  patte ,  II ,  387  ;  reçoit  l'*m- 
baMadebaorgnignoniie,  387 -8S. 

Hsncum  (  Jacqac*  de  ).  Voj-. 
QuiEaxT. 

HsumnBt  (le  comte  de),  aiûHe  à  la 
fîte  du  biiBB,  n,  141;  son  eau. 


prérAt   de   Saint  -  Donatien    i 
Bruge*  juMiu'en  1490,conMiUer 
dn    duc    ae    Bourgogne.   [Du 
CLEacQ,  130;  LaMABcn,&61; 

CnaaiSLL.  ,415,  etc.  1 Figure 

dan*  l'ambanade  oe  Hantoue, 
n,  332. 

Heymt.  I,  397. 

HiiTOB  \HirttoH\  (Adam),  écuyer. 
En  1440,  il  était  <  Ueutenantau 
Pont-de-I'Arehe,  de  tr*«-reTe- 
rend  Père  en  Dieu  ,  Mgr  l'ar- 
cereaque  de  Rouen ,  chanoellier 
de  France,  a^anl  le  gouTcrne- 
ment  d'icdiu  lien  dn  Pont-de- 
l'Arche;»  le  30  «Tril  1448,  il 
parait  comme  ■  ca|Hiaine  de 
Nenfchaitd  et  commiuaire  en 
celle  partie  de  Jehan  Staula.we, 
écuyer,   tréaorier  de  Norman- 


1  [T.  «.,  189,  5333-35; 

Bah»,  tV,  335.1 C 

de  Neufchltel,  I,  1 


—  Capitaine 


HnoAi  (Henri),  écnjcr  breton. 
Tué  dcTant  Fougère*,  I,  173. 

HotOETTil  (Jean  de),  aeignenr  de 
Fretin  et  de  le  L71,  chCTalier, 
parait  en  1447;  rend  sou  ayed 
pourlaieigneDrie  de  Wanraing 
en  1457.  [D.  Viu*ï.,  47,  151 
V';    Ckroa.   de   Laiain ,    701   t 


byGoogIc 


TABLE  ANALYTIQUE. 


totv.]  ChevalÙT  1  Aude- 

uarde,  I,  396  ;  tcni  rau  k  la  fjte 

ânfaÎMn,  n,  179. 
HocHBBsa  (Rodolphe  de) ,    mar- 
quis de  Rotbehn  ,   goiiTemeur 
en  SuiMC  pour  le  duc  d'Autri- 


16  a. 


HoLoir  on  Hoodliv  (Jean),  dtera- 
lier.  Cest  le  même  penoimaee 
qui  eu  dMgaé  ùllenr*  aoni  le 
nom  de  BtUedit  ou  BoliaJil.  Je 
trouve  nii  Thoau  ^oZi!/'(Otdif  ?} 
■DquelHenn  VI  donne  eu  ïkkl 
les  bien*  de  Jean  du  Hommeel. 

[Ml.  ff.  4800,    kl   T-J 

EnToyé  au-devant  de  Margue- 
rite iTADJon,  1,  86,  88. 

HoLsiu.  (Bobert),  dit  Bnngting- 
ton,  hfanut  d'arme*  du  duc 
d'Eieter.  11,  323. 

HoUandau.  Leur  lérolte,  1 ,  60  ; 
eLe  est  apaîaée  par  le  duo  de 
Bourgogne,  ilnd. 

SoUmJt.l,  80,  183,  Wd.^lOj 
II,  72,  345,  317,  316,  409. 
GouTemenr  de  —,  Toy.  Ia- 
t^n,  Lavhoi. 

HoKmr  (  le  seigneur  du }.  n  y 
avait  i  cette  époque  un  Gnil~ 
lanme  du  Uomaeel,  seigneur  du 
Hesnil-Durand  [Hi.  fr.  4800, 
41  vo.l,  et  nn  Jean  de  Viliiers, 
chevalier,  seignenr  et  baron  tin 
Homatti,  de  Facy,  de  la  Beran- 
diirc,  eto.,  comtétable  bérédital 
de  Normandie,  dont  la  fille,  Ma- 
rie da  VilUers ,  épousa  Gilles 
TouToemiiie,  seigneur  de  la  Hu- 
naudoye,  qui  eut  un  fils,  Geor- 
ges Toumeaiiae,  qualifié  en  1478 
et  1480  de  uigneur  du  Honi' 
nut.  [Ha.  fr.  4801 ,  acte  de 
1516;  Coi.  ia  t.jTomnMm.] 
1,241. 

Soldeur.  I,  323,  227;  n'est  pas 
rends  an  roi  conformément  à  U 
captulation  de  Rouen,  328. 

Hongrie.  Il,  352,  335,  366. 

BoaGBia  (Roi  de).  Voy.  LuiistAa. 

HoHgroit.  U,  51,  364. 

Hoo  (Thomas),  chevalier,  hiron  de 
Hoo  et  de  Hattings,   capitaine 


de  Vemcoil ,  de  Hautes ,  etc.; 
chancelier  de  France  de  1435 
au  1"  octobre  1449,  chevalier  de 
l'ordre  de  la  Jarretière.  rVoy. 
Aas..  VI,  394;  V&ujcr  de  V., 
»,  S.  G.;  f;aJ.f^(.,Hoo,etC.] 
Ambassadeur  en  France, 

I,  85;  négocie  avec  Brezé  pour 
U  reddition  da  Mans,  129  note,  . 
130  mMb;  prend  part  aux  u^o- 
cûliotu  pour  la  reddiùon  de 
Rouai,  ^5  noitf  commis  pour 
fidre  délivrer  tes  pbcea  cédée* 
par  le  traité,  238. 

UoBBis  (Philippe  de) ,  seigneur 
de  Gaetbeque,  de  Bautsegnies  et 
de  Oudescontes,  vicomte  de  Ber- 
ghei  -  Saint' Winoc  ,  chevalier , 
oouseiller  et  chambellan  du  duc 
d'Autriche;  parait  dani  une  quit- 
tancedu20j>nvieTl4Sl.i-1488. 
[CaJ.Efei[(.,HaBHt*(sign.orig.).] 

Chevalier  à  Audenarde,  I, 

396  ;  son  «oiu  i  la  fèts  du  fetsao, 
U,  182. 

Houan,  mot  qui  signilie  Awtnl, 
U.  435. 

HoDBL  (Guillaume),  teignenr  de 
la  Pammeraye,  1,  194  aot*  5, 
et  d»  Horaiuville  ,  IQâ  naît. 

HoDXL  (Jean).  Ce  Jean  Hooel  est 
•aus  donte  œlui  qui  parait  dans 
une  quittance  scellée  et  «ignée 
du  5  juillet  1432  ,  comme  élu 
en  la  vicomte  de  Falaise  sur  le 
fait  des  aides  ordonnée*  pour  la 
guerre.  [Coi,  dti  t.,  Hocil.] 
U  reçut  eu  1 460  nue  gratification 
de  Charies  VU.  [GiUOH.,649', 

5.]  ' (^pilaine  de  la  Roche- 

Gnyon,  194;écayerdu  pays  de 
GaOet,  marié  à  uns  française, 
liid,;  se  fait  français,  195;  sa 
femme,  liU. 

HovAKDKBiK  (Lyon,  seigneur  de  U), 
chevalier  *  Gavre  {1453).  [L*. 
Mucni,  469;  Du  Cubcq,  70.] 
Son  ciwi  i  la  fêle  du  faisan, 

II,  306. 

Hnu.  (Edward)  [Ifoii/f],  cheva- 
lier ,  écuyer  de  corps  de 
Henri  VI,  ambassadeur  en  1442 


byGoogIc 


920 


TABLE  ANALTTIQtJE. 


■après  da  oomie  d'Amu^piac. 
^Proeted.  and  ordiit.,  V,  xcv  et 
■uîv. ,  281t;  Sir  Htiris  Nicolu 
Journal  of  BecUnglorCi  embauj."^ 

EoToyé  au-devant  d«  tf^r- 

guerite  d'Anjou,  1 ,  87,  88. 

Hcix  (Har^^erite,  femne  d'Ed- 
ward). EnToy^  an-devani  de 
Hai^erite  d'Anjou,  I,  87;  fi- 
eure  i  l'entrée  dans  Rouen,  90. 

Huhl,  atUqu*,  II,  17;  brtlé,  20. 

BoMtiBU  (Andrt,  leigaeur  de),  de 
BouzJnconrt,  etc.,  cheralicr  de 
U  ToiMnd'orenlWa,  \  21  no- 
vembre llt58.  —  I,  15,  46, 
3lè8,  353. 

HiniAulUYK  (ingnenr  de  la).  Voy. 
TouBBBnm. 

HinruDs  (Jean  Corrin),  vairode 
de  TranijlTanie.  \  lOseplembre 
H56.  —  Se  prépare  à  là  guerre 
avec  Amurat  II,  I,  139  ;  lui  livre 
bataille  i  Sophia,  140;  l'aurait 
vaincn  uns  la  défection  des  Va- 
laquea,  141  ;  défait  un  liemenant 
d'Amuriii,l'i2;  gonTcme  la  Va- 
lacbie  et  conquier  tla  Servie,  ibid.  ; 
■apuiManceetiarenoiniuée.  143; 
conclut  une  trêve  avec  Maho- 
met n,  n,  51  ;  le  pUint  t  lui 
de  la  priie  de  Coiulantinople, 
57;  (railement  bariiare  qoe  «n- 
biuent  ses  ambassadeurs,  ibid.; 
répond  an  défi  de  Mahomet  II, 
112;  le  détait,  275;  le  force  à 
lever  le  ùégede  Belgrade,  325  et 
(oiv.;  annonce  ce  succès  à  Lo- 
dklas,  328;  sa  lettre  répandue 
m  France,  'Md.;  surnomma  le 
Blanc  on  le  Blanc  de  Hongrie,  I , 
139etsuiY.;  II,  50,  112,  275; 
appelé  Onidiaiuii,  II,  325-26. 


IiAM  (Jean  de  1'),  seigneur  d'Isvel 
ou  IsncI,  tenait  ea  1473  le  fief 
de  Fontenoit.  [D.  Villkv.,  48, 
à  Audenarde , 


lixiKBs  (Hîlee  d'),  était,  en  1440, 
licencié  en  lois,  étudiant  en  l'U- 
niversité de  Paria ,  et  curé  de 
St-Hicbel  de  Cbanres.  [Arch., 
X,  cartaiti  dtt  ateerdi,  161]; 
éitt^e  de  Chartres  en  1459.  -|- 

1492.  Ambassadeur  à  Han- 

toite,  II,  393  ;  envojé  en  mis- 
sion k  l'avance,  294  ;  figure  aux 
obsèques  de  Charles  VU,  437, 
441,  '142. 


tel  dn  comte  d'^m; 
appelé  A'yde  Aaat  le  Hôte  det 
dépenses  du  comte  d'Étampit,  et 
recevait  6  sous  par  Jour,  pais 
9  sous.  La  Uarcheet  du  CJen»] 
le  nomment  d'Imde.  [Hs.  fr., 
6787.1  —  Tué  près  Kevele ,  I. 
422. 

iHgetmimster.l,  417. 

Irlande.  I,  295,  447. 

IlEGUES  (seigneur  d').  Voy.  Srji- 

IsLB-ApAM  («eignettr  de  I').  Voy. 

IsU-lmirdtùit  (!').  Le  comte  d'Ar- 
magnac -y  est  arrêté,  I,  63. 
Italie.  I,  125j  U,  59  et  saÎT., 


76.] 

t,  896. 


enoit.  [D.  \ 
Cbevafierà 


Jacqnss ^aint).  I,  264. 

Jacques  n,  roi  d'Ecosse  de  1437  à 
1460.  — Juge  de  lajoutc  de  Ster- 
ling, I,  148  ;  son  mariage,  175 
et  soiv.  ;  vient  rendre  visite  à  sa 
fiancée  taon  anivée,  179;  lui 
fait  présent  de  deux  haquenées, 
180;  fait  des  cadeaux  aux  sei- 
gneurs de  sa  suite,  i  leur  dé- 
part, 183;  en  guerre  avec  le 
duc  dTork.  II,  352;  secouru 
par  Charles  VII,  353. 

JALonmis  (s«gn«ur  de).  Voy.  Cu- 

Jale  (év^ue  de).  Voy.  AtscoTK, 

évéque  de  SaUiburj. 
llMBE».  Voy.  C 


byGoogIc 


TABLE  ANALYTIQUE. 


'   S21 


Jabdois  (Agnès  det),  tbbcMc  de 
Hostmanre(143S-63).U,  4W). 

Jjuon,  Hyitère  de  —  représenté 
i  U  Hie  da  fusan.U,  U4  et 
UUT.,  148,  laO. 

jAucouar.  Voy.  YocaiB. 

Jsu  (Saint).  I,  133  ;  H,  438. 

JunU.uBoir.  U,  404. 

Jbah  II,  roi  de  Gulîlla  ,  oè  I40&, 
■f  20  juillet  1454.  —  EnToie  i 
(lliarles  VII  des  ambatsAdeon 
ponr  intercéder  en  bveur  da 
comte  d'AnDaniae,  I,  6S  noie, 
66  j»M.  Citt,  11,369. 

Jiur  n,  roi  de  Navarra  en  1449, 
et  d'Aragon  en  1458.  f  1479 — 
Ibrche  contre  le  comte  de 
Foix,  1 ,  307  ;  parlemenle  iTec 
lui.  307,  208;  bat  en  retraite, 
208. 

j£ur  I",  roi  de  Portugal,  -f- 1433. 

—  II,  nteinotek. 

Jbar   PAi20i.oeT]E   II,   empereur 

d'Orient(1435-U48) Sa  mort, 

I.I43. 

JiaAMB  (Saint).  1,70. 

Jènuabm,  1,  71;  II,  304;  «Arê- 
tes donaéei  aux  pèlerins  >e  rea- 
daul  i  — ,  I,  133. 

Jluas  (Guillaume  le),  seigneur  de 
Contaj,  chevalier,  licencié  es 
lois  et  en  décret,  conseiltcr  et 
cbambellan  du  duc  de  BourgO' 
gne,  et  son  l*'  miitre  d'bAtel , 
maître  d*hAtcl  de  ta  duchesse  de 
Bourgogne,  capitaine  de  Beau- 

Ïiesne  vers  1440;  gouverneur 
Airas.  +  J9  avril  1463.  [Voj. 
U  Baibk,  II.  192,  318,  333; 
La  Hobl.  ,  325,  336;  I>u 
CutacQ,  189 ,  304;  La  Mabchi, 
459;  JouBsunr.,  n»  1391  ;  D. 
ViLUT.,  48,  73  T«-73;  Cai.  ifcj 

(.,  u  Jeubi.] I,  46;  son 

rau  i  la  r«te  du  iaisan,  II, 
194. 
JiuBa  (Louis  le),  Gl«  du  précédent, 
sdgnenrde  Hourconrt,  puis  de 
Conlaj,  chevalier,  gouverneur 
d'Arras,  tué  à  Nancy  rn  1417. 

—  1,  189-  Chevalier  à  Pont-Au- 
dener  ,    193  ;   figure   dans   U 


jonle  de  Lilk,  II,  129  ;  ton  vau 
au  fétedu&isan,  201. 

JoHiTsniHfSirAdam).  1,179  note  4. 

JoateiU.  Une  ambassade  illemaDde 
vient  T  joiidre  le  dauphin,  I, 
ISnatc. 

JoHVHiiH  (seigneur  de),  Voy,  Toi. 
MOinxui  (la) . 

JosREssx,  soudoyer  du  chlieau  de 
Lille;  atlaché  d'abord  au  sei- 
gneur de  Roubiis.  [De  Clebcq, 
45  ;  Chronique  de  Lalaia  ,  697.] 
—  Homme  de  la  compagnie  du 
bliard  de  Salnl-Pol,  I,  393; 
s'introduit  dans  Andenarde  pour 
avertir  Simon  de  Lalain ,  iUd.i 
félicité  pour  sou  courage ,  394  ; 
récompcDsé  par  le  comte  d'É- 
tampes,  ièid. 

JouGBB  on  JououBT  (Jcin) .  Ambas- 
sadeur' en   Angleterre,   1 ,   130 

JouRGct  (te  seigneur  de).  Chevalier 
à  Nevele,  I,  423. 

Jontes  à  Nancy,  où  Jacques  de 
Idlain  tient  un  ^s,  I,  41  note, 
43,  et  où  parait  le  Roi,  41; 
i  Cbllons  pendant  le  séjour  du 
Roi,  50;  à  Gand  entre  Jean  de 
Doniface  et  Jacques  de  Lalaiu, 
SI,  82;  à  Arras  entre  Philippe 
de  Temant  et  Galiot  de  Balta- 


,  91  c 


inditio 


I  de 


cette  joute,  91  ;  elle  es 
et  pmlleuse  qu'aucune  qui  aii 
été  vue  depuis  longtemps,  65. 
A  lafavenr  destréveiel  des  loisirs 
des  chevaliers ,  plusieurs  —  te 
font,  ipécialcmcut  k  Sauiaur,  en 

Srésence  des  roi*  de  France  et 
e  Sicile,  107;  pas  tenu  i  San- 
mnr,  où  est  tué  un  chevalier  de 
rbAteldnroi  René,  108.  Jou- 
tes à  Tours  entre  Louis  de  Benîl 
et  l'Anglais  Cbaloni,  108,  oil  le 
premier  estlué,  109;  k  Sterling, 
en  présence  du  roi  d'Ecosse,  148 
et  suiv.  Pas  de  la  belle  Pèlerine, 
tenu  par  le  btlard  de  Saint-Fol, 
347  et  luiv.  ;  sei  conditions,  351  • 
58  ;  publié  en  France ,  260  ;  en 
Bretagne,  r£i(/.,-  en  Angleterre  et 


byGoogIc 


522 


TABLE  ANALYTIQUE. 


CD  ÉcoMs,  361i  ea  AUemagne, 
iM^.y  en  Etpagne,  iW./ctwn» 
(uec^,  /Jii'.; poDiqnoi,  263.Ph 
delà  FoDUiae-def-Plean ,  wnD 
|MT  JacqiiM  de  Lalain,  264;  «et 
coDditions,364-13.  Jouteii  UUe, 
n,  ISô-aOïttCimbraj,  338-41; 
ildllepour  le  uuuiige  du  conte 
de  OuroUù,  271. 
JoDTMxu.  DU  Uuivi  (GnillaDme), 
ttigaeai  de  Trejoel,  cheTolier, 
duncelier  de  Fïsuice  le  16  juin 
Ute.  I  23  juin  1472. -I,  154 
ncit,  185,  196  >»(«  3.  Prend 
urt  à  la  campagne  de  Nonnan- 
die,I,  212  ;  négocie  la  redditioii 
de  Rooea,  218  ;  fait  un  rapport 
au  Toi  iQF  le*  négociation!  du 
Port  SRint-Ouen,  224  aote;G- 
gnre  i  l'entrée  de  Rouen ,  236  ; 
répond  au  nom  du  roi  i  la  re- 
quête doRoueiiaiii,  243;figare 
1   l'entrée  de  Bordeaux,   3&8  ; 

Erend  part  aux  négodatîoDi  pour 
i  redditioD  de  cette  ville ,  II , 
74  ;  figure  aux.  olwtquet  dn  roi, 
434,  438.  ' 
JotrvKnx  DU  Uaitii  fJacque*), 
archertque  de  Reim*  du  27  lep- 
tembre  1444  k  1449;  adoiini*- 
irateur  de  l'évéché  de  Poiden. 

Lia  mara  1457.  —  Ambaua- 
ir  en  Angleterre,  I,  lU  noie 
3,119. 

JounmL  Dit  Uanni  (Jean) ,  érè- 
qiK  de  Beauvai*  (1 433),  de  Idon 
(  1444  ),  archeréqne  de  Reimi 
(1449).  f  1472.  -  Auemble  im 
concile  h  SoÏMOnt,  II,  310-11  ; 
décinona  qui  y  tout  priiM,  311. 

Jnif.  (les).  1,71. 

JiTUU*  (Gérard,  duc  de),  l'allie 
■Tec  Oiarle.  VU,  I,  43  note  1 . 

Juré*.  On  doit  parfoi*  le*  diitia- 
gner  de*  écheiioi,  I,  n, 

Jiutc,  I,  24. 


KuMOMAH  (Tngdaal  de),  dît  U 
Baargemt,  écuyer,  «eîgnetir  de 


9  écajer*  de  m  oompamie  em- 
ployé* t  la  garde  de  Montiiil- 
lîm  (1416);écayerd'éciiriedD 
de  Saint-" 


lioipita 

en-Layeet  de  HontecUre;  bailli 
de  Troyes  en  1450;  marié  i 
Marie  de  Garendèrei.  \T.  m., 
Ut,  1373;&tt,  1S47  (lign.orig.: 
IM.  Boraeou  v%  Kmmiuv,  et 
■oean};  63,  4821  (UiJ.);Gaiiu, 
211  ;  Gmm.,  1137,  23,  ttse'  ; 
Arch.,  X,  8«,  21  ;  82&3,  370; 
88tttt,  an  3B  jnin  1442  ;  Bubt, 
456-57  ;  Caunu,  i  la  table.) 

Toé  deranl  Cherboorg,  I, 

317. 
SrBKBBT    (Thomai)  [Kuqmbery]  , 
r,  homme  d'arme*  1  clie- 


nt 

1436;  lance  tcheralde  U  com. 
nagnie  de  Robert  de  Willough- 
DT  BU  «itee  devant  Saini-Céle- 
rule  2  moi  1432.  {Cai.itti., 
KnxaaT  ;   T.  te.,  Ï07,  9012.] 

Fait  partie  de  l'armée  de 

Kyriel,  1,  276;  fait  pri*oiu)ier, 
285, 

XoMoni,  bataille  de — ,  I,  140-42. 

KTSiBi.riliomM),cbeialier,  capi- 
taine de  19  bommea  d'arme*  et 
60  ■rcbenenl423i  capitaine  de 
Qetmont  en  BeauTaiiii  en  1431  ; 
capitaine  de  Gonma]'  en  1435 
et  Kiiv.:  lieatenant  de  Calai»  en 
1441  ;  décapité  en  férrier  1461. 
[Cai.  des  t.,  Etusi.  [>oeauxJ; 
T.  te.,  170,  piutim,  {Ibid).; 
MoBirm.,  V,  IS,  et  à  la  table; 
Proceed.  onJoriJ.,  V,  t  U  Ubie; 
RiHxa.V,  I,  78, 100. 108.  ;  Bbk- 
QDwrr,  89,  103;  W*Tai>,  U, 

263-65.] 1, 292.  Commande 

l'amiée  envoyée  en  NoroMndie, 
I,  276;  ■•àége  Valognei,  277; 
et  la  Jprend,  37S;  commande  i 
Formigny ,  382  ;  fait  priaonnier, 
285  ;  ordonne  la  mort  de  l'éré- 
que  de  Saliibnry,  303;  en  fii- 
vear  aupté*  du    dac  d'York. , 


byGoogIc 


TABL£  AMALTTIQUE. 


L1SIU.A1  u  PotrauNS,  roi  de 
Hongrie  et  de  fiohteie,  n^  «n 
1440.  ■(■  14S7.  - 1,  122,  â40  ;  U, 
47,  112,  357,  372,  369,  371, 
374.  Excite  le  Luxembon^  i  k 
rérolte,  II,  44;  en  démêlé  avec 
le  duc  de  Bourgogne  pour  le 
Laiembourg,  273;  lui  accorde 
nae  trêve  de  troi*  au,  1^.  ;  ta- 
Toie  i  Charles  VU  U  lettre  de 
Huniade  annonçaiit  la  levée  du 
ûégedeBdgnKle.a'"'  ' 


^  HadeldDe     de 

Franoe,  354;  metut  mibitement, 
355;  retcmrdeaHailifaaBudciin, 
355-57  ;  lon  allianee  avec  Cbar- 
lei  VII ,  404  et  loir.;  avait  of- 
fert de  l'en  remettre  i  l'arbi- 
trage àa  roi  dani  la  guerre  du 
Lnxembourg,  406. 

Laiena,  Uven^^mot  qtn  a  le  teiii 
d'i&e,I,eBPlSl. 

Lu.iln.  [Guillaume,  seigneur  de), 
chevalier  d'honnear  de  la  da- 
dieue  de  Boulogne.  ■]■  1475. 
[Voy.  L&  Mabchk,  473;  Chroa. 
Jt  Lalam,  603  «t  toiv.;  D.  Vil- 

i*v.,  80,  11   T»  et  iuiv.l 

GouTcmenr  de  Hollande,!,  80  ; 
ton  FOU  à  la  Me  da  faiMU,  II , 
179.  Qté,  1,  176. 

Lu.«ur  (Jacquei  de],  fil*  de  Gtiil- 
lanme  ,  chevalier,  conieiller  et 
chambellan  du  dne  de  Boorgo- 
coe, chevalier  de  la  Toîaon  d'or. 
[Voy.  VauxT  dk  V.,  Jï.  B.  C, 
S8,  937;  Buuut,  Eut.  ti  gi- 


Clinm.  da  l^Iaia,  etc.]  - 
tenu  par  lui  i  Nancy,  1, 41  noli 
),  43;  la  joule  contre  Jean  de 
Boniface,  61,  82  ;  bit  chevalier 
par  le  duc  de  Bourgogne  rar  le 
champ  du  tonmoi ,  82  ;  prèle 
un  cheval  k  Galiot  de  Baltaiin, 
pour  jouter  avec  Philippede  Ter- 
nant,  94;  joule  en  Écoue  i  la- 


quelle il  prend  part,  149  et 
■uiv.;  tient  le  pas  delà  FoDIaine- 
det-^eon,  364;  conditions  de 
ce  pas,  364-73;  appow  son  tcel 
anx  lettres  de  pablieatioa,  373; 
prend  part  i  U  guerre  de  Gand, 
393;  n,  17,  SOncMyambaasa- 
denr  du  duc  de  Bourgogne,  II, 
9  note;  mi  devant  PoucquM,  84; 


LâLAnt  (Philippe  dej, 

fili  de  Guiltatune ,  chevalier, 
chambellan  du  duc  de  Bourgo- 
gne Q461);  tué  t  Manilhéry  en 
1465.  ■  Jeune  et  vaillant  cheva- 
lier. .  [Co«m™u,  1,35;  Du 
CuBOQ,   270;   La   Buaa,  II, 

218.1 II,  eo  Hoie.   Figure 

dans  la  »tc  de  Lille ,  U ,  129 , 
336  ;  son  tau,  186  ;  figure  dans 
U  ftte  de  la  licorne,  339. 

Lalais  (Sanie  de) ,  frère  de  Goil- 
lamne,  chevalier  ;  par«!t  en  1436 
i  la  prise  de  Pari*,  où  il  fiit  fait 
dievalier,  et  an  siège  de  Calais; 
et ,  en  1443,  dans  la  guerre  de 
Luxembourg.  [HonsiB.,  V,  317, 
331-23,  359  ;  U  KUbchb,  394- 

95;  duiM.  Je  lalain.nb.] ■ 

Son  vœu  à  U  fSle  du  faisan,  II, 
179. 

Lujkoi  (Simon  de),  seigneur  de 
Montiguy,  chev^er,  conseiller 
et  chambellan  du  duc  de  Bour- 
gogne, gouverneur  de  l'Écluse, 
SDuvemenr  de  Beaumont,  bailli 
'Amiens,  amiral  et  gmid  ve- 
neur. -{-  1476.  [Voy.  La  Baue, 
n,  217;  Bbasiam:,  /.  c.  ;  D. 
ViLLBV.,  80,  11  V»  et  suiv.; 
Épiuphe.dansGAios.,  840,2; 

Cousit  ,  247.] U ,  206, 

400.  Fait  partie  de  l'armée  du 
comte  d'Étampe*  en  1444, 1,  15; 
de  celle  du  comte  de  Samt-Pol 
dans  la  guerre  de  Clèvei ,  103  ; 
j  oute  en  Ecosse,  h  laquelle  il  prend 
part,  149  et  suiv.;  assiste  i  la 
fête  de  la  Toison  d'or,  348,352; 
défend  Audenarde  contre  les 
Ganloî),  387  ;  sa  sagesse  et  sa 
vaillanoe,  388  ;  prévenu  par  le 


byGoogIc 


S24 


comte  d'Ëumpei  de  loa  intcD- 
lioD  d'attaquer  leiGaDloi»,  393; 
combat  i  Nerele  ,  kïl  ;  (émoin 
du»  le  traité  avec  le*  Ganloîi, 
II,  107;  figure  daui  ta  ftte  du 
fauaa,  159;  loii  vmi,  175  ;  ac- 
compagDC  le  dnc  de  Bonif^ogoe 
en  Allenagne,  S43;  ambaiMi- 
denr  en  France,  311  «oie  2, 
335  et  iiiiT. 

Làuijc  (  Isabelle  de),  fille  de  GdU- 
Uume.  [Voj.  Chron.  de  Lalain, 
604 ,  660. 1  —  Accompagne 
Marie  de  Cueldrci  en  ËcoMe  , 
I,  176  et  luiy.;  reste  aupr«i 
d'eUe,  183. 

LAMPBi(Jeui],écayer,laiiceàcIie- 
val  de  la  garoiiou  de  Rouen  en 
1432;  lieutnuuit  t  Aincncbei 
dèa  le  20  jaillet  lliSG.  Sei  bîeni 
furent  coiïGsquéi  lors  de  la  pnie 
d'ATranche».  [r.  te.,  ili ,  5477 
et  nÙT.;  BaanuF.;  Arck.  deUat- 

lar-Cùtiquen,  5.] Capitaine 

d'Avrancbea,  I,  288;  Tend  cette 
place,  ibld.;  garde  lei  bien*  et 
ceux  de  la  femme,  ibid. 

Lascklot  un  Lac.  I,  251. 

LurDAS  (  Jeaune  dej ,  femme  de 
Nicola*  Aolin.  AiiiMe  à  la  fête 
dufaiaaD,  II,  lliO. 

Zany™- 1,11,16,  17. 

Languedoc  (le).  U,  296. 

Lutacium  (Maquin).  Voy.  Lone- 

LàirnoT  (Antoioe  de) ,  «eignenr  de 
HaiagoTil,    deuxième    fiU    de 


TABLE  ANALTTIQXJIi:. 

idiambellaii  du  duc  de  Boorgo- 


:rde  la  Toîion  d'or,  f  1462. 
Il  eM  auteur  d'une  relation  d'un 
voyage  en  Egypte  et  en  ^rie, 
éditée  en  1821  par  le  Ber.  John 
Webb  A>ja\'Archmologia  (XXI, 
281-444),  et  MT  M.  C.  P.  Ser- 
e  pour  la  Société  des  biblio- 


iMtnoy.  1399-1450.  Honj,  1840. 
io-8.  Dans  Vdrclimologia,  l'ou- 
vrage n'est  pas  complet,  mais 
le  texte  est  plus  coirect.  Le  ro- 
lume  de  Mons  est  sans  noies. 
H.  Em.  Cachet  y  ■  soppléé  dans 
un  article  inlitalé  .-  fojagtt  et 
ajmAajsadet  dit  GuiUe&ert  Je  han- 
noy  (Trésor  national,  2*  série. 
I,  179-225. 1843).  Lannoyyisiu 
l'Espagne,  la  Prusse,  le  Dane- 
mark, la  Russie  et  la  Hah«me; 
fil  deux  fois  le  voyage  de  TerrC' 
Sainte  ;  alla  en  pèlerinage  k 
Saint- Patrice  (j^lrlaude  et  aux 
grandt  Pardoiii9Ro<at  ealkiO . 


Henri  VI  du  10  mars  1443,  ipko- 
téede  tous  ses  biographes  (Iti- 
wta,  V,  I,  118-119).  —  [Kav. 
Webb  /.  c,  305  et  soiv.;  Ab*., 
Vin,  77;  GAcmr,  /.  c;  La 
Baub,  II,  181,  309  ;  D.  Vu.- 

I.KV. ,  BO,  66  T»  et  tuiv.l 1, 

348,351. 


flnvoyé 
de  Jean  de  Croy,  II,  309. 

Uiaoi  (Baudoin  de) ,  dit  le  Bè- 
gne ,  seigneur  de  Holembais , 
troisième  fils  de  GuiUebert  I  de 
Lannoy  ;  chevalier ,  gouverneur 
de  Lille,  chevalier  de  la  Toison 
d'op.  f  1474.  —  1,348,  351, 
352. 

Laksoy  (GuiUebert  II  de) ,  sei- 
gneur de  Villerrat  et  de  Tron- 
chiennes,  deuxième  fils  deGuit- 
lebert  I,  chevalier,  conseiller  et 


GuiUebert  I,  chevalier,  con- 
seiller et  chambellan  de  Char- 
les VI  et  du  duc  de  Bourgogne  ; 
maître  des  arbalétriers  le  22  jan- 
vier 1422  ;  gouverneur  de  Lille 
et  de  Hollande;  dieralier  de  la 
Toison  d'or,  f  1"  mai  1456. 
[A»».,  VIII.  72  ;  L*  B*bbb,  II, 
108,  132,  179,  198,  207;  D. 
ViLLHï.,ltO,  66y°elluiv.Voy. 

La  Mamcub,  414.1 1,348, 

351;aon^aruàUrét(    ~ 
170-71. 


3  fête  du  faisan. 


byGoogIc 


TABLE  AHALÏTIQUE. 


Lumor  (Jean  1,  seigoturd»).  II, 
309  aoit  3. 

LuiKoz  (J««a  II,  «rignenr  de), 
Ly>,Rn[ne,SebDurg,Bouu,eIc., 
fiU  de  Jean  I",  ccnKiIter  et 
cliambellao  du  duc  de  Bonrgo- 
gué;  chevalier  de  ta  Toison  d'or; 
goaierneur  de  Hollande ,  Zé- 
land^ct  Friie  ;  bailli  d'Amieui  ; 
mju»eniciir  ^e  UWe.  f  1Ié92  , 
d'après  son  epitaphe.  [Coi.  dts 
t.,  Uiraoi;  A»».,  Vm,  Ik; 
Dd  Cuhcq  ,  226 ,  253  ;  Wa- 
TllK,  à  la  table;  Mohitk.,  V, 
432;Chuteij..,  311,  371;  *oy. 
Caihul  hiitotique,   U,    81-S5.] 

n,  107,  237   no(ir5,238 

noie.  HÔndé  par  le  duc  de 
Bourgogne  pour  combactre  lei 
Gantois,  I,  409;  auemble  de» 
eens  de  Rneire,  lilO;  ion  rau  i 
h  fête  du  raisBD,  n,  177;  am- 
baisadear   en    France ,  395   et 

LiiiBOT  (  Jetnne  de  Crojr ,  dame 
de).  Il,  309  Itou  3. 

Lausac  (Guillanine  on  Gnillotiu 
de),  aeigneiir  de  Dauville,  Ues- 
gremont,  etc.,  cheralier,  capi- 
taine de  Louviers  de  1422  à  1439, 
et  Je  Gaillon  (1423).  Il  iwjut 
d'Henri  VI  par  I.  dn  9  f^rrier 
1431,  100  1.  I.  en  cousidératioa 
dece  ijiie  certain  nombre  de  gens 
dcMretenae,  dont  50  étaient  toa- 
joun  logés  près  du  chaocelier  de 
France,  aTaient  des  gages  insnfE- 
UDU.  Il  était  capitaine  de  Pont- 
Sainte-Maxmce  en  1435,  et  fai- 
sait partie  Ter*  1447  de  la  ganii- 
■OD  de  Bordeanx.  On  le  tronie 
établi  en  Goyenoe  dès  1443. 
[Coi.  du  t.,  Larsac  (lign.  orig. 
et  sceanx);   T.  se,  M,  4911 

«  iz{iiid.y,  \7i,pa,tiaiiii, 

5573;  Ms.  9456*,  105,  ChrtMi. 
de  Lalaia  ,  637  ;  B>Eqitia>T  , 
82,  161;  BsAax,3S9.] Ap- 
pelé Guillanme  Odtron  (et  An- 
drom  ,  dans  le  texte  do  traité, 
Ordoan.,  XIV,  144),  seigneur 
de  Uassac,  I,   339;  l'un  des 


S3S 

chareés  de  négo- 
cier la  reddition  de  Bordeaux 
k  Charlei  VU,  ibld.;  viole  le  >er- 
menl  préié  t  Chvles  VII,  413 
et  BuiT.;  U,  39. 
Labsac  (Mondoc  de),  cheralier, 
capitaine  de  10  lances  et  30  ar- 
chers i  cheval  servant  devant  Or- 
léans en  décembre  1 42  S  et  janvier 
1429;  ■  naguère  capitaine  de 
gens  d'atmes  et  de  trait  ordon- 
nés pour  la  garde  de  Louvieri  1 
(  26  mars  1430  )  ;  capitaine  de 
Conches  et  de  NeufchStel.  Il  fi- 
gure en  1433  parmi  les  capi- 
taines qui  prirent  Provins  et 
était  enrermé  daus  Iffonle reau  en 
1437  ;il  faisait  partie  vers  1447  de 
la  garnison  de  Bordeaux,  et  ob- 
tinl  da  comte  de  Qeriaoni,  en 

I'uillet  1453,  des  lettres  d'abo- 
ilîon ,  confirmées  par  Charles  VII 
lell  avril  1454.  Le2  mars  1456, 
Mondoc  Audron  ,  appelé  de 
Lantac,  chevalier,  seigneur  de 
Lansac,  paraît  comme  arbitre 
dans  une  transaction.  \Cai.  des 
(.,LAJiï*c(«gn.orig.  et  sceaux); 
T.  «■,,171,  5521;  172,5775; 
64,  4913;  Monstb.,  V,  84, 
294;  U.  VuiBT,  80,  72  v; 
Chron.  de  Lala'm,  637;  GamL, 

209;  Arch,,  JJ  IBÏ,  p.  62.] 

Capitaine  de  Cognac  et  de 

Saint'MaiErb,  I,  168  ;  fait  pri- 

LutsELLOT,  portugais  de  l'hAtel  du 
comte  d'Ëlarape*.  Blessé  au  pont 
d'Espierres,  1,391. 

iflOM.  1,237,311, 378. 

Laonnau.  l,  16. 

Lune  (Jean  de),  grand  maître  de 
Rhodes,  -f-  19  mai  1454.  —  II, 
326. 

Lmuamte  (lac  de).  U,  265. 

LiuraFC  (vicomte  de).  Voy.  Fotx. 

Làvu.  (André  de),  seigneur  de 
Lohéac  et  de  Rais,  chevalier  i 
douie  ans  ï  la  bataille  de  U  Gra- 
veUe(1423)  ;  conseiller  et  cham- 
bellan du  K»  ;  maréchal  de 
France  en  1439.    f  29  décem- 


byGooglc 


TABLE  ANALYTIQUE. 


bre  US5.  [An*.,  VII,  79;  T. 
».,  1$8,  1213-15  (dgn.  orig. 
M  iceiD);  BM.  ic.  dts  ck.,C, 

m,  369.] I,  416.   Preod 

pan  k  la  campagne  de  Nor- 
inaDdie,  I,  173,  173,  300; 
a  Hortain  en  garde  ,  17^;  chef 
d'une  compagnie  ,  300  ;  prend 
Tfaorigny,  301;  Bambie,  Md,; 
Valognes  ,  303 ,  qui  deoteore 
entre  ici  maini,  ibid.;  combat  i 
Fonnignj,  379;  auiége  Valo- 
guet,  393,  dont  il  ett  nommé 
capitaine  ,  Ihid.  ;  prend  paît  au 
liège  de  Oten ,  308  ;  fait  pulie 
de  l'arma  tayoyéc  coutie  le 
comte  d'Armagnac ,  II ,  S9S  ;  et 
de  celle  envoyée  en  Aiigleterre, 
353  ;  fignre  ans  obtiqne*  du  roi, 
U8. 

L*TAi.  (Gny  XIV,  comte  de),  ai 
11106,+ 1486.  [Voy.  D.  Viilht., 
81,  78  et  niiT.]  —  Ambaïaa- 
deur  en  Angleterre  ,1,11  nota 
3  ;  prend  pût  i  la  campagne  de 
Normandie,  173, 199,  379  ;  poi- 
aédail  Vitré,  173. 

Laviagm.  Il,  253. 

Uetoure.  U,  393  et  toÏT.;  prit, 
396. 

html  dn  Pape.  Voy.  Mon  (Ba< 

Uitk.  I,  178. 

Undit  (le).  II,  440. 

LuTAMS     («àgnenr   de).    Voy. 

MORTFIKKAVT. 

lettmia.  Il,  7. 

LsvraAc.  Ce  penonnage ,  qui  n'eat 
nommé  par  aucun  auteur  con- 
temporaui ,  pourraît-étre  «oit  mi 
d'Aitarac  (on  Ici  appelait  parfoïi 
Latrac)  de  la  branche  de  Fon- 
frailtes,  i  Mvoir  Pierre-Ray- 
mond n  d'Aatarac,  wignenr  de 
Gaojac,  mort  en  1448 ,  >oit  on 
bitard  du  comte  Jean  I  d'Aata- 
rac.  Lestrae  eti  mentionné  dani 
une  lettre  de  rémÎHion  de  dé- 
cembre 1455,  donnée  i  Jean 
Maquereau,  pour  aïoir  noyé,  en 
lli31  on  33,  troii  hommei  de 
ta  compagnie  de  ce  capitaine. 


[Voy.  3 
Arcb., 


[Aidi.,  H  187,  p.  137.1 

I,  10. 

Liria  (Antoine  de),  comte  de  Vil- 
lan,  Ticomte  de  Lantrec ,  cham- 
bellan dn  roi.  f  Tara  U54, 
,172, 5605  et  toi*.; 
,  JJ  181,  p.  183;  ISlt, 
p.  356.] I,  386  iwtel. 

Lena  (Jean  de),  leignenr  ae  Vto- 
Tert,  pDi*  comtedeVillan,  che- 
valier, premier  chambellan  dn 
roi  ;  favori  de  Chariet  VII,  qui 
le  maria  à  Tbomine  de  Ville- 
qiûer  A  laquelle  il  donna  en  ma- 
riage  10  000  écna  d'or.  [Voy. 

r.  «.,  17Ï,  5603et5695.J 

Cberalier  i  Formigny,  I,  286. 

Utii  (Philippe  de),  archeréqne 
d'Ancfa  (1450),  pnii  d'Adei 
(14BB).  f  1475.  —  U,  295  note 


—  ,  33S;  Talbot  *  — ,  n ,  35, 

86. 
lUge.  1 ,  77,   138 ,  378  ;  H,  360, 

403. 
LiioE(éTJqne*  de).  Voy.  Bodibow, 

HusassBa. 
lUgtnt.   FoumÎMeiit   nue  armée 

contre  Evrard  de  la  Mark ,  I, 

77;  attaquent  lei  rortneiiei  de 

Rocberort  et  d'Hargimont,  78  ; 

-'— 78,79; '- 


I  lenr  étéque  de  ne  pM 


n,  63. 

iMaiSaimi.  Le  protectorat  de  la 
France  dana  lea  —  commence 
MU  Cbarléi  Vil,  I,  123. 

LiÉvnr.  Voy.  Pomai. 

Litvza  (le),  homme  d'armea  fran- 
çaii,  tné  deiant  Gninei,II,368. 

LiCRE  (Jean,  aeignenr  de),  de  Biil- 
l(Bl(BeI(eil),  Montrai  et  Enam- 
bhpie,  chetalicr  à  Ga-ire  en 
1453;  ilavone  tenir  en  1473  la 
•eigneorie  de'Montrcd  du  duc 


byGoogIc 


TABLE  AHALTTIQUE. 


SiT 


;,  comme  comte  de 
HaÏDaiit.  (bo  Cliboq,  69  ;  D. 
ViiiBT.,»S,  11  TO;  Ah».,  VUI, 

33'34.j SoD  n>u  A  la  f«K 

duraiun,  U,  173. 

Lihvnj'at-SaHtare.  I,  12.  Occnpé 
par  le  comte  d'Élampei,  I,  12, 
13  ;  appaniem  à  l'Églbe,  13. 

nOe.  I,  389,  Uli  U,  1&,  19, 
113, 187,241  et «niy., 270,  272, 
303,  305.  TbdLtre  dei  négocia- 
doDS  entre  lea  Gantoit  M  le  dnc 
de  Bourgogne,  II,  21;  U  len- 
tenoe  piibliée  Ji  Saint-Pieire  de 
—,  33.  Banqueta  k  —,  llli, 
118,  130.  Fête  dafanan:  joute, 
125-30;  buKjDct,'  130-64,  222  ; 
détail!  dei  entremets,  133-36; 
inorme  afSuenoe  de  geni  «enna 
de  toiu  cAiéa,  139  ;  rapi^aenta- 
ttom  pendant  le  baïKiaet,  142- 
153  ;  VÉglUé  Tient  faire  ta  i«- 
qattean  duc,  153-59;  prJMn- 
tation  de*  douze  vertiu,  236-35  ; 
danaet  qui  terminent  la  fSte, 
236-37.  Fête  i  — ,  i  l'ocoaùon 
du  mariage  dn  comte  de  Charo- 
kia,  271. 

niieèoaiK.  I,  227. 

Luieag.  Se  «ouinet  anx  Français, 
I,  193,  par  l'intermédiaire  de 
Ion  éritfae,  ihid.i  Xen  idenean 
françai*  le  rendent  à  l'égbae  ca- 
thédrale ,  iUd.  ;  *ont  accoeillia 


ibid. 


x'(éT«que  de).  V07.  Baidt. 
LaJi.  n,  385. 

LoHÛc  (leisnenr  de).Vaj.  Latal. 
Loire  (la).  II,  296. 
LoMicn  (vicomte  de).  V(^.Ab- 

Lcmhardie.  I,    135  ;    II,    386.  Se« 

cheTaoK  de   tournoi  umt  tout 

couTeru  de  fer,  I,  64  ;  gnerre 

en  —,  127. 
LoBuirtI.  I,  73  ;  geni  de  gneiTe  lo- 

^  à  -,  77. 
LemirM.  I,  299,  SOO.Toor  de  - 

I,  301. 
Longeinpré,  pria  par  les  Francai 

1,    190;   appartenait  à   Talbc 

ièid.;  détruit,  itid. 


Latgnjr.  S*  reddition,  1 

LononxTu.  (Artn*  de),  1 

•eignenr  de  TeneUe*,  bailli  d'A- 
mieu1e6jumet  1456;  con»:iI- 
1er  et  ckanibellan  du  roi  ;  com- 
mit par  Looii  XI  pour  patter 
let  rooutm  de  diteri  geni  de 
gnerre.  f  1496.  Voir  ta  trtt- 
mriente  épitaphe,  donnée  par 
Mlle  Dupont.  [Coi.  Ja  t.,  Loa- 
ODSTÀi.  (tiju.  oria.  et  .cean); 
Mlle  Dupont  dant  WAviia,  lU, 
53,  54  aotei;  ConnEi,  à  la 
table;  La  Roqdx,  I,  933;  Du 
Clibcq,  131,  178;  D.  Viuar., 
B«,  64  ï»-65.] II,  260,  261 . 

LoHGuzTu.  (Que  de),  aeigneur  de 
Vaidx  en  Artoit,  premier  duun- 
bellan  du  comte  d'Etampet 
aprèt  Chariet  de  Rocheiort 
(1457);  eoniàller  et  cliambe)- 
lan  dn  doc  de  Boorgogne;  ca- 


me», parlettret  du  29  avril  1455; 
bailli  dlletdin ,  en  remplace- 
ment de  Darid  de  Poix,  par 
lettre»  dn  27  man  1456;  terri- 
tenr  du  comte  d'Etampet  à 
12  ».  t.,  pni»  à  21 1. 1.  par  jonr, 
eo  1451.  "i-  35  jnillet  1458.  [D. 
Vixxn'.,K<,64et  *<■;  SB,  76; 
H»,  tr.  6787,  patiim.;  Dtr 
CtsacQ,    110  ;   tôt.  Montm., 

ft  U  table.] 1, 14.  390, 417, 

421  ;  II,  81.  Charalier  k  Aude- 
oarde ,  1, 396  ;  ton  FiEu  i  la  fête 
du  faisan,  II,  193. 


comte  de  Snffolk  dé*  1433,  du 
comte  de  Someraet  en  1440, 
dn  dnc  d'York  en  1446  ; 
prend,  le  20  jmllet  1445,letitre 
de  capitaine,  [r,  >c,  8S,  6414  ; 
186,  6947  et  iniT.;  18«,  7119- 

123;   Aroh.,   K   M78.]   

Capiuine  de  TombeUine ,  I, 
289. 

LouAiLu  {Thoma*  de),  envoyé 
anglait,  I,  156  »ote. 

LoBXDkK  (Jacomo),  commandant 
de  la  flotte  Téniliettoe,  II,  54. 


byGoogIc 


TABLE  AKALTTIQOE. 


LormoHi,  près  Bordeaux.  II,  7: 


,   premier 


Loa>tT  (Antoine   ât) ,   , 

«cujer  (raacbuii  du  duc  de 
Bourgt^e.  Par  lellrei  da  13 
oclol>re  H66,  le  duc  ordonne 
qu'il  Kiit  exactemeut  piyé  de 
u  protision  de  18  ••  par  jour 
snr  la  recdtp  de  Cuiiery.  [La 
Bambe,  II,   232;   La  Mabcue, 

423;  D.Viijjiï.,83,  79.] 

Son  >iKi(  à  la  fêle  du  faisan,  II, 
208. 

Lerraliu.  1,25,  28,  36,  75;  II, 
357. 

LoïKAni  (AntoÎDc  de),  comte  de 
Vaudemout.  +  IH?.  —I,  187, 
211,  239;  sa  femme,  187  noie  1. 

t^tUBAniB  (FetTV  de), comte  de 
Vatidemont.  Freud  part  à  la 
campiigne   de   Normandie ,     I, 


211i 


■,  au  B 


LonaAiDE  (Jean  de),  comte  d'Har- 
conrt.  U  passa,  le  5  ayril  1453, 
â  GrannlCe,  la  montre  des  hom- 
me* d'armes  de  la  petite  ordon- 
nance  aerraut  sous  ses  ordres. 
[T.  «.,  129,  1243.1  -  Am- 

fusiadeur  de  Charles  VII,  I, 
1 87  ;  preod  part  à  U  campagne 
de  Normandie,  211;  fignre  à 
rentrée  de  Rooen,  239. 

LoBBAïKB  (Iiabelle  de).  Voy.  Ah- 
jon;  —  (Marguerite  de).  Voy. 
Caoy. 

Louis  XI,  dauphin  de  Viinnoii. 
1, 25, 42,  kk.  Euvoy^  par  le  roi 
pour  arrêter  le  comte  d'Arma- 

Snnc,  63;  commande  l'armée 
'Allemagne,  10,  11;  établi 
k  Langres,  16;  le  rend  à  Mont- 
belliard,  17;  occupe  cette  place 
avec  promette  de  rettitution 
au  bout  d'une  année,  18;   pa- 


acU    2;    donne    quittance    de 
10  000  saluts  eavovés  par  le  doc 


■e,  18;  n'assiste 
pas  à  la  bataille  de  Saint-Jac- 
ques, 32  ;  joyeux  de  cette  vie- 


ir^ 


tnire,  iiid.i  marche  sur  BUe, 
i&'id,;  rc^it  one  ambasnde  des 
habitants  et  tiatie  avec  eoi,  28; 
conclut  un  traité  avec  le*  Suis- 
ses, iiid.;  difScultés  el  ] 
éprooTée*  par 
Allemagne,  35  ,  36  ;  béjoume  k 
Jusse  et  y  reçoit  la  visite  du  due 
d'Autriche,  24;  prolonge  son 
séjour  en  Allemagne,  33  ;  reçoit 
des  ambassades  de  l'empereur, 
34;  lui  en  t-oToie,34  iuTe  ;  re- 
tourne en  France,  35;  s'arrête  à 
Montbelliard ,  Aid.;  rejoint  ^ 
roi,  Ibid.;  reça  joyeusement, 
iiid.  i  mcconiPDt  du  maréchal 
de  Bourgogne,  37;  rrarette  sa 
première  femme,  68  ;  fait  trani' 
porter  dans  la  suite  son  corps  i 
Saint- Laon-de-Tbouir*  ,  iiid. 
note  1  ;  quitte  la  conr  et  s'établit 
en  Dauphiné,  130;  dénonce  au 
roi  certains  de  ses  conseillen, 
ibiJ.  ;  tente  de  le*  corrompre, 
ISl  note;  sa  haine  à  l'yard  de 
Brezé,  135  ;  il  le  dénonce  au  roi, 
Aid.;  )e  tient  en  Dauphiné, 
éloigné  de  la  conr,  ijii^.,'  lait 
faire  son  procès  i  Goillaame 
Mariette,  138  et  nott;  retiré  en 
Dauphiné,  425;  n,  329,  33B; 
conduite  qu'il  y  tient,  I,  425  et 
nott;  envoie  Gabriel  de  Bernes  au 
roi,  iiid.;  mécontent  de  la  ré- 
ponse qu'il  rapporte,  426;  le 
renvoie  ver*  le  roi,  ibid.;  reçoit 
un  envoyé  du  roi,  428;  renvoie 
BemeiBvec  cet  envoyé,  429  ;  fait 
écrire  qu'il  n'est  pas  disposé  a 
revenir  près  du  roi,  iiid.;  reçoit 
une  ambassade  du  roi,  434; 
réponse  qu'il  lui  fait,  435;  en- 
voie une  ambassade  an  roi,  ihid.; 
répouse  écrite  qu'elle  porte  , 
436*39  ;  reçoit  son  rapport , 
442  ;  offre  an  roi  de  s'employer 
contre  le*  Anglais,  ibid.;  sur  la 
réponse  qu'il  reçoit,  «e  net  en 
état  de  défense,  443  ;  en  guerre 
avec  le  duc  de  Savoie ,  Tl , 
265  ;  conclut  un  traité  avec  ce 
prince,  ÏÂû/.;  allié  au  duc    de 


bjGooglc 


TABLE  ANALTnQUE. 


529 


MîUd  ,  iiiJ.i  eoutimie  t  mal 
goavemer,  329;  apprend  que 
le  roi  «nit  le  Cure  ■rrjler,  n 
•'eorait,  iiiJ.;  iiriTe  à  !■  roor 
da  duc  de  Bourgogne,  330;  reçn 
•v«c  hoDoeur,  330-31  ;  expoïc 
au  duc  le*  motifs  de  m  rrtraite, 
332;  reqn^e  qo'il  fût,  ièui.;iè- 
jonme  i  Bmiellei,  333;  pnii  ■ 
Genappe,  iUJ,;  aux  dépens  àa 
duc,  iHd.i  demande  au  dnc  1 
fnire  venir  la  dauphine,  333  ; 
la  rail  Tenir,  351-52  ;  négocia- 
titra*  entamées  t  ion  aujet  prèi 
du  roi,  335  et  lui*.,  407-M8; 
exposé  de  tet  rapports  avec  le 
roi,  338;  opinion  du  roi  sur  son 
compte,  342-43;  inccède  à  son 
père,  ItS2;  cmpreSKmenl  a*ec 
lequel  chacun  eouït  1  lui,  iiid.; 
hit  faire  un  srrvioe  pour  le  roi, 
423;  Ta  chasser  en  en  sortant, 
ibid.;  proclamé  à  Saini-Dcnii, 
444. 

LoDUlâT.  "Voj.  LOBDAT. 

rouniiii.  II,  303,  304. 

lAiivuif  (Pîem  de),  vicomte  de 
Berzj  et  d'Acy,  cfaeralier  de- 
vant Fronsac  en  1451,  consril- 
ler  et  chambellan  dn  roi,  capi- 
taine du  Puj  en  1444  ;  ayant  la 
charge  de  60  lance*  fournie*; 
ttié  te  I5jnin  1464.  ^CnJ.  dei 
(.,  LoDTtin  (  aign.  ong.);  Du 
Clbbcq,  39,  937}  Areh.,  X, 
6400, 56  ;  8861 ,  6863y  88S3, 

ele.;  Ife'm.   da    la  toc,  du  Pwf, 

XV,  697.] Soupçonné  de 

complicité  dans  le  iweuitre  de 
Fltry,  I,  145  ;  occupe  le  cbt- 
leau  de  Nesk,  itid.;  ponrsoiri 
ea  parlement  par  le*  frère*  de 
FlaTj,  iiid.\  détenu  i  Paris, 
146;  perd  an  emplob ,  Ibid.; 
mis  en  lilïerté,  itid.;  bien  tu  du 
roi,  147;  lentatiTC  d'awasiinai 
dont  il  faillit  être  Tictime,  148, 
360;  fignre  k  l'entrée  de  Ronen, 
241  ;  combat  h  Fomûgn}?,  280  ; 
fait  cberalier  en  Gujenne,  360. 
LoDvx  (Nicole  ),  ami: 
Me(*iM,  I,  30,  31. 


£ewier«.  1,163  et  *aiv.  Charte*  Vît 
il— ,  I,  197,311,  313. 

Ldob  (Arnault,*ire  de),  cheralier, 
conseiller  et  chambellati  de 
Charlea  Vn.  I,  208  lo'o  2. 

Luc£  (le  srigneur  de),  peut-être 
celui  qui  est  nommé,  dan*  la 
Chron,  i^Z<iJsût(637-38J,}«an, 
•eîgoenr  de  Lutté  /  —  Fait  htraw 
mage  an  roi  pour  sa  aùgnenrie 
de  Moléon,  I,  208. 

Luroa  (Jean  de),  làgnettr  de  Bre- 
dre.  I,  33S  ;  II,  2». 

Lutignan.  U,  284. 

I.trrzEi.*mB  (Jacques,  comte  de). 

Î145e.  Il  serrit  sons  le  duc  de 
norgogneen  Flandre  en  1453< 
iVoy.  La  Haboue,  473.] 
,  16  nolei  était  dant  le*  nmga 
français  k  la  bataille  de  Saint- 
Jacqufs,  I,  31i 
Luxenàourg.  I,  73,  102;  U,  %3, 
49^  308|  30S  ;  en  rérolte  contre 
le  dnc  de  Bourgogne,  II,  44 } 
reconqub,  4&  et  soït.;  sa  po*- 
*e**ion  duputée  entre  le  dnc  et 
Ladislas,  373,  355,  357.  Gm- 
Tcmeurt  de — ,  vor.  Boimcoon 
(Coniille  bâtard  de),  CnoT  (An.- 
toine  de). 
LnxuuosiB  (Jacque*  àeS,  *ei- 
gneur  de  Bicbebonif ,  Je.  Rn- 
nughen  et  de  Sainchtn,  Erére  de 
Louis;  lienteuant  da  eonnétaUe 
de  Richemonl,  cbeTalier  k  Ga- 
*re  (1453),  cheralier  de  laT<n> 
ion  d'or,  conieiUer  et  chambel- 
lan de  Looi*  XI,  cheralier  de 
son  ordre,  oapitnine  de  Hante* 
eldeBeauté-sar-HarDfae.-tl487. 
nu*.,  m,  736;  Ghou.,  333; 
Du  Clucq,  69;  La  Huciu, 
473;  Sautai.,  ID,  433,  436; 
CoJ.'  d*t   t.,  Lovanorao  ;  D. 

VBiiT.i  tt3«  142  et  luiT/) - 

Prend  part  i  la  guerre  de  Clè- 
Tcs,  I,  103;  k  la  campagne  de 
Normandie,  173,  200)  lieute- 
nant génénl  du  connétable , 
ibid.  ;  prend  Saint-James  de 
BeuTron,  173;  attaque  Tombe- 
laine,  174  ;  GaTiajr,  303  ;  com- 
34 


byGoogIc 


TABLE  ANALYTIQUE. 


bat  i  Formigny,  279  et  niiv.; 
Msiége  et  prend  Saiot-Sameor- 
le-Vicomte,  S90  i  rc^it  U  sDa- 
miuioQ  de  Briquebec,  291 ,  qo'il 
remet  luiei^D  car  d'Estuuteville, 
392;  prend  part  au  li^gc  de 
Caen,  307  ;  témoio  dana  le  traité 
»«c  les  Gantois,  II,  107. 

LoxufBotJBO  (Jean  11  de},  comte 
de  Ligny.  Dale  de  ra  mort,  1,  t. 

LoxEMBuUBO  (Jean  de),  éli  de 
Ixiuii,  comle  de  Marie  et  de 
Soiuont.  f  1476.  —  S'aTauce 
i  la  l*(e  d'une  wmce  coulre  le 
teigneur  de  Croy,  11,  309;  le 
lettre,  310- 

Lu;(EJiBOUBO  (Jean  de),  dit  Hei> 
Iie(]uîu ,  hitard  de  Saint-Pol, 
aeigneur  de  Hautbourdin  et  de 
Uontmorcncy,  chevalier,  capi- 
taine de  Heaux  en  1I|30,  eon- 
leïller  et  chambellan  du  duc  de 
Bonrgogne  ;  re^t  du  duc  en 
rfcompeoM  de  sei  lervicea 
(1433)  I  pour  qa'il  Hill  plus  ho* 
nourablemcnl  tesui  le  jour  et 
lolennilë  de  lei  nopces,  i  deux 
pitcei  de  drap  de  veloan  noir 
qui  coiklèrEDt  232  fr.  (Lab.,  I, 
3Sl);l«g;timéIel9féi'rier  lii36; 
cberalier  de  la  Toiion  d'or.  Il 
avait  épODié  Jacqueline  de  U 
Trémoille  ,  dame  d'Ailly-»ni^ 
Noyé,  f  28  juillet  1466.  [Asi., 
m,  724;  Cai.  dts  t.,  LuxiM- 
nouBC;  lui  Mahchi,  397;  Du 
Clkhcq,  296  ;  D.  Gheriu,  ÏKl , 
163  vo  i  TiEttCB,  Hautbourdin  el 
j«  «iffneur.  (IJIIe,  1860,   in-8). 

p.   42-43.]   1,   244,   245 

note,  248  et  luiv. ,  393;  II, 
107,203.  Fait  partie  de  l'armée 
du  comte  d'Éiampea  en   1444, 


Vimpriii,  259  el  buit.;  envoie 
det  bérantï  d'armei  pour  pu- 
blier ton  empTÎit,%i9  el  bqiv.; 
son  peu  je'iuccèi,  960  et  auiv.; 
}«r  quoi  motivé,  262  ;  éloge  du 


clieTnlier  eniicprenetir,  S63  ;  qui 
était  la  belle  Pèleriue,  263  Mtel 
(on  volt  par  lei  renaeignementa 
qui  précèdent  que  la  vague  a*- 
aerti on,  reproduite  par  noua  ia, 
eil  dénuée  de  fondemenl);  u- 
iiite  à  la  fêle  de  U  Toiion  d'or, 
348,  352;  arme  le  comte  d'É- 
tampe*  chevalier,  396;  prend 
part  k  la  guerre  de   Gand,  11, 


61; 


à  la 


démêlé  avec  l'éi 

Liège,  259-61. 

(Louii  de),  comte  de 
^inl-fol,  connétable  de  France 
■ouBLoniaXl.  Nél418,-)-147&. 
[Voy.  D.  Viu-Kv.,  M,   149  et 

»uiï.;  Ch*iism..,385.] I, 

49  note,  69  noie,  279,  990, 360, 
400;  II,  17,  19,81,  141,  960. 
Prend  part  anx  joules  de  Naney 
et  y  conquiert  soavetit  le  suf- 
frage de*  damea,  I,  41  ;  figure 
brillamment  à  Chjions,  58;  ai- 
sitte  aux  séances  du  conseil  où 
l'on  discnle  U  réforme  des  gens 
de  guerre,  54;  Hillicilé  par  le 
duc  de  Clères  de  venir  i  son 
leconra,  102  ;  frère  d'arme*  du 
damoiseaude  Cléves,  103;  choisi 
par  le  dnc  de  fioui^ogne  [>anr 

secoun  du  duc  de  ClAvea,  J>id.; 
assemble  se»  troupes  à  Solea- 
mes,  r'iii/.;  ambassadeur  de  Char- 
lej  VU,  186  HOle  2,  187;  fait 
appel  aux  gentilshommes  de  Pi- 
cardie pour  servir  sont  ses  or- 
dres dans  la  campagne  de  Nor- 
mandie, 188;  11,  401;  se  réunit 
aucomted'Eu,  1,  190;  aoumel 
Pout-rÉ««que ,  192}  Lisienx, 
193;  Goumay,  194;  Neurehl- 
tel,  198;  mandé  par  le  roi  pour 
le  siège  de  Bonen,  212;  y  fi- 
gnre,  21 5,  et  à  l'entrée  dans  cette 
ville, 240;  assemble  des  gras  de 
guerre  pour  combattre  les  Gan- 
tois, 389;  tn\  une  connu:  de- 
vant  Gand,  404  et  suiv.;  rejoint 
)e  dnc  de  Bourgogne ,  11,  3  ; 
commande  l'avanl-garde,  3;  11- 


byGooglc 


TABLE  ANALYTIQUE. 


taquë  par  l«t  Gantob,  OUI,-,  lia- 
hil«  bomne  de  guerre,  Ûû'.  ; 
défaille]  Gantois,  k;  aniba»- 
sadcor  de  Charlea  Vil  près  du 
duc,  10;  re^it  des  lettres  du 
roi,  iiiJ.  i  accepte  la  miuion 
donnée  par  le  roi,  11;  ne  se 
rend  pai  à  Gand  avec  les  aa- 
jres  ambaMadeun,  12;  Ggure 
dans  la  fête  de  ÎAlle,  127,  140; 
son  raa,  ]6&;   donne   une  ttte 


fille 


e  Croy  de  donner  » 
1  mariage  au  £la  de  ce- 


lui-ci, 306  ( 
près  du  dac  de  Bourgogne,  qui 
confisque  ses  faiens,  307;  con- 
traint de  consentir  an  mariage, 
308;  cherche  i  en  empêcher  la 
conclusion ,  308  et  suit.  ;  mai* 
sans  snccès,  310. 

Lu^uiiBODHC  (Thibaut  de) ,  sei- 
gneur de  Fiennei,  chevatierj  se 
retirn  du  monde  après  la  mort 
de  sa  Femme  (mû  1456),  1 36  ans, 
et  devint  religienic  de  Citeaui, 
abbé  d'Igny,  et  éi^ue  du  Mans 
en  1468  ;  mort,  désigné  comme 
ordinal,  le  1"  septembre  1474. 
[Avs.,   Itl,  735:   Du   Clbicq, 

66,96;  MoBEHi.] n,107. 

Prend  part  A  la  guerre  de  Galid , 
II,  81  ;  Ggure  dan*  la  Hte  de 
LiUe,128,141;Bonr<eu,168. 

LtmiUBoma  (Jatrneline  de) ,  fille 
alnéedn  comte  de  Saint-Pol.  Son 
mariage  avec  Philippe  de  Croy, 
II,  306  et  suiv.;  sa  noble  extrac- 
tion, 306;  fiancée,  et  donnée 
en  garde  1  la  dame  de  Croy, 
308 i  bien  traitée,  iiid.;  endoc- 
trinée par  les  Croy.  30d;  ma- 
riée, 310. 

LuxEVBouaa  (Isabelle   de).  Voy. 

Ljon.  l',  432,  440;  II,  394, 
406;  bailli  de  —,  Toy.VAuu- 

Ljromaii.  I,  411  ;  II,  296. 

Ltobhmi.  (Mesure),  cheralier  de 
Naplet.  Heart  dan*  te  treukle- 
nent  de  terre,  D,  346-47. 


Macau.  1,414,415. 

MACHBFOina  (Isabeau),  femme  de 
Jean  Coustain  [CaASriUAar, 
205-6.]  —  Figure  dans  la  fftc 
du  faisan.  II,  236. 

Mac-Hahos,  seignenr  irUndaii. 
Gnet-apent  qu'il  dresse  an  duc 
d'York,  1,  295  et  suiv. 

Mabombt.  II,  325. 

Mahokkt  11,  sultan  ottoman  (1451- 
1481).— Il,  246,  279,  370,374, 
405.  Succède  i  ton  père,  II, 
50;  *c  faisait  lire  les  anciennes 
chroniques,  51;  conclnt  une 
trêve  avec  Huniade,  iiid.  ;  ae 
prépare  secrètement  a  attaquer 
Consiantinople,  51 ,  52  (  U  bom- 
barde de  Péra,  53;  s'en  em- 
pare, 55  ;  profanât  ioosqo'il  com- 
met, iiid.;  viole  la  fille  de  Pem- 
perenr  et  lui  fait  trancher  la  léte, 
56  ;  écrit  an  pape,  58  ;  teneur  de 
cette  lettre,  58-61  ;  veut  assié- 
ger Negrepont,  111;  défait  par 
Jaspard  Barbien  ,  112;  envoie 
un  défi  i  Ladislas ,  iiid.  ;  s'em- 
paredela  Rascie,  275;  défait  par 
Huniade,  iiid.  ;  assiège  Belgrade, 
325  et  suiv.  ;  forcé  par  Huniade 
de  lever  leuége,  3S8;sa  grande 
réputation  de  vaillance,  ^26. 

HAiLtt  (F'erry  de]  (de  la  branche 
deL'OrsIgnol  et  de  Conty, répa- 
rée dés  1295),  seigneur  de  Tal- 
mas  et  de  Bavelioghem,  cheva- 
lier à  Compiègne  en  1430  ; 
assistai  lBh8taiUed'AzincoDrt,et 
ne  cessa  de  servir  depuis  dans  les 
guerre*;  il  paratt  encore  en  1472, 
et  était  mort  en  1473.  [An*., 
Vin  ,  654  ;  Gdaéalog'-  di 
MmUx,  1757,  in-4;  rfossM., 
k  la  table;  D.  Vuxiv.,  H, 
45  Y°-46.] I,  188. 

tiitiKz  (comte  du).  Voy.  Anoo. 

Maixb  (Isabelle  de  Luxembourg , 
comtesse  du),  m.  p.  e.  '"  " 
janvier  1444.   f  1472. 


,    du  9 


byGoogIc 


B32 

MAineAiittu.  (  teignear  àe).  T/oj. 

Labhot. 
HjtLBHBCii  (Jeaa  de),  l'un  detexé- 

tiua  de  la  Mark.  En  démêlés 
■vcc  Evrard  de  la  Mark,  1 ,  73. 
Malmtboii  (Jean,  leigneur  dr)  : 
Jean  Rafjuenel,  3*  £li  de  Jeaa 
Raguenel , Ticomte  delà  Belliire, 
et    de    Jeanne   de   Haleitroil  ; 

3ualifié  «ôgaFor  de  Maleitniit 
a  chef  de  ta  mère ,  el  vicomte 
de  la  Belllère  en  1Ï36  par  U 
mort  de  «on  frère  aine;  che- 
valier ï  Honterean  eu  1437; 
il  faisait  partie  d«  U  roaiwn  du 
coonéuble.  t  1471  [De  Pai, 
U9-âO;  Gruei.,    210,    SU; 

Bu>T,  MI.] Prend  part  à 

la  campagne  de  Normandia,  I, 
172,  173,  289,  290. 

HALBcnon  (FÎiîlippe  de).  Prb 
deraol  Fougèiea,  1 ,  304. 

ifallt  (le  cbltean  de],  prii  Gand, 
I,  398. 

Haut  (le),  occupé  par  les  Anglaii, 
1 ,  128 ,  qui  réfutent  de  le  ren- 
dre, ièid.i  attaqué  par  lei  Fran- 
çais, 129-131  ;  négociations  rela- 
tivement 1  sa  reddition,  1 29  note , 
130  HoUf  livré  aux  Frau^, 
130  noie,  131  ;  gardé  contre  le 
gré  du  roi  d'Angleterre,  133; 
snpercfaerie  commÎM  lort  de 
l'éclunge  de*  trailés,  134  note. 

Mantti.  Reddition  de—,  I,  193. 

Jtfofltoi».  Awemblée  de  — ,  II , 
377 ,  390  et  sulv.;  ambassades  à 
—  :  bourgaignoane,  386  et  suiv.  ; 
napolitaine,  393  :  tancaise,  393- 
94. 

MAjrroi»  (marquis  de).  Voy.  Gon- 

HAaroim  (Barbe  de  Brandebourg, 
marquise  dcj.  Re^it  l'ambas- 
Mde  bou^uignonne,  U,  386, 
388  ;  parente  do  duc  de  Cléves, 
391. 

Maicue  (comte de  1a).  Voy.  Abma- 

Habchi  (Olivier,  sôgneur  de  la), 
et  de  la  Gi>varderie,  cbevalier; 


TABLE  ANALYTIQUE. 


d'abord  pann«tier  dn  duc  Pfai- 
lippe,puis  conKiller-maîtr&JltA- 
tel  da  duc  Charie* ,  baiUi  d'A- 
mont, gouverneur  du  ducfaé  de 
Bouillon  ;  conducteur  de  100 
lances  de*  ordonnances  du  dnc; 
premi  er  maîlre-d'h  Atel  de  l'empe- 
reur Haiimilien.  On  a  son  tes- 
tament en  date  dn  8  octobre 
1501.  Hané  i  Isabeau  Hacbi;- 
folng,  il  mourut  le  I"  février 
1503.  Le  dnc  PUlippe  fnt,  en 
1456,  le  parrain  dune  de  tes 
filles.  [jU  Babbe,  n,339i  D. 
VtLLiT.,  B8,  138  et  V;  notice 
dans  la  Colf.  McA.,  303  et  suiv.; 
Au/biin  loc.  k.  de  Fr.,  S,  296  ; 
Arcb.,  X,  lie,  297  V»;  Ms  fr. 
4S32,  42  ;  CoU.  de  Boarg.,  «8, 
233i99,  830  ;  Cnarraix. ,  336; 

MouiKT,  I,  S5.1 Son  rédt 

de  la  fête  àa  Uûan,  n,  116 
noie;  fait  le  personnage  de  l'E- 
glise, 153  note  et  k  l'trrala;  son 
fou,  221. 

Mabcbe  (chancelier  de  U] ,  1 ,  46 
noie  3.—  (Sénéchal  de  la),  iHJ. 

Ma>chh  (la  demoûelledeU).  Voy. 

Uarei  (Mariai?)  piise  d'aSMUt,  U, 
45,  46. 

Mabgubbite  d'Ahiou,  reine  d'An- 
gleterre, née  le  23  man  1429.  \ 
1488.  ~   II,    409.   Fiancée   k 


Henri   VI, 


,   S4  I 


1; 


Henri  VI envoie  au-devant  d'elle, 
86;  «on  enttéei  Bouen  ,87  etioiv.; 
sone((i/,B7,8S;  part  pour  l'An- 
gleterre, 90;  souffre  du  mal  de 
mer  pendant  la  traversée,  90  Aofe 
2  ;  wn  mariage,  90  note  3  ;  bmiti 
répandus  sur  sa  mû ttaoce ,  303; 
sou  impopularité,  304;  ses  crsin- 
teset  ses  chagrini ,  iiùj.;  triste 
état  où  on  la  réduit,  iiid.;  veut 
faire  épouser  deux  princesses 
d'Ecosse  aitx  fils  du  duc  da 
Somerset,  II,  353;  obtient  de 
Charles  VII,  par  l'entremise  de 
■on  père  et  de  «on  oncle  ,  qu'il 
envoie  une  armée  en  Angleterre, 
353. 


byGoogIc 


TABLE  àNALÏTIQUE. 


MABauBun  d'Ecouh  ,  danpbintt, 
AUe  de  Jacaoe*  1".  f  16  aoftt 
1445.— Belle  ci  bien  formée,  I, 
67  ;  bien  douée,  ibtd.  ;  moul  ii 
Chlloiu,  iiiJ.i  deuil  ouië  par 
cette  mort,  liid.;  enterrée  daai 
U  calhédnile  de  Chlloni,  6S  ; 
Tera  mr  u  mort,  68  imte.  Citée, 
II,  353  nou. 

HuuB  o'hmiov ,  reine  de  France, 
née  1404.  f  1463. -I,  84;  U, 
389,  296  mie.  Reçoit  avec  hon- 
neor  U  daelieMe  de  Bourgogne, 
1,  45  ;  intercède  auprès  d'elle  en 
EiTcar  du  roi  Bené  ion  frère, 
47;  triMMte  que  lui  canie  la 
mort  de  la  dauphine,  68  ;  accou- 
che de  Charles,  duc  de  Beny, 
Il  1  ;  préients  qu'elle  reçoit  des 
ambassadeurs  hougrob,  II,  356. 

Ma*ib  dk  Gdcuihss,  reine  d'E- 
cosse, -j-  1463.  —  Accompagne 
la  duchesse  de  Bourgogne  à  Cbi- 
lons,  1,  45  ;  son  mariase,  175  et 
SUIT.;  élcTéie  en  lli&tel  du  duc 
deBonigogne,  176;  ses  regrets, 
IX  qu'elle  laisse  en  partant, 


933 

d'Arembeif .  Envoie  au  duc  de 
Bonrgogne  une  lettre  ded^ ,  1, 73 
et  tui*.;  poussé  par  Charles  VU 
i  entrer  eu  lutte  avec  le  dac, 
75  note  3  ;  garnit  ses  forteresses 
de  gens  de  guerre,  75;  menacé 
par  le  duc  de  Bonri 
véque    de    Liège,    1 

78,  79;  fait  sa  loui 

demeure  dénué  de  tous  biens, 

iiiJ.;intanenlkb2,!iid.,noteb. 

UâiK  (Jarqnes  de  la),  oncle  du  pré- 
cédent. I,  73  ruit  3. 

Hâb>  [Jean  de  U),  CU  d'Evrard, 
seigneur  d'Aremberg  et  de  Se- 
dan, conseitlrr  et  chambellan 
de  Charles  VII  ;  vivait  encore 
en  1480.  —  I.  72  no(e  2. 

HuQiiK  [Alof  de  la).  Son  mu  k  la 
fête  du  bilan,  II.  173. 

HabsIUXS,  Vo^.    MlZtLLU. 

Habtioki  (GniUanme  de],écnyer, 
seigneur  de  Saint-Valier  en  (3ia- 
roUis,  écuyer  trauchant  du 
comte  d'Étampes  ;  conseiller  et 
chambellan  du  roi  Louis  XI  ; 
touchait,  en   1481  et   82  ,  une 


177;  l'embarque,  ijij.;  va  prier  pension  de  1000  l.  VÛ.  Viu^v., 

en  la  chapelle  de   Saint-André  ttS,  40  t°;  Cai.  dti  t.;  Uah- 

dan*  rUe  de  May  ,  178  j  reçoit 
i  Leith  les  hommages  des  sei. 
gneurs  écossais  et  des  gens  du 
payt,  \hid.^  monte  k  cheval  der- 


•e  rendre  i  £dimboiii|[, 
tvçoit  la  visite  du  roi,  17»;  cC- 
rèoioQÎe  du  maiiage,  180  ;  et  du 
couronnement,  181  ;  festin  qui  la 
suit,  181,  183;  pleure  en  se 
séparant  de  M  mite,  183. 

Maubtie  (Guillaume),  secrétaire 
du  roi.  [Voy.  Journal  it  Paru, 
298.1  —  Acculé  de  crimes  et  de 
maléfices  et  airété,  1 ,  137;  exa- 
miné par  le  Parlement,  iiij.; 
avoue  *e«  crimes ,  138  ;  décapité 
etécartelé.i^.  Cité,  426. 

Uarine  française  :  navires  daoa  la 
campagne  de  Guyenne ,  II ,  72, 
79. 

Màius  (comte  de).  Voy.  Bjib. 

Mabk  (Evrard  II  de  U),  seigneur 


Maiiourg,  rendu,  II,  46. 

Hascueiuboii.  Voy.  Hau-Mahob. 

Masuuc  (Jacques,  seigneur  de), 
chevalier  ,  avoue  tenir  da 
duc  de  Bonrgogue  le  fief  de 
Beaulecnis  en  1473,  et  paraît 
dans  plusieurs  actes  de  la  même 
année.  [D.   Villsv.  ,  KB,   61.] 

Cbevalier   k  Pont-Ande- 

mer,  I,  192. 

Haubei;gb  (Jean  de),  secrétaire  du 
duc  de  Bourgogne.  [La.  Babkb, 
II,  197.]- Il,  111. 

MAmBXssoH  (Despert  de) ,  écnyer, 
prévAt  de  Laon.  I,  vm. 

Haugabt  (Philippe),  chevalier  en 
loii,  eoDseiUer  du  duc  de  Bour~ 
gogne,  bailli  de  Saint-Qnentin 
et  seigneur  de  Gliiy.  Il  paye  en 
1433  les  droit*  seigneuriaux 
d'une  rente  viagère  de  120  livres 


bjGoogIc 


S3U 


TABLE  AHALTTIQUE. 


pour  lui ,  demoUelle  Jeanne  de 
Fonumcs  M  femme ,  M  Sûate 
Ibasart,  leur  fille,  rente  icquite 
de  PtiUippe  de  Waencourt,  mo 
jennant  960  ■-;  çràle  an  duc 
U88  fr.  et  «c^ieit  en  rem- 
bonnement  le  def  d'Engoniii- 
•ent  (1441)  j  bit  le  29  juillet 
1443  un  accord,  an  nom  de  «on 
frtre  Kert*,  aTec  Andrieo  Pic- 
4}uMle  et  Kl  Kenn.  [D.  Viluv.  , 

ȕ,  76  f-77.] Accotnpa- 

RUe  U  ducheue  de  Bourgogne  ■ 
Chlloni,  I,  46,  où  il  meurt,  51. 

Maukon,  nuiégé  par  le  comte  de 
Foix,I,  208j  place  trèt-forte, 
307  :U  TÏlle  r«udae,  iiiJ.;  et 
aoHi  le  cUteaa,  208. 

Mer  (Ue  de).  I,  177.  Chapelle  de 
Saint-Andr^  dant  1'  —,  178. 

MoMercUei.  U,  63. 

XV  (Jean  de),  écnjcr,  pre- 
T  paunetïer  du  duc  de  Bour- 
gogne en  1424,  gruyer  de  Boar^ 
oogne  anx  baillugei  de  Dijon, 
Anioii  et  U  Montagne,  uonwiUer 
et  matire'd'bdlel  du  duc,  capi- 
laine  et  chllelain  de  Saulx  en 
1439.  Il  reçQt  le  7  décembre 
141S  nne  pention  de  160  1.  eu 
rJcompcDW  de  sei  «errices,  et  le 
6  «Tril  1426  un  don  de  100  1. 
potir  le  dédommager  de»  frais 
d'nne  maladie;  12  août  1427  : 
SOOO  1.  en  dédommagement  de 
ceqne*e»terTe>avaient  étépriies 
par  l'ennemi,  et  à  condilion 
d'acquérir  une  terre  au  comté  de 
Charolaii;  16  mor*  1432  :  160 
IIttci.  La  Barre  le  fait  mourir 
le  24  janrier  1462,  mais  il  Tivait 
encore  le  8  novembre  1468,  car 
on  a  une  lettre  fort  curieuse,  en 
date  de  ce  jour,  adreuée  par  lui 
à  M  MEUT.  [Ml.  fr.  3887,  197. 

Éd.  dam  le  Commriiu  de  Mlle 
Dnpont,  III,  242.J  C'eit  peut- 
êtfe  le  même  personnage  qni  fut 

«hargé,  en  1476,  d'aller  en  bour- 
sosne  porter  la  nouvelle  de  b 
d^tede  Moral.  [LaUarbu,!!, 
191 .  223,  227,  275;  ToA. ,/«  i.. 


MAïuiu;  D.  ViLLBT.,a7, 113 
et  T-  ;  Coll.  de  Bourg. ,  SS,  38  ; 
100,  234.] I,  16  mWe;  fi- 
gure dam  la  joute  delille,  II, 
ISOisonvica,  217. 

Mecqiu  (la).  I,  122. 

MÉnia.  U.  144,  146,  148,  151. 

Uédoc.  I,  323,  414;  U,  79. 

Hrliu,.  U,  320,  323. 

Mu.nii  [Jean  de),  vicomte  de Gand, 
leigneard'Antoingetd'Eipinoy, 
conseiller  et  chai^llan  iu  due 
de  Bourgogne,  coanétalile  de 
Flandre  et  chdltelun  de  Gand  ; 
chevalier  de  la  Toison  d'or  ;  pa- 


(sign.  orig.);  D.  VittBv.,  «7, 

141  v°-:42  »■.]  I,  348, 

352;  II,  262,263- 

McLDB  (Hélène  de).  Voy.  Eu. 

MiLiTius  (la  fée).  U,  134,  241. 

MxHGDii  (  Jea  n  de)  ,grand-mBit[e  de 
l'ordre  teotonique.  Il,  274  nott. 

MaMXPKni  (Guillaume  de) ,  id- 
gneur  de  Coucreuault  et  d'An- 
biu  ,  vicomte  d'AnviUe,  cheva- 
lier, écujer  d'écurie  du  dauphin 
eu  1439,  conseiller  et  chambel- 
lan du  roi ,  sénéchal  de  Sain- 
tODge  par  I.  du  10  octobre 
1473.  fVoy,  sur  ce  personnage, 
qu'il  ne  faut  pas  confondre  avec 
un  autre  du  miaic  nom  (Mlle 
Dupont,éditiondeWATBii>,III, 
165;  gotuEScoiiœ,  in-fol.  1819, 
II,  325;  PunEB-roir'i  hUl,  of 
Seclland,  I,  242}  :  Cah.  dtt  t., 
Heumui;  Vallbi  db  V,,  N. 
B.  G.;  Mlle  Dupont  dans  Wa- 
van,  m,  186  noti;  2;  Bebhy, 
474;  Ralidi  Scotia,  U,  389; 
Rthee,  V,  I,  179;  D.  LoBi- 
HBAu.  I,  618,  677;  Joints^Kv., 
n"  3414;  T.  u.,  IB4,  4089; 
An^,KK  SI ,  100;  Ms.9887*,21  ; 
Glioir.,  S7S,  51;  âravEnson,  I, 
301eta.,322eis.,353eti.,470.] 

Employé  dans  les  nésocia- 

lions  pour  la  reddition  du  Mans, 
I,  139  Aote,  130  aote;  chevalier 
devant    Rouen,     215     nott    5; 


byGoogIc 


TABLE  ANALYTIQUE. 


K3S 


■mlHUMdear  de  Clurie*  Vil, 
U,  81  oote. 

HEBBimT  (Jean  de) ,  fib  de  Ri- 
chard, éca}'er,Ki^ear  de  Mor- 
TÏHiers  CD  Champa^oe,  lance  i 
cherat  de  la  gamiion  de  Gison 
ea  14^8  [Arcb.,  K,  68,  39']; 
prïMinuier  de  Jacquet  de  Cler- 
moDt  k  Gûon  [r.  le.,  iS2, 
3839];  le  nû  le  chargea  eu 
1450  d'Due  miuioD  tecrète 
[GucH.,  SB8*];  homme  d'ar- 
mei  de  la  grande  ordotmaoce, 
dans  la  ruenue  de  Pierre  de 
Brexé,  grand  sénéchal  de  Nor- 
mandie [montre  du  12  janvier 

1453,  T.  ic,   123,  539]. 

Fait  prisonnier^  Pont'Audemer, 
1,  210;  mil  en  liberté,  Md. 

Hekbuht  (Bichord),  seigneur  de 
Tallcgaid,  de  Vigoaj,  du  Grip- 
pon  et  de  Gondrecourt,  i^heva- 
lier,  écD jer  tranchant  du  duc  de 
Bedrord  en  Xkl't  ;  capitaine  de 
Giwn  (1423-25);  commis  Ji  U 
garde  de  Pontoise  {1429);  capi- 
taine de  Vemon  et  de  la  Tour 
deVemeuil  (1430);  lieutenant 
i  Mentant  du  duc  de  BedFord 
(1431-34);  capitaine  de  Poa- 
toiie  (1434-36)  ;  baiUi  de  Giaon 
(1434  et  suir.);  capitaine  de 
Vernon  (1440-42)  ;  capllaine  de 
Gisor(i(1448);haiUi  dcTroye» 
pour  Charles  VII  en  1452  et 
Bui*.,  et  son  conseilteret  cbsin- 
bellan.  [r.  k.,  179,  6307  et 
soi».;  Arch.,  K  68  27*  et  29'  ; 
Cat.  dci  t.,  Mebbcrx  et  Coub- 
CBLLu;  Gaigs.  ,  9U8,  17; 
Arch.,  X,  1483;  Coll.  de 
Champ.,  63,  3  ï°;  CoU.  de 
Bourg.,  Ï3.  89;  Ms.  0436', 
117;8»AUBEP.,  Jdm.  norm.,  4, 
35iMoHirR.,IV,  176;Ch*btieb, 

i  la  table.] Envoyé  du  duc 

d'York,  I,  43  noie  1;  capitaine 
de  Gisors,  210;  m  femme  pa- 
rente de  Breié  et  de  Pierre  de 
Conrcellea,  ihiil.  ;  rend  Gi«ors  et 
à  quelles  conditions,  ibid.  ;  se 
fait  Ininfajs,  ïiiJ. 


HuBDKT  (Robert  de),  deuxième 
fils  de  Richard,  écnyer,  seigneur 
de  Moulins  en  Champagne.  Ri- 
chard avait  un  troiaitmc  fils 
nommé  Simon  [D.  Villet.,32, 
18],  et  un  quatrième  nommé 
Emondilanceàpieddeta  garni- 
son de  Gison  en  1448  [Arch., 
68,  29'].  C'e«  i  tort  <^ue, 
d'après  les  documents  du  Cabinet 
des  titres,  j'ai  désigné  Robert 
(I,  210flote  4).  Chartier  nomme 
Emond ,  et  celte  mention  de 
1448  ne  peut  laisser  de  doute. 

Mbbiadei;  (Hervé  de) ,  gentilhom- 
me breton  de  l'hAlel  du  duc  de 
Bourgogne,  et  son  conseiller 
et  écuyer  d'écurie;  cbevatier  de 
U  Toison  d'or;  ponnn  à  rie 
par  lettres  du  17  aoîkt  144S  de 
l'office  des  sergenreries  des  qua- 
tre méllera  et  du  bailliage  de 
Halst  en  Flandre;  re^nt  du  duc 
de  Bretagne  en  1454  le  collier 
de  l'ordre  de  l'Herroiue;  avait 
la  concicrgfrie  et  demeure  de 
rh6tel  de  Wemy,  appartenant 
an  duc  de  Bourgogne.  Marié  en 
1456  A  Jeanne  de  Croii.  Il  était 
mort  le  30  janvier  1481.  [D. 
LoBiBEAii,  I,  659;  D.  Vuj.ct., 
H8,  201  ;  Coll.  de  Bourg.,  88, 
1 130  ;  La  Barbe,  II ,  236  [La- 
lia  de  Uarcadet)  ;  Du  ClebCQ, 
1 U  ;  GEDBt.  224  ;  Mobstb,  ,  V, 

285;CiwsrBij..,  131,] Joute 

en  Ecosse!  laquelle  il  prend 
part,  1 ,  149  et  suiv.;  éloge  de 
sa  force  et  de  «a  vaillance,  151; 
envoyé  au-devant  du  duc  d'A- 
lençon,  II,  115;  son  «eu  i  la 
fête  du  faisan,  212. 

Merlebcke.  U,  17,  18. 

Hesitii.  (Jean  du) ,  conseiller  et 
chambellan  da  roi.  Son  crédit 
à  la  cour.  I,  69  noie. 

HE>i(iL(Jeandu),écuyerdelacol>i- 
ignie  de  Jean  de  IJapplainconrt. 
'  à  Poiit-Audemer,  I,  192. 
, (Thibault  du). II,  296  «>/«. 

Mtielin.  II,  365. 

Util.  Att«|ué  par  Charles  VII  et 


ff! 


bjGoogIc 


TABLE  ANALYTIQUE. 


Reoé  d'AnJDQ,  I,  26;  tmn  m 
(oaTeraîiiEtJ  de  la  ronroime  de 
France,  iiid.  tt  31  ;  lODuné 
de  faire  homma^  an  rOi , 
27 1  loii  territoire  enralii  , 
iiid. i  Êoumi»  «t  lavigé,  iiiJ.; 
le*  uabitaDts  de  —  tienneot 
oonteil  n)r  la  condtûtr  4  tenir , 
Sd  ;  ils  M  décident  Â  enT<ner  un 
metuge  au  roi,  iOd.;  dtmtu- 
dntt  un  «anf-eoDdnii ,  30  ; 
leurs  dépalét  ront  mmiet  lé 
roi  et  expiMmt  lenr  créance, 
iiiJ.;  rrqnis  d«  *e  «oamettre, 
ili  drniandent  un  délai  pour 
en  référer  aui  Meuiat,  33; 
retaoroent  à  —,  33  ;  fer- 
plexité  dei  habitanu,  37;  il* 
te  décident  à  traiter,  37,  38; 
Gonditioiii  dn  traité,  38,  39; 
ohanioi)*  *nr  le  liége  de  —  , 
39  noie  3. 

Utuit-iurrèvre.  II,  (|23,  kik. 

MauBin  (le  clerc).  Sa  lettre  sur  le 
noTise  dn  dnc  de  Bourgogne 
en  Allemagne,  II,  346  nou, 
362  nolt. 

Hhdbi  {Fiédéric.  dit  Waleran, 
conte  de),  chevalier  de  la  Toi- 
■on  d'or.  [Voy.  MoniTi.,V, 
144;  VI,  262;  Sinrr-RRMr, 
534.]  ^-*-Ei»ii  mort  en  1451, 
I,  353. 

ViuM  [ThéodoriE  de],  archevêque 
de  Colocae  de  1414  à  1462.  — 
Promet  i  Charles  VII  ion  con- 
cours contre  le  duc  de  Bourgo- 
gne, I,  99  nou  3;  en  lutte  avec 
le  duc  de  Clèves,  beau-fr^re  de 
Philippe,  99;  ses  troupe*  bat- 
tnei,  101  ;  envoie  de  pEusieurs 
c&lé*  demander  du  secours  et 
spécialement  au  duc  de  Saxe, 
iiid.-  aiMége  avpc  lui  la  ville 
deZon*,  104,  105;  roaU  tuu 
tucoèi,  105;  faillit  élre  victime 
de  sa  lésinerie  à  l'égard  des 
troupes  dn  dnc  de  Saxe,  106; 
Hcheux  réiuliat  qu'il  éprouve 
de  oette  snerre,  îiid.  ;  i»  vie* 
toire  sur  Te  duc  de  Brunswick, 


de    BoD 


Milaa.l,  I2â,  319;  n,  266;  fête 
à  — ,  au  passage  de  l'ambas- 
sade bonrgQigaonne,  II,  377  et 
Sulv.;  chltcan  d«  — ,  détniit,  I, 
126. 

MiLAJi  (François  Sforza,  duc  de), 
fils  natard  de  Huzio  Attendolo, 
né  en  1401.  f  1466.  — Uarié  1 
une  fille  naturelle  dn  dernier  duc , 
I,  126,  319;  cafHtaine  de  gaa 
d'armes,  ie6;chercbet  se  foire 
duc  de  Milan,  iJiJ.  ;  et  i  sou- 
mettre le*  Milanais ,  iild,  ;  en 
guerre  avec  le  duc  de  Savoie, 
auquel  ceui-d  le  donnent , 
127:  reconnu  duc,  319l  allié 
du  daupl^n,  Q,  265;  en  guerre 
avec  te  duc  de  Savoie,  266;  me- 
né guerre  par  le  duc 
-gogne ,  iiid.  ;  accoeil 
empressé  qu  il  fait  aux  ambas«a- 
deuri  ds  ce  prince,  377  et  sniv.; 
*«  basse  extraction ,  379  ;  ne  ré- 
gnait pai  par  droit  de  naissance, 
ibid.;  sa  mère,  380  et  noir  2; 
itestations  de  dévouement 
de  Bourgogne,  394-85; 
fait  reconduire  le*  ambasia- 
denn,  385.  Gté  II,  54. 

MlLÂS  (Pbilippe-Bfarie  Viiconti, 
duc  de)  EU  1412.  f  13  août 
1447.  —1 ,  319;  U,  380  nou  2. 
Eu  guerre  avec  le*  Vénitiens,  I, 
113;conclut  un  traité  d'alliance 
avec  Charles  Vn ,  iiid.  note  4  ; 
sa  rnon  I  1 25  ;  déshérite  le  dnc 
d'Orléans,  qui  devùt  lui  succé- 
der, iiid,  ;  inslmctioos  qu'il 
laisse,  iitd. 

MiLAi,  (Blanche-Muie  Visconli, 
fille  naturelle  du  duc  I%ilippe- 
Mane,  dnchesse  de),  épouse  de 
François  Sforsa  en  1441.  —I, 
126,  319  ;  II,  380  et  noU  2, 382. 

Mu^H  (Marie  de  Savoie  ,  duchesse 
de),  épouse  de  Philippe- Mane 
Vijconti.  t  1458.  —  I,  127. 

Milenais,  Veulent  se  gouverner 
eux-mémei   après    la   mort  At 


ul^d 


byGoogIc 


TABLE  ANALTnQCE. 


lear  duc,  I,  136;  démoIÎMent 
Ir  cbltean  de  Milim,  iAù/.;  en 
guerre  aveo  Français  Sfbrza , 
i  jù/.;  te  dcument  an  duo  de  Sa- 
voie, iMd. 

MiUf-fÉ?iqM  pri»,  I,  203. 

MiBAuiioaT  (Jeati,  seigneur  de  ), 
ptrak  en  Ua6,  28  et  31,  avec 
•e»  fffre*  cadets  Hobert  et 
Thierry,  ro.  Vilut.,  S8,  75 
T*.] —  Fait  cheralier  deranl 
Audeiurde,  en  1453, 1,396; tué 


Gantoïi,  398. 
MiHAUMOHT  [Pierre  de),  leigoeur 
de  Boateillier,  attaché  à  la  per- 
sonne du  comte  d'Étampea  dès 
1451  ;  capitaine  des  arcben  de 
■on  corpi;  cberalier  A  Audmarde 
{1469);  l^reau  ùëge  deNenu 
m  1474.  Marié  I  Jebanetle  de 
Troyet.  [La  Mabchk,  453  ;  Du 
CuBCQ.  181;  Mi.  Fr.  87X7; 
Mlle    Dupont    dans    Wavbiv, 

333  note  4,  et  *  la  table.] 

Son  oau  i  la  Kte  du  bilan,  II, 
204. 


apria  la  mort  de*on  frire  Jean  ; 
écoyer  d'écnrie  dn  comte  d'É- 
tampea en  1449,  et  enanlle  aon 
chambellan  ;  reçut  en  1449  un 
don  dn  duc  en  coniidération 
de  aea  lerrices  dans  lea  enerrea 
pendant  20  ani  et  dei  hwi»  de 
diTcrtet  rtnçona  qu'il  a  eiu  i 
payer;  avait  6  i.  t.  de  gigei 
par  jour,  comme  ierrileur  da 
comte  d'Éumpes ,  en  1451  ; 
conaeiller  et  chamMlan  du  doc 
de  Bourgogne  en  1455;  capi- 
taine et  cÛlelain  de  Bapanme 
en  1458,  en  remplacement  de 
Hne  de  Longneral  ;  réaîgna  cette 
charge  en  1469,  en  faveur  de 
Jean  de  Lonpieval,  ton  gendre; 
capitaine  de  Picqnignj  en  1459; 
vit  confiiqucr  par  Louîa  XI,  en 
1473,  lea  cent  et  rentes  qu'il  pos- 
tédait  i  Amiens  H  était  mort 
en  1486  (c'est  cerljinement  uti 


537 

autre  Robert  qui  viTaït  encore 
en  1506,  anx  termet  d'un  docn- 
ment  cilé  par  Mlle  Dnpont). 
[Moauc,  ÏS2,  41  ;  D.  Vnjiv. 
B8,  75  T",  76  v;  Mi.  fr. 
67S7,  patiim;  D.  GaaniB, 
AU  tu,  38.  Voy.  Hoann.,  i  U 
table;  Du  Clbbcq,  131  ;  Wa- 
vaia,   m,   69   «oU ,    et  i   la 

table.] Mené   par  Floqnet 

au  comte  d'Élampet,  I,  13; 
chargé  par  le  comte  d'Étampea 
de  fùre  une  recoonainance  de- 
vant Andenarde ,  392  ;  froid  «t 
subtil  eu  la  guerre,  393;  com- 
bat à  U  priae  de  Nevele,  421; 
et  h  celle  de  Schendelbelie,  H, 
6 1  :  figure  au  banquet  du  oomie 
d'Ëtampei,  121;  présente  le 
chapelet  au  duc  de  Bourgogne, 
123;  ion  Kotu  i  la  fête  du  fai- 
san, 193. 

Mlrawarl,  I,  73. 

Missots  [cardinal  de).  Voy.  CsK- 

MoKBs  (Jean  van  der).  U,  94. 
Moiti.  La  vorge  de  — ,  II,  356. 

MoiXSTEBI.  Voy.   MâlAUlQ, 

MoLEYRS  (Adam),  doyen  de  Salit- 
bory,  puis  éréque  de  Cbiches- 
ter,  garde  dn  privé  scel  du  roi 
d'Angleterre. — Ambassadeur  en 
France,  1,85,  112'ute,liew>", 
130  note,  133  note  2  ;  en  rivalité 
avec  le  duc  de  Glocetter,  115; 
cherche  k  le  desservir  dam  l'ea- 
pril  du  roi  ,  116;  arrêté  par 
ordre  do  due  d'York ,  301  ; 
condamné  à  mort,  303, 

MoLuTKAux  (Jacquemin  de}.  1,  154 

MoniT  (seigneur  de).  Voy.  Hov- 

Konaktaai  (teigneur  de).  Voy, 
ToDB  (la). 

MonGowT  (Jean  de).  Bien  que 
d'Esconchy  le  qualifie  de  eha- 
valitr  iFÉcoiu,  ce  penonnage 
pourrait  bien  être  le  lû^me  qu'un 
Jean  de  Montgommery,  cheva- 
lier ,  qui  suivit  le  parti  de 
Henri  VI,  et  qui  parait  d^  1433 


byGoogIc 


TABLE  AHALÏTIQLE. 


dam  la  gueirei  dtt  ADglaîi;  it 
était  eaaort  cooKiller  du  roi  et 
bulli  de  Ciux  le  13  juillet  llili3. 
[Voy.  T.  le.  et  Cab.  des  t.,  au 
mot  HoMTOONMKiiv  ;  Arcb.,  K 
60,  es,  63,  64, 67 ;  BEATTser., 

Adm.   aorm.,   31,  33.] I, 

10. 

HoDuaie.  Ordonnance  défeudaut 
de  K  leirir  eu  certaini  lieux 
d'autre  moDnaie  que  de  la 
mODiiaie  royale ,  II ,  33't  ;  mé- 
iKMitetitenieni  tické  par  cette 
maure,  ibid, 

JtfDiu,en  HaÏDaut.FJtede  U  Toison 
d'or,  i—,  I.S'tB-SS;!!,  2%k. 
Ëgliie  Sainle-Waudru  ou  Vau- 
drue  i  —,  S'il  et  suîv.;  353  et 
■aiT.;  M  décoration,  3119-50. 
Hàtel  de  Haut  k  —,  UT,  353, 
354. 

MoxnsELKr  (Enguerrand  de],  pré- 
vAt  de  Cambray,  bailli  de  Wftl- 
lincourt;  leWa  deux  fief)  de  la 
terre  d'Aubigny,  comme  mari 
de  Jeanne  de  Vanltbuon,  lui- 
vant  le  compte  de  Jean  Robint. 
commencé  le  1"  octobre  lk2k. 
Ch.  dei  comptts  de  Lille ,  do- 
maine de  Carenoy  (D.  ViiiEv., 
Bâ,  114  r>).  D'après  le  compte 
de  Colaii  Moniuire ,  commencé 
le  17  jniUet  1448,  le  duc  de 
Bourgogne  assione  il  — ,  écoyer, 
une  peuioD  de  50  ututs  d'or 
c  pour  sa  paine  et  salaire  d'a- 
Toir  fait  certajna  croniquet  de 
France  qu'il  aToit  préientéei  et 
donnéa  andit  duc.  i  Ch.  dei 
tomplet  de  Lille ,  domaine  de 
Bapanlme  (D.  Villiï.,  /.  c). 
Voyez  le  mémoire  de  M.  Dacier 
{^e.  /(!«., XLIU),  U  Biographie 
mùyertelle,  la  notice  deM.Doact 
d'Arcq ,  en  tête  de  aon  ëdi- 
tioD,  et  la  lettre   da  rémission 

Si'il  reproduit  [I,  405)  après 
.  Brrlinigger  (ïUvenel),  qni 
l'aTait  éditée  dans  le  BdUtia  de 
ta  aoc.dê  FHiil.  de  France  [SB, 

132) Natif  du  comté  de 

Boulogne,  mort  prérAt  de  Caro- 


;  «a  cbrooique,  2, 


bray,  1,  3, £ 

4,63. 
MoHT  (Robert  du),  l^at  du  Pape. 

Fiauoe   Hargnerile    d'Anjoo    i 

Henri  VI,  I,  84inWel. 
HoRTAc  (aeigneur  de).  Voy.  An- 

HonTACu  (Claude  de),  seigneur  de 
Couches,  cheralier,  conseiller  et 
cbambellaD  du  duc  de  Botu-go- 
gne.rL*  Baujl,  U,  193,  319, 
259.]  — II,  107. 

HoKTAGV  [le  seigneur  de) ,  nercn  de 
Xaintraillra.  (Dtr  Cle*cq  l'ap- 
pelle Monlignjr).  I,  358. 

UoHTAGU    [seigneur    de).    Voy. 

NSUFCIUBTU.'. 

HoBTAGc  (Thomas),  comte  de  Sa- 
lisbury,  f  1428.  -  1, 87  note  8. 

MoirrAGC  (Alice).  Voy.  SAuiBcnv. 

HoHTAUBAH  (Arlhnr  de),  hailli  de 
Corcntin.  I,  277  note. 

HoBTAiiBAM  (Jean ,  lire  de)  ,  aei- 
gneur de  Romilly,  etc. ,  cheTB- 
lier,  maréchal  de  Bretagne,  cou- 
sriller  et  chambellan  du  roi 
Louis  XI ,  amiral  de  France  et 

£nd-matlre  da  eaux  et  forêt*. 
1466.  [A« 
t.,  MoirtA 
Du  C1.ESCQ  ,  76  i  Ciirôa 

271.]   Prend    part    k 

campaone   de   Normandie, 


Xonliazan.  II.  395,  414. 

MoalbelHard.  Mil  en  la  main  du 
dauphin  par  le  comte  Loois  I", 
I,  18;une  ambassade  allemande 
i  — ,  prés  du  daupbin  ,  ibid. 
Holt;  garnison  française  Uinéei 
—  par  le  dauphin  k  son  retour 
d'Allemagne  ,  35  ;  conditions 
filées  i  Chilons  pour  la  restitu- 
tion de -,  49. 

MoHrBu-LiARu  (seigoenr  et  comte 
de).  Voy.  VVDSïwraiao. 

MosTBiLLUaD  (Agnès  de).  Vtç. 
-(Henriette  de). 


Voy,  WUBTESIBBBO. 

.VoiUdidur.  I,  12.  13. 


byGoogIc 


TABLE  ANALYTIQUE. 


MoMftrraat.  U,  7&. 

Ho>n*UBUiT(Béran  ou  Bertrand, 
■e^neor  de),  de  Game,  d'Ai^ui- 
gny  et  de  Vermea,  chnalier, 
coiueiller  du  roi  Henri  VI  aux 
([■ges  de  800  l-i  lerrait  dit 
143^  avec  6  bominei  d'arme»  et 
5  hommet  de  trait  ;  capitaine  de 
pDDt-de-r  Arche  (1435)  ;  prépoaé 
t  la  garde  de  Rouen  (DOTembre 
1435];  lieutenant  de«  pont  et 
forteresK  de  Rouen  (  143S  , 
1«  avril);  capitaine  de  Boui^ 
(1451);  donne  quittance,  le 
36  jauTier  1458,  de  600  1.  t., 
tant  ponr  u  pension  que  pour 
celle  de  Jeanne  de  Luxé,  sa 
femme;  donue  quittance  le  14 
juin  1460  de  150  l.donnéei  par 
le  roi  à  ta  femme,  ■:  pour  la  re- 
compenaer  de  certamei  vachea 
qu'elle  avait  demandées  au  Roy, 
et  lesquelles  raches  apparte- 
noient  A  Otto  Caslellan .  i  Serait-ce 
le  même  qui  deiiiit  caoMÎlItr  et 
chambellan  du  duc  de  Guyenne, 
puis  du  roi,  lequel,  en  date  du 
31  octobre  1472,  lui  rendit  sa 
pension  de  1200  livres?  {Cab. 
dei  t.,  MoBTFeaBARS  (lign.  orig. 
et  sceaux);  Arch.,  K  62,  11'; 
64,  I»ir.  «.,  77,5997;  181, 
6929  et  Buiv.  (i  W.);  Bbbby,  460  ; 
Btmu,  V,  I,  20,  41,42;  Or- 

dom.,  XIV,  137.] I,  330. 

Prend   part    aux    négociations 

rur  U  reddition  de  Bordeaux, 
338,  357  ;  sa  traUson,  413  et 
•uiv.;  II,  28,  29,  64. 
HoBTFKBBurr  (Pierre  de),  sondic 
de  la  Trau,  seigneur  de  Le*- 
parre,  exécuté  en  1455.  —  Ma- 
thieu d'Escouch;  fait  (I,  329} 
un  *eul  et  même  personnage  de 
Pierre  de  Montferrant  et  du  sci- 
eur de  Lesparre,  et  (II,  29) 
il  en  fait  deux  personnages  dis- 
tincls.  Apr4«  un  premier  examen 
de  U  question,  j  avais  cru  mi'il 
y  avait  lieu  en  efTei  de  le»  ai«- 


tement   patiê   autre   Duoois   et 
Kerre  de  Monifeirant,  où  celui- 

ci'esl  pas  qualifié  de  seigneur 

'icsparre.  Mais 

roiondie  m'a 

iltat  dînèrent 
deux  personnages  est  à  mes  yeux 
établie.  Le  leigneur  Je  Leiparn , 
possédant   en    droit    cette    lei- 

Soeurie,  était  Bernard,  seigneur 
e  Leiparre,  qui  laissa  pour 
héritiers  Gaston  et  Amand  de 
Gontaut-'Biron.  Henri  VI  con- 


1  htsparrt,  tantôt  de  louà 
la  Trau.  Une  leçon  d'un  ma~ 
nuscrit  de  Chartier,  évidemment 
la  bonne,  le  désigne  ainsi  (dan* 
le  texte  de  U  capitulation  de 
Blaye)  :  c  Pierre  de  Monlferrant, 
soubi  die  de  la  Trau  et  seigneur 
de  Leiparre,  i  II  avait  épousé 
une  fille  naturelle  du  duc  de 
Bedford.  [Voir  le  P.  AasujfK, 
IV,  123  et  143;  VH,  301; 
Cuautiu,  II,  256,  259,  305, 
330;  UI,  8,  16,  'i9;  Bebhi  op. 
GoDxrHor,  ann.  1451  et  53; 
Rabamis  ,  item,  dt  VAcad,  de 
Bardeaux,  V,   134;  Rïmeb,  V, 

Jt,  27,  53.] I,   329,  330, 

332  noM  3,  357,  413,  414,415; 
commissaire  pour  la  reddition  de 
BIftye,  332  ;  sous-maire  de  Bor- 
deaux, II,  29;  sa  trahison,  29, 
64,  75. 

HoMTPEftKAi  (Guillaume  de),mar< 
de   Montferrat    eu    1464 
frère   Jean.  ■}-   14S3. 
-devant  des  ambassa.* 
deurs  bourguignons,  II,  386. 

MoHTFssKiT  ^ean  VI  Paléologue, 
marquis  de),   -f-    1464,   —  U, 


386. 

MoairoBT  [Jean    de),   chevali 
seigneur  de  Sliakerque  et  d'I 
•erwode,  écuyer  d'écurie  du  oui 
de  Bourgogne;   parait  en  144! 
dans  la  guerre  de  Luxembourg 


t    Nancy    eu 


bjGoogIc 


SdO 


TABLE  ANALTOQDE. 


1477;  •  bcHii  gentilhomme  et 
bien  reaomnij.  t  (L*  H.)  Il 
époDM  Simcmoe  d'OÏKlct,  *eUTe 
de  Louii  Moret,  p.  c.  da  17 
juillet  1466,  et  vÎTait  encore  en 
1494.  [D.  VuiET.,  60, 78  et  t"; 
Coll.    de  Bourg.,  100,  910;  U 

Habohe,  395,  560,  567;  Chu- 
TiLL.,  635-3  "■  ~  JoDte  coDire 
le     diemlier   an     eygnë ,    Il , 

127. 

MoHTFOHT.  Voy,  HunDBFOilD. 

MoKli^ilUen.  I,  S27. 
HoKTMACBr  (Jean  de],  aralieTfque 
d'Embrun  (1444-11170).  —Am- 
bMMdenr  du  dauphin,  1, 436  ; 
porte  In  parole,  440. 
Ho>TKAaTut  fJacquea,  (ngnepr 
do),  de  LoiiUni,  et  de  Fertien- 
lèt-Ve*oul,  chevalier  i  Gavre 
(1453J;  pannetier  du  duc  de 
Bourgogne,  maître  de  la  T^ne- 
rie[1459),son,conseilleTetcham- 
bcllao  n468]  ;  capitaine  dei  ar- 
clien  de  ta  garde  ;  ohambellan 
du  duc  Charlci  ;  deititné  en 
1475  ;  paua  au  lerrice  de 
Louii  XI.  U  était  mort  on  I48T. 
t  Boorguignon  trèi-avariciei»,  ■ 
(CoMM.UA».,  VU,  643;  Coi. 
det  t.,  UoRTMJUinn;  La  Babbb, 
11,229,  45,47,  77;  D.  Ville»., 
61,  114;DitCleecq,  69;  Com- 
MTMU,   I,   283-84   et   noti    de 

MUe  Dnpout.] I,  91  nott. 

Son  vauk  U  fAe  dufaiMlii,  211. 

HoirrMaBTBB  (Abbeuede).  \oy, 
luxiat  (des) 

MoimiavnxEU  (Jaoquei,  leignenr 
de),  d'Aui  et  de  Deraenconrt, 
cheralier;  paraît  dam  uu  acte  du 
SS  Mptembre  1467.  [Cai.dfit., 
HomoaviujiB.]  —  Cberatier 
i  AndeuMde,  I,  396. 

Mont  Remau,  rendu.  H,  32. 

MoiurtuU.  II,  313. 

Monl-Saiai'Miclut.  I,  199,  200. 

MoimoBXAu  (seigneur  de).  Vo^. 
Cbamee). 

MoBABH  on  MoHBAn  (Jean).  [Voy. 
Kebvyn  nn  L.,  1"  édit.,  IV, 
468,  492.]  —  II,  94. 


MoraiarUle  (tcigneurie  de).  I,  195 
noit. 

HoBAixE  (Antoinette  de),  femme 
de  Jmd  Boudault.  Figure  dans 
la  fête  du  faiaan,  H,  236. 

.Voj.Haeo- 


Morbecqat.  Voy.  Merltèeie. 

Mobil  (Loau),  cheralier,  irigncar 
de  MoirnaiT  et  d'EKTÎUe,  écnyer 
d'écurie  du  dac  de  Bourgogne 
(1440),  pui*  «OD  comeiller  et 
ehambcllBa  ;  capitaine  et  châ- 
telain d'Orgelrt  par  1.  du  S 
teptembre  1448;  capitaine  et 
chlteUin  de  Sochefort  en  1459. 
Marié  i  Simonne  d'OiteIrt,  ijni 
ae  remaria,  en  1466,  i  Jean  de 
Hontfurt.  [LaBabbb,  U,  217, 
25,  35;  D.  Villev.,  64,  217  et 
ï";  CoU.  dt  Boarg.,  100,  287.] 

Son  TOB  k  la  Hle  du  fai- 

•an,  n,  206. 

MortuU.  I,  13. 

HoBKinL  (aeignenr  de).  Voy.  Sot»- 

Morlwal,  pria,  I,  336. 

MoBOGEs  (Cbarlot  de),  t  natif  da 
paya  de  Bourgogne,  t  d'après 
Chutellain,  qni  lu  nomme  Slo- 
rafu,  le^n  éndemment  fao- 
tÏTc,  car  OD  trouve  dans  Wa- 
vrin  nn  Pierre  de  Uarogtt. 
[  ChroK,    d*    Lalaia  ,    703  ;    La 

Mabche,  458.]  Tué  à  Ne- 

Tele,  1,430. 

Mortaiit,  pria  Sur  lei  Anglaia,  I, 
174;  rencontre  pria  de  —,  375, 
276. 

Mi»ttUI}t).  11,48. 

Moiht-Landcnm  Ha),  priae,  1, 336. 

MoTiEE  (Charlei),  leigneur  de  la 
Fayette  en  1463.  —  Chenlier 
deraut  Rouen,  1,  215. 

MonxB  (Gilbert),  leignenr  de  la 
Fayette,  maréchal  de  France  en 
U21. 1 1463.  [Voy.  An».,  Vil, 
56,  et  un  très-bon  article  de 
M.   Valut  de  V.,  N.  B.    C, 

XXVIU,   691.]  I,   215, 

416;  prend  part  k  U  campagne 


byGoogIc 


TABLE  ANALYTIQUE. 


S41 


de  Nornuadie,  I,  311;  négocia 
le  trailé  de  reddition  de  Roiud 
avec  Somenei,  325  noie,  226; 
flgare  k  l'cDtrée  de  noaca,  236. 

MoTTi  [Charle*  de  ]»),  cheralier, 
seigneur  d'Eiille*;  «cquiert,  le 
9  mm  Ikbk,  le  droit  qu'aiaic 
Jean  t'rerot  sur  aae  maisoD  sise 
•  Amiens.  [D,  Vru.ST.,  62,  68 

yo.]  ■ Cbevalier   î   Aude- 

narde,  I,  396. 

MoItt-CÈeéme  (U),  prise,  I,  202. 

MoucuKT  (Liénard],  chevalier  i 
Gavre  (14â3),  wiguear  d'AiilIé 
et  de  lieffrans,  conseiller  du 
duc  de  Bourgogne  flWSj.  [La 
Buai,  U,  259;  Du  Cluc^, 
70;  Ddbod,  19S.] n,  91 

MouLoc  [Pterre  de),  érfqne  de 
Bayonne.  1,  361  naît. 

HoY  (Colart,  seigneur  de)  et  de 
Chin,  baron  da  Heu,  chitelain 
de  Bellenoomhre,  chevalier, 
lieulenant-gCnéral  du  comte  de 
Saint-Pol  an  Ëtit  de  ses  geni 
d'armes  en  U72  ;  baiUi  de  Co- 
lentin  en  lïld;  capitaine  de 
95  lances  nagutre  sous  l' or- 
donnance de   Joaebim  Bouault 

pouvait  être  AU  audit  Rouault, 
qu'il  avait  destitué);  capitaine 
lie  Saint-Quentin  et  bailU  de 
Rouen  en  1486;  conseiller  et 
chambellan  du  roi  et  capitaine 
de  30  lances  fotunies  de  ses  or' 
donnanceiàpetitepaje,enl469; 
baron  de  Moy  en  1493  ;  parait 
encore  en  lli95,  97,  98;  il  vi- 
vait encore  le  16  avril  1503. 
rr.».,76,  63I5:1SI,  1537  et 
39;  183,  6735  et  37;  184, 
6739  et  suiv.  (aigu.  orig.  et 
sceani);  Cab.  da  I,,  Vtan  (»gn. 
orig.)j   Arch-,  X,  84,  72 V.] 

I,  189;  chevalier  i  Pont- 

Audemer,  199. 
Mot  [seigneur   de).   Voy.    Soyb- 

M(nn»roHi>{OsIinm],  écnjier,  ma- 


rét^ud  de  Fretnay-k-Vicoinle, 
trésorier  et  ^nvcmeor-ginéral 
de  Normandie  depuis  le  27  di~ 
cembre  1446  ao  pins  tard, 
rCuAnna,  I,  164;  U,  87,  19; 
BaAiTBKP.,  El.  dt  Nom.,  139; 
Ms.  9037',    147.]  —^  I,  13 

note,  1 33  note  ;  fait  prisonnier  à 
PoM-Andemer,  191  ;  sa  relation 
de  U  prise  de  cette  place ,  193 


Naattir  (comté  de) .  I,  76  ;  II,  307 , 
351  ;  gouverneur  dn  — ,  voy. 
Caor  (Antoine  de). 

Nmcy.   Charlei  Vil  réside  i  —, 


I,! 


I,  40; 


—,  1,40-42. 
NAainaBH  (Mathieu  de),  couiner 
du  roi  en  ses  conseils,  conseiller 
au  Parlement  (1437);  président 
des  requêtes,  premier  présidait 
à  Paris  le  sa  décembre  1461  ;  Il 
Toulouse  en  1465,  puis  second 
président  i  Paris.  +  1487.  [Ca*., 

d€l   I.,  NAnTBBRK   (■*£<>'    '^'^■)  i 

fii.uoii*BD,  33.1 Qi  ^33, 

438. 
f/^les.  I,   447.  Tremblement  de 

terre  à  —,  U,  345  et  sniv.;  la 

ville  abandonnée,  349;   église* 

de  —,  345-46;  obtteau  Swnt- 

Henri,  346. 
Jtmict  (royanme  de).  Tremblement 

de  terre  dans  le  —,  U,  344-50  ; 

mÔ!"  """"^  **  ^^' 

SKPLit  [roi  de).  Voy,  FEantaurD. 
NAUDo.fait  prisonnier  k  Bordeaux, 

U,  30. 
Namrw.  I,  307. 
Navjuibk  (roi  de).  Voy.  Jua  U  ; 

—  (Blanche  de).  Voy.  Blavchr. 
NiKLLx  [Guy  de),  seigneur  d'Or- 

femont.  [Voy.  D.  Villiv.,  «S. 

135   et    suiv.]  —     Tuteur  de 

aiarIesdeFUvy,I,  146. 
Ntgrepont.  II,  111. 
TfZUt  (cblleau  de).  Guillaume  de 


byGoogIc 


542 


PlaTy  y  eti  auauiné,  f,  14<li 
t>ccupé  par  Pierre  de  Lonvtin, 
litk,  Ikb. 
NniPCHUTKL(J«in  de),  wignrorde 
Monta  gu  rt  de  Renel,  contelller 
et  cblmbellan  du  duc  de  Boai^ 

E;  Tivail  encore  en  1W6. 
L*  Bame,  II,  S16-17i 
Vm,  352;  D.  ViLtm»., 

88,  i36  T"  et  luiT.] 1, 107. 

Commande  l'armée  envoyée  en 
Bourgogne  par  le  duc  Philip 
I,  17;   cnvové  au-devs 
dauphine,  U,  352  no»  1. 

NiUFCHASTEi.  (Thibaut  VUI,  sei- 
gneur de],  gTHDd-maltredel'hA' 
tel  dn  roi,  chevalier  de  la  Toi- 
ton  d'or.  On  voit  par  la  chroni- 
qae  de  Mathieu  d'Eicouchjr  que 
le  P.  Anielme  t'e«t  trompé  en  le 
faitant  tester  le  15  février  1458 
et  moorir  peu  après.  —  11  était 
mort  en  1451  (2  mai],  brt  de 
l'aiiemblée  des  chevalier*  de  la 
Toiiou  d'or,  I,  352. 

NEOrcHASTEi.   (Thibaut   IX,   sei- 

S!;ur  de)  ,  de  Blamont  et  de 
aitel-inr-Mezelle ,  maréchal 
de  Bourgogne  par  lettres  du 
11  ao£t  1443,  chevalier  à  Gavre 
m  l'ISS  ;  capitaine  deMoutmire}' 
en  1467.  ■]■  1469.  o  Homme  ma- 

Eime,  hardi  et  entreprenear.  » 
iUsCBK,  376;  Cah.  dei  t., 
KMKSTSL.  (sign.  orig.  et 
sceam);  copie  de  son  Icttaoïent  : 
St-Germ.  Fr.,  1097,  1-25  ;  Dn 
CtEKcg,  69;  D.  Villbv.,  «4, 
9  V  et  saiv.;  L&  Bihbe,  370; 
CoU.  de  Bourg.,  2S,  98  V-SQ  1-, 
100,  258;  Am.,  VIII,  350-51.] 

11,107.  Cororaandelestron- 

pei  assemblée!  pour  prot^er  les 
pays  du  dnc  contre  l'armée  du 
dauphin,!,  17;  ses  lettres  rela- 
tivement au  passage  de  cette  ai^ 
mée  a  lou  retour  d'Allemagne, 
36  note  1  ;  défait  one  compagnie 
de  gens  dn  dauphin,  37;  prend 
part  àla  guerre deGand, II,  89; 
ravage  les  terres  de  l'ardiev^ne 
deS(nsboinf[,  S69  ;  accompagna 


TABLE  ANALYTIQUE. 


■  le  dauphin  tn  Brabaut,  329-30  ; 
avait  fait  des  entrepriies  contre 
le    roi,  330. 

NenPcuAsTEL  fAgnèt  de  MontM- 
liard,  dame  de),  femme  de  Thi- 
baut VIII.  I,  17  note  5. 

NauFCHASTaL  (lubeaa  de),  fille  de 
Jean.  Elle  épousa  plus  tard 
Louis  d«  Vienne.  [Aaa.,  VUI, 
353-]  —  Figure  dans  ta  fête 
du  faisan,  II,  159. 

Neufchdttau.  ï,  48,  49. 

Neufchdtel,  pris  d'assaut,  I,  198; 
ehileau  de  —  rendu,  199; 
demeure  au  comte  d'En,  ibid. 

Neuville  (Hugnenin  de),  dit  le 
Moine,  leignenr  d'Arly,  cheva- 
lier, pannetier  du  dnc  de  Bour- 
gogne, puis  de  ta  comtesse  de 
Charolais,  écnyer  d'écurie  de  la 
duchesse  de  Bourgogne,  capi- 
taine de  Cfaarolais  aux  gage*  de 
30  fr.,  en  1450;  rç^t  du  due 
en  1458  l'aotoriBation  de  faire 
exercer  par  an  autre  pendant 
3  ans  son  office  de  capitaine; 
•énécfaal  de  Saint>.Pol  en  1463. 
[Do  CuucQ,  305  ;  La  Hucbk, 
474  ;  La  Baue,  228-39,  52  ;  D. 

Ville».,   64,  25.] 1  ,  15; 

chevalier  à  Audenarde,  396- 

HentU,  attaqué  pr  le  comte  d'Ë- 
tampes,  I,  417  et  si  ' 


Nevt 


I.  XI,  : 


1,  370. 


Nevill  (Edward},  lord  Ber^- 
vennj.  Otage  pour  la  reddition 
de  Bonen,  I,  337  et  note  8. 

Neïill  (Ralph),  comte  de  West- 
moreland.  Capitaine  de  Carentan, 
I,  302. 

Neviu,  (Richard) ,  comte  de  We«- 
moreland  et  de  SaJJibury.  ■}■  31 
décembre  1460.  —  Envoyé  au- 
devant  de  Marguerite  d'Anjon, 
I,  86,  88. 

Nevill  (Richard),  fils  du  précé- 
dent, comte  de  Warwick  et  de 
Salisbury,  le  hiseur  de  rais.  ■{- 
1471.  —I,  294  note. 

Nbvili,  (William) ,  lord  Faucom- 
berge,  seigneur  de  Rngles,  coaste 
de  Kent  en  1461,et  lord-«mii«) 


byGoogIc 


TABLE  ANALYTIQUE. 


U3 


d'Angleterre  ;  capitaîne  de  Ver- 
ueuil ,  d'ËTrem  et  du  Neu- 
bonr^  ;  capitaine  général  sur  le 
Tait  de  la  guerre  en  U  marche 
de  CbartreiD,  et  gouTcrneur  dei 
vicomt^i  d'Auge,  Orbec  et  Pom- 
Aademer  (H39);  opitaûie  de 
gem  d'ariTirB  et  de  trait  en  1440, 
42  et  48.  [7-,  Je,  18S,  6859  « 
«niv.  (ûgn.  orig.  Favcom- 
BSSGB,  et  sceaux};  Fdht*xii.ii, 
H7-H8i  Arch.,Ke7,  12"; 
68,  29»;  DucD.,  I,  308-9; 
JoOBiAHV.,  n"  1577;  Excerpta 
hùlerlca,  181  note  10;  Visa'i 
Original  Ulltrs.  lU,  70  nale  2  ; 
Cab.  de  l'auteur  (  ùkh.  orig.)  ; 

W*TBm,  i  la  table.] Pri» 

t  Pom-de-l'Arche,  I,  166. 

Nicolas  V  (Thomas  de  Sarzanne], 
cardinal  -  évéque  de  fiologur, 
pape  eu  1447.  f  24  man  1455. 
—1,340.  431,  436,437,  441;ll. 
94,  265,  365,  367,  371,  372. 
Prononce  le  sermon  d'uMge 
dsTanl  le  sacré  collège,  I,  112; 
élu  pape,  113  ;  tenu  pour  sage, 
prudent  et  d'honujte  lie,  i&id.  ; 
■a  conduite  à  Rome  pendant  ka 
pardoni,  320,  321;en<roie  an  de- 
Tant  de  l'empereur,  341  ;  fait  la 
cérémonie  du  mariage  et  du  coo- 
ronnement  de  l'empereur,  343; 
sollicité  par  Constantin  Paléolo- 
gue  de  le  secourir,  II,  53;  ré- 
ponse qu'il  fait,  54;  fait  partir  k 
deux  reprises  des  iu*ires  armés, 
a  la  nouTclle  de  la  prise  de 
CoDstantinople,  57  ;  reçoit  une 
lettre  de  Mahomet  II.  5S;  ex- 
commuuii?  le  comte  d'Armagnac, 
390  ;  l'absont  sur  la  requête  de 
Charles  VII  ,  201  ;  l'exeom- 
rnnuie  de  noiiTean,  S78;  s« 
mort,  292. 

Ndots  (l'abbé  de].  I,  385  noit. 

Naufnlie  (ffieatr-A'euitadl).  Il, 
257. 

Ifortnt  U  Roirott.  II,  360. 

Sala.  Q,  349. 

f/omtlie  (U),  II,  322,  323  note. 

NoBBVBY  (Henry),  chevalier,  capi- 


taine de  Meolant  (1430);  ta|»- 
laiDc  de  gens  d'arme*  et  de  trait 
ordonnés  paor  la  défense  d« 
Manies  {id.j  ;  lieutenant  è  Cher* 
bourg  dn  cardinal  d'Angleterre 
(1438  et  suIt.);  capitaine  de 
Saiut'LA  (  noTcmbre  1 439- 
juÎD  1441);  capilainedeS  hom- 
mes d'armes  k  cberal ,  1 2  ar- 
chers et  4  arbalétrien,  en  )a 
compagnie  du  duc  d'York 
(jnillel  1441);  1  ira  tenant  ii  Vire  du 
sire  d'Escales  (1448)  ;  capitaine 
de  12  homme*  d'armes  i  cheval 
et  36  archers,  logés  à  Domfront 
(1449).  [Coi.  da  t.,  NokaiTBi 
(sigu.  orEg.  «  sceau»);  T.  k., 
186,  6909  el  suit,  {iby.);  19», 
8268  ;  Arrb.,  K  68,  29*;  Sn- 

VBHSOH.  1,508-509.] 1,277. 

Fait  pHionnier  k  Formigny ,  285; 
capitaine  de  Vire,  287;  arran- 
gement fait  pour  le  payement  de 
sa  rançon,  tbid, 

Normandit.  I,  6,  8,  9,  II,  131, 
132,  154,  159,  166,  175,  185, 
186,  191,  210,  243,  344,  360, 
293,  294,  299,  301,  306,  324, 
433,  442;U,64,  115,  260,281, 
286,  318,  401,  409.  Apparidon 
des  Faux-viiogtt  en  — ,  1,6, 
7  et  note;  les  Anglais  du  Man* 
ne  sont  pas  reçus  en  — ,  132; 
troupes  rénnics  par  Charles  VU 
sur  les  frontières  de  —,  189; 
diipoiée  à  se  <onmett>«  an  fm, 
105,  305  ;  procession  solennelle 
en  mémoire  de  sa  délivrance , 
317  note  3.  Noble*  de  —,  I,  ». 
Basïe  — ,  172.  Gonverneur  de 
— ,  voy.  SoMEHBKr,  Sénéchal  de 
— ,  Yoy,  Baizé. 

NaTKij.E  (Baudot,  i^gneor  de), 
de  Catheu  et  deThilloloy,  che- 
valier i.  Andenarde  [1452),  con- 
seiller et  chambellan  dn  dac  de 
Bourgogne ,  gouvemeur  de  Pé- 
ronne,  Rove  et  Montdîdier , 
chevalier  de  la  Toison  d'or. 
*f  1461  [Voy.  sur  ce  personnage 
La  Mav;hi,  261  ;  Dn  CtsacQ  ; 
Monsn.  ;  D.  ViLLBv.,e4,  73  v* 


byGoogIc 


tikk 


TABLE  ANALYTIQUE. 


et  niW.  ;  Josmabt.,  n*  1470;, 

Cai,    dtl    (. ,  NOYKLLBA  ;    Bsku- 

vtixi,   Doeim.  ,    114,    116   et 

pasiim.]  Figure  dam  l'»r- 

m^  du  comte  d'Eumpci,  1, 14  ; 
à  U  fête  de  Moni,  3I>8,  352, 
353;  daoi  U  guerre  de  Gaad, 
390,  417;  U,  61  i  bleMédcrant 
Nevele,  I,  423. 

NovELi-Es  (JeaD ,  i«giieur  de), 
p«-re  de  Philippe.  Il,  307. 

NovBt.i.u  (Philirâe  de),  chltelaiu 
de  Lsngle ,  chevalier;  donne 
procuraUon  i  Antoinette  de 
H«illj' u remne te  ISavrii  14S4; 
il  l'aTait  épongée  p.  c.  du  30  dé- 
cembre 1452;  était  mort  ea 
1W9.  [Co*.  tUi  t.,  NoYiixM.] 

Son  vau  à  la  fête  da  fai- 

aaD,  n,  207. 

IfQjoa.  1,311;  11,334,401. 

Hurtmierg.  II,  368. 

Nni,  iDol qui  ligDÎfie  jour,  I,  310. 


Oduioh.  Voy.  Labuc. 
OmnosT     (teigneur    d').    Vo;. 

Out  {!'),  il,  334. 

Ouvi  [Jean  de  )'],  docteur  eu 
ihéoloaie,  chaDcelier  de  l'égliie 
de  Paru,  [/oumal  de  Parii,  294; 
Chr«i.   icand.,   239,   45,   55.} 

Présent  i  l'examen  fait  par 

l'nDiTersilé  d'un  jeune  clerc 
d'une  icience  inerveillenae,  I, 
72  J  certifie  par  m  lelttes  Ici 
prodigea  dont  il  a  été  témoin, 
i£i(^.  ;  Traiae  m  hïah  lemen  t  l'auteur 
dn  Journal  de  Paru,  ibid.,  nota. 

Ounu  (Bichard),  officiai  de  l'ar- 
cherêehé  de  Bouen  ,  archidia- 
cre d'Eu,  éréque  de  CoutancM 
le  28  «eptembre  1453,  et  cardi- 


d'aller  trouTerl         ,     , 

QiiQHin  (Antoine  d'),  aeigneur  de 

Bruay,  de  Lignj'   et  de  Bame- 

cnnrt,  cheralier;  relève  4  fiefs 


à  Bniay  en  1447  et  la  Lanle- 
juBiire  à  Bruay  en  1451  ;  con- 
seiller et  chambellan  du  duc 
de  Bourgogne;  prête  lermenl 
comme  gouverneur  de  Douay  le 
19  octobre  1465  ;  avoue  tenir  du 
comte  de  Saint-Pol  en  U73  Ut. 
et  aeign.  de  Ramecourl;  vivait 
encore  en  1478.  Son  château  de 
Chaunet  fut  priieo  1471  par  le* 
troupes  du  roi.  [D.  Villbv.,  65, 
118  V-120;  Wavbu.,  IU,  73,] 

Chevalier  i  Pont-Andeiner, 

l,  192. 

Ohghiu  [Beaudain  d'},  seigneur 
d'Eïtrécs,  chevalier  i  Tei^ 
monde(1453},pannetier,  maitrt- 
d'hfitel  et  enfin  conseiller  et 
chambellan  du  duc  de  Bourgo- 
gne; gouTCmenr  des  tetrei  de 
Carency ,  Busquoy,  Aufaigny, 
etc. ,  pu  I.  du  11  mai  1434  ;gou- 
vernetu-  àtt  chltellenies  de  Lille, 
DouayetOrchiesen  1436jlednc 
lui  donna  en  I43S  >  un  dox  de 
bièvre  ■  (castor);  et,  en  1438,  lui 
fit  rembourser  18fr.  12  s.,  payés 
par  lui  I  pour  avoir  fait  décapiter 
trois  mantemakers  en  l'oslet  du 
duc  iBmuxellei.  ■  ■]■  12  juin 
1459.  c  Tr«s  sage  homme,  bon 
justicier  et  de  trên-bounéte  vie, 
mais  assez  convoiteulx.  t  (  Du 
Cl.)  [La  Baub,  n,  220, 
223;  D.  Viuiv.,  68,  118 
ï°-119j  Lab.,  1,  311,  359; 
Cknn.  dt  I^laUf  705;  Du 
ClzKcu,  130.]  — >~  Son  n>u 
i  U  fête  du  faisan,  II,  195. 

Obakoe  (Prince  d').  VoV.  Chalob. 

Obbeiidas  (le  bltard  d'j,  serviteur 
deGuillaumedcFUTy,  1,144; 


iiid. 


Ordre  teutonique.  Révolte  contre 
les  cbevaliers  de  1'— ,11,  273- 
74  j  encotiragée  pur  le  roi  de 
Pologne,  274 i  réprimée,  iiid. 

Obiolk  (Pierre  d"),  teiguenr  de 
Loire  eu  Annii,  licencié  en  lais, 
conseiller  du  roi  et  son  avocat 
en  Sainionge  et  à  la  Rochelle, 
général  des  finances,  chancelier 


byGoogIc 


TABLE  AHALTTIQtiE. 


S4S 


de  France  eu   1473.  f  U8S. 
[An».,  VI,  411;  Coi,  Ai  (.,  Do-  ■ 
■lOLK  rûgn.  orig.);  T.  fc,  41, 
3073   (sign.  rt   mmii);    Chron. 
tcand.,  244,  55,  88;Conn>Ka, 

t  la  table.]  Figure  box  ob- 

>èque«duToi,  U,  438. 

OXKHAR-TCHILEBI       (SnltWl),     fill 

d'Amnrat    II ,    uns    doute   le 
prince  déiigné  loui  le  Dom  de 
CaUattiarut  et    CoUaterraliu,  II, 
50,  5S. 
Otunr  (comte    d').    Voy.   Soi- 

Onanct  (  Marguerite  Douglas , 
comleMe  d').  I,  179,  162. 

OHi.aT  (Englàert  d')  ,  éduuMou 
du  duc  de  Bourgogne.  Son 
<Mu  1 1«  Ehe  (tu  bOus,  n,  215. 

OrUaiu.  I,  185. 

ObiIax*  (Charlei  duc  d'),  aé 
1391.  -{■  1465.— Son  aUianceBTec 
le  duc  de  Bourgogne,  Ion  de  u 
délinance,  I,  43  aou  3;  inter- 
eide  en  biTenr  du  comte  d'Ar* 
magnac,  66  nofi  1  ;  auiite  en 
1445  i  U  fite  d«  la  Touoa  d'or, 
61;  fêté  par  le  duc  de  Bourgo- 
gne, ibid.;  aMÎtte  à  Gand  i  on 
tournoi,  ibid.;  avait  donné  ion 
frire  comme  otage  en  garajade 
dei  dettes  cootnictéei  envers  le 
dno  de  Clarence,  85;  accueille 
son  £r4re  avec  joie,  i  son  retour 
en  France,  ibid.  ;  déshfaité  par  le 
duc  de  Hikn ,  1 25  ;  dépaasëdé, 
319;  n,  379i  cberilLer  de  la 
Toison  d'or,  I,  349,  352;  vient 
i  Nerer*  près  du  duc  de  Bour- 
gogne, n,  264  ;  conduit  1rs  am- 
bauadears  de  Bourgogne  pris 
dn  roi,  312;  asùste  i  leur  ré- 
ception, 313;  les  reconduit, 
ind.;  présent  1  la  réception  des 
ambassadeurs  botu^iguons  eu 
1459,  414;  Ggnre  aux  obsèques 
du  roi,  424, 428,  429, 433  iwte, 
434,  437,  440  et  suit. 

OauLun  (Jean  d'},   comte  d'An- 

riléme.  Ballet  écrit  de  sa  main, 
40  noie  k;  lort  de  prison,  82, 
où  il  élût  depuis    1412,83; 


fêté,  i  son  retour  eu  France,  par 
le  roi,  ibid.,  et  par  les  princes  et 
seigneurs,  ibid.;  reconduit  les 
ambasMdenrg  de  Bourgogne,  U, 
313  ;  Hgure  aux  obsèques  du  roi, 
423,  428,  433  "ott,  434. 
Oblùm  (Jean  bitard  d'),  comte 
deDaDoii,névers  1403.fl468. 
—  Assiste  aui  séances  dn  con- 
seil où  l'on  discute  la  réforme 
des  gens  de  guerre,  1, 54;  Intei^ 
cède  auprès  du  roi  en  faveur  du 
comte  d'Armagnac,  65,  65  noie 
1  ;  ambassadeur  en  Angleterre, 
119,  120  note;  l'un  des  chefs  de 
l'expédition    contre    le   Mans , 

1 28  ;prend  part  aux  négociations 
pour  la  reddition  de  cette  ville, 

129  noie,  130  noie;  et  pour  U 
rupture  des  trêves,  160  RofE,  162, 
163;  nommé  lieutenant  général 
da  roi,  186;  renommé  ponr  ta 
prudence  et  aimé  des  gens  de 
guerre,  ibid.;  attaque  Pout-Au- 
demer,  191  ;  fait  un  chevalier  à 
Lisieux,  193;  n^ocie  la  reddi- 
tion de  Vemon  ,  194  noie  1  ; 
prend  Harcoort,  1 97  ;  Cliambrois, 
198;  Eune»,  209;  Argentan, 
ibid.  ;  mandé  par  le  roi  pour  le 
siège  de  Rouen,  212;  envo^ 
devant  Rouen,  233;  s'y  tient 
pendant  trois  jours  dans  l'espoir 
que  la  ville  se  rendrait,  i^.  ;  en 
n^ocie  la  reddition  ,  218  , 
224  noie;  vient  devant  Bonen, 
220;  reçoit  la  toumisuon  de 
Sainte  -  Catherine  da  Hont  , 
221  ;  en  pourparlers  avec  les 
Rouennais,  qui  lui  apportent  les 
cleA  de  lenr  ville,  222;  porte  la 
parole  en  leur  nom  i  l'entrée  du 
roi,  232;  son  costume,  233;  son 

r,  i^.  ;  commande  im  corps 
née  devant  Caen ,  306  et 
suiv.;  i'empare  d'une  bastille , 
309;  négocie  la  reddition  de  U 
ville,  312  note  1  ;  nommé  capi- 
taine de  Caen,  313;  nommé  lieu- 
tenant général  eu  Guyenne,  329  ; 
assiège  BlBye,iJ'i'.;  tient  conseil 
pour  savoir  ri  l'on  donnera  l'ai- 
3S 


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TABLE  ANALÏTIQUE. 


MOI,  330-31  ;  le  donne,  331  ;  lU 
gocie  U  reddition  de  fiûjre,  33' 


etl'u 


,334;j 


Banrg,  ii'td.;  Froniao ,  335; 
Écrit  an  roi  de  Tenir ,  336  ;  né- 
gocie U  reddition  de  Bordeaux, 
338-39;  anive  devut  cette 
Tille,  359;  en  remet  les  clefs  il 
Jean  Borean,  3.^1;  y  fait  loii 
entrée,  358  ;  jnre  d'obBcrrer  le 
tnité,  359;  prend  poiaesùon  du 
cAillcau,  Î6id.  ;  awi^ge  Bavonne, 
361  ;  traite  avec  les  babitanli, 
363  et  niiv,;  atteste  l'apparition 
d'mie  croix  A  Baronne,  367;  lieu- 
tenant génér»!  dan*  û  seconde 
«ampagne  de  Gnj^enne,  H,  64; 
prend  Cadillac,  65;  «m  lubi- 
leté  dans  cette  campagne,  68  ; 
obargé  d'arrêter  le  duc  d'Ateo- 
con,  320;  comment  il  s'acquitte 
de  cette  ttche,  320-S2;  l'on  des 
cbe&  de  l'entreprise  contre 
Paris,  «a  1436,  399  ;  figure  aux 
obstiipiei  du  roi,  438,  433  «oie, 
434. 

OKXjt&a*  (Uatie  de  Oèie* ,  dn- 
diesse  d'].  Donne  une  gratifi- 
cttion  au  mewager  qoi  lui  an- 
nonce U  soiunisBon  de  Booen, 
I,  328  nett  2;  assiste  anx  fnné- 
nUle*  de  Charles  VTI,  443-44. 
Gt#e,  n,  313,  313. 

OBJsoHn  (Comte  d'].  Vot.  Bdilmi. 

OuoiD  (Elisabeth  d').  Voy.  Tai^ 

Oni«(l').  U,  359. 

Ohtu.  (seigneard*).  Vot.  Aianir. 

Orriltt,  se  soumet  1  CWle»  VII, 
1,  38. 

OsFKBixixB  (André),  tribun  de 
BUe.  I,  33  actt. 

OtTxisB  (Jacques  d'),  docteur  en 
théologie,  enTOjé  par  le  doc  de 
Bourgogne  k  Francfort,  II,  372. 

OstxtIkb  (Lardenois  d'),  écnyer 
dn  pays  de  Hainaut.  Un  Idr- 
denois  d'Oitcure,  i  monlt  no- 
table gentilhomme  assex  an- 
fâen,  >  était  mort  en  1449  i 
l'auaut  de  Hanisy,  en  Hainaut 
[Mowi«.,V,  471]. —1,16. 


OtiDà»  (duc  d").  Voy.  AoQOAyiTÂ, 

OiTBSBs  [Jacques  d'  ),  cberalier  aile- 

mand,  reçoit  le  doc  de  Bonr- 


pACQtncFrK  ,  demoiselle  de  l'bAtel 
de  la  duchesse  de  Bourgogne. 
U,  149. 

Paliiu  [la).  I,  424. 

PuxaxtoB.  I,  252. 

Palle,  mot  signifiant  chappe,  I, 
231. 

Palu  (François  de  la),  leignem-  de 
Varembon,  de  HoatfiMt  et  de 
Beaumont'im^VÎDgenne  ,  cb^- 
voilier,  oonseiUer  et  chambellan 
du  duc  de  Boorgogue,  cheralier 
de  l'ordre  du  collier  de  SaToie  ; 
capitaine  d'une  compagnie  de 
50  hommes  d'armes  (1431); 
capitaine  de  Pontoise  (  1436  ). 
f  1458.  [La  Bunn,  U,  188, 
314;  CoU.JeIlaiirg.,iO<i,  331  ; 
Watbh  ,  306  et  nale  de 
Mlle  Dupont;  Bekbt ,  394; 
Moir»™.,  IV,  364,  407;  V, 
368,  274;  Voy.  D.  Vhmt., 
68,  25  T«-36.i n,  45. 

Vmu.  (GiUes).  n,  104. 

Paru.  I,  6,  70,  71,  72,  137,  138, 
146,  I85;n,320etsniï.,353, 
418,  423,  424.  Sa  reddition 
1  Charles  VU,  H,  399-400t 
réception  faite  i  —  ,  aux  am- 
bassadeun  hongrois,  356-57; 
serrice  célébré  à  —  pour  Ladis> 
las,  iiid,;  couToi  de  Charles  VD 
à  — ,  425  et  siÙT.  Notre-Dame 
de— ,11  356;  sa  décoiatiiHi 
pooT  les  dbséquesdu  roi,  435  et 
SUIT.  Notre-Dame  des  champs, 
n,  425  et  suÎY,,  prieur  de  — , 
427.  Sunte-Chapelle,  420  ;  tré- 
sorier de  la  —,  ibid.  ChAtdet, 
438.  Procureur  do  roi  an  — , 
433.  H6teUDieu,  439.  Qninte- 
Vïngts,   439-   PmIb   Saint-An- 


byGooglc 


TABLE  AHALTTIQUE. 


Ski 


loiiK,  330-21.  UnireTna,!,  70, 
71  ;  elle  figure  aux  obtèqnei  dn 
roi,  U,  431  et  nùv.,  439. 
PAM*(éTApiede),'Vov.  CBAum. 
—  (doyen  de).  Voy.  Cmni- 
GSLLU.   —   (PréWK  àe).  Voy. 

EtTODTZVHXB. 

Pantitttt,  Font  de*  réjomuance*  i 
l'ucMion  d«  la  tMimDce  dn 
doodeBenr,  I,  111  ;  enuent 
Tonln  loir  ^>on«er  an  oonite  de 
ChiTolaii  mie  fille  da  roi ,  n  , 
271. 

Piriement  ds  Pari».  IsMnùt  le 
procit  de  Brei^,  1 ,  136  ;  œloi 
deHaiiette,  137,  138; «loi  de 
U  TiconueMe  d'Aoy  et  de  Pierre 
de  Louvain,  IVi;  l'afTaire  de« 
Vaudou,  n,  420-31  ;  %tire  anx 
obtèqoes  dn  roi,  430  et  nir.; 
439.  Le  dno  de  Bourgogne  le 
plaint  dn  —  ,  410  M  fnn. 

PtaTxiAT  (Miohel ,  aeignenr  de) 
et  du  Boî*brient ,  conieillcr  et 
ehambdlan  du  duc  de  Breta- 
gne, grand  mattre  de*  monnaie* 
en  Bretagne,  Jcnyer  d'écnrie  de 
Charlea  VU.  f  U94.  [Dn  Piz, 
480  ;  Ganu, ,  310.] En- 
voyé dodue  deBretagne,  1, 134 
»ote;  capitaine  de  Vire,  287. 

Patie  (comte  de).  Voy.  Sfobu. 

-     ■■  ■     s.),  v.,. 


Patib  (éréqne   c 


.   Càsa- 


Patioi,  écnyer  d'écurie  dn  roi, 
l,  310  nott  3. 

Pzai.  (Gnillanme),  raeuager,  I, 
328  mit  3. 

P^LKam  (Thibaut] .  La  Harche ,  qu  i 
aiait  été,  comme  page,  son  coiO' 
pasnon  en  l'hdtel  do  duc,  l'ap- 
peUe  Sibvet  PeUerin  (  Cytoj , 
dans  du  Qa«q  ;  Chiboj  dam 
la  Chron.  d*  Lataia).  Cétait  on 
écnyer  dn  Dauphiné,  qui  ren- 
pliwùt,  inlirant  dn  Qërcq,  lea 
Ibnetiont  d'éeuyer  lerrant  dn 
comte  de  Benty  (Antoine  de 
Croy?).  pd  Mabghb,  454,  57, 
58;  Do  Clkbcq,  48;  Cknm.  de 

Lalam.lOa.} TnéiNerele, 

I,  420. 


Piuam (beUe).  Lettre  de  la  —, 

I ,  244  rt  luÏT.  ;  ae»  «Tenturea, 
245  et  loi*.;  publie  le  paa  du 
cbevalier  qui  la  dé1iTre;Ji>bticnt 
dn  dno  de  Bourgogne  qu'il  aoit 
juge  désarme*,  259. 

Pana*  (le  leignenr  de),  1 ,  105 
aolt  2.  —  n  s'agit  no*  doute  du 
*eîgDeur  de  Ctnaet,  Glande  de 
Roohebaron.  Voy.  ce  nom. 

Ptra,  menacée  par  Mahomet  II , 

II,  52;  se  loumet,  d'après  le 
conseil  de  l'empereur ,  UÀd.  ; 
laisse  abattre  une  partie  de  *e( 
mnr*,  53. 

Ptrekt  (comté  dn).  U,  360. 

Piiigord.  U,  33. 

Pemtole.  II,  350. 

Péro«ae.  I,  12,  13,  386,  403. 
Prédication*  i  —  ,  II,  376- 
77.  GouTcmeur  de  — ,  TOy. 
NoTaLLE. 

PiaouiE  (éréqne  de).  Voy.  Vu- 

Pen,  couleur,  I,  331. 

Pnavca  (Gautier  de),  seigneur  de* 
Cars  et  de  Saint>.Hare,  conaûller 
et  i-lumtiflljin  du  roi;  re^ot  de 
nombreux donidnroi.  [A>s.,U, 
338;  T.  te.  IHB,  4413;  187, 
7051  et  suiT.  (sign,  orig.);  D. 
VniBï.,  67,  143  t'-144  v».] 
1,  333. 

PvnTn-PiEBBK  (eoBte  de  la).  Voy. 


Pnri-Lo  (Robin  )  on  plutOt  Pim.- 
Locn,  écnyer,  bonune  d'armes 
écoasais,  écnyer  d'écurie  du  roi, 
capitaine  de  Dax,  de  Cattelnan, 
et  de  Saintâever,  sénéchal  de* 
Landes;  re^t  du  roi  en  1448 
la  t.  et  (cagn.  de  Sauvetenc,  et 
obtint  le  3  mars  1453  des  1.  de 
naturalisation.  F  Arch. ,  E  69, 
42  ii»i  JJ  178,  p.  178;  187, 
p.  289  ;  BsxaT,  470  ;  Chutob, 
t la  table;  DnCnasire,  108,  355; 
GAiea.,  KttS',  1  ;  649*,  5;  Fa. 
HicHii.,  t^i  Écostait  en  Franet, 

I,  165-66,  233.] I,  318, 

322. 

PwiMyM  IV-L«.B«i.,  II,  95. 


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TABLE  ANALYTIQUE. 


PiearJU.  1,  12,  13,  It,  16,  17, 
100,  104,  247,  363,  360,  368; 
n,  15,  260,  377,  278, 316,  39S, 
Wl. 

PiocoLOMiai  (Fmifoû),  ■rcberé- 
qae  de  Sienne,  paU  pape  loui 
it  nom  de  Pie  lU.  if,  387, 
388. 

Pi>lI(£nea>SylTin>PiGCi)lomini}, 
eardîuat-iréiiue  de  Sienne,  pape 
le  27  août  IWS.  f  U64.  —Il, 


d'Aimigolc,  II,  291  noie;  con- 
TOqoe  nue  auemblée  i  Mantane, 
377  ;  re^it  arec  une  loleniiité 
inniitée  leombaïadenndeBoui^ 


fSi. 


1 1  toa  portndt,  iiiJ. 
mile;  réponse  qu'il  Tait,  390-91  ; 


Sinoei  d'Allemagne  ,  392;  plni 
Torable  au  duc  de  Bcurgogne 
1,  SQ'i;  reçoit  peu  hon- 


Piempont.  Appartient  au  -ridame 
d'Amieni,  1,  12.  Ocoupi  par 
Ploqaet,  13,  13. 

Plaque,  pièce  de  monnaie,!,  165. 

Plentj,  pUittj.  II,  386. 

Piàxa.  Voy.  Pblxbih. 

FunmxB  (Jacotin).  Menace  Ha- 
hiot  Coqnel,  II,  298;  nuuidé 
par  lei  niBgiitnita  de  Valen- 
oieiiDe*,  399  ;  jette  ion  gage  de 
bataille,  iiid.;  combat  atec 
Coqnel,  304;  la  conduite  bar- 
bare, 305. 

PoiT  praet]  («eigneur  de).  Voy. 

PoiLi  [Jean  tmi  de),  n,  94. 
Poiubux  (AjFinar  de),  dit  Capdo- 

rat.  Ambauadeur  dn  dauphin, 

I,  34  noie. 
PoiiÎTt.  U,  288. 

Poinuu  (értqne  de) .  Voj.  BiujtT. 
Pmtum  (GuUlanme ,  blurd  de). 


•éoécba]  de  Valentînou.  1, 114 

PoUou.il,  284.  Sénicbal  de— , 
Toy.  BEjtuMOBT,  Buii. 

Poil  (DïTid  de),  Mi^atta  de  Se- 
chellet  et  de  la  Viemire,  t^e- 
valier  en  1431,  gouTemeor  du 
coati  de  Guiie  eu  1440;  bailli 
et  capitaine  d'Aire ,  après  la. 
mort  de  Jacqnes  de  la  Vietrille, 
par  lettre*  du  6  septembre  l'i49 
et  jusqu'au  31  juillet  1453;  con- 
seiller et  cbambellaD  du  duc  de 
Bourgogne  et  son  bailli  d'Het- 
dio  en  1452  ;  maître  de  soti  ar- 
tillerie la  jaèïOE  année  ;  remplacé 
par  Hue  de  Longueral  comme 
iailUd'Hesdiaen  1457, 37  mars. 
[D.  VuiET.,  68,  110  T--I11; 
CAron.  dt  Lalain,  704.  Voy. 
MoasTB.,  1  la  table;  La  Mou~, 
136;Aas.,VU,833.1 1,188. 

PoLB  [William  de  la),  comte,  mar- 
quis et  enfin  duc  de  Sufiblk, 
comte  de  Dreux ,  seigneur  de 
Hambie  et  de  Briqucbëc,  grand 
maître  d'hôtel  dn  roi,  aminl  de 
la  mer  et  gonvemeor,  pour  le 
le  roi,  de  Qutrtrei,  pays  char- 
train  ,  et  pays  entre  seine  et 
Loire,  f  2  mù  1450.  [Dccd-, 
n,  186-89;  r.  K.,  188,  71; 
Cab.  de  l'anteur  (lign.   oiig.).] 

I,  201  noit  3,  288 «(.(e  2, 

399.  Ambassadeur  de  Heuri  VI, 
chargé  de  traiter  avec  Cbar<- 
les  VII  et  de  n^ocier  le  ma- 
riage de  Margnerite  d'Aujou, 
I,  84  ;  mèoe  h  bonne  fin  cette 
négociation  ,  85  ;  prend  jour 
•Tec  le  roi  Bené  pour  Tenir 
chercher  la  princesse,  iéid.;  re- 
çoit d'Henri  Vl  des  pOUTOTT*  t 
cet  efiet ,  86  note  1  ;  enroyé  en 
France,  86  j  représente  le  roi  à 
l'entrée  dans  Rouen,  88  ;  sariirai- 
lilé  avec  le  duc  de  Glocefler , 
115;  obercbe  i  la  desservir  au- 
près du  roi,  116;  décide  le  roi 
A  réunir  le  parlement,  iiid.i  son 
altercation  avec  le  comte  de 
Stafford,    300;    arrêté,  301  et 


byGoogIc 


TABU;  ANALYTIQUE. 


5b9 


noie  k  ;  contUniié  k  mort  p>r  l« 
ptTlemcDt ,  303  ;  comment  il 
monrot,  302  noie. 

PouwBB  (Roi  d^ .  Voj.  CunoB. 

PftMPADODB  (  ÉUe  de  ),  trtifae 
d'AlM  (14Ï8-M),  et  de  Vimn 
(U54-78}.  -  1, 357. 

Prà*  (le  idgiienr  de),  en  Poitoo. 
Ce  doit  être  Jacignet,  lire  de 
Pona,  qoi,  «prit  SToir  wrri 
Clwrle*  VII,  le  numa  àa  parti 
dei  Anglais,  eut  abolitioD  le 
7  ATril  IkW,  et  vit  ««Gd  u  kî- 


U74.  [r.  «t., 188, 7149;  Arch,, 
K  68,  36;  D.  Vilu*.,  70,  7 

T«^;  A».,  m,  383.] Aï- 

N«te  1  U  féteda  faiian.II,  IW  ; 
•on  «EU,  166. 

Poni-^iuUmer,  atlaqoé  oar  les 
Prançaii,  I,  191  ;  prî*,  md.;  m- 
lation  de  la  priie  de  — ,  par 
Uonderord,  192  nafa.  Gté,  I, 
310. 

PoHt-d»-tÂrclu.l,  190,  191,  218, 
319,  321  ;  pria  par  In  Fran^, 
I,  16't  et  niÎT,  ;  importance  de 


,  313,  2U,  216 
et  SUIT. 

PoBi-i.'ABBi  (teignear  de).  Voy. 
TuTAuncr. 

Peat-PÉrique,  te  lonmetaiu  Fnui- 
çaii,  I,  193. 

Pontolte.  I,  ISli;  n,  400. 

Pontorion,  occnpé  par  1m  Anglaïi, 
1,  133. 

Poal-Saint-Plerre,  I,  190. 

Ponti-d'Oure  (le»j,  prà,  I,  309. 

Port-Saial-Oma  [Pont-Sainl-Ouen], 
village  où  eurent  lieu  les  pre- 
Diièrêi  nfgociationj  pour  la  red- 
dition de  Rouen,  I,  218,  221, 
223. 

PoTHAX  (lean),  capitaine  angUii. 
I,  169  Roft. 

Poiiagtu.  DtDsear  de  corde—,  n, 

384. 
Portugal.  II,  327. 
PoBToau.  (Jean  de),  dit  de  Coim- 


bret,  oberalier  à  Rapelmonde 
(1453),  cheralier  de  la  Toiun 
d'or; mort  empoilonné  il*  fin  de 
1457.   [Ul   Muchk,  46;   Du 

CLBBCg,   109.]  U,    107; 

escorte  le  cfara^tr  au  cjgue, 
126;  figure  dans  la  fitte  dn  fiu- 


PoHTnsu.  (rois   de).   Voj.    Al- 

FBOBSB  V,    EDCDàU),   JsUT   !•'. 

—  (Btetrii  de).  Voy.  RATWrxnr. 
— (Ëléonore  de).Vo7.  Éiloyou. 
— (Isabelle  de) .  Voy .  Bomooatn. 
Poe  (Gniot  ou  Gny),  seigneur  de 
la  Prtigne,  Cbamproye,  etc., 
coniriller  et  obBmhellan  de 
Louis  XI,  bailli  de  Verman- 
dois,  capitaine  de  Compiègne  en 
1470  ;  marié  à  Harie  de  Viltien 
de  llile-Adsm.  On  a  de  lui  des 
lettres  autographes,  adressées  à 
Louis  XI,daas  Gu6>.,  2784, 1, 
et  Ms.  fr.  2896,  87.  iCei.  dtt 

(.,Poi,] I,  371  note;  II, 

9naM. 
Pi>T  (Philippe),   leipietir   de  la 
Roche,  cIieTBlier  t  Rupelmonde 


Bourgogne,  eheralier  de  la  Toi- 
son d'or.  [La  Baru,  n,  189, 
218,  31,  71;  CaU.  k»  Bourg., 
4,  17il9, 127T*.I28Y»;a5, 
112et  T";  100, 284;  D.ViLLBT., 
71  ,  73  et  soiT.;  La  Habcbs, 

461;   DcCiMCQ,   171.] 

Son  vixu  i  la  fSte  do  faisan.  H, 
188-89  ;  le  dnc  de  Bonrsogue  le 
modifie,  189;  figure  dans  la 
fête,  236  ;  accompagne  k  dnc 
en  Allemagne,  243. 

Pomu  rGuillaume  de).  Il,  94. 

PoTTEiz  (Llérin  de),  hooftinan  de 
Gand.  I,  375,  377  aoU  2,  378 
aoU  2. 

PoucauMi.  I,  423;  asùégé,  II,  84; 
rendn,  S5.  Gté,  86. 

PotVAlHconaT  (Jean  de),  SMgneoi 
de  Sarcelles  et    de  Liani'ourl, 


byGoogIc 


TABLE  AMALÏTIQUE. 

t  àe  Puis; 


(1458);  pr 
deiooQiptes(1469];  3>préndeiit 
aa  pu-lemoit  (lli71).  |  1480. 
[BuacBABD,  105-106  i  Caè,  dei 
I.,  PouruKxnmi  ;  D.  Vhxkt., 
71 ,  93;  Chron.  teaiul.,  347,  70, 

72.] Emploft  JIM  le»  Gan- 

toii,  n,  31  ;  détabit  le  doc  de 
Rourgawat:,  iiid.  naît  3. 

PoDTPST  (GaÛlaaDie).  I,  m  nett. 

Ponnairanu  d'vmes  ;  Atmaist, 
I,  347;  CiuTHin  -  BHOKAuut, 
iiii'.y  EsroiB,  ibid.  Uu.  (voy. 
Cu»nuu..,63â;,n,I35;MAr«»- 
qdi-u-Pai,  I,  347  i  HoiBim,, 
iiid.i  SoDuiz,  iiid.  ;  Vaix&t, 
Uid.;  Vhai-Okuk,  Uid.,-  Zttu.- 
i>«n>,  iHJ. 

PKiaevr  (  «eifaenr  de }.  Voy . 
Bhavtau. 

PaiaeNT  [Jeume  delà  Tour,  dame 
de).  1,337  nota  1. 

FsBnmB  (Pienc  le],  abbé  de  Sùnt- 
RiqnieT,  chapelùn  du  duc  de 
Bonrgfwne.  Il,  419  aote  1. 

Paxvon  ^ttanlIeqiuD  le).  La  Har- 
rheie  nomme  JthameqiÔB;  Chat' 
tellsin  et  do  Qercq  :  RolUquin. 
—  Tué  à  Nerele,  I,  420. 

Prer&ti.  Obierratioiu  mr  le»  — , 
I.Ti-Yin. 

Pan  (Antoine,  aeignear  de),  ood- 
•eiller  et  chanibiéUan  du  roi  et 
du  dauphin ,  grand-qneaz  de 
France;  lÎTait  encore  en  1481. 
[An.,  VUI,  840.]  —  Détourne 
fe  roi  d'une  mpinre  avec  le  doc 
de  BouTBOgne,  II,  343. 

Paui.>    (seigneur   de).  Voy.   FbO' 

Prum.  Gneire  en  —,  II,  273. 
PunelaHgt,  tuUgé,  II,  47;  rendu, 
48;  caintaiiu nommé  i  —,  49. 


■  (Guillaïune de).  Che- 
ralier  i  Pont-Audemo',  I,  193. 

QnBacu  (Jean  d«}.  Voj.  Cuam. 

QuoHoj^-Comte ,  lien  de  naia- 
•ance  de  l'auteiu-,  I,  S.  Ql^  II, 
243,  345,  S60. 

QmQmBT.  Voy.  Kmaar. 

QoiûnT  (Adam,  ditGaaTÙn),die- 
Ttlier ,  leignenr  de  Draeil  et 
d'Otrcrille;  parait  dam  un  titre 
de  1440;  cajHtainede  Chaulnea; 
cheralier  an  ùége  de  IHeppe  en 
1443;  chambellan  du  coml« 
d'Étanipe*;  marié  1°  à  Penine  . 
GiûUebïiDt  ;  If  à  Jeanne  d'Uqoe. 
-{■  fin  man  1463.  [Am.,  VII, 
746;  D,  Vu,!.!».,  73.  124  »», 
135;  Cah.  da  I.,  Notkllu;  La 
Mabohb,  402;  Du  Cuhcq,  61, 
196  (curieux 
Wama  et  H 

Pieod  part  i  îi 

de  Normandie,  I,  189;  bit  n 

405,  406;  expert  et  Tailiont  en 
armei,  ibid.;  forcé  par  le  comte 
de  Sainl-Pol  k  battre  en  retraite, 
406;  prend  part  à  l'aiMUt  de 
Nerele,  418, 430 ;  ^vrean ban- 
qnet  dn  comte  d'Etampea,  II, 
121,  et  pri«eote  le  ekt^ptliel  an 


^^.j 


duc  de  fiourgoine, 


133. 


Qatiaxi  (Jncqucà),  cheratier,  wi- 
gneiir  de  Heuclun,  m.  p.  o.  dn 
16  décembre  1433  i  Bonne  de 
WaTrin.  Combattait  lOUa  la 
bannière  du  duc  de  Bourgogne 
en  1437  dans  la  guerre  de  BrO' 
ges;  il  obtint  dn  i«i,  en  man 
1451 ,  dei  lettres  de  rémiuioa 
ponr  le  meurtre  de  Simonnet 
le  Prieux,  qui  «Tait  séduit  sa 
femme.  [D.  Viu^v.,  73,  134 
T»;   MoB>TB.,  V,  385;  Arcb., 

JJ  18«.  p.  65.]   Prend 

part  1  la  guerre  de  QArei,  I, 
103;  i  la  campagne  de  Nor- 
mandie, 188;  chevalier  i  Pont- 
Audoner,  193. 

Qnii(Qtniin>uii  on  QuniQijaru 
(le  roi  et  la  reine  de),  p 
qui  excitent  ei     ' 


e),  personnages 


byGoogIc 


TABLE  ANALYTIQUE. 


•édition,  1,  293,  et  veuleut  faire 
niw  detcente  en  Noraundie, 
Wk  ;  ce  qn'îli  étaient,  iHd,  note. 


Rabâtiav  (Jeaa),  teignenr  de  la 
Cullerie  et  d'Âuunce,  couieil- 
ler  dd  roi  ;  préliileiiL  de  U 
chambre  dei  comptes,  puii 
4*  président  an  parkmeol;  ma- 
rié k  Anne  de  CUtesobriaut, 
p.  ViLLmr. ,  74,  7-7  t"  ;  Am., 
Vm,  769;  Btt>c8*HD,  83-81».] 
i  ■  i  Porte  la  parole  an  nom  dn 
roi  eo  réponse  k  U  dépntation 
de  Metz,  I,  31,  32. 

Rabodskodes  (Alard.sàgneurde), 
de  Fenjoenet  en  Bouienoii  et  de 
la  Honle;  oheTalier  k  Aade- 
oarde  en  1453;  bailli  de  Saint- 
Omer  lur  la  dëmisûon  de  >on 
pire  Guillanme,  le  36  mars 
1446;  conseiller  et  chambellan 
dn  duc  de  Bourgogne;  capitaine 
d«  BQliontenl456  (charge qu'il 
céda,  le  9  octobre  1467,  à  Phi- 
lippe de  ComminesJ;marié  p.  c. 
dn  29  norembre  1455  i  I»- 
bdle  d'Ailly.  f  l-  septembre 
1475.  [D.  ViiiiT.,  74,  5T<'-6i 
CJtron .  iJ*  £«jaiii ,  700  ;  Cbastbu_  , 
311;   Wavua,   U,   333,   342; 

ni,  300.]  Son    «ou  i  la 

tttt  du  fiisan,  n,  197. 

Bacvb  [despote  deL  Voy.  Gtomm, 

RuDT(Jean  de).  U,  94. 

Bascuii  (Loui*),  éï^e  de  Troyes 
(1450).  i  1483.  -  n,  437. 

Jliyiug.  Il,  365. 

Baingn[aiartingmf).Il    353. 

RAvanais  (Jacques,  seigneur  de), 
de  Dompiene,  d'Escoay,  de  Le- 
Tincoort  et  de  Mons.en'Penle, 
dlcTalier;  paratt  dans  des  actes 
de  1430,  46,  iG,  62,  66  et  68; 
conseiller  et  chambdlan  du  roi  ; 
■■  Bonmit  aa  doc  de  Bourgogne 
et  lot  rendit  son  cUlean  en 
1473;  TÎTut  encore  en  1488,  et 


était  gonTcrneor  de  Saial-Va- 
Irrr  et  de  Bodenc  en  Artois. 
[D.  VnjjT.,  74,  32  *"-33;  L* 
Mou..,   198;  Aas.,   VID,  67; 

Waraw,   m,    295.]  I, 

189  ;   cheralier  à  Pont-Aude- 
mer,  192. 
lUvKrvoBi  (I^nrens),  écnyer  an- 
glais. U  est  appelé  Remefort  «t 
Keimefort  dans  un  rAle  de  paye- 
ments  dn    4   noTcmbre   1450. 
tGajoa.,  «ttS'.l  — Priionnierà 
'ormigny,  1,  285. 
Raub  (Pierre  d^,  bailli  d'Orchiet. 
D    est    appelé    Rtùtie    par   du 
Qercq  (48,199).  —  Cheralier  i 
Audenarde,  1,  396. 
Ras*o>  (Dom  Jacffue*),  abbé  dn 
Maat  •  St  -  Qaentm-lec-Péroniw. 
I,  402. 
AuùéonH.  Il,  347,  249,  251,252, 
354,  369,  370,390.  U  doc  de 
Boursogne  t  — ,  265  et  rai'*.; 
aasemblée   de  —    transférée   à 
Francfort,  256. 
RuTA  (Jacqnei  délia),  archeréque 
de  Béné^ent  (1451-60).  —Il, 
393. 
R&DLnr.  Voj.  Boui. 
Kavauèarg,  Hte  le  duc  de  Bour- 
gogne, II,  24S. 
lUvisiirHDt   (seigneur   de).   Vay. 

CLim. 
BaTaastaia  (Béatrix  de  Portugal, 
dame  de],  morte  empoisonnée, 
dit-on,  ea  1462,  [Voy.  Kebtik 
Di  L.,  238;  CHAvrELL..,  197; 
Chhm.  dans  GoDuaoi,  357.J 
Figure  dans  la  fête  du  fai- 
san, U,  140, 236.  Citée,  331  noU. 
Ray  (Antoine  de),  sragneur  de 
Bay,  de  Feneu  et  de  Conrcelles- 
snr-AniOD,  chevalier  à  Garre 
(1453)  ;  conieiller  et  chambellan 
du  duc  de  Bourgogne;  bailli 
d'Amont.  On  a  son  testament 
en  date  dn  5  novembre  1470. 
[Cai,  Jet  (.,  Haï;  D.  Villev., 
7H,  56;  Du  Clucq,  70;  La 
Mau»k,    455;   DuaoD,    107.] 

n,  91  ttofei  ton  rteu  à  la 

ttK  du  faisan,  193. 


byGoogIc 


sm 


TABLE  ANALYTIQUE. 


Rat  (GnilliniiK  d«),  ehenlier  i 
Gaire  (1453)  On  <oit  pu  k 
teUBmellt  de  Ma  frère  qu'il 
moarm  ea  Ikib.  —  U,  91  note. 

BBBBnxrnu  (Jeaa  de),  chcTKlier, 
Kiguear  de  ThlbanTille ,  tcajer 
traachint  da  blUrd  dé  Boîu^ 
gogae;  jaatt,,  en  .H^S,  à  Va- 
iencienneB,  avec  nn  cberalier  il- 
lemlniii  aToui,  en  1473,  tenir 
on  fief  dn  chlteaa  de  Rollen- 
oonrt.  [Lu  Mahchk,  406;  Du 
Cl»cq,  125j  D.  Villky.,  74, 
68.1  — >  Figure  dani  U  joule 
de  LiUe,  U,  130;  ton  vimu,  220. 

BjKhtsuo  (Ulric  de),  Ambiiudeiu- 
de  l'empereur,  I,  34  naît, 

Bbdfou)  (Henri),  chevalier,  capi- 
taine de  VemoD  (1436);  baïUi 
d'Alenqon  ,    capitaine   d'Euay 

SI  439-45);  Umienaat  an  palau 
eRouendu  duc  d'York  (1447)  ; 
maire  de  Bordeaux  en  1452. 
[ r  ic. ,  190,  7273  et  ïniv.  fiign. 
orig.];  Arch.,  K  67,  I*;  Bbau- 
■BP.;  IUbawii,  ComUt.  delaGi- 
roaJt,  29.1^ Nfgoàe  la  red- 
dition dellouen,  I,  226;  lert 
d'ouge,  228  note. 

BKaaADi.T  (Pierre),  frère  bttanl 
de  la  Hire.  [Voir  Moultrelet,  t 
la  table,  aux  mot*  ;  Raauuu) 
et  RanjiDLD.]  —  Ejnployè  par 
Evrard  de  la  Mark  contre  le  duo 
de  BooHDgne,  I,  75,  77;  capi- 
taine d'Iurgimont,  I,  75  ;  auiégé 
par  le*  Liègeoi*,  78,  79;  traite 
avec  eux,  79.  _ 

Hxcajuji-T  (Raoulin).  Ambastadeur 
dn  danpliin,  I,  34  note. 

RtgnarilU,  pris,  I,  201. 

Reinu.  1, 31 1  ;  U,  423.  Convention 
qni  devait  y  être  tenue  en  1445, 
1,  44  note. 

Hua  (archevêque  de)   May.  Jou- 

BaniAcn  (Frédéric  de),  éviqne  de 
Bâle  (1436-51).  — I,  23  nott. 

Reliqnet  (laintei),  i  Ruoen,  1,  242; 
montra  k  Paria  ani  ambassa- 
denrt  hongrois,  II,  356  ;  clou 
de  la  Pnuion,  I,  350;  II,  356. 


Itsu.T  (le  bon  Se)  :  HartÏB,  «ci- 
gneur  de —,  chevalier  en  IMl 
i  Pontai*e,  eouieilier  et  cfaam- 
bellan  itt  roU  Ourle*  VU  et 
Lonii  XI,  ptds  dn  dnc  de  Bour- 
gogne. +  1491.  [>IoHn«.,  VI, 
23;  La HoBi-,  316-17;  Guov., 
BK8',  rAle  dn  26  mai  1447; 
Mlle  Dnpont  dana  Wavsia,m, 
60  nott  2.] I,  241. 

Rem'uch.  U,  48. 

Reitnyï,  wH  Schenddbde.  U,  82. 

RtHnti.  1,  m. 

Rmn  (éviqne  de).  Voy.  Ri- 
viiau(la). 

RsHTT'(Jean,  hitard  de),  leignenr 
de  Clary,  chevalier,  ècnyer  d'*- 
carîe,  pnii  concilier  et  cfaam> 
bellan  et  mlilre  d'hâte]  du  duc 
de  Bourgogne, chltelain  etgani« 
de  Ruhout  par  I.  du  18  octo- 
bre 1430;  capitaine  de*  archer* 
dn  corpi  du  duc  ;  le  dnc  loi 
donna  nn  paletot  et  une  rob« 
en  1454.  [Cad.  Ja  t.,  Rnrr; 
D.  Vduv.,  78, 94;  Du  Clugq, 
114,  178;  ChroM.  dtLidàB,10\; 
Caanui..,   172;   L4  Hmche, 

455;  L«.,  1,  446,  460.] 

Son  raa  1  la  file  du  faitan,  II, 
205  ;  accompagne  le  dnc  de 
Bourgogne  en  Allemagne,  943. 

RiPAa  (Jean  de) ,  idgnenr  alle- 
nuad.  £d  guerre  avec  les  villes 
bauéatique*,  II,  251  ;  prend  le 
dnc  de  Bourgogne  ponr  arbitre, 

RipaB  (Uliic  de),  ««gnenr  alle- 
mand, frère  dn  précédent.  En- 
voie des  ambassadeurs  an  duc 
de  Bourgogne,  II,  251;  vient 
ver»  lui,  ihid. 

Rttheloit.  I,  378. 

RJuhUi  ,  menacée  par  le*  Tnroi, 
n,  266  ;  secourue,  267. 

Rhodis  (grand  maître  de).  Voy. 

Ricj>aviu.B  (Guillaume  de),  écnrcr, 
pannetier  (1428),  écnyer  d'éca- 
rie  (1437),  conseiller  et  raahrc 
d'bAtel  du  roi  (1454);  reçal  t 
diverses   reprises  des   dons  du 


bjGoogIc 


TABLE  AHALTTIQUE. 


Iw  «1  récompeiue  de  tet  mri- 
,  CM  et,  en  1437  ,  pour  l'aider 
è  p>jer  M  Tmçoni  ^Toyé  ea 
misùuD  i  Bordeanx  en  lli59; 
garde  de  k  hrM  de  Cuiie  en 
1460  i  martre  d'bAtel  da  roi 
*  LonisXI;  TWait  encore  en  1472. 
[Cai.  dti  (.,  Rkabtiux  («gn. 
orig.  et  acesa);  T.  te,  «8, 
736e{Uù'.)/Arcb.,KK  KS,  71; 

D.   VnjjT.,  7B,  120.] I, 

279,  2S1  ;  II,  361  nolt  3. 
BicHuuiHT  (comie  de).  Vojr.Bu- 

BicHKaoïTT  (Catherine  de  Laxem- 
boorg,  comteaie  de),  troiaième 
femme  do  connétable.  I,  69>u)fc. 

RiMux  (Pierre  de),  dit  de  Roche- 
fort,  mal^bal  de  France.  Guil- 
laame  de  Flary  le  fait  p^rir, 
1,143. 

Bitmi,  reifla.  II,  67;  non  Utt^, 
77,  78. 

RioE.  Voy.  Root. 

Rmiax  (Jean  II  de  ]a) 


Yonne,  cheruier    uiukuic  ei 

§  renier  chanbelian  du  comte 
e  Nerera,  capitaine  de  Varzy 
et  de  Hontargii  ;  bailli  de  Ni' 
vemai»;  cooteillô'  du  roi  par  1. 
du  19  décembre  1460.  f  U68. 
[D.  YiLLEY.,  7«,  32  et  luiy.  ; 
Coi.  des  I.,  Rinliu  (de  la).] 

Cheralier  derant  Rouen, 

I,  215. 
RiTiftam  (Robert  de  k),  érApie  de 
Rennea  de  1447  à  1450.  Aju- 
bauadenrdodDcde  Bretagne,  I, 


97  n, 


,  158. 


RoBKUART  (Jean,  aeignenr  de), 
cberalier  da  Hainant,  capitaine 
de  Caudebec  ai»  le  25  juin  1423; 
maître  enqaettenr  et  giinéral  ré- 
formateur des  cairx  et  foréti  dèt 
1424  ;  captaine  de  Saint'LA 
n439-40),deCamitan(  1439-41) , 
deVBlognea(1444).[Cai.  1^  i., 
BoBxuàKt;  T.  se,  19S,  7431  et 
f UÎt.  ;    Bkaiibkp.  ,  Adm.   norm.^ 

PoitUait   Saint-Sanvenr- 

le-Vicotnie,  I,  291. 


Baela  t]^,  rendne,  II,  46l  un« 
de*  plos  foaei  pkcei  du  Luxem- 
bourg, 46,  47. 

RocHBBABoa  (Antoine  de) ,  ieignenr 
de  Berzé-le-Chatel  en  Hacon- 
naia ,  de  lignon  et  d'Anme* ,    . 
l'on  de*  doue écnyérs  tranchant! 
du  duc  de  Boui^ogne  en  1436; 

Knier  et  cheppier  dudikteaa 
^Tetnei,  et  garennier  de*  fo- 
rêt* d'Avemci  en  1429  ;  conaeil- 
1er  et  chambeUan  en  1432;  paya 
en  1439  le*  droit*  de  diTcrse^ 
acqulutioni de  terres;  donne,  le 
10  mai  1441,  anittanoe  d'une 
somme  par  Ini  débonnée  ponr 
l'approTiiionnement  du  navire 
de  Geoffroy  de  Thoisy,  euToyé 
an  secours  de  Rhode*  ;  donne,  le 
33  jauner  1451 ,  quittance  de 
4000  écns  d'or  donnés  par  le 
duc  m  faTear  du  mariage  de 
Jeanne  de  Bochel»ron,  sa  fiUe, 
et  d'Antoine,  seisneur  d'An- 
glnre  ;  par  1,  dn  3  jan«er  1460, 
le  doc  le  gratifia,  lui  et  sa  femme, 
de  leor*  gages  pendant  leur  Tie, 
gnlli  soient  présents  on  absent*, 
•f  l6o«obrel463.  [D.Vnxa»., 
70,  73  et  T<>;  Li  Baxu,  II, 
189,  216;C<ii.  dai.,  Rochkba- 


Ëcosse,  1 ,  176  et  siût.  ;  prend 
(oogé  d'elle,  182. 
RocHEBiuon  (Claude  de),  seigneur 
de  Saniire*  ou  de  Cenne,  dît 
Montarchies,  cheralier  k  Ter- 
'  (1452) ,  Talet  »e  "  ' 
"      gogneet 

!■    [La  !  ,        . 

CnroH.    de    Lalam, 

705.] 'n  ,  129;  son  vxu  i 

lafite  du  faisan,  200. 
RocuKBiiBOH  (Philippe,  bltarde  de 
BouHogne,  dame  de),  fille  natu- 
relledu  duc  Jean  sans  Peur,  m.  p. 
c.  du  30  iuillet  1 429,  i  Antoine 
deRach^aran,quireçutdu  due 
10000  saints  en  faTenr  de  son 
mariage.  Philippe  on  Philippote, 
comme  on  l'appelait,  reçut  dn 


bjGoogIc 


SS4 


TABLE  ANALYTIQUE. 


dac  Phili[^  diTCn  doni,  m«it- 
tionnà  daô*  Im  comptei  de  tei 
rM«Teui«,imiée  l'Isa:  1  aiiDe  et 
demie  de  drap  de  Damai  ; 
1600  de  mena  voir  pour  fourrer 
■me  robe;  un  anneau  d'or  garni 
d'un  diamant,  et  un  collier  d'or 
garni  de  pierreries  du  prix  de 
3i2  UTrea.  [D.  Viu*ï.,  76, 73; 
Lu.,  1,  â86,  290,  3311,  328.] 

Accompagne  Marie  de  Gnel- 

drea  at  Écowe,  I,  176  et  sniv. 

Ihekt/erl,  fortereue  occnpfe  par 
ETraid  de  la  Mark,  I,  75;  a>- 
aiég^  par  lea  Liégetûi,  78  ;  miae 
enlamainde  l'évÔque  deiiége, 
79.  Gtfc,  n,  360. 

KocnroBT  (Antoine  de),  leignenr 
de  —  (ajn^  ion  frère  Cbarlea), 
et  de  Cbatillon  en  Baxoia ,  £1* 
de  Jean  de  Roobefort  ;  dleralier, 
cotMciller  et  chanbellan  do  dac 
Oiarla  de  Bonrgi^ne;  aiaiita 
le  97  ftoùt  1460  i  l'auemUée 
dea  Etata  de  Bourgogne  i  Dijon  ; 
figure  le  7  ucrrembre  1471  au 
contrat  de  mariage  de  Jean  de 
Vîgoet  et  de  Jetome  de  Beaaien . 
UrtOi.,  X,  8S»S,  431  ;  La 
Buu,  n,  362, 37S  ;  D.  Vnu>. , 

77, 116  r>.1 BleȎ  au  poat 

d'Eipierrei,'! ,  399  ;  ion  pm  1  la 
ntednfaÏMn.U,  190. 

RooimoBT  (CharLei,  leigneur  de), 
idieralier  ;  ref  ot  du  duc  de  Bour- 
gogne par  I.  du  17  décembre 
1430,  1m  cUtem,  terre  et  seign. 
de  LÔinea,  oonfiaqné*  inr  TVouil- 
lart  de  Lemne*  [Coll.  dt  Bourg. , 
68, 146  T";  100, 339];  1«  cham- 
bellan du  comte  d'Eumpes  ;  l'on 
dei  troii  commiitoirei  chargéi 
pari,  dndit  comte  (10  noTembre 
1440),  de  prendre  ponaMioc  de 
la  Tille  et  leijiienrie  de  Cbau- 
nv,  acquise  du  dnc  d'Orléan» 
[BlAvriLLi,  Boeam.,  110-11]; 
reoenût  du  comte  d'Ëtampes 
13  1.,  poil  31  >.  par  jonr  [M«. 
fr.  6787,  ^omm].   nitonnier, 


Parait  en  1450  dani  un  procèi 
criminel,  comme  accnié  de 
•  prinae  et  >a*iiMniait  de  la 
fille  dndii  demandrar  ,  la- 
quelle ledit  Bochefort  Teult 
marier  aTec  nnv  baitard,  et  ao- 
trei  excèi  et  deUtz.  i  [An:h.,  X, 
88K8.]  f  le  Tcndredi  laint 
(31  man^  1458,  mui«  MCi«meiiti. 
[Do  Cl^co,  110  (eorienx  dé- 
tail»).]  1,14,  417,  421;  n, 

81, 107.  Chevalier  k  Audenarde, 
I,  396  ;  ion  »»  i  la  f£te  dn  bi- 
lan, II,  180. 

ROCBKPOBT  ^le  M 

de  Tourame.  < 
Franeoii ,  «eigneur  de  Bienx  et 
de  Rochefort,  mentionné  dani 
Aai.,  VI,  766-67.  — Figure  aux 
obiiqnet  du  rt»,  n,  424,  436. 
BocBEToaT.  Voy.  Rxdfobd. 
JCocAt-Ciij-oR  (la),  rendue  auxFntn- 

eaiipar  «on  capitaine,  I,  194. 
lloeA(^(la),I,  416;n,  79. 
RocHBm  [Lonii  de  Bavent ,  dit 
de  h),  eheralier,  maître  dliAtel 
do  roi ,  commit  an  gouTerW' 
ment  et  i  la  oondoite  de  la  At~ 
penae  de  ion  bfrtd  avec  Jean  da 
Gsne  ;  cberalier  du  guet  de 
nuit  de  la  ville  de  Parii;  ebâtc- 
lain  et  captaine  du  Louvre  dii 
1444;  maître  euqnesteur  et  ré- 
formateur dra  eaux  et  foréti  en 
Normandie  et  Kcardie  (1460). 
Marié  à  Jeanne  de  Viliequier. 
[r.  M..  17,  1165  (ùgD.  orig. 
et  soean);  Cah.  dtt  (..Rocunn 
(i*iJ.),-  Areh.,   HK   82,  13  et 

21  T";  Siuïii, ,  II[,  348.] 

1,213. 
Radtiaach.  U,  47. 
BoBur  (  Alain  IX ,  vicomte  de) , 

120  mari  1462. —I,  905. 
BoHui  (Alain  de),  fil*  aine  dn  ri- 
comte  de  Rohan,  meurt  d'épi- 
démie devant  Fougues,  f,  305. 
BoujjT    (  Harguerite    de).     Voy- 

AneoDLiME. 
Boit  d'armei  :  Asion,  1, 360  ;  )*>• 
BiniaK,  voy.  Gâbtvb  ;  TonoM- 
d'Ob,   voy.    pBBvai    (le);  — 


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TABLE  ANALTTIQUE. 


d' Aragon ,  1 ,  347  ;  de  Biabuit, 
i6id.  ;  de  Chyppre ,  ibiJ.  ;  de 
Onbie,  iéid.  ;  de  Flandre,  iiid.; 
U,  91  aoU  Si  de  HùiuDt,  I, 
347;  de  RiTei,  iiid. 

RoUOTBOf.  Vojr.  BonMBOl. 

Roua  (Antoine) ,  seignenr  d'Ai- 
meriea,  fili  (et  uoa  frire}  du 
chaucdier,  cheralier,  chambellan 
du  comte  de  Charolaii,  maître 
des  retpCtn  de  l'hAtel  du  dnc 
de  RouifOgoe,  gouverneur  de 
HainaU.  [La  Ruu,  II,  168 
Date,  19e;D.  Villeï.,  77,  160 
etiDÎT.;  DnCLKBCQ,  99;  Mlle 
Dupont    dana   Comm.  ,   I,    200 

noit  2.1 Chef  «lier  i  Ande- 

narde,! ,  396  ;  loii  eau  k  la  tête 
dnbiMU.II,  191. 

RouH  (Jean),  éréqne  de  Chilon 
(U31],  d'Autan  (l'ISS),  cardi- 
nal du  titre  de  Saint-Ëtienne 
n.kkS).  ■}■  1483.— Va  au  devant 
dei  ambauadeun  bourguignoni , 
II ,  386  et  «niT.;  les  accompa- 
gne, 391. 

RtnjH  (Nioola»),  Micneur  d'An- 
tbiute,  cbevalier,  chancelier  de 
Boulogne  le  3décembre  1433. 
+  10  fénier  1462.  [Voy.  La 
BuM,  U,  155,  167,  181,  194; 
Du  Clehoq,  194;  Cbabtill.  , 
195-90;  CoU.  dt  Bourg.,  23, 
121;  D.  VnxiT.,   77.  158  v= 

et  iniT.] ■  1,  380 ,  449  aatt; 

n,  108,  386;  détente  de»  Gan- 
tois, I,  373;  son  -eau  A  U  fête 
du  faisan,  II,  1 78  ;  chai^  d'ime 
miuionwèi  dn  roi,311  ettiÛT. 

RoLLBFOT  [Philippe,  seigneur  de). 


le  quint  de  l'atûette  de  100  fr. 
de  rente  aaT  la  teire  «t  seignea- 
lie  de  Robecqoe.  \  15  Juillet 
1466.  [D,  Vuxav..  77,  158  t"; 

Du  GuaoQ,  295.] Chera- 

lier  i  Pont-Andemer,  I,  199. 
RoLLiB  (Guillaume  de),  l'un  des 
exéonteon  testamentaires  de 
Jacquet  de  la  Harfc.  En  démêlés 
aTec  Emrd  de  la  Mark,  I,  73. 


RoMBUS.  Voy.  Bocuis. 

Ranu.  I,  iVbi  U,  378,  418. 
Saint-Pierre  de— ,1,  113,  331, 
343  et  suiT.;  U,  54.  Ë^ses  des 
Jacobins,  I,  113  ;  Saint-Jean  de 
Latian,  I,  345 ;  U,  54;  Saint- 
Lazare,  I,  341  ;  Notre-Dame  de 
Lardonne,  D,  54.  Pont  Saint- 
Ange,  1 ,  320.  Chliean  Saint- 
Ange.  II,  54.  Pardoiu  de  — , 
I,  245,  319-21.  Moale  Mario,  I, 
341.  Porta  Coélitto,  343,  344. 
muraille  de  — ,11,  54. 

Booi  (Bicbard),  cberàlier,  lance  i. 
cheval  de  la  garnison  de  Gisnn 
sont  Talbot  fmontK  dn  18  dé- 
cembre 1436);  donne  quittance 
de  1500  1.  t  pour  250  marcs 
sterling  1  lui  donnés  par  le  roi 
en  considération  de  tes  serrices 
et  en  dédommagement  de«  fiai* 
parlui£aitt,ipécialaneDtdaiu  le 
voyage  lait  en  France  ponr  la 
venue  de  U  reine  (21  novembre 
1446,  sign.  orig.  et  sceaux),  [r. 
».,   SOI,   8457;  Cd.    du   t.. 

Root.] Envoyé  au  devant 

de  ïlargneriEe  d'Anjon,  I,  C^ 

Root  Qlobert),  cheyalier,  con«e£^ 
1er  du  roi  Henri  VI;  conduit  le* 
ducd'Orléansen  France  en  1440; 
envoyé  la  même  année  en  am- 
bassade à  Charles  VU;  envové 
en  mai  1443  ponr  négocier  le 
mariage  d'Henri  VI  avec  une 
fille  du  comte  d'Armagnac  ;  l'un 


e  France  et  de 
Normandie  (1446);  qualifié  de 
couiin  du  roi  et  capitaine  de 
Gaillard  dans  des  actes  de  144S 
et  1447;  fût  du  19  février  an 
20  mars  144S  nu  voyage  A  Ar- 
gentan et  de  là  i  Caen ,  f  ponr 
mettre  en  règle  de  bon  eonver- 
nement  gnnt  nombre  de  gens 
d'armes  et  de  trait  qui  vivotent 
sur  le  pays;  >  le  29  mai  1446, 
de«  lettres  dotet  lui  sont  portées 
(  hatliTement  i  i  Alençon  ;  am- 
bassadeur en  France  en  1448 
(iuivier   et  juin);    prend   part 


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SS6 


TABIX  ANALYTIQUE. 


aux  «uférencei  de  Vudrmil 
en  novembre  l^iïB.  [_Cat.  dei  t., 
Iloo*  (lign.  orig.  et  101811]  j 
GAïaii.,  676*,  58  (1.  orig.  a.]; 
T.  te,  97,  7515;  Joubïjut»., 
D*  3410;  HonTB.,  V,  43S,  40, 
44  ;  Frcceed.  and  ortUa, ,  V,  xcï 
et  luW,,  415;  Babbii  Ntcolu, 
Journal  of  Btciington'i  tinbatty; 
BTim,  V,  I,  100,  108.]  — 
Ambauadenr  ea  France,  I,  85, 
130  notti  accompagne  Somerset 
prt*  de  Chariei  VII,  223  aott  2. 

Rooi(Thomu,lord).  f  1441.~I, 
22T  et  ttott  1. 

Rooi  [Thomu),  fili  de  lord  Rooi. 
Otage  ponr  la  reddition  de 
Italien,!,  227 et nofc  7, 228 note. 

RoBXBoi (Georges  de),  cheTalier, 
Mlgneor  de  Filainnu  et  de  Ber- 
gnettes.  Par  lettres  du  2  janner 
1433,  le  due  de  Bourgogne  or- 
donne au  seigneur  de  Chamy 
de  prendre,  quelque  part  que  ce 
■oit,  hon  lieu  «aint,  Georget  de 
Bosinibos,  et  de  le  faire  mettre 
<  en  bonne  et  seure  priton  fef- 

^  mée,  >  jusqu'i  nouvel  ordre, 
Antoine,  bitard  de  Bourgogne, 
dont  il  était  le  favori,  loi  donna, 

ri.  dii20jiiiHet  1455,  leHroit 
duuse  dam  la  seigneurie  de 
Quieroamp.  H  monmt  impë' 
nilent,  le  22  mars  1459,  après 
une  Tifi  fort  désordonnée,  [Coll. 
Je  Bourg.,  98, 728  ;  D.  Viu^., 
78,  21;  Dn  Ci,aBCQ,  128;  L*. 
MiBOBE,  452,  469.] Che- 
valier t  Andenarde ,  I,  396. 
Bosmos  (Jean  de),  seigneur  de 
Foumelles,  chevalier  il  Rupel- 
moude  (1452),  chambellan  du 
comte  de  Charoiais,  écujer  tian' 
chant  de  la  duchesse  de  Bour- 
gogne ,  contrer  du  duc  de 
Bourgogne  et  gouverneur  de 
lille;  prita  serment  comme 
gouTOneur  de  Douai  le  7  avril 
1476.  [D  ViLiKv.,78.2Ietvoj 
La   MascHB,    447,     461;    L* 

Buu,n,  251.] Son  viEuà 

k  fête  du  faisan,  U,  195. 


Rosnvoru  (fean  de),  éraycr, 
1"échaiwondunû  k  26  juillet 
1440,  maître  et  génén)  réfor- 
mateur des  eaux  et  foréti  de 
France ,    Qiampagne    et    Brie 

Kl.  d'octobre  1443.  D  eut 
leOMS  de  rémisaioD  en  mai 
1453  pour  un  eas  d'homicide. 
[An.,  vni,  580;  D.  Hoiio, 
II,  1409;  La  RoQm,  I,  99; 
Gbuxl  ,  207  ;  D.  Villet.  ,  78, 
23  r>;  BIss.  Leciutd,  6, 101  ; 

Arch.,  JJ  i88,  p.  293.] 

Prend  part  i  lu  campagne   de 
Normandie,  1, 173,  202. 
Bow  (John)   of  Halket.   Jonte  1 
laijueUe  il  prend  part,  I,  148  et 


Rot  (Jean),  1 
I,  23  note. 
RortiBUB    (  marquis    de  ].     Voy. 


RonauLC  (Abel),  frère  de  loachîm; 
vivait  encore  m  1469.  —  Cipi- 
laîne  de  Valognes,  1,  277;  an- 
nonce au  doc  de  Bretagne  la 
descente  des  Anglais  à  Oierboarg, 
ij.naff;  rend  Valognes,  278,293. 

RontuLT  (Joachim),  sâcneur  de 
Boismenart,  de  Gamaches,  etc., 
conseiller  et  chambellan  da  roi, 
1"  écuyer  de  00™  et  maître 
de  réonrie  du  dauphin  dès  1 437 , 
écuyer  d'écurie  du  roi  en  1450, 
maréchal  de  France  le  3  août 
146!.  +  1478.  [r.  «.,  im, 
8031-37;  Am.  ,  VII,  95; 
Chahiii..  ,  131  ;  GoDiFnoi , 
no(«,  857.] 1,  10.  Com- 
mande la  garnison  laissée  à  Hont- 
belliard,  1 ,  35  ;  prend  part  à  la 
campagne  de  Normandie,  172, 
200,  275  ;  capitaine  de  Saint-LA, 
201  ;  prend  part  an  riége  de 
Caen,  307  ;  commissaire  pour  la 
reddition  de  Blaye,  332;  figure 
i  l'entrée  de  Bordeanx,  357; 
prend  part  i  la  seconde  campa- 
gne de  Guyenne,  II,  33, 37  ;  ca- 
[HtaÏDe  des  franca-archeri,  33, 


36;  I 


-  3'; 
mment  1  Caitilloii ,  iiid.; 


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TABLE  ANALYTIQDE. 


857 


■ppdi  1  Bordeaux  ponr  lia  ai- 
gotiÊ.'doa»,'H; l'y ratd,li;  bit 
partie  de  l'armée  cnTojêe  contre 
le  comte  d'Armagnac,  396;  et 
de  celie  envoyée  en  Angleterre, 
353. 

RoiTBua  [Jean,  %àgae«r  de)  et  de 
Herzellei,  cberalier  en  ll|21  , 
comeiller  et  !<■'  chambelUn  da 
duc  de  Bom^ogne  dit  1412, 
cheralier  de  la  Toison  d'or  ; 
marié  à  Agoia  de  lonnoy.  II 
était  bean'père  d'Aot<Hne  de 
Gray,  qui  *T>it  épooié  la  fille 
Hane.  p.i  Buu,  U,  124,  206; 
Mturara.,  IV,  59,  371,  374; 
Su>T-RsxT,  498;  D.  Viuir., 
78,  37  T»j  An. ,  V,  637  ;  Vin, 

76-77.] Élut  mon  en  1451, 

1,351. 

Jtoaea.  I,  6,8,  85,  164,  194,  195, 
199,  212,  219,  244;  H  115, 
353.  Hargnerited'AnjoD  doit  être 
remile  i  —  aux  ambajudeon 
aaglai»,  I,  86.  Entrée  da  cor- 
t^  à  — ,  87  et  nÙT.  La  hahi- 
tanti  de  —  mécontent*  de  la 
priM  de  PoDl-de-l' Arche,  166  ; 
informel  de  ce  mii  l'eM  pané, 
.  167.  TenUtÎTe  înfracmetue  de* 
Fran^aii  pour  s'emparer  de  — , 
190.  Sommé  de  le  rendre  par 
dei  euTOyé*  de  Charla  VII, 
313,  qui  lont  empéchéi  par  lei 
AngiaudebiN  leur  «ommation, 
iiid.i  attaqué  par  Charlei  VII, 
SU,  215;  auaat  livré,  216; 
conditioDs  de  U  redditioi 


318;  ■ 


mi,  l'ai 


française,  222.  Pont  de  —  rendu 
par  lei  Aurais,  323.  Abandon 
de  —  par  le*  Anglais,  236;  à 
qoeUcscondiiioni,  226  et  sair. 
Entrée  de«  Francis  dan*  — , 
239et(aiT.;  céiémomal observé, 
S29.  Cbanieiix  de— ,  I,  216, 


—  316,339;  porte  Hartainville, 
332. 
RovB>    (  areheréqne    de).    Voj. 
Bomtu,.  —   (bùlli  d«).  Voy. 


Boutimais.  Empécbéi  de  l'uiemMer 
pour  délibérer  mr  lear  soumis- 
aion  au  roi,  1,  214;  déùrent  «e 
■onmettre,  tiitJ.  et  217;  occupent 
un  pan  de  mnr  pour  ^vorisa 
l'accèi  aux  Français  ,  itid,;  ne 
sont  ni  assez  forts  ni  assez  onit 
pour  rénuir  dans  leur  dessein, 
21 6  ;  plniieurs  —  félicitent  Tal- 
bol  d'avoir  reponssé  les  Fran- 
çais ,  317  ;  et  l'aniiaeiit  aux  Ai»> 
S  tais ,  iiiJ.  Les  —  envoient  ntie 
éputation  i  Cbaries  VII  pour 
demander  nn  sauf-conduit,  itU.; 
font  partir  une  ambassade,  218; 
acceptent  les  couditioQs  du  traité, 
219  ;  en  lutte  avec  les  Anglais , 
220;  lollieilenl  le  roi  de  venir, 
iild.;  apportent  les  clefs  de  la 
ville  à  DODoi*      222  ;  font  de 


.   339;  s'ei  , 
son  passage,  ibiJ.  Â  331  ;  sus- 

Kudent  les  travaux  pendant 
it  jours,  iW.;  présentent  te* 
clefs  de  leur  ville  au  roi ,  232  ; 
l'accueillent  avec  transport,  242, 
243  ;  le  sollicitent  d'achever  la 
conquête  de  la  Normandie,  343. 

«outrgtit  (le).  U,  296. 

HouoixoBT  (Thibam,  seigneur  de), 
de  TrichaMel ,  de  Mnssj  et  de 
HuRey  sur  l'Oignon,  chevalier  à 
Gavre  eu  1453 ,  conseiller  et 
chambellan  du  duc  de  BoDigo- 

Ke  dés  1433  ;  reçut  du  duc  2000 
res,parl.  du24a«ril  1433,  en 
dédommagement  des  pertes  souf- 
fertes dans  les  guerres  oik  il  avait 
été  deox  fois  bit  prisonnier; 
watt  en  1443  au  pas  de  l'aiire 
Charlemagoe  ;  vivait  encore  en 
1474.  ■•  De  nohle  maison  et 
homme  bien  renommé  de  vail- 
lance, le  plut  haut  de  stature 
de  noble  homme  qoi  fait  Ion  en 
tonte   Bourgogne   ■   {Li  H.  ). 


Vnj 


c  Uourgogne  ■  { Li  H.  ). 
Babbi,  II,  188,  213;  D. 
'nxET.,  78,  56  et  r';Cai.  du 
,  Bougimoit;  Du  Clkboq, 
};  L*  Haxchx,  385,  473; 
[onra.,lV,  408;VI,69;  Dv- 


byGooglc 


TABLE  ANALYTIQUE. 


■OD,  115;  Caxat,  DocuBieiili  lur 
Vkul.  d*  Bourgogiu  [1863},  1, 

338,  *15.] n,  91  nott.  Son 

nniAla  fAeda  fajian,  1S6- 

BovucL  (Raoul),  BrcheTAiiie  de 
Rouen  (1444-53).  Va  troaTcr  li 
rw  t  Pont-de-l'Arche,  I,  318,  et 
négocie  U  redditioa  de  Ronen, 
î^.  et  nÙT.;  vient  au  derant 
daroi,  231  et»niv.,  243. 

RomMixoii  (Gérard  de),  cherdier, 
■eignenr  de  Oomol ,  panneder 
dn  comte  de  CharoUii,  &gsire  au 
pai  de  la  Fontaine  des  pletira 
en  14&0  ;  aude  le  37  aoât  1460 
aux  Ëtati  de  Bonrsogne ,  paraît 
dana  nn  oontrat  de  mariage  en 
dite  dn  37  «eptembre  1473.  II 
était  mort  en  1479.  (  Beau 
compagnon,  haot  M  droit ,  et 
de  belle  taille  •  (Li  H.).  [Li 
Huche,  434,  444;  Chron.  de 
Lalaln,   679,  689;  D.  Vnj.n., 

79,  67.] Joote  contra  le 

cheTBlieran  cygne,  II,  137;  ion 
«vu  i  la  ftte  tin  faisan ,  214. 

JTouur.  U,4B,  49. 

RoCTBOT  (Gillei  de),  dit  de  S«ûnt- 
Simon,  cheTaber,  tàgnenr  de 
Raue  et  de  Préoy,  élevé  anprès 
de  CbarieiVn;  pantidi*  1419 
dana  les  guerrei  ;  chambellan  ta 
1434;  attachée  la  penoone  du 
connétable  ;  baïlll  de  Seolif  m 
1430  i  chevalier  en  1432  devant 
Sillé  (d'apréi  Grael,  plu*  digne 
de  foi  ici  que  Monitrelet,  qui 
place  œ  fait  t  la  bataille  de  Patay, 
et  inrtont  que  le  F.Anielme,  qni 
le  place  en  1419);  consdller  et 
chambeDoD  dn  roi  «t  bailli  de 
Senli*  en  1464.  On  a  iod  te«ta- 
meat  de  «eptembre  1 477 ,  avec  un 
codtcile  dn  17  décembre.  '[■ 
1478.  [A»i.,rV,406-7;GnnBL, 
198,200,  205;  Mostm.,  (i  U 
table)i  Chutieb  (i^.);  "-  Vir^ 
uv., 79,74;  8l,175;HoBun, 
286,  63;  Arch.,  K.  «378.1 
I,  10. 

Roux  (Jean  le) ,  bonrgeoisdeRonen . 
I,  316  nott. 


Al/».  1,12,  13. 

Rora(Gnj.  ■eignea^de),deGa^ne- 
gni,  de  Cangi,  de  Hnjrencoiirl 
etc. ,  chevaher  ;  parait  dans  des 
■ctn  d«  1438,  1440,  1443, 
1445.  Le  nâ  Ini  accorde  par  ]. 
dn  l*  jtuUet  1 446  tu  dâai  d'nn 
an  pour  fonmir  le  dénoabre- 
meot  de  les  «ei^enries.  Fait 
le  34  juillet  1459  une  fondation 

Ï'ienie  i  Roye.  Chevalier  de  la 
oison  d'or  en  1461.  f  1463. 
(  Mooli  vaillant  et  hanU  cbe- 
TsUieret  saïgca  (DtrCt.).  [Cai. 
dai  t.,  RoTB  (sign.  orig.); 
D.  VniBv.,  7»,  91  »"-93  V; 
Ans.,  vm,  13;  Dv  Clsboq  , 
171,  207  ;  Honns.,  à  U  table.] 

I,  14,  188,  421,  n,  81. 

Blessé  au   pont  d'Eqwrres,   I, 


Roxs  (]e>eifpMtirde),I,105'iot*2. 

RtniMTai  (AntoineI,s«gDet)rde}. 
n,  309  note  3. 

RnsBKPBi  (Antoine  II,  seignenr 
de)  et  d'Authîe,  chevalier.  On  a 
sonvent  confbndu  œt  Antoine 
de  Rnbempré  avec  son  père.  Le 
peu  dénotions  qn'oQ  possède  sur 
cette  famille  n'avait  pas  permis 
de  contrôler  la  génàlogie,  er- 
ronée SUT  ce  point,  qu'a  donnée 
Id  Morlière.  Antoine  I  fut  con- 
seiller et  chambellan  du  dac 
de  Bourgogne;  chevalier  ea 
1433.  [La  Ah>ai..,60;  Moimts., 
IV,  89.1  Prisonnier  des  lié- 
geois en  1430,  il  monmt  i  Dî- 
nant  de*   suite*   de  ses    bles- 


de  Hlle  Dupont,  361  »«; 
MoHïTi.,  IV,  395.]  Quant  à  An- 
toine  n,  il  est  mentionné  par  le 
P.  Anselme  dans  la  sénéatogie 
de  la  maison  de  Moncbv  comme 
ayant  épousé  Jeanne  de  Mon- 
chj,  fille  d'Edmtind  de  Hoo- 
chy  et  de  Jeanne  de  Montcarvd 
t^Iaqnelle  s'était  mariée  p.  c. 
du  30  janvier  1431).  [An., 
VII,  555-56.]    Il  fut  pèn  et 


byGoogIc 


TABLE  ANALTnQVG. 


OOD  pu  frire,  eamtae  le  dit 
La  Horiière,  da  Gharle*  et  de 
Jean,  et  eut  cdcotc  lubeaii, 
mariée  k  Pierre  dn  Sooicfa,  et 
Barbe,  mariée  4  Lonii  SaDgain. 
[An.,Vin,364.1J.dDaer«]le 
mcDtioiine  ibrmelieineiit  comme 
neveu  d'AntoÎDe  de  Croj  (6&, 
193]  ;  Mith.  d'EMioacfay  le  déû- 
goe  également  aîiui,  et  on  trouve 
dan*  le*  Preofti  de*  Duei  de  Bour- 
gogne, deH.  de Labotde(l, 289) 
Ift  mentioii  suiranle  en  1U3  : 
s  Pour  Tm  aulnes  de  dnp  de  da* 
ma*  griiquemomeigDenra  donné 
à  Anthiûne  de  Rnbempri,  née» 
du  teigneur  de  Croj-,  xx  sains 
d'or.  >II  était  cafiitaine  dn  Cro- 
toj  [Ou  Clbbcq,  193  ;Chutell., 
338],  et  fut  nammj  par  Lonii  X(, 
le  16  aTril  1(i67,  capitaine  de 
Corbeil.  [Sautai.,  III,  392,  95, 
97.]- — ■-  Prend  paît  î  la  gnene 
de  aère*.  I,  103;  i  U  campa- 
gne de  Normandie,  189;  cne- 
vaUer  à  Pont-Audcmer ,  192  i 
combat  k  Nerele,  418,  430; 
prend  part  i  la  gneire  de 
LiuemboDrg,  II,  44,  48;  et  t 
celle  de  Gand,  61;  enrojé  ni' 
derant  de  Jean  de  Cror,  309. 

RoBiMrai  [Jaoqueline  de  Croy  , 
dame  de),  n,  40gni>to3. 

Kupelmonde.  II,  3,  24,  43,  102, 
104- 

Btm  (lean),  écherin  de  Gand.  Il, 
104. 


SaoQOBnia  ( Antoine), bom-geinj  et 
écberin  d'Arrai  de*  1437  ;  viTait 
encore  en  1480.  [Du  Cuucq, 
146,  151  ;  Ht.  Fr.  8t(40, 1  ;  D. 
VoxKT.,  80,  ei».}- — Accn«é 
de  vanderie.  II,  417;  «npTÎ- 
Mjnnéet  mattrahé,  418  et  note  3  ; 
d^TTi,  421. 

Saillt  (Hue  de),  fil*  da  aeignenr 
deSaiU^.  n,  32. 


Sailly  (Jean,  *eigneur  de),  cberm- 
lier  au  sacre  de  Lonï*  XI  ;  écnyer 
trancbaslde  mademoiielle  d%- 
tampe*  ;  conMilleret  chamhelUn 
du  comte  d'Étampes  ;  cUtelain 
de  Péronne  le  10  juillet  1462; 
coD*eiUer  et  chambdlaB  dn  roi 
Charle*  VIU,  parait  en  1482  et 
88  ;  était  mort  en  1494.  [Hao- 
DIOQUBB,  Sob'd.  de  Pie.,  477, 
479;  D.ViLLKT.,  80,  15  et  t«.] 

U,  32  ;  ton  ixKu  1  la  fjte 

du  Gùaan,  214. 

Saih*  on  ScuiraBla  (éréqne  de), 
n,  371. 

Samt-jtlbant,  église  oà  le  dnc  d* 
Glocester  est  enterré,  I,  118. 

SaitU-Àubia-du'Corwûer,  réparé  M 
ravitaiUé,  1,172. 

Sust-Bavoi  (l'abbé  ^  1 ,  385 
no(«,  408  «o«.         W 

Sam-BaLiB  [Geoffroy  de),  chera- 
lier,  seigneur  de  Saxe^ontaine, 
"■-"— '~-  qu'il  avait  achetée  le 


inillet  1447  de  Gnillaame  et 


mont  en  1457;  chambellan  du 
roi  en  1463  ;  acquit  en  1460  une 
portion  de  la  leignenrie  de  Bidle. 
Tnéi  Montlbéry.  [D.  Vtusv., 
80,  44  et  T»;  Cah.  dei  (.,S«in- 
BauHiGBuaL,  302;  CoMvnns, 
I,  46  et  noie  de  HUe  Dupont  .J 

Kignre  i  l'entrée  de  Bonen, 

I,  241  ;  et  à  l'entrée  de  Bor- 
deaux, 357. 

Saiiit-ClauJe.  II,  339,  340. 

Sami-Denu. II,  423, 434. Ofaaèqoe* 
de  Charles  VII  à—,  440  et  snir. 
Décoration  del'é^ise,  440-41. 

SAim-Dans  (l'abbé  de).  I,  103. 

Saint-Zmilûm,  pris,  I,  335. 

Sann^waau  (le  sùgneur  de), 
«ni  doute  OlÎTier,  aeignenr  de 
Saint-Geoi^e*,  cberalier,  frère  de 
Guillaume  et  de  Jean  de  Saint- 
Geof^es,  qui  figure  au  contrat  de 
mariage  de  Jacqne*  de  la  I^nde 
et  de  Marguerite  de  la  Itx>che- 
Dragon  le  18  septembre  1439. 
[D.  Viu-ar., 81,  sa  T°;  CaA.^ 


byGoogIc 


S60  TABLE  ANALYTIQUE. 

t..  SiJi«-GEokau.]  Tué  Saaierre.  TraTerté  pir  les  bandca 

dennt  C>en.  I,  311.  de  Flo^ei  et   ïbtbew  Goa^, 

AûtfVocfuc/.  BatiiUelinécl — ,1,  1|  11;  «ppartient  aa  comte  d%- 

19,30.Ni)âibrede«'coiiibatUi]ls,  tampe*,  12. 

19  et  Rofi.Pertea  par  eax  faite»,  Savth  (•eigneor  de].  Toy.  Lu- 

Saiat'Jamtt-Jt-BnLiiroit,  occupé  par 

k*  AdsUû,  1,  132  ;  pria  par  le* 

Françau,  173. 
Sùnt'LituTtnl-lii'Clidloi:  1,  368. 
Saiat-lô.  Sa  reddition,  I,  200  ;  oc- 

cnpéparlc  dac  de  Bretagne,  200. 
'atj,l,  379,283,286. 
SAt-Maigm,  pris  par  le*  AngUit, 

1,168. 
Saint' frtcalas-Ja-^artngtrilie,    II , 

330. 
SaiiU-Omtr.  I,  2U7,  251. 
Suar-PiuiBK  -  d'Ambbciadt  (  car- 

dioal  àt^  Voj.  Cu»*. 
SAm-Po^Dmtedej.Voy.Lmui- 

Saur-Pol  (bltard  de).  Voj.  Lvxnt- 

S4iBT>Poi.  (Jeanne  de  Bar,  oomtesM 

de),ni.p.  cdol'jiûlletlWS. 

+  1M2.-  11,307,309. 
SmiU-QuatM.  U,  313,  335;  prà- 

dicationià  — ,  I,  276. 
Stan-S^MUM  [Jean  de),  coiueiDer 

au  Parlemenl  tooi  Chulci  VH, 

procaienr  gteéral  tom  Lonù  XI. 

AmbaiMdenr  de  Charla  VII,  D, 

81  nati. 
SaiiU-Sautiear-I^KicomU.    I,    274; 

auiégë,  390  ;  prù,  291  ;  donné 

au  lire  de  Villequier,  ibid, 
S»un>5BDnl(Jeaa  de).  I,  lOS  note  3. 
Saimt-Simoi  [Kigoenr  de).  Voy. 

RoUTBOY. 

S&nm-BAU>   (Thomu  de),  en- 

Toyé  anglaii ,  I,  161  oah;  tré- 
sorier do  dao  de  Someraet,  333 

ai»>2. 
Smnia-Catheniu,  SAretéi   données 

anx  ptierini  le  rendant  i  ^  ,  I, 

123. 
SaiMa^athtnae-du'itoni,  rendue  1 

Dunoia,  1,221;  le  roi  y  loge,  222 

msdIt.,  228,230,231. 
SujTTsJdius  (seigncor  de).  Voy. 

ErAui.1*  (aux). 


dame  de).  I 

SurzjLi  (Jean ,  seigneur  de) ,  con- 
sriller  an  parlement.  U  eut  de 
•a  femme  Jeanue  de  Baupreau 
6  fils  et  U  filles,  leaqneUes  fu- 
reut  tontes  manée*.  \  31  octo- 
bre lM2.fD.VniiT.,  82,49»*.] 
U,  432,  438. 

Saâm*  (la).  I,  Itia. 

S^KHiara.  Il,  349. 

SuukXSKVCHi  (Bobert  de),  aeignmr 
de  Commeny.  'f-  ier>  1460.  — 
1,10 

Sarrciiiu  (les).  I,  130  ;  II,  383, 
336. 

Sarrj-lii-Chéiont.  Chiries  Vn  y 
est  logé,  1,55;  on  y  ducoiela  t^ 
forme  des  gens  de  guerre,  Mit,; 
le  cUteau  appanieut  à  l'érétgue 
de  CbUona,  iliJ. 

S&uLS  (Guillaume  de],  •eigneorde 
Ventoux,  échanton  du  doc  de 
Bourgogne.  [Ans.,  Vm,  250.] 
—  Sou  voeu  i  la  fête  du  fti- 
san,  U,  211. 

Saunur.  Joutes  A  — ,1, 107etsmT. 

StVBUSKi  (Philippe,  seigneur  de), 
FlesseUei,  Howain,  etc. ,  cbera- 
lier,  capitaine  d'Amiens,  capi- 
taine général  du  pays  d'Artois 
pour  le  duc  de  Boui^t^oe;  che- 
Taller  de  son  ordre  à  Mous-eu- 
Vîmeu  eu  1431.  f  28  mars 
1468.  [Voy.  Cai.  <£«(., S*tki- 
sm;  La  Mabcue,  403  et  suiT.  ; 
DuCtEBCQ,143,  147,274,378; 
D.  Vnj«ï.  ,  83,  B2  et  t"; 
MoRiTR.,  1  U   table,  Wxtuh, 

iiW.] 1,15,188,198,  417, 

421  ;  II,  81  ;  commande  l'aTant. 
garde  du  comte  d'Ëlampe*,  I, 
394,  418. 

SAvatisas  (Bobert,  bltard  de],  fils 
naturel  de  Bon ,  seigneur  de 
Saveuses,  et  d'une  demoiselle  de 


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TABLE  ANALTOQUE. 


S61 


RoMT,  Jcaj^er- iranchalil  du  duc 
de  Bourgogne.  prévAt  d'Ain», 
capiiÙDe  de  Corbie  vrH  d'A- 
nuem,  conielller  et  cliambeLIaD 
du  roilxiDÙ  XI;  TÏTaLt  encore 
en  1481-  [Caè.  Jtt  t.,  SàvnnH 
(ûgn.  orie.)  ;  Ehj  ClÛicq,  143, 
193  ;  I^  HaachÉ,  U)2  et  >nlv.] 

Son  fitu  à  la  tète  du  fai- 

Mn,  II,  216. 

SivBDng  (Jeanne  de).  Voj.  En. 

a.™».  I,  «2;  II,  345,  377. 

S*Ton  (Améd^e  VIU,  duo  de), 
■1-1451.  —  U,i5Q«otti. 

Satou  (Louû,  duc  de),  né  le  34  U- 
Trier  1403.  f  1465.  —  1,  435 
.  m>u;  II,  333, 351,  368.  Se  çorte 
méduteur  entre  le  danplua  et 
Us  habitant*  de  Bile,  I,  33  «ou  ; 
intercède  anprèi  du  roi  eu  fa- 
veur du  comte  d'Armagnac,  65 
Boti ,  66  «Ole;  prapofé  aux  Mi- 
lanaU  comme  touTerain  par  leur 
duc,  135  ;  agréé  par  eux,  136  i 
accepte  û  couniiine,  137,  «t 
eDlre  en  Inné  avec  Sforza,  iilJ.i 
menacé  d'une  guerre  avec  Char- 
lei  Vil,  410;  vient  le  trouver 
à  Qeppé,  411i  engagements (jn'il 
prend  à  H)n^sârd,413;eo  guerre 
avec  le  dauphin,  265;etavec  le 
dnc  de  Milan,  366. 

Savoie  (Louis  de),  plus  tard  roi 
deCbytire.  U,  353  ooM. 

Savon  (Marie  de  Boargogue,  du- 
cbeMede),siBur  dn  duc  Philippe, 
t  1M8.  —11,350  norea. 

Savon  (Charlotte  de).  Voy.  Cbai- 
lATTK.  —  (Hargnerite  de).  Voj. 
Wtmin>BEna,  —  (Marie  AÏ). 
Voy.  HiLAJi. 

Satf-IO'yitUUi  {Smiano?)  H,  344. 

Saxb  (Frédéiic  n,  électear  et 
doc  de),  né  1411,  électeur  en 
1438,  -f  1464.  —  S'allie  avec 
Charles  VU,  I,  tSnoMI.  Cité, 
II,   358  «ou  3. 

Saxc  (Guillaume,  doc  de),  land' 
grave  de  Thnrînge,  +  1483.  — 
S'allie  avec  Cbarlei  VU,  I,  43 
Hoti  1,  99  M(«  3  ;  puissant  sei- 
gRenr,  101  ;  allié  avec  rarcbe- 


véqne  de  Golt^né,  ibid.;  vint  k 
son  secours,  itid.  ;  avait  i  se 
plaindre  du  dnc  de  Bourgogne. 
ibid.  ;  assiège  Zons^  où  était 
enfermé  le  damoiseau  de  Clèves, 
103.  104;  fait  donner  l'assaut  à 
la  place,  105)  sans  tuccèi,  iji'i/.; 
apprend  que  le  duo  de  Bourgo- 
gne te  prépare  i  entrer  en  cam- 
pagne, iÂiit.;  assemble  les  sei- 
gnrun  de  son  pays  et  se  décide 
*  battre  en  retraiie,  106;  dinî- 
cultés  qu'il  a  avec  l'archevêque 
de  Cologne  pour  la  solde  de  ses 
troupes,  ibid.  ;  encourage  la  ré- 
volte du  Luxembourg,  II,  44, 47. 

Saxi  (Amélie  de).  Voy.  Baviiu. 

ScALBor  (Jean),  valet  de  chambre 
du  duc  de  Bourgogne.  Il,  133 
note  4. 

ScABDSBBKG     (George*     Casiriol, 
connu  son*  le  nom  de),  prince   , 
d'Albanie,  né  1404,  f  1467.  — 
Enveie  lix  Turcs  an  dnc  deBotir- 
gogue,  II,  305. 

Sceaux  du  roi,  port^  1  l'entrée 
de  Rouen,  I,  336,  337;  et  k 
cellu  de  Boideaax,  358. 

SoinAux  (Yves  de),  chevalier,  sei- 

Eur  de  Landevy,  conseiller  au 
lement  (1438)  ;  premier  pré- 
sident du  Parlement  de  Pans  le 
19  août  1457.  f  1463.  — 11,429, 
433,  438. 

Schindelbekt.  Assiégée,  II,  83  ;  ren- 
doe,  83.  Citée,  84,  86. 

ScHOMBEBG  [Pierre  de),  avenue 
d'Angsbourg,  cardinal  du  titre 
de  Sainl-Viiil  (1439). -{■  1469.— 
Ambassadeur  de  rempereor,  I, 
34  nolt\;  accompagne  le  dnc  de 
Bourgogne  jusqu'à  Ratîiboune, 
II,  362-53. 

ScnoonuovEa  (Jean  de)  \Seotn- 
hovè\,  notaire  publie,  secrétaire 
dn  duo  de  Bourgogne.  II,  107, 
108,346  noie. 

ScHoonHovxx  (Philippe  de),  échan- 
son  du  .duc  de  Bourgogne.  Son 
vau  s  la  réte  du  faisan,  U,  319. 

SaAn>x(siiJobn)ofSeaton.  1,  179 


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SOS 


TABLE  ANALYTIQUE. 


Su&LAi  (Jean),  cheialier.  Potunil 
bien  Mtt  Jcid  de  Sejrnc^bon, 
lance  à  pied  de  U  compagnie 
du  comte  de  Somenet,  capitaine 
de  Faliiw.  [Montre  du  22  dé- 
cembre 1439  :  T.  te,  ÎOO, 
8377.}  le  irouTc  aaui  on  mem- 
bre du  conieil  dn  Rgi  d'Angle- 
terre, du  nom  de  Jean  Seyolon, 
«1 1441.  [Proeetd.  imdor^.,\, 

182.1  Eotoy. 

de  Mai 


I,  87, 


SecUn.  1,389. 

Stiae  (la).  I,  16*,  166,   191,  210, 

216. 
StmUuncay.  II,  360. 
Stttlit.  n,  334. 
Skkhachkbib.  II,  376. 
Stiu.  I,  68. 

SnPouTAir  (ÉTA^ne).  Voy,  HnacLO. 
Seraia.  1,  360. 
Sa»nai.u    ou  Spdiiuj  [Tbomai 

de).  Logel'empeieurFrédMc  HI 

i  Rome,  I,  341. 
SauAnnni  (Antoine],   dipnié  de 

Gand.  U,  94. 
Suiumuu    (Daniel),  doyen   des 

métien  de  Gand.  InHiga(«ar  de 

la  i^olte,  I,  377  ;  mandé  par  le 

duc,  ibid.,  378  aoin;  banni, 378. 
Strvie.  Conquiie  par  Hniùade,  I, 

142. 
SivBKAC  (Amaury   de),  marécb&l 

de  France.   Etranglé  par  ordre 

du  comte  d'Armagnac,  I,  63. 
Sfobzii  (  Ascagne-Marie),   fils   dn 

dnc  n^nçoi».  II,  380  et  note  2. 
Spouji    (François).    Voy.    M11.A11 

(duc  de). 
SroRu  (Galtea-Marie),  comte  de 

Pavie,  fila  aîné  du  due.  II,  378, 

382,  385. 
SroBzA    (Lonia-Marie) ,    frère   du 

précédent.  Il,  380  et  note  2. 
SronzA  (Hnzio  Anendolo) ,  père  dn 

duo  Françol».  I,  126  noie  2  ;  H, 

380  aaU  2. 
SroHZA   (PhUippe-Marie),   61a   dn 

duc  François.  U,  380  et  note  2. 
SroizA    (Sfbru-Harie)   Irère   dn 


Sroua  (N....),  blurd  do  due.  U, 
385. 

SroBZA  (Elitabetb),  mariée  k  Gnîl- 
laume,  marqaia  de  Montferrat. 
U,  380  et  «x«  2. 

Sroau  (Hippotyte),  auuiée  le  10 
octobre  Idgâ  i  Alphonte  d'A- 
ragon, duc  de  Calabre.  II,  380 
•nnotti,  382,  384. 

SiciL»  (Boi   et  Reine   de).   Voy. 

SlEHQ  (Jacqoei  de)  archevéqae- 
électeur  de  Trêve».  1 ,  49  aote. 
Conclut  avec  Charlea  Vil  ane 
allia Dce perpétuelle,  i,  43  nottl. 

SiBUAMsaK.  Voy.  Saaa&BDUi. 

Sinaat  (porcelaine  de).  I    124.     • 

SiBcuiB  (W^ilUam),  comte  d'Ork- 
ney.I,  181. 

SuBVu..  Voy.  Chiiewaix. 

Smsi  (Lieviu  de),  booftmtut  d'Aa- 
•enède.  f  13  juillet  1452.  IKza- 
TïH  o«  L.,  1-  éd.,  IV,  435 
flOfe.]  —  U,  17  «.M. 

SiTHiTOBT  (Lievin),  booftman  de 
Gand.  1,  377  Hott  2,  378 
aale  2. 

Soiiiaaj.  U,  401.  Condletennl— . 
310. 

SoiMOHi  (  Waleran  de),  «eigneor 
de  Morenil ,  chevalier,  conieïl- 
ler  et  cbambellau  du  duc  de 
Bouifogne ,  bailli  d'Amien* , 
maître  de  l'anillerie  du  duc  de 
Bourgogne  en  1462,  chevalier 
de  U  Toiaon  d'Or,  f  1473. 
[Ah9.,  VI,  719;  La.  Buibs,  II, 
192;  Mlle  Dupont  dam  Watub, 
II,  355  noie  3  et  a  U  table; 
MoHSTB.,  à  la  table  :  Moreiiil; 
DdClebcq,  262;Cba>tbll.,203, 
267-68;  Voy.   D.  Villev.,  8«, 

98  V--99  v.] î,  14,  417. 

420  ;  II,  44,  49,  81 .  Cberalier  à 
Audeuarde,  I.  396  ;  commis  i  la 

Grde  de  Puttelange,  ïl,  49. 
oyeura.  Les  —  de  Meti,  I,  27 
aolt  2  ;  leur  cruauté,  28. 
SoLKMMsa  ou  SoLmsMBt  (Luprart 
de),  seigneur  d'ObechenI,  chc' 
vatier,  tenait  nn  fief  de  la  terre 
de  Marcyen  1473.  [D.  Viiut., 


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TABLE  AHALTfTIQUE. 


S63 


88,   104.]  ~  CheTBlier  i  Pont- 

Andemer,  I,  193. 
SoUaut.  Le  comte  de  Saint-Pol  j 

luemble  90d  armée.  1, 103;  >p- 

particDl  à  l'abbé  de  Saini-Deaii, 

ibid. 
Sou.BCTis(bd«noiieLlede)  S'em- 

Cloie    pour    la   BODmiision   du 
nxemboarg.  H,  48. 

■   (  duc  de).  Voy.  Bun- 


ScaoBtcr  (Eléouore  Benaehamp, 
ducheue  de).  I,  327  el  natt  7, 
313. 

Joi»Ba(1a).  U,  313,  355. 

Sophie.  Bataille  lirrée  pria  de  — , 

I,  140-142.  Vot.  Kottova. 
Soui.  (Agnès).  Maitreise  do  Roi, 

II,  383.  Jacqnes  Caur,  accuié 
deTaToir  fait  cmpouomieT,  364, 
le  Die,  286,  et  est  décharge  de 


SFoiATi(éTéqnede).VDy.  Héhulo. 

Stivfobd  (Hnmphrey,  comte  de), 
duc  de  BucUngham  en  septem- 
bre 1441,  f  1459.  -  Arrête  le 
dnc  de  Glocester  par  ordre  du 
Roi,  I,  117. 

Stavtobd  {Hnmpbrey,  comte  de), 
fili  du  précédoil,  tué  à  Saint- 
Albaoi  en  1455.  —  Chef  d'nne 
armée  enToyée  eo  France,  I, 
399;  remoctraoce qu'il adreuei 
Henri  VI,  iW.et  300;  toDalter- 
catioD  avec  Surfolk,  300;  Ta 
trouver  le  duc  d'York,  iiid.; 
lére   l'éteudard    de    U   révolte. 


Souaie.  II,  371. 

Sotnunift  (Jean  de).  IX,  403. 

SoT>   (le    teîgnear   de),     I, 


ra  1407,  conaeDlerel  cham- 
bellan du  Roi,  capilaîne  de 
Bean*ais  et  de  Compiègne, 
bailli  de  Vermandols.  11  pasta 
bail  le  4  féirier  1469  et  mourut  k 
U  fin  de  cette  année.  [Ai(s.,VIU, 
531;  T.ic,  104,  8051  (sign. 
orig.)  ;  Cat.  dtt  t.,  SoTEConBx; 
D.  ViLi.iv.,  88,  137  ï°.;  Mlle 
Dupont  dan*  WATSut,  i,  333 

note   l.j   GouvemeuT    de 

Beanvaiûa,  I,  166  ;  pmid  Ger- 
beroy,iAhJ.;preadpartï  la  cam- 
pagne de  Normaut^e,  191,198; 
coopère  à  l'arrettation  du  duc 
d'Alen^o,  U,  390-33  ;  rr^t 
l'ordre  de  ne  point  quitter  Com- 
piègne et  de  s'y  tenir  sur  ses  gar- 
des, 334. 
SrazrE>  (Amould  Tan  der),  capi- 
laine  de    Garre.  U,  87  ;  trahit 


:,  303. 


301  ;  arrîTe  au  pouvo 
Statelles    (  Jean    de  ) , 

d'isengbien,  cheralier.  manê  1 
Marie  d'Antoing  ;  sa  fille  épousa 
en  1453  Jean  de  Recourt;  il  ett 
nommé  parmi  les  seigneurs  pré- 
sents A  Airai  en  1435.  [Ak9.  Vn, 

828;  Saibt-Rexi,   141.}   

Cheralier  à  Nevele,  I,  423. 
Sterling.  Joutes â—,I,  I4Setiu>T. 
Stuttgart.  II,  358. 
SitAdb  (roi  de).  Voy.  Chailbi. 
ScTFOLK.  Voy.  Pou  (la). 
ScrroLK  (Alice  Chaucer,  duchetae 
de),  TetiTe  de  Tbontas  Montant, 
comte  de  Saliibury,  petite-fille 
du  célèbre  poète  Geoffroy  Chau- 
cer. —  Envoyée  an  dfT*nt  de 
Marguerite  d'Anjou,  1, 87  ;  mon- 
tée, en  entrant  t  Rouen,  dans 
le  char  enToyé  i  U  Reine  par 
Henri  VI,  88. 
SaUte.  Pays  dangereux  i  traTcner 

sans  guide,  I,  S. 
Suitai,  Gen<  puissanti  et  de  hau- 
tain vouloir,  I,  10  ;  >e  rassem- 
blent pour  l'opposer  à  l'invasion 
de  l'armée  du  dauphin,  19  ;  leur 
nombre  i  la  bataille  de  Saint- 
Jacaoei,  ihid.  et  note;  se  dé- 
fendent TailUnimeni,  19,  20; 
éloge  de  leur  bravoure  par  les* 
capitaines  français,  30;  leur  dé- 
route, ibid.;  comment  ils  étaient 
équipés  et  armés,  21  ;  ceux  qui 
penTciit  l'échapper  «e  réfugient 
d«>antZurich,23;  lèvent  le  liège 


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B6b 

de  cette  ville,  MJ.  ;  coocIncDt  no 
initéaTcclediupliiD,  S3;Blliéi 
du  duc  de  SaToie,  n,  265-66. 

Suna  (le  Utard  de).  II,  6. 

ScLLiTsa.  Voy.  Sou.mTiu>. 

SomiKsiTE  (FrinçoU  dt),  ditl'Am- 
goiuiiii,  leigaenT  de  Longnj 
et  de  P'uty,  chertlier,  piMa  dn 
MrTice  du  duc  de  Boureogne 
(qui,  le  31  aoât  lb2h,  lui  donna 
hd  cheial,  i  CUIod),  an  lervice 
Aet  ADglatsj  il  étiit,  en  1429  et 
■DIT.,  îiailU  de  Samt-fiem-Ie- 
Moouier,  et  écuyer  d'écurie  du 
duc  ;  capitaine  de  Marcignj 
(l'iSH);  capitaine  et  gouYcrneur 
de  MoutargiB  (143S);  capitaine 
de  Saint  -  Germain  -en  -  Laje 
(U38-40),  de  Galardon  IU42}, 
de  Bernay  et  de  LoDgn]'  (ïkk2), 
de  Venieuil  (1446  it  iniT.],  de 
Foug'^rei  (1^491;  conseiller  et 
chambcllAn  du  duc  de  Bourgo- 
gue;  gouverneur  du  bSlard  de 
Bourgogne;  capitaine  de  Gavre 
(1453);  mailre  de  l'artillerie  du 
duc  aprè*  Philibert  de  Vaudrev; 
bailli  de  la  Montagne  par  1.  du 
31  août  U57i  bailli  de  Chanrei, 
en  1461,  tous  LouiiXI;  marié 
yen  144]  à  Marguerite  de  Vau- 
celle.,  f  8  avril  1462.  [Ca*.  de, 
t.,  S[;biehne  ;  Coll.  dt  Bourg., 
SB,  7;  D.  PI.UICHBB,  IV,  pr., 
135;  Arch.,  K  68,  27»,  27*; 
Gwci..,  857,  23;  D."  VittsT., 
4,&9;  LaBaibi,U,  191,  198, 
241;  Bun,  4  la  Itbte;  CàHAi, 
Docwnentt,  I,  220.  239,  330; 
BBiFFiKBEaa,  éd.  àr  M.  de  Ba- 
rante,  IV,  186, 202  ;.LaMabcbb, 
459;  Chran.  d»  Lalaia,  706,  710; 
CHAsnu..,  303;  DoClbbcq.ô? 
et  suiv.,  63,  âd;  Jocbsikt., 
n"  1280  ;  GoDiiraoT,jjD(e#,  865.] 

■ S'empare    de    Fougères, 

I,  154;  possédait  le  chlteau  de 
Lougny,  196;  rend  Fougères, 
304,305. 
Snrron  (John),  baion  d«  Oadlej, 
lientenant d'Irlande,  chevalier  de 
l'ordic  de  la  Jarretière.  [Dirao., 


TABLE  AHALÏTIQUE. 


m,  S15.]  —  A 
France,  1.119;  an**«i  1450, 
301  ;  condamné  4  mort,  303. 
Sti-viui  (Bneas).  Voy.  P«  11. 


Table-Bonde  (cheralien  de  la). 
Leur  enemple  Iroure  des  imita- 
teurs, I,  107. 

Taoquxt  (Jean),  bourgeois  et  écfae- 
vin  d'Àrras.  [De  (^saCQ,  144  et 
suiv.]  —  Accusé  de  vanderie, 
II,  417;  se  retire  4  Paris,  418; 
perd  ses  biens,  ibid.  ;  prisonnier 
à  Arras,  430  aott  3;  amené  i 
Parit,  Wid.;  abtoiu  parle  Parle- 
ment, 421. 

TAtStrr  (John,  sire  de),  de  For- 
nivat  et  de  Wasseflort ,  comte 
de  Sbrewsbnry  et  de  V^eflord, 
succeuivemcnt  capitaine  de  Can- 
debrc,  de  Gisort,  de  Gonmay, 
de  NeuTchaiiel,  de  Rouen,  de 
Coutances,  de  Vrmon,  deQvîl, 
de  PoDloise  et  de  Harfleur,  lieu- 
tenant général  sur  le  fait  de  la 
Suerre  entre  les  rivière!  de  Sa'ne, 
[arne,  Oise,  Somme  et  la  mer, 
en  1434  et  anu.  tutT.,  etc.,  etc. 
M .  Clément  a  publié  nue  cuHeuie 
lettre  de  Talhot,(iui  faisait  partie 
de  la  collrctioa  du  baron  de  Tré- 
mont.  [Vov.DooD., 1,328, 331- 
33;  Airs.,Vn,86-88;  CaA.  </«./., 
Talbot;  Arcb.,  K  a8;Cuijo>«, 

Jacquet  Caur,  U,  208-9.1  ' 

I,  88  nom  3.  n,  30,  64.  Envoyé 
an  devant  de  Ûarguetite  d'An- 
jou, I,  86.  Iti^rasion  produite 
snr  lui  par  les  premier)  snccè* 
des  Fnuiifais  eu  Normandie,  169; 
veut  (ecourir  Verneuil ,  190; 
mécontent  de  la  deatmction  de 
son  chAteau  de  Longempi'é,  ibld.  ; 
reste  eufermé  dans  Rouen,  sans 
s'opposer  aux  progrès  des  Frau- 
oaii,  195;  empêche  les  Rouennai* 
ce  s'auembler  pour  dâibérer  sur 
leur  ville,  314; 


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TABLE  ANALYTIQUE. 


5SS 


i«  1«*  Frtaçmi*  qui  lenipnt 
aa  uMut,  216  ;  féliciU  t  ce  an- 
jct,  317  i  prend  part  aox  négo- 
cùtiom  pour  l 'abandon  de 
Bonm,  225  et  «niv.  ;  KTt  d'A- 
uge, S37  ;  uiîsie  i  l'entrée  de 
Ourle*  Vil  à  Rouen,  230  ;  titu 
d'une  robe  que  le  roi  lui  aiait 
donnée,  ii'tJ.;  reçn  par  le  roi  à 
Sainte-CiLbertne,  iJi'i/. ,  anecdote 
k  ce  sujet,  ihid.;  tenu  ponr  le  plu» 
Taillant  chevalier  du  parti  an- 

Elaia,  ibid.  ;  mis  en  liberté  par 
:  roi,  231  noit;  lurprend  le 
comte  de  Clermoni ,  414,  et 
l'emparé  de  M  vaiwlle  et  de  sOD 
iceau ,  iiid.,  qu'il  renToi?  au 
comte,  415;  occnpeBla)-e,415;  et 
Bordeaux,  II,  29;  promeme 
par  lui  fiiite  aux  hsbilanla,  29, 
3k;  plein  de  aeni  et  de  vail- 
lance, 35;  >e  décide  i  marcher 
au  lecoura  de  Caitillon,  itu/.; 
préricat  cette  ville  de  sa  venue, 
ibid.;  attaque  lea  Français,  36; 
occupe  l'abbaye,  37;  victime 
d'un  faux  rappurt,  38;  exhorté 
Abattre  en  retraite,  39;  tué  dans 
ia  bataille,  41  ;'eiigsgeaon  fila  Ji 
prendre  la  fuite,  41  noU;  aon 
corpi  retrouvé  par  aon  héraut 
d'armes,  42-43. 

TauoT(John],  fils  du  maréchal  et 
de  Marguerite  Beanchamp,  ba- 
ron de  l'Iste  en  1444.  — Tuéà 
CastilloD,  II,  41;  exhorté  par 
son  père  à  fuir,  ibid.  note. 

Taliot  (John  IIj,  fils  du  maréchal 
et  de  M.iud  Nevill ,  chancelier 
d'Irlande  en  1447;  succéda  aux 
titres  de  ion  père;  tuél  Northam- 
pton.  — I,9Ûno«liU,30noM. 

TuBOT(FJisabethd'Ormond,  dame 
de),  femuie  de  John  11.  Figure  k 
l'entrée  dans  Rouen  parmi  le 
cortège  de  la  nouvelle  reine, 
I,  90. 

Talbot  (Marguerite  Reauchainp, 
dame  de],  comlesie  de  ShrenS' 
bury.    Euvovèe  au    devant  de 


char  envoyé  à  la  reine  par 
HennVI,  88. 

TiaKar.ilU.  I,  227. 

Tamcuivillb  (  comte  de  ).  Voy. 
Hjlbcocbt, 

Tabesib  (prince  de).  Voy,  Hativs. 

Tempre,  motaignifiant  :  de  bonne 
heure,  I,  221. 

Teharis  (Jean  de),  aeigneur  de 
Janly,  conseiller  et  chambellan 
du  duc  de  Bourgogne;  parait 
dans  des  actes  de  1435,  1456, 
1460,  1462.  [LaBaiuii,  11,220; 

D.   ViLLKv.,    86,    28.]    

Prend  part  aux  ionien  de  Naucy, 
I,  42  ;  aeit  en  Normandie  sout 
ici  ordre»  dn  comte  de  Saint-Pol, 

Ttrmo'nde.  I,  373,  377,  400,  408, 
423,450;  H,  2,  4,  5,  15,  27, 
100,  101. 


Bouretel,  cheralier,  eonaeiller  et 
chambellan  du  duc  de  Bour- 
gogne; capitaine  etchïtelain  de 
Rochefort  le  34  septembre  1433; 
prévAl  de  Pari»  en  1436;  che- 
valier de  la  Toison  d'or. 
*  L'un  des  accomplis  chevaliera 
de  son  tempi  (1).  >  [Là 
Maschk,  376  ;  La  BAsaE,  U, 
186,  312;  Coll.  de  Bourg.,  t, 
26;100,  226ei343;/ownfl(<fc 
Parij,  279;  Cabat,  Documeati, 
I,  397-98  ;  D.  Villet.,  86,  32, 
etv;  T.  je.  iOS,  183.] En- 
voyé vers  le  dauphin  par  le  duc 
de  Bourgogne,  I,  18  noiti  sa 
joute  avec  Galiot  de  Baliaiia,  91 
et  aniv,  ;  aiiitle  i  l'assemblée  des 
chevaliers  de  la  Toiion  d'or  en 
1451,  346,  352.  Cité.  H,  400. 

Théroaannt.  I,  247,  251. 

ThionpilU.  II,  49. 

Taonr  (Geoffroy  de),  seigneur  de 

ilitHIleDopoat?  (W*v»ii(,  I,  14*  mot* 
S.)  Noa  -'- 


byGoogIc 


TABLE  ANALYTIQUE. 


Mimenre  et  de  la  Mothe  de 
Chiuy  ,  chevilier  i  Rhodei  en 
14ti3,  pinnetier,  échtnson,  pois 
conafLller  et  chambellan  du  duc 
de  Bourgogne,  bailli  d'Aanoù, 
eouvemeur  de*  vaineaux  et  ga- 
lires  da  duc  ;  reçut  le  li  janvier 
Ikkb  une  pEniian  de  300  I.  M 
vie  durant.  Il  -vivait  encore  le 
3déceinhre  1461.  [Lt  Babbe, 
II,  191.  205,  17,  29,  30;  Caè. 
Jet  I.,  Taoïir;  D.  Viiiev.,  86, 
68  v;  Saist-IUky,  bki;  Coll. 

Je  Bourg.,  100,  260.] Son 

vœu  à  la  fête  du  faimn.  H,  194. 

TujAi  [Jamel  de).  Eu  fayeur  an- 
pr««  du  roi,  I,  69  «oie. 

Tououd'or  ifétea  de  la) ,  1  Gand,  en 
1446,  I.  Sli  i  MoDi,  en  1451, 
346-55i  cheraliera  de  la — .ap- 
pelé* i  délibérer,  372. 

TeaihlaiiH,  ttaigte,  I,  174,  289; 
rendue,  289. 

TouKT  (Hance).  II,  296  note. 

ToiCT  (aeignenr  de).  Voy.  Ejtod- 

7-orifni,  pria,  1,301.  Cité,  975. 

TottutasBOS  (Claude  de),  teigaeur 
deUBastie.deTiBTU,  dti  Chas- 
telet  et  de  Montrtchart,  che*alier 
à  Gavre  en  1453,  con»*i[ler  et 
chambellan  du  duc  de  Boulo- 
gne, gnij'pr  des  bailliages  de 
Dijon,  Auxois  et  la  Moniale, 
le  6  décembre  1467;  chevalier  de 
U  Toison  d'or  en  1481.  f  1495. 
[I,*  Hahchb,  430,  528i  De 
Cï^cQ,70;  CuASTiLi.,  332, 342  ; 
D.  ViLLBY.,  87,  87-88;  Cab. 
dti  t.,  TouIiUbjob;  La  Babb^, 
n,  192,   217,  71,  80;  Ddbod, 

233.J 11,  91  „ote.  Son  <><ta 

1  ta  fite  du  faisan,  189. 

ToDLOJiaBOii  (Tristan  de|  frère  du 
précédent,  seigneur  de  Grand- 
Telle  et  de  Soussy,  chevalier  i 
Gavre  en  1453,  conseiller  et 
chambellan  du  duo  de  Bourgo- 
gneetgonverneurderAQierroi»; 
reçnl  en  1455,  avec  son  frère,  on 
don  du  duc  ;  parait  en  1468  et 
1471.  <  Très  gentil  chevalier  et 


de  vif  esprit,  i  (Ch&btzu..)  [La 
BbacBB,  430,  472;  D.Viui*., 
l.  c.\  I>uClbbcq,70;  CuAtrau.., 
208  et  luÎT.,  213;  La  Babik  , 

n,  192,217,  65,  73.] II, 

91  itate. 

Touqnei.piècesdevaiaaelie,  1,124. 

Tom  (Bertrand  VI  de  la],  comte 
de  Bonlocne  et  d'Auvergne, 
seigneur  Se  la  Tour  et  de  Mont- 

r»n.  On  a  pliuienn  quittances 
lui  dans  les  T.  te.  de  Oai- 
rambault,  203,  8629  et  suiv. 
t  22  mars  1461. -I,  212  note  1, 
278. 
Tous  (Bertrand  VII  de  la) ,  sei- 
menr  de  Hontgascon  et  de  la 
Tour,  comte  d'Anvergne  en 
1461.  Son  père  lui  donna  eo 
1445  la  biroanle  de  la  Tour  , 
ne  s'en  réservant  que  l'usufruit. 
Il  épousa,  p.  c.  du  20  janvier 
1445,  Louise  de  la  Ti^mouilie, 
Bile  de  Georges.!  1494.[Bai.dzb, 
maiioa    ^Auvtrgia  ,    330-47.) 


-  Prend 


,r;' 


a  conquête 


de  Normandie,  I,  2)2;  figure  à 
l'entra  de  Rouen,  239;  te  ironve 
â  Formigny,  278  ;  fait  partie  de 
l'armée  envoyée  rentre  le  comte 
d'Armagnac,  II,  296. 
TouB  (Godefroy  de  la),  seigneur 
de  Hontgaicon,  deuxième  iils  de 


TodB  (Jacqnette  du  Peachin,  dame 
de  la),  femme  de  Bertrand  VI. 
I,  212  note  1. 

Totim  (Jeanne  de  la).  Voy.  Paici- 

Touraine.  Il,  114,115,  297. 

Tournai.  Il,  36S,  395. 

TotiHBAi  [évèque  de).  Voy.  Che- 

TouBBBioiiB  (Gilles),  seigneur  de  la 
Hunandaye,  de  Boilloy  et  de 
Soffré,  écujer  conseiller  et 
chambellan  du  dauphin  par  let- 
tres du  I4avril  14Û;fit  un  don 
  l'abbaye  de  Saint-Iagu  pour 
lui  et  pour  sa  femme  Bàttix  de 


bjGooglc 


TABLE  ANALYTIQUE. 


867 


wdeMar: 


1>  Porle,  sa  décembre  1443; 
partage*  artù  son  frire  Jean  lé 
l"  Mptembre  1^46;  lientmaDt 
de  François  de  Bretagne,  conte 
d'Élampcf  [Igé  de  16  ans),  par 
1.  du  duc  ^eire,  du  30  mai 
1U3;  parait  dans  des  acte»  de 
1460  1  74;  il  épousa  en  secon- 
àtt  nooea  Marie  de  ViUiers.  f 
U74.  [D.  Vitiiï.,  87,  161 
«t  su».  ;  Du  Pu,   157-50  ;  Dv 

CuncQ,   76.]  Prend  part 

i  la  campagne  de  Normandie, 
1,172,  173,203, 

Tourt.  1,  137,  318.  Traité  d«  —, 
I,  k,  b.  Ses  réiullati,  5  et  m^i.; 
opinioni  diverses  sur  le  traité. 
S,  S.Letraitédemariaspde! 
guérite  d'Anjou  avec  Henri 
cancia  à  —  ,  85.  Joute  a  —  , 
108.  Naissance  dn  duc  de  Berry 
i  —  ,  111.  Mariette  y  esc  dérs' 
pité,  138.  Ambassade  hongroise 
Ji  —,  II,  354-56.  Service  1  Ssbl- 
Blaitin  de  —,  pour  le  roi  Ladia- 
l«s,355. Biens  dn  ducd'Alençon 
dans  la  chitellenie  de  — ,  con- 
fisqués, 360. 

ToDBs  (arabaréqiie  de).  Voy.  Bbb- 

Tiisnomn  (empereur  de).  Voy. 
Davm  ConbtB, 

Tkbloi  (le  petit),  boinme  d'armes 
anglais.  I,  132  aou. 

IVeinbtements  de  terre  :  en  France 
et  pays  Toisint,  I,  171;  dans  le 
royaume  de  Naples,  II,  344-50, 

TÙMODiLui  (Jean  de  la),  seigneur 
de  JoDTelle,  conseiller,  premier 
chambellan  et  erand  matlnt 
d'hAtel  dn  duc  dé  Bourgogne, 
chevalier  de  la  Toison  d'or,  -f- 
1446.  rLs.BAx*i,  U,  165,  205, 
231.]  -  I,  352, 

TBfeTxs  (  aicber^que  de  ),  Voy, 
Sma. 

TrerUru.  I,   181,  286. 

T»Ez4ir»  [Lucie),  mfere  de  François 
Sforu.  Il,  380  note  2. 


TnoLor   [Andrew),   capitaine   de 


Freioay  et  de  Gavray,  grand 
portier  k  Calait,  fait  cherdier 
pendant  la  guerre  des  deux  ro- 
ses, dans  laquelle  il  joua  un  rôle 
assez  important;  il  fnt  tué  à 
Towlon.  [Wavbiw,  i  la  tahle.] 
—  Capitaine  de  Gayray,  1,  204. 

TaonoiimniBS  (abbé  de}.  Voy, 
VooB. 

TBOc(lesoudicdela).  Voy.  Moiri- 

Trojt,.  I,  25. 

Tioïis[évéqnede;.VDy.RAi>mBH. 

TuDBBT  (Jean),  conseiller  et  maître 
des  requêtes  de  l'hôtel  dn  roi,  le 
16  décembre  1438;  premier  pré- 
sident dn  parlement  de  Bordeaux . 
f  I473.[A!ri.,n,375,]—  I,  56 
note  2. 

TvB  (Guillaume  le),  évéque  de 
Chilons-sur-Mame.  -f-  1453.  — 
I,  55. 

TiiBC  (le  grand).  Voy.  AhcbâtII, 
Mahomet  U. 

Turet,  défaits  prés  Négrepont,  II, 
1 12  ;etdeianl Belgrade,  327-28; 
maures  i  prendre  pour  les  com- 
battre, 362  et  sniï.  ;  six  —  donnés 
en  présentauduode  Bourgogne, 


Ulm.  II,  247.  Fête  le  duc  de  Bour- 
gogne, 249  ;  le  choisit  pour  artii- 
tre,  ib'id.;  ambassades  vennes 
1  —  vers  ce  prince,  250-51. 

UnsiKs  (Jean -Antoine  de  Balzo 
des) ,  prince  de  Tarente  ,  II , 
392. 

Uasos  (Idtin  des),  archeréque  de 
Trani ,  cardinal  du  titre  de 
saints  Jean  et  Paal  (1448).  f 
1477.  — Envoyé  par  le  Pape  au 
devant  de  l'ambassade  bour- 
guignoime,  U,  387. 

Uasnrs  (Catherine  des),  fille  natu- 
rdle  du  prince  de  Tarente,  ma- 


byGooglc 


TABLE  ANALÏTIQUE. 


née  an  duc    d'Atri.   n,   393 
aoM3. 

UiiB  (Gnyot  d'},  atucM  an  comto 
d'Ëimpra ,  pois  éclmiioD  du 
duc  de  Bonraogne  et  lerTiteiir 
àa  comte  de  Cbarohu:  <  oo  de* 
|{entiU  «caien  de  la  maïwn.  ■ 
(1.1  M.)  Eptré  enjoite  aa  aer- 
vice  de  Lonii  XI,  il  fat  Tait  che-  , 
Talîer.  [Ht.  fr.  67S7,  paaim; 
La  Mabchk,  454,  57,  99,  506. 
DnCuacQ,  9^;  CoiinrrirKi,I,94, 
95.]  —  —  Son  tau  kla  fÂe  da 

'  faûan,  ll,S10;i«inport«leprù 
det  joateaàLille,  S71. 

Virtcht.  EipMilioa  du  duo  de 
BaaKogne  contre  —  ,  qui  relu- 
sait  de  recevoir  comme  ^^ne 
David,  hturd  du  Auc,  U,316i 
entrée  de  DaTid  à  — ,  317.  Glée, 
330,  336. 

Utbbciit  (évjqnes  d').  Voy.  BoD*- 
GOOHB,  OiBPHOtrr. 


Fatackie.  Amural  II  Tt-nt  eu  Sûre 
laconquéte, 1,142;  Huulade  bat 
■ou  Umleuant  et  te  fait  leigueur 
de  —  ,  ibid. 

falaquei.  Leur  déreciîoalSopbU, 
1,  U1- 

Val-dt-L'upm.  DétrousM  dont  les 
Prauçaii  y  loat  victimes,  1,  24 
note  3. 

Valence  (Guillaume  ,  bltard  de). 
EoYoy^  du  dauphin,  I,  443. 

yaUac'unats.  Il,  297  ;  tille  priri- 
l^giée  pour  lei  crimÏDelj,  293; 
la  [ilui  riche  du  ILiioaul,  302; 
a  fia  ire  judiciaire  entre  deux 
vilains  à  —  ,  298  et  sniv.  ; 
•enleuce  qui  ordonne  un  combat 
à  mort,  30O;  les  magiitrals  de 
—  insisleut  près  du  camie  de  . 
CharoUis  pour  l'enéculion  de 
leur  icnteuce,  302;  etivoieni 
vers  le  rluc  de  Boui^ogur,  302, 
303;  obiieoiieiit  ce  qu'il*  dési- 
renl,iji</.;  le  combat  a  lien.  304. 


Vauua  (D.  Dît^pie),  amba 

du  roi  de  Caralle.  [Vojra  auree 
perwnnage  La  Maicoa,  385.] 
—  I,  66  IMS. 

Vtdognu,  pris,  I,  203;  asii^  pu- 
le*  Anglais,  277,  et  «ooniu, 
278;  repris,  393. 

Vauebocb  (Bonirace4le).  I,  415. 

yaLFSHOt»  (Theanlde  de),  cheri- 
lier  dn  Milanais,  conseiller  et 
chambellan  dn  roi  d«i  1425; 
bailli  de  Lyon  (1442)i  chltriain 
àt  Séveiac  (1447);  maire,  capi- 
taine et  gouremeur  de  Sajanne 
(1459-61^  capitaioe  de  Lectoure 
(1461).  Reçut  de  oombrcux  doua 
du  roi  :  200  «CQ*  d'or  en  1435, 
300  roTanad'oren  1431,  160  en 
1432.[Cii*.  Jb<.,  VAi-raaouB; 
Note  deMlle  Dupont  dans  Wa- 

TBin,  I,  3B4.] Prend  paît 

1  ta  campagne  de  Normandie, 
1,213;  commandant  de  300  lan- 
ces de  la  grande  garde  du  roi  i 
l'entra  de  Bodcd,  235  ;  négocie 
la  reddition  de  Baronne ,  362; 
pnitunt  deeurp*,  414;  mamnie 
de  tomber  entre  le*  imias  des 
Anglais,  415;  fait  partie  de  l'ar- 
mée envoyée  contre  le  comte 
d'Armagnac,  11,  296- 

VABBDOct  (Jacques),  éijque  de  Pi- 
roDse,  de  1449Ji  1483.  — Capi- 
uine  de  3000  bommes  pour 
l'Église,  I,  3Ï3, 

VAQi]iEa(Jebennequin).  1,12900(0. 

VasgoB  (Piètre)  de  Saavedra  , 
chevalier  castillan  ,  consriUtT 
et  chambellan  du  dnc  de 
Bourgogne.  Il  reçut,  te  7  no- 
vembre 1Ï53,  la  pUce  et  forte- 
resse d'Arqués,  prts  de  Them- 
sèque,  sur  la  rivière  qui  va 
de  Termonde  i  Axrai ,  confis- 
quée iur  Martin  Vilain.  Il  y  eut 
à  cet  égsnl  det  difHcnltés  qui 
furent  réglés  par  une  transao 
don  approuvée  le  31  décembre 
1457  par  le  duc.  +  1477.  [D. 
ViLLEv.,  89,  135;  La  Maeohe, 
382-65,  439;  Ch-on  Jt  lalam, 
613;  La  Baui,  H,  18S,  ai7> 


^"" 


bjGoogIc 


TABLE  ANALYTIQUE. 


569 


CauxËLM..  334,  831.  Voir  uoe 
cttrùnie  nnte  de  Mlle  Dupont 
duu   Wavbi«,   U,  51,  et  1   li  ' 

table.]  Re<;oit  nu  don  du 

doc  pour  paraftre  au  pa>  de  Ift 
FoDtaiae-det-Plean,  1, 374  note; 
figure  duit  U  joute  de  Lille,  II, 
13S  ;  «QD  viH  A  U  f#te  du  fuND, 
303 1  tawoyé  en  ambiMBd*  A 
Fnucroit,  373. 

VjiiiBu(ieigDearde).  ^OT-  tint. 

VauceUti,  fanbouif  de  Cbcd.  I, 
307. 

VÀDDiMoin  (comlG  de).  Voy.  Loi- 

Vaudbkomt  (Huie  d'Hircoun, 
oomleue  de).  I,  1S7  note  1. 

Vaddnkibt  (YoUnde  d'Anjou, 
comtMK  de).  I,  211  note  5. 

Faadou.  Ce  que  c'étaient,  II,  416 
noie  2.  —  d'Arru,  416  ;  paté- 
culéi,  417;  motif  imëreiuéiie  cette 
persécution,  41S-19,  421. 

VtcDBZT  (Antoine  de],  obefilier, 
seigneur  de  l'Aigle  et  de  ChiUj 
(Eachiello  dani  la  Bane),  écfaan- 
K)n,  oouieiller  et  chaoïbellan  du 
duc  de  Bourgogne,  bailli  de  la 
Hnotagne.  ■{■  1474.  c  Homme 
de  bonne  taille,  Taillant  et  puis- 
■aut  M  trè>-bien  renommé,  i 
(l*  m.)  [Cei.  Jti  i..  Vaudhit; 
Lit  Mabchb,  386,  393;  La 
Baim.II,  189,217,31,64,73, 
83  ;  Ddhod,  233;  Coll.  tU  Bourg. 
100,  910;  MonrB.,  VI,   69.J 

I,     16    note.    CheTRlier    a 

Aadmarde  (nommé  Waaddrei 
il  but  lire  WawUrA,  I,  396. 

Vadorkt  (Guillaume  de),  seigneur 
de  Corlaon,  Courleou  ou  CoU 
laoo,  êcuver.  conseilliT  et  cbam- 
bellan  du  duc  de  fionroogne , 
bailli  d'Aval  en  Franche-Comté. 
Reçut  do  dnc  500  écns  eu  1449, 


avec  Marguerite  de  Villen. 
•  Chevalier  ti4s-renommé  et  de 
•ens  et  de  conduite,  >  (ui  H.) 
[La  Bauk,  11,189,  317;  CoU. 
dt  Boarg.,  100,  267  ;  La  Haï- 
cm,     3S5-6,     390;   Moasn., 


VI,  69.] CfaertUer  i  An- 

denarde  {nommé  WnndJrt;  îl 
faut  lire  Wauddrt),  I,  396;  son 
rncu  à  la  fête  du  faiaan,  U,  194. 
Vaudrit  (Jean  de),  écuyer  tran- 
chant dn  dnc  de  Bourgogne. 
[La  Babae,  II,  233.]  —  1,  IS 

Vaddbei  [Philibert  de),  ehcralier, 
■eigoeurdeMont-lons-Vandrej, 
écajer  d'écurie  du  duc ,  >oD 
comeiller  et  cha  mbetlan  ,  maître 
de  *on  aniUerie  le  .35  ortobre 
1443,  gouTemeur  du  Tonnerois 
et  de  l'Auierroii,  baillid'Amonl 
en  Franche  -  Comté.  Marié  t 
Catherine  de  M07.  +  4  man 
1453.  [CaA.  dii  t.,  \Kt,Dtan; 
La  Babbe,  u,  184,  214,  335, 
241  ;  Coll.  de  Bourg.,  45,  143  T*u 
144  T»;  100,  231,  43,  43,  57, 
73;  D.  ViLLST.,  89,  136  et 
sniT.;  DintoD,  234.]  — -  En- 
voyé par  le  duc  de  Bourgogne 
an  secours  des  Liégeob,  1, 79.'. 

VAtn-x   (seigneur  de),   Voy.  Loji- 

Vaattt.  Voy.  Zimi. 

Veeb  ou  V&KH  (Aobert  de),  second 
fils  de  Bichard  Vère,  coAite 
d'Oxford ,  capitaine  de  dix-huit 
hoDiBieK  d'armes  et  trente  et  un 
archers,  retenus  pour  servir  le 
roi  sur  les  champs  et  logés  i 
Vemeoil  (1"  fémer  et  33  joillet 
)449)  fDusD,,  I,  196;  T.  te., 
206,  8931-33  (sign.  orig.);  Pro- 
ciJ.  and  ordin.,   VI,    86,   370, 

340.] Combat  i  Formigny, 

I,  277,383;  s'enfuit,  3S5. 

Vcndàme.  II,  396,  410,  411.  Char- 
les VU  1  —,  I,  196.  CofT  de* 
pairs  tenue  i  — ,  pour  le  pro- 
cès do  dnc  d'Alenqoo,  II,  357 


iage      VutnAiis.  (comte  de),  Voy.  Bocm- 


VitmAuE  (Jeanne  de),    dame   de 
Monagne.  Accuse  Jacques  Cour 


byGoogIc 


TABLE  ATIALTTIQUE. 


FtnUt.  I,  1S&;  U,  5li,  IIS.  R^ 
pnhlk[ae  de  —,  II,  36S. 

Fhiiitni,  eu  guerre  «?ec  le  dac  de 
HUn,  1,113,  HT;  U,  54,  59, 
60  ;  aollidlé*  de  teconrir  Con«- 


•ement  Jaipwd  Bubien,  112. 
VnruDouB  (Chiriei,  comte  de], 
conseiller  el  chambellan  do  roi, 
marié  *  Marie  de  Pierre-Bnf- 
fiËre;  parajt  dam  de*  actei  de 
11(39,  46,  1(7,  49,  SO  et  7B  Son 
fil«  atoé,  LoDii,  contle  de  Ven- 


fort-Tmcnne ,  et  rat  une  fille  . 
Blanche,  mariée  i  Louil  de  1^ 
vi«  p.  e.  du  13  juillet  1472. 
Une  fille  de  Ch«rl«s,  Anne, 
époaw,  p.  0.  du  1<"  novembre 
1451,  Jean  d'Apchier.  (D.  Vu,- 
UT.,  80.  17  T^-IS;  Arm.  Ide 
Bauju.  23,  345;  A».,  ni, 
818;  IT,  30;  VI,  36,  323;  Dt, 


rcnluR,  «e  toiunet  à  Charle*  VU, 

1,38. 
Vbbddh  (é*^e   de).  Vo;.  Pn.- 

VuiDini  (Jean  de] ,  «eignenr  de  la 
Perche.  d'Aulle*-Vignef,  deGan' 
lault  t*  de  Cancciui  au  diocèse 
d'Agen  ,  écn jer ,  capitaine  de 
vingt  laooM  funmiet  et  lei  ar- 
chen  logés  par  l'ordonnance  du 
roi  en  Saintonge,  t  inconlineot 
aprez  la  printe  de  Coinac  par 
mo;  &icte  aur  lei  Angloyi,  dit- 
il  dant  ime  quitunoe  onginate, 
ou  lieu  de  vingt  des  lances  de 
Roliert  de  Flnqaes  dit  Flo<]aet, 
qui  lors  souloient  avoir  leur 
paiement  ondit  pajs  de  Saiu- 
tonge,  queleRoy  aordouaésail- 
leor*  esire  patlei  >  (1"  nun 
1450)  ;  écnyer  d'écurie  du  roi 
Louis  XI;  re^ut  de  lui  {dueienn 
terra  et  ■eigôenries  ;  capitaine 
de  Boui^  sur  Dordogne  en 
1469;  il   était   mort   en    U84. 


\Cti.   dtt   t.,   Vaunn    (stgn. 
orig.);   D.  Vilii».,»0,  30-30 

td.] Prend  Cognac  et  Ssinl- 

Haigrin,  1,  lES. 
ViSH  (seigneur  de  la).  Voy.  Bob- 

VuaoGBi  (sdgnear  de).  Voy. 
Neviu.,  (EdwmrdJ. 

Vesot  (Jean  de),  seigneur  de  Fou- 
vans  et  de  Vignory,  sénéchal  de 
BonrgogDF,  chevalier  de  la  Toi- 
son d'or.  [U  BaBBB,  U,  201.) 
-  I.  353. 

Vbuuidou  (bailli  de).  Voy .  SoTB- 

Feriuuil,  pris  par  les  Franfiis,  1, 
189;  tour  grise  de  — ,  Uid,; 
rendue,  190;  ne  peut  tue  te- 
couru  par  Talbot,  ièùi.  ;  Char- 
les VU  t  — ,  196,  où  U  est  reçu 
joyensemmt ,  ibid.  \ —  réunis  la 
couronne,  II,  359. 

Femen.  I,  164;  reddition  de  —, 
I,  193,  194. 

Vute-Tbxtb  (capitaine  de  la). 
Voy.  BLAsc-EnSAiH. 

Vic  (Guillaume  de),  srignem  de 
Villiers  sur  Û»«',  cousâller  an 
parlement  de  Paris.  Ambassa- 
deur de  Cbarie*  Vil,   U,  81 

VicHS  (Guillaume  de).  I,  16  «otc. 

ViK  (Ogier),  Voy.  Bhbqdit. 

ViiFTiixE  (Louis  de  la),  seigneur 
de  Saint,  de  Berlet,  de  Taugry 
et  d'Erriller,  conseiller  et  cham- 
bellan du  duc  de  Bourgogne, 
cajûtaine  de  Gravelines  et  de 
Bourbourg ,  capitaine  -  géuéral 
du  duc  en  Flandre  ;  releva  ban- 
nière i  Rupelmonde  eu  1453; 
marié  1  Marguerite  du  Boia. 
I  Très-beau  chevalier,  mais  irès- 
luxnrieuK,  grand  parleur,  et  ne 
tenoil  cbose  qu'il  promeltoit.  i 
(De  Cl.]  Mort  subitement  «a 
commencenient  de  1462.  [Du 
Clebcq,  63-64,  193;  Chiwi.  de 
LalaÏK,  705,  18;  La  Mabchi, 
661,  64;  D.  Viujtv.,  9Ï,  109 

v.j Son  tau  à  la  fêle  du 

faisan.  11',  183. 


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TABLE  ANALÏTIQUE. 


VwrviLLx  (Philippe  de  la),  >ei- 
gneiir  de  ShomeU  on  Hamiuei, 
cbltelaÏD  de  Goinaj  ;  releia  cinq 
fieftea  lUO;  conieillerelchim- 
beUiD  do  roi  d'Eapagne  Phi- 
lippe l"  ;  gouTemenr  d'Artoii  ; 
marié  k  ïnSieaa,  bltarde  de  Bn- 
hua;   il   aait   mort    en   U84. 

£,  ViiiET  ,91,  109»»  et  SOIT,  j 
>..I,  2a0;  Chaitiu..,  284.] 

Son  rau  k  U  fitte  du  IkiMD, 

II,  203. 
Kitaïu.  I,  431,  433,436,  440, 443; 

II,  365. 
Vra*nx»  [Harie  de  la).  V07.  Bm- 

Vniaou*  (  Thibaut  d«),  écn^er, 
enlant  d'honneur  de  la  reme. 
U,  S9e. 
ViuAsa  (Jean  de],  né  i  Boargea, 
Dereu  de  Jacqne*  Cmr  par  son 
mariage  avec  Peretle  Oeiir,  et 
■on  facteur;  oblintdM  lettre!  de 
rémiuion  en  férrier  1457.  Cen 
aani  doute  le  néme  qu'un  Jehan 
dti  Filtaga*  (ùgn.  orig.),  capï- 
laine  pour  le  roi  de  sod  ciilteau 
de  Fooiqnei,  qui  donne  quit- 
tance de  tes  gages  le  II  août 
1465.  [Cat.  dei  t.,  Voi^oB.] 
Ambassadeur  de  Char- 
les Vn  prés  du  lullui  de  Bab^ 
loDe,  1 ,  123  ;  facteur  de  Jacqoea 
Coonr,  U,  285  nott,  267. 
yiUana.  I,  73. 

ViiLtaT,  Voy.  WlLioroBBY. 
ViLUQmxR  (André,  seigneur  de], 
de  Saint-SaOTeor-le- Vicomte,  de 
Montrésor,  des  îles  d'Olérou ,  elc . , 
ncomle  de  la  Gnerche,  con- 
aeiller  et  premier  chambellan 
du  ni,  capitaine  de  Gaillard, 
capitaine  et  gouTcmeur  de  la 
Bochelle;  épousa  en  1450  Antoi- 
nette de  Haignelais;  fit  ton  letta- 
ment  le  15  juin  1454.  [T.  te, 
ITH,  5897  ;  207, 8995  ;  An^., 
K  89,  9  (sign.  orig.);  A>s., 
Vm,  541.]  Figure  k  l'en- 
trée de  Rouen,  I,  341  ;  deoMnde 
au  roi  Saint-Saurenr-la-Vicomte, 
391. 


SU  du  maréchal,  conseiller  et 
chambellan  du  roi  Louis  XI , 
sénéchal  de  BoDlofjne,  prérAt  de 
Paris,  f  25  aTril  1473.  [Cm*,  da 
t.,  ViuoEBs  ;  Chron.  icaad., 
366;  DcCLsacQ,  186;SauTU., 
m,  368  ;  Aai 
I,  15.  Son  III 
«an,  n,  310. 

ViLLiKU  (Jean  de),  tdKnenr  de 
11sle-Adam,maréi:àial£FrRnce.g 
f  1437.  — II,  400. 

rin.  I,  278;  astiégée,  286;  prise, 
287. 

Visui  (Jean  de],  recrteor  général 
du  duc  de  Bourgogne.  [Voy. 
L&BAaBB,n,  199;LAH«Bom, 

394.]— I,16'W(«,18nD/e. 

Vitré.  I,  173. 

ViTAVT  (Bernard  de),  cheialier 
allemand.  I,  361.  Se*  armes, 
ibid. 

Voltsubb  (Jean  de),  notaire  apos- 
loliqoe,  II,  291  note. 

Vooa  (Jean),  prieur  de  Tronehten- 
aes  de  1445  i  1473  on  73.  —  I, 
885  note,  438  note;  II,  94. 

Vos  (Beandoin  de),  aeignenr  de 
Laeme  et  Som«-ghem,  cheva- 
lier,  écheiin  de  G«nd.  [Du 
CiABOQ,  SO;  KsBTTir  i»  L., 
111,278,  381.]  —  I,  380  nWe, 
361  note,  384;  bailli  de  Gand, 
383  et  no/<,' emprisonné,  383. 

Vos  (Jean  de),  capitaine  de  Gand  ; 
c'éuit,  selon  du  Qercq,  un  An- 
glais (p.  68, 70.)  —  II,  18  note. 


Wati  (pays  de).  I,  383  ;  n,  27, 
100  et  iuIt.;  fortifié  par  les 
Gantois,  409  ;  envahi  par  le  duc 
de  Bourgogne,  U,  1  et  suit.  ,  5, 
17;  réduit,  18,  19.  Bailli  de  — , 
Toy.  Bbaem. 

Wjusbbbgb  (Jean  de),  eapiiaine  de 
Schendelbehc,  Pendu,  II,  63. 


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TABLE  AHALÏTIQUE. 


i   (Goiluame  et  Antoine 
de).  Voy.  VAtiDB»!. 
WABEMBoa    (leignrar   de).   Voy. 

PXIM  (U). 

tfaat,  TÎUe  dlrlaDde.  I,  298. 

Wahtm  (mcMire),  cbeTiUtr  dg 
Brabani.  U,  23S. 

Watsik  (Philippe  de),  fil*  stué  de 
Waleran ,  cbcTiIirr  A  Aopel' 
monde  (  1452  ) ,  teigneur  de 
RoDvroy  et  de  Saint- Venam  ; 
*  atlaclié  dèi  lUï  ■  la  penonne 
du  comte  de  CharoUis  et  son 
chambellaD  en  l(i59i  capitaine 
da  chllran  do  Lauvie  pour 
Louii  XI,  le  8  janvier  U78. 
[Air».,VI,  705;D,  ViLLBï.,  83, 
134;  La  Mabchb,  405;  Cliraa. 
de    Lalain,    705;    Sauvai.,    Ill, 

432,    436.]  Cheralier   i 

Aodenarde,  I,  396. 

Wathih  (Waleran  ,  M-lgneur  de) , 
de  lillers,  de  Hallannoy  et  de 
Saint- Venant,  £li  de  Gilles,  mI- 
sneor  de  Berlette,  et  de  B^atrix , 
dame  de  Warrin  et  de  Litlen  ; 
prit  le  nnni  et  les  arme*  de  Wa- 
«rin  ;  chevalier,  eonteiller  et 
cliambellan  du  duc  de  Bourgo- 
gne ;  capitaine  général  de  leiiala- 
aeaux  et  gilèrei;  marié  en  1441 
i  LIticne  de  Roiibais  ;  chargé  en 
1444  d'nnc  mission  en  Orient; 
parait  en  1457,  59,  63;  lÎTaii 
encore  en  1469.  [Ans.,  VI,  705; 
Lt.BAHaB,II,205i  HoKsn.,  V, 
100,235,  337,  245,  441,  447; 
D.  YiLLBv.,  93,  133  ^"-134. 
Voir  les  plus  curieux  détailidans 
Watuh,  à  la  table,  et  notes  de 

Mlle  Dupont.] 1,  396;  U, 

91  Tuite  9. 

V/ixLotL  (Jfan),  écuyer.  Ambasni' 
deur  m  France,  I,  85  noie  k. 

WiuABG  (Jean),  dictateur  à  Gand. 
I,  381no<«l. 

WiLLousHBT  [Hobert,  lord)  of 
Eresby,  comte  de  Vendûme  el 
de  Beanmont-sur-Oise,  «eigneor 
de  Beaumesnil  et  de  Moutdoa- 


blean ,  cafHtaiBe  de  Rooen , 
lieutenant  du  rot  ans  bailliage* 
de  Caen,  Colentin  et  AtençOB  ; 
capitaine  deBayeux,  de  Pont-de- 
l'Arche  et  de  Fontoi se.  ■f'30BTril 
1452.  [DiiCD.,n,  84-85;  T.  «., 
407  et  208  [ïign.  orig.  :  Wi- 
ldoubt)  ;  Beaubkp.  ,  AJm, 
morm. ,  33  ;  Excerpla  hiitoriea  , 
161  noit  11;  Sautal,  IU,  309, 
316;  Note  de  Mlle  Dupant  duu 
WATHnf,  I,  240;    Joubmjtt.  , 

D»  1716.J EoToré  BD   de- 

Tint  de  Margoerite  a' Anjou,  I, 
87,  88. 

Wuoc  (Antoine  de),  seignem-  de 
Tanuiy  et  de  la  Haye,  cheva- 
lier; terrait  en  1439  et  1443 
dans  leg  rangi  de  l'armée  bour- 
guignonne et  fut  Eait  priionnicr 
■  Seint-Denii  en  1429;  releva 
un  lîef  en  1440;  conseiller  et 
chambellan  du  duc,  bailli  et  ca- 
piuine  d'Aire  le2l  juillet  1452; 
capitaine  d'Aloit  la  même  an- 
née; parait  dans  des  ael«  de 
1455  et  1459;  était  mort  en 
1462.  [D.  ViLuiT.,  83,  154-55; 
MoBiTB.,  IV".  366;  VI,  75,  91  ; 
La  Babhk,  II,  220  ;  Da  Clbicq, 
56-58,  64;  La  Marcbe,  464; 
Casât,  DocttJamti,  I,  446.J— — 
I,  17. 

WriTM  (Ft^éric  de),  cheialier  du 
Brabant,  que  Louis  XI  prit  1  son 
service.  Il  remporta  le  prix  dei 
joutes  à  l'entrée  du  roi  1  Paris 
en  1461.  [U  Marche,  500; 
CnAïrEjJ..,17lO— SonTomàla 
fét»  du  faisan,  n,  201. 

y/vxausBtaa  (Eberhard  IV ,  le 
jeune,  comte   de).  ■)■    1419.  — 

I,  17  «ou  5. 
WuBTUtBBac  (Eberhard  V,  comte 

de),  né  en  1445 ,  eomteen  1457. 
■tl496.  —  II,250iui«  l. 
WuaTsuBEBo   (Louis   I" ,   comte 
de]  et  de  Hontbelliard .  -[■  22  sep- 
tembre  1456.  —  I,  17  aoti  5; 

II ,  258  "Ole  4.  Abandonne 
Moitlbelliard  au  dauphin  pen- 
dant un  an,  16. 


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TABLE  ANALmQTJE. 


ST3 


1  (Lonû  II,  comte  de) 
M  de  HoatbeUiard,  né  1439. 
■f-  1457.  —  Emoi»  de*  préseou 
an  doc  de  Bourgogne,  U,  349, 


Wi 


(UlricV,  comte  de), 
né  1410.  +  1482.  —  Vient  ta 
dcTint  do  duc  de  Boorgogne , 
U,  350,  2âl  ;  loi  donne  nn  che- 
Twl,  250;  le  reçoit  à  Stattgan, 
258. 
WuBTZMBEHQ  (Henriette  de  Hont- 
belliard,  comteue  de),  femme 
d'Eberbard  IV.  t,  17  note  5. 

a  (Marguerite  de  Sa- 
,  comteue  de),  troisième 
ne  d'Ulric.  U,  350,  258. 


Xautbaillu  (Jean  dit  Potoa,Ki- 
gneur  de],  cheralier,  premier 
écuyer  du  corpi  et  mattre  de 
l'écurie  du  roi  (1429),  bailli 
de  Berry  (1437),  marécbal  de 
Ftance(l45lll.f  ToctobreUei. 
_  I,  75;  l'an  de*  chefi  de 
l'oroiée  dirigée  contre  Metz , 
39  ;  jHvnd  part  k  la  campagne 
de  Normandie,  191;  porte  la 
bannière  royale  à  lisieux,  193  ; 
négocie  avec  le*  Anglaii  ia  red- 
dition de  Rouen,  336;  %Di«  i 
l'entrée  de  Bonen,  237;  négocie 
b  reddition  de  Bordeaux,  339; 
figure  1  l'entrée  dans  cette  ville, 
356  ;  l'un  de*  chef*  de  l'armée 
dani  la  aecondc  campagne  de 
Guyenne,  II,  66,  68;  bailli  de 
Touraine,  68;  fait  partie  de 
l'armée  envoyée  contre  le  comte 
d'Armagnac,  396. 


Vtiltr  (chlteandc),  en  Écrase,  I, 


YaBK(Édonard  d'),  fila  du  duc, 
depuis  roi  d'Angleterre,  sodi  lé 
nom  d'Edouard  IV.  Son  onriage 

Îrojcté  avec  une  fille  de  Ctuu^ 
»  Vn,  1,  li3nolt  1. 
You  (Ricbard  duc  d'),  tné  le  34 
décembre  1460  àWakefield.  — 
I,286nof(  S,  315  nor«;négade 
avec  Charles  VII  le  mariage  de 
son  fil*  Edouard  et  d'une  fille 
du  roi,  43  iwi'  1  ;  chargé  par 
Henri  VI  de  r  "     '     ' 


;,  86;  ■ 


a'H  don 


Fio« 2;  figure* 
l'entrée  dans  Rouen ,  présda  cha- 
riot enToyé   par    Henri   VI  1  la 

lande  avec  an  chef  nommé  Hae- 
Mahon,  395  et  stÛT.;  voulait 
devenir  roi  d'Anglelerre,  298, 
301  ;  lËTel'étendardde  la  révolte, 
300,  301  ;  obtient  du  roi  U  con- 
vocation du  parlement,  303; 
chef  dn  pouvoir,  303;  nommé 
régent,  II,  H3;  ici  prétention* 
-•-,    261-62, 


353;  < 


1  guerre  a 

',  353. 


.!., 


id'E- 


YoucEB  (Jean) ,  écnyer  ,  homme 
d'arme*  de  la  retenue  de  Jean 
Popham  en  1436 ,  marécbil  de 
Honfleur,  en  1433.  [r.  >c.,  186 
6946;  170,  5453  (scean)J 
Capitaine  de   Hortaiu,   ï. 


ZéUmdAu.  U,  17. 

ZiloBdt!.  I,  183,  409,  410  ;  Q,  73, 
317, 409. 

ZtlU  (StUitgcaf) ,  rendu,  U,  45  ;  la 
fille  delà  dame  de —  épouse  nn 
gentilhomme  de  l'hôtel  d'An- 
toine de  Croy,  iiû/. 

2(Mu,  ville  près  de  Neiu*,  occupée 
par  le  damoiseau  de  Clives,  I, 
100  ;  objet  de  la  guerre  entre  le 


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S74  TABLE  ANALYTIQUE. 

dae   de  Clère*  et   l'archeréqiw       Zurick.   Le  ùége  de  —    le 
•At  Colofoe,  iiid.  ;   le  duc   de  tes  Soiuei,  1,32;  alliée  à 

Smxe  en  fait  le  ûége,  103, 105.  II,  2iS. 


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ERRATA. 


Ao  lieu  de  :  atigiuiir  de  Dampmartîii,  liiei  :  comte  de  Damp- 

—  10,  note  9. 

Rectifie!  tùiui  i  Jean  de  Bhnchefort. 

—  15,  noce  6. 

Seelifiez  aimi  :  Hne,  (âgitear  de  Hunn. 

—  17,notel. 

An  tien  de  ffùot,  lÎMz  :  Tfltoe. 

—  17,  noie  5. 

Rectifiez  emii  :  Thibaut  éaûX  cotain- germain,  txe.,  par  la  mire 
Agnèi  de  Hontbelliard,  etc. 

—  23,  note  2,  ligne  6. 

Au  lieu  de  on  Us,  liiez  :  OD  le, 

—  25,  titre  du  chapitre. 

An  lien  de  Rm,  liiez  :  Soj. 

—  31,  note  2. 

Au  Uea  de  Nieolle,  liiez  ;  NieoU, 

—  35,  Dote,  lipie  3- 

Au  lieu  àeteipvra,  liiez  :  IJeprre. 

—  <iO,  note  4,  deniièfe  ligne. 

Lettre  tombée  dam  le  mol  :  main. 

—  W. 

On  a  imprima  ;  84- 

—  86,  iiote  9. 

Ajoutez  ;  c'eM  le  mime  penonnage  qui  plni  haa  est  Dominé 
HoUif. 

—  102,  ligne  5. 

Au  lieu  de  iaillEec,  liiez  :  hatiUUt. 


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578  ERRATA. 

Page  109,  nota,  lîpwi  3  et  4. 

An  Ucu  d«  mémo'm,  lisez  :  m^aiobv. 

—  Ul,  notes. 

Ad  lim'de  Bilgradt,  liiez  :  Btlgrad,  et  ajoutez  :  [KarUiarg), 
•ncienne  téwlence  det  prince*  de  Transylvanie. 
.—     150. 

Interrenion  det  denx  premitrei  lignei. 

—  170,  note  3. 

An  lien  de  Jean,  litez  :  Wolfarl. 

—  187,  noie  2. 

Au  lien  i«  GuUlaam*  d'Ectoateville,  Utet  :  /«m  d'Estome- 
TiUe. 

—  'SOI,' note  &, 

Cf.  arec  la  table  :  Atux. 
' —    31Q,  note  4. 

Au  lien  dé  Jean  et  Robert,  litet  :  Jean  et  P-monJ. 

—  313,  noie  5.  ' 

Rectifiez    ûnti  :    Chaiie*  d'Albret,  iMpiear  de    Suul-Ba- 
'  zeille,  quatrième  fib,  etc. 

—  ai3,  notes. 

Ao  liea  de  PUm,  liiez  ;  Jean. 

—  ^18,  note  3,  dernière  ligne. 

An  lieu  de  trésor  île  Okarires,  Uiez  :  tréior  da  Charisi. 

—  325,  ligne  8. 

Au  lieu  At  ;  avec  eàlx  eulx,  Teani,  liiez  :  avec  eolx,  enlx 


An  lieu' de  Thomas  Chim/all,  liiez  :  Thomai  CkUtwaU. 
279,  noie  1. 

An  liea  de  :  b[h^  Btmard,  liiez  :  aprèi  Bertrand. 
281,  note  k. 

Au  lieu  de  35,  liiez  :  15. 
397,  ligne  33. 

Au  lieu  de  Maichtnm,  liiez  :  Matchemaron, 

Au  lieu  de  comte  de  Btaamgei,  litez  :  comte  de  Benaagti. 

349,  ligne  3. 
Supprimez  U  -ri^tile. 

350,  note  I. 

An  lieu  de  Châ/oni,  haet  :  Ckdlon. 
353,  note  1. 

BëtabliHez  ainu  :  nni  doute  Jean  Je  ''■'KT- 
357,  deuxième  ligne. 

Au  lieu  de  :  âpre  seuli,  liiez  :  aprez  eulx. 


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Ptge  393. 

On  >  imprinié  :  49S. 

—  394,lipie7. 

Aa  lieu  d«  fit,  liiez  :  fitt. 

—  396. 

On  a  Uitié  tomber  le  reoToi  de  U  note,  qui  i'appli[{iie  i  Jean 
deFiBTy,  KignenrdeLienconrt.  — Il  y  a  nue  erreur  dans 
'  ceue  note.  Ce  Jean  Aaîl  Hlk  d'un  antre  Jean,  et  petU-fiU  de 
Raonl. 

—  396,  ligne  35. 

An  lien  de  AnirotUtt,  lîaez  :  JutrotUts: 

—  396,  ligne  M. 

An  lien  dt  Hahert,  lîtex  :  Haiarc. 

—  M3,l!^el. 

An  lien  de  loit,  liiei  *:  eiioii. 


TOME  U. 

■'applique  1  Iforèazavie  Hortsii. 
hZ  et  56. 

Panraia  dû  rectifier  quelque  erreun  du  chroniquenr  :  L'em- 
perenr  ComUntin  Êaléologne  ne  s'enfuit  pas  comme  il  te 
prétend,  et  fot  tué  dans  l'asMut;  je  ne  Toii  nulle  part 
mentionnée  la  prétence  d'nn  frère  de  l'empereur. 
l\k,  note?. 

Rectifiez  ainai  :  premier  dimanche  de  Carême. 
115,  note. 

Cf.  aTco  la  table  :  Aacr. 
141. 

L«f  re&ToiiK>ut numéroté!  d',  3,  4,  au  lien  de  3,  4,  S. 
1S3,  note  4. 

Je  n'avaii  p«*  pri«  garde  qoe  dans  le  chapitre  qui  précède 
inuuédiatement   celui  où  te  tronre  le  récit  de  la  féle  du 
âiian,  OliTÏer  de  la  Marche  dit  :  ■  Et  Toulut  le  doc  qne 
je  fine  le  penonnage  de  saincte  Ëgliae.  >  . 
184,  noie  3,  ligne  2, 

An  lien  àt.Avtqaia,  liiez  :  Aneipùn,  et  rectifiez  ainsi  :  Jean  du 
Bob,  teignenr  d'Annequin. 
236,  note  5, 

Rectifiez  ainû  :  babean  de  Sonia,  femme  de  Jean  de  Poi- 
tier*,  làgnenT  d'Arcy. 
S56,  note  1. 

Au  lien  de  Frmekfart,  lise*  :  Fraaeforl. 
n  37 


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S78  '    ERRATA. 

P»g«  2&7,  note. 

Ce  /fatufrille  n'ett  ni  Htuturg,  ni  IfeuÂaui,  euU  Wlener- 
NtuitaA  (Baoe-Anuiche). 
--     375,  ligne?. 

pùp  dt  Kechie.  — Rachie,oo  E>Kie,payioà  «ontln  •onrces 
de  U  Tan,  de  la  Pin*,  de  Itlibar  et  de  la  Raica  ou 
JtojaUo,  d'où  il  tire  ion  nom,  et  qui  l'étend  entre  1«  Drin 
et  la  Horava.  La  Rateie  u  été  le  plm  toureni  confondtie 
arec  la  Servie  depni*  le  omième  tiède,  et  gouTeinfc  par 
de*  prioeei  cooimuiu. 

—  296,  note  2. 

Ad  lien  de  totiu,  lisez  ;  Churin. 

—  335,  note  1 . 

Ma  conjecture  eUunt  fondement.  Soui  lenom  earrompn  de 
Cuutrmiaemterg,  je  retrouve  GriecfiUck-U'eiiseHiia'g,  nom 
allemuid  de  Belgrade.  Il  ('agit  donc  da  wége  de  Belgrade. 

—  339,  note  3,  ligne  1. 

An  lieu  de  f.  67  t»,  ISmi  :  f.  68  t". 

—  S80,  note  2. 

An  lieu  de  Tntuaa,  litei  :  Treiana. 


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PABIS.  —  lltPRIMKRIB  DE  CH.  UHURE 
Rtw  de  Fleunu,  9 


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